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Accueil du site > Actualités > International > La nouvelle constitution vénézuélienne : la réinvention de l’autocratie

La nouvelle constitution vénézuélienne : la réinvention de l’autocratie ?

Dimanche prochain les vénézuéliens sont appelés à voter pour une soi-disant réforme constitutionnelle. Le terme « soi-disant » est sciemment choisi car la réforme veut changer 69 articles des 350 en vigueur d’une constitution encore fraîche de 1999. De plus, certains articles changent les principes même de la constitution et devraient normalement, dans un pays où règne l’Etat de droit, nécessiter d’une assemblée constituante. Et pour bien finir, la réforme fut annoncée le 15 août par Chavez pour 33 articles, en octobre l’Assemblée nationale rajoutait 36 articles et nous avons eu à peine un mois pour lire les changements et méditer sur eux. Je me contenterai de renvoyer les lecteurs français au dernier procédé de changement constitutionnel en France pour la réduction du mandat présidentiel à 5 ans : pour un simple article il a fallu une très longue discussion et un référendum. Au Venezuela, on bâcle 69 articles en trois mois et un seul référendum. Mais que le lecteur se rassure, ce n’est pas l’objectif de ce billet de rédiger un ennuyeux texte légal, nous nous limiterons à examiner les articles ayant rapport au but réel de cette constitution : la perpétuation de Hugo Chavez au pouvoir.

Effectivement, un examen même superficiel du texte proposé révèle que le but recherché par le gouvernement Chavez est d’établir un système supposément démocratique où il sera extrêmement difficile pour que toute opposition, ou même dissidence interne du chavisme, puisse un jour créer une situation d’alternance démocratique au Venezuela. Le résultat sera, bien sûr, la permanence de Hugo Chavez à la tête du pays comme Castro à Cuba.

Comment cela s’obtient-t-il ?

La réélection permanente

Certainement, le premier article à modifier est celui qui limite le président de la République à deux termes consécutifs de 6 ans chacun. Le nouvel article 230 porte le mandat à 7 ans et permet la réélection ad vitam aeternam.

Plutôt que de discuter ici un changement qui va contre la tradition démocratique vénézuélienne depuis 1830 de ne pas permettre la réélection immédiate nous devons nous attarder à la curieuse défense faite par le régime de ce changement. En gros, la propagande officielle essaye de faire croire que la longévité présidentielle est comparable à celle des exécutifs des régimes parlementaires d’Europe. Ceci bien sûr est faux. Le système vénézuélien est déjà très, très fortement présidentiel et le deviendra encore plus si le oui l’emporte dimanche. Mais le gouvernement vénézuélien ne mentionne jamais que dans les systèmes parlementaires chef d’Etat et chef de gouvernement ne sont jamais les mêmes. L’équivoque est soigneusement entretenue, utilisant même la réélection constante de Roosevelt pendant les années de guerre sans mentionner l’amendement XXII de la constitution nord-américaine passé en 1951 qui limite à huit ans la détention du pouvoir, ce qui nous assure de nous débarrasser de George Bush très bientôt.

Mauvaise foi ? Ignorance politique ? Le lecteur jugera.

Le musellement permanent de l’opposition et de la dissidence

Il est certain que la possibilité de réélection immédiate n’est pas suffisante pour assurer la présidence à vie de M. Chavez. Pour cela il faut être sûr que dissidence ou opposition ne pourront jamais créer une situation qui puisse leur permettre de menacer électoralement le système imposé par le chavisme. Comment se crée une opposition ? Tout d’abord il faut créer des leaders. Ensuite il lui faut obtenir des ressources financières pour ses campagnes électorales. A travers un certain nombre d’articles que nous verrons ci-dessous le lecteur pourra constater que bien des 69 articles modifiés le sont justement pour éviter toute émergence d’un mouvement contraire aux intérêts de Chavez.

Eviter aux potentiels leaders de l’opposition de démontrer leur capacité administrative et politique.

Dans un système présidentiel en particulier, une excellent manière de démontrer que l’on a la capacité de gérer un pays et de démontrer que l’on peut gérer un morceau de ce pays. Prenons par exemple les Etats-Unis, système présidentiel s’il en est. George Bush a été gouverneur, réélu, du Texas. Clinton a été gouverneur, réélu, de l’Arkansas. Reagan a été gouverneur, réélu, de la Californie. Carter le fut de la Georgie et Roosevelt de New York. Même des candidats malheureux ont été gouverneurs tels que Dukakis du Massachusetts. Aujourd’hui, le républicain en tête, Giuliani, a été maire de New York car il n’est pas rare de voir un maire de grande ville arriver au niveau d’élections primaires des Etats-Unis.

