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Accueil du site > Actualités > International > « La liberté, c’est l’esclavage »

« La liberté, c’est l’esclavage »

Imaginez un pays qui serait le nôtre sans être tout à fait celui que nous connaissons. Pas grand-chose de différent, juste quelques détails : la laïcité n’existerait pas, il n’y aurait pas de séparation des pouvoirs, nous vivrions sous un régime théocratique, les femmes seraient considérées comme des êtres inférieurs, le métissage comme un crime, une caste ecclésiastique tiendrait la population sous une botte de fer, et tout progrès, sur le plan social comme sur le plan technique, serait considéré comme une émanation du Mal. Des détails, certes, mais des détails qui comptent. Imaginez ensuite qu’à un moment donné de notre histoire, pour l’une ou l’autre raison, en dépit de cette chape de plomb, notre pays évolue malgré tout, que nos conditions d’existence s’améliorent, que le niveau de vie et le pouvoir d’achat connaissent une hausse significative, que les prêtres soient un peu mis à l’écart, qu’on adopte un gouvernement séculier, et que les femmes, comme l’ensemble de la population en général, aient enfin droit à une véritable émancipation. Nous applaudirions des deux mains, à n’en pas douter. Mais laissons encore aller notre imagination : imaginons à présent que les anciens détenteurs du pouvoir, maintenant en exil, agitent l’opinion publique mondiale en leur faveur pendant des dizaines d’années, obtiennent l’amitié des chefs d’Etat les plus puissants, et parviennent à tromper et à émouvoir jusqu’aux peuples les plus libres et réputés les plus progressistes. Imaginez que la polémique prenne une ampleur internationale, que, dans les grandes villes du monde, les plus naïfs sortent en masse dans les rues en agitant des drapeaux qui ne sont pas les leurs et en scandant, comme le Big Brother du roman "1984" de Georges Orwell, que « la liberté, c’est l’esclavage ». Triomphe du contresens, impunité du paradoxe.

Sortons des hypothèses et revenons à la réalité. Ce pays dont je vous parle n’est pas le nôtre, bien sûr, mais il existe bel et bien. Et il porte un nom : le Tibet.

Le Tibet a été envahi par la Chine en 1950, nous a-t-on appris dans nos livres d’histoire. Le Tibet a été libéré par la Chine en 1950, m’a-t-on raconté partout en Chine. Pour voir qui est le plus proche de la réalité, il faudrait certainement avoir une vision géopolitique un peu plus large de la situation, plus large en tout cas que celles des habituels lycéens contestataires qui défilent à Paris ou ailleurs en jouant du djembé et en collant partout des autocollants Free Tibet. N’oublions jamais que sous le régime lamaïste, 95 % des Tibétains occupaient une position de serfs au sein d’un système féodal extrêmement discriminatoire, et que ces serfs, véritables esclaves, pouvaient être vendus ou achetés comme de simples marchandises ; ils étaient de plus souvent soumis par leurs maîtres à des tortures et des sévices particulièrement inhumains. Il faut aussi garder à l’esprit quelques points déterminants, à savoir que le Tibet n’est pas au juste une nation, mais un province autonome de la Chine[1], que ce statut particulier d’autonomie ne lui permet pas l’auto-suffisance et que la dépendance économique qui le lie au reste du pays est incontestable (le Tibet n’étant pas une région particulièrement riche), et enfin que si les séparatistes obtenaient un jour l’indépendance – ce qui n’est souhaitable pour personne – les Tibétains n’auraient plus alors le choix qu’entre retomber dans la misère matérielle d’avant 1950 ou passer sous le joug américain ou indien, si ce n’est pas tout bonnement les deux. Réjouissantes perspectives, n’est-ce pas ?

L’implication américaine dans la crise tibétaine n’est plus à prouver. Selon des documents révélés par le gouvernement américain lui-même, le Dalaï-Lama aurait touché 180 000 dollars par an sur les fiches de paie de la CIA, entre 1959 et 1972, ce que le principal intéressé a nié jusqu’en 1980. 1,7 million de dollars, provenant de la même source, ont été investis dans son réseau international[2]. Rappelons-nous, pour bien comprendre les intérêts de chacun, que les Etats-Unis n’ont jamais eu d’autre stratégie que celle-là quand il s’agissait de s’en prendre indirectement à un adversaire potentiel, la stratégie très machiavélienne de la division et de l’affaiblissement[3]. Quelques mois seulement après l’ « indépendance » du Kosovo, ne pourrions-nous pas tirer un parallèle avec les récents événements du Tibet et le soutien apporté aux séparatistes par de nombreuses « ONG » et organisations liées aux intérêts états-uniens ?

Reporters sans frontières, par exemple, dirigé par le truculent Français Robert Ménard, aurait tout de même quelques frontières si on en croit le bilan de ses actions. Pour réclamer l’indépendance du Tibet ou la libération de journalistes en Iran, en Russie ou en Chine, on peut compter sur eux, mais s’il s’agit de dire un mot de ce qui se passe Guantanamo ou à Abu Ghraïb, on devra se contenter d’un silence embarrassé. On s’en étonnera moins lorsqu’on apprendra qu’une grande partie du financement de RSF provient de milieux de l’extrême droite américaine (parfois proches du pouvoir) et des cercles anti-castristes[4]. Pas question, dans ce cas-là, de toucher aux intérêts états-uniens ; par contre, s’acharner sur les puissances qui font de l’ombre à l’empire est vivement conseillé. Le double langage de RSF est allé si loin que l’Unesco s’est vu obligée il y a quelques semaines de lui retirer son co-patronage « en raison des fautes réitérées d’éthique commises dans le seul but de discréditer un certain nombre de pays » et parce que « les agissements de RSF montrent une fois de plus qu’il ne poursuit que le sensationnalisme en voulant s’ériger en grand inquisiteur des nations en voie de développement »[5]. Devons-nous vraiment faire confiance à Robert Ménard et ses petits apôtres des droits de l’homme pour nous donner une image fiable de ce qui se passe en ce moment au Tibet ?

Sans aller si loin dans l’analyse politique des forces en présence, je ne peux penser au Tibet sans me souvenir de Ruoshan, un jeune étudiant tibétain que j’avais rencontré à l’université des langues de Pékin où j’étudiais également. Né à Lhassa, ce jeune aspirant instituteur au faciès tibétain très typé, venu parfaire son chinois dans la capitale, œuvrait activement pour la défense de la langue et de la culture tibétaine, menacée (il ne faut pas le nier) par une politique d’assimilation chinoise parfois assez agressive. Mais il le faisait sans haine, sans racisme, avec sa simple fierté identitaire, et il me disait : « Sans la libération du Tibet, je ne serais jamais arrivé jusque-là. Venant d’une famille pauvre, je serais certainement resté illettré, je n’aurais pas pu espérer devenir instituteur ni venir faire des études à Pékin. »

Lorsque j’entends les diatribes faussement apaisantes (mais réellement insidieuses[6]) du Dalaï-Lama et des agitateurs de Dharamsala, qui s’expriment plus souvent en anglais qu’en tibétain et qu’on voit plus souvent en compagnie de Georges Bush ou d’Angela Merkel que de leur peuple[7], je repense à Ruoshan et je me dis qu’on parle beaucoup des Tibétains ces derniers temps, mais qu’on ne leur donne jamais la parole. Ce n’est pas l’opinion d’une minorité de moines et de réfugiés politiques qui m’intéresse, c’est l’opinion du Tibétain moyen, du Tibétain du peuple – mais celui-là n’a que le droit de se taire. Car, si on le laissait parler, on s’apercevrait peut-être qu’il accorde plus d’importance à son pouvoir d’achat qu’au culte bouddhiste, qu’il est simplement soulagé que ses enfants aient le droit d’aller à l’école, que sa vieille mère puisse dormir sur un vrai lit dans des conditions sanitaires correctes, et que toute sa famille puisse maintenant habiter dans un appartement propre, chauffé et à l’abri des intempéries et des voleurs. Mais tout cela serait trop honteux, trop populacier, trop « bassement matérialiste » pour nos bobos occidentaux en mal d’authenticité en kit et de spiritualité new age. Le niveau de vie du Tibétain, ils s’en foutent comme d’une guigne : ce qui les intéresse, c’est le pittoresque, c’est Tintin et Chang contemplant le lever du soleil sur la terrasse d’un monastère en compagnie de moines en toges safran lévitant et jouant du gong. Et ils poussent le relativisme et l’inversion orwellienne des valeurs (la liberté, c’est l’esclavage, etc.) plus loin encore, n’ayant pas peur d’affirmer que ce qui est réactionnaire chez nous est le sommet de l’harmonie à l’autre bout du monde. Je me demande si, parmi nos indécrottables progressistes de campus, beaucoup auraient aimé vivre dans l’Europe médiévale sous domination cléricale, avec Inquisition, système de privilèges et tout ce qui s’ensuit. Pourtant, la théocratie tibétaine n’était-elle pas jusqu’à peu l’exacte réplique d’un tel système ?

