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Accueil du site > Actualités > International > La « Marche turque » et le terrorisme islamiste

La « Marche turque » et le terrorisme islamiste

L’idée d’écrire sur ce sujet m’est venue alors que j’écoutais ma fille de 13 ans jouer, sur son synthé, la « Marche turque » de Mozart.

Ainsi donc, au lendemain des attentats terroristes qui ont eu pour cible le palais du gouvernement et un commissariat de la banlieue algéroise et qui ont fait plus d’une trentaine de morts, certains partis politiques, représentés essentiellement par les islamo-conservateurs, ont appelé les Algériens à des marches à travers tout le territoire national. Les naïfs, et ils sont encore nombreux, sont tombés dans le panneau et ont marché dans cette combine ! Ils sont sortis battre le pavé sans savoir que leur ras-le-bol, leur rejet du terrorisme, leur "une décennie ça suffit" allaient être récupérés à des fins politiciennes. Du "Non pour le terrorisme" qui devait être l’ordre du jour, on s’est retrouvé avec un slogan largement en faveur des terroristes : les banderoles et autres pancartes portaient plutôt la mention "Oui pour la réconciliation nationale". Et nous donnons largement raison au journaliste Maâmar Farah du "Soir d’Algérie" qui, dans sa "Chronique d’un Terrien" disait ceci : " Nous assistons, ahuris, à une terrible manipulation qui nous replonge, encore une fois, dans les bas calculs politiciens, inévitables à la veille d’une mascarade électorale". Oui, les marches qui n’ont rien de spontané, les marches qui sont organisées par la mouvance islamiste ne peuvent être comprises que dans le sens de "marche ou crève".

D’autres journalistes encore ont abondé dans le même sens, celui de l’inutilité de ces marches, et ont condamné sans équivoque aucune "l’ennemi de la République qui n’a pas renoncé à ses méthodes". (1) La presse a été donc unanime à condamner ces attentats. Saluons-la. Je dirais même plus : la plupart des chroniqueurs appellent à une remise en cause de "la réconciliation nationale" qui, il faut être aveugle pour ne pas le remarquer, n’a pas donné les résultats escomptés. Bien au contraire, estiment encore d’autres journalistes et ils ne sont pas des moindres, depuis sa promulgation et surtout depuis sa prolongation, elle a donné des ailes et, disons-le tout de go aussi, un nouveau souffle aux "djihadistes" (2) purs et durs. L’on se demande même si l’Etat ne devait pas "changer son fusil d’épaule (sans jeu de mots) face à une terreur foncièrement idéologique".

La réconciliation nationale a surtout permis à ceux-ci de se réorganiser et de s’affilier à Al-Qaïda. Ce qui leur a permis de passer à une autre étape, plus difficile à gérer celle-là, dans cette guerre contre les impies et les "taghout"(3) : l’utilisation des Kamikazes.

De nombreux journalistes et intellectuels se sont exprimés sur ce sujet. Sans qu’ils soient pour autant tous des éradicateurs, ils sont unanimes à dire que la réconciliation nationale n’a plus de raison d’être. En effet, peut-on sérieusement s’attendre à une reddition de ceux qui sont enfoncés jusqu’aux oreilles dans la mare de sang des Algériens ? Peut-on espérer que celui ou ceux dont les mains sont souillées de sang d’innocents algériens se rende(ent) avec arme et bagages aux services de sécurité ? La réponse est, hélas, non. Et, chaque fois que l’occasion se présente, ces "tangos" nous le montrent bien. A coups de haches et de couteaux, dans les campagnes, contre des villageois isolés, et à coups de bombes dans les villes. Cet argumentaire est de plus en plus utilisé ces derniers jours par ceux qui pensent que la réconciliation nationale est un échec total. Et il fait peur quant à la suite des évènements...

Qu’en est-il des hommes politiques ? Eux, à qui normalement devrait incomber la tâche de nous dire ce qu’il y a lieu de faire, ils semblaient, du moins la première semaine qui a suivi ce drame, se complaire dans un silence inquiétant. El là, je parle du pôle démocratique. Mise à part Louiza Hanoune du PT qui, malheureusement, avec la fougue qu’on lui connaît bien, s’est trompée d’ennemi en désignant du doigt "la main étrangère" c’est-à-dire les Américains pour ne pas les nommer, les autres chefs de partis politiques sont restés quasiment muets. Jusqu’à ce jeudi. Et là, comme si nous le savions pas déjà, ils nous assènent cette vieille vérité : "Ce sont les islamistes qui tuent". Aucun doute là-dessus ! Mais, reconnaissons tout de même à cette phrase le mérite qu’elle met un bémol au fameux "qui tue qui  ?".

