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Accueil du site > Actualités > International > La question kurde fait-elle basculer le Moyen-Orient ?

La question kurde fait-elle basculer le Moyen-Orient ?

La question kurde ne se limite pas à la Turquie et au nord de l’Irak.

A lire la plupart de mes confrères, la question kurde se limite, essentiellement, aux Kurdes de Turquie et - depuis peu - aux Kurdes du nord de l’Irak. Or, la réalité - c’est le moins qu’on puisse dire - est infiniment plus complexe. Prenons l’Allemagne. Elle héberge 2,4 millions de Turcs dont 600 000 sont, en fait, des Kurdes de Turquie. Parmi les Turcs d’Allemagne sévit le mouvement ultranationaliste des Loups gris, une nébuleuse à tendance paramilitaire qui rassemble quelques milliers de sympathisants.

Parmi les Kurdes turcs d’Allemagne sévit le mouvement kurde armé, communiste et terroriste PKK, qui rassemble environ 10 000 membres. En clair, avec les Loups gris d’un côté et le PKK de l’autre côté, l’Allemagne pourrait - elle aussi - devenir un nouveau champ de bataille, dans le cadre de la question kurde. Ajoutons qu’il en va de même - quoique dans une moindre mesure - pour la France et l’Autriche. Samedi 3 novembre, à Sarcelles, en France, un affrontement violent a eu lieu entre Turcs et Kurdes. Des Kurdes qui défilaient à bord d’une quinzaine de voitures arborant des drapeaux kurdes ont été coincés dans un embouteillage à proximité d’un café turc. Dimanche 4 novembre, cinq personnes ont été blessées lors d’affrontements impliquant entre 70 et 80 personnes, turques et kurdes, à Vienne, en Autriche. Pour en revenir aux Allemands, il faut savoir qu’en Iran, les séparatistes kurdes armés, bénéficient du soutien de Kurdes d’Allemagne, dans leur lutte armée contre le régime iranien.

Etonamment, à l’université de la Bundeswehr (l’armée fédérale allemande), à Munich, on soutient les Kurdes iraniens, en vue de fragiliser l’Iran des mollahs intégristes ; et en vue d’une éventuelle partition du pays. Certains milieux militaires américains, eux non plus, n’excluent pas une éventuelle partition de l’Iran. Et ils ont avancé, depuis un certain temps, sur des projets qui vont dans ce sens. De plus, l’Allemagne entretient également de bonnes relations avec le gouvernement autonome kurde en Irak. Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, est un promoteur du grand Kurdistan autonome. Il a déjà rencontré la chancelière allemande Angela Merkel plusieurs fois. Des contacts se poursuivent, aussi, entre Massoud Barzani et le député au Landtag bavarois Siegfried Martsch. A noter que dans trois régions irakiennes riches en pétrole, Kirkouk, Nineveh et Diyala, des référendums pourraient avoir lieu sur leur rattachement à la région autonome du Kurdistan irakien. Pour en revenir à l’Iran, pays où, rappelons-le, 49% de la population n’est pas perse, les montagnes de Kandil - une région d’influence du Kurde irakien Massoud Barzani, encore lui - se trouvent au carrefour de l’Irak, de l’Iran et de la Turquie.

C’est, aussi, depuis là que le PKK lance des attaques contre la Turquie. Et dans ces montagnes de Kandil se trouve également la base du PEJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan), un mouvement dont les médias ne parlent presque jamais et qui est proche du PKK. Le PEJAK combat dans l’ouest de l’Iran. Le magazine télévisé Monitor, dans un reportage diffusé le 21 juin 2007, a révélé que le chef du PEJAK, Abdul Ahmadi, a son siège à Cologne, en Rhénanie du Nord-Westphalie (Allemagne) et qu’il y recrute des insurgés pour la lutte contre l’Iran. De son côté, le Washington Times du 4 août 2007, révèle, dans une enquête, que le PEJAK jouit également de soutiens aux USA. L’officier américain à la retraite Ralph Peters a publié, dans le Armed Forces Journal, une carte qui dessine, selon des critères ethniques, les frontières du Proche et du Moyen-Orient. Le professeur Michael Wolffsohn, de l’université de la Bundeswehr (l’armée fédérale allemande) à Munich, a ébauché des plans similaires dans le quotidien allemand Die Welt, édition du 7 mars 2007. C’est surtout depuis mars 2007 que la reprise des attentats perpétrés par les Kurdes du PKK et du PEJAK agace les régimes islamiques turc et iranien. Et leur donne un prétexte pour entrer dans la cour des grands au Moyen-Orient.