Tout n’est pas rose non plus, évidemment, dans le Tibet d’aujourd’hui, de grands progrès restent à faire (comme dans l’ensemble de la Chine d’ailleurs) et la question identitaire tibétaine, liée à la langue et à la culture de cette ethnie, est une préoccupation primordiale pour une grande partie de la population. Il ne s’agit pas de fermer les yeux sur certains abus perpétrés dans le passé par l’armée chinoise – la face sombre de la libération – ni de souscrire aveuglément à la politique d’assimilation chinoise fondée trop souvent sur le nivellement, mais tout cela doit être mis dans la balance et évalué à l’aune de l’intérêt du peuple tibétain. Or, bien que je sois loin d’être un moderniste à tout crin, on ne me fera pas croire qu’il est dans l’intérêt du peuple tibétain de retomber dans l’âge féodal et de revenir dans un système oppressif basée sur la pauvreté matérielle, les discriminations et l’esclavage.

Les menaces hypocrites de boycott des Jeux olympiques de Pékin par divers gouvernements occidentaux (ce qui ne les empêche pas de commercer avec la Chine parce que l’idéalisme a tout de même ses limites) ne changeront rien à la situation, mais elles risquent de créer des conflits diplomatiques dont nous pourrions tout aussi bien nous passer. S’attaquer aux JO de 2008, ce n’est pas, comme le croient trop de commentateurs de chez nous, s’attaquer au gouvernement communiste ; non, s’attaquer aux JO, c’est s’attaquer au peuple chinois – la plupart des Chinois à qui vous poserez la question vous le confirmeront. Mais allez expliquer cela à des militants droits-de-l’hommistes pour qui la signature de pétitions pour tout et n’importe quoi est devenu un sport olympique ! Demain, ils seront déjà passé à autre chose, ils défileront pour les sécessionnistes taïwanais, les « orangistes » ukrainiens ou les indépendantistes flamands tout en chantant « Nous sommes tous des juifs allemands ». La contestation politique qui consiste à enfoncer des portes ouvertes en répétant ce qu’ânonnent les médias (pour se donner bonne conscience sans prendre trop de risques physiques) relève du boy-scoutisme et de l’acte de consommation, et ce type d’actes-là se recycle aussi vite que les modes ; il suffit donc d’attendre.

David L’Epée

 


 

[1] la nation chinoise se délimitant selon des critères politiques et non ethniques et le Tibet étant partiellement habité par une des cinquante-cinq ethnies minoritaires que compte le pays.

[2] Patrick French, Tibet, Tibet, Albin Michel, 2005.

[3] « Les idéologues occidentaux voudraient modeler le monde à leur façon, et une Chine indépendante (ou une Russie indépendante, un Iran indépendant, une Inde indépendante…), ça n’est vraiment pas leur tasse de thé. C’est la raison pour laquelle ils sèment la guerre civile et les dissensions, promouvant le séparatisme et la sécession dans les pays indépendants. C’est un jeu ancien, que celui qui consiste à détricoter les empires, pour créer, ensuite, un nouvel empire sur les ruines des premiers. Dans ce petit jeu, les hypocrites de gauche et les impérialistes de droite agissent main dans la main. [...] Rien de bon ne sort jamais de ces causes sécessionnistes/séparatistes : généralement, les terres ayant fait sécession tombent dans l’Empire judéo-américain. » (Israël Shamir, Les Emeutes des yétis, Shamireaders, 1er avril 2008)

[4] « RSF perçoit depuis 2005 une subvention de quelque 35 000 euros de la National Endowement for Democracy (NED), association américaine de promotion de la démocratie dans le monde. Depuis 2002, le Center for a Free Cuba, fondé par les anticastristes de Miami, lui verse quelque 64 000 euros. (Marie-Christine Tabet, Révélations sur le financement de RSF, Le Figaro, 21 avril 2008.

[5] Dépêche de l’AFP du 30 mars 2008 ; la dépêche ajoute : « Des diplomates préférant garder l’anonymat ont fait remarquer que, curieusement, il ne figure aucun Etat occidental sur la liste noire de RSF, qui concentre son feu sur le tiers-monde. Le journaliste canadien Jean-Guy Allard a accusé l’association d’entretenir des relations suivies avec des agents reconnus de la CIA et de bénéficier du soutien financier de l’Union européenne. En 2005, l’UE a versé plus d’un million d’euros à RSF. »

[6] « Il va de soi qu’en premier lieu, le Dalaï-Lama reçoit le soutien de la droite ultra. Non seulement en raison de son anticommunisme rabique, mais également en raison de son racisme. Son gouvernement en exil condamne les mariages mixtes entre Tibétains et les autres et ce afin de préserver la pureté de la race opprimée. » (Peter Franssen, Infotibet, 14 février 2008)

[7] « Avec l’aide de son généreux sponsor états-unien, le Dalaï-Lama s’y est pris avec intelligence et patience : depuis cinquante ans, la même histoire du pauvre roi-dieu déchu de son trône par l’horrible diable rouge à queue fourchue nous est servie au McDonald des mythes modernes, réveillant en nous les mêmes clichés quant à la tolérance, la compassion, le détachement qui seraient les qualités innées du bouddhisme tibétain, le même déni systématique de l’histoire du Tibet, bref, le même manque de discernement dès qu’il s’agit de la question tibétaine. [...] Mais si le Dalaï-Lama met l’Occident pensant dans sa manche en utilisant sa propre religion, n’est-ce pas pour mieux servir les desseins des Etats-Unis : fragiliser la Chine, la déstabiliser de l’intérieur par nos assauts incessants du politiquement correct, pendant que les troupes américaines installent leurs bases militaires tout autour des frontières chinoises ? » (Elisabeth Martens, Histoire du bouddhisme tibétain : la compassion des puissants, L’Harmattan, 2007).


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46 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 27 mai 2008 11:45

    lol le dalai lama et sa clique

    tu vas a contre courant ;le dalai lama agent de la cia

    trop fort mais bon si c’est vrai.

    tu vas te faire taper dessus quand meme.

    merci


    • Alain Jean-Mairet 27 mai 2008 12:20

      L’héritage culturel chinois, millénaire, est certes très supérieur au lamaisme, qualitativement et quantitativement, et on peut certainement considérer l’intervention chinoise au Tibet comme plus libératrice qu’envahissante pour la majorité des Tibétains.

      Mais le communisme chinois s’est-il montré digne de l’héritage culturel de cet empire ?

      Et faut-il vraiment qualifier de machiavélique la lutte anti-communiste des autorités américaines pendant la guerre froide ? Quelles étaient leurs options ?


      • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 16:03

        par Alain Jean-Mairet (IP:xxx.x19.114.177) le 27 mai 2008 à 12H20

         

        L’héritage culturel chinois, millénaire, est certes très supérieur au lamaisme, qualitativement et quantitativement, et on peut certainement considérer l’intervention chinoise au Tibet comme plus libératrice qu’envahissante pour la majorité des Tibétains.

         

        C’était un message de Radio-Chine, en direct de Lhassa : à vous les studios.


      • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:26

        @ Alain Jean-Maret

        Et, hop ! "China’s rule of terror and cultural genocide in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=9HUT9wflAmY & "Genocide of Communist Party in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=i_LXcOYc_QI & "Beijing 2008 : The Genocide Games" : http://fr.youtube.com/watch?v=VLnZe-kJF5g (voir les terrifiantes images du génocide au Darfour tournées au XXIè siècle !!!) & "Tibetan Genocide" : http://fr.youtube.com/watch?v=fsqBtcYKEvU & "Tibet The Story of a tragedy" : http://fr.youtube.com/watch?v=0VRneGYpaXc & "China Betrays Olympics’ Spirit : Culture Genocide in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=05YvpTZ-gN0 & "Tibet Tragedy 6 * CULTURAL GENOCIDE" : http://fr.youtube.com/watch?v=7NltnHCwVi0 

        Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité, ci-dessous.

         


      • Lapa Lapa 27 mai 2008 14:20

        je vous cite :

         

        "Reporters sans frontières, par exemple, dirigé par le truculent Français Robert Ménard, aurait tout de même quelques frontières si on en croit le bilan de ses actions. Pour réclamer l’indépendance du Tibet ou la libération de journalistes en Iran, en Russie ou en Chine, on peut compter sur eux, mais s’il s’agit de dire un mot de ce qui se passe Guantanamo ou à Abu Ghraïb, on devra se contenter d’un silence embarrassé"

        5 secondes de recherches :

        http://www.rsf.org/une_pays-28.php3?id_mot=224&Valider=OK

         

        un extrait :

        "

        Cinquième année à Guantanamo

        Le plus grave reste évidemment l’affaire Sami Al-Haj. Incarcéré sans charge sur la base militaire de Guantanamo, interrogé à cent cinquante reprises pour avouer des liens jamais prouvés entre la chaîne qatarie Al-Jazira, dont il est cameraman, et Al-Qaïda, le journaliste soudanais a entamé, le 13 juin 2006, sa cinquième année de détention sans jugement. Lors d’un rare contact avec son avocat, le londonien Clive Stafford-Smith, lui-même menacé par les autorités militaires du camp, le journaliste a évoqué pour la première fois sa volonté de mettre fin à ses jours. Le 29 juin, la Cour suprême a déclaré inconstitutionnelles les juridictions militaires chargées de juger les 400 détenus de Guantanamo. Malgré cette petite victoire du droit, la base reste quasi inaccessible à la presse : quatre journalistes des quotidiens Los Angeles Times, Miami Herald et Charlotte Observer en ont été expulsés le 14 juin. Pire, une loi autorisant le recours à la torture contre les prisonniers a été votée au Congrès juste à la fin de la mandature, le 17 octobre."

         

        un drôle de silence gêné, dites voir.

