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Accueil du site > Actualités > International > La pauvreté en Afrique diminue plus vite que prévu

La pauvreté en Afrique diminue plus vite que prévu

Les temps sont durs pour l’économie mondiale. Depuis qu’elle a été durement frappée il y a deux ans, les pays tentent de sortir de cette situation, mais dans beaucoup de cas, les essais ont été infructueux. Les maux ne sont toujours pas guéris et risquent de perdurer un certain temps. Les médecins gouvernementaux ne sont pas restés impassibles et ont appliqué de vieilles recettes éculées qui, pensent-ils, devraient cette fois-ci régler le problème. Mais l’on peut facilement constater que le remède est souvent pire que le mal. Les bonnes nouvelles sont rares : baisse de l’activité économique, chômage élevé et les drames particuliers que cela suppose. Les prévisions ne sont pas plus enthousiasmantes que cela. Au contraire, les pessimistes pronostiquent effondrements, crises monétaires et faillite d’États.
 
En ce qui concerne les pays du Tiers-monde, spécialement en Afrique, le continent le plus affecté par la pauvreté, des organismes internationaux comme le Programme alimentaire mondial prévenaient que le nombre de pauvres dans le monde serait désormais plus haut que jamais. Cependant tous ne sont pas d’accord avec cette vision négative sur les pays les plus pauvres, mettant en question les calculs du Programme alimentaire mondial, et faisant ressortir la croissance des pays en voie de développement des décennies précédentes. Parmi ceux-ci on trouve deux économistes, Maxim Pinkovskiy et Xavier Sala i Martín, qui semblent apporter un peu d’espoir. De fait, habitués que nous sommes aux mauvaises nouvelles concernant l’Afrique, leur étude intitulée « La pauvreté diminue en Afrique… Plus vite que vous le pensez ! » apporte une bouffée d’air frais.
 
Dans cet article, et dans la lignée qui est la sienne depuis plusieurs années, Sala i Martín passe sous le feu de la critique nombre d’idées préconçues que nous avons au sujet du continent africain et de son développement économique. Pour Sala i Martín l’idée selon laquelle la pauvreté ne diminuerait pas en Afrique est simplement fausse. Ce message optimiste au sujet des pays les plus pauvres et ceux en voie de développement – dans un contexte de globalisation et de liberté économique – n’est pas neuf chez cet économiste et rejoint d’autres de ses travaux précédents. Une de ses études les plus diffusées dans les universités et les médias (« La distribution mondiale des revenus : diminution de la pauvreté et période de convergence ») traitait de la distribution des revenus au niveau mondial et montrait déjà comment entre 1970 et 2000 la pauvreté et l’inégalité économique s’étaient significativement réduites, rejetant ainsi le lieu commun qui voudrait que les riches soient chaque fois plus riches et les pauvres plus pauvres. Dans d’autres articles, il avait également déjà pointé le fait qu’entre 1995 et 2007, les taux de croissance en Afrique étaient restés positifs – chose jamais vue jusqu’alors – et que la pauvreté avait baissé de 46% en 1995 à 37% en 2007, concluant que l’Afrique réunissait les conditions pour sortir du puits de la misère, tout en rappelant les obstacles, comme la fragilité politique ou la situation internationale.
 
 
Dans la nouvelle étude, qui vient d’être publiée par le prestigieux National Bureau of Economic Research (NBER), Pinkovskiy et Sala i Martín réalisent donc une étude empirique des indicateurs socio-économiques africains disponibles. Des principales conclusions de l’étude, on retiendra la réduction substantielle de la pauvreté – qui concerne la population vivant avec moins de 1 dollar par jour – et les augmentations des indices de développement humain dans le continent africain grâce à l’augmentation du revenu par habitant. Comme on peut le voir sur le graphique suivant, le taux de pauvreté en Afrique a chuté de 10 points après 1995, un chiffre remarquable, même si inférieur à celui atteint en Asie.
 
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Reflétant le fait que les idées préconçues sont souvent erronées, ces chiffres contredisent d’autres études ainsi que la vision classique de la situation africaine véhiculée par les médias ou certains « people » comme Bono, U2 ou Angelina Jolie ou les nouvelles diffusées par des organismes internationaux ou ONG – souvent intéressés à dépeindre de manière négative la situation – qui ne tiennent pas compte des développements positifs observés et qui proposent un modèle de développement économique fondé sur l’aide internationale qui a montré sa complète inefficacité depuis des décennies.
 
Mais en plus des données fournies par ces deux économistes, il existe d’autres raisons d’être confiant dans l’avenir des Africains, même si avec prudence. Une de celles-ci se trouve dans les parcours de ces Africains qui malgré les obstacles et grâce à leurs efforts, leur ténacité et leur créativité vont de l’avant et contribuent à créer la richesse, d’abord pour eux, ensuite pour leur entourage, œuvrant ainsi à la mise en place d’un environnement favorable à la coopération et à l’intégration sociale. Parmi les obstacles rencontrés, on rencontre le plus souvent les barrières légales et les tracasseries réglementaires que doivent affronter ces personnes qui désirent démarrer leurs affaires ou leur commerce, afin de bénéficier des fruits de leur labeur.
 
