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Accueil du site > Actualités > International > La paix peut-elle être envisagée sérieusement au Soudan ?

La paix peut-elle être envisagée sérieusement au Soudan ?

Cette question peut prêter à confusion. Les événements sur le terrain ne donnent pas raison au premier quidam venu. Néanmoins, vu les réunions qui se succèdent entre diplomates internationaux, il faut espérer qu’une bonne nouvelle (une bonne décision) naisse de ces discussions.

Le colonel Khaddafi, dirigeant de la Lybie, veut embellir son image et il s’en donne les moyens. Son pays a accueilli durant deux jours les diplomates internationaux de tous les continents (Afrique, ONU, Amérique, Union européenne, Ligue arabe..). Dix-huit pays étaient représentés, naturellement la réunion s’est tenue en présence des représentants du gouvernement d’Omar El Béchir, ainsi que de l’opposition rebelle soudanaise. Il s’agissait de trouver une solution permettant l’avancée des négociations entre les parties s’affrontant au Darfour. Le Darfour est une région de l’ouest du Soudan déchirée par la guerre civile.

 
Base de la réunion de Tripoli

Cette grande réunion qui rassemble toutes les personnes de bonne volonté, ayant des intérêts ou non dans ce pays qu’est le Soudan, est la seconde du genre. Vu le déroulement, les personnes qui sont des adeptes de la paix dans le monde, peuvent espérer la reprise des négociations entre le gouvernement d’Omar El Béchir et les rebelles soudanais. Il est à noter que la « grande messe » de Tripoli peut relancer les bases d’une discussion saine entre les protagonistes qui se battent au Soudan. La communauté internationale peut peser, avec l’appui de la Chine dans le processus de paix au Darfour. Lors de la clôture de la réunion, M. Jan Eliasson : l’envoyé spécial de l’ONU au Soudan, enchanté, explique “Nous sommes très contents. Cette réunion de Tripoli s’est achevée par un message fort de paix et de début de négociations”. Les participants à la réunion de Tripoli ont, en effet, annoncé à la clôture de leurs travaux, l’organisation d’une rencontre entre les envoyés spéciaux de la communauté internationale au Soudan et les chefs des mouvements rebelles non signataires de l’Accord d’Abuja en 2006. Cette rencontre aura lieu dans la ville d’Arusha en Tanzanie du 3 au 5 août 2007. Elle devrait permettre de fixer le lieu ainsi que la date des négociations entre le gouvernement du président Omar El Béchir et les « rebelles ». Par ailleurs des invitations devraient être adressées par la suite, et ce avant la fin du mois d’août par le secrétaire général des Nations unies et le président de la Commission de l’Union africaine au gouvernement soudanais ainsi qu’aux mouvements rebelles, afin qu’ils puissent se rencontrer au mois de septembre 2007. M. Saïd Djinnit : le commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité laisser entendre que “le mois de septembre sera crucial pour le Darfour”. Il ajoute : “Depuis quelques semaines, nous sommes dans une phase constructive. Nous avons fait des progrès sur le processus de paix et les mouvements rebelles marquent de plus en plus leur volonté pour reprendre le dialogue”, explique-t-il.

 
Reprise des négociations

Cette réunion qui s’est déroulé dans la capitale lybienne : Tripoli souligne la reprise en mains par les Nations unies et l’Union africaine, du processus de paix au Soudan, en particulier au Darfour. Il est bien connu de tous que les négociations avaient échoué à cause de la multiplication des initiatives régionales. Les échanges étaient difficiles entre les parties. Au vu de ce qui s’est passé lors de cette réunion, les prises de décision et initiatives diplomatiques dans ce dossier brûlant du Soudan, devraient se faire sous le contrôle des deux organismes internationaux qui ont appris à travailler ensemble sur le Darfour. Dès le lancement des initiatives de paix, il y a quelque mois 5 mois, l’Union africaine et les Nations unies mettaient en place les bases d’une résolution de paix. L’émissaire spécial de l’Onu, Jan Eliasson et son homologue africain, Salim Ahmed, effectueront plusieurs missions au Soudan. Ils multiplieront les contacts avec les pays de la région et les groupes rebelles pour préparer la reprise des négociations.

 
M. El Bechir qui semblait fermer à tout dialogue, a donné son accord, voire son approbation afin que la reprise des négociations se fasse dans de bonnes conditions. Il s’est joint aux efforts des protagonistes onusiens et africains. Quelle bonne surprise lorsque le gouvernement soudanais a donné son aval pour une présence de troupes sur son territoire. Ledit gouvernement a marqué son hésitation pendant des mois avant de tolérer et d’accepter la présence des troupes de l’ONU au Darfour. Omar El Béchir et ses collaborateurs ne voyaient pas d’un bon œil la présence, voire l’intervention des puissances occidentales dans les affaires de son pays. On pourrait penser que la menace de sanctions des Etats-Unis et la pression de l’UE, en y incluant le travail de sape et la médiation de la Chine qui entretient de bonnes relations avec le gouvernement de Khartoum, ont amené le Soudan à assouplir sa position. Le gouvernement soudanais accepte le déploiement d’une force hybride africaine et onusienne. Les mouvements rebelles devraient accepter cette solution car ils se font presser par les Etats-Unis.

 
Il ne faut pas oublier dans cet accord futur, le destin des déplacés tchadiens qui ont besoin également de l’aide internationale. Espérons que leur espoir ne sera pas déçu.


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69 réactions à cet article    


  • jako jako 20 juillet 2007 10:43

    Bonjour de ce matin sur France Culture à 7h des satellites ont détecté un énorme lac souterrain qui pourrait donner de l’eau à tout le monde cela peux aussi être une issue car d’après la journaliste l’eau est un élément important dans ce conflit


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 20 juillet 2007 11:06

      Bonjour Jako, merci pour cette information que je n’ai pas eu sur France Info, encore moins sur RFI de 6h00. smiley Je suis un adepte de la paix, même si je sais que j’ai attaqué dans certains de mes articles par le passé Israël, les USA, ainsi que d’autres politiques (El Béchir et d’autres...). Si les africains confrontés à des conflits prenaient la peine de discuter calmement et sereinement, ils feraient de belles choses. Si ce lac est bien existant, encore faut-il se donner les moyens de bien le gérer. Eviter les conflits dans sa gestion future, ainsi que sa répartition. smiley


    • Yannick J. Yannick J. 20 juillet 2007 13:32

      Oui je confirme c’est un lac souterrain qui est plus grand en surface que le le lac Erie aux états unis... Il serait donc, de ce fait un superbe coup de pouce au dévelloppement de la paix dans la région !!!


    • gg 20 juillet 2007 14:27

      C’est vrai que critiquer Israel et les USA par les temps qui courrent , c’est une preuve d’objectivité... ??? C’est en tout cas moins risqué que de dire que oui c’est un génocide.