         

        votre article n’est ainsi pour dire qu’un ramassi totalement partial de considérations se voulant informatives (ah bon RSF financée par l’extrême droit américaine ? quel scoop ! ) et dénigrant les adversaires par avance, à coups de clichés éculés plus que de faits pour nous vanter la belle colonisation du tibet par la Chine, dont il est vrai par contre, on se fout en réalité eperduement. d’ailleurs RSF a d’autres préocupations en Chine que le Tibet, en n’a pas attendu que les media s’intéressent aux manifestations du Tibet pour commencer la campagne "anti JO Pekin".

        http://www.rsf.org/article.php3?id_article=2196 

         

        n’hésitez pas, en bon démocrate, à signer la pétition.

         

        concernant le reste sur le Tibet et la Chine, ça a fait l’objet déjà de différents articles sur AV, vous n’inventez pas l’eau chaude , et en tout cas, on ne retiendra pas la qualité du votre.

         


        • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 16:47

          Ben oui,mais selon nos pro-chinois, aller contre la propagande diffusée par les chinois au sujet du "Dalaï-Lama et de sa clique", c’est : - soit être naïf et manipulé, - soit être pro US : c’est simple la vie en jaune !

          Ils n’envisagent pas une seconde que l’on puisse dénoncer l’oppression d’où quelle vienne : des USA à Guantanamo, en Irak (bientôt en Iran ?), de la Russie en Tchetchenie, et de la Chine au Tibet ; trop compliqué pour leurs esprits binaires...

          Du coup, on va chercher à dévoiler les meurtres sanguinolents de Barbe Bleue déguisé en Prix Nobel de la Paix, et de sa clique de moines assoiffés de sang : ça fait frémir dans les chaumières ; et, en même temps, ça permet aux chinois de continuer à se livrer à leurs expériences nucléaires au Tibet (et d’y accumuler l’ensemble des déchets nucléaires), d’en extraire l’uranium au mépris de toutes les conditions de sécurité (et de polluer dramatiquement le pays), et de maîtriser l’origine du 1/3 de l’eau potable de la planète (pour les problèmes à venir), sans autre contre-partie que d’avoir rasé tous les monastères, poursuivi et persécuté les moines bouddhistes (partisans, rappelons le, à tout hasard, de la NON VIOLENCE), submergé et ostracisé le peuple natif par de bons Hans (ou Huis), et installé leur bizness de produits à écouler : boxons, juke-box, MP3 ; sous couvert de "modernisation".

          Et l’on vient nous dire que, côté Barbe Bleue et sa clique, on n’entend que des témoignages de moines, pas de vrais citoyens tibétains. Mais.... rien de plus facile, pourtant : pour contrer cette honteuse propagande moinesque, il suffit aux chinois de laisser s’exprimer, librement, le PEUPLE tibétain sur place : paysans, citadins, commerçants : où est le problème ?

          Avec leur grande habitude de la liberté d’expression et de la liberté de la presse (et des médias), ça ne devrait poser aucun problème aux autorités chinoises... Non ?????

          Et de laisser, également, s’exprimer la culture tibétaine (pour ceux qui en parlent sans connaître, pas difficile de se renseigner un minimum : il y a des centaines de bouquins sur le bouddhisme tibétain : ils pourront y vérifier leurs craintes...)

          Finalement, il semblerait que ce soit le fait que la Chine ait fait son intrusion dans le domaine des grandes nations capitalistes, avec succès, qui incline nos anti-tibétains à gober (sans regarder l’étiquette) la bonne propagande chinoise, en détournant pudiquement les yeux sur ce qu’on sait depuis belle lurette : à savoir la censure totale, les droits de l’homme en berne, les exécutions dont on fait payer les balles à la famille de l’exécuté, l’extrème misère paysanne ; on en passe, et des moins bridées...
          Pas grave, tout ça : la Chine est un concurrent économique, commercial, financier, qui pèse de tout son poids dans le monde moderne : on va pas se laisser emmerder par quelques allumés de la toge safran ; ils n’avaient qu’à ne pas naître là, après tout....

          On frémit quand même un chouia, en pensant que toutes ces "bonnes ames" éclairées, pourraient réserver la même indifférence aux droits de l’homme, pour peu que n’importe quel pays s’intègre de même au concert ces grandes nations. A quand l’occupation de la provence, de la Corse, de la Bretagne, par une majorité de parisiens auxquels on réservera les meilleurs boulots, les meilleurs logements, auxquels on interdira, bien sûr, de se méler à la plèbe autochtone, dont on supprimera tous les lieux de culte (les terrains de boules pour les provençaux, les plages et la mer interdites aux maritimes...), toute leur littérature, leur iconographie (Oh ! Bonne mère !), de même qu’on interdira leur accent vulgaire.

          S’ils ralent un peu, on saura qu’ils sont financés par les USA, la CIA, ou le KGB, ou le MOSSAD, l’ISLAM, ou les services secrets chinois : et ils n’auront plus qu’à fermer leur gueule.

          Bienvenue dans le monde de la realpolitik.

           


        • Lapa Lapa 27 mai 2008 17:15

          ce qui est drôle c’est de linker des preuves de la large molesse d’argumentation de l’auteur, d’argumenter avec des preuves et de se faire moinsé.

          la plupart des lecteurs d’AV ne voient d’intéressants dans les commentaires que ceux qui vont dans leur sens du poil... mais peut être trouvent-ils cet article objectif, novateur et bien documenté... après tout...


        • Marc Bruxman 27 mai 2008 20:46

          Ils n’envisagent pas une seconde que l’on puisse dénoncer l’oppression d’où quelle vienne : des USA à Guantanamo, en Irak (bientôt en Iran ?), de la Russie en Tchetchenie, et de la Chine au Tibet ; trop compliqué pour leurs esprits binaires...

          Ben j’admet volontier que l’article est binaire mais les articles précédents défendant le Tibet l’étaient tout autant. (De même que ton commentaire).

          Soyez Zen  !


        • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:30

          @ LAPA

          Merci et bravo pour avoir remis les pendules à l’heure au sujet de RSF et du valeureux Robert Ménard. AgoraTox se répand en désinformation. C’est ça un média "citoyen", un média à la solde des thuriféraires du pire Stalinisme ?

          Et, hop ! Un peu d’information objective : "China’s rule of terror and cultural genocide in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=9HUT9wflAmY & "Genocide of Communist Party in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=i_LXcOYc_QI & "Beijing 2008 : The Genocide Games" : http://fr.youtube.com/watch?v=VLnZe-kJF5g (voir les terrifiantes images du génocide au Darfour tournées au XXIè siècle !!!) & "Tibetan Genocide" : http://fr.youtube.com/watch?v=fsqBtcYKEvU & "Tibet The Story of a tragedy" : http://fr.youtube.com/watch?v=0VRneGYpaXc & "China Betrays Olympics’ Spirit : Culture Genocide in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=05YvpTZ-gN0 & "Tibet Tragedy 6 * CULTURAL GENOCIDE" : http://fr.youtube.com/watch?v=7NltnHCwVi0 

          Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité, ci-dessous.

           


        • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:34

          @ Sisyphe

          Bravo ! Halte à la propagande stalinienne ! L’esclavage, c’est le Communisme.

          C’est ça un média "citoyen", un média à la solde des thuriféraires du pire Stalinisme ?

          Et, hop ! Un peu d’information objective : "China’s rule of terror and cultural genocide in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=9HUT9wflAmY & "Genocide of Communist Party in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=i_LXcOYc_QI & "Beijing 2008 : The Genocide Games" : http://fr.youtube.com/watch?v=VLnZe-kJF5g (voir les terrifiantes images du génocide au Darfour tournées au XXIè siècle !!!) & "Tibetan Genocide" : http://fr.youtube.com/watch?v=fsqBtcYKEvU & "Tibet The Story of a tragedy" : http://fr.youtube.com/watch?v=0VRneGYpaXc & "China Betrays Olympics’ Spirit : Culture Genocide in Tibet" : http://fr.youtube.com/watch?v=05YvpTZ-gN0 & "Tibet Tragedy 6 * CULTURAL GENOCIDE" : http://fr.youtube.com/watch?v=7NltnHCwVi0 

          Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité, ci-dessous.

           


        • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:37

          @ Marc Bruxman

          Halte à la propagande stalinienne ! De l’info objective, svp :

          Le 28 juin 2005, une plainte est déposée devant la justice espagnole contre l’ancien président chinois Jiang Zemin et l’ancien premier ministre chinois Li Peng, ainsi que les secrétaires du PCC au Tibet entre 1971 et 1980, Ren Rong, entre 1980 et 1985, Yin Fatang, entre 1992 et 2001, Chen Kuiyan, le ministre du planning familial dans les années 1990, Deng Deyun, et le chef de la Sécurité chinoise également responsable de la Police Armée Populaire à la même époque, Qiao Shi.

          Cette plainte est redevable au Comité de soutien au Tibet (Comite de Apopyo al Tibet), à la Fondation Maison du Tibet à Barcelone et à Thubten Wangchen, citoyen espagnol d’origine tibétaine qui dirige la fondation catalane.

          Son objet est le génocide censément commis par les autorités chinoises au Tibet où , selon les plaignants, plus d’un million de Tibétains ont été assassinés ou sont morts aux mains du gouvernement chinois et où plus de 90% des institutions religieuses et culturelles furent détruites.

          Le 5 octobre 2005, la justice espagnole affirme formellement sa compétence universelle en matière de génocide et de crimes contre l’humanité.