Il faut donc au système que Chavez cherche à créer qu’il puisse éviter qu’un administrateur local puisse accéder à la notoriété grâce à sa gestion administrative. Pour cela les articles 11, 16, 18 et 156 ont été largement modifiés. Grâce à eux le président de la République pourra changer à son gré les limites territoriales internes du pays, créant sur simple décret de nouveaux districts spéciaux sans avoir besoin d’excuse particulière. Pour expliquer comment le système fonctionnera cherchons à imaginer pour un instant que Nicolas Sarkozy modifie la constitution française pour rester au pouvoir d’une manière quasiment absolue. Pour cela il lui faudrait par exemple éviter que Ségolène Royal puisse se refaire une santé politique grâce à une brillante gestion de sa région Poitou-Charentes. Avec les pouvoirs que Chavez cherche à obtenir, sur simple décret en conseil des ministres M. Sarkozy pourrait créer un district maritime spécial pour lutter contre la pollution et enlever à Mme Royal la Charente-Maritime et un bon morceau du bassin de la Charente. A la pauvre Ségolène il ne lui resterait plus que les Deux-Sèvres et la Vienne, départements certainement moins « glamour » que les Charentes avec le Cognac, Marennes et La Rochelle.

Même les mairies n’échapperont pas à la dissection de Chavez. Avec les mêmes articles, Nicolas Sarkozy pourrait enlever à Bertrand Delanoë quelques arrondissements pour créer une zone spéciale de développement pour l’intégration de l’immigration. Voilà Delanoë relégué à l’ouest de la capitale et voué à une sûre défaite électorale.

Eviter que de potentiels rivaux aient les moyens financiers de gérer leur terroir et de faire campagne électorale.

Il est assez clair que les articles cités ci-haut, non seulement, perturbent la géographie régionale, mais également permettent au gouvernent central de redistribuer les budgets en fonction de ses intérêts politiques maintenant en main des nouveaux missi dominici que Chavez créera pour surveiller les régions (articles 225 et 236).

Ce qui est plus subtil c’est que les financements pour les campagnes électorales seront plus difficiles. Qui donne à ces campagnes ? Par exemple, les PME. Avec les nouvelles règles qui simplifieront considérablement les procédures d’expropriation et qui permettront au gouvernement d’intervenir facilement dans la gestion des entreprises privées, il sera très facile de « punir » un chef d’entreprise qui aurait eu la mauvaise idée de financer de son propre argent un leader dissident ou d’opposition au chavisme (articles 100, 113 et 305). Et ne parlons pas des comités de travailleurs créés par le gouvernement et pas nécessairement à l’initiative de ces travailleurs (article 136). Il existe même la possibilité de punir l’efficacité d’une entreprise privée avec l’article 113.

Pour compléter, le gouvernement maintenant financera les campagnes, mais pourra également régler les conditions de ce financement. Lorsque l’on voit comment d’une manière obscène le gouvernement a utilisé les ressources de l’Etat pour financer ses propres campagnes, on ne peut qu’être très pessimiste quand au bon usage de ce changement de l’article 67.

Bloquer tout changement

Finalement, une fois que le système est installé, il faut trouver un moyen pour compliquer tout changement qui viserait à simplifier la route du pouvoir, un réflexe très conservateur pour un régime qui se veut démocrate et de gauche. Il y a deux moyens de faire ceci.

Le premier et de faire que les systèmes de référendums soient plus difficiles à mener lorsque l’on veut changer la constitution, abroger une loi ou tout simplement virer un élu quelconque grâce au référendum révocatoire. La constitution de 1999 prévoyait un éventail de référendums et consultations qui permettraient à la population de lancer des initiatives comme on voit par exemple en Suisse. Malheureusement, les deux seules expériences que nous ayons eues à ce sujet se sont avérées être très négatives et très menaçantes pour le pouvoir de Chavez. Le président Chavez ne peut pas revenir - pour l’instant du moins - sur ce qui apparaissait en 1999 comme une conquête sociale et politique importante, un élément qui profite énormément à son image en dehors du Venezuela. Même si l’application chez lui de ces systèmes d’initiatives populaires a été des plus difficiles, le chavisme a décidé de rendre ces initiatives encore plus compliquées en augmentant la barre de signatures requises pour activer lesdites initiatives, et les voix nécessaires pour atteindre l’objectif souhaité (articles 71, 72, 73, 74, 341, 342 et 348). Par contre le président de la République, lui, va avoir plus de facilités à convoquer un référendum lorsque bon lui semblera (article 236).