Comme dans une partition musicale (sans que ça soit forcément celle de Mozart citée plus haut), les rôles sont bien répartis : dès que le chef d’orchestre agite sa baguette, de loin, des grottes de Tora Bora, les tambourins, qui sont déjà sur scène, annoncent la couleur. Puis vient le tour des violonistes pour adoucir le rythme et permettre ainsi aux spectateurs bien calés sur leurs sièges de se laisser emporter par la mélodie. Jusqu’au prochain battement des tambours. Et ainsi de suite. Sauf qu’ici, les tambourins usent de balles réelles et de Kalachnikov, et les spectateurs touchés n’auront aucune chance d’apprécier à sa juste valeur la mélodie.

(1) Lire la "Lettre de la province" de Boubakeur Hamidechi dans le "Soir d’Algérie" du 21 04 07.

(2) De "Djihad", guerre sainte.

(2) Taghout = Celui qui transgresse la loi divine.


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5 réactions à cet article    


  • analyses 23 avril 2007 17:33

    Je viens de lire avec attention votre commentaire sur les derniers évènements qui ont endeuillés votre pays....Je percois dans votre propos une détresse bien compréhensible devant ce qui peut s’appeler le syndrome d’une maladie civile que l’on pourrait qualifier de gangrène, de cancer...

    Lorsqu’un individu est touché par une maladie de ce type, une des possibilités de guérison est l’intervention chirurgicale qui, de manière précise, peut extraire les tissus contaminés.

    De la même façon, lorsque le corps social est abimé par une idéologie traumatisante, le seul moyen est de faire une analyse de la strucure interne de cette idéologie pour permettre au corps social de l’extirper et ouvrir la voie vers la guérison.

    L’analyse que je vous propose ci dessous est une de ces analyses qui peut permettre aux protagonistes de la situation ( islamistes et conte-islmamistes ) de comprendre quel est la nature du piège dans lequel ils sont enfermés pour ensuite s’extraire de ce charme malfaisant et retrouver la voie de leur liberté de penser et d’agir.

    Si mon propos peut d’être d’une quelquonque utilité, j’en serais le plus heureux.

    ....................

    LA MANIPULATION DE LA FRACTURE NORD/SUD AU XXI EME SIECLE

    Les Etats-Unis sont le résultat d’une Histoire tronquée ; d’une Histoire parallèle ou une partie du Monde ( l’Orient ) a été artificiellement écarté des veines naturelles de l’Histoire, ou l’Europe a été artificiellement séparée de son prolongement Oriental, ou les Amérindiens ( Indiens d’Amériques ) ont été niés dans leur réalité Historique, confinés, mis en réserve de l’Histoire.... Cela nous a donné ces 5 siècles ( de 1500 à 2000 ) ou l’Histoire parallèle, biaisée, tronquée, s’est heurtée avec la pulsion naturelle de l’Histoire qui, inévitablement resurgira pour épanouir un monde ou Europe, Orient, Laïcité, Religions, Amériques, Indiens, Extrême Orient, pourront se conjuguer, fusionner...

    Dans l’attente de cette résurgence, les tenants des vieux concepts ( dont la Fracture Nord/Sud ) continuent à vouloir régenter le Monde , à donner des leçons à l’Europe en distribuant leurs jugements : « Vieille Europe, Nouvelle Europe », à l’Orient avec le « Choc des Civilisations .. », aux Amériques avec le soutien de putchistes et autres marionnettes, aux Amérindiens en leur faisant un sort indigne, aux Iraniens en leur dictant leur conduite .....

    Tous ces discours, toutes ces stratégies, tous ces concepts sont dépassés........

    L’Europe regarde, quoiqu’on en dise, de nouveau vers l’Orient, l’Amérique Latine se libère de la tutelle perverse des Etats-Unis, les Amérindiens ( cf Hugo Chavez ) reviennent au cœur de l’Histoire.....

    En attendant, les tenants des Vieux Concepts continuent à développer leur stratégie obsolète.

    ....................