          Le 10 janvier 2006, la justice espagnole donne son feu vert à la plainte pour "génocide, crimes contre l’humanité, torture et terrorisme contre le peuple tibétain".

          Le 5 juin 2006, l’instruction de la plainte contre sept dirigeants chinois pour génocide au Tibet dans les années 1980 à 1990 est entamée à Madrid sous la houlette du juge Ismaël Moreno de l’Audience nationale (principale instance pénale espagnole).

          Le 19 mai 2008, trois moines tibétains sont entendus par le juge Ismaël Moreno : Palden Gyatso, auteur du témoignage « Le Feu sous la Neige », qui, arrêté en 1959, a passé 33 ans dans les geôles chinoises. Jampel Monlam, directeur-adjoint du Centre tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie basé à Dharamsala en Inde, originaire du monastère de Drepoung. Baghdro, du monastère de Ganden et réfugié en Inde depuis plusieurs années.

          Des commissions rogatoires ont été adressées à Londres et au Canada pour interroger des victimes et témoins des faits dénoncés par la plainte.

           

          La suite avec le lien ci-dessous :


        • sven 29 mai 2008 11:09

          Le mieux est d’aller chercher les informations chez RSF qui, dans sa lettre ouverte : "lettre ouverte de reporters sans frontière à ses détracteurs" que vous trouverez sur le net aisément. Il y est reconnu que :

          -reporter sans frontière touche d’importants subsides de la NED. On peut éventuellement vouloir ignorer ce qu’est la NED, il suffit alors de voir avec quelle constance RSF a jugé bon de nier toucher ce type de subventions depuis des années pour faire le tour de la question.

          -les autres considérations su Cuba, Haïti ... montrent par leur asymétrie avec les positions sur d’autres pays, que RSF n’est rien d’autre qu’une officine de propagande.

          cordialement


        • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 27 mai 2008 14:38

          Article écrit directement par les services de propagande chinois, héritier de Mao et de ses 80 millions de morts. Que le Tibet du Dalai Lama ne soit pas une démocratie Suisse, on s’en doutait un peu. Qu’il faille dissoudre la culture tibétaine sous la colonisation chinoise et les massacres pour les préserver "du joug américain ou indien", c’est une sinistre farce ... Guantanamo c’est le Club-Med par rapport au Laogaï - le goulag chinois.

          Comme l’Allemagne Nazi, la Chine Communiste démontre que le capitalisme n’a pas besoin des droits de l’homme. Malheureusement pour les nombreux rédacteurs d’extrême gauche d’Agoravox, on n’a pas encore trouvé d’endroit où les droits de l’homme n’avaient pas besoin du capitalisme !!!!

           


          • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:42

            @ Stéphane Guezenec

            Bien envoyé dans les trous de nez d’AgoraTox, la Voix de Son Maître Staline !

            La Juridiction suprême castillane a ordonné à son Audience nationale d’enquêter sur le génocide et les tortures censément perpétrés entre 1999 et 2002, contre des membres du Falun Gong dont une quinzaine, en 2004, portèrent plainte contre le numéro quatre de la hiérarchie communiste chinoise, Jia Qinling, président de la Commission consultative du Peuple, auquel il est reproché l’assassinat de milliers de fidèles et l’emprisonnement de centaines de milliers d’autres dans des camps de travail.

            Voir "Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité" ci-dessous :

             


          • Serviteur Serviteur 27 mai 2008 15:13

            Bon c’est vrai que cet article reprend en partie ce qui a été dit sur l’agora et au vu des commentaires n’est pas exempt "d’oubli" mais il faut néanmoins reconnaitre que ce point de vue sur le tibet n’est pas déraisonnable, si le regime chinois n’est pas critiqué outre mesure il n’est pas pour autant louangé l’auteur essaie a priori de developper un point de vue objectif loin des slogans habituels.

            Moi de la "propagande" comme ça j’en voudrais plus souvent sur l’agora parce que des fois la subtilité n’est pas le point fort des articles publiés.

            Conclusion : il faut voir le monde en couleur et pas en noir et blanc !

             


            • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 16:05

              Oui : en jaune, de préférence !


            • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:45

              @ Serviteur

              Oui vous avez raison, un peu d’objectivité. La Chine communiste, c’est pas blanc et noir, c’est couleur rouge ...sang !

              Voir "Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité", ci-dessous :


            • aquad69 27 mai 2008 15:36

              Bonjour David,

              excellent et salutaire "coup de gueule" contre une gigantesque manipulation montée en vue de multiples objectifs !

              Mais le débat n’est pas simple, c’est évident, et, avant de s’enflammer, nos actuels champions es libertés, démocraties et modernismes de tous bords feraient mieux de se renseigner...

              ...Vous-même, dans votre vision d’une "Europe médiévale sous domination cléricale, avec inquisition, système de privilèges et tout ce qui s’ensuit " , comme nos très influençables bobos d’aujourd’hui, vous confondez tout et mélangez joyeusement les siècles et les contextes : tout celà n’est pas si simple, mais, comme le disait le vieux Kipling, ceci est une autre histoire...

              Quoiqu’il en soit, au delà de l’affichage à l’échelle mondiale de notre degré de pure et simple inculture, je crains que nous ne nous rendions pas compte du probable ressenti de l’immense majorité des orientaux en général, et chinois en particulier, devant ces évènements : une manifestation de plus du manque de respect, de la gigantesque grossierté et de l’impolitesse fondamentale de ces gens absolument et définitivement maléduqués que sont les occidentaux modernes.

              Car chez les peuples civilisés, insulter la maison qui va vous accueillir, quelles que soient les moeurs, les religions et les problèmes de ses habitants, celà ne se fait pas.

              On peut profiter de la veillée qui suit le repas pour lancer poliment un débat s’il n’est pas trop gênant et ne doit pas dégénérer en polémique, mais cracher d’emblée dans la soupe et apostropher l’hôte qui vous reçoit n’a jamais constitué un argument ...

              Celà me rappelle l’article publié le 31 Mars de cette année sur Avox "Le point de vue d’un étudiant chinois sur le Tibet, les JO de Beijing..." écrit par Gumma, qui soulevait, de manière très modérée, le fait que le public d’ici ne disposait peut-être pas de tous les éléments nécessaires pour comprendre le dossier, et qu’il se pourrait que nos médias ne soient pas absolument impartiaux ni fiables pour l’éclairer sous tous ses aspects...

              Il a été accueilli par une bordée de commentaires dont le moins que l’on puisse dire était que la majorité d’entre eux étaient brutaux et de ton suffisant, comme si toute "propagande" était du côté chinois, et que nous, occidentaux, étions mieux au courant des problématiques que les peuples concernés eux-même. 

              Et je dois bien vous avouer qu’une fois de plus, j’ai eu honte de nous et de l’image de nous-même que nous donnons au Monde...

              Cordialement Thierry

               

               

               

               


              • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 16:54

                Quoiqu’il en soit, au delà de l’affichage à l’échelle mondiale de notre degré de pure et simple inculture, je crains que nous ne nous rendions pas compte du probable ressenti de l’immense majorité des orientaux en général, et chinois en particulier, devant ces évènements : une manifestation de plus du manque de respect, de la gigantesque grossierté et de l’impolitesse fondamentale de ces gens absolument et définitivement maléduqués que sont les occidentaux modernes.

                Diantre !

                Inculture, manque de respect, gigantesque grossièreté et impolitesse fondamentale !!!!

                A tout prendre, ça me semble, toutes choses égales par ailleurs, relativement moins grave que : non-respect des droits de l’homme, non-liberté d’expression, non-liberté de la presse, emprisonnement, tortures, éxécutions, persécution de natifs chez eux, invasion, travail des enfants, parti unique, système totalitaire....

                C’est vrai que je suis un incurable naïf, droit-de-l’hommiste, angéliste, gnagnagna...

                Moi, ce qui aurait plutôt tendance à me faire honte, c’est qu’on s’écrase, question démocratie et droits de l’homme, devant la perspective de signer des contrats !

                A chacun son sens de la dignité !


              • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:48

                @ Aquad 69

                Voici des éléments complémentaires pour vous forger une idée plus objective de la question du Tibet et de la Chine : "Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité". A lire grâce au lien ci-dessous.


              • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 17:12

                Le Tibet a été envahi par la Chine en 1950, nous a-t-on appris dans nos livres d’histoire. Le Tibet a été libéré par la Chine en 1950, m’a-t-on raconté partout en Chine.

                écrit l’auteur.

                Et si, par le plus grand des hasards, vous aviez demandé leur avis aux premiers concernés, à savoir les tibétains, vous ne pensez pas que votre "témoignage" y aurait gagné en..... disons élémentaire honnèteté ??

                Juste comme ça, pour savoir....


                • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 07:59

                  @ Sisyphe

                  Bien évidemment en Chine, les Chinois ne peuvent que répéter la propagande imposée par le régime et sa théorie inepte de la "libération" du Tibet en 1950. En 1950, le Tibet était un pays totalement libre et indépendant de toute présence ou influence étrangère. Il n’y a aucune administration chinoise, pas même un ambassadeur à Lhassa. Face à l’agression de la Grande-bretagne en 1904 et de la Chine en 1909, le Tibet déclarait son indépendance en 1913. Et depuis la signature du traité de 822 avec la Chine, le Tibet n’avait connu jusque là que la seule administration des Tibétains eux-mêmes.

