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La lente agonie de la diplomatie Suisse

L’affaire des fonds juifs a donné une image plus que négative de ce pays, la diplomatie Suisse a perdu de son aura, et se trouve aujourd’hui dans un isolement certain.

L’affaire des fonds juifs à donné une imagine plus que négative de ce pays.

Depuis l’affaire des fonds juifs en déshérence et la claque infligée par les Etats-Unis à la Suisse, la diplomatie ainsi que le Gouvernement, se sont retrouvés très affaiblis sur la scène politique internationale.
 
___________
La chronologie de l’affaire des fonds juifs (1946-2002)
par Marc Bretton, La Tribune de Genève, 23 mars 2002

1946. Accords de Washington. La Suisse s’engage à remettre aux alliés l’or acheté ou reçu des nazis (provenant essentiellement du pillage des banques nationales hollandaises, italienne, hongroise et Belge) et une partie des avoirs allemands mis à l’abri chez nous. Elle verse 246 millions de francs de l’époque et 125 millions de plus en 1952. Une des grandes revendications pendant "l’affaire des fonds" sera justement de renégocier l’accord.

1959. L’Association suisse des banques s’oppose à l’obligation de publier les avoirs en déshérence : il n’y aurait que 900’000 francs sur les comptes.

1962. Arrêté fédéral prévoyant le versement des avoirs en déshérence sur un fond de bienfaisance.

1995. 50e anniversaire de la fin de la guerre. Plusieurs journaux israéliens exigent que l’argent déposé en Suisse par des juifs morts dans des camps de concentration soit restitué aux héritiers ou à défaut à l’Etat d’Israël et à des organisations juives. La presse israélienne articule le chiffre de 40 à 50 millions francs.

13.09.95. Les banques suisses créent une centrale pour répondre aux héritiers concernés.

1996

7.02.96. Les banques annoncent avoir retrouvé 775 comptes. Total : 38,7 millions. Les organisations juives dénoncent une enquête inacceptable.

23.02.96. Evoquant la part "juive" retrouvée dans l’ensemble des comptes en déshérence de l’UBS, Robert Studer, lâche le terme de "peanuts". Le banquier devient le symbole de "l’insensibilité" de la Suisse et des banques.

23.04.96. Premières auditions au sénat américain organisées par le sénateur d’Amato. Les banques délèguent des représentants.

2.05.96. Le Conseil fédéral rappelle au gouvernement américain la teneur de l’accord de 1946. Les banques et les associations juives instituent une commission indépendante. Elle est présidée par Paul Volcker, ancien président de la Réserve fédérale.

22.05.96. Washington rend public des rapports de 1946 faisant le point sur la collaboration entre la Suisse et l’Allemagne nazie pendant la guerre.

10.09.96. Le Ministère des affaires étrangères britannique assure que la Suisse a reçu pendant la guerre pour 500 millions de francs d’or nazi.

3.10.96. Premières plaintes. Des victimes du nazisme réclament 20 milliards de dollars aux banques.

23.10.96. La Suisse crée une task force aux Etats-Unis dirigée par l’ambassadeur Thomas Borer afin de mieux défendre son point de vue. La tactique choisie : le dos rond, l’apaisement.

13.12.96. L’Assemblée fédérale décide de créer la commission Bergier afin de faire toute la lumière sur l’histoire de la Suisse et de la Seconde Guerre mondiale.

31.12.96. Ulcéré par les attaques dont le pays est la cible, Jean-Pascal Delamuraz déclare dans la Tribune de Genève que la Suisse est victime d’un chantage des organisations juives américaines.

1997

26.01.97. Evoquant l’affaire dans une lettre envoyée à Thomas Borer, le diplomate suisse en poste à Washington Carlo Jagmetti parle de "guerre à conduire et à gagner sur le font intérieur et extérieur". Considéré comme discrédité, il est viré.

6.02.97. Les banques bloquent cent millions pour les victimes de l’holocauste. C’est l’amorce d’un fond spécial de 273 millions auquel des grandes entreprises industrielles et la Banque nationale participeront également.

8.01.97. Christoph Meili, le jeune veilleur de nuit, sauve du broyeur des documents bancaires portant sur la période en cause. Son employeur (UBS) le licencie.

5.03.97. Le conseiller fédéral Arnold Koller annonce le projet de la Fondation suisse solidaire destiné à soulager les cas de graves détresses humaine à l’étranger et en Suisse. Elle serait financée par l’or de la Banque nationale. La Commission Bergier débute ses travaux le lendemain.