En effet, en mars dernier, selon le commandant des Gardiens de la Révolution iranienne, le général Yahya Rahim Safavi, 30 rebelles kurdes avaient été tués, au cours d’affrontements entre les Gardiens de la Révolution iranienne et le PEJAK kurde iranien. Le général iranien Yahya Rahim Safavi déclarait, déjà à l’époque : « Si le gouvernement irakien n’expulse pas les rebelles armés iraniens liés aux étrangers de la zone (frontalière Irak-Iran), les Gardiens de la Révolution iranienne se réservent le droit de les pourchasser au-delà des frontières » de l’Iran, autrement dit en Irak. Concrètement, les Iraniens et les Turcs menacent le gouvernement régional du Kurdistan irakien, créé le 7 mai 2006. Pour régler le problème, les USA préféreraient, tout au moins à ce stade et au plan diplomatique, une meilleure coopération entre la Turquie, le gouvernement irakien et les Kurdes irakiens, mais sans l’Iran nucléarisé (lire http://hebdo.ahram.org.eg/Arab/Ahram/2007/3/7/bref2.htm). Dans ce cadre, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a annoncé, vendredi 2 novembre 2007, que les USA, la Turquie et l’Irak vont coopérer pour empêcher d’agir les séparatistes kurdes du PKK depuis leurs bases dans le nord de l’Irak.

Le lendemain, samedi 3 novembre, les Kurdes du PKK étaient au centre de la conférence des pays voisins de l’Irak, réunis à Istanbul. « Le rétablissement de la sécurité intérieure et de la stabilité de l’Irak est d’une importance vitale pour l’Irak et ses voisins », a déclaré le Premier ministre islamiste turc Recep Erdogan à cette occasion. Les options militaires « restent sur la table pour la Turquie », a affirmé de son côté le chef de la diplomatie turque. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a quant à lui déclaré : « Nous avons pris une décision définitive de fermer les bureaux du PKK en Irak. Nous prenons des mesures fortes (...) Nous allons surveiller les membres (du PKK) dans les régions où ils sont basés. » Mais l’événement-clé a lieu aujourd’hui, lundi 5 novembre : le Premier ministre islamiste turc Recep Erdogan rencontre le président américain George W. Bush à Washington (lire dépêches des 2 et 3 novembre 2007 sur http://www.esisc.org/). Rompant avec les silences complices et les mensonges débiles, entretenus par les médias politiquement corrects et moralement abjects, David Bescond, sur http://rebelles.info, écrivait, le 29 octobre 2007 : « Il faut être bien naïf pour croire que les attaques du PKK contre les militaires turcs sont à l’origine des tensions qui secouent le Kurdistan. C’est oublier que le sud-est de la Turquie abrite également 2 000 rebelles kurdes du PKK. Rebelles que l’armée turque n’a toujours pas réussi à vaincre. Autrement dit, avant de s’en prendre aux 3 500 insurgés du PKK réfugiés dans le nord de l’Irak, Ankara ferait bien d’assurer la sécurité sur son propre territoire.

Mais en vérité, les 3 500 soldats du PKK présents en Irak ne sont qu’un prétexte. Ce qui gêne la Turquie, c’est la réussite, tant au niveau économique que sécuritaire, de la région autonome kurde en Irak. C’est la peur de voir cette région s’établir en Etat indépendant kurde et donner des idées sécessionnistes à l’ensemble de la diaspora kurde répartie sur quatre Etats (Syrie, Turquie, Irak et Iran). Cela explique le soutien appuyé de Damas envers Ankara pour une intervention militaire dans le nord de l’Irak dans l’espoir de voir l’expérience autonome kurde irrémédiablement brisée. Quant à l’Iran, s’il exprime les mêmes craintes d’une contagion indépendantiste à partir du nord irakien, il voit d’abord dans une intervention militaire turque un excellent moyen de compliquer les plans américains d’une intervention contre ses installations nucléaires. Téhéran fera tout pour favoriser l’exacerbation des tensions dans la région. » Aujourd’hui lundi 5 novembre, David Bescond, toujours sur http://rebelles.info, ajoute : « ...Le vice-Premier ministre islamiste turc, Cemil Cicek, a annoncé que le gouvernement voulait adopter des sanctions militaires, politiques, diplomatiques et économiques contre les "associés" des séparatistes du PKK. Autrement dit contre l’administration kurde irakienne accusée par la Turquie de les soutenir (...) pendant qu’Ankara menace, le marchandage avec les Etats-Unis et Israël se poursuit. Consciente que sa menace d’intervenir militairement dans la région gêne les Occidentaux dans leurs préparatifs pour empêcher Téhéran de posséder l’arme atomique, la Turquie est bien décidée à se servir de la situation pour faire monter les enchères. » Or donc, aujourd’hui 5 novembre, à Washington, le Premier ministre islamiste turc Recep Erdogan rencontre le président américain George W. Bush.

Espérons qu’au-delà des gesticulations diplomatiques de Condoleezza Rice, elle qui kérosène de liane en liane depuis des mois à travers le Moyen-Orient, espérons qu’au-delà de cette ridicule savane, Bush saura s’entourer de conseillers (ères) un peu moins obnubilé(e)s par leurs carrières personnelles de futur(e)s expert(e)s en relations théoriques internationales auprès de la ploutocratie médiatique.