    LES VIEUX CONCEPTS ET LEUR MISE EN ŒUVRE :

    Les Etats Unis sèment les fractures communautaristes ( ici l’islamisme radical, là, le gangstérisme maffieux, plus loin la division des Européens...)ensuite ils viennent « libérer »les Pays......

    Dans le cas de l’Islamisme Radical, comment s’organise la manipulation américaine ? :

    En semant l’intégrisme musulman partout dans le monde, entre autres actions ..........

    Le choix par les E-U delà manipulation de l’Islam est ancienne et remonte au XIX en, avant la 1er guerre mondiale.... En effet, les américains ( il faudrait dire Etats-uniens), comme leurs parents anglo-saxons anglais, sont des férus de prospectives, et celles ci, dès la fin du siècle dernier avaient dû leur fournir les scénarios des développement géopolitiques futurs, notamment en Europe et en Orient ..... Si la modernisation des deux rives de la méditerranée s’était poursuivie de façon naturelle, les rives Sud de l’Europe et les rives Nord de l’Afrique auraient connues un développement économiques beaucoup plus important. Ce développement intense aurait construit un bloc économique Euro Oriental puissant, avec d’une part, le bloc France Allemagne Italie Espagne Russie( et l’Angleterre ) et le Bloc Maroc- Algérie- Tunisie- Libye- Egypte- Palestine- Syrie Turquie. Etant entendu que ce bloc oriental était, avant la 1ere guerre mondiale, regroupé sous l’influence Ottomane.......

    Si cette agglomération économique s’était poursuivie, les Etats Unis aurait été marginalisé sur la scène économique mondiale au second rang ; la première zone économique mondiale serait aujourd’hui Euro Orientale avec la méditerranée comme centre ......

    Cela, les Etats Unis ont tout fait pour l’empêcher.

    Après la 2eme guerre mondiale, alors que l’Europe en avait pour 50 ans pour se remettre de l’aventure nazie ( dont en se demande bien qui a pu leur souffler ce délire en « isme » ? ? ? ..), toute une stratégie a été développée pour construire une fracture en pleine méditerranée : d’abord une couveuse maffieuse a été créée aux Etats Unis (notamment New York )dans le but d’exporter de la maffia et de l’installer en Sicile pour couper ainsi la 1ere voie de communication économique possible entre l’Europe et le Maghreb ; il faut reconnaître que l’objectif a été atteint au delà des espérances américaines : l’Europe s’arrête à Naples ! Au dessous, c’est le Mezzogiorno sous développé.....la Sicile, pont naturel entre l’Europe et l’Orient reste en panne ! !!

    Les Anglo-saxons on toujours eu un comportement prospectif ; on ne peut pas leur faire le reproche de ne pas avoir une politique étrangère constante : c’est pour cela que le petit rocher de Gibraltar est Anglais.....

    Et oui....ils ne s’en cachent pas : il veulent dominer la Méditerranée ; par-dessus les Espagnols ; par dessus les Français, par-dessus les Italiens ......

    Leur prétention n’a pas d’égal

    Au passage, il faut savoir que les Etats Unis sont des spécialistes de couveuses en« isme » ; partout ou il y a un activisme en « isme », il faut rechercher si la couveuse ne se trouve pas aux Etats Unis .....

    Mais revenons à notre sujet :

    Puis, il y a eu la fracture franco-algérienne (notamment sur des critères « ethniques ») qui a fini de couper les espoirs de développement communs entre l’Europe et le Maghreb ; il faut aussi se demander quels ont été les intérêts américains dans l’affaire franco-algérienne ...

    Cela pour faire bref ; mais si nous creusons cette thèse, nous voyons qu’elle éclaircie de nombreuses zones d’ombre d’une politique qui semble chaotique sans ce décodage de la manipulation américaine...

    Cependant, cette fracture limitée au Maghreb, ne tiendrait pas longtemps si elle ne trouvait pas une assise idéologique puissante qui permettrait de la maintenir et de l’amplifier ....

    C’est là qu’intervient la manipulation de l’Islam ..... ( qui reste une religion respectable autant que le Christianisme, le Judaïsme ou autres religions )

    Tout comme l’Inquisition ne représentait pas le Christianisme, l’Intégrisme Musulman ne représente pas l’Islam....