    • faxtronic faxtronic 20 juillet 2007 15:53

      De la paix !!!!!!!!!!!!!!!!!! Depuis quand la decouverte d’une ressource naturelle vitale est un pas vers la paix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 23 juillet 2007 10:26

      GG, je ne vois pas ou vous en venez. smiley J’ai également écrit des articles sévères à l’encontre du dirigeant du Soudan. Et pour votre gouverne, je ne soutiens pas de dictateurs et ne pourrais jamais le faire, néanmoins si quelqu’un essaie de faire des efforts de paix, j’y crois, peut-être suis-je trop naif sur « ce terrain ». smiley


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 23 juillet 2007 10:29

      @ OKAN, je n’avais pas envie de vous expédier un mail, vous et l’autre rédacteur n’avez qu’à vous en prendre à vous. Vous vous déchirez sur la GRANDE PAGE, C’EST TRES BEAU DITES-MOI smiley. De GRACE, smileyPAS DE MORALE smiley


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 24 juillet 2007 22:59

      @ AB , je suis plié de rire smiley, en fait je souris. Merci de me faire sourire dans la conjoncture actuelle. Je vois trop de gens qui perdent leur logement et quand je vous vois vous offusquer pour si peu, je me marre. smiley smiley


    • Antoine Christian LABEL NGONGO Antoine Christian LABEL NGONGO 20 juillet 2007 11:09

      Ce n’est pas le lieu, je me demande pourquoi un modérateur se permettrait de dire à un rédacteur d’un article qu’il n’a pas voté pour son article. C’est inadmissible. smileyMerci. Cette remarque concerne Richard et AB smiley


      • faxtronic faxtronic 20 juillet 2007 11:23

        Khadafi, embellir son image.... Il y a plus de la moitie de la population europeenne qui reprendrait bien du cassoulet deux fois si la Lybie recevait une cure de napalm


        • finael finael 20 juillet 2007 13:25

          @ Parkway

          Tout à fait d’accord !

          Et j’ajouterais : Le principe qui gouverne le droit international ne serait-il plus « Le Droit des Peuples à Disposer d’Eux-Mêmes » ?

          Bien evidemment cela s’entend - à mon sens - avec un strict contrôle du trafic d’armes qui n’est autre qu’une ingérence étrangère.

          Voir le film « Lord of War » de, et avec, Nicolas Cage

          Bien entendu, il y a un problème : le Soudan est une ex-colonie, comme la quasi-totalité des pays d’Afrique qui ont vu bafoué ce principe par les différentes puissances coloniales qui ont tracé des frontières sans rapport avec les peuplements réels.


        • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 20 juillet 2007 14:14

          Mon cher Parkay,

          Heureusement qu’il existe de grands pays humanitaires comme l’Iran pour répandre le bien et les Droits des Hommes (pas des femmes) et désarmer la planète par de généreux lancés de pétales de roses.

          Peace and Love...

          PCQTTM.


        • the_dude 20 juillet 2007 12:36

          Un article bien optimiste, je trouve, alors que le monde ne bouge pas le petit doigt pour le Darfour depuis tant d’années... Les discussions ne sont que des discussions.


          • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 20 juillet 2007 14:03

            Non seulement cet article est optimiste mais il est aussi propagandiste, les fameux « rebelles » ne sont autre que des populations non-musulmanes que la République Islamique du Soudan extermine en toute impunité depuis 2003. Toute la communeauté internationale dont les partis de gauche, RSF, Amnisty International, se gardent bien de nommer « génocide » pour ne pas froisser la suseptibilité des régimes islamiques, dont notre BON colonel Kadhafi assassin notoire et preneur d’otages (infirmières bulgares).

            De qui se moque-t-on ?

            Je suis heureux que ce genre d’article soit diffusé sur AgoraVOX pour que la population francophone puisse apprécier la morale de ces pays ou la lapidation et la dictature font lois. Merci aux contributeurs qui s’expriment ici dans notre pays démocratique et donnent un éclairage différent à la vision édulcorée de l’auteur de cet article insultant pour la mort de plus de 300 000 victimes, de 2 500 000 déplacés (déportés) et des femmes violés par les milices soudanaises.

            La découverte de cette fameuse nappe phréatique va encore contribuer à noyer le poisson, si j’ose dire, pour mieux occulter une épuration ethnique en bon et due forme cautionnée par toutes les démocraties et organisations bien pensantes.

            Le premier qui s’est ému de ces massacres s’appelle GW Bush qui à mandaté il y à un peu plus d’un an Collin Powel pour envoyer là-bas Kofi Annan et lui mettre le nez dans la m.... alors que la communauté européenne regardait ailleurs.

            Merci de votre attention et tout particulièrement à ceux, qui comme moi, qui se révoltent à la lecture de ce type d’article.


          • C.C. C.C. 20 juillet 2007 16:54

            Il fraut bien comprendre, Bateleur, que ce qui se passe au Darfour ne PEUT PAS encore être qualifié de génocide puisque ces exterminations ne sont pas pratiquées par ou avec la complicité d’un pays occidental. Tout au plus, peut-on se retourner vers les chinois ... mais bon, comme ils sont démocratiques ET populaires ... Cela dit, j’ai bon espoir que la qualification en génocide soit bientôt possible : j’ai lu dans les commentaires précédents une vague tentative de foutre la colonisation dans le coup ... ce qui pourrait, en outre, nous permettre de nous vomir dessus une fois de plus ... on peut peut-être même espérer une bonne séance d’auto-flagellation médiatique d’ici Noël.


          • masuyer masuyer 20 juillet 2007 17:12

            Avant de tomber dans la caricature, une petit article tiré du site Afrik.com

            "Que se passe-t-il au Darfour ? Assiste-t-on à un conflit entre tribus arabes et noires africaines ? Fait-on face à un génocide, comme l’ont laissé entendre des diplomates onusiens, ou à un nettoyage ethnique, comme l’affirme le Congrès américain ? Qui sont ces milices Janjawid ? Celles qui ont poussé à l’exil plus d’un million d’habitants de la province du Darfour, avec le soutien du gouvernement de Khartoum, en y kidnappant, violant et tuant en toute impunité. Marc Lavergne, chercheur au CNRS, spécialiste du Soudan, a été de 1982 à 1988 le directeur du Centre d’Etudes et de Documentation Universitaire, Scientifique et Technique (Cedust) de l’Université de Khartoum. De ses aller-retours et de ses années passées au Soudan, il a acquis la certitude que les problèmes de ce pays résultent de la médiocrité des gouvernements qui s’y sont succédés depuis l’indépendance. Ceux là même qui ont ignoré les provinces périphériques de la capitale, dont le Darfour, et qui instrumentalisent aujourd’hui des miliciens à des fins politiques et économiques. Il livre ici ses convictions sur les causes et la nature de la guerre dans le Darfour, ainsi que sur l’attitude de la communauté internationale.

            Afrik : Est-il juste de parler d’« Arabes » et d’ « Africains » dans le conflit du Darfour ?
            - Marc Lavergne : Cette notion d’« Arabe » est culturelle, elle n’a rien de raciale. Les milices peuvent être qualifiées d’arabes parce qu’elles ont été arabisées. Elles l’ont été depuis plus longtemps que les tribus Massalits, Arawas... que l’on dit « africaines », mais ces dernières l’ont également été. Même si certaines continuent à pratiquer des parlers africains, elles utilisent toutes l’arabe. Quand à la religion, toutes sont musulmanes. Le problème est plutôt celui du mode de vie. Avec des nomades, pasteurs, et des sédentaires, agriculteurs. Une distinction qui est réelle, mais qui n’est pas « étanche ». Des tribus pastorales peuvent ainsi avoir été sédentaires par le passé. De la même façon, des nomades ont pu se sédentariser et redevenir nomades... Les tribus qui dominent la rébellion, les Arawas, les Massalits... sont ainsi d’anciens nomades. Et ils sont aujourd’hui très bien implantés dans le commerce soudanais.

            - Afrik : Qui sont alors ces milices Janjawid et que désigne ce terme ?
            - Marc Lavergne : Ce terme est purement fonctionnel. Janjawid signifie quelque chose comme « les cavaliers du diable, armés de kalachnikovs ». Pour moi, tout le monde est noir dans cette histoire. La notion de racisme n’a pas sa place. Les milices tribales Janjawid sont des mercenaires qui ne se revendiquent pas du tout « arabes ». Ils ne sont pas le vrai problème. En exagérant, on pourrait dire que ce sont là des pauvres qui se battent contre des pauvres.