2.04.97. Des plaignants réclament un milliard de dollars à sept compagnies d’assurance européennes, dont deux suisses. L’avocat des plaignants se nomme Ed Fagan.

7.05.97. Rapport Eizenstat : alors que l’affaire se calme, le rapport remet le feu aux poudres et qualifie la Suisse de banquier du troisième Reich. En fait, le rapport reprend la vision américaine de la Suisse prévalant à la fin de la guerre.

04.06.97. Début des travaux de la Commission Volker. Environ 200 banques du pays sont auditées pour y retrouver des fonds en déshérence.

12.06.97. Nouvelle découverte de comptes en déshérence des années 1933-1945 (entre 15 et 20000, dont 225 ayant appartenu à des victimes de l’holocauste).

8.07.97. Premiers versements du fonds spécial. Jusqu’en 2002, le fond versera de l’argent à 312000 personnes.

23.07.97. Publication de la première liste de titulaires des fonds en déshérence (1800 noms et 61 millions de francs). Une autre liste suivra en octobre.

23.09.97. Au nom des victimes de l’holocauste, Ed Fagan annonce qu’il réclamera 30 milliards aux banques suisses et 24 milliards aux compagnies d’assurance européennes, dont la Zurich, la Winterthur et la Bâloise. Il dépose plainte en décembre contre les banques et réclame 20 milliards.

13.10.97. Après New York, la Californie boycotte les trois grandes banques suisses. Le Massachussetts suit le 23.

1998

25.05.98. Premier rapport de la Commission Bergier sur l’or.

3.06.98. Le deuxième rapport Eizenstat fustige à nouveau la Suisse.

10.08.98. La Floride se joint au boycott.

13.08.98. Les banques et les organisations juives tombent d’accord : toutes les poursuites sont abandonnées en échange de 1,2 milliard. C’est le fameux accord global.

10.09. 98. La Commission Volcker chiffre à cent millions les fonds des victimes de l’holocauste dans les banques.

1999

8.04.99. Dissolution de la task force.

24.04.99. L’UDC lance une initiative visant à consacrer tout l’or excédentaire de la BNS au financement de l’AVS.

6.12.99. La Commission Volcker rend son rapport. Elle a audité 59 banques. Elle livre une liste de 53886 comptes "probablement ou éventuellement lié au nazisme" et recommande la publication de 25187 comptes totalisant entre 271 et 411 millions. C’est chose faite courant 2000-2001.

10.12.99. Deuxième rapport de la Commission Bergier sur les réfugiés.

2000

26.07.00. Entrée en vigueur de l’accord global. Pour éviter toutes poursuites ultérieures, 37 sociétés suisses se dénoncent pour avoir employé des travailleurs forcés pendant la guerre. L’argent sera versé aux ayant-droits un an plus tard.
1.12.00. Troisième rapport de la Commission Bergier, sur les Tsiganes expulsés de Suisse pendant la guerre.

2002

22.03.02. Publication, à Berne, du rapport final de la Commission Bergier. Le Parlement accepte le contre-projet à l’initiative sur l’or de l’UDC.

_____________________
 
 
La découverte de ces fonds a mis en évidence la malhonnêteté et l’image d’un pays qui se voulait propre honnête défenseur des droits de l’homme, bien sur tout sauf dans l’argent.
 
L’image de marque s’est très sérieusement détériorée, malgré les apparences, beaucoup de pays ont conservé le sourire diplomatique avec la Suisse mais en apparence seulement, tant que la Suisse avait son secret bancaire bien solide, elle pouvait compter sur une relative amitié des autres nations.
 
Aujourd’hui, elle paye l’addition de son comportement ambigu, la crise aidant le secret bancaire a volé en éclat, se retrouvant à devoir informer les gouvernements qui en font la demande, de dévoiler le nom de leurs clients fraudeurs, sous peine d’être inscrite sur la liste noire des pays dits Paradis fiscaux.
 
Devant cette perspective, la Suisse a consenti à quelques efforts en matière de renseignements sur les clients soupçonnés d’évasion fiscale, passant de la liste noire a la liste grise de l’OCDE , mais la pression des autres pays de l’E.U oblige la suisse a signé des conventions de double imposition pour retrouver sa place dans le giron des pays propres.
 