C’est pour cette raison que le contexte institutionnel est la base même de la croissance – fruit de l’investissement productif – lorsqu’il favorise, en défendant et protégeant les droits de propriété, la recherche du bénéfice légitime sur le marché, en satisfaisant les besoins des gens plutôt que la traque désespérée des rentes et autres privilèges étatiques. Chose que l’on peut observer, par exemple, dans l’éducation. Bien que cela puisse paraître incroyable, les Africains – à l’instar des Chinois ou des Indiens – créent leurs propres écoles privées pour pallier à l’échec de l’enseignement public. Les résultats sont encourageants et augurent d’une révolution éducative silencieuse. Depuis l’Occident, il n’est pas facile de comprendre précisément ce qui se passe en Afrique, et encore mois de discerner l’évolution au fil de temps. Néanmoins, comme le montre Alwyn Young dans son étude « Le miracle de la croissance africaine » il semble bien que l’Afrique se trouve ne meilleure situation que nous le pensons, même s’il convient de ne pas sous-estimer les tragédies qui frappent ce continent oublié.

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41 réactions à cet article    


  • jako jako 18 mars 2010 10:47

    Au hasard « pour pallier à l’échec de l’enseignement public. » il faut oser désinformer comme cela
    au Congo c’est sous l’exigeance du FMI que les écoles privées ont été importées et le public saboté (pas de salaires versés de longs mois) pour forcer les enseignants à pourvoir les écoles privées ce qui a immédiatement créé un gros gros problème de casse sociale , bref j’ai l’habitude avec vos « articles » smiley


    • Lucilio Lucilio 18 mars 2010 14:45

      Ben voyons, jako, c’est le FMI qui a empêché l’État congolais de payer les enseignants du réseau public. Le fait que Mobutu ait ruiné le pays avant 1997 et que depuis ce pays ait sombré dans une interminable guerre civile n’a, bien sûr, strictement rien à voir avec la faillite totale de l’État congolais. Non, c’est à cause de la faute du FMI qui fait rien qu’interdire de payer les fonctionnaires. Risible.


    • jako jako 18 mars 2010 14:50

      Risible, moi cela ne me fait pas rire du tout. Vous savez bien que dès que le fmi intervient c’est la première chose qui est demandée, privatisation maximale sous pretexte que l’état doit s’alléger de tout ce qui est collectif par définition, 
      enfin je dis « vous savez bien » mais apparement non smiley


    • jako jako 18 mars 2010 14:54

      Plus encore que l’éducation, il y a eu aussi des privatisations de réseaux ferrés , élément essentiel à la vie Africaine , remplacés par des trains de marchandise qui transportent vers des ports tout ce qui part de leur pays, certe pour remplir quelques poches là bas et quelques-unes ici aussi


    • Lucilio Lucilio 18 mars 2010 14:57

      jako, au Congo, il n’y avait pas à privatiser des « services publics » : ça fait 30 ans qu’il n’y a plus de « services publics » dans ce pays ruiné par Mobutu et la guerre.


    • sisyphe sisyphe 18 mars 2010 12:44

      Face aux mensonges, à la désinformation, et aux références de je ne sais quel économiste véreux, rien de tel que les faits :

      Le monde a franchi en 2009 le cap « historique » du milliard de personnes sous-alimentées en raison de la crise économique, a annoncé vendredi à Rome l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

      "C’est avec un grand regret que je dois annoncer que nous avons plus de victimes de la faim aujourd’hui que jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité", a déclaré à la presse Jacques Diouf, directeur général de la FAO en présentant un rapport de la FAO.

      "Un sixième de l’humanité est victime de sous-alimentation, comme jamais auparavant", écrit la FAO dans ce rapport préliminaire consacré à l’insécurité alimentaire.

      "Un milliard et 20 millions de personnes souffrent de la faim comme conséquence d’un mélange dangereux entre la crise économique et les prix alimentaires élevés", a expliqué M. Diouf.

      Il a déploré cette "combinaison dévastatrice pour les populations les plus vulnérables« qui a révélé »la fragilité du système alimentaire".

      La FAO souligne dans son rapport que la situation actuelle "n’est pas le résultat de mauvaises récoltes au niveau mondial« mais est due à  »la crise économique mondiale qui a provoqué baisse des revenus et pertes d’emplois".

      En 2009, "compte tenu essentiellement des chocs de la crise économique et des prix souvent élevés des denrées alimentaires sur le plan national, le nombre des victimes de la faim devrait augmenter globalement d’environ 11%", selon les projections de la FAO qui s’appuient sur une étude du Service de recherches économiques du département américain de l’Agriculture.

