L’augmentation rapide des effectifs de la classe moyenne constituera le levier le plus puissant du développement de la Chine au cours des années qui viennent, et modifiera profondément les conditions de l’équilibre planétaire.
La principale conséquence sociale de l’extraordinaire développement de la Chine depuis que Deng Xiao Ping a lancé la création des Zones Économiques Spéciales en 1978, est sans contestation possible la rapide croissance de la classe moyenne chinoise, lancée dans le développement industriel et commercial du pays.
Pivot du développement de la Chine, cette classe s’est progressivement enrichie. En s’élargissant à vive allure, elle a grignoté la grande masse des paysans chinois dont le volume décroit d’année en année. Parallèlement, les intenses activités de recherche agricole ont permis une hausse rapide de la productivité de l’agriculture, libérant ainsi de la culture de la terre un grand nombre de travailleurs (principalement le cas du riz).
En Chine, on définit la classe moyenne par l’ensemble des personnes dont les revenus sont compris entre 25.000 et 100.000 yuans [soit respectivement 2.500€ et 10.000€]. Sa progression résulte de nombreux facteurs, mais sans doute le plus déterminant est celui du haut degré d’alphabétisation de la population. L’un des plus élevés dans le monde.
De 2005 à 2010 [prévision], son effectif a ainsi progressé de 46%. Elle représentera 57% de la population chinoise en 2010, contre 39% en 2005, et près de 75% de la totalité du pouvoir d’achat disponible de la Chine.
Cette évolution aura des effets considérables sur la structure et la stratégie économique du pays. Le plus essentiel, économiquement et géopolitiquement parlant, sera sans aucun doute possible la perspective d’un renversement rapide du rapport "exportation / consommation" de la production nationale.
Ce renversement progressif permettra en effet à la Chine de jouir d’une plus grande indépendance économique à l’égard des États-Unis, et d’augmenter ses prix d’exportation du fait que l’industrie de ce pays ne se trouve plus en position de fabriquer la plupart de ses produits importés en raison de sa politique de délocalisation. La hausse du yuan qui s’ensuivra mettra les États-Unis en grande difficulté.
Il est donc pratiquement acquis que la Chine sortira beaucoup plus forte de la crise que les États-Unis, et que son poids prévaudra dans le monde, notamment sur le plan monétaire. Sans doute le dollar devra-t-il rapidement renoncer à son hégémonie planétaire.
© André Serra http://cybercanard.com
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la voracité chinoise est à redouter. lien ici. âme sensible s’abstenir
08/08 01:51 - fourreauOui, sur Gapminder, il n’y a presque pas de chiffres sur la Chine après 2000, (...)
07/08 21:42 - Le péripateEn terme de mentalité, peut être sont ils restés un peu paysans dans l’ame. Après tout (...)
07/08 18:59 - Marc BruxmanOui il va falloir réapprendre une langue pour délocaliser dans des pays pas cher. Le niveau de (...)
07/08 18:48 - Marc BruxmanLes vélos peut être pas mais les scooters électriques oui. La bagnole dans une ville comme (...)
07/08 18:43 - Marc BruxmanMerci pour ces observations. Ca n’en fait pas une statistique et il faudrait voir la (...)
07/08 16:04 - Forest Ent
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