    Avec l’Inquisition nous avons assisté à l’instrumentalisation du Christianisme, avec l’Intégrisme Musulman, nous assistons à l’instrumentalisation de l’Islam......

    Mais revenons a notre sujet :

    Pour empêcher au XIX eme siècle l’Europe Economique de supplanter les Etats-Unis, il fallait empêcher l’ Europe qui commençait son industrialisation d’accéder a l’énorme marché potentiel que représentait l’Orient.

    La méthode utilisée a été de re-fondamentaliser ( d’instrumentaliser )l’Islam et l’empêcher de se séculariser. Cette ainsi que depuis le début du siècle, il y a une alliance tacite entre les Etats-Unis et les fondamentalistes Musulmans. Ce retour a un Islam archaïque ( obscurantiste et médiéval )fait en sorte que les rives de l’Europe et les rives de l’Orient s’éloignent un peu plus tous les jours depuis la fin de la 2eme guerre mondiale .

    Il faut savoir que toutes les écoles coraniques du monde sont en majeur partie financées par l’Arabie Saoudite, et l’Arabie Saoudite est l’alliée des Etats Unis : chercher l’erreur ! ! !

    En y regardant de plus près, on pourrait se demander si les Etats Unis n’ont pas fait un marché avec les fondamentalistes : Aux Etats Unis la domination économique de l’Occident ( hormis la Chine ), aux fondamentalistes la domination sur toute la sphères musulmane ( avec , pourquoi pas, un Ben Laden comme « Calife à la place du Calife » ; c’est un délire très « Buschien ».........) . Ben Laden et Al Qauïda ne servent d’ailleurs que les intérêts états-uniens dans le monde ; Al Quaïda est le cache-sexe du viol conceptuel organisé par les Etats-Unis sur la planète, dont le 11/09 est un exemple....

    Résultat :

    - un Orient rétrograde qui ne peut plus être un marché porteur pour les économies Européennes ; un affaiblissement de l’Europe qui reste sous domination américaine ( y compris la Russie )

    - Un Orient rétrograde qui reste lui aussi sous une domination américaine relayée par des roitelets locaux avec lesquels ils monnayent pétrole et autres richesses.......

    De façon subsidiaire, je pense, contrairement aux idées générales, que les Etats Unis ne sont pas allé voler le pétrole en Irak, mais ils sont allés y voler leur Laïcité. En effet, cette stratégie d’obscurantisme développée par les Etats Unis, pouvait être mise en danger par l’exemple Irakien, pays arabe qui, petit a petit, était en train de s’ouvrir à la modernité en sécularisant l’Islam en douceur .....Saddam Hussein ne devait pas vivre cent ans, et si les Etats Unis n’étaient pas intervenu, on aurait eu une relève jeune et laïque plus porteuse encore d’espoirs de progrès et de relations fructueuses avec l’Europe .... Comme nous avons eu une relève à Franco en Espagne ...sans avoir eu besoin d’intervenir...Les peuples se suffisent à eux mêmes, souvent.

    Au lieu de cela, les Etats unis en intervenant, favorisent la mise en place de régimes religieux intégristes qui freinent les relations Euro Orientales.

    Pourquoi n’ont ils pas déloger Saddam Hussein lors de la 1 ère guerre du Golfe ?

    Parce que, à ce moment là, une relève Laïque était possible puisque les clases moyennes et aisées pouvaient fournir les hommes

    Dix années de blocus avaient pour but de vider le pays de ses classes moyennes et dessécher le terreau Laïque afin de laisser la voie ouverte aux intégrismes.

    Il faut reconnaître que les Etats Uniens ( les dirigeants ) ont de la suite dans les idées...

    Un pays arabe musulman et laïque : voilà un exemple qui pouvait être dangereux pour les Etats-Unis. La Syrie est dans la ligne de mire des Etats Unis pour la même raison ..........

    Les Etats Unis ne supportent pas ce qui pourrait créer une contagion laïque en terre islamique et permettre la jonction économique Euro Orientale........

    Les capacités technologiques de l’Europe couplées avec les richesses minérales de l’Orient feraient du bloc Euro Oriental le plus grand espace économique pour les mille ans à venir !!!

    Les Etats unis ne supporte pas que les pays musulmans se modernisent car ils deviendraient alors le marché naturel de l’Europe.