            - Afrik : Depuis quand parle-t-on d’elles ?
            - Marc Lavergne : Elles se sont formées il y a une quinzaine d’années, mais elles n’intéressaient pas du tout la communauté internationale. Car les gens opprimés ne se révoltaient pas. Des massacres se déroulaient pourtant déjà. Mais les victimes n’avaient que leurs yeux pour pleurer. J’étais au Darfour, lors de la famine de 1985. C’était quelque chose d’absolument effrayant. Mais ce n’est que lorsque ces populations opprimées se sont défendues et ont formé une rébellion que l’Onu et la communauté internationale ont commencé à ouvrir les yeux.

            - Afrik : Comment les deux groupes ont coexisté, traditionnellement ?
            - Marc Lavergne : Le dominante est la cohabitation. C’est le mode de vie de base. Car il y a un lien de complémentarité entre les deux communautés. Les uns ont besoin des autres. Lors d’attaques menées par les forces gouvernementales contre les Noubas, le gouvernement a déjà empêché les nomades, par le passé, d’apporter des biens de consommation, tel le sel ou le savon, aux populations retranchées... Les nomades ont pourtant pris des risques pour les rejoindre et leur amener de quoi manger.

            - Afrik : Qu’est ce qui a changé aujourd’hui ?
            - Marc Lavergne : Les miliciens sont tout simplement des gens prolétarisés. Ils se retrouvent sans travail, le gouvernement les arme et leur dit « vous pouvez faire ce que vous voulez, voler, piller... » Un problème important que personne n’évoque est qu’ils ne sont plus soumis au contrôle des Anciens. Les nomades et les sédentaires se sont toujours battus, notamment lors de périodes de famines... Ils se battaient à coups de lances et d’épées, il y avait des morts... mais les tribus finissaient pas se réunir, par discuter et sceller des mariages, par exemple, afin d’établir des lignages entre elles et faire la paix pour une dizaine d’années. Aujourd’hui, ce mode de régulation ne fonctionne plus du tout. En réalité, c’est un phénomène que l’on retrouve dans de nombreux pays en Afrique. Les nouvelles générations ont des armes automatiques et n’estiment plus avoir de comptes à rendre. C’est le choix du gouvernement de Khartoum, depuis 1985, d’armer ces nomades pour s’en servir comme d’une force partisane. Car l’armée coûte cher. Etre militaire est un métier, il ne s’agit pas de tuer tout le monde... Alors, le gouvernement se repose sur ces milices tribales. Depuis une dizaine d’années, après chaque famine, on assiste à une exacerbation des tensions entre nomades et sédentaires et, à chaque fois, le gouvernement prend parti pour les nomades. De plus, on assiste à la désertification, au Nord du Darfour, qui pousse les nomades à rechercher des terres plus au sud."

            - Afrik : Comment se déroulent les attaques ?
            - Marc Lavergne : Ce sont surtout des villages qui sont attaqués. En général, les milices attaquent la nuit, mettent le feu aux cases, faites de paille. Les gens sortent alors en catastrophe, à moitié dévêtus et sont tués, violés, kidnappés... Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ces attaques n’ont plus rien à voir avec les razzias traditionnelles, car les Janjawid mettent le feu aux champs et tuent le cheptel. Ce qui signifient qu’ils ne sont absolument pas là pour les vivres.

            - Afrik : Pourquoi cherche-t-on à déplacer les agriculteurs sédentaires ?
            - Marc Lavergne : Pour moi, la guerre au Soudan est une guerre coloniale menée par Khartoum. Une guerre d’exploitation économique. Le Sud est riche de pétrole et les richesses agricoles sont nombreuses dans le pays, longtemps considéré comme le grenier du monde arabe. Les grandes compagnies agro-industrielles du Golfe, saoudiennes, émiraties... pourraient être tentées d’investir dans ces terres, que l’on trouve également dans la province du Darfour. Depuis les années 1940-50, l’agriculture s’est développée au Soudan sur le mode capitaliste. Des dizaines de milliers d’hectares peuvent ainsi être possédées d’un seul tenant. Le général Nemeiri a octroyé nombre de ces surfaces agricoles aux compagnies arabes du Golfe, dans les années 1960. Cette dimension économique est très importante dans le conflit du Darfour, et au Soudan en général.

            - Afrik : Le motif principal de la rébellion du Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE) et du Mouvement pour la liberté du Soudan (MLS) est que la région du Darfour a de tout temps été négligée...
            - Marc Lavergne : Les gouvernements qui se sont succédés au Soudan n’ont jamais cherché à développer le Darfour, à y créer des emplois, construire des routes. Pas plus que les empires coloniaux. C’est à peine si l’Allemagne y a posé 40 km de bitume. La province du Darfour est négligée, comme toutes les provinces périphériques de Khartoum. Les gouvernants se sont ainsi aliénés une population qui n’était pas contre eux à l’origine. Il leur aurait pourtant été facile de développer le pays, s’ils l’avaient voulu.

            - Afrik : La communauté internationale hésite à nommer ce qui se passe dans le Darfour... génocide, nettoyage ethnique, massacres...
            - Marc Lavergne : Il n’y a aucun sentiment humain dans tout cela. Les Janjawid attaquent les tribus sédentarisées pour les faire fuir de leurs terres, afin que les barrons du régime ou les nomades, eux-mêmes, viennent y cultiver. S’il est question de chiffres, alors oui, on peut parler de génocide. Je pense qu’environ 30 000 personnes sont mortes à ce jour. Mais un million de personnes se retrouvent sans foyer, avec la saison des pluies qui va commencer et donc une grande difficulté pour leur venir en aide. Par contre, s’il est question d’une sorte de racisme, d’une volonté d’éliminer un peuple, je ne crois pas que les janjawid désirent éliminer les tribus sédentaires, leurs voisins, leurs cousins.

            - Afrik : Que pensez vous du rôle joué par la communauté internationale ?
            - Marc Lavergne : C’est tout à fait insuffisant et hypocrite. Notamment de la part de la France, dont les gouvernements successifs ont toujours soutenu Khartoum. En sachant pertinemment que c’est un régime dictatorial. Mais ils estiment qu’il est stabilisateur pour la région. L’ambassadeur de France lui-même expliquait récemment qu’il n’y avait pas de problème au Darfour. D’autre part, je trouve à la limite scandaleux que les diplomates internationaux se succèdent à Khartoum pour demander au Président de venir au secours des déplacés et réfugiés. Comme si le problème était humanitaire. C’est choquant de les voir serrer la main de Omar el Béchir, alors qu’il faudrait qu’il quitte le pouvoir avec son régime. Car le pays n’a aucun problème de richesses, le problème vient de ses dirigeants. La communauté internationale, dans son ensemble, est aussi désintéressée. Parcequ’il n’y a pas d’intérêt stratégique au Darfour. Et parce que cela risque de déstabiliser le Tchad voisin et, du coup, toute la sous-région. Ils n’ont pas besoin de cela, ils ont d’autres soucis. On pourrait dire que le conflit du Darfour embête tout le monde et qu’ils attendent que les gens meurent, le plus vite possible.


            • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 20 juillet 2007 19:05

              Masuyer,

              Marc Lavergne était au Soudan de 1982 à 1988, le génocide du Darfour à débuté en février 2003. De plus quelle valeur peut avoir l’avis de quelqu’un travaillant comme « directeur du Centre d’études et de documentation de l’université de Khartoum » lorsque l’on connaît les méthodes du gouvernement de la République Islamique du Soudan ? - Permettez moi d’avoir quelques doutes sur l’objectivité de cet organisme. Il y a comme ça des organismes tout a fait anodins comme l’IRIS (INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATEGIQUES) dont le directeur publie ces articles comme par hasard sur le site www.info-palestine.net curieux comme relations stratégique vous ne trouvez pas ?