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36 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 6 novembre 2007 11:39

    C’est amusant de voir le monde découvrir les Kurdes aujourd’hui, alors qu’il était bien évident dès l’invasion US que ce serait le problème central. D’après l’article,

    « ce qui gêne la Turquie, c’est la réussite, tant au niveau économique que sécuritaire, de la région autonome kurde en Irak. C’est la peur de voir cette région s’établir en Etat indépendant kurde et donner des idées sécessionnistes à l’ensemble de la diaspora kurde »

    Disons-le plus simplement : si un kurdistan irakien autonome et pétrolier fonctionne, il disposera de ressources pour financer une guerre d’indépendance en dehors de l’Irak.

    La Turquie n’est pas en train de jouer. C’est pour elle et d’autres une question vitale. Elle ne négociera pas. Seuls les US peuvent soutenir les kurdes, mais combien de temps ?

    Les kurdes ont été de grands oubliés de Sykes-Picot. Tout le monde voulait garder le couvercle sur la marmite. Bush 2 l’a ouvert en grand. Tout est en place pour le pire scénario.


    • scampine 7 novembre 2007 17:26

      « Ce qui gêne la Turquie, c’est de voir la réussite économique kurde... » FAUX

      Je signale que l’essor économique de cette région est au contraire le fait d’investissements turc.

      L’essentiel des investissements dans cette région provient de Turquie. La gêne turque n’est nullement économique, bien au contraire, puisque les entreprises turques sont gagnantes, tout comme les kurdes d’Irak.


    • welat 6 novembre 2007 14:39

      Votre article relate les enjeux géopolitiques de la région mais une fois pour toute il faudrait remettre l’être humain au centre des préoccupations. Les Kurdes sont effectivement le grand peuple oublié de l’histoire des nations. Résonne encore l’injustice qui leur a été faite par la non application du Traité de Sèvres. La communauté internationale doit un moment où l’autre prendre ses responsabilités. Celle qui résulte du découpage inique de l’Empire ottoman avec le sacrifice des Kurdes et celle plus actuelle des super-puissances qui ignorent les revendications légitimes de ce peuple. Les Kurdes doivent pouvoir bénéficier du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On ne peut, d’un côté soutenir le peuple palestinien ou les albanais du Kosovo à vivre libre et le refuser aux kurdes, grand écart qui ne pose aucun problème à la très « démocratique » Turquie. Qu’est ce qui justifie que la Turquie réclame des droits pour la Chypre occupée (Chypre du nord) et refuse les droits fondamentaux aux Kurdes. La Turquie mène depuis trop longtemps maintenant la sale guerre contre les Kurdes faisant majoritairement des victimes civiles kurdes. Il est grand temps désormais d’exiger d’elle une résolution pacifique de ce conflit. La solution ne consiste pas à crier au loup avec les turcs. Le désarmement du PKK doit aller de pair avec l’exigence de la reconnaissance pleine et entière des droits du peuple Kurde.


      • scampine 7 novembre 2007 17:30

        @ Welat

        Encore une fois, mon cher Welat, le peuple kurde de Turquie ne réclame pas d’indépendance !!

        Le PKK ne représente pas les kurdes de Turquie...Que quelqu’un me prouve le contraire.


      • scampine 7 novembre 2007 17:39

        @ Welat

        Toute votre argumentation repose sur un non sens. En effet, qu’est ce que le « Kurdistan » dont vous parlez ?

        Commencez par dire cette vérité que personne ne nie :

        Le peuple kurde vit sur ces terres depuis des siècles. Que cette région s’étend actuellement des confins montagneux du sud-est de la Turquie, au nord-est de l’Irak, au nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie.

        Par contre, le « Kurdistan » en tant qu’Etat n’a jamais existé, mis à part sur papier et ce pendant 3 années !

        En effet, vous prenez 1920 comme date de début d’« occupation » en référence au Traité de Sèvres, consacrant le démentèlement de l’Empire ottoman. Ce traité n’a jamais été reconnu par les turcs. (Je ne vais pas m’étaler sur le sursaut national turc et la guerre d’indépendance menée par Atatürk.)

        Suite à la guerre d’indépendance, le traité de Sèvres est révisé par le traité de Kars puis par le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, conclu avec la Turquie moderne d’Atatürk.

        Le « Kurdistan » état fictif crée de toute pièce par les puissances occidentales n’a en quelques sorte, jamais vu le jour. Commencer une argumentation en affirmant « L’occupation du kurdistan » n’a donc aucun sens mon cher Welat.


      • Alper 6 novembre 2007 15:53

        En Suisse il y a un parti xénophobe (UDC) au pouvoir ça ne fait pas de la Suisse un « régime xénophobe ». Pareil pour la Turquie où l’AKP au pouvoir regroupe d’anciens ou encore islamistes dans leur rang mais la Turquie n’est pas pour autant un « régime islamiste ».