    Il y a deux façons de moderniser les pays musulmans :

    - 1/ par la création d’un état laïque. On peut appeler cela la « modernisation » de l’islam. C’est ce qui se passait en Irak. On a vu ce qu’en pense les Etats unis : ils n’en veulent pas ........

    - 2/ il y a l’Iran qui propose une autre voie : C’est « l’islamisation » de la modernité. Cela aussi ne plait pas du tout aux Etats Unis. Un Iran ou les femmes au tchador siègent comme députés au Parlement, en plus grand nombre que dans certains Parlements Occidentaux, voilà qui fait désordre. Cette modernisation aussi fait peur aux Etats Unis ; cela risque de réussir et d’être contagieux ...et nous avons là, la raison du montage en épingle de l’affaire Iranienne ! ! ! ; L’histoire de la bombe atomique Iranienne c’est le nuage de fumée qui cache la véritable motivation.

    Les Etats unis ont une peur panique de voir la « modernité » éclore ou s’épanouir en Orient....et être le ferment du rapprochement économique Euro Oriental.. Pour eux , l’éclosion de cet espace économique Euro Oriental central ( au niveau mondial ) leur fait plus peur que le décollage Chinois !

    Cette peur, il la nourrisse depuis le XIX em siècle ....et toute leur stratégie se résume à cela :

    empêcher la jonction naturelle Europe Orient

    Le credo des Etats Unis c’est donc :

    1/ Islam, oui, mais archaïque et rétrograde ....un Islam moderne et républicain, type « Iran » pas question ! ! !

    2/ Musulmans, oui, mais intégristes et rétrogrades ...des musulmans laïques et modernes, type « Irak » , pas question ! ! !

    C’est ce que j’appelle l’ Amer-islamisme, la stratégie américaine mondiale

    Contraction de Amérique et Islamisme

    C’est dans ce délire que nous entraîne la manipulation américaine avec leur marionnettes Ben Laden et Al Quaïda...

    La seule façon de la contrer est de la déjouer et de ne pas s’y laisser prendre .....

    Comment ?

    Pour nous Européens, en soutenant les efforts de modernisation des pays musulmans.....

    Pour les musulmans de tous les pays, y compris de France, en refusant l’archaïsme ou veulent les entraîner des prêcheurs fanatiques et manipulés .....

    A ce moment là, ce n’est plus de Choc des Civilisations dont nous parlerons, mais de la Fusion des Civilisations .......

    .....si les Etats unis de Busch n’interdisent ce rêve à l’Europe par un chantage aux armes de .........

    Je vous laisse continuer......


    • boubi boubi 8 mai 2007 20:09

      ton analyse ce n’est que du pipo.


    • analyses 24 avril 2007 21:29

      Voilà un extrait d’une enquête menée en Europe. C’est un document que vous devez faire connaitre à tous vos compatriotes, islamistes ou non.

      Après avoir pris connaissance de certains faits, les islamistes arreteront certainement de se faire manipuler.

      ............................

      L’OTAN : du Gladio aux vols secrets de la CIA par Ossama Lotfy ( du Réseau Voltaire : www.voltairenet.org )

      1/ La manipulation des démocraties européennes 2/ Al Quaïda, une création de la CIA, revendiqué par le Colonel Américain, LeWinter

      1/ Commettre des attentats contre des civils de manière à créer un climat de peur, puis les imputer à ses adversaires politiques pour les discréditer est une vieille recette des services secrets anglo-saxons. Ce procédé de déstabilisation, adapté à la globalisation, est toujours d’actualité. À l’initiative du Réseau Voltaire, cinquante experts issus d’une douzaine de pays se sont réunis à Paris pour étudier les similitudes entre la « stratégie de la tension », initiée durant la Guerre froide, et la « guerre contre le terrorisme », déclenchée dans la foulée des attentats du 11 septembre