              Vous nous dites : « Je pense qu’environ 30 000 personnes sont mortes à ce jour. » à quel jour ? - de 2003 à 2006 les estimation des ONG sur le terrain parlent de 10 000 morts par mois !

              Le gouvernement soudanais parle lui de 9000 morts en tout, une broutille qui ne mérite pas que l’on s’y attarde, mais ou va donc se nicher l’humanisme ?

              Les chiffres officiels reconnus par tous à ce jour sont de 300 000 morts, de 2 500 000 déplacés, et de 500 femmes violées (chiffres officiels je rappelle). Je vous invite à lire, un peu plus bas dans la liste des commentaires, les articles de MCM.


            • masuyer masuyer 20 juillet 2007 19:42

              Bateleur,

              vous devriez lire avant d’avancer des trucs comme

              « De plus quelle valeur peut avoir l’avis de quelqu’un travaillant comme »directeur du Centre d’études et de documentation de l’université de Khartoum« lorsque l’on connaît les méthodes du gouvernement de la République Islamique du Soudan ? »

              puisque Marc Lavergne accuse clairement le gouvernement de Khartoum.

              Le problème que vous pose son avis (je pense, je me tropmpe peut-être qu’il connait un petit mieux la région que vous et que moi), c’est qu’il va à l’encontre de la thèse que vous essayez de lancer et de développer sur ce fil.


            • masuyer masuyer 20 juillet 2007 19:46

              L’article date d’aout 2004. Mais l’intérêt n’était pas dans le nombre de mort évoqués, mais dans l’explication des rapports entre nomades et sédentaires dans la région.


            • Romain de Pescara 20 juillet 2007 21:22

              @Masuyer

              L’intérêt n’est pas dans le nombre de morts évoqués...

              Je dirais même plus il doit être la plus grande préoccupation au sujet du Darfour et non quelques explications tribales et religieuses qui ne pourront jamais justifier les milliers de morts au Soudan.

              Cordialement

              Romain


            • Romain de Pescara 20 juillet 2007 21:24

              Cessons sous prétexte d’humanisme ce qui serait un comble de vouloir expliquer les atrocités dans le monde. nous y gagnerons en clarté !

              Romain


            • IP115 20 juillet 2007 23:48

              @Romain et Bateleur

              Je constate que vous vous retrouvez toujours en face des mêmes en train de défendre l’indéfendable (rappelez vous le fameux double langage de leur maitre à penser : frère Tariq et sa fameuse takia) ... pathétique !

              Pour revenir au sujet et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincu qu’il s’agit bien d’un génocide racial et ethnique, voila un extrait des conclusions d’Amnesty International sur le sujet :

              4.1 La dimension raciale du conflit

              « Omar al Bashir nous a dit que nous devions tuer tous les Noubas(37). Il n’y plus de place ici pour les Nègres. » Un Janjawid. ## Propos rapportés par un réfugié originaire de Kenyu, interviewé par Amnesty International, au Tchad, en mai 2004.

              Dans le Darfour, les relations et les échanges entre groupes nomades et sédentaires sont rythmés par les saisons et la recherche par les nomades de pâturages pour leurs troupeaux sur un territoire où se trouvent des terres cultivées. Les tensions et affrontements entre groupes se sont multipliés dans un contexte marqué par la désertification et donc par la diminution des pâturages ainsi que par une extension des surfaces cultivées. Dans le cadre du conflit, les tensions ont pris un caractère ethnique et racial. Les différences existant entre les groupes du Darfour n’étaient pas aussi accusées dans le passé : des accords coutumiers, des mariages intercommunautaires, des échanges et des mécanismes traditionnels de résolution des conflits confortaient des relations généralement paisibles.

              L’idéologie fondée sur l’ethnie et la race qui a accompagné les attaques de 2003 et 2004 au Darfour est devenue une cruelle réalité qui ne peut être ignorée. L’accentuation des différences entre les groupes est en partie due à la manipulation des concepts de race et d’ethnie par toutes les parties au conflit du Darfour. Cependant, il convient de noter que certains groupes ne correspondent pas toujours aux étiquettes (Arabes, Africains, Noirs(39)) qui leur ont été données dans le cadre du conflit. Ainsi, les Tama, un petit groupe ethnique composé essentiellement de paysans, ont été à la fois victimes d’attaques et accusés à plusieurs reprises d’avoir coopéré avec les Janjawid lors du conflit de 2003-2004.

              « Esclaves ! Noubas ! Avez-vous un Dieu ? Rompez le ramadan ! Même nous qui avons des peaux claires n’observons pas le ramadan. Et vous qui êtes noirs et laids, vous prétendez... Nous sommes votre Dieu ! Votre Dieu est Omar al Bashir. » « Vous les Noirs, vous avez défiguré le pays ! Nous sommes venus vous brûler... Nous tuerons vos maris et vos fils et nous coucherons avec vous ! Vous serez nos femmes ! » Un Janjawid. ## Propos rapportés par un groupe de femmes Masalit du camp de réfugiés de Goz Amer, interviewées par Amnesty International en mai 2004.

              M., âgée de cinquante ans et vivant à Fur Baranga, raconte : « Le village a été attaqué durant la nuit, en octobre 2003. Les Arabes sont venus en auto et à cheval. Ils disaient : « Il faut tuer toutes les femmes noires, y compris les enfants. » »

              Les allégations de recrutement de nomades étrangers, principalement au Tchad, pour combattre aux côtés des Janjawid, ajoute à la dimension ethnique et raciale du conflit. Ahmad Allami, conseiller personnel du président tchadien Idriss Deby, a accusé les Janjawid d’avoir recruté des « éléments arabes » au Tchad(40) ; ses allégations rejoignent celles de réfugiés soudanais interviewés par Amnesty International au Tchad, qui ont affirmé que des nomades Salamat venus du Tchad et des guerriers venus de Mauritanie ont été recrutés pour combattre au Darfour.

              « Ce que nous avons appris des Janjawid, c’est qu’Omar al Bahir dit aux étrangers qu’ils sont Arabes et qu’ils devraient venir vivre dans un pays dirigé par des Arabes. Qu’il ne devraient pas rester là où ils sont dirigés par des Africains. Ils disent que le Soudan est un pays destiné aux Arabes. » ## M., Soudanais réfugié au Tchad, interviewé par Amnesty International en mai 2004.

              « Le gouvernement a donné aux Arabes la confiance en soi, des armes, des voitures et des chevaux. Nous pouvons pas revenir en arrière ; il n’y aura plus de sécurité pour les Africains au Darfour. » ## Soudanaise interviewée par Amnesty International au camp de réfugiés de Mille (Tchad), en mai 2004.

              Les divisions ethniques crées par le conflit sont en outre aggravées par l’intervention militaire du gouvernement. En refusant d’avoir recours aux moyens politiques ou traditionnels de résolution des conflit pour trouver une solution au problème du Darfour, le gouvernement n’a pas seulement exacerbé les tensions dans la région, il a aussi durablement remis en cause les méthodes mises au point par les communautés pour résoudre leurs conflits et leur capacité à parvenir à une réconciliation.

              L’un des mobiles des attaques menées par les Janjawid semble être le vol du bétail et des biens des groupes sédentaires. Les témoignages des personnes déplacées font de plus en plus souvent état de l’installation de familles Janjawid dans des villages dont la population a été chassée par la force. Ce qui laisse entendre que les Janjawid auraient élaboré une stratégie visant à leur garantir l’accès aux régions de pâturages.