        Enfin bon l’article regorge d’approximations et de contre réalités, magnétisées par une posture pro-bushiste qui seule fait sens, le reste relevant du bla bla qui habille vos petits penchants.


        • Gazi BORAT 6 novembre 2007 15:59

          @ Alper

          Ne vous fatiguez pas à écrire à l’auteur, il ne répond jamais.

          Oui effectivement, c’est un infatigable supporter des intérêts américains et l’article, s’i exprime une opinion et c’est son droit, est tout de même grossièrement et maladroitement orienté.

          C’est ainsi que les noms turcs sont tous précédés d’un adjectif (ici : islamiste) auquel échappent les américains cités dans cet article..

          gAZi bORAt


        • stradiuvarius 6 novembre 2007 21:17

          « La Turquie n’est pas pour autant un « régime islamiste ». »

          Les cours de religion obligatoires (Sunnites) dans les écoles Turques semblent manifestement indisposer la Cour Européenne de Justice et des Droits de l’Homme, laquelle saisie dernièrement a rendu un avis pour le moins franchement critique à l’égard du pays,notamment suite à plusieurs plaintes déposées par des Alevis pour qui les enfants se voyaient contraints de suivre le Sunnisme en classe....1er bémol

          La réintroduction du voile (Islamiste) à l’université n’est pas un fantasme mais une réalité aujourd’hui.

          Les 60 000 Imams du pays sont subventionnés par les deniers de l’état, mais point les prêtres, les popes, les rabbins ou les moines ce qui de facto institutionnalise et légitime la religion en religion d’état. 2ème bémol

          La Turquie n’est clairement pas un régime Islamiste comparable à celui de l’Arabie Saoudite, cependant la paranoïa qui l’étreint dés lors qu’il est question de quelques centaines de conversions au Christianisme, comme ce fût par exemple le cas en 2006, démontre, à mon sens, de manière manifeste et criante, qu’elle n’est pas prête à embrasser le principe de pluralité qui fonde ou caractérise les sociétés démocratiques occidentales.

          Quand en plus s’en mêlent le Nationalisme ou la peur ancestrale d’une dislocation du pays, cela fulmine avec l’assassinat de H Dink et de quelques évangélistes qui impriment des Bibles à Trasbon (suis pas sûr de l’orthographe).

          Bref l’exact antithèse d’une société ouverte, plurielle et apaisée telle que faussement décrite par les admirateurs ou les supporters de sa cause ici.

          L’Islamisme étant générallement entendu et compris comme un reflexe de repli sur soi-même, il n’est pas vain de le considérer comme tel à bien des égards.


        • Gazi BORAT 7 novembre 2007 06:55

          @ Stradivarius

          Que dire alors des Chrétiens démocrates allemands, de la Démocratie Chrétienne italienne qui furent au pouvoir sans que cela n’indispose les farouches défenseurs de la laïcité qu l’on voit partout émerger ici-bas et qui souvent ne cachent que des cléricalistes recyclés ?

          Que dire des crucifix dans les écoles allemandes, des cours de religion dans les écoles publiques d’Alsace-Moselle ?

          Que dire aussi de la Pologne des Kaczynski, de sa position sur l’avortement et la contraception dictée depuis le Vatican ?

          Que dire aussi de la symbolique du drapeau européen ?

          http://www.atheisme.org/drapeau.html

          http://membres.lycos.fr/pierreval/drapeaucee.htm

          Un gouvernement « islamiste » n’est pas une nouveauté en Turquie. Le « Demokrat Partisi », amené au pouvoir avec la bénédiction de Washington et la bienveillance des régimes européens de l’époque (1948 à 1960) dans l’atmosphère de la guerre froide ne souleva pas d’émois particuliers..

          gAZi bORAt


        • stradiuvarius 7 novembre 2007 19:50

          La laïcité est une spécificité Française en Europe Mr Borat....

          Il y a des crucifix dans les écoles Allemande en effet, et la plus grande mosquée du pays va bientôt être construite sous la pression de quelques 2 millions de Turcs dit « laïcs » !

          On pourra en dire autant de la Turquie lorsqu’elle permettra par exemple la réouverture du principal séminaire orthodoxe du pays et qu’en passant elle cessera d’égorger ou de torturer des prêtres évangélistes. Mais vous n’en êtes pas encore là il semblerait.

          « Un gouvernement « islamiste » n’est pas une nouveauté en Turquie. Le « Demokrat Partisi », amené au pouvoir avec la bénédiction de Washington et la bienveillance des régimes européens de l’époque (1948 à 1960) dans l’atmosphère de la guerre froide ne souleva pas d’émois particuliers.. »

          -  Vous semblez découvrir que la Turquie est depuis 50 ans le joujou de Washington.
          -  Faut-il vous rappeler qu’elle postule aujourd’hui pour intégrer l’UE et non les USA !


        • Gazi BORAT 8 novembre 2007 10:43

          « torturer des pr^tres évangélistes.. »

          Combien de prêtres évangélistes, rappelez-le moi..