      Du Gladio aux vols secrets de la CIA. De la « stratégie de la tension » à la « guerre contre le terrorisme ». Un simple survol historique suffit à se convaincre de la continuité, sinon de la correspondance de ces deux opérations, ne serait-ce qu’au regard de ses commanditaires et de sa zone d’application. Et à poser la question de la « réactivation » du réseau stay-behind en Europe occidentale. Créé après la Seconde Guerre mondiale, le stay-behind (littéralement : les hommes laissés sur le terrain derrière la ligne de front) devait constituer à l’avance un réseau de résistance en cas d’invasion soviétique en Europe occidentale. Indirectement issu des accords de Yalta et de Postdam, ce réseau était dirigé par la CIA états-unienne et le MI6 britannique pour être installé dans toute l’Europe occidentale (c’est-à-dire dans la zone d’influence anglo-saxonne). Il fut bientôt incorporé dans l’OTAN [1]. Cependant, il ne tarda pas à dépasser sa mission originelle pour prévenir toute influence communiste dans les démocraties occidentales. Il se spécialisa alors dans le trucage des élections, l’assassinat politique et les attentats [2]. Cela s’est notamment produit en Italie, où deux de ces exactions ont particulièrement marqué les esprits : l’assassinat du Premier ministre Aldo Moro en mai 1978, ainsi que l’attentat de la gare de Bologne en mai 1980 [3], dans les deux cas, attribués aux Brigades rouges. Loin de s’arrêter aux frontières italiennes, l’action du stay-behind s’est étendue à tous les États membres de l’OTAN, y compris la France (à l’exception bien sûr des États-Unis, du Canada, et du Royaume-Uni) [4]. Bien souvent, dans l’ignorance des gouvernements des États où il opérait. Officiellement dissous depuis l’effondrement de l’Union soviétique, le réseau stay behind, dont l’existence n’a été révélée sous le nom de « Gladio » qu’en 1990 par le Premier ministre italien Giulio Andreotti [5], continue aujourd’hui son activité et l’étend à de nouveaux États au fur et à mesure de l’extension de l’OTAN. Si certains pays, tels que l’Italie et la Belgique, ont mené des enquêtes, voire pour ce dernier, exigé un contrôle parlementaire pour éviter que ce genre de situations ne vienne à se reproduire, la plupart des États européens ont passé cette révélation sous silence [6]. Sans prendre de mesures significatives à l’encontre de cette organisation criminelle. Ils sont restés dans le même état de torpeur lors de l’annonce de la découverte des prisons secrètes de la CIA fin 2005. La « stratégie de la tension » se serait-elle mutée en « guerre contre le terrorisme » ? C’est en tout cas le point de vue que défend l’historien suisse Daniele Ganser, auteur de Les armées secrètes de l’OTAN et qui a enquêté à travers l’Europe entière pour remonter les filières du Gladio et constituer cet ouvrage unique sur le sujet [7]. Un spécialiste pour qui, la « guerre contre le terrorisme » est aujourd’hui un moyen similaire de manipulation des populations occidentales, en ce sens qu’elle désigne de nouveaux faux responsables d’actes terroristes -les musulmans-, non plus pour contrer la « menace soviétique », mais pour justifier les guerres de ressources des États-Unis. Ce point de vue, l’ancien colonel de l’armée de terre des États-Unis,Oswald LeWinter, qui fut pendant plus d’une décennie le n°2 de la CIA en Europe et le co-président du Comité clandestin de l’OTAN, est venu l’accréditer [8]. Il a confirmé que son service avait infiltré des groupes d’extrême-gauche européens tels que les Brigades rouges en Italie ou Action directe en France ; qu’il avait simultanément recruté des mercenaires anti-communistes à l’extrême droite ; et enfin, qu’il avait organisé divers attentats en les faisant exécuter par l’extrême droite, mais attribuer à l’extrême gauche, voire revendiquer par elle. Il a ainsi déclaré que l’OTAN avait donné l’ordre d’assassiner le général français René Audran, directeur des Affaires internationales du ministère de la Défense (c’est-à-dire chargé des exportations d’armement), après qu’il eut été découvert qu’il était la source des informations divulguées quelques années plus tôt par le journaliste italien Mino Pecorelli [9]. L’assassinat avait été attribué à Action directe, dont cinq de ses membres ont été condamnés à la prison à perpétuité [10]. Continuant sa démonstration, le colonel LeWinter a affirmé avoir participé, au sein de la CIA et aux côtés du MI6, à la création d’Al Qaïda sur le modèle du Gladio. Des groupes islamiques auraient été infiltrés ; des mercenaires auraient été recrutés dans d’autres milieux musulmans ; et des opérations commanditées par les services secrets anglo-saxons seraient attribués aux premiers alors qu’ils seraient exécutés par les seconds. Cependant, à la différence des groupes européens des années 70 et 80, tous les groupes de façade islamiques auraient été regroupés sous un label unique, Al Qaïda. Le