                  "Poursuite de dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité", ci-dessous :


                • Libr'Op Libr’Op 28 mai 2008 13:39

                   

                   

                   

                   

                  Cher Ami de la Suisse,

                  Très heureux de lire la prose d’un citoyen helvète. Vive l’indépendance du Jura (mes amis suisses à Dharamsala étaient du canton du Jura et …. indépendantistes !). 

                  Vous écrivez sur le Tibet (libre à vous, et je vous en félicite) mais sans y connaître grand-chose selon toute apparence.

                  1° « les femmes seraient considérées comme des êtres inférieurs » écrivez-vous dans votre introduction très fantaisiste. Je crois savoir que la société tibétaine traditionnelle a accordé une place de premier plan aux femmes. C’était même le règne de la polyandrie ! Vous confondez avec la société hindoue au Népal ou en Inde, voire avec la société chinoise du passé où les femmes subissaient la mutilation de leurs pieds.

                  2° « Le Tibet a été envahi par la Chine en 1950, nous a-t-on appris dans nos livres d’histoire. Le Tibet a été libéré par la Chine en 1950, m’a-t-on raconté partout en Chine. Pour voir qui est le plus proche de la réalité, il faudrait certainement avoir une vision géopolitique un peu plus large de la situation,…. » Voilà une bonne réflexion.

                  Mais une telle « vision géopolitique » n’a strictement aucun rapport avec le fait que a) « sous le régime lamaïste, 95 % des Tibétains occupaient une position de serfs » ; b) « que le Tibet n’est pas au juste une nation, mais un province autonome de la Chine, que ce statut particulier d’autonomie ne lui permet pas l’auto-suffisance …. » ; c) « que la dépendance économique qui le lie au reste du pays est incontestable (le Tibet n’étant pas une région particulièrement riche)…. » ; d) « que si les séparatistes obtenaient un jour l’indépendance – ce qui n’est souhaitable pour personne – les Tibétains n’auraient plus alors le choix qu’entre retomber dans la misère matérielle d’avant 1950 ou passer sous le joug américain ou indien, si ce n’est pas tout bonnement les deux. »

                  Sachant qu’en ce qui concerne 1950, à cette date le Tibet est un pays libre et indépendant composé de trois grandes provinces principales : L’Ü-Tsang, l’Amdo et le Kham. Que le XIIIè dalaï-lama a proclamé l’indépendance du Tibet en 1913 suite à l’agression de l’armée anglaise en 1904 et de l’armée chinoise en 1909 ; qu’il n’y avait aucune présence étrangère conséquente dans le pays ; que le Tibet était entièrement administré par des Tibétains ; que le Tibet émettait ses propres timbres comme ses propres passeports et prélevait l’impôt sur son territoire dont les frontières étaient clairement délimitées.

                  Que les frontières entre le Tibet et la Chine ont été notamment fixées dès 822 dans le cadre d’un traité de paix entre les deux pays et que de 822 à 1950 aucune administration chinoise n’a administré le Tibet comme une province autonome ou non.

                  Que le Tibet historique (l’Ü-Tsang, l’Amdo et le Kham) est une région extrêmement riche notamment en ressources naturelles comme le bois et l’eau mais aussi en minerai divers comme l’or et l’uranium sans compter le pétrole.

                  Qu’en conséquence si le Tibet redevenait indépendant et souverain, l’exploitation de telles ressources à son profit et non au profit de l’Occupant militaire chinois lui permettrait d’assurer sa subsistance. 

                  Qu’eu égard à un éventuel joug américano-indien, le dalaï-lama a promulgué un plan en 5 points pour le Tibet (l’Ü-Tsang, l’Amdo et le Kham) en 1987 à Washington D.C. et en 1988 à Strasbourg devant le Parlement européen.

                  Et que ce plan auquel le régime de Pékin n’a jamais apporté la moindre réponse, prévoyait de faire du Tibet une zone de paix démilitarisée. (donc peu propice à accueillir un quelconque « joug » américain ou indien).

                  Est-ce clair ?

                  3° « Quelques mois seulement après l’ « indépendance » du Kosovo, ne pourrions-nous pas tirer un parallèle avec les récents événements du Tibet ». Il est répondu à cette interrogation dans les deux derniers paragraphes du précédent chapitre.

                  Sachant qu’en outre, le Kosovo est une création récente en tant que pays indépendant, alors que le Tibet a été jusqu’en 1950 un État totalement souverain qui a tout moment a été gouverné par des Tibétains et seulement des Tibétains , qui a tout moment de son histoire a été administré par des Tibétains et seulement des Tibétains.

                  A charge pour tout contradicteur d’apporter la preuve que des Chinois aient jamais été chargés du gouvernement et de l’administration du Tibet à un quelconque moment de son histoire. 

                  Le Kosovo est donc fort éloigné du Tibet.

                  4° « Reporters sans frontières, par exemple, dirigé par le truculent Français Robert Ménard … Devons-nous vraiment faire confiance à Robert Ménard et ses petits apôtres des droits de l’homme pour nous donner une image fiable de ce qui se passe en ce moment au Tibet ? »

                  Ni RSF ni Robert Ménard ne sont des autorités pour décider du statut du Tibet ou de ce qui s’y passe ou non. Maintenant quel est l’état de la liberté de la presse au Tibet ? Voilà qui est du ressort de M. Ménard et de son organisation.

                  Alors parlez nous de la liberté de la presse au Tibet. Sachant que, quand j’étais au Tibet en 1994 aucun Tibétain n’avait le droit de posséder une photocopieuse voire même de s’en servir. Les photocopieuses étaient aux mains des seuls Chinois. Tout comme les en reprises d’imprimerie. J’ai donc demandé à un imprimeur chinois de Lhassa de m’imprimer une carte de visite personnelle écrite en tibétain. Je lui ai présenté le texte rédigé par mes soins en langue tibétaine. L’imprimeur chinois a refusé.

                  Vu ?

                  5° « Sans la libération du Tibet, je ne serais jamais arrivé jusque-là. Venant d’une famille pauvre, je serais certainement resté illettré, je n’aurais pas pu espérer devenir instituteur ni venir faire des études à Pékin. » dixit votre ami étudiant tibétain. 

                  A ma connaissance, des Tibétains franchissent l’Himalaya à pieds pour venir faire leurs études tibétaines à Dharamsala. Voire simplement pour y remettre leurs enfants à une école tibétaine.

                  Vu l’aspect périlleux du périple et son extrême dangerosité, on peut s’interroger sur les possibilités offertes aux Tibétains du Tibet d’étudier dan leur langue.
                  6° « Lorsque j’entends les diatribes faussement apaisantes (mais réellement insidieuses) du Dalaï-lama et des agitateurs de Dharamsala, qui s’expriment plus souvent en anglais qu’en tibétain et qu’on voit plus souvent en compagnie de Georges Bush ou d’Angela Merkel que de leur peuple »

                  Quels « agitateurs de Dharamsala » ont-ils été jamais vus en compagnie de Georges Bush et d’Angela Merkel ?

                  Confondant.

                  Quant à s’exprimer en anglais plus qu’en tibétain, c’est parfois préférable lorsqu’on s’adresse à es étrangers qui ne parlent pas Tibétain.

                  Connaissant de très près les « agitateurs de Dharamsala », je puis témoigner qu’ils s’expriment le plus clair de leur temps en Tibétain. Ils s’expriment même très bien dans la presse en leur langue comme dans « Mangtso » et « Phayul ». 

                  « Mangtso » est un périodique d’actualités et d’opinions en langue tibétaine édité en Inde, est-il accessible au Tibet ?

                  7° « Pourtant, la théocratie tibétaine n’était-elle pas jusqu’à peu l’exacte réplique d’un tel système ? »

                  Libre à chacun d’établir un parallèle entre le Tibet l’Europe médiévale. Le Tibet historique étant aussi vaste que l’Europe occidentale, voilà qui promet d’être captivant. Sachant néanmoins que la « théocratie » tibétaine ne peut être en rien assimilée à une « exacte réplique » du système féodal européen.

                  Le problème est que la « théocratie » a été abolie par le dalaï-lama ! Et que le Tibet en exil jouit désormais d’une vie démocratique avec un Parlement élu et une Constitution, alors que le Tibet sous le joug chinois vit sous la dictature du parti communiste, son système autocratique, son oppression, sa répression dont non seulement les Tibétains mais aussi tous les Chinois sont les innocentes victimes.

                  D’où le juste courroux des partisans de la liberté et de la démocratie de par le vaste monde.

                  8° « on ne me fera pas croire qu’il est dans l’intérêt du peuple tibétain de retomber dans l’âge féodal et de revenir dans un système oppressif basée sur la pauvreté matérielle, les discriminations et l’esclavage. »

                  Il vient d’être répondu par avance à cet argument de derrière les fagots. 

                  Intéressez-vous donc de savoir quelle est la situation des 200 millions de mlgrants en Chine. Intéressez-vous de connaître la situation des Chinois plongés dans les horreurs du lao gai (camp de redressement par le travail). Intéressez-vous aux crimes abominables commis par le régime de Pékin contre les fidèles chinois du Fa Lun Gong.

                  Aucun Tibétain ne prône le retour au féodalisme. Et les Chinois comme les Tibétains aspirent à la liberté et à la démocratie.