Il aura fallu l’intervention du fisc américain et un Nicolas Sarkozy pour obliger la Suisse à rentrer dans le rang des pays conformes aux décisions de l’OCDE, la Suisse a signé des accords bilatéraux, avec l’Europe mais traîne les pieds pour en appliquer certains, tout ce qui est profit pour elle est applicable immédiatement contrairement a ce qui ne lui est pas favorable.
 
La Suisse devant son comportement ambigu s’est isolée des autres nations, on le voit dans la crise Libyenne, les pays amis ne se sont pas précipités pour venir au secours, des otages détenus en Libye, ils y ont même marqués une certaine indifférence ,là dessus s’est ajouté l’incompétence d’une Ministre des Affaires Etrangères qui d’échecs en échecs n’a jamais réussi à se remettre en question et d’un Président en mal de publicité médiatique qui a ridiculisé le peuple suisse et qui persiste dans l’humiliation de ses compatriotes.
 
La Libye nie avoir promis de libérer les otages
 
 

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La lente agonie de la diplomatie Suisse

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30 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 9 septembre 2009 13:23

    Sans être un spécialiste en la matière, je pense qu’on peut dire sans crainte d’être contredit, qu’une large partie de la prospérité Suisse est bâtie sur la fraude bancaire, au sens large.

    Les économies des réfugiés juifs ne devraient en être qu’une petite partie.
    Le reste provient des gros revenus des autres pays qui se soustraient à l’impôt(grande spécialité Suisse) et, également, des dizaines (centaines ?) de dictateurs ou milliers de politiques corrompus qui ont mis à l’abri des centaines de milliards de dollars sur des comptes secrets.

    Autre source de revenu pour le système bancaire et la Suisse, les narco-trafiquants et autres truands, qui paraissent bien apprécier le confort, le haut niveau de vie et, jusqu’à présent, la confidentialité du système bancaire Suisse pour préserver leurs revenus provenant du racket ou de tous les trafics .

    Le total de ces sommes offre une très importante sécurité au système Suisse et la prospérité, très enviable, de ses habitants.

    On ne peut pas s’étonner qu’une odeur nauséabonde s’échappe, régulièrement, au delà de ses frontières ...


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 septembre 2009 16:28

      esperons que nos voisins ferment les fenetres pour ne pas sentir les odeurs nauseabondes

      - des usines D*ssault (qui seraient d ailleurs bien contentes de leur fourguer le Rafale, aux Suisses http://www.e24.fr/entreprises/defense/article7477.ece/Dassault-Aviation-veut-imposer-le-Rafale-en-Suisse.html )
      - de Paris quand on baise les pieds de Khadafi , surtout apres que Cecilia ait negocie, seule, toute la nuit
      - du Quai d’Orsay (Rwanda, Cote d’Ivoire)
      - de Fessenheim http://www.leblogfinance.com/2007/02/nuclaire_incide.html

      etc etc


    • Ardisson 10 septembre 2009 00:36

      Cher Monsieur,

      Vos propos, dans la mesure où vous pensez vraiment ce que vous dites, dénotent une profonde méconnaissance de la Suisse.

      Le secteur financier de la Confédération helvétique ne représente que 11% de son PIB. Son secteur industriel est, proportionnellement à son nombre d’habitants, plus important que celui de la France. La Suisse est en effet composée d’une quantité incommensurable de PME, actives dans les hautes technologies (microtechniques, nanotchnologies, électronique, biotechnologies, pharmacie, chimie). Mais elle possède également de nombreuses multinationales présentes dans le monde entier, comme par exemple Nestlé, ABB, Novartis, Roche, Schindler, Logitech, Mettler Toledo, et bien d’autres encore, qui ne sont pas forcément connues du grand public.

      Quant à l’argent sale, qui serait caché en Suisse, si à une certaine période de l’histoire, il y en a certainement eu, c’est de moins en moins le cas, étant donné que ce pays est doté de la loi anti-blanchiment la plus sévère du monde.

      Tous ces éléments font la prospérité de la Suisse.

      S’agissant du secret bancaire, sachez que les Suisses y sont attachés essentiellement parce qu’ils veulent protéger leur sphère privée. Toutefois, je vous le concède, les banquiers suisses en ont bien profité pendant de nombreuses années, en attirant pas mal de fortunes étrangères. Tout cela est heureusement en train de changer. 


