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La mondialisation, selon Zaki Laïdi

A l’initiative de la Bibliothèque nationale de France, Zaki Laïdi, professeur à Sciences Po et chargé de recherches au Centre d’études et des recherches internationales, a récemment planché sur un thème délibérément provocateur : La mondialisation est-elle le dernier complot de l’occident ?

Un constat d’abord : la mondialisation génère une forte inquiétude dans le monde riche (en particulier en France...) mais aussi dans les pays en voie de développement. Les premiers craignent de se voir dépossédés de leur activité industrielle au profit des seconds qui estiment, eux, que la mondialisation n’est qu’un outil de domination né en Occident et destiné à les soumettre. En "profond désaccord" avec les altermondialistes, Zaki Laïdi souligne que la Chine et l’Inde sont fortement déterminées à ce que cette mondialisation tourne, cette fois-ci, à leur avantage. Les deux géants asiatiques ont compris qu’elle pouvait leur être très favorable, à condition de savoir la maîtriser afin qu’elle soit favorable à leurs intérêts.

Zaki Laïdi estime que la mondialisation crée simultanément de l’uniformisation et de la différenciation, car elle est un processus dynamique où les forces d’uniformisation et de différenciation sont à l’oeuvre conjointement. Par ailleurs, rappelle-t-il, les nations ne seront pas détruites par ce formidable mouvement d’interdépendance des économies. La médiation nationale de disparaît pas, elle se transforme...

A plusieurs reprises, Zaki Laïdi s’en est pris à la mouvance altermondialiste, à laquelle il reproche de ne pas comprendre la mondialisation. Rappelons qu’au nombre de ses multiples activités en France et à l’étranger (professeur et chercheur à Paris, Bruges, Tokyo, Bologne, Montréal...), il fut également conseiller spécial de Pascal Lamy, lorsque celui-ci était commissaire européen chargé du commerce.


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4 réactions à cet article    


  • Sylvio (---.---.244.151) 9 janvier 2006 18:35

    Les alter-mondialiste ne sont pas contre le mondialisme, loin de là, ils veulent justement un autre mondialisme. On ne peut donc pas leur reprocher de ne pas comprendre ce phénomène puisqu’il l’intreprète d’une autre façon.

    Bien sûr, vu qu’ils sont perçues (ou décridibilisé en étant montré) comme des néo-hyppie babacool utopique et « rebelles du monde », ils deviennent tout simplement has-been, ringard, incrédible, etc.

    Pourtant dans notre démocratie, nous devrions les écoutés, tout comme nous écoutons ceux qui prêchent la haine et le xénophobisme.

    Je ne suis pas un fervent « alter » mais j’adhère à nombre de leurs idées : démocraties participatives, respect de l’environnement, partage des richesses et des ressources du monde.

    Ce courant s’exprime principalement pour contré le néo-libéralisme, qui n’est pas un libéralisme puisque’il prone uniquement la libéralisation de l’économie et qui prome plus la déreglementation que sa libéralisation (mais le terme « libre » sonne mieux). Le libéralisme ne respecte pas ses principes de « concurrence non faussée » puiqu’il ne tiens pas compte de la concurrence déloyale causé par les différences de salaires, d’avantages sociaux, de niveaux de vie. Ils ne tiens pas compte non plus de la main-mise des états occidentaux sur les ressources de la planètes. Bref cette concurrence déloyale, n’est pas entre les peuples mais entre ceux qui profitent et ceux qui triment quelquesoit l’endroit où ils vivent.

    L’alter-mondialisme remet ça en cause et éxige plus d’équilibre entre les peuples, les (nouvelles) « castes de populations », le partage des ressources, etc. Evidement celà est bien dérengeant pour nos politiciens et grands dirigeants (quelquesoit leur pays : américains, chinois, français) car celà ne leur est pas favorable d’être plus égale vis à vis du peuple, ils se considèrent déjà comme de grand seigneur.

    Bref, la mondialisation, pas de soucis, mais attention, plus une communauté est grande (ici le monde), plus l’individus est petit et moins sa vie à de valeur. La mondialisation est un tournant pour la société humaine, elle ne peut être refusée dans la mesure où elle est inévitable, il faut donc qu’elle soit bénéfique pour tous et pas seulement ceux qui la dirige (financièrement, médiatiquement, politiquement).

    Mais aujourd’hui on préfère nous faire peur avec les turcs, les musulmans et les chinois pour que les esprits soient détournés.


    • Yaarg (---.---.109.244) 10 janvier 2006 00:54

      <>

      Tant qu’à faire la mondialisation, ce serait bien plus utile à l’humanité si on commençait par faire la mondialisation des hommes.

      La seule mondialisation dont il est question ne parle que d’argent et de profits. Et comme dit Silvio ci-dessus, la mondialisation profite surtout à ceux qui profitaient déjà avant : les riches plus riches et les pauvres plus pauvres.

      Combien ont perdu leur emploi parce que leur patron a trouvé une main d’oeuvre moins chère ailleurs ?

      Posez-vous la question : qui a gagné, qui a perdu ? Et vous saurez que c’est bien Zaki Laïdi qui ne comprend rien. Les SDF qui crèvent de foid, ça devrait pourtant lui sauter aux yeux non ?


      • Yuca de Taillefer (---.---.152.115) 10 janvier 2006 19:57

        Je suis tout à fait d’accord avec le propos de Zaki Laïdi quand il estime « que la mondialisation crée simultanément de l’uniformisation et de la différenciation, car elle est un processus dynamique où les forces d’uniformisation et de différenciation sont à l’oeuvre conjointement » : je le remarque dans mes voyages : besoin de communiquer, d’échanger, mais aussi d’exister individuellement ou à des niveaux d’appartenance.

        Quand aux propos sur l’altermondialisme : je n’ai aucun préjugé sur les courants de pensée politique, mais je me demande alors pourquoi le Parti Altermondialiste n’existe pas ? (si les idéaux altermondialistes sont si beaux et si universaux). De plus pour réussir à « imposer » les idées alter dans le monde entier, ceci implique de prendre le pouvoir dans chaque pays souverain pour réaliser cette utopie très sympathique. Et ensuite pour que ça marche, il faudra nécéssairement une Gouvernance Politique Mondiale.. ce n’est donc pas pour demain. Pour un adhérent des idées suivantes : « démocratie participative », « respect de l’environnement », « partage des richesses et des ressources » (même si cette dernière « idée » n’a jamais marché dans aucun pays de la planéte), il a encore beaucoup à faire en France si on prend le temps de regarder les réalités concrètes.

        La mondialisation des esprits peut exister sur internet puisque l’on a l’impression d’avoir la planète à portée d’un simple clic. Et pourtant la mondialisation des hommes et des marchandises a toujours exister puisque les hommes ont depuis très longtemps échanger entre eux.

        Mais la multiplication des échanges et leur complexité, l’envie des politiques et des pays d’en « imposer » et de s’imposer sur la place internationale, font que des jeux dangereux ou des jeux d’alliances se font et se défont du jour au lendemain.

        De grandes parties de poker, de bluf, de menaces, ou de coup gagnant se joue sur le grand échiquier planétaire tous les jours publiquement ou en privé.


        • www.jean-brice.fr (---.---.29.91) 20 février 2006 09:05

          La mondialisation a été créée par les anglo-saxons pour asseoir leur domination, après s’être emparé du système monétaire le 15/8/71. Un seul pays s’est opposé a ce système, c’est la France du Général DE GAULLE (conférence de presse du 4/2/65), mais M. Giscard d’Estaing en a décidé autrement ...

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