                  9° « S’attaquer aux JO de 2008, ce n’est pas, comme le croient trop de commentateurs de chez nous, s’attaquer au gouvernement communiste ; non, s’attaquer aux JO, c’est s’attaquer au peuple chinois… »

                  Fait citoyen d’honneur de la ville de Paris, le citoyen chinois Hu Jia a été condamné à la prison ferme pour avoir écrit « Pas de J.O., des droits ».

                  Hu Jia serait-il partisan du retour au féodalisme en Chine ? Hu Jia cherche-t-il à « s’attaquer au peuple chinois » ?

                  Le gouvernement de Pékin a pris des engagements vis-à-vis le Comité International Olympique concernant l’avancement des droits de l’homme en Chine. Ces engagements n’ont pas été respectés notamment au Tibet.

                  Il est donc normal que s’élève de par le monde un concert de protestations.

                  Pour terminer, je soulignerai deux points absents de votre exposé de la propagande :

                  Premièrement, l’Assemblée générale des Nations unies s’est prononcée à trois reprises pour reconnaître le droit à l’autodétermination du peuple tibétain. Il appartient donc aux Tibétains de décider de leur sort. Pas au régime de Pékin.

                  Deuxièmement, des poursuites sont engagées contre des dirigeants chinois pour crimes contre l’humanité(voir : http://rangzen.rmc.fr/)

                  Deux points qui se recoupent parfaitement.

                  Et pour en savoir plus, il suffit de lire mes articles sur AgoraVox : Tibet : base avancée de l’expansionnisme chinois », « Chine : une armée pour la paix ou pour la guerre ? », « Tibet : la guerre de l’eau aura-t-elle lieu ? »

                  « 


                • Cug Cug 27 mai 2008 17:27

                  Généalogie coloniale du Dalaï-Lama

                  par Michel Tibon-Cornillot, écrivain

                  Au cours de sa longue histoire, le Tibet fut marqué par la pénétration définitive du bouddhisme au 11ème siècle. Ce point est essentiel dans la mesure où le bouddhisme tibétain eut à plusieurs époques une forte activité missionnaire renforcée par la position stratégique du pays au centre du continent asiatique. C’est à partir des 11ème et 12ème siècles que furent fondés les grands monastères auxquels furent attribués des territoires importants, monastères qui entrèrent en concurrence avec de grands propriétaires terriens. Il faut cependant nuancer cet aspect car la dimension agricole au Tibet concerne des régions précises où l’agriculture est possible, les parties orientales et méridionales ; mais d’autres régions désertiques, celle du haut Tibet par exemple, étaient et sont encore parcourues par des populations nomades.

                  Quelques précisions supplémentaires ; dans la première moitié du 13ème siècle, les mongols de Gengis-Khan et de ses successeurs qui dominaient toute l’Asie et dirigeaient la Chine (dynastie Yuan) s’intéressèrent au Tibet. Pour éviter une invasion dont ils avaient compris qu’elle serait désastreuse, les nobles et abbés des grands monastères envoyèrent en émissaire un homme remarquable Sa-Skya Pandita qui fit reconnaître le bouddhisme tout en acceptant la suzeraineté mongole. Le grand Kubilaï Khan permit le développement du bouddhisme parmi les élites mongoles et adopta une écriture inspirée par l’écriture tibétaine. Les liens entre les tibétains et les mongols furent et sont donc anciens et étroits.

                  Mais il en est aussi de même avec les Hans, les chinois. Lorsqu’il devint évident que la domination et l’influence mongole s’amenuisaient, que la dynastie Yuan passait la main, les émissaires des grands monastères entrèrent en contact avec les représentants de la nouvelle dynastie chinoise, celle des Ming, et ce dès le 14ème siècle. Ces liens devinrent de plus en plus étroits. Après de longues luttes internes entre monastères et tendances religieuse, la secte des bonnets jaunes, ainsi qu’on appelle la tendance dominé par rGyalba Rin-Po-Che, accéda à la fin du 15ème siècle au pouvoir politique. Ce dernier fut soutenu dans sa lutte par un prince mongol Altan Khan qui lui décerna que le titre mongol de Dalaï Lama. Ce titre fut transmis ensuite aux réincarnations successives. Parmi les réincarnations, il faut citer un Dalaï Lama remarquable, celui qu’on appelle le grand Cinquième, nommé Pan-Chen Rin-Po-Che, qui partit pour la Chine de 1651 à 1653 et fut reçu en grande pompe, avec la plus grande déférence, par l’empereur de Chine lui-même.

                  L’autonomie politique de plus en plus grande des bonnets jaunes, celle des Dalaï Lamas, n’eut pas que des effets bénéfiques : la prévalence des Dalaï Lamas entraîna des troubles puis des guerres civiles assez catastrophiques entre monastères et factions diverses. Le vainqueur de ces luttes fratricides, Po-lha-nas, (1689-1747), devint souverain du Tibet pendant vingt ans d’un règne calme et tranquille. Il avait le titre chinois de Wang et fut reconnu par l’empereur de Chine. A sa mort, de nouveaux troubles menèrent de nouveau le Tibet vers la guerre civile ; c’est dans ce contexte que vers 1750, sur demande du nouveau Dalaï Lama, une commission impériale envoyé par l’empereur de Chine participa à la formation d’un conseil de quatre ministres, trois séculiers et un moine, commission qui fut chargée d’aider le Dalaï-Lama ou le Régent. Le gouvernement jouissait d’une très large autonomie, les ambans, ces quelques représentants de l’empereur n’étant là que pour surveiller et envoyer des rapports à la cour de Pékin. Ce nouvel équilibre s’avéra solide et perdura jusqu’en 1910.

                  On voit donc que le système théologico-politique lamaïsme lié au leadership des monastères des bonnets jaunes s’est installé après bien des batailles politiques, des guerres, des coups d’état, et ne put survivre que grâce à l’appui, somme toute, éclairé et très distancié, de l’administration du régime impérial chinois. Cette large autonomie s’est maintenue en très bons termes pendant quatre siècles environ.

                  Pendant les événements lamentables du 7 avril 2008 qui se sont passés à Paris au moment du passage de la flamme olympique, les innombrables “pro-tibétains” français ont montré leur très profonde ignorance des liens entre la Chine et le Tibet, manifestant ainsi le fond de leur âme, celle de “petits-blancs” racistes toujours prêts au lynchage “anti-chinois”. Si ces imbéciles s’étaient informés, ils auraient appris que les liens entre la Chine et la culture tibétaine sont innombrables et que la religion tibétaine fut officiellement la religion officielle des empereurs chinois d’origine mongol, les Yuan, des empereurs chinois d’origine han, dont ceux de la dynastie des Ming, des empereurs chinois d’origine Mandchoue, et ce jusqu’à l’effondrement de la dynastie Qing en 1911 ? Peut-être alors auraient-ils pu résister à l’incroyable campagne “anti-chinoise” orchestrée par les médias “blancs”.

                  En tout cas, au niveau politique, le dossier des relations entre la Chine et le Tibet n’est vraiment pas à l’avantage du lamaïsme des deux derniers Dalaï Lamas, sans cesse alliés depuis plus d’un siècle aux pires aspects du colonialisme occidentale. Pour comprendre la situation il faut d’abord se rappeler l’existence des guerres de l’opium menées par les anglais contre la Chine à partir de 1840 pour pouvoir introduire librement en Chine des caisses d’opium. Ces guerres ont abouti, comme nous le présentons plus en détail dans deux épisodes de la rubrique Notes de Lectures au démantèlement de l’empire chinois et à son dépeçage, événements qui, de famines en guerres civiles, ont fait au moins 120 millions de morts en un siècle, d’après les évaluations les plus sérieuses .

                  Le deuxième élément permettant de comprendre un peu l’histoire politique du Tibet lamaïste des bonnets jaunes apparaît clairement si l’on se rappelle que sur l’autre versant himalayen se trouve l’Inde et que l’Inde était aussi dominé par les coloniaux anglais. Ainsi en 1904, les troupes anglaises venues d’Inde entrent à Lhassa. Les autorités tibétaines compradores et les moines bouddhistes occupés à rechercher le Dieu vivant chez les petits garçons, signent un traité ouvrant les frontières avec l’Inde. De facto, les relations avec la Chine sont rompues sachant que par ailleurs les anglais sont aussi en Chine où ils contribuent à piller, intoxiquer le peuple chinois et à désintégrer les derniers vestiges de l’administration impériale. En 1909, la dynastie chinoise déjà chancelante décide de réagir et envoie des troupes pour rétablir son autorité. Lhassa est occupé en 1910 et le 13ème Dalaï-Lama se réfugie en Inde (déjà) pour se mettre sous la protection des anglais. Avec la fin de la dynastie mandchoue et l’accélération de la désagrégation de la Chine, le 13ème Dalaï-Lama revient à Lhassa en 1912, toujours avec l’aide des anglais.

                  Le soutien constant des anglais, les malheurs inouïs du peuple chinois menèrent les deux derniers Dalaï-Lamas à rompre les liens très puissants et anciens qui reliaient le Tibet à la Chine. Pendant la deuxième guerre mondiale les autorités tibétaines se rapprochèrent aussi des américains. Il se trouve que ces orientations se révélèrent désastreuses. Les 13ème et 14ème Dalaï Lamas, le 14ème étant le héros de notre histoire, ont joué les cartes du colonialisme alors qu’en 1947, les anglais quittaient l’Inde et qu’en 1949, la république populaire de Chine était créée. Les nouvelles autorités chinoises reprirent à leur compte le fait que les différents régimes chinois précédents n’avaient jamais reconnus l’indépendance du Tibet proclamée dans un pseudo-accord sans valeur entre le 13ème Dalaï-Lama et les autorités coloniales anglaises, accord qui ne fut jamais reconnu internationalement. Elles décidèrent donc de restaurer leur autorité sur cette province.