Le deuxième recours est tout simplement d’interdire de défendre une option politique qui ne soit pas socialiste. Le changement ici est beaucoup plus subtil. Il s’agit de mettre, de ci et de là, dans les articles devant être modifiés des dispositions visant à créer un système politique et économique socialiste. Il faut entendre par là socialisme du genre Cubain, pas du tout la sociale démocratie européenne. Les articles 158, 168, 184, 299, 300, et 318, par exemple, impliquent plus ou moins que la société vénézuélienne ne peut être que socialiste. Dans la pratique un ou plusieurs de ces articles pourraient être facilement utilisés pour bannir un parti politique ou même un candidat indépendant qui prônerait le libre échange ou une baisse d’impôts ou une libération de certains contrôles économiques.

Conclusion

La réforme proposée par le président Chavez aboutira sans faute en un système autoritaire où il sera très difficile d’une manière démocratique de contrer son pouvoir. Toute opposition existant aujourd’hui aura une voie très difficile, pleine d’embûches et de culs-de-sac pour maintenir le peu de viabilité qu’elle puisse avoir à présent. Ne parlons même pas de la création de nouveaux mouvements d’idées.

Eventuellement, le joug subi par la population par un tel système qui bloque tout renouvellement terminera par générer encore plus de violence que celle que nous voyons déjà aujourd’hui avec les fermetures de médias ou la répression accrue des étudiants contestataires. La fin sera, bien sûr, un chaos politique contrôlé à dure peine par la répression et la fin de toute prétention démocratique. Peu importe que le Oui l’emporte dimanche, les partisans du Non ne pourront jamais accepter un système politique qui a diminué certains de leurs droits. Bien des régimes autoritaires ont reçu a un moment donné l’appui du peuple, mais tous ont fini par le perdre. Je pense ici à Peron et à Fujimori, pour rester en Amérique latine.

Documentation

Malheureusement en français, il n’y pas grand-chose, hormis quelques articles et éditoriaux plutôt négatifs sur cette réforme trouvés sur Libération ou Le Monde.

Ceux qui peuvent lire l’anglais sans trop de problèmes pourront visiter le blog que j’ai animé avec les lecteurs de mon blog principal. Dans ce blog, Venezuela’s Constitutional Reform, les lecteurs ont été invités à rédiger des commentaires et analyses approfondies sur les articles de la réforme de leur choix. Ce blog offre également des liens aux textes constitutionnels originaux et les textes modifiés.

En espagnol vous pourrez, bien sûr, trouver de très nombreux textes. Tout d’abord le texte final de la réforme qui sera présenté au vote de dimanche prochain, sur la page du CNE, l’organisme électoral du gouvernement. Vous y trouverez les textes actuels à côté des textes proposés.

Les internautes vénézuéliens, bien sûr, ont beaucoup travaillé et je me permets de recommander le blog de Kareta qui publie une analyse succincte de tous les articles. Il y a également la traduction en espagnol de certains des articles dans le blog en anglais cité plus haut. Ce blog, No a la Reforma Constitucional, inclut également certains textes originaux en espagnol.

Pour ceux qui n’ont guère confiance en d’obscurs blogueurs, il y a, bien sûr, les journaux tels qu’El Universal qui a une section spéciale de textes et de news en anglais et en espagnol. Curieusement le gouvernement vénézuélien et le chavisme ont été beaucoup plus discrets dans leurs promotions et leurs analyses, se limitant le plus souvent à vanter quelques articles placés dans la réforme pour leur caractère populiste. Vous pouvez toujours chercher sur la page du ministère de l’Information ou sur l’agence de nouvelles du régime.


Les réactions les plus appréciées

  • Michel Maugis (---.---.---.162) 30 novembre 2007 01:14
    Michel Maugis

    Michel Maugis @ Daniel Duquenal.

    Vous détalez encore, à toute vitesse.

    En effet.

    « peu importe la voie, ce qui compte c’est le résultat. »

    SI la voie est importante !! Il est important de savoir qu’elle respecte une éthique, qu’elle est démocratique, ou non.

    En quoi donc les moyens de Chavez sont ils mal ?

    En quoi est ce mal d’avoir Chavez élu régulièrement par le peuple, si tel est son désir ?

    Vous ne l’avez toujours pas dit.

    Vous ne pouvez réfuter une seule ligne de ce que j’ai écrit.

    « Vous les communistes vous devriez comprendre cela très bien : la fin justifie les moyens, et la fin c’est pour Chavez d’avoir son cul posé sur le fauteuil présidentiel de Miraflores comme Castro l’a à la Havane, même ce derrière est maintenant semi-momifié. »

    Votre haine de classe ressort. Ne vous en faites pas, après Castro, il y aura un autre dirigeant, il changera si le peuple le désir, et vous continuerez de vomir votre haine. Parce que ce que vous n’aimez pas est que ce soit le peuple qui soit au pouvoir.

    Castro est réélu régulièrement tout les 4 ans par le conseil d’état formé par des ministres élus par la chambre des députés du pouvoir populaire élu eux mêmes par le peuple.