      « Un monde affamé est un monde dangereux », a déclaré pour sa part Josette Sheeran, directrice du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), rappelant que la faim mène "aux émeutes, à l’immigration ou à la mort".

      « Nourrir la population doit devenir la principale priorité », a-t-elle ajouté, dénonçant « le triste cap historique » que l’humanité a franchi.

      Selon la FAO, la "quasi-totalité des personnes sous-alimentées vivent dans les pays en développement".

      Elles seraient "642 millions en Asie-Pacifique, 265 millions en Afrique sub-saharienne, 53 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes, 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord et 15 millions dans les pays développés".

      Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est passé de 825 millions pendant la période 1995-1997 à 873 millions pendant celle de 2004-2006, selon l’agence spécialisée des Nations unies. En 2008, il a atteint 915 millions.

      « Nous avons besoin d’un nouvel ordre mondial alimentaire », a estimé M. Diouf, évoquant un sommet mondial sur l’alimentation que la FAO souhaite organiser en novembre prochain.

      « Le problème de la sécurité alimentaire est un problème politique », a-t-il lancé, réclamant de "de plus importants investissements dans l’agriculture".

      Au cours d’un sommet à Rome en juin 2008, les pays membres de la FAO avaient réaffirmé leur engagement à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici à 2015.

      Vendredi, M. Diouf a reconnu que cet objectif n’était "plus réaliste".


      Le nombre de personnes sous-alimentées augmente constamment, et la crise économique a accéléré le mouvement cette année. Selon le rapport, 1,02 milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde.



      - Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a franchi pour la première fois depuis 1970 le seuil du milliard, une progression que la FAO attribue essentiellement à la crise économique mondiale. "Aucune nation n’est épargnée et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres - et les populations les plus démunies - qui en pâtissent le plus", déplore Jacques Diouf, directeur général de la FAO.


      - La majeure partie des personnes sous-alimentées proviennent de la région Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l’Afrique subsaharienne (265 millions), de l’Amérique latine (53 millions) puis d’une région comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Dans les pays développés, 15 millions de personnes souffrent de la faim.


      - Seize pays ont été identifiés par la FAO comme particulièrement vulnérables
      sur le plan économique en raison de crises nationales et régionales. Il s’agit de la Somalie, de l’Afghanistan, de l’Ethiopie, de l’Irak, de l’Erythrée, du Soudan, d’Haïti, du Burundi, de la République démocratique du Congo, du Libéria, de l’Angola, de la Mongolie, de la Corée du Nord, de l’Ouganda, du Tadjikistan et de la Géorgie.


      - Du fait de l’intégration des pays en développement aux marchés financiers et commerciaux internationaux depuis 20 ans, la crise frappe simultanément une grande partie de la planète, en particulier un nombre élevé de pays en développement. La récession actuelle s’ajoute à une crise alimentaire qui, dans la période 2006-2008, a fait monter les prix des denrées de base à des niveaux hors de portée pour des millions de pauvres. Fin 2008, les prix des denrées de base restaient supérieurs de 17% en termes réels à ceux de 2006.


      - Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde a augmenté constamment
      depuis 10 ans. Aucun progrès n’a été effectué pour atteindre les objectifs du Millénaire d’une baisse de moitié des personnes sous-alimentées entre 1990 et 2015, à environ 420 millions de personnes.


      • Lucilio Lucilio 18 mars 2010 14:41

        sisyphe, t’es bien gentil de te la jouer redresseur de tort, mais...


        Mais, les chiffres de la FAO et de l’ONU indiquent bien que la situation s’améliore d’un point de vue alimentaire dans le monde. Entre 1995 et 2010, la population mondiale a augmenté de 1,15 milliard, passant de 5,692 milliards à 6,842 milliards. Dans le même laps de temps, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a augmenté de 150 ou 175 millions. Le calcul est vite fait : la croissance économique dans le monde et surtout dans le pays pauvres a permis de nourrir en 15 ans près d’un milliard d’être humains en plus.

        Par ailleurs, le rapport 2006 de la FAO montre clairement que de toutes les régions du monde c’est en Afrique que la proportion de personnes souffrant de la faim a le plus diminué (de 5% à 10% en moins) - sauf dans la région de l’Afrique centrale, pour la simple raison que cette zone est ravagée par la guerre depuis 15 ans (Ouganda, Ruanda, Burundi et Congo).

        Également, pour illustrer le progrès, il suffit de rappeler qu’en 1970, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde atteignait déjà presque le milliard, comme aujourd’hui, mais avec une population mondiale deux fois inférieure.

      • sisyphe sisyphe 18 mars 2010 15:27

        MENSONGE !

        Selon le rapport de la FAO, il n’y a jamais eu, dans toute l’histoire, autant d’humains atteints par les problèmes de la faim.

         Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde a augmenté

        constamment depuis 10 ans.