      Par ailleurs, un Français jugeant la Suisse en évoquant les soi-disant spoliations de biens juifs par les banques suisse, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité. On pourrait également parler des heures sombres de la France, lorsqu’elle a collaboré avec les Allemands en organisant des rafles de juifs sur son territoire, ou lorsqu’elle massacrait des populations indigènes dans ses colonies, sans parler des ventes d’armes de la France dans certains pays peu recommandables...Vous voulez que je continue ? Une chose est sûre, ces 100 dernières années, la Suisse n’a jamais colonisé de pays et encore moins massacré sa population.

      Bien à vous

      A.


    • 1984 9 septembre 2009 14:39

      Sans vouloir défendre le système banquaire suisse je te propose de lire « L’industrie de l’holocauste » de Norman G. Finkelstein. Qui donne un avis et des faits trés différents sur l’histoire des comptes juifs.
      Et puis ça devient un peu à la mode de frapper sur les Suisses, ça n’aurait pas un rapport avec le fait que c’est encore un pays indépendant ?


      • Alpo47 Alpo47 9 septembre 2009 14:55

        Il me semble bien dire dans le commentaire précédent que les comptes juifs ne seraient qu’une goutte d’eau...
        Mais la Suisse est bien un paradis pour les fraudeurs en tout genre.
        J.Ziegler, en a dénoncé tous les errements.


      • King Al Batar Albatar 9 septembre 2009 14:45

        Finalement, heureusement qu’ils n’ont pas voulu rentrer dans l’Europe, ça m’aurait fait un peu chier.....


        • Triodus Triodus 9 septembre 2009 14:50

          Les toilettes étant déjà occupées, on préfère rester dehors. Merci.


        • titi 9 septembre 2009 15:36

          « Finalement, heureusement qu’ils n’ont pas voulu rentrer dans l’Europe, ça »
          Au contraire...
          L’EU à intégrer des pays comme la Bulgarie qui sont en fait le tiers monde de l’Europe Occidentale. Nos emplois y partent tous...

          Alors qu’en intégrant la Suisse, dont nous somme le tiers monde, nous aurions pu collectivement récupérer quelques miettes...


        • titi 9 septembre 2009 15:31

          « qu’une large partie de la prospérité Suisse est bâtie sur la fraude bancaire, au sens large. »

          La Suisse est besogneuse. Dire que toute la prospérité suisse est basée sur la fraude est très réducteur.
          La Suisse conserve un secteur manufacturier qui, en France, part ou est déjà parti en Asie.
          De plus je vous invite à vous rendre aux postes de douane à l’entrée de Bardonnex/Genève, St Louis/Bâle ou même Villers / Le locle. Vous constaterez que cette prospérité bénéficie à nombre de travailleurs frontaliers qui seraient très certainement au chomage (au moins les doubistes), et qui, par le biais d’accord bi-latéraux, sont asujettis à la sécurité sociale... La Suisse paie donc une partie de notre système. C’est bien de le rappeler...


          • King Al Batar Albatar 9 septembre 2009 16:36

            Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites :
            « Vous constaterez que cette prospérité bénéficie à nombre de travailleurs frontaliers qui seraient très certainement au chomage (au moins les doubistes), et qui, par le biais d’accord bi-latéraux, sont asujettis à la sécurité sociale... La Suisse paie donc une partie de notre système »
            Je vous rappelle qu’un contrat, et a plus forte raison un contrat de travail est un accord bilateral, ce qui signifie que l’employeur qui emploi des doubistes, est autant content de les employé, que les francais de travailler pour lui. Il faudrait quand même pas penser que l’on vienne vous manger dans la main.
            Et effectivement, la prosperité suisse est basée sur son système bancaire, les suisses ne sont pas de meilleurs travailleurs que les francais, les Italiens ou les allemenads, juste ils n’hesite pas à fermer les yeux pour que les plus riches déposent leur argent dans leur banque.


          • titi 9 septembre 2009 17:58

            « plus forte raison un contrat de travail est un accord bilateral »

            Oui. Encore faut il que ce contrat existe.
            Or c’est bien de l’existence même de ce contrat dont il est question.
            Une Suisse moins prospère, ca veut dire les frontaliers à la maison, à vivre de la solidarité nationale.
            Donc oui, nous profitons de la prospérité Suisse. Et je ne parle pas du défilé des sociétés rhone alpines qui vont essayer de chercher à vendre qq chose à Genève ou Lausanne !!!