    Chavez sera régulièrement élu tout les 7 ans car le peuple votera pour lui afin de construire la société socialiste.

    C’est ce que vous ne pouvez pas accepter.

    Acceptez vous que le socialisme se construise pacifiquement et démocratiquement ?

    Sinon, que proposez vous comme voie pour ceux qui le veulent ?

    Continuez ainsi, je crois que vous êtes le plus grand propagandiste en faveur de Chavez à montrer ce que sont les « opposants ».

  • Bleu Montréal (---.---.---.2) 29 novembre 2007 16:10

    Pourquoi cette hargne encore ? C’est votre nature je crois ...

    Arrêtez d’essayer de me décridibiliser ; vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas ce que je sais, et vous êtes bien prétentieux de le prétendre sur quelques posts.

    Votre article est nul, désolé pour vous. Il manque de clareté, il ne prouve rien, c’est un évidence.

    Je suis heureux qu’à partir de dimanche 2 décembre, les Vénézuéliens feront le bon choix : ils voteront SI !

    NO VOLVERAN !

  • Michel Maugis (---.---.---.162) 30 novembre 2007 00:38
    Michel Maugis

    Michel Maugis @ Candidat 0007

    « Vouloir limiter le nombre de mandats présidentiels dans une constitution est un acte démocratique. »

    L’acte est effectivement démocratique en soi, comme l’inverse.

    Mais puisque vous affirmez qu’un acte est démocratique et l’inverse non, c’est que vous ne jugez pas l’acte mais l’article même, sur le fond.

    Or vous ne dîtes pas la raison. Vous donnez simplement votre opinion.

    « A l’inverse modifier une constitution qui le prévoie pour rendre illimité le nombre de mandats présidentiels est un acte antidémocratique »

    Non, tout article voté démocratiquement est démocratique par loi, par définition, puisque respectant la constitution elle-même qui prévoit sa modification.

    Vous affirmez sur le fond, sans argumenter.

    Votre comportement est donc dogmatique et totalement contraire au débat démocratique que vous rejetez., par principe.

    Celui-ci implique de non seulement dire votre opinion, mais de la justifier par des arguments.

    Quelle importance l’opinion d’un inconnu ?

    Relisez mon premier commentaire à Duquenal, et vous y verrez une justification du caractère démocratique de la non limitation des mandats, et le caractère profondément antidémocratique d’une limitation.

    Si vous n’êtes pas d’accord vous pouvez toujours dire pourquoi à partir de ce que j’ai dit.

  • Serpico (---.---.---.210) 29 novembre 2007 15:11
    Serpico

    candidat007 :« Par ailleurs, une constitution qui comporte 350 articles laisse pour le moins perplexe et n’est certainement pas favorable au développement de la responsabilité et de l’implication civique des institutions régionales, locales de la société civiele et des citoyens. Une telle constitution directive ne peut être que centralisatrice. »

    ******************

    Il vous en faut combien pour entrer dans la catégorie « démocratique » ?


Réagissez à l'article

115 réactions à cet article

  • lerma (---.---.---.24) 29 novembre 2007 11:09
    tvargentine.com

    Encore un article d’un agent de la CIA (il vaudrait mieux que vous soyez payé pour écrire autant de bétises)

    Chavez est élu par le peuple et cela s’appelle la démocratie et si le peuple veut voter pour lui durant 30 ans aux élections démocratiques nous n’avons pas à contester la volonté du peuple.

    Décidement,vous n’acceptez pas de perdre vos priviléges ou de payer un peu d’impôts pour construire une nouvelle société de justice sociale.

    Votre article sent le fascisme des articles de propagandes visant à destabiliser un président élu

    Vous essayez de suivre le même parcours des petits Pinochet qui avaient renversé un Président élu en 1973

    Honte à vous et soyez sur que vous n’aurez aucun appui en France pour soutenir des putchistes

    • Daniel Duquenal (---.---.---.125) 29 novembre 2007 13:45
      Daniel Duquenal

      Lerma

      Vous êtes vous même dérangé pour lire certains des articles cités dans le billet ? Pourtant, écrivant d’Argentine vous devez bien lire la « reforma » dans le texte, non ?

      Je ne conteste pas le droit des vénézuéliens de se passer la corde au coup. Après tout les argentins l’ont bien fait avec Peron et ils en payent encore la conséquences. Les français l’ont bien fait avec Napoleon III ; ont failli le faire avec Boulanger et l’auraient peut être fait avec Pétain. La démocratie est une plante fragile qui peut être arrachée sans y penser par les gens qui en principe en bénéficient le plus.