              « Ils ont commencé à planter et puis à récolter, sur nos terres, et ils nous ont dit que nous pouvions revenir, mais pas chez nous, seulement là où ils nous diront d’aller. Ils possèdent tout le bétail du Darfour maintenant et toute la terre fertile des Masalit. Ils ne partiront pas. » ## Réfugié originaire de Kenyu au camp de Goz Amer, interviewé par Amnesty International en mai 2004.

              Cependant, il faut aussi tenir compte des gains que pourraient réaliser les Janjawid en échangeant et en vendant le bétail volé. Selon les témoignages recueillis par Amnesty International auprès de Soudanais réfugiés au Tchad, des milliers de têtes de bétail, de chèvres et de moutons leur ont été volés par les Janjawaid. Ces exactions privent les groupes sédentaires de leurs moyens d’existence et menacent leur droit à l’existence. Étant donné le grand nombre de bêtes volées, les Janjawid pourraient y voir une source de revenus non contrôlés, leur facilitant l’achat, en tout liberté, d’armes et de munitions, en plus de celles qui leur sont fournies par le gouvernement soudanais.

              Les « hakama »

              Au Darfour, le terme « hakama » désigne les chanteuses traditionnelles dont la fonction est d’encourager les combattants par des chants et des youyous. Dans le monde, des femmes participent parfois activement aux conflits armés et il n’y pas qu’au Darfour qu’elles accompagnent les combattants en chantant pour les encourager. Dans le présent contexte, Amnesty International a recueilli des témoignages attestant la présence de femmes aux côtés des Janjawid.

              Selon les témoins, celles que les réfugiés soudanais appellent « hakama » ou « femmes janjawid » semblent chargées de la communication pendant les attaques. Il semble qu’elles ne participent pas directement aux attaques, mais elles prennent part aux pillages. Amnesty International a aussi recueilli plusieurs témoignages faisant état de la présence d’hakama lors de viols commis par les Janjawid. Les hakama auraient directement harcelé les femmes soumises aux agressions sexuelles et les auraient injuriées. M., chef masalit du village de Disa, a raconté que durant les attaques menées en juin 2003 par les Janjawid et en juillet et août par les militaires, 63 personnes ont été tuées, dont sa propre fille. En juin, les Janjawaid ont, semble-t-il, accusé les villageois d’être des « traîtres à Omar Hassan al Bashir ».

              « En juillet, l’armée a arrêté plusieurs personnes, dont un garçon de dix-sept ans, Brahim Siddiq. En juin, durant leur attaque, les Janjawid ont dit : « Vous êtes les complices des opposants, vous êtes Noirs. Aucun Noir ne peut rester ici, aucun Noir ne peut rester au Soudan ». Les femmes arabes accompagnaient les agresseurs avec des chants à la gloire du gouvernement. Elles les encourageaient, disant : « Le sang des Noirs coule comme l’eau, nous prenons leurs biens et nous les chassons de notre territoire et notre bétail ira brouter sur leurs terres. Le pouvoir d’al Bashir appartient aux Arabes et nous vous tuerons jusqu’au dernier. Vous les Noirs, nous avons tué votre Dieu ». Elles insultaient aussi les femmes disant : « Vous êtes des guenons, vous êtes noires et vous êtes mal habillées. » »

              extrait de : http://web.amnesty.org/library/index/fraAFR540762004


            • masuyer masuyer 21 juillet 2007 07:58

              Petite mise au point qui ne sert à rien puisqu’ici le jeu ne s’appuie pas sur l’honnêteté intellectuelle mais bien sur la tentative de décrédibiliser « l’adversaire ».

              Donc forcément, pour IP115 ou bateleur, je suis pour le génocide au Darfour. Pour Romain de Pescara aussi maintenant.

              Marc Lavergne milite aussi pour le génocide au Darfour.

              Maintenant vous êtes content.

              Je vous invite néanmoins à taper son nom dans un moteur de recherche quelconque et à lire un peu ce qu’il dit. Pour de courageux défenseurs de la liberté (c’est un peu ainsi que vous vous présentez, non), il est important de connaitre l’argumentation de l’adversaire, et surtout ne jamais le méprisé ni sous-estimé sa force.

              Romain, il me semble qu’il est important de ne pas tout confondre. Saddam Hussein était une belle ordure. Mais lui faire la guerre pour combattre Al Qaeda est une belle connerie.

              Ben Laden est djihadiste et Ben Laden est un salaud, donc tous les salauds sont djihadistes. C’est un peu comme ça que je lis votre argumentaire, désolé.

              Sans vouloir être pessimiste, je crois qu’on est pas à la veille d’intervenir au Soudan. Bush a voulu se dépêcher d’aller finir le boulot de papa, il s’est bien enlisé, a décrédibilisé l’ONU.

              Remarquez, la communauté intenationale pratique aussi un double langage sur le Darfour :

              http://www.lefigaro.fr/international/20061124.FIG000000136_marc_lavergne_il _y_a_un_double_jeu_de_la_communauteinternationale.html


            • snoopy86 21 juillet 2007 11:36

              L’honnêteté m’amène pour une fois à défendre Masuyer à qui je me suis souvent opposé.

              A la lecture de son post, j’ai tout d’abord pensé que Marc Lavergne était un de ces nombreux « compagnons de route » que le PC et les autres islamo-gauchistes ont pour habitude de mettre en avant.

              Il semble qu’il n’en soit rien, et qu’il s’agisse, même si son analyse n’est pas la seule, d’un géopoliticien sérieux.

              " De mars à août 2002, il a participé comme conseiller politique et juridique à la mise en place de la Mission internationale de cessez-le-feu dans les monts Nouba au Soudan.

              Il se rend au Darfour d’octobre à novembre 2004 comme consultant pour l’association humanitaire Médecins Sans Frontières , puis à nouveau de juin à septembre 2006 comme coordinateur du Groupe d’experts des Nations-Unies pour le Soudan.

              Ses travaux portent principalement sur la géopolitique du Moyen-Orient arabe, sur les évolutions économiques et sociales, sur les changements politiques et culturels, sur les problèmes liés à l’urbanisation, à l’aménagement du territoire, au développement régional et local."

              http://www.marc-lavergne.com/


            • Romain de Pescara 21 juillet 2007 12:08

              @Masuyer

              Ne faites pas d’amalgame sur mes propos. Je ne vous ai jamais accusé d’être pour le génocide au Darfour. Ce que je peux vous reprocher dans cette approche tentant d’expliquer qu’il s’agit de simples milices en proie au désarroi qui agissent au Darfour, sans aucunes connotations religieuses ni ethniques, c’est de ne plus voir la réalité des choses. C’est un peu ce que nous dit Marc Lavergne.

              « Marc Lavergne : Les miliciens sont tout simplement des gens prolétarisés. Ils se retrouvent sans travail, le gouvernement les arme et leur dit « vous pouvez faire ce que vous voulez, voler, piller... »

              Je constate souvent que ces fins connaisseurs se noient dans des explications qui finissent par nuire à leurs propres jugements. Quand Marc Lavergne explique qu’il n’y a pas de conflits Ethniques ou religieux au Soudan c’est qu’il oublie que Omar al Bashir s’est installé au pouvoir au Soudan avec le soutien du front national Islamiste de Hassan Tourabi, Hassan Tourabi étant considéré comme un des principaux soutiens d’Al Quaeda et Ben Laden en Afrique et inspiré des Islamistes du NIF que décrit ainsi ce même Marc Lavergne :

              « Mêlant tradition locale et modernité islamiste, le NIF entend « ré-islamiser » la société soudanaise (notamment en imposant la sharia sur l’ensemble du territoire) et faire du Soudan le leader d’un nouvel ordre islamique mondial, indépendant et populaire. Pour le nouveau régime, il n’y a d’autre issue au conflit intérieur que la victoire militaire et la soumission du Sud à son « projet civilisationnel ». La guerre est désormais auréolée du titre de jihad (« guerre sainte »).