        Leur population a augmenté, EN UN AN, de 18% ; la population mondiale de combien, pendant la même période ? smiley

        Er la situation ne fait que s’aggraver :

        La tendance mondiale à la hausse des prix alimentaires devrait se poursuivre, prévient le Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Pétrole cher, hausse de la consommation de viande en Asie, réorientation de parcelles vers la production de biocarburants, climat déréglé et spéculations ont contribué, selon l’organisation, à l’augmentation des prix alimentaires. De violentes manifestations contre cette tendance apparaissent dans plusieurs pays pauvres : outre Haïti, l’Egypte, le Burkina Faso et la Mauritanie, entre autres, ont connu des émeutes de la faim.

        Pour la seule année 2007, les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) montrent une hausse de 80% pour les produits laitiers, de 42% pour les céréales.

        A l’issue du sommet Inde-Afrique à New Delhi les dirigeants des pays représentés ont fait voeu de lutter ensemble pour la sécurité alimentaire, et ont appelé les pays occidentaux à revoir leurs pratiques, notamment l’emploi de vastes stocks pour la production de biocarburants.

        Cette dernière tendance a provoqué des pénuries et une flambée des prix dans plusieurs pays pauvres où, prévient la FAO, les émeutes liées au coût des aliments pourraient s’étendre à l’avenir.

        La faim augmente partout dans le monde. Elle affecte 1,2 milliard d’êtres humains. « Toutes les régions du monde ont été affectées par la montée de l’insécurité alimentaire » précise le rapport de la FAO (l’organisation des nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

        On a beaucoup dénoncé également, à juste titre, la politique à courte vue de subventions de leurs exportations agricoles par les pays riches. Là encore, la concurrence de produits subventionnés venant d’Amérique, d’Europe, décourage les producteurs locaux et conduit à aggraver l’insuffisance agricole des pays les plus pauvres.

        Il y a une géographie de la faim. Même dans les pays riches, on est surpris de constater que la malnutrition existe encore, malgré tous les programmes sociaux, parmi les exclus : au total, neuf millions d’habitants des pays industrialisés ont faim ; c’est aussi le cas de 25 millions dans les pays dits « en transition ». Mais on ne sera pas étonné que pour l’essentiel, la famine aille de pair avec le sous-développement : elle recule fortement là où la croissance est importante, comme en Chine, en Asie du Sud-est, et en Amérique Latine.

        A l’inverse, les régions affamées s’identifient largement aux zones les plus en retard dans la voie du développement, c’est-à-dire en grande partie à l’Afrique Noire (en 15 ans, le nombre de personnes sous-alimentées s’est accru de 12 % en Afrique de l’Est et de 25 % en Afrique Centrale), mais aussi certains pays du Proche et Moyen Orient (y compris le Pakistan), ou de l’arc andin en Amérique du Sud et quelques pays d’Asie Orientale.


      • Lucilio Lucilio 18 mars 2010 15:53

        Je vois sisyphe que, manifestement, tu ne lis même pas les textes que tu postes toi-même.


        Bon, tu nous dis :

        « Selon le rapport de la FAO, il n’y a jamais eu, dans toute l’histoire, autant d’humains atteints par les problèmes de la faim. »

        C’est faux, tu lis mal ou tu n’a pas lu : la FAO dis que depuis 1970, c’est la première fois que l’on atteint le milliard de personnes souffrant de la faim. Depuis 1970, parce qu’à cette date, les personnes souffrant de la faim atteignait déjà ce chiffre.

        Ensuite, tu nous dit que :

        « Leur population a augmenté, EN UN AN, de 18%  »

        Il va falloir que tu nous dises de quel pouce tu nous sors ce chiffre fantastique. La FAO, quant à elle, rapporte, toujours dans le texte que tu as toi-même posté, que le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est passé de 825 millions en 1995 à 915 millions en 2008. C’est-à-dire une augmentation de 11% en 13 ans. Alors la soi-disant augmentation de 18% en un an, c’est une blague amusante qui n’impressionne que ceux qui ne lisent même pas les textes qu’ils postent.

        Enfin, quand tu nous rappelle que :

        « ...en 15 ans, le nombre de personnes sous-alimentées s’est accru de 12 % en Afrique de l’Est et de 25 % en Afrique Centrale... »

        Je te renvoies au rapport de la FAO dont tu as toi-même posté le lien et qui montre que la proportion de personnes sous-alimentées à diminué de près de 10% en Afrique australe, de 7,5% en Afrique de l’Ouest, de 6% en Afrique de l’Est. Seule l’Afrique centrale a connu une augmentation de 20% suite aux guerres qui ravagent la zone depuis 15 ans.


      • Le péripate Le péripate 18 mars 2010 17:16

        Disons les choses simplement : ce Sisyphe est un perroquet. Copier coller et insultes rien d’autre à en tirer.


      • sisyphe sisyphe 19 mars 2010 00:20

        On trouvera, ici, une interview, parue dans « Le Monde », du 16 Novembre, de Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation depuis 2008 :

        extraits :

        La situation s’est-elle améliorée depuis les "émeutes de la faim" de 2008 ?

