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La punition corporelle à l’école fait débat en Corée du Sud

L’éducation. Ce mot, c’est la raison de vivre des parents coréens. Rien n’est plus important que l’éducation de leurs enfants. Cours en classe, cours du soir, cours en institut, cours à la maison, cours privé. La vie des jeunes peut paraître parfois difficile. Mais un nouveau débat fait rage dans ce milieu parfois si mystérieux pour les parents.

Un professeur a été filmé par le téléphone d’un jeune étudiant alors qu’il battait violemment un écolier, le lançant au sol, l’assenant de coups de pieds et lui lançant la tête contre le mur (reportage ici).
 
A la vue de ses images, les associations de parents d’élèves n’ont pas tardé à hausser le ton, dénonçant ce type d’attitude et demandant une réaction du gouvernement. Les autorités planchent sur une nouvelle loi concernant les punitions corporelles dans l’éducation. Le bureau de l’éducation à la métropole de Séoul, dirigé par le fraîchement élu libéral Kwak No-Hyun, ne veut plus voir ce genre d’attitude dans les classes.
 
Aujourd’hui la loi n’interdit pas la punition corporelle mais dans un certain cadre et avec certaines limites. Il n’est pas choquant de voir de nombreux films au cinéma illustrés ce genre de punition, comme par exemple quand les étudiants sont en retard le matin lorsque la cloche retentit et reçoivent des coups de bâton les mains dans le dos.
 
Les punitions corporelles sont dans la culture de l’éducation coréenne et cette réaction soudaine de la ville de Séoul ne plaît pas à tout le monde, à commencer par le ministère de l’éducation supporté par la fédération coréenne de l’association des professeurs.
 
En cause, la prise de décision sans lancer de débat avec les parties concernées. « Malgré les effets négatifs des punitions corporelles, il apparaît inapproprié d’en finir soudainement avec ce système qui n’a eu de cesses d’exister dans la culture de l’éducation coréenne » rappelle la fédération dans un communiqué.
 
Kwak No-Hyun, qui avait fait de ce problème une priorité lors de sa campagne aux élections locales de début juin, va devoir faire face à un élan de protestation pour une décision peu démocratique. Il faut rappeler que la Cour Suprême présentait récemment la punition corporelle à l’école comme légale tant qu’elle correspondait à un besoin social justifié.
 
Une récente étude menée dans les écoles au niveau national révélait il y a peu que 79.4% des enseignants trouvaient adéquate la punition corporelle afin de faire appliquer une bonne éducation.
 
Pour ou contre, le débat est lancé et risque de durer. Cependant, il ne faut pas mélanger la violence gratuite d’un enseignant en "détresse" et la punition corporelle à un élève indiscipliné.
 

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1 réactions à cet article    


  • jako jako 21 juillet 2010 10:46

    Je vois que la machine à reculer fonctionne un peu partout, reculer ne sera pas éviter l’abîme.

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Arosmik

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