              Source le site de Marc Lavergne : http://www.marc-lavergne.com/travaux/caf/SoudanMSF.htm Cela pour moi si ce n’est du double langage ça frôle la schizophrénie smiley

              Que des disfonctionnements existent au sein de la communauté Internationale, personne ne le nie.

              Cependant je n’ose penser ce qu’il adviendrait de cette région du monde comme bien d’autres, si les petits occidentaux que nous sommes ne tournaient pas leurs yeux vers ces régions déchirées par la guerre et ces atrocités aux résonnances et relents Islamiques évidents.

              Que cette Islamisation trouve aussi son berceau dans la pauvreté je ne le nierai pas non plus. Tous les régimes de pensées dictatoriaux l’ont toujours fait. C’est une constante historique.

              Enfin pour finir Masuyer je ne vous considère pas comme un ennemi, je vous en prie, nous n’en sommes pas là smiley et fort heureusement, je ne me cherche jamais d’ennemi. Ils en existent bien assez à travers le monde pour que je n’ai nul besoin de m’en inventer.

              Quant aux Djihadistes, je vous laisse imaginer ce que je pense des guerres saintes !

              Cordialement

              Romain


            • pixel pixel 21 juillet 2007 12:28

              Il me semble que Ben Laden à été au Soudan un certain nombres d’années avant de trouver refuge en Afganistan.


            • IP115 21 juillet 2007 13:25

              Salut Romain,

              100% d’accord avec ton analyse ...

              @Bateleur

              Je repensais aux chiffres officiels que tu donnais tout à l’heure soit 300 000 morts, 2,5 millions de réfugiés et 500 femmes violées ... qui recoupe les chiffres que donnent les ONG sur place soit 10 000 morts par mois ...

              100 000 morts par an, c’est à peu de chose près ce que faisaient Sadam et son équipe d’assassin quand la colition est intervenue ... Que va t’il se passer si les américains interviennent au Darfour (au Soudan donc) ? L’invasion proprement dite va durer quelques semaines (comme en Irak) mais ensuite, les terroristes islamistes vont arriver, aidés par les pays islamistes de la région (ceux là même qui couvrent le Soudan aujourd’hui) ...

              Les attentats vont commencer peut être même une guerre civile entre le Nord à majorité musulane et le Sud à majorité chrétienne qui a dû vivre comme une population de seconde zone à cause de la charia. Que vont faire toutes les tribues de l’est massacrées et violées ces dernières années ? Ne vont elles pas vouloir se faire justice et aller massacrer les tribues du Nord qui les ont oppressé si longtemps ? Comment vont se comporter tout ceux que les islamistes ont islamisé de force ?

              Et dans 1 an ou 2, vous verrez les mêmes qui demandaient (confortablement installés dans leur fauteuil) « mais pourquoi personne n’intervient au Darfour », défiler pour traiter les US de néo-cons et ceux qui seront intervenus avec eux de caniches, de colonialistes et vous en verrez même nous dire qu’ils ne sont intervenus que pour le pétrole ...


            • masuyer masuyer 21 juillet 2007 13:28

              Snoopy merci,

              vous noterez que je fais rarement appel « aux compagnons de route » pour étayer mes dires, je salue votre honnêteté.

              Romain,

              Si vous lisez attentivement Marc Lavergne, vous verrez qu’il ne s’agit pas de schizophrénie. Il sépare deux choses, ceux qui commettent les exactions et ceux qui les encouragent. C’est à dire ce qu’il est convenu aujourd’hui d’appeler dans les médias « les milices arabes » et le pouvoir central de Khartoum. Et le schizophrénie serait plutôt celle de ce qu’il est convenu d’appeler la communauté internationale, qui s’est gardé d’intervenir pour ne pas déstabiliser la région.

              Il semble qu’il y ait une opposition (qui n’est pas religieuse puisque nomades et sédentaires sont majoritairement musulmans) entre nomades et sédentaires, ce qui est une constante dans le monde entier, opposition qui n’exclue pas la cohabitation pacifique mais qui s’exacerbe lorsque, par exemple, les aléas climatiques rendent impossibles la subsistance de tous.

              Sur l’aspect ethnique, il est à noter que dans la corne de l’Afrique, de nombreuses ehtnies se considèrent comme « blanches ». C’est flagrant en Ethiopie ou la minorité Amarhique se considère blanche par opposition aux autres qui sont noirs. Cela à d’ailleurs entrainé des malentendus quand des rastafaris, venus en Ethiopie (seul pays africain a avoir résisté à toutes les tentatives de colonisation) sous le Negus Sélassié avec leur concept de « négritude » qui ne pouvait être compris par des populations se considérant blanches.

              Le pouvoir de Khartoum souhaitant s’approprier ces terres doit donc en déloger les sédentaires et arme donc les nomades, les excitent afin de semer la terreur et de faire fuir les sédentaires.

              Le NIF est effectivement un parti islamiste, auquel s’est asocié Omar El Béchir (qui n’est pas islamiste) afin de conserver le pouvoir.

              Le NIF a, je pense, tout intérêt à cet état de guerre civil. En effet, les guerres civiles qui durent entrainent des phénomènes de banditisme puisque ces guerres s’appuient souvent sur des groupes armés se payant « sur la bête ». Or, comme on l’a vu en Somalie, cela crée une anarchie, une absence de lois et de justice qui font passer l’application de la charia pour un progrès.

              La question qui me préoccupe ici, c’est pourquoi le gouvernement Bush a préféré se lancer dans la guerre en Irak en 2003, plutôt qu’aller au Soudan, qui était plus urgent. A moins que les raisons d’agir n’est jamais été humanitaires.


            • IP115 21 juillet 2007 13:34

              Quelqu’un demandait qui fournissait les armes au Soudan, et bien ce sont les mêmes qui armes ces barbares tueurs et violeurs sont les mêmes que ceux qui fournissent des armes aux autres pays voyous de la région (Iran et Syrie en tête) et qui les protègent en bloquant toutes décisions de l’ONU : LA RUSSIE et LA CHINE ! mais bien sûr ils prétendent tous les faire au non de la paix et l’humanisme, la non ingérence et toutes les conneries que nous sortent les pseudo-humanistes pour se justifier dans ces cas là (et que relayent sur les fora leurs supporteurs) ...

              or nous savons bien pourquoi ils « protègent » ce régime islamiste corrompu arrivé au pouvoir par la force pour y IMPOSER sa religion et sa charia de merde !

              "La Chine vend beaucoup d’armes au Soudan depuis quelques années et achète 65% de la production pétrolière soudanaise. Selon le député canadien Maurice Vellacott, « la plupart des armes utilisées pour tuer, violer, piller et le reste sont fabriquées au Soudan dans des usines chinoises ». Vellacott critique aussi les utilisations répétées du droit de veto dont la République populaire de Chine a fait usage concernant des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies contraignant le Soudan à arrêter les exactions des milices djandjawids au Darfour[33].