        Non. Toutes les conditions pour une nouvelle crise alimentaire dans un ou deux ans sont réunies. La question n’est pas de savoir si elle aura lieu, mais quand.

        Les causes structurelles de la crise alimentaire de 2008 – une brutale hausse des prix liée à des facteurs conjoncturels puis accélérée par la spéculation – restent en place. Il suffit d’une étincelle pour que la hausse des prix redémarre. On n’a pas tiré les leçons de la crise passée.


      • sisyphe sisyphe 19 mars 2010 00:35

        Le brave Arthur Mage nous a copié un extrait du rapport, en mettent en gras un passage qui l’arrangeait, et en le tronquant. smiley

        Alors, pour rétablir un peu les faits, examinons la suite de ce même texte :

        Cette brusque accélération se greffe sur
        une tendance déjà alarmante, observée
        ces dernières années, d’augmentation
        du nombre estimé des personnes sousalimentées.

        Le nombre des sous-alimentés
        avait connu une baisse significative dans
        les années 70 et 80 ainsi qu’au début des
        années 90, en dépit d’une croissance rapide
        de la population, tandis que pour les pays en
        développement, la proportion de personnes
        sous-alimentées passait de un tiers en 1970
        à moins de 20 pour cent dans les années 90.
        Depuis la seconde moitié de cette même
        décennie, le nombre des sous-alimentés
        n’a cessé de croître malgré une baisse
        continue de la proportion des personnes
        sous-alimentées, réduite à 16 pour cent de
        la population des pays en développement
        et à 13 pour cent de la population mondiale
        en 2004-06. De plus, pour la première fois
        depuis des décennies, la crise récente a
        provoqué un accroissement du nombre des
        sous-alimentés aussi bien en termes absolus
        qu’en termes de proportion.

        La crise touche de vastes segments de
        la population. Ceux qui ont été le plus
        durement touchés par la hausse des prix des
        denrées alimentaires – les ruraux sans terre,

        Alors, Mage, il faut savoir lire jusqu’au bout...
         smiley smiley


      • Lucilio Lucilio 19 mars 2010 08:45

        sisyphe, t’es bien gentil de répéter les articles de journaleux incapables et/ou démagogiques qui n’ont même pas pris la peine d’aller consulter les chiffres de la FAO et qui disent simplement n’importe quoi.

        Donc, la FAO estimait - dans les documents que tu as toi-même cité en référence - à 915 millions le nombre de personne sous-alimentée en 2008 - 850 millions, c’est le chiffre pour la période 2000-2002. De 915 à 1.000, ça fait une augmentation de 9% en un an, la moitié de ton chiffre. Certes, cela reste toujours dramatique mais relatif puisque dans le même temps la population mondiale a augmenté de plus de 100 millions. Et si l’on observe sur le long terme, on voit que la proportion de personnes souffrant de la faim est passé de 33% (1 personne sur 3 !) en 1970 à 16-17% en 2010 (1 personne sur 6). C’est-à-dire que depuis 1970, la croissance économique mondiale a permis de nourrir correctement 2 milliards de personnes supplémentaires. On appelle cela un progrès.


      • sisyphe sisyphe 19 mars 2010 10:39

        Mon pauvre Lucilio ; tu as vraiment des problèmes ; de lecture, ou de compréhension ?

        Foin de « journaleux », le texte que j’ai cité, juste plus haut, est extrait DU RAPPORT DE LA FAO lui-même.

        J’en recite donc l’extrait ;

        De plus, pour la première fois
        depuis des décennies, la crise récente a
        provoqué un accroissement du nombre des
        sous-alimentés aussi bien en termes absolus
        qu’en termes de proportion.

        La crise touche de vastes segments de
        la population. Ceux qui ont été le plus
        durement touchés par la hausse des prix des
        denrées alimentaires – les ruraux sans terre

        Joli progrès, n’est-ce pas, mon brave Lucilio ?

        Le contraire exact de ce que prétend ton article...
        Caramba ! Encore raté !!
         smiley


      • Lucilio Lucilio 19 mars 2010 10:56

        sisyphe, c’est bien de botter en touche, mais la FAO estimait bien à 915 millions le nombre de sous-alimenté en 2008 et non 850 comme l’annonçaient les journaleux dont tu gobes si facilement la prose.

        Quand au progrès, il est bien réel : entre 1970 et 2010, le nombre absolu de personnes sous-alimentées est resté pratiquement le même (un peu moins de 990 millions en 1970 contre 1 milliard en 2010) et le nombre relatif a été divisé par deux (1 personne sur 3 sous-alimentée en 1970 contre 1 sur 6 en 2010).

