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La situation au Gabon s’aggrave

Ali Bongo a été réélu avec 49,8% des voix gabonaises (630 000 personnes sont allés voter). Alors que sa réélection fait rage et est rempli de controverse, le président tente désespéramment de limiter les conséquences en faisant appel à de nombreuses arrestations et en coupant Internet.

 

Samedi 27 Août, les Gabonais étaient appelés à élire leur président lors d'un scrutin à un tour. Le mercredi de la semaine suivante, le Président gagnant a été annoncé : Ali Bongo Ondimba avec 49,8% contre 48,23% pour Jean Ping. Ce très faible écart et des suspicions de tricheries ont entraînés de nombreux Gabonais à manifester vivement et violemment contre le pouvoir mis en place. Il faut tout de même savoir qu'Ali Bongo en est à son deuxième mandat de sept ans et que son prédécesseur n'est autre que son père. A eux deux, ils ont été au pouvoir pendant près de 50 ans. Ainsi Jean Ping et ses électeurs revendiquent la victoire depuis plus d'une semaine. C'est pour cela que son quartier général de campagne a été pris d'assaut par des bérets verts de la garde républicaine.

Beaucoup de violences ont été recensées : tandis que l'Assemblée Nationale a été partiellement incendiée, plus de 200 pillages ont été reportés par la police et cinq personnes ont été tuées à la suite d'affrontement dans la capitale Libreville, là où la situation est la plus critique. Pour rétablir l'ordre, la police a eu recours à de nombreuses arrestations : entre 600 et 800 à Libreville et entre 200 et 300 dans le reste du pays. Trois personnes ont été tuées d'après une annonce jeudi soir du ministre de l'intérieur M. Moubelet-Boubeya. Le gouvernement a aussi privé ses habitants d'Internet pour éviter que les forces s'unissent davantage.

Bongo a répondu très rapidement dans une courte déclaration au palais présidentiel disant "La démocratie s’accorde mal des succès autoproclamés, des groupuscules formés à la destruction. La démocratie s’accorde mal de la prise d’assaut d’un Parlement et de la télévision nationale. [...] Les élections ont rendu leur verdict (…) Qui a perdu ? Un groupuscule dont le seul projet était de prendre le pouvoir pour se servir du Gabon et non servir le Gabon"

L'opposition, quant à elle, désapprouve complètement : "Ce scénario se répète depuis 50 ans", affirme Jean Ping, "l’opposition gagne toujours les élections, mais n’accède jamais au pouvoir. Tout ce qu’ils peuvent raconter n’est que mensonge. Tout le monde sait que c’est moi qui ai gagné ces élections". Pour faire savoir leur mécontentement, ils ont retenus une vingtaine de dirigeants de l'opposition dans leur QG notamment l'ancien ministre d'Omar Bongo Zacharie Myboto qui a dit "Nous ne voulons surtout pas dormir ici. La cour est dévastée, pleine de sang, et nous nous sentons en totale insécurité". Il affirme aussi n'avoir reçu ni nourriture ni médicament depuis jeudi dernier.

Lors d'une interview pour Le Monde, Jean Ping déclare que "personne n’est plus en sécurité au Gabon" puisqu' "ils ont bombardé par hélicoptères, puis ont attaqué au sol".

D'ailleurs, les violences deviennent de plus en plus insupportables : déjà le soir même, on pouvait assister à des affrontements entre les habitants et les forces de sécurité à coups de lance à eau et de gaz lacrymogènes. Le 1er septembre, les violences continuent plus fortes que jamais. Les tensions se font ressentir. Des pillages. Des émeutes meurtrières. Des explosions. Des coups de feu. Tout ça dans le quartier de Nkembo à libreville.

Une telle situation a suscité de nombreuses réactions même hors du Gabon et les pays se sont mobilisés pour améliorer les conditions de vie là-bas. Les Etats Unis, la France et l'Union Européenne ont demandé la publication des résultats de tous les bureaux de vote du Gabon.

Frederica Mogherini considère que ça en est arrivé à un point de "crise profonde". François Hollande, quant à lui, a annoncé "sa profonde inquiétude et sa grande préoccupation". Il a aussi appelé "toutes les parties à la retenue et à l’apaisement, ce qui suppose un processus garantissant la transparence sur les résultats du scrutin". Le porte-parole du département d'Etat John Kirby déclarait : "Les élections doivent refléter de manière crédible la volonté du peuple". Il demande à ce que les droits des citoyens soient toujours respectés par les forces de sécurité et que les manifestants restent calme et ainsi apaiser un conflit qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Enfin, Alioune Tine, directeur du bureau d'Amnesty International en Afrique de l'Ouest et du Centre résume bien la situation : "Il y a énormément de choses qu’on peut dire au Gabon. Si vous avez des élections à un seul tour, si vous multipliez les obstacles pour arriver à des élections transparentes et à une alternance pacifique, forcément vous aboutissez à des situations de cette nature. En Afrique centrale, on n’a pas l’impression que les gens veulent quitter le pouvoir. Surtout quand il s’agit d’une famille qui y est restée très longtemps. Il faut une équité dans la gestion des ressources. Il ne faut pas que ce soit un groupe, un clan ou une famille qui gardent tout. Les autres vont demander d’une façon ou d’une autre leur part du gâteau. Soit vous changez pacifiquement par des élections transparentes dont les résultats sont acceptés, et si vous ne le faites pas, vous ne pouvez espérer bénéficier d’une stabilité dans la durée."