            Petite énigme...
            Comment ce fait il que LVMH préfère employer en Suisse, des frontaliers francais qui gagnent plus en net, que si ils travaillaient chez LVMH en France ?

            « La Suisse est le reflet de erreurs de la France »... je sais plus qui à dit ça...
            En tout état de cause, la Suisse ne peut pas être rendue responsable de nos conneries..


          • King Al Batar Albatar 9 septembre 2009 18:29

            @ titi
            Est ce que vous pensez sincérement que les suisses n’ont rien a gagner à laisser des entreprises francaises employer des francais sur leur territoire ? VOus pensez qu’ils font cela par simple bonté pour nous aider, nous les francais... ?

            Si c’est possible, c’est également parce que cela les arrange, je ne sais pas a quel niveau, mais je doute sincèrement de la pure bonté absolue de qui que ce soit.


          • titi 9 septembre 2009 19:15

            @Albatar

            A quel moment ai-je dit que les Suisses n’avait rien à y gagner ?

            Les Francais profitent du système suisse par le plein emploi qu’il induit...
            Les Suisses profitent du système francais par le chomage qu’il génère.

            Si demain on ferme la frontière qui a la situation la plus enviable ?


          • dom y loulou dom 11 septembre 2009 01:05

            ils ils ils

            parce que tous les suisses sont des banquiers et TOUTE l’europe veut être frère et tous les maghrébins parlent chinois et tous les français adorent le chicken massala et tous les africains savent danser et tous les chinois sourient tout le temps...

            ils ils ils


            on a voulu faire un don

            et on en a été empêché

            voyant qu’on allait juste s’épuiser pour rien on a pri une autre voie, plus ouverte, même si elle nous contraint au retour-sur-soi... et c’est tout aussi épuisant...

            notre habitude... peut-être... tourner en rond au centre de l’europe...

            que dis-je les suisses sont de grands voyageurs.

            on est frères en humanité et la plupart ne sont pas beacoup mieux lotis que les français, ça te va ? Vous oubliez toujours que tous les prix sont bien plus élevés chez nous.

            si les politiciens européens ne respectent pas leur propre travail et n’oeuvrent pas pour l’amélioration des relations avec les citoyens, mais sont eMBALLES par la guerre dans la glorieuse OTAN... qu’y peuvent-ils... les suisses ? 

            ici aussi on achète des bagnolles à crédit et des maisons en hypothèques...

            on on on

            nous aussi ils veulent nous vacciner... ils ils ils... les sionistes... vaste programme également...

            Nous aussi on a un gouvernement qui écoute bouche ouverte les délires de wall street...

            mais qui, j’ose l’espérer, comme un imbécile, voit mieux maintenant les dangers qui résident à s’acqoquiner avec des truands et de vouloir les aider quand ils nous enfoncent.

            On a un outil qu’on n’utilise même pas ou pas assez et on vous en a donné la mémoire.

            mais nous aussi l’aspartame nous ravage et les chemtrails nous foutent les nerfs

            ils ils ils

            sont tous des cons

            et nous aussi

            donc si déjà on en est là

            on peut aussi tous être frères sans institutions, sans idôlatrie, sans traducteurs, sans rituels, sans chichis, sans guerre préalable, sans consultations ministérielles et même nus, sans porte-parole, sans torah ni bible ni coran ni lexique de trapéziste ni recommandations médiatiques ni outils démocratiques ni programmation neuro-linguistique ni méditation transcendantale ni autorisations labyrinthiques.

            Chacun sa sphère intime, ses philosophies, ses préférences et ses références, l’amour est infiniment vaste et expressif bien que sa vérité soit une... un peu comme une galaxie n’est-ce pas ? 

            Ah ces millions d’endroits... plus la liberté peut s’y déployer plus la sagesse s’y répand également, inversément c’est la violence et sa soeur jumelle, la souffrance, qui tiennent respectivement le haut du pavé et l’autre le flambeau.

            chacun ses goûts et ses expériences, chacun ses sagesses, chacun ses folies, ses intérêts et ses amours.


            mais NON au nouvel ordre mondial tyranique qui veut vacciner tout le monde.



          • titi 9 septembre 2009 15:33

            J’ajouterai que d’une manière général concernant les faits et agissements des uns et des autres lors des évènements de la seconde guerre mondiale, les francais devraient savoir rester humbles...