      Relisez donc mon billet et dites moi si je nie le droit des vénézuéliens de se soumettre à Chavez à vie ? Sortez pour un instant de votre pro-chavisme viscéral et primaire et regardez les faits : avec la nouvelle constitution il sera très difficile de pouvoir exercer une opposition à son régime. Que vous soyez d’accord avec cela est une autre histoire, vous en avez parfaitement le droit. Je vous rappelle néanmoins que la démocratie n’est pas seulement une affaire d’avoir plus de voix que l’autre : la démocratie implique aussi le respect de l’autre. Ceci, cet élément essentiel, sera absent du texte constitutionnel après le 2 décembre.

      Je vous rappelle un éditorial récent du Monde dont je vous cite un paragraphe :

      La concentration des pouvoirs au profit du président de la République, l’absence de dialogue avec l’opposition, la disqualification du mouvement étudiant, traité de « fasciste », l’encouragement de bandes armées et l’embrigadement des réservistes, bref, la militarisation de la vie politique, s’accompagnent d’une corruption sans précédent.

      Vous croyez que les 69 articles vont améliorer ceci ?

    • Michel Maugis (---.---.---.116) 29 novembre 2007 17:29
      Michel Maugis

      Michel Maugis @ Lerma

      Pas possible, moi communiste et marxiste contraint de voter INTERESSANT pour ce commentaire.

      Que voulez vous, je suis impartial dans mes jugements.

      Rien à redire.

    • Philou017 (---.---.---.234) 29 novembre 2007 21:39
      Philou017

      « La concentration des pouvoirs au profit du président de la République, l’absence de dialogue avec l’opposition, la disqualification du mouvement étudiant, traité de »fasciste« , la disqualification du mouvement étudiant, traité de »fasciste« , bref, la militarisation de la vie politique, s’accompagnent d’une corruption sans précédent. »

      Vous reprenez la propagande du Monde, qui n’est plus qu’une feuille de choux pro-atlantiste, excusez-moi mais c’est un peu juste.

      La concentration des pouvoirs au profit du président de la République :C’est effectivement discutable, mais il y a des raisons à cela

      l’absence de dialogue avec l’opposition : Vous rigolez. L’opposition est hystérique, hait Chavez, quand elle n’appelle pas au coup d’etat contre lui. Malgré cela des leaders de l’opposition ont été consultés lors du passage à l’assemblée du texte sur la constitution

      la disqualification du mouvement étudiant, traité de « fasciste » : Je ne vois pas pourquoi ce qualificatif disqualifierait des gens, s’ils ont de vrais arguments.

      Les bandes armées : Il semble que ce phénomene soit plutôt l’apanage de l’opposition

      la militarisation de la vie politique : mettre des militaires au gouvernement n’implique pas une militarisation de la vie politique. La democratie n’a jamais été aussi vivante au Vénézuéla, à travers les conseils communaux par exemple

      s’accompagnent d’une corruption sans précédent : pure allégation. La corruption existe depuis longtemps au vénézuéla, rien ne dit qu’elle se soit aggravée. Elle est particulièrement présente dans certaines administrations héritées des anciens régimes.

      Bref, pas grand chose de valable.

    • Daniel Duquenal (---.---.---.125) 29 novembre 2007 23:08
      Daniel Duquenal

      Philou

      Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Merci de le confirmer une fois de plus.

      Je vais me limiter à répondre à votre commentaire de dialogue. C’est Chavez qui a rompu le dialogue politique au Venezuela. En 1992, en tuant une tripotée de gens. Chavez a commencé comme un assassin, sans dialogue. Les conséquences sur le débat au Venezuela ne sont pas discutables.

      Je vous enjoint de regarder 24 heures de VTV (pro Chavez) et 24 heures de Globovision (anti Chavez). Vous me direz quel pourcentage des émissions donne accès à l’autre bord, dans chacun. Faites l’expérience, vivez la réalité du Venezuela et après venez nous raconter vos préjugés ici. Dans le bêtisier que j’ai eu le loisir de lire chez Agoravox, votre commentaire sur l’opposition venezuelienne mettant fin au dialogue est une perle rare.

  • Serpico (---.---.---.73) 29 novembre 2007 12:17
    Serpico

    A l’auteur : « Pour expliquer comment le système fonctionnera cherchons à imaginer pour un instant que Nicolas Sarkozy modifie la constitution française pour rester au pouvoir d’une manière quasiment absolue. »

    *************

    Pas besoin d’imaginer : le nombre de mandats en France n’est pas limité. Essayez de connaître d’abord les institutions de votre pays au lieu de vous acharner sur le Venezuela. (En supposant que vous êtes français sinon...même chose : documentez-vous).

    « Le premier et de faire que les systèmes de référendums soient plus difficiles à mener lorsque l’on veut changer la constitution, abroger une loi ou tout simplement virer un élu quelconque grâce au référendum révocatoire. »

    ********************* .....quel que soit l’élu : pro ou anti-Chavez.

    Vraiment, vous vous masturbez trop.Ca bousille les neurones.