colonel LeWinter a affirmé avoir eu un dernier contact avec Oussama Ben Laden, en 2003 ; un épisode dont la presse portugaise s’était fait l’écho à l’époque. L’historien états-unien Webster G. Tarpley, qui participait en duplex depuis Washington à cette réunion, est revenu en détail sur l’assassinat du Premier ministre italien Aldo Moro. Un meurtre réalisé par les Brigades rouges, mais commandité à leur insu par l’OTAN, sous l’autorité directe d’Henry Kissinger. M. Tarpley, qui vivait à l’époque à Rome, avait été le premier à révéler les détails du complot atlantique, visant à empêcher la création d’un gouvernement d’union nationale incluant les communistes. Il a observé que les enquêtes ultérieures ont confirmé ses travaux, exceptés quant à la localisation d’une société secrète qu’il avait par erreur liée à l’Ordre de Malte alors qu’elle se trouvait au Grand Orient d’Italie (la fameuse loge Propaganda Due dite « P2 », découverte depuis) [11]. La journaliste bulgare Roumiana Ougartchinska a rendu compte de l’enquête qu’elle poursuit depuis plus de dix ans sur la tentative d’assassinat de Jean-Paul II. La confrontation des éléments disponibles permet d’invalider définitivement la célèbre « piste bulgare », théorie selon laquelle l’attentat aurait été commanditée par l’URSS et exécuté par un turc travaillant pour les services bulgares [12]. Il reste qu’il a été établi qu’Ali Agça était le n°3 du stay-behind en Turquie et qu’il a bénéficié de nombreuses complicités en Europe occidentale. Un intense conflit opposait les États-Unis au Saint-Siège, préoccupé d’éviter que l’Europe centrale ne se transforme en champ de bataille entre les deux grandes puissances, à propos de l’Ostpolitik du cardinal Agostino Casaroli. Pour l’Italien Guillieto Chiesa, parlementaire européen, philosophe et journaliste, la situation est aujourd’hui beaucoup plus grave qu’elle ne pouvait l’être durant la Guerre froide. En effet, si, dans le contexte de l’affrontement idéologique entre les Anglo-Saxons et l’URSS, les hommes du stay-behind pouvaient croire violer les règles démocratiques pour protéger les démocraties, ils ne peuvent aujourd’hui que servir les intérêts des Anglo-Saxons au détriment de leurs alliés. Le 5 octobre 2001, soit moins d’un mois après les attentats de New York et Washington, les États-Unis et le Royaume-Uni ont informé le Conseil atlantique de la réactivation du stay-behind contre « l’ennemi terroriste ». Ils ont exigé la collaboration des États membres en vertu de l’assistance mutuelle prévue par l’article 5 de la Charte de l’OTAN en cas d’attaque d’un allié. Par la suite, ils ont négocié avec l’Union européenne les facilités d’action dont ils avaient besoin [13]. Enfin, ils ont négocié bilatéralement des réformes législatives permettant aux agents de la CIA et du MI6 d’agir clandestinement dans chaque État membre [14]. Or, l’OTAN n’est plus une alliance militaire entre égaux, mais uniquement un lieu d’exécution des décisions de Washington. Ainsi, récemment, les États-Unis ont-ils pu négocier avec la Pologne et la République tchèque l’installation de leur nouveau système de missiles sans même en informer le Conseil atlantique, qui n’en a débattu qu’après coup. La Commission d’enquête du Parlement européen, à laquelle Giulietto Chiesa participait activement, a confirmé le rapport de Dick Marty [15] au Conseil de l’Europe [16]. Elle a montré que la CIA a enlevé, séquestré et torturé des musulmans en Europe au cours des cinq dernières années. Le député polonais Mateusz Piskorski a souligné, quant à lui, que les enquêtes diligentées dans son pays n’ont pas permis d’en savoir plus à propos des prisons secrètes de la CIA sur le territoire national. Au demeurant, si celles-ci ont existé, elle ne l’ont été que sous la présidence d’Aleksander Kwaśniewski et ont certainement disparues avec le président Lech Kaczynski, quelque soit son tropisme pro-états-unien. Pour conclure, Thierry Meyssan, le président du Réseau Voltaire qui animait cette séance de travail, a souligné que les agissements des services secrets de l’OTAN bafouaient les principes de la souveraineté nationale. Il a une nouvelle fois mis en garde contre l’évolution impériale des États-Unis et a affirmé que leur ingérence était le premier défi auxquels devaient faire face aujourd’hui les démocraties occidentales. D’autant que le choix délibéré des victimes -toutes musulmanes- visait à implanter en Europe le « clash des civilisations ». Enfin, en cette veille d’élection présidentielle française, il a rappelé que les accords transatlantiques autorisant l’usage des aéroports nationaux par les avions-prisons de la CIA avaient été secrètement négociés par Nicolas Sarkozy et que celui-ci ne s’en était jamais expliqué. Mais il s’est félicité que la CIA ait hésité à en faire usage de crainte de sabotage de leurs opérations par des officiers républicains des services français.