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 9 septembre 2009 16:22

              Alpo, faudrait un peu arreter avec ce mythe de la prosperite Suisse uniquement fondee sur les banques et l’argent sale. Deja, qui ne connait pas Swatch ? Nestle ? Le tamiflu ? Le Gruyere ? Addeco ? Cartier ? les glaces Movenpick ? Les ascenseurs Schindler ? Les cigares Davidoff ? sans parler de nombreuses boites de chimie aux produits pas forcement connues du grand public.

              22% des actifs suisses et frontaliers dans l industrie, https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/sz.html c’est un peu mieux qu ’en France.

              Deuxieme question : est ce que des pays comme la France ou les Etats Unis, respectivement numeros 3 et 2 des exportations d’arme dans le monde, ont des lecons a donner ? Morale pour morale.

              La Suisse accueille l’argent sale ? Humm, c’est sur que la France n’accueille ni mafia russe sur la Cote d’Azur, ni dictateurs africains en vacances avec leur impressionnant patrimoine immobilier et automobile.
              Enfin, du point de vue douanier, Monaco et la France c’est la meme chose. Que la France balaye chez elle, a St Barth, avant d’accuser ses voisins. La Suisse n’apas a rougir (lol) de son comportement.


              • titi 9 septembre 2009 19:04

                En effet, dans le discours actuel de la chasse aux « paradis fiscaux » et à l’évasion fiscale,
                la France se garde bien de changer quoi que se soit au statut de St Bart.
                Les Anglais ne touchent pas à Jersey et les USA ne touchent pas à l’opacité du Delaware.

                Qui plus est il existe des anomalies qui permettent d’échapper à l’impot de façon tout à fait légales. Avant d’aller chercher je sais pas quoi, je sais pas où, il serait peut être bon de corriger déjà les choses sur lesquelles le législateur a tout pouvoir..

                Voici ce qui pouvait se faire jusqu’à récemment :

                http://www.fidomes.com/FR/luxembourg/index.asp?idLux=207


              • Alpo47 Alpo47 9 septembre 2009 19:07

                Oui, nous savons tous que la France a de nombreuses casseroles, et je vous assure que le jour où un rédacteur les énumérera dans un article, je l’appuierai volontiers ...(je pense d’ailleurs l’avoir souvent fait.
                Juste que le sujet ici, c’est la Suisse.

                Je me demande si ce sont les usines, ou les sièges des grandes sociétés qui sont en Suisse ? Y trouveraient elles des avantages fiscaux ?

                PS : Les USA sont le premier vendeur d’armes dans le monde, avec plus de 65% des ventes. Nous sommes très loin derrière. Ce qui ne nous exonère pas de nos responsabilités.


              • Odal GOLD Odal GOLD 9 septembre 2009 21:59

                @ Titi & co ont parfaitement raison.

                La diplomatie, le show-biz, et je ne sais quels autres strass & paillettes de Gala et Voici, qu’est-ce qu’on s’en fiche !!

                Tout ce que je vois, c’est que le suisse moyen vit bien mieux – et bien plus « librement » – que le français moyen, le béninois moyen ou l’israélien moyen.

                Il y a de la jalousie cachée chez l’auteur Philippe Frioud – ou bien il n’en a que pour les fanfreluches.

                 


              • Odal GOLD Odal GOLD 9 septembre 2009 22:03


                Il y a de la jalousie cachée chez les autres nations – ou bien / et elles ne s’intéressent qu’aux fanfreluches.


              • philippe frioud philippe frioud 9 septembre 2009 23:19

                La jalousie ce n’est pas une attitude et je ne peus etre jaloux que des pays qui se battent pour que cesse l’arrogance et la malhonneteté d’un pays qui se veut propre honnète et qui dans la réalité est tout l’inverse, à cause de cela des gens sont morts la guerre a surement duré plus longtemps en etant comme l’ont dit les américains les banquiers du nazisme, malheureusement beaucoup de citoyens suisses étaient mobilisés prêt a donner leur vie pour la patrie , pendant que d’odieux profiteurs s’en mettaient plein les poches.Tout cela n’a pas été oublié la diplomatie suisse paye et payera encore se lourd tribut.


              • SURVEYOR 9 septembre 2009 17:13

                Avoir un « compte en Suisse » a toujours eut une connotation de « cachotterie » ou fraude, c’est de notoriété mondiale, la bonne blague de le découvrir seulement à notre époque....


                • Radix Radix 9 septembre 2009 21:40

                  Bonsoir

                  Rien que pour avoir inventé le « coucou » les suisses devraient être mis au ban de l’humanité, alors inutile de tirer sur une ambulance !