              Un rapport d’Amnesty International accuse Pékin d’avoir envoyé plus de deux cents camions militaires chinois au Soudan en août 2005[30]. La Chine s’oppose aux sanctions commerciales. Ainsi lors de la conférence de Paris du 25 juin 2007, le vice-ministre des Affaires étrangères chinois Liu Guijin déclare :« La communauté internationale doit s’efforcer d’envoyer un signal positif et équilibré : il ne faut pas, pour un oui ou pour un non, menacer et faire pression sur le gouvernement du Soudan »

              [...]

              En mai 2007, Amnesty International publie un rapport accusant la Chine et la Russie de fournir du matériel au gouvernement soudanais malgré l’embargo. L’ONG publie des photos d’aéronefs soudanais de fabrication chinoise au Darfour. "


            • masuyer masuyer 21 juillet 2007 13:43

              IP 115,

              « Et dans 1 an ou 2, vous verrez les mêmes qui demandaient (confortablement installés dans leur fauteuil) »mais pourquoi personne n’intervient au Darfour« , défiler pour traiter les US de néo-cons et ceux qui seront intervenus avec eux de caniches, de colonialistes et vous en verrez même nous dire qu’ils ne sont intervenus que pour le pétrole ... »

              passons sur le fait que tu es aussi confortablement, malgré ton statut de combattant de la liberté, assis sur ton fauteuil.

              Les Etats-Unis ne sont pas intervenus en Irak uniquement pour le pétrole. Autour de Bush et parmi les neo-cons gravitent toutes sortes d’idéologies et d’intérêts économiques. Des Chrétiens fondamentalistes dont le but est de pacifier la région pour assurer la survie d’Israel. Pas par empathie à l’égard des juifs, non, mais parceque ces millénaristes veulent accélérer l’Armaggedon et que pour eux, il ne pourra se produire que lorsque tous les juifs de la diaspora auront regagné Israel (je ne sais pas ce qu’ils ont prévu pour les juifs de la Diaspora qui ne souhaitent pas s’installer en Israel). Et surtout des lobbies puissants souhaitant défendre leurs intérêts économiques et pas seulement dans le pétrole mais dans l’armement, les milices privées.

              Le discours sur la conquête de la démocratie étant là surtout pour l’opinion. Peut-être que certains d’entre eux, et je pense même que Blair et Bush s’en était auto-convaincus, commencent à croire en leur mensonge. Mais la réalité est plus sordide.

              Pour ce qui est du Darfour, le principal motif qui poussera les Etats-Unis a intervenir, c’est contrecarrer la Chine, pour des raisons non pas humanitaires mais pour, comme d’habitude depuis le XXème siècle, préserver son aire d’influence et ses intérêts économiques.


            • IP115 21 juillet 2007 14:08

              « passons sur le fait que tu es aussi confortablement, malgré ton statut de combattant de la liberté, assis sur ton fauteuil. »

              je ne prétend pas être un « combattant » de la liberté, je suis même admiratif devant ces hommes et ces femmes qui vont donner leur vie pour défendre cette liberté ...

              par contre je conchie les minables qui n’ont jamais rien fait d’autre que de critiquer, dire comment il faut faire (les yaka fokons c’est pas ce qui manque), chier sur leurs sacrifices à longueur de journée, défendre et cautionner systématiquement ceux qu’ils combattent ...

              Parfois, je me demande pourquoi les gouvernements et l’ONU ne viennent pas recruter leurs conseillés sur AV ... il y a tellement d’experts en culottes courtes près à leur expliquer comme ils auraient dû faire ...


            • Romain de Pescara 21 juillet 2007 14:14

              @Masuyer

              Voici un commentaire que j’ai publié hier soir sur l’Irak tentant d’apporter un complément d’explication concernant l’intervention Américaine et sur tout son maintien en place :

              Je pense que dans l’analyse qui est faites de la situation en Irak un point n’est pas soulevé quant à l’intervention Américaine et surtout son maintien en place.

              L’Iran un an après l’arrivée de l’ayatollah Khomeyni en 1979 et s’être proclamée République Islamiste (un comble le mot république sic !) et vouloir Islamiser tout le proche orient de gré ou de force décide d’entrer en guerre avec L’Irak.

              Bien sur l’occident voit cela d’un œil inquiet cette tentative d’Islamisation de l’Irak voyant en l’Irak un pays capable d’évoluer vers la laïcité et un système économique occidental, L’Occident finit même pas soutenir le régime de Saddam Hussein.

              Le conflit pris fin en juillet 1988. Il fera entre 600 000 et 1 200 000 victimes Iraniennes et plus de 250 000 victimes Irakienne en presque 10 ans. Nous noterons que L’Islam ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit d’envoyer au nom de Dieu des hommes à la mort. Chiffres de victimes qui sont extrêmement élevés dans un conflit régional.

              L’Occident n’a surement pas oublié cette tranche de l’histoire. Le risque d’Islamisation n’existait-il plus à l’époque ? L’arrivée du Président Mahmoud Ahmadinejad ne sera pas faite pour rassurer l’Occident quand il promet un retour aux principes de la révolution Islamique de 1979 dont l’une des principales décisions moins d’un an après fût d’attaquer l’Irak ! Aujourd’hui en très grande majorité ce sont des Irakiens innocents qui meurent en Irak tués par des attaques terroristes Islamistes. Cette région du monde est en proie à la tentative d’Islamisation du monde et ces victimes en sont des innocents. Il ne faudrait peut-être pas trop blâmer l’Occident et les USA d’intervenir face à ce régime théocratique qu’est L’Islam. En le préservant de ce qui est peut-être son plus grand risque. Avec l’Islam souvent l’histoire se répète inlassablement. Et cela depuis 1500 ans. ............

              Malheureusement Masuyer je constate que nous revenons toujours à la même source de conflit dans bien des régions du Monde. Et qu’il faudrait cesser de noyer le poisson pour que naisse un véritable Islam modéré, voir même révolutionné, qui cesse ces exactions de par le monde. Au nom d’Allah.

              Est-ce trop demander ?

              Quant au reste de votre argumentation, pourrait-on s’en tenir au Soudan sans aller chercher ailleurs des tentatives d’explications de ce qui n’est inexplicable que pour toujours cette même volonté d’Islamisation du monde. Si l’Occident est schizophrène quand il pense qu’il y a un risque d’embrasement général et que cette intervention pourrait faire intervenir la Chine (Chine qui est le principal investisseur au Soudan), je soutiens sa schizophrénie. Intervenir au Soudan, après l’intervention en Irak aurait été perçu comme une volonté de vouloir s’imposer partout. Et aurait pu conduire à développer un conflit qui s’étendrait rapidement.

              Pourtant le Soudan ne manque pas de pétrole :

              Les réserves de brut exploitées au Soudan s’élèvent depuis janvier 2004 à 563 millions de barils ; en 2001 il s’agissait de 262 millions de barils. En juin 2004, la production s’est élevée à 345 000 barils/jour, elle était de 270 000 barils/jour en 2003. Pour 2005, les dernières estimations (CIA) font état de 400 000 barils/jour soit 146 millions de barils/an ou 20 millions de tonnes/an, ainsi que de réserves prouvées de 1,6 milliards de barrils soit à peu près 220 millions de tonnes. Si le seul mobile était le pétrole comme cela a été évoqué, je pense que les Américains y seraient déjà. Non ?

              Cordialement

              Romain


            • Romain de Pescara 21 juillet 2007 14:20

              @Masuyer

              Vous suivez surement l’actualité et cette découverte concernant un gisement d’eau extrèmement important au Soudan. Pourriez-vous me dire qu’elle est la « nationalité » du satellite qui a fait cette découverte et quelle est celle de l’unversité qui l’a rendue publique ?