        Certes, l’année 2009 et certainement 2010 ont vu un rebond du nombre de personnes sous-alimentées comparé aux années ’90 et début des années 2000, mais on reste toujours très en-dessous du taux de sous-alimentation de 1970 (33%) avec un taux qui a légèrement remonté à 17 ou 18% de la population mondiale souffrant de la faim (contre 16% en 2005). Bref, en 40 ans, l’économie mondiale a bien réussi a nourrir correctement 2 milliards d’êtres humains supplémentaires.


      • Arunah Arunah 18 mars 2010 13:08

        L’auteur est un provocateur irresponsable qui ne se rend pas compte qu’il va dissuader ses lecteurs de faire des dons aux ONG travaillant en Afrique. De plus il ne sera plus nécessaire d’accueillir de migrants africains en Europe puisque la pauvreté en Afrique diminue plus vite que prévu. Bonne nouvelle ! 


        • Lucilio Lucilio 18 mars 2010 14:54

          Dis-moi Arunah, tu nous parle bien des dons des pauvres des pays riches qui vont dans la poche des riches des pays pauvres, là ? Ça fait trois générations maintenant que des centaines de milliards de dollars d’aide arrivent dans les pays pauvres. Strictement pour rien. Les pays du Tiers-monde qui sont sortis de la misère ne doivent rien à l’aide internationale ou si peu (Corée du Sud, Taïwan, Chine et Inde dès lors qu’ils cessèrent d’être socialiste, Chili, etc.)


          Quant au ONG, la plupart ne sont là que pour se servir elles-même. En Haïti, on a dénombré 10.000 ONG qui « travaillaient » sur place - une ONG pour 1.000 Haïtiens. Tu la sens bien l’arnaque ?

        • Arunah Arunah 18 mars 2010 22:56

          @ L’auteur

          Je ne vois pas ce qui vous autorise à me tutoyer !


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 19 mars 2010 11:07

          On sait maintenant, et les africains sont les premiers à le dire, que l’aide internationale a surtout servi a maintenir en dépendance l’Afrique, en enrichissant des potentats locaux.

          L’Afrique a besoin de géomètres et de notaires, car sa pauvreté vient de l’absence de reconnaissance de la propriété privée. Et sans propriété, pas d’investissement : Pourquoi irriguer ce champs ou le dé-pierrer, si je n’y est pas accès l’année prochaine ?


        • LE CHAT LE CHAT 18 mars 2010 15:36

          quand on a rien , c’est facile d’arriver à trois fois rien ! 1% du commerce mondial pour le tout , ça compte pour du beurre dans tous les cas ! en ce moment , il y a une reprise sur les machettes au Nigéria .... 


          • Makan 18 mars 2010 15:46

            @L’auteur,

            Vous aimez la provocation. N’oubliez pas que les Occidentaux n’aiment pas entendre que quelque chose commence à aller mieux en Afrique. C’est beaucoup trop effrayant pour eux.

            Que serait le monde sans une Afrique moribonde, l’exemple par excellence de tout ce qu’il y a de pire ?

            Tout ce beau monde se rassure aux infos en parlant des guerres, des famines, des « boat peoples » version africaine. On se couche et on dort mieux en se disant que finalement on n’est pas si mal loti que cela. Et c’est peut-être ça le but recherché par les médias capitalistes : effrayer le petit peuple, en lui montrant ce qu’il va lui arriver s’il n’est pas sage, travailleur, soumis etc.


            • jules simon 18 mars 2010 16:25

              A l’auteur,

              J’aimerais que cela soit vrai mais franchement j’ai beaucoup de mal a y croire car cela ne reflete pas du tout la realite dans les grandes villes d’Afrique Centrale.

              1) La distribution des revenus au niveau mondial est plus equitable.
              OK mais entre pays ou entre personnes ?
              Un pays peut avoir plus de revenus qu’auparavant mais si dans le meme temps les inegalites sociales s’accroissent.....cela ne fait pas moins de pauvres dans le pays. Simplement plus de riches.

              2) La population vivant avec moins de 1 dollar par jour est en baisse.
              Evidemment formule comme cela, c’est tres positif - les gens ont plus d’argent qu’avant mais vivent ils mieux pour autant ? l’inflation des denrees alimentaires de base est elle prise en compte dans l’etude ?


              • Lucilio Lucilio 18 mars 2010 16:31

                Jules Simon,


                1) l’étude qui est présentée dans l’article indique que le nombre de pauvres a diminué fortement en Afrique mais également que l’indice Gini, qui mesure l’inégalité des revenus, a également diminué.

                2) lorsqu’on prend comme la mesure absolue de la pauvreté sur base d’un dollar, c’est un dollar constant de 1990, que l’on indexe au fur et à mesure.

              • Lucilio Lucilio 18 mars 2010 16:33

                Sinon, la réalité de l’Afrique centrale, c’est la guerre (la « guerre mondiale » africaine, 15 ans et des millions de morts) qui, effectivement, a fait exploser le nombre de sous-alimentés. Mais tout le reste de l’Afrique connait bien une nette amélioration de sa situation.


              • jules simon 18 mars 2010 16:42

                Merci pour les precisions.

