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La rentrée politique s’annonce chaude. Pour le RWF aussi !

Les couteaux sortent des fourreaux, les ministres annoncent les positions fermes qu’ils vont adopter face à leurs collègues du gouvernement et Yves Leterme annonce la reprise en main de sa majorité en déclarant la réouverture des travaux concernant l’immigration et la régularisation des « sans-papiers ».

L’on apprend donc que rien n’avait été conclu, ni décidé avant les vacances et que l’on recommence à chercher un consensus. Va-t-il falloir neuf mois pour le trouver, comme pour la formation du précédent gouvernement ? Pourquoi pas ? Maintenant que Di Rupo a placé ses pions dans le gouvernement fédéral, il dit lui-même que " le parti socialiste laisse quelques semaines à la ministre de la Politique de Migration et d’Asile pour appliquer l’accord de gouvernement en matière de régularisation des sans-papiers ».
 
Et de préciser que son parti ne démissionnera pas. « Je ne vais pas fuir. Je préfère rester et lutter. Et de toute façon, on peut faire autre chose que quitter le gouvernement : on peut, par exemple, bloquer tous les dossiers de l’Open Vld »
Nous voilà donc prévenus, nous risquons pendant quelques semaines d’avoir de nouveau un gouvernement inactif où une faction bloque l’autre au mépris de la survie économique et sociale.
 
Mais si on l’entend peu pour l’instant, nous allons bientôt aussi avoir Bart De Wever qui a été obligé d’avaler une pilule amère le 15 juillet et qui va faire pression sur ses partenaires du CD&V pour ne pas perdre la face aux yeux de ses électeurs.
 
Et puis le spectre des élections de l’année prochaine hante déjà les esprits de tous.
Comment se faire remarquer par les électeurs et leur prouver que l’on va les défendre avec vigueur ?
 
Plus de social ? Plus de justice ? Plus de pouvoir d’achat ? Plus de gestion ?
Mais comment faire pour encore être crédible dans un pays au système électoral proportionnel ? Le gouvernement doit obligatoirement se composer de partis qui établiront une nouvelle fois le fameux « compromis à la belge » qui nous a déjà fait tellement de tort dans la cohabitation communautaire.
 
Mais cette fois, les francophones vont-ils pouvoir encore monnayer leur acceptation aux exigences des partis flamands pour bénéficier de dotations financières ?
L’électeur wallon, en tous les cas, se montre de plus en plus rétif à ce genre de troc où il est toujours perdant en final.
 
J’affirme de façon péremptoire que voter pour un parti traditionnel, quel qu’il soit, est une folie, car son programme sera de toute façon corrompu par celui de ses adversaires avec lesquels il sera contraint de s’allier.
 
Cela veut dire que le seul choix possible et sensé est de soutenir un parti comme le RWF. Bien sûr, certains diront que le programme n’est pas crédible et ils se trompent, car bien plus que de se détacher de la Flandre, le résultat qu’ils pourraient amener c’est le choix du scrutin majoritaire qui régit la France et qui donne une ligne politique, de gauche ou de droite, cohérente pour cinq ans au pays.
 
Ce système ne saurait pas être applicable en Belgique, car, nous serions alors totalement à la merci du parti le plus puissant qui ne pourrait qu’être flamand compte tenu de l’appartenance du plus grand nombre d’électeurs de cette communauté.
D’autre me diront encore, que l’accession à la chambre de deux ou trois représentants du RWF n’influerait pas dans la politique nationale belge. Ils se trompent, tout dépend des individus qu’ils y auront envoyés.
 
S’ils se révèlent actifs, provocateurs dans le sens noble du terme, s’ils utilisent les médias, principal objet de conditionnement de l’opinion, alors tout devient possible.
Il est un constat que beaucoup d’entre nous font, la Belgique ne peut plus, ne sait plus continuer comme cela. Comme vient de le dire le puissant patron de la FEB, un flamand bien entendu, nous allons droit dans le mur et le gouvernement n’a pas ou peu de réactions valables face à la crise. Les syndicats tiennent à peu près le même langage.
 
L’ennui, c’est que tant que le problème communautaire ne sera pas résolu, aucune stratégie ne pourra diriger le pays vers le redressement économique. Ou alors, il faudrait revenir à l’ancien état unitaire d’avant 1962 et c’est complètement impossible.
Le cap est mis sur le divorce et les biens du ménage Belgique ont déjà commencé à être partagés. Qui voudrait rendre ce qu’il a obtenu après de nombreux conflits et disputes qui ont rendu la vie en commun impossible.
 
Tiens, nous n’entendons plus les trois médiateurs, sages, sauveurs choisis par le roi, nous expliquer comment « rabibocher » le couple. Serait-ce la preuve qu’il ne leur reste qu’à pleurer sur une tentative avortée, qui n’a servi qu’à gagner du temps ?

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1 réactions à cet article    


  • Céphale Céphale 30 août 2008 12:17

    L’auteur aurait pu préciser que le RWF est le Rassemblement Wallonie France.

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