    • Daniel Duquenal (---.---.---.125) 29 novembre 2007 13:59
      Daniel Duquenal

      Je connais très bien les instituions de MES DEUX PAYS.

      Je vous fait remarquer, au cas ou vous ne le sachiez pas, que la France est encore un régime parlementaire même si le coté présidentiel s’accentue de jour en jour. Il y a eu deux cohabitations sous Mitterand et une sous Chirac. Ce furent d’ailleurs ces cohabitations qui ont poussé, par consensus national, non par décret de Jospin ou de Chirac, à la réduction du mandat à 5 ans, pour reconnaitre le coté plus présidentiel dans l’évolution des mœurs politiques. Je crois même que Sarkozy a parlé de limiter à deux mandats, comme aux USA.

      L’évolution en France est vers plus de pouvoir présidentiel, mais pour moins de temps, EXACTEMENT A L’ENVERS du Venezuela où il semblerait que nous allions vers un pouvoir absolu d’une manière indéfinie. Comme je l’ai dit a Lerma plus haut, le peuple a certainement le droit de nommer les dictateurs que bon lui semble, ceci ne m’empêche pas de le dire.

    • Serpico (---.---.---.210) 29 novembre 2007 15:17
      Serpico

      Vous oubliez juste une chose : aux USA, on n’a plus besoin d’un président pour contrôler le pays.

      Le rôle des institutions politiques et même le droit constitutionnel US n’ont plus grande valeur.

      C’est une mafia capitaliste qui dirige. Elle dispose de plus de deux mandats : elle utilise les présidents comme fusibles ou comme représentants de commerce.

      Que ce soit un démocrate ou un républicain importe peu et la distinction s’estompe depuis une cinquantaine d’années.

      La meilleure preuve est dans la politique extérieure US : que vous soyiez islamiste, dictateur, psychopathe ou même si vous jouez carrément du chapeau, du moment que vous êtes pro-US, vous n’avez rien à craindre.

      C’est pour ça que les jugements de valeur concernant Chavez ou Castro, venant des US ou de leurs alliés ne valent strictement rien.

    • Charlotte (---.---.---.215) 30 novembre 2007 19:55

      Agora vox s’annonce comme « un espace de débat civique et civilisé ». Il est difficile de le croire losrque l’on parcourt les commentaires de cet article !!! Faute d’arguments,les insultes, et la vulgarité regnent... faudrait-il en conclure que la démocratie libérale est un privilege réservé aux francais... qui, en manque d’émotions fortes, s’en offrent a bas prix dans la lointaine Amérique latine le continent des bons sauvages devenus meilleurs revolutionnaires.

      Le panorama de la discussion que devrait provoquer cet article sur la situation vevezuelienne est on ne peut plus navrant. Dommage pour Agora Vox, dommage pour ses lecteurs Charlotte

  • Dam (---.---.---.148) 29 novembre 2007 14:03

    Quel torchon ! J’ose dire, un de + !... C’est dingue le nombre de personnes dé« sin »formées..

  • candidat 007 (---.---.---.149) 29 novembre 2007 14:16
    bernard29

    Vouloir limiter le nombre de mandats présidentiels dans une constitution est un acte démocratique.

    A l’inverse modifier une constitution qui le prévoie pour rendre illimité le nombre de mandats présidentiels est un acte antidémocratique et qui prouve assez la tendance autocratique d’un régime.

    Par ailleurs, une constitution qui comporte 350 articles laisse pour le moins perplexe et n’est certainement pas favorable au développement de la responsabilité et de l’implication civique des institutions régionales, locales de la société civiele et des citoyens. Une telle constitution directive ne peut être que centralisatrice.

    • Serpico (---.---.---.210) 29 novembre 2007 15:11
      Serpico

      candidat007 :« Par ailleurs, une constitution qui comporte 350 articles laisse pour le moins perplexe et n’est certainement pas favorable au développement de la responsabilité et de l’implication civique des institutions régionales, locales de la société civiele et des citoyens. Une telle constitution directive ne peut être que centralisatrice. »

      ******************

      Il vous en faut combien pour entrer dans la catégorie « démocratique » ?

    • candidat 007 (---.---.---.149) 29 novembre 2007 16:00
      bernard29

      350, c’est presque le TCE ou le mini traité aussi illisibles les uns que les autres. D’ailleurs le propre d’un pouvoir c’est de rendre les choses complexes voire incompréhensibles.

      En général c’est moins d’un centaine. De nombreux articles devraient relever de la matière législative (soit de réglement intérieur des institutions, ou de lois organiques plus simples à rénover, à améliorer ou à modifier.).