                Afrique Centrale en Guerre ? pas tous les pays d’Afrique Centrale heureusement.

                Prenons les cas du Cameroun et du Gabon, pas de guerre a deplorer et pourtant allez discuter avec les gens a Douala ou a Libreville sur l’evolution de leur pouvoir d’achat, vous serez edifie.


              • LE CHAT LE CHAT 18 mars 2010 16:53

                tu peux rajouter à l’afrique centrale toute la corne de l’Afrique qui n’a rien d’une corne d’abondance ! Ethiopie , Erytrée , Somalie ( ce qu’il en reste controlé par les fantoches pro américains), Somaliland et autre Puntland


              • ELCHETORIX 18 mars 2010 17:21

                quand le monde et plus particulièrement l’AFRIQUE sera libéré de l’emprise des cartels financiers internationaux et ceux des entreprises publiques et privées des multinationales et transnationales , la pauvreté dans le monde sera en régression .
                @ L’auteur , veuillez vous inspirer de la lecture du diplomate international Jean ZIEGLER en lisant par exemple « Main basse sur l’Afrique » écrit déjà en 1978 ou
                « L’Empire de la honte » - vous verrez qui sont les responsables de la malnutrition en Afrique , en Amérique latine et en Asie du sud-est .
                Votre propagande pour le système économique capitaliste financier et ultra libéral
                est à la limite de la provocation sinon qu’elle frise l’indécence .
                Mes non-respects .
                RA .


                • Le péripate Le péripate 18 mars 2010 17:22

                  Sur ce graphe animé, on voit que si l’Afrique est en retard sur le reste du monde, le chemin qu’elle suit est cependant le même.


                  • frédéric lyon 18 mars 2010 17:30

                    De l’Auteur :


                    « Les pays du Tiers-monde qui sont sortis de la misère ne doivent rien à l’aide internationale ou si peu (Corée du Sud, Taïwan, Chine et Inde dès lors qu’ils cessèrent d’être socialiste, Chili, etc.) »

                    En effet et on pourrait continuer la liste en ajoutant les noms des pays qui suivent immédiatement derrière ceux que vous avez cité (Thailande, Brésil, Philippines, etc.)

                    Si bien que tous ces pays qui sortent aujourd’hui du sous-développement sont très précisément ceux qui n’ont jamais reçu l’aide de personne !

                    Sinon votre analyse est parfaitement exacte et tous ceux qui ont eu l’occasion de se balader dans le monde entier depuis trente ans savent que la pauvreté a reculé dans le monde.

                    ils savent aussi que ce recul de la pauvreté est un effet de la globalisation et de la libéralisation de l’Economie mondiale.

                     

                    • @distance @distance 18 mars 2010 17:38

                      La notion de convergence

                      Les premiers travaux réalisés sur la convergence des revenus par tête dans le monde ont, contraints par les statistiques disponibles, concerné les seuls pays industrialisés. Ils ont fourni une image optimiste de l’évolution des inégalités entre nations : les écarts de niveaux de vie entre pays apparaissaient plus faibles qu’un siècle auparavant. Étendus ultérieurement à un plus grand nombre de pays, ces travaux ont cependant montré que le phénomène n’était pas généralisable

                      Quelle que soit l’optique qu’ils retiennent, les travaux empiriques sur la question de la convergence continuent de se heurter à des difficultés techniques importantes. Dès lors, en dépit de l’intérêt des pistes qu’ils ouvrent, il reste difficile d’en tirer des conclusions suffisamment robustes pour aboutir à des recommandations de politique économique.

                      Isabelle Bensidoun et Laurence Boone

                      Éditions La Découverte, collection Repères, Paris, 1998.
                      http://remi.bazillier.free.fr/convergence_cepii.pdf


                      • frédéric lyon 18 mars 2010 17:39

                        Pour ce qui concerne l’Afrique : Il ne faut pas désespérer de l’Afrique, qui est un continent qui dispose d’un gros potentiel naturel qui est encore mal mis en valeur.


                        Les pays Africains (du moins ceux qui ne sont pas producteurs de pétrole !) ont également beaucoup souffert de l’envol des prix de l’Energie qui est la conséquences de la mainmise du cartel de l’OPEP sur le marché des hydrocarbures, mais ils sont en train de surmonter ce handicap.

                        Par ailleurs ce continent ne souffre pas du surpeuplement, l’espace y est mal utilisé mais les densités moyennes de population sont en général très faibles si on les comparent à l’Europe et à l’Asie du Sud-Est.

                        • VivreDifferent VivreDifferent 18 mars 2010 20:32

                          Le triomphalisme (néo)libéral a tendance à m’exaspérer, à comparer son bilan avec celui de dictatures sanguinaires ; le capitalisme sauvage fait moins de morts que la guerre civile, c’est donc la voie du salut !