                  Radix


                  • dom y loulou dom 11 septembre 2009 01:12

                    mdrr radix


                  • ouallonsnous 9 septembre 2009 22:10

                    Les fonds juifs en déshérence doivent être restitués à l’humanité, merci à la Suisse de les avoir conservé pour ce juste retour !


                    • lord_volde lord_volde 10 septembre 2009 11:48

                      Il s’agit surtout d’une offensive tous azimuts contre un Etat neutre qui n’a pas hésité à critiquer le terrorisme d’Etat Israëlien et la clique bien pensante néoconservatrice sioniste.
                      On ressort des armoires des vieux dossiers concernant la période noire de 39-45 pour mieux faire pression sur les Suisses afin qu’ils entrent dans le Giron pro-atlantiste et nouvel ordre mondialiste.


                      • lord_volde lord_volde 10 septembre 2009 12:03

                        Un Etat, et pas n’importe lequel, qui revendique l’argent en déshérence des citoyens suisses décédés, fussent-ils juifs, n’a aucune légitimité légale à en réclamer l’héritage. 
                        C’est tout simplement une opération internationale de grand banditissme orchestrée par les Etats-Unis et son allié stratégique sioniste Israëlien avec l’appui des pays satellites d’europe visant à extorquer la population suisse des deniers en déshérence auxquels s’ajouerait une soulte compensatrice et produite par des intérêts dus à l’érosion monétaire. C’est une première. On pourrait en rire s’il ne s’agissait pas d’une opération criminelle d’envergure tendant à profiter des victimes juives de la secte naziste soutenue par les banquiers mondialistes de l’époque réclamant aujourd’hui un retour sur investissement.


                        • faxtronic faxtronic 10 septembre 2009 13:42

                          mais oui mais oui, lord_volde, et comme on dit dans la pub Milka, la marmotte plie la feuille d aluminum...


                        • dom y loulou dom 10 septembre 2009 14:47

                          les fonds en déshérence ont été VRAIMENT la honte et la mise en lumière de QUI sont réelement les sionistes, ni une race ni un courant religieux juif, mais un courant politique habité par une avidité sans bornes.

                          Ed Fagan et ses complices... qu’ont-ils réellement reversés aux familles des victimes et des survivants de la shoa ? rien, ils ont attendu que la plupart soient morts pour réclamer en grands justiciers, ou leur ont versés 20 Frs de dédomagement en se mettant le reste dans les poches.

                          la suisse devrait porter cette honte-là ? certainement pas.

                          et pour ceux qui pensent que les banquiers suisses ne se sont QUE enrichis par la guerre des nazis (financée déjà par les mêmes sionistes alors... David Rockefeller et consorts)

                          on rappelle la création de la société des nations qui a amené toutes les nations à s’intéresser à notre pays et à commercer avec nous, tout le pays a fait son beurre avec.

                          Le courage d’avoir avorté la société des nations parce que les empires persistaient à exiger un droit de véto et un conseil de sécurité à fait créer les nations unies à la place et avalu aux fondateurs une belle admiration.

                          La suisse tenait un rôle d’observateur honorifique au sein de ces nations unies à cause de la précédente société des nations.

                          Maintenant nous avons fait la connerie d’y entrer de plein pied ce qui amène notre gouvernement à ne pas suivre les recomandations de Dick Marty et de cesser de laisser transiter la gestapo ersatzunienne pour amener des gens dans les geoles de tortionaires blackwater.

                          Les nations unies aujourd’hui montrent l’étendue de la raison aigue des fondateurs de la société des nations.

                          Le conseil de sécurité est une sinistre merde totalitaire à la solde des tyrans Bilderberger.

                          L’incurie des empires, occultes ou affirmés, et la sclérose qu’ils imposent par volonté de tout contrôler, est, qu’ils l’aprouvent ou non, à la vue de tous aujourd’hui. 



                           


                          • dom y loulou dom 11 septembre 2009 01:38

                            auteur...

                            la Lybie ceci... La Suisse celà... l’Allemagne à son tour... et La France de Sarkosy (! !) a dit que... et puis l’Italie... Le Gabon a rétorqué... La Russie affirme que... L’Uruguay a retrouvé la santé... L’Egypte a découvert un trésor...

                            enlevez voir tous ces drapeaux de vos réflexions qui vous font oublier les aom au profit des nations.

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