    • Michel Maugis (---.---.---.162) 30 novembre 2007 00:38
      Michel Maugis

      Michel Maugis @ Candidat 0007

      « Vouloir limiter le nombre de mandats présidentiels dans une constitution est un acte démocratique. »

      L’acte est effectivement démocratique en soi, comme l’inverse.

      Mais puisque vous affirmez qu’un acte est démocratique et l’inverse non, c’est que vous ne jugez pas l’acte mais l’article même, sur le fond.

      Or vous ne dîtes pas la raison. Vous donnez simplement votre opinion.

      « A l’inverse modifier une constitution qui le prévoie pour rendre illimité le nombre de mandats présidentiels est un acte antidémocratique »

      Non, tout article voté démocratiquement est démocratique par loi, par définition, puisque respectant la constitution elle-même qui prévoit sa modification.

      Vous affirmez sur le fond, sans argumenter.

      Votre comportement est donc dogmatique et totalement contraire au débat démocratique que vous rejetez., par principe.

      Celui-ci implique de non seulement dire votre opinion, mais de la justifier par des arguments.

      Quelle importance l’opinion d’un inconnu ?

      Relisez mon premier commentaire à Duquenal, et vous y verrez une justification du caractère démocratique de la non limitation des mandats, et le caractère profondément antidémocratique d’une limitation.

      Si vous n’êtes pas d’accord vous pouvez toujours dire pourquoi à partir de ce que j’ai dit.

  • Bleu Montréal (---.---.---.2) 29 novembre 2007 15:17

    Vous avez échoué Monsieur Duquenal, votre article est confus, très loin d’être clair.

    Vous nous balancez des contre-exemples en faisant certaines analogies avec la France ou les USA, mais vous n’expliquez pas les impacts sur la vie politique dans ces pays. Votre argumentation n’a donc aucun effet. Ça fait pschitt ...

    Tant que l’opposition ne saura pas répondre aux besoins de la population vénézuélienne (encore très pauvre il y a quelques temps), le chavisme (généreux et humaniste) restera au pouvoir.

    • Bleu Montréal (---.---.---.2) 29 novembre 2007 15:20

      Voici un VRAI résumé autour de cette réforme

      HISTORIQUE

      La réforme constitutionnelle est l’approfondissement d’une véritable démocratie que les partis traditionnels ont dévoyée pendant plus de quarante ans

      À tous ceux qui laissent entendre que le leader bolivarien a sorti les réformes de sa manche dans le seul but de s’éterniser au pouvoir, il suffirait de rappeler que les réformes en question furent le cheval de bataille de Chavez lors de la campagne présidentielle de décembre 2006, et que ceux qui l’ont élu -rien moins que 60% des électeurs-sont tout aussi convaincus que lui du fait qu’ « il reste pas mal de bavures héritées de l’ancien régime » dans la Constitution approuvée en 1999.

      PROCESSUS

      Les modifications, déjà approuvées dès la première lecture par le corps législatif, ont été discutées en réunions populaires dans tout le pays, car il faut que le peuple les connaisse et donne son avis.

      Après le débat populaire, le document est revenu à l’Assemblée nationale, qui l’a soumis à deux nouvelles lectures ; à partir de là, le Conseil électoral national a eu trente jours pour organiser et réaliser la consultation populaire sur la nouvelle Constitution.

      INDIGÈNES

      Pour la première fois dans l’histoire de cette nation andine, les quarante ethnies indigènes du pays ont été invitées à discuter le document dans le cadre d’un débat populaire sans précédent qui rompt avec un demi-millénaire d’exclusion.

      OPPOSITION

      Pourquoi l’opposition et les ennemis du processus bolivarien s’indignent-ils et parlent-ils de dictature, de coup d’État, d’attaque contre la démocratie ?

      La réponse est simple : Washington et ses filleuls locaux donneraient tout pour qu’il en soit ainsi, mais ils savent que l’esprit et la lettre des modifications proposées par le président Chavez vont justement dans la direction contraire, constituent une garantie pour la démocratie, pour la participation populaire, pour la défense des droits des travailleurs, sans exploitation ni exclusion.

      Une opposition de plus en plus discréditée et divisée prétend que Chavez veut conserver le pouvoir à perpétuité et établir une dictature personnelle.

      REELECTION DU PRESIDENT

      En proposant de modifier l’article 230 de la Constitution actuelle et de fixer la durée du mandat présidentiel à sept ans au lieu de six , avec possibilité de réélection immédiate et indéfinie, le leader bolivarien laisse le choix au peuple. C’est le peuple et rien ni personne d’autre qui décidera quel président part ou reste et pour combien de temps.

      Tout au contraire, la bourgeoisie a toujours conquis le pouvoir pour le garder et a trouvé à cette fin la formule de l’alternance : un parti prend la relève de l’autre, au point que le résultat de chaque élection était connu d’avance. La démocratie avait atteint ce sommet d’antidémocratie. En aucun cas il n’y avait d’espace pour les représentants du peuple.