                          Je ne suis pas contre un peu de libéralisme, au contraire ; mais cette foi aveugle en la « main invisible », à l’efficience des marchés, je crois qu’on a assez vu où ça nous menait.

                          Et si on arrêtait de déposséder les peuples de leur droit à disposer d’eux-mêmes ? Entre le joug d’un dictateur et celui du marché, ne faut-il pas choisir une troisième voie ?

                          Face à des théories qui veulent individualiser les personnes à l’extrême, en favorisant uniquement le profit, il serait temps de rappeler que nous sommes des animaux politiques, doués du sentiment de solidarité et capables de nous organiser pour donner « chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».


                          • srobyl srobyl 18 mars 2010 22:34

                            En tous cas, merci à l’auteur : ce sont les Africains qui vont être heureux en apprenant ça. smiley


                            • Fourmi Agile Evrard 18 mars 2010 23:59

                              Merci Lucillo.
                              Ton article fait plaisir à lire, d’autres disent la même chose :
                              TIken Jah Fakoli, l’un des chanteurs les plus connus d’afrique chante dans « viens voir »
                              .

                              « viens voir, viens voir. Mon afrique n’est pas ce qu’on te fait croire ». Tiken Jah Fakoli.


                              • agent orange agent orange 19 mars 2010 02:55

                                Quel est l’impact de la présence de la Chine en Afrique dans la diminution de la pauvreté sur continent ?


                                • Philippe D Philippe D 19 mars 2010 10:31

                                  Mais on est là dans les suppositions. En particulier la preuve que, que pour ces pays très pauvres, ce libéralisme serait plus efficace qu’une économie dirigée sincère et non corrompue n’est pas faite. On a, au contraire, des exemples qui montrent plutôt l’inverse.


                                  C’est toujours pareil avec le libéralisme. 
                                  Sur le papier les constats et les remèdes sont bons.

                                  Dans la réalité, en comptant sur les tous dévoiements, les escroqueries, les rapaces, les détournements... qu’il peut faciliter s’il n’installe pas de solides moyens de contrôles (fort peu libéraux) le résultat est toujours très différent de celui qui avait été vendu.
                                  Mais le même constat peut-être fait pour toute autre approche économique qui génèrera toujours ses dérives. (Humain, trop humain) 

                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 19 mars 2010 11:01

                                  @ Leon,

                                  Votre interrogation est légitime. Toutefois, là où un système est supérieur à l’autre, c’est qu’il réparti les risques. Je m’explique, dans une économie dirigée, il y a autant de risques que les intervenant soient corrompus que dans une économie libérale. La différence, c’est que dans un système dirigiste il n’y a qu’un seul système, alors que dans une économie libérale, il y a plusieurs solutions en concurrence, et les bonnes contre-balancent les mauvaises.

                                  Il ne s’agit donc pas de fustiger qui que ce soit (dirigistes ou libéraux), chacun pensant sincèrement que sa solution est la meilleure, mais uniquement d’une constatation de pure logique, qui veut qu’une multitude de systèmes est plus performante pour le développement qu’un système unique. C’est ce qui existe dans la nature avec la bio-diversité.


                                • Lucilio Lucilio 19 mars 2010 11:28

                                  « Or le libéralisme a fait l’impasse sur la question morale... »

                                  Ben voyons ! Le libéralisme, c’est d’abord et avant le respect du Droit dans une optique où l’être humain est le but et non pas le moyen pour parvenir à une société utopique.

                                  Au passage, Michéa est un abruti.


                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 19 mars 2010 12:00

                                  Lucilio a raison, le libéralisme est avant tout moral. Il est basé sur l’échange, la confiance et le droit. Contrairement au dirigisme qui est basé sur la violence, la jalousie et le non respect de l’individu.

                                  Cela n’empêche pas que l’Homme étant ce qu’il est, il y a des pourris et des corrompus partout. Mais il ne s’agit pas d’une corruption équilibrant l’autre, il s’agit de la majorité des acteurs économiques qui sont « de confiance » qui contre-balancent les acteurs véreux.

                                  Pour rappel, le commerce ne peut fonctionner que dans un rapport a priori de confiance : Vous faites confiance à votre boulanger, au constructeur de voiture, au fabriquant de télévision. Sans cette confiance, vous seriez obligé de tout contrôler, ce qui est impossible. La meilleure illustration est le mode fonctionnement des joalliers d’Anvers : pas de contrat écris, mais gare à celui qui se manque : il est grillé à vie.

                                  En revanche, comment faire confiance à quelqu’un qui, quelque soit la qualité de son service, ne reçoit ni reconnaissance, ni sanction ?

                                  Dans les deux cas un individu voudra, a priori, faire au mieux, mais, le jour ou, pour une raison ou une autre, il aura un relâchement, dans un cas, la responsabilité et la crainte d’une sanction (perte de clientèle) va pallier sa moralité, dans l’autre cas, les plus bas instincts pourront s’exprimer sans retenue.

                                  La moralité est inextricablement lié à la responsabilité.

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