                  Ces rappels n’ont d’intérêt que pour mieux faire comprendre ce que représente et qui est le 14ème Dalaï-Lama, le nôtre. Il est le représentant de catégories sociales qui ont dominé de façon scandaleuse la population rurale tibétaine pendant la période de disparition de l’autorité régulatrice chinoise en 1895. C’est en effet à cette date que le 13ème Dalaï Lama prit le pouvoir et mit le Régent, le représentant de l’administration chinoise, en prison où il fut suicidé à bout portant en 1899. Cette fois, le clergé récupérait tous les pouvoirs tout en ménageant la position de l’aristocratie. Ces moines se précipitèrent alors pour se mettre au service des anglais puis des américains illustrant ainsi l’admirable formule de Cicéron « et ruerunt in servitudinem » (et ils se ruèrent dans la servitude).

                  La soi-disant indépendance du Tibet fut l’un des innombrables fruits empoisonnés du colonialisme anglais et s’est fondée sur le contexte du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, celui provoqué par les guerres de l’opium en Chine. Il ne s’agit pas de justifier la politique chinoise mais de rappeler que la médiatisation actuelle du Dalaï-Lama fait partie d’une guerre menée par les Etats-Unis et leurs alliés, blancs européens, australiens, Néo-Zélandais, etc., contre la Chine. Dans ce contexte, l’énorme soutien médiatique, la présentation de cet homme comme un saint gourou est une affaire déplaisante. En tout cas, il faut savoir que cette reprise occidentale du bouddhisme tibétain est en train de le détruire de ses racines asiatiques et de le rapprocher des catégories sociales occidentales les plus aisées et les plus déplaisantes, publicitaires, cinéastes, journalistes, financiers, etc. tous ceux qui sont en mal de "significations" capables de leur permettre de supporter leurs affreuses activités de décervelage et d’escroqueries. Une rumeur insistante circule partout en Asie où elle contribue à isoler complètement les bouddhistes d’obédience tibétaine des autres bouddhistes ; elle touche maintenant les meilleurs spécialistes européens et américains de l’histoire de la Chine et du Tibet, à savoir que le Dalaï-Lama est un agent de la CIA. Qu’il soit payé par les américains, cela est une affaire ancienne et personne n’en doute mais son engagement dans tous les trucs publicitaires de l’occident industriel implique sa participation active à la guerre générale qui se joue en Asie entre les occidentaux et ceux qui refusent leur retour.


                  • Olga Olga 27 mai 2008 17:40

                    Je ne vois pas beaucoup de critiques sur le "merveilleux" régime chinois dans cet article. Il est un peu facile de s’en prendre au Dalaï Lama, à Robert Ménard, voire aux méchants américains, sans s’attarder sur les méthodes barbares du régime de Pékin. Le peuple chinois est tout aussi opprimé actuellement, que ne l’était le peuple tibétain avant 1950. Nous devons mesurer la chance que nous avons, de pouvoir donner notre avis sur le sujet tibétain. Combien de chinois (et de tibétains restés en chine) peuvent en dire autant ?

                    Du nerf David, prenez votre épée et battez-vous du bon côté !


                    • Olga Olga 27 mai 2008 21:38

                      A tous ceux qui n’ont pas trouvé mon message constructif :

                      Vous êtes vraiment trop négatifs !


                    • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 17:41

                      Alors....

                       

                      Il naît dans une famille d’agriculteurs sous le nom de Lhamo Dhondrub le 6 juillet 1935, dans le village de Taktser dans le nord-est du Tibet, l’Amdo. À l’âge de deux ans, notamment grâce aux visions du régent Reting Rinpoché au lac de Lhamo-Latso, il est reconnu comme la réincarnation du 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso. Lhamo Dhondrub est élevé au statut de Dalaï Lama, et renommé Jetsun Jamphel Ngawang Lobsang Yeshe Tenzin Gyatso (Saint Seigneur, Douce Gloire, Compassionné, Défenseur de la Foi, Océan de Sagesse). Les Tibétains se réfèrent habituellement au Dalaï Lama par Yeshe Norbu (Joyau Accompli), Kundun (la Présence), ou bien encore " Gyalwa Rinpoché ".

                      Le Dalaï Lama commence son éducation monastique à l’âge de 6 ans. À 23 ans, il passe son examen final au temple de Jokhang, à Lhassa au Tibet, durant le festival annuel du Monlam (la grande prière) en 1959. Il réussit avec mention et reçoit le Lharampa, le plus haut diplôme de Geshe (une maitrise de philosophie et de pratique rituelle bouddhiste, selon les prérogatives propres à la tradition Gelugpa).

                      L’exil en Inde [modifier]

                      L’occupation du Tibet par l’armée chinoise de Mao Zedong et le durcissement de la politique chinoise à l’égard du Tibet dans les années 1950, incita le peuple tibétain à se soulever à plusieurs reprises. Un soulèvement du peuple tibétain débute en mars 1959, suite à une tentative de la Chine d’arrêter le Dalaï Lama. Le 17 mars 1959, le Dalaï-Lama, dont la vie était menacée, décida de fuir le Tibet en traversant l’Himalaya pour rejoindre l’Inde, accompagné des membres de son gouvernement, où il arrive le 31 mars. La révolte fut férocement réprimée par l’armée chinoise. Selon un rapport de l’armée chinoise [2] , 87 000 Tibétains furent tués dans la région de Lhassa, les militaires chinois s’attaquant particulièrement aux moines tibétains.

                       

                      Donc, et d’une, l’actuel Dalaï-Lama est un fils de PAYSANS ; pas d’une caste déjà au pouvoir.

                      Et de deux, lors de l’occupation du Tibet par la Chine (1950), il a 15 ans, et est encore en formation.

                      Ce n’est qu’en 1959, à 23 ans, qu’il passe son "examen final", et devient Dalaï Lama. C’est le moment prècis où les chinois décident de l’arrêter, et de menacer sa vie ; ce qui provoque le soulèvement DU PEUPLE tibétain ; pas d’une oligarchie quelconque.

                      Il est obligé de fuir le Tibet, pour se réfugier en Inde (où les anglais ne sont plus depuis belle lurette), tandis que les chinois tueront presque 90.000 tibétains (et pas que des moines, donc...)


                      • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 17:45

                        Et, par ailleurs ....

                        Réponse sur les liens entre le dalaï-lama et les nazis
                        Anne-Marie Blondeau directeur d’études émérite, Ecole pratique des hautes études, Katia Buffetrille anthropologue, Ecole pratique des hautes études. Françoise Robin enseignante, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), section Tibet et Heather Stoddard professeur, Inalco, section Tibet.

                         

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                        Le mythe de la connexion entre le Tibet et les nazis est une création d’auteurs français : le premier, Teddy Legrand publia en effet en 1933 un roman intitulé les Sept têtes du dragon vert dont un passage fut repris et développé par Louis Pauwels et Jacques Bergier dans leur célébrissime le Matin des magiciens (1960). Ce mythe a été démonté très clairement par Isrun Engelhardt (université de Bonn), reconnue dans le milieu scientifique pour la qualité de ses travaux sur le Tibet et les nazis.

                        Dès les années 30, toutefois, Himmler, dont les idées mystiques et ésotériques étaient très fortement décriées par Hitler, voulait utiliser des chercheurs allemands pour la propagande nazie et pour prouver ses idées : il pensait en effet que des descendants de l’Atlantide avaient migré pour fonder une grande civilisation en Asie centrale. Il proposa son aide à Ernst Schäfer (1910-1992), chercheur allemand qui désirait monter une expédition scientifique au Tibet. Ce brillant zoologue avait déjà participé à deux expéditions organisées, en 1930-1932 puis en 1934-1936 en Chine et au Tibet, par l’Américain Brooke Dolan, avec des résultats scientifiques particulièrement remarquables. Schäfer refusa les pseudo-chercheurs que Himmler voulut lui imposer et l’expédition ne fut finalement pas financée par les SS. Toutefois, il conserva le soutien de Himmler.

                        Après plusieurs refus du gouvernement tibétain, l’expédition de Schäfer au Tibet (1938-1939) fut autorisée à pénétrer au Tibet, atteignit Lhassa le 19 janvier 1939 et y resta deux mois. Schäfer ne put pas rencontrer le quatorzième dalaï-lama, alors âgé de 4 ans : en effet, ce dernier n’avait même pas commencé le long voyage qui, de sa région d’origine (Amdo), l’amena à Lhassa seulement le 8 octobre 1939. En revanche, il rencontra le régent, Reting Rinpoché. Sur l’insistance du scientifique allemand qui voulait une preuve de son succès, le régent adressa une simple lettre de courtoisie et quelques présents à Hitler. Malgré cela, il n’y eut jamais de contact officiel entre le gouvernement tibétain et les nazis. Le fait que Schäfer ne put faire parvenir la lettre du régent à Hitler que trois ans après son retour suffit à montrer le manque d’intérêt du gouvernement allemand pour le Tibet.