      1] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

      [2] Le « Field Manual 30-31 » de l’armée états-unienne, ainsi que ses appendices FM 30-31 A et FM 30-31B, où l’on trouve les explications sur les opérations « false flag » : « Il peut y avoir des moments où les gouvernements hôtes montrent de la passivité ou de l’indécision en face de subversion communiste et, selon l’interprétation des services secrets américains, ne réagissent pas avec suffisamment d’efficacité (...) Les services secrets de l’armée US doivent avoir les moyens de lancer des opérations spéciales qui convaincront les gouvernements hôtes et l’opinion publique de la réalité du danger insurrectionnel. Afin d’atteindre cet objectif, les services américains doivent chercher à infiltrer les insurgés par le biais d’agents en mission spéciale, qui doivent former des groupes d’action spéciale parmi les éléments les plus radicalisés des insurgés (...) Au cas où il n’a pas été possible d’infiltrer avec succès de tels agents dans le commandement des rebelles, il peut être utile d’instrumentaliser des organisations d’extrême-gauche à ses propres fins afin d’atteindre les buts décrits ci-dessus. (...) Ces opérations spéciales doivent rester strictement secrètes. Seuls les personnes qui agissent contre l’insurrection révolutionnaire sauront l’implication de l’armée américaine dans les affaires intérieures d’un pays allié. »

      [3] « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Réseau Voltaire, 12 mars 2004.

      [4] Nato’s Secret Armies : Operation Gladio and Terrorism in Western Europe, par Daniele Ganser, Frank Cass Publishers, 2004. Édition française à paraître fin 2007 aux éditions Demi-Lune.

      [5] « Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio », 26 février 1991.

      [6] Voir le documentaire Timewatch : Operation Gladio - Behind False Flag Terrorism, par Alan Francovich, BBC (1992). Disponible en trois parties sur Google Video.

      [7] Voir aussi, « Le Terrorisme non-revendiqué de l’OTAN », interview de Daniele Ganser par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 29 décembre 2006.

      [8] Desmantelar a America et Democracia e Secretismo par Oswald LeWinter, Publicaçoes Europa-Amarica (Lisbonne), 2001 et 2002.

      [9] Mino Pecorelli a révélé en 1978 le fonctionnement de la loge P2. Il a été assassiné en 1979. A son domicile ont été découverts de très nombreux documents sur les sociétés secrètes liées à l’OTAN et au Saint-Siège dont on ignore la provenance. Le général Audran a été asssassiné en 1985. Action directe a été démantelé en 1987.

      [10] Les imputations du colonel Oswald LeWinter contredisent à la fois les déclarations des membres d’Action directe et les travaux de la journaliste franco-israélienne Dominique Lorentz, attribuant la manipulation d’Action directe à l’Iran.

      [11] Chi ha ucciso Aldo Moro ?, par Webster Tarpley, POE, 1978.

      [12] La Vérité sur l’attentat contre Jean-Paul II, par Roumiana Ougartchinska, à paraître aux Presse de la Renaissance.

      [13] « L’Euro Patriot Act », « L’Union européenne a autorisé par écrit les prisons secrètes de la CIA dès janvier 2003 », Réseau Voltaire, 17 novembre 2003 et 13 décembre 2005.

      [14] « La loi Ashcroft-Perben II », Réseau Voltaire, 18 février 2004.

      [15] « Faut-il combattre la tyrannie avec les instruments des tyrans ? », par Dick Marty, Réseau Voltaire, 22 mars 2007.

      [16] Le carceri segrete della CIA in Europa, par Giulietto Chiesa, Edizioni Piemme, 2007.

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