La question que l'on pourrait tout de même se poser est la suivante : pourquoi la France, présente militairement au Gabon ne décide pas d'intervenir ? François Hollande s'est montré pleins de bonnes volontés, l'Union Européenne montre son soutien au Gabon et pourtant rien n'est fait pour intervenir. Pourquoi ?

La raison majeure est que la France n'a pas beaucoup d'hommes disponibles là-bas : alors qu'elle en avait 850 en 2010, ce chiffre est retombé à 450 en 2016. Ce n'est plus une force militaire comme elle avait pu l'être au début des années 2000. De plus, les Elements Français au Gabon (EFG) n'ont pas pour but de régler des conflits entre le gouvernement et les manifestants mais sont plutôt dédiés à des missions de formation et de coopération régionale.

Mais tout de même, pas un seul effort n'a été fait, pas un seul véhicule n'a été envoyé pour patrouiller dans la ville la plus touchée par les violences, Libreville. Patrick Steiger, porte-parole de l'état-major donne une explication à cela : "C'est une affaire interne gabonaise". Il faut donc "éviter de créer un malentendu, donc limiter les déplacements. C'est la seule consigne qui ait été donnée à ma connaissance."

On peut quand même se rassurer en sachant qu'en cas d'extrême violence, ou si la situation ne s'améliore pas dans les jours qui suivent, l'armée française peut toujours organiser l'évacuation des ressortissants. Il faut savoir que près de 10 000 expatriés français vivent au Gabon. La France est complètement impliqué qu'elle le veuille ou non.

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25 réactions à cet article    


  • fred.foyn fred.foyn 5 septembre 12:22

    Certains animaux du Gabon sont en danger on dirait ?


    • pallas 5 septembre 12:45

      Bonjour,

      Le Gabon est dans une phase de transition, donc ces événements sont dans la normalité.
      Mais ça n’est qu’un chaos minimum, d’autres pays ont eu des guerres civils et génocides.
      Le peuple Gabonais est un intelligent ainsi que ces hauts fonctionnaires, la tempête va passer, ce pays à beaucoup de mon estime et respect.

      Je suis impatient de voir le Partenariat Maroc et Gabon, suivie des autres nations d’Afrique, dont la Tunisie et l’Algérie (j’espère), et ceux d’Afrique centrale, car le train est en marche, et le résultat fera d’une Union de Nations Africaine bien plus puissante que L’UE.

      Il n’y a que des avantages et aucuns inconvénients.

      Salut


      • Oceane 5 septembre 16:37

        @pallas

        « Il n’y a que des avantages et aucun inconvénient ».

        Au contraire, l’islamisation de l’Afrique est un danger pour les Africains.


      • gaboma (---.---.137.155) 5 septembre 16:38

        @pallas
        Merci pour cette analyse sincère, nous qui vivons au Gabon sommes scandalisés par la désinformation autour de nos élections et avons le sentiment que nous sommes abandonnés à la merci de l’opposition gabonaise qui terrorise le pays depuis plus d’une semaine !

        Quid des institutions ? depuis quand un candidat dit « c’est moi ou le chaos »... les gens savent-ils que c’est l’opposition qui lancent toutes ces actions contre les gabonais qui ne souhaitent pas prendre parti pour eux ? même sans prendre parti pour l’autre camp ?
        Dorénavant ils exigent de nous d’être avec eux à défaut de subir leur violence.

        Et finalement c’est le pouvoir décrié qui protège la population des pillards et des casseurs lancés sur nous par des politiciens mal intentionnés. 
        Comme un pyromane qui appelle les pompiers après avoir allumer un incendie.

        Dieu merci les Gabonais ont encore montré que la paix est notre force et notre mode de vie.
         


      • Osis Osis 5 septembre 18:11

        @gaboma

        C’est vrai que la clique Bongo a une réputation d’honnêteté béton...

         


      • Oceane 5 septembre 20:10

        @Osis

        Certainement que tu désigneras la « clique » détentrice d’une « réputation d’honnêteté en beton ». On attend.


      • Osis Osis 6 septembre 06:37

        @Oceane

          On........ ??

        C’est qui ON ???
         


      • baleti 6 septembre 07:39

        @pallas


        l’union africaine une bouffé d’oxygène, a se confinant qui a beaucoup souffert, de la tirante des grande puissance.

        le partenariat Maroc Gabon est une parodie pour nuire a une éventuel union africaine.
        le maroc est diriger par les sionistes, a ciel ouvert (ils y ont un ministère ), le gabon est téléguider par une puissance, (la france), qui est infecter par le sionisme.

        quand l’union africaine avais décider de créer le FMA (front monétaire africain) sous la direction de kadafi, les occidentaux, étais pas contre, mais avais imposer des institution comme le FMI et autre banque, dans le capital.
        les