      DÉCENTRALISATION

      L’opposition prétend que la nouvelle structure de l’État va démembrer le pays. Or, le pouvoir central sera amené à donner davantage de pouvoir de décision à toutes les instances du gouvernement, jusqu’au quartier. Les régions maritimes, les districts insulaires, les États, les municipalités fédérales auront un pouvoir de décision supérieur pour que la participation concerne tous les niveaux.

      DROIT DES TRAVAILLEURS

      Par contre, l’opposition se garde bien de constater que Chavez se propose d’introduire dans la Constitution l’interdiction d’exploiter les travailleurs, et la création d’un fonds de stabilité sociale destiné à garantir au vaste secteur informel des droits fondamentaux tels que la retraite, la pension, les congés payés, la licence pré et post-natale pour les femmes enceintes et la réduction du temps de travail pour tous les travailleurs.

      PROPRIÉTÉ TERRIENNE

      La nouvelle Constitution touchera un autre point non moins important : l’interdiction du latifundium improductif ou de l’exploitation privée des hydrocarbures. Les missions sociales figureront aussi dans le texte.

      TYPES DE PROPRIÉTÉ

      Lorsque l’opposition et le pouvoir médiatique lancent leur campagne contre le socialisme du XXIe siècle, ils accusent la Révolution bolivarienne de vouloir dépouiller la bourgeoisie de ses propriétés (ce qui a pour effet immédiat d’accélérer l’exode du pays) et font silence sur l’article 115, qui définit cinq types de propriété : sociale (directe ou indirecte), collective, mixte et privée.

      INCLUSION DU MONDE DES AFFAIRES

      Le président Chavez a pourtant été on ne peut plus clair : « Messieurs les hommes d’affaires, Messieurs du secteur privé, vous n’êtes pas du tout exclus, nous avons besoin de votre aide. Faisons ensemble le grand pays que le Venezuela promet déjà d’être ! »

    • Daniel Duquenal (---.---.---.125) 29 novembre 2007 15:40
      Daniel Duquenal

      Bleu

      Vous êtes un petit rigolo. Je vous parle articles constitutionnels précis, vous me répondez par des veux pieux. Mais les avez vous lus ces articles ? Non, je ne crois pas car la dernière fois que nous nous sommes rencontrés, lors de mon précédent billet VOUS NE SAVIEZ MÊME PAS QU’IL Y AVAIT 69 ARTICLES !

      J’ai échoué ? si c’est vous qui le dites cela doit être plus que vrai....

  • Bleu Montréal (---.---.---.2) 29 novembre 2007 16:10

    Pourquoi cette hargne encore ? C’est votre nature je crois ...

    Arrêtez d’essayer de me décridibiliser ; vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas ce que je sais, et vous êtes bien prétentieux de le prétendre sur quelques posts.

    Votre article est nul, désolé pour vous. Il manque de clareté, il ne prouve rien, c’est un évidence.

    Je suis heureux qu’à partir de dimanche 2 décembre, les Vénézuéliens feront le bon choix : ils voteront SI !

    NO VOLVERAN !

    • Daniel Duquenal (---.---.---.125) 29 novembre 2007 23:11
      Daniel Duquenal

      Vous « décridibiliser » moi ? Mais vous faites un si bon travail vous même !!!! Dites nous donc tout ce que vous savez. Je veut dire en dehors des « cut and paste » dont vous nous assenez.

    • marc (---.---.---.233) 30 novembre 2007 21:06

      Duquenal

      En tout cas, vous feriez mieux de ne pas comparer la démocratie au Venezuela et aux USA. Au moins, Chavez n’a pas carrément VOLE ses élections comme Bush en 2000.

      Evidemment , le peuple vénézuélien, aprés des siècles d’oppression et de malheurs estime avoir besoin de quelques années pour y mettre fin et fait confiance à Chavez pour cela.

      En France, il n’y a pas besoin de ça. Le CAC40 controle toute la presse significative et fait élire et réélire les mêmes, mensonge aprés mensonge, les français se retouvent toujours avec la même chose en pire. Pas besoin de changement de constitution pour ça. C’est pour éviter ce genre de palinodie, qui se traduit par des taux d’abstention inouis partout en Europe , que les Vénézuélien veulent mettre en place un autre système démocratique, plus direct ( les Comités populaires)

      Votre haine vous décrédibilise complètement, vous et tous ceux qui étaient ravis d’un système qui consistait à orienter tout l’argent du gaz et du pétrole dans les mains d’une caste de maffiosi corrompus

      En faites-vous partie ou n’êtes vous qu’un rmasseur de miettre servile ?

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