                        Il semble que Laurent Dispot, dans le texte publié le 25 avril dans Libération, ait confondu deux personnages : Ernst Schäfer, le scientifique, et Heinrich Harrer, l’alpiniste Ce dernier, ayant rejoint les SS en 1938 dans le cadre sportif, quitta l’Allemagne un an plus tard pour une expédition d’alpinisme au Nanga Parbat (aujourd’hui au Pakistan). Il fut capturé, à Karachi, ainsi que tous ses compagnons par les Britanniques, trois jours avant le début de la guerre. Avec un compagnon de captivité, il s’échappa en 1944 et atteignit Lhassa en janvier 1946. La première entrevue entre Heinrich Harrer et le dalaï-lama n’eut lieu qu’en 1949. Ils se rencontrèrent ensuite durant un an avec l’autorisation du gouvernement tibétain qui encourageait ainsi l’ouverture du jeune hiérarque sur le monde extérieur, et ses dispositions pour les connaissances techniques. Néanmoins, aucune source n’a jamais fait apparaître Harrer chargé d’une mission par Hitler. Heinrich Harrer quitta le Tibet en 1951, à la suite de l’invasion chinoise.

                        Quoi qu’en dise Laurent Dispot, l’expédition Schäfer fut scientifique et celle de Harrer, une expédition d’alpinisme. Peut-être l’auteur s’inspire-t-il de mythes propagés depuis les années 90 par certains groupuscules néonazis, mythes que le gouvernement chinois aime à relayer (Beijng Review mars 1998, « Nazi authors Seven Years in Tibet ») ? Le texte de Dispot, comme tous les autres textes de cette sorte, relève de la théorie du complot. Il n’est pas étonnant qu’au moment des événements tibétains ces idées ressurgissent. Cependant, elles sont infondées scientifiquement.


                      • blaz 27 mai 2008 17:59

                        la chine a donc libéré le tibet du joug du clergé.

                        Houra alors.

                        Par ailleurs, on pourra selon le même système de pensée se dire, que les USA ont libéré l’irak, et que les petits irakiens seront bien content de s’exiler aux USA pour devenir prof.

                        Alors allons y pour de bon, libérons l’iran de son infâme théocratie tant qu’à faire.

                        Si dnas les faits matériellement les tibétains s’en sortent beaucoup mieux sous domination chinoise que sous domination dalaïque, votre article oublie juste un petit détail dans ce bel et beau récit de libération (à quelques génocides culturels près, mais la chine n’a pas le monopole en ce domaine , l’europe et sa colonisation tenant encore le haut du pavé pour un certain temps).

                        L’argument donc que vous oubliez, c’est le droit d’un peuple à disposer de lui-même.

                        Peut-être que les tibétains de l’époque préféraient leur théocratie (aussi odieuse a-t-elle l’air avec nos yeux d’occidentaux, mais chacun voit midi à sa porte non ?), peut être qu’ils auraient préféré faire allégeance à l’inde plutot qu’à la chine, peut être qu’ils auraient voulu une démocratie préservant le culte religieux tibétain, ou peut être se seraient-ils tourné vers la chine dans un esprit de partenariat ?

                        En l’occurence la chine en "libérant" le tibet ne leur a pas demandé leur avis, pas plus que feu l’URSS "délivrant" l’afghanistan à son époque, pas plus que la france en colonisant le maghreb au nom de sa mission civilisatrice, pas plus que les USA envahissant l’irak au nom de la démocratie et des armes de destruction massive.

                        Donc, non la chine n’a pas libéré le tibet. elle l’a bel et bien envahi. Que les tibétains restés sur place y trouve finalement un avantage, tant mieux mais ça ne fera pas passer la chine pour une bienfaitrice du tibet pour autant.

                        Par ailleurs, le dalaï lama ne demande pas l’indépendance mais une réelle autonomie pour la province du tibet (incluant la liberté de culte, et l’arrêt de la colonisation étatique par les hans)


                        • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 27 mai 2008 18:28

                          Un anthropologue français connu estimait, avec quelques nuances, que « toutes les cultures sont équivalentes ». Or, le respect d’une culture passe par le fait qu’aucune autre ne doit s’imposer à elle de façon hégémonique. L’auteur de l’article adhère-t-il à l’opinion que « toutes les cultures sont équivalentes » ou bien pense-t-il que la « culture chinoise » est supérieure à la « culture tibétaine » ? En élargissant le champ de réflexion : ceux qui sont favorables au mondialisme, sont-ils au service de certains milieux internationaux qui (pour paraphraser l’article) « agitent l’opinion publique mondiale en faveur de leurs thèses pendant des dizaines d’années » afin que les peuples de la planète, ce qui n’exclut pas les Européens, acceptent de perdre leurs spécificités, leurs particularités, leur identité et deviennent favorables au mélange uniformisateur que l’idéologie mondialiste veut imposer à la planète entière ? 


                          • Marcelle Combaluzier 27 mai 2008 18:31

                             

                            « Les bons gongs font les bonzes amis » 

                             
                            - le Dalai Lama
                             
                             

                            • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 19:48

                              Pour ceux qui "croient aux forces de l’esprit :

                              Fallait pas emmerder les tibétains...

                               

                              Deux répliques du séisme du 12 mai secouent le Sichuan
                              NOUVELOBS.COM | 27.05.2008 | 16:59
                              Plus de 420.000 maisons se sont effondrées ce mardi. Le bilan du séisme du 12 mai dépasse désormais les 67.000 morts confirmés.
                               

                              Plus de 420.000 maisons se sont effondrées dans le comté de Qingchuan à la suite de deux répliques qui ont secoué mardi 27 mai la zone du séisme du 12 mai dernier dans le Sichuan, rapporte l’agence officielle chinoise Xinhua, Chine Nouvelle.
                              L’une des répliques a atteint une magnitude de 5,7, selon l’institut américain d’études géologiques.
                              Le bilan du séisme du 12 mai a une nouvelle fois été revu à la hausse mardi, dépassant désormais les 67.000 morts confirmés, selon un porte-parole du gouvernement chinois.
                              Le bilan officiel s’élève désormais à 67.183 morts, selon Guo Weimin, soit environ 2.100 de plus que le bilan de la veille.
                              Le gouvernement a déjà fait savoir qu’il s’attendait à voir le bilan final dépasser les 80.000 morts.


                              • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 19:49

                                Je plaisante, bien sûr (je sais, on ne devrait pas avec tant de morts, mais bon ; je n’y suis pour rien, et ne pourrais rien y changer...)


                                • sisyphe sisyphe 27 mai 2008 20:49

                                  Très bonne chanson !


                                • Olga Olga 27 mai 2008 20:53

                                  Are you fucking crazy Shawford ?


                                • Lisa SION 2 Lisa SION 30 mai 2008 05:50

                                  C’est quelle chanson d’amour, ça... ?


                                • Lisa SION 2 Lisa SION 27 mai 2008 20:16

                                  si, parmi nos indécrottables progressistes de campus, beaucoup auraient aimé vivre dans l’Europe médiévale sous domination cléricale, avec Inquisition, système de privilèges et tout ce qui s’ensuit. Pourtant, la théocratie tibétaine n’était-elle pas jusqu’à peu l’exacte réplique d’un tel système  ? avez vous écrit, David l’épée dans l’eau.

                                  C’est curieux, nous avons vécu, sur notre territoire le même phénomène en pays Cathare. Un peuple courageux, cherchant à fuir l’inquisition et le message de l’Eglise, s’est réfugié sur les sommets des Pyrénnées après y avoir construit à la force des plus solides compagnons, les plus formidables nids d’aigles inimaginables. Ils se donnèrent les moyens d’être tranquilles afin qu’on leur foute la paix et préserver leur liberté. Ils ont été exterminés jusqu’au dernier.

                                  N’avez vous fait le rapprochement...

                                   


                                  • Marc Bruxman 27 mai 2008 20:36

                                    Ah tiens, cet article bien que très orienté n’est pas complétement faux. Et il mérite d’être la ne serait ce que pour contrebalancer d’autres articles très orientés. La vérité est quelque part entre les deux. Mais elle n’est pas simple à saisir. Cela nécéssite certainement plus de temps et d’observation que nous ne pouvons y consacrer. Mais il n’y a pas plus le méchant dali lama et le gentil chinois que de méchant chinois et gentils dalai lama. Le problème du Tibet est complexe.

                                    Pour finir, je citerai le Tao Te King :

                                    Dans le monde, lorsque tous les hommes ont su apprécier la beauté (morale), alors la laideur (du vice) a paru. Lorsque tous les hommes ont su apprécier le bien, alors la mal a paru. C’est pourquoi l’être et le non-être naissent l’un de l’autre.
                                    Le difficile et le facile se produisent mutuellement.
                                    Le long et le court se donnent mutuellement leur forme.
                                    Le haut et le bas montrent mutuellement leur inégalité.
                                    Les tons et la voix s’accordent mutuellement.
                                    L’antériorité et la postériorité sont la conséquence l’une de l’autre.
                                    De là vient que le saint homme fait son occupation du non-agir.
                                    Il fait consister ses instructions dans le silence.
                                    Alors tous les êtres se mettent en mouvement, et il ne leur refuse rien.
                                    Il les produit et ne se les approprie pas.
                                    Il les perfectionne et ne compte pas sur eux.
                                    Ses mérites étant accomplis, il ne s’y attache pas.
                                    Il ne s’attache pas à ses mérites ; c’est pourquoi ils ne le quittent point.

                                    Faites vous expliquer cela par un chinois de votre entourage :)

                                     

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