              Pourtant cela pourrait représenter un grand espoir de sauver le peuple Soudanais, mais sincèrement je ne vois pas comment pourrait avoir lieu cela compte tenu du gouvernement en place et de ses interractions avec les Islamistes sans une intervention Occidentale.

              Cordialement

              Romain


            • masuyer masuyer 21 juillet 2007 14:23

              Mon pauvre IP 115,

              tu m’excuseras, mais je n’ai aucunement la prétention d’être un expert et je ne sais pas où tu as lu que je donnais des conseils à l’ONU. Et personne d’autres sur Agoravox, à mon humble avis.

              Ici chacun vient réagir à des articles, à des commentaires, ça n’est peut-être pas toujours de haut-vol, mais ça a le mérite d’exister. Tu ne fais rien d’autre en venant ici défendre les théories néo-cons et accuser tous tes contradicteurs d’être des islamo-guignol à la solde de Ben Laden (je caricature un peu, quoique)

              Si ça te pose un problème, et je comprends bien que ça puisse t’énerver, ne viens pas perdre ton temps ici.

              A moins que le petit truc qui te fasse bander c’est d’insulter ton petit monde, bien planqué derrière ton ordi.

              Balançant un « gourde de la planète bisounours » à une intervenante, en accusant d’autres de vivre d’aides sociales (discours minable très en vogue chez l’électeur FN, ce qui ne fait pas de toi néanmoins et jusqu’à preuve du contraire, un frontiste).

              Sur ce prends une camomille et détends toi.


            • IP115 21 juillet 2007 14:36

              Mon « pauvre » masuyer,

              « Les Etats-Unis ne sont pas intervenus en Irak uniquement pour le pétrole [...] Chrétiens fondamentalistes [...] la survie d’Israel [...] des juifs [...] ces millénaristes [...] Armaggedon [...] juifs de la Diaspora [...] l’armement [...] les milices privées ... bla bla bla ... »

              Si tu le dis ... et ils ne sont allés en Afganistan que pour défendre leurs intérêts économiques dans ... la drogue certainement poussé par les « lobbies puissants » du cartel de washington ... smiley

              Bon pour les Etats-Unis c’est fait, maintenant essayons de savoir ce qui a poussé les alliés (anglais, espagnols, italiens, canadiens etc) à intervenir. Armaggedon c’est fait, peut être les lobbies du thé, des olives, tiens les jours de pétanques, il sont fort eux ... smiley smiley

              « Pour ce qui est du Darfour, le principal motif qui poussera les Etats-Unis a intervenir, c’est ... bla bla bla ... »

              ben si tu le dis ça doit être vrai, après tout c’est toi l’expert, c’est toi qui connais « le principal motif qui poussera les Etats-Unis a intervenir » ...


            • masuyer masuyer 21 juillet 2007 14:39

              Romain,

              si tu m’as bien lu, je ne soutiens pas la thèse qui voudrait que le pétrole soit la cause unique de la guerre en Irak.

              Pour ce qui est de la fameuse nappe, ce sont des chercheurs américains de l’unversité de Boston qui ont annoncé cette découverte.

              Attention toutefois puisque Alain Gachet de la société Radar Technologies pense qu’il s’agit en fait d’un lac préhistorique souterrain aujourd’hui à vide. C’est cette société qui avait été mandatée par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour cartographier la ressource en eau du Sud-Est du Tchad. Grace à ces méthodes d’extractions les foreurs de l’UNICEF atteigne des résultats de pratiquement 100%.

              Si l’existence de ce lac se confirmait, il est effectivement fort possible que la situation s’améliore, les ressources en eau, une des causes majeures du conflit, étant alors suffisante pour alimenter l’ensemble de la population.

              Je suis d’accord avec toi sur le fait que la présence de la Chine au Soudan n’encourage pas une intervention de la communauté internationale. Mais est-ce vraiment pour éviter l’embrasement ou parce que l’économie américaine est très dépendante de la Chine ?


            • Romain de Pescara 21 juillet 2007 14:49

              @Masuyer

              « Je suis d’accord avec toi sur le fait que la présence de la Chine au Soudan n’encourage pas une intervention de la communauté internationale. Mais est-ce vraiment pour éviter l’embrasement ou parce que l’économie américaine est très dépendante de la Chine ? »

              Sans aucun doute les deux !

              Nul n’ignore que la dimension de la Chine qu’elle soit économique ou militaire ne soit le nouvel enjeu de l’équilibre du Monde. Mais on ne peut reprocher aux USA d’avoir massivement investi en Chine pour que disparaisse un régime dictatorial comme l’a longtemps été la Chine et comme elle l’est encore quand elle arme des dictateurs et des assassins.

              Tout cela est bien fragile Masuyer, nul doute que l’économie a une place importante dans le monde et bien évidemment aux USA. Mais peut-on reprocher à une démocratie de vouloir aussi préserver ce qu’elle a bati en à peine 500 ans ?

              Contrairement à beaucoup je ne souffre pas d’américanisation, mais je suis bien obligé de constater qu’ils participent à l’équilibre mondial tant bien que mal.

              Cordialement

              Romain


            • masuyer masuyer 21 juillet 2007 14:57

              IP 115,

              Pour l’Afghanistan, et c’est une nouvelle fois un avis personnel, qui n’a pas grande valeur, puisque comme tu le dis si bien je ne suis qu’un auto-éduqué inculte, incapable d’obtenir un examen diplomant, il me semble que les talibans refusaient de livrer Ben Laden.

              Sinon, je me fie à ton intelligence supérieure, prend une carte de l’Asie et demande-toi comment un oléoduc peut relier la Caspienne à l’Asie sans passer ni par l’Iran ni par la Russie. smiley smiley smiley smiley


            • IP115 21 juillet 2007 15:12

              @Romain,

              je ne crois pas que le fait que la Chine soit le premier créancier des Etats-unis soit un motif d’inquiétude pour les Etats Unis (même si je peux comprendre que cela peut permettre à certains de détourner notre regard de la sinistre réalité) ...

              Certes la Chine dispose de près de 1000 milliard de dollard de stock de devise en dollard, mais il ne faut pas oublier le fait que la devise américaine est la seule devise au monde à être garantie dans sa propre monaie, ce qui la rend peu vulnérable (imagine que le dollard s’effondre, qui entraineraient ils avec eux en premier ?) ...

              Enfin il ne faut pas oublier que les Etats Unis sont l’un des principaux pays importateurs de la Chine. Les économies chinoise et américaine sont très inter-dépendantes et cette inter-dépendance annule les effets géopolitique de cette dette.

              Alors évitons systématiquement de chercher des motifs tordus pour essayer de masquer la sinistre réalité de ces pays (qui se trouvent évidemment être systématiquement des pays islamistes, comme par hasard) ...


            • masuyer masuyer 21 juillet 2007 15:18

              Romain,

              Je ne pense pas que les Etats-Unis aient investi en Chine pour mettre fin à un régime dictatorial (ils s’en accommodent très bien, comme les autres, si ça ne nuit pas à leurs intérêts économiques). Il y a visiblement un problème monétaire

              http://www.lesechos.fr/info/finance/4533696.htm

              http://www.objectif-chine.com/Politique-monetaire.html

              http://fragments-diffusion.chez-alice.fr/edito012004.html

              Participent-ils à l’équilibre du monde ? Peut-être, je n’en suis pas sur.

              A lire dans Courrier International n°871, un article tiré de « The New-York Review of Books », où Tony Judt pense que « sans les Nations Unies, le chaos du monde serait plus important » et que les USA aujourd’hui, comme l’URSS hier cherchent à bloquer son fonctionnement.

              Cordialement

              PS : Le petit Tristan s’est-il décidé à montrer le bout de son nez ?

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