          Ce fait divers est on ne peut plus trouble : ne s’agissait-il pas plutôt « d’honorables correspondants » ?

          L’évangélisme protestant en Turquie représente la même proportion que les fidèles du Mandarom en France.. pas de quoi donc exciter des intégristes, plutôt focalisés en général sur les Orthodoxes..

          D’autre part, il existe un séminaire orthodoxe à Istanbul, dans le quartier de Fener, où siège le patriarcat : renseignez-vous...

          Quant au sempiternel discours sur l’Europe Chrétienne, nous voilà renvoyé à la vision des régimes les plus réactionnaires qu’aient connu cette région du monde : ceux de Franco, Pétain, Horty, Salazar... et autres « démocrates ».

          gAZi bORAt


        • stradiuvarius 8 novembre 2007 18:28

          Caractériser la torture de « quelques » évangélistes qui imprimaient des Bibles en « fait divers », et l’on retrouve ici toute la délicatesse Turque qui oscille invariablement entre l’esprit revanchard qu’on lui assène à coup de propagande dés l’école et la victimisation tiers mondiste outrée par l’état du pays, et la nécessaire « faute à l’autre ... » qui dédouane de voir la poutre qu’on a dans l’œil : ici l’Islamo Fascisme Turc qui sert de religion d’état à ces citoyens.

          Les familles des victimes apprécieront, au passage, la délicatesse du propos.

          Quant à l’Europe Chrétienne Mr Borat, je vous invite (chaudement) à ouvrir un livre d’histoire, qui plus est de l’Europe, pour peut être découvrir (enfin) qu’elle est une réalité en France depuis la conversion de Clovis au V ème siècle ap JC et qu’elle a donc façonné pendant 15 siècles ( pour vous faire plaisir je m’arrêterai en 1905 ) , le paysage, la culture, les villages, la mentalité et l’esprit de ses habitants. Pauvres Pétain, Franco ou Salazar pris par vos soins pour en souligner le caractère le plus abjecte ne sont que les ersatz de ce long cheminement. Faire des épiphénomènes pour les ériger en lois omniscientes et définitives ne crédibilise point votre propos, loin s’en faut.

          D’ailleurs , si vous vous étiez interésé, un peu plus à l’histoire Chrétienne pour ce qui regarde le continent Européen dans un premier souffle, peut-être auriez vous pu constater qu’elle est originellement une vaste entreprise pour concilier l’esprit héllenique donc la raison (néoplatonisme) avec le Dogme - St Augustin ; St Thomas etc...

          Bref , loin , loin , très loin de la Turquie en effet !...mais Chut, il y a des sujets qui fâchent...forcement !


        • korkma sonmez torrsten frings 6 novembre 2007 19:43

          @ Mr Carotté

          vous préciser ; « le Premier ministre islamiste turc Recep Erdogan »

          pourquoi vous rajouté sens cesse ce mot ministre islamiste je ne vois pas le sous enttendu !

          Est ce que la presse Francaise ou Turc, mensionne « le président crétien Sarkozy » ou le président athée sarkozy, ou le président de la banque mondial juif dominique straus khan...

          même critique pour le mots séparatiste, on dirait que dès que les attentats touche la Turquie cela devient des séparatiste PKK et non des terroistes PKK !!!


          • dom y loulou dom 6 novembre 2007 19:53

            A noter aussi que les diatribes antiturques françaises ont provoqué un renouveau de l’axe militaire en Turquie. Bien sûr, si on enlève la perspective européenne aux turcs, leurs éléments rétrogrades et nationalistes prennent le dessus sur les démocrates de ce pays. La responsabilité de la France est énorme vis-à-vis de ce qui se passe actuellement.

            Et vous savez n’est-ce pas vers qui se tournent ceux qui se sentent délaissés par la communauté européenne ? Non ? Qui monsieur Erdogan a-t-il rencontré il y a quelques jours à Washington ? Hum ? Celà aurait été inconcevable une année en arrière alors que la Turquie faisait office de figure de proue évolutive pour l’europe.


            • stradiuvarius 6 novembre 2007 20:39

              Depuis 40 ans que la Turquie est la plus fidèle alliée des USA et d’ Israël, rien d’étonnant à ce que Mr Erdogan rende une petite visite de courtoisie à Mr Bush. Cela fait quelques décennies (déjà) que la Turquie « se tourne » vers le géant Américain/ Ce dernier pourra d’ailleurs toujours remercier son homologue pour lui avoir acheter quelques F16 qui n’en doutons pas , serviront à l’armée Turque pour bombarder, le cas échéant le Kurdistan Irakien voisin. 2 pays, une cause commune : l’hégémonie.

              Quand au Turco scepticisme exprimé par les Européens comme détonateur ou responsable du Nationalisme Turc, c’est dresser un tableau Ubuesque voir infantilisé de la société et de sa vie politique. Ainsi la responsabilité des européens serait elle engagée par la non reconnaissance ou la non acceptation d’un pays tiers comme faisant parti du « Club » et la précipiterait donc dans les pires travers qui soient ici Fascisme, Islamisme .... !!

              Avec les mêmes égards, qu’attendons nous pour intégrer le Soudan, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Tchad, l’Indonésie ?


            • sebou 6 novembre 2007 21:01

              @dom : il est certain que les tergiversations, pour ne pas dire les attaques de Sarkozy envers la Turquie depuis 2-3 ans ont causé beaucoup de tort à l’axe euro-turc. Mais plutot que les Etats-Unis, je verrais plutot la Turquie se retourner vers la Russie et l’Iran pour créer un axe concurrent à l’europe. Entre l’eau, le pétrole et le gaz, ces pays possèderaient d’immenses ressources énergétiques. Je ne souhaite bien évidemment pas qu’on en arrive à ce scénario mais avec l’émergence du phénomène turcophobe francais, je suis quelque peu pessimiste..


              • Gazi BORAT 7 novembre 2007 07:18

                @ SEBOU

                « Turcophobie française »

                Le Turc est le ciment de l’Europe.. L’idée européenne n’est pas totalement ancrée (cf. le succès du « non » en France), d’autant plus que la monnaie unique ne tient pas, pour le peuple, ses promesses d’amélioration du niveau de vie.

                Les débats sur l’entrée ou non de la Turquie dans l’Union permettent de faire diversion sur le mode :

                « Ne vous plaignez pas de l’Europe, et soyez heureux que n’y entre pas la Turquie.. ».

                Nicolas Sarkozy était fermement opposé à l’intégration de la République Turque quand il racolait l’électorat frontiste mais aujourd’hui, il devient timidement favorable, sur les conseils de son ami GWB, dont il tient compte des avis pour la menée de sa politique étrangère..

                gAZi bORAt


              • stradiuvarius 7 novembre 2007 19:21

                L’idée Européenne est fermement ancrée contrairement à ce que vous insinuez, n’ayez aucrune crainte la dessus.

                Elle présuppose d’ailleurs un espace géographique, des racines Chrétiennes qui fondent un agglomérat culturel (l’Europe des cathédrales et de l’an mil), la conjecture du Droit Romain et de la pensée Grecque. Ni plus , ni moins. Et le moins que l’on puisse dire est que la Turquie est passablement étrangère à ces expériences civilisatrices qui ont fondé cette conscience...

                est ce une insulte que de noter cette évidence ? Non

                mieux elle n’a eu de cesse de s’y opposer en réalisant, un peu tard, sous la houlette de M Kemal , qu’elle avit manqué son rendez vous.

                Bruxelles souhaite combler (artificiellement) son retard pour la placer sous son giron, et les européens vous disent qu’ils n’en veulent pas !

                Ou est donc la légendaire fierté Turque dans ces conditions ?


              • non666 non666 7 novembre 2007 10:09

                Deux choses :

                I_Le Kurdistan

                Les kurdes ont subis moult parjures des etats unis.

                1) La creation d*’un kurdistan autonome, par le président wilson après la première guerre mondiale.

                2) Les promesses de soutien pendant la première guerre du giolfe ou ils ont été utilisés comme supletifs de l’interieur, puis lachés, comme le premier phalangiste chretien venu trahi par israel...

                3) Pendant la seconde guerre du golfe ou ils ont été a nouveau manipulé puis trahis et desormais completement abandonnés aux envahisseurs turcs !

                Saddam Hussein etait un dictateur irakien, mais ce’tait LEUR dictateur. Desormais les irakiens, kurdes compris subissent la dictature militaire etrangère des yankees, des anglais, des turcs...

                Quel magnifique progrès !

                II_La Turquie

                La Turquie, qui garde des colonies de peuplement en Bosnie, qui occupe encore une partie de l’Europe (Thrace, Chypre), qui a confisqué l’Arménie historique, qui envahi désomais le Kurdistan de ses voisins reste protégé par les etats unis.

                L’Europe, grace a des responsables politiques felons(Sarkozy) regarde sans protester la restauration des interets des alliés des etats unis dans la region.

                L’Europe n’est pas a faire, elle est deja morte. Le mini-traité, le TCE , ou quelque soit les noms qu’on donnera a ces actes de vassalisation juridiques ne sont que l’officialisation de notre soumission.


                • Gazi BORAT 7 novembre 2007 10:36

                  @ non666

                  « Colonie de peuplement en Bosnie »

                   ?????

                  De quoi s’agit-il ?

                  gAZi bORAt


                • stradiuvarius 7 novembre 2007 18:21

                  Il S’agit de l’extension maximale du Califat ottoman dans les balkans, et son cortège de conversions forcées au XVII avec impôts obligatoires pour les autochtones (Orthodoxes ou Chrétiens) si ces derniers refusaient d’embrasser l’Islam...

                  Le conflit Bosniaque, donc religieux est directement lié à l’occupation ou à la colonisation des Ottomans dans le passé.

                  La même méthode (de peuplement) est par ailleurs aujourd’hui appliquée sur l’île de Chypre Nord.


                • Gazi BORAT 8 novembre 2007 07:19

                  @ STRADIVARIUS

                  Un peu léger votre analyse du démantèlement de la Yougoslavie...

                  Les trois régions des Balkans qui sont restés le plus longtemps dans le giron ottoman sont : l’Albanie, la Crête, la Bosnie.

                  La Bosnie a, par contre, à la fin du XIX° siècle, été confiée en gérance à l’Autriche Hongrie et n’appartenait plus que nommément à l’empire ottoman.

                  Les républiques de l’ex Yougoslavie se divisaient en cultures influencées plus par l’aire germanique, l’aire slave et l’aire turque et des prédominaces soit catholique, soit orthodoxe, soit musulmane ...

                  Vous pouvez incriminer dans la responsabilité de cette hétérogénéité : allemans, austro-hongrois, russes et bulgares et turcs..

                  Pourquoi cette fixation sur la Turquie ?

                  Je vous invite à relire un classique :

                  « Histoire des peuples balkaniques, de Ristelhueber »

                  gAZi bORAt


                • stradiuvarius 8 novembre 2007 17:55

                  Pas léger du tout Mr Borat, si tant est que l’on considère l’apparition de l’Islam dans les Balkans comme la non résultante de l’opération du Saint Esprit ou de l’esprit saint comme vous souhaitez. A moins que vous ne souteniez également avec force aplomb que Byzance (entièrement mise à sac par les Turco Mongole au passage) était Islamiste dans sa genèse, au commencement !

                  Par ailleurs l’approximative approche qui est la vôtre semble faire l’économie d’un élément essentiel dans l’histoire de cette région, à savoir que l’Islam n’a point été importé par le biais des Hongrois, de l’Autriche, des Russes ou des Allemands lesquels partagent le Christianisme dans son sens le plus large et donne son Identité première à l’Europe (c’est désagréable, mais c’est comme cela que voulez vous) comme religion dominante, mais bien par la Turquie, qui en s’implantant de manière durable, en forçant les autochtones à la conversion auquel cas ils se devaient de payer un Impôt , a importé un point de friction déterminant dont la région continue de souffrir aujourd’hui...

                  Nous passerons évidemment sur l’île de Chypres aujourd’hui et l’implantation massive de colons Turcs Sunnites augurant des mêmes aspérités conflictuelles entre le monde Musulman et Chrétien préfigurant les mêmes conflits de demain...


                • Gazi BORAT 13 novembre 2007 07:57

                  @ stradivarius

                  à propos de la mise à sac de Byzance par les Turco Mongols.

                  A supposer que, par « Turco-mongols » vous vous référiez aux armées de Fethi Mehmet II, il ne faut pas oublier que la ville ne s’était toujours pas remise d’une précédente mise à sac, mais catholique celle-ci, celle de la quatrième croisade

                  Appelée en 1202 par le pape Innocent III et Foulques de Neuilly, La croisade, à l’origine mise en place sous les habituels prétextes de libération du Saint Sépulcre, n’alla pas plus loin que Constantinople et se conclut par le sac de la ville en 1204 et d’effroyables massacres..

                  S’agit-il ici d’un exemple de l’unité de la « Grande Europe Chrétienne » que vous nous vantez à longuer de posts ?

                  La ville ne s’en remit jamais et se trouvait quasiment vide à l’arrivée des forces ottomanes.

                  Mehmet II, Sultan éclairé, fit donc venir des populations de toutes confessions qu’il alla chercher dans tout l’empire, pour repeupler la ville. La toponymie de l’actuelle ville d’Istanbul en porte encore la trace.

                  On trouve ainsi des quartiers appelés « Arnavutköy » (village des Albanais), Bakirköy (en référence à Diyerbakir), etc, etc..

                  C’est ainsi que furent accueillis les populations juives que chassait l’intolérance de la Reconquista catholique en Espagne..

                  gAZi bORAt


                • scampine 7 novembre 2007 12:51

                  Si l’on comprends bien vos propos, les gouvrnements « chrétiens » occidentaux veulent déstabiliser les gouvernements « islamistes » moyen orientaux afin de s’accaparer le pétrole, et ce en utilisant les kurdes « islamistes ». smiley


                  • Gazi BORAT 8 novembre 2007 10:45

                    @ Scampine

                    Vite !

                    Un Aspro ! Pardon, une « Gripin » !

                    gAZi bORAt


                  • scampine 8 novembre 2007 12:29

                    @ Gazi Borat

                     smiley

                    ça devient de l’acharnement..


                  • dan 7 novembre 2007 21:14

                    Les anglais on donné l’autonomie à l’Ecosse,les espagnols ont donné l’autonomie à la Catalogne etc ;que les turcs,les iraniens,et syriens donnent l’autonomie aux régions kurdes respectives------les kurdes ont obtenu l’autonomie en Irak.-----------------------------Chaque peuple a le droit à un territoire national autonome sur lequel il peut développer librement sa culture ;c’est ce qui est reconnu par la charte des Nations Unis.-------------------------La France aussi devrait donner l’autonomie à la Corse et abandonner définitivement ses colonies restantes en coupant le cordon ombilical avec les antilles,mayotte etc.


                    • welat 8 novembre 2007 15:51

                      Le conflit entre la turquie et les Kurdes ne datent pas du PKK. Les turcs ont massacrés les Kurdes tout au long du 20ème siècle. Le PKK n’est que le prolongement de cette lutte. C’est une résistance acharnée avec tous les drames que cela comporte. La turquie occupe le territoire kurde, les Kurdes demandent leur départ et la libération de leur pays conformément au traité de Sèvres. L’application des droits de l’homme est une autre de leur revendication. Il faut faire cesser la torture et instaurer des tribunaux pour juger les criminels de guerre turcs. Par ailleurs, on doit exiger des dédommagements consécutifs aux plus de 5000 villages kurdes rasés et le retour sur leurs terres des 5 millions de personnes déportées. C’est à ce moment seulement que les Kurdes pourront logiquement et légitiment renoncer à la lutte armée. La résistance est la seule arme aux mains des opprimés, les Kurdes doivent avoir le soutien de tous les démocrates des pays libres. La seule solution est d’obliger la turquie à libérer le Kurdistan et relacher tous les prisonniers politiques. La turquie a tout essayé contre les résistants du PKK. Elle a même formé une milice meurtrière et des islamistes et tenté de provoquer une guerre civile entre Kurdes. Tout cela a échoué et les américains comme le monde entier le savent, d’où leur réticence à appuyer la turquie, pays contrôlé par des militaires assoiffés de guerre. Pourquoi n’y a-t-il aucune volonté de la part des membres du gouvernement turc de s’affranchir des militaires ? Leurs vies sont-elles menacées ? Ont-ils peur du syndrome Turgut Ozal ?


                      • marc 8 novembre 2007 17:58

                        « mouvement kurde armé, communiste et terroriste PKK »

                        Ca suffit pour s’arrêter de lire. Quand on voit à la TV les combattants, en particulier les femmes du PKK, on voit tout de suite que ce ne sont pas des « terroristes ».


                        • korkma sonmez torrsten frings 8 novembre 2007 22:09

                          @ Welat,

                          Le « Kurdistan » en tant qu’Etat n’a jamais existé, mis à part sur paplards et dans vos rêve !

                          En effet, « occupation turc » et complètement impenssable, la référence du Traité de Sèvres, consacrant le démentèlement de l’Empire ottoman, n’a jamais été reconnu par les turcs et le reste du monde.

                          L’héroique et courageux sursaut national turc pour la guerre d’indépendance menée par Atatürk a changé tout les plans des béligerants colonisateur occidentaux !!

                          Suite à la guerre d’indépendance, le traité de Sèvres est révisé par le traité de Lausanne de juillet 1923, conclu avec la nouvelle republique de Turquie moderne d’Atatürk.

                          Le « Kurdistan » état fictif crée de toute pièce par les puissances occidentaux n’a, jamais vu le jour.

                          cher Welat,

                          les kurdes et les turcs sont des frères, et ni l’occident, ni les usa, pourons nous séparrer, seule le noyau PKK entité reconnu internationnalement terroriste vont-etre anéanti !!


                          • sebou 9 novembre 2007 00:12

                            @scampine et gazi borat : bon courage à vous 2 si vous comptez débattre avec Stradivarius le De Villieriste.. Vous risquez d’y perdre bcp de temps avec ses thèses fantaisistes et turcophobes.. Prochain épisode : ce sont les méchants turcs islamistes qui ont construit les fameuses mosquées clandestines de roissy..


                            • stradiuvarius 9 novembre 2007 20:34

                              Les thèses de De Villiers sur la Turquie sont parfaitement défendables. Celles de Mr Gül et de Mr Erdogan sur la place de l’Islam en Turquie également puisque les Turcs ont reconduit des Islamistes (modérés ?!) au pouvoir sans que cela ne semble choquer personne ...surtout pas Sebou l’ex futur employeur Textile.


                              • Gazi BORAT 13 novembre 2007 08:00

                                Tayip Erdogan est tout autant modéré dans sa synthèse religieuse politique que ne peut l’être Philippe de Villiers qui, en terme de bigoterie, se pose bien là...

                                La vision des deux hommes sur la place de la Femme dans la société ne doivent pas être finalement si éloignées..

                                gAZi bORAt


                              • stradiuvarius 19 novembre 2007 21:52

                                Il ne vous aura cependant pas echappé Mr Borat que Mr De Villiers n’est pas président de la République Française...

                                Et que les Turcs ont reconduit un parti Islamiste à la tête du pays, sans que vous ayez pu nous « éclairer » soit dit en passant, et jusqu’à présent, sur la distinction entre Islam « modéré » et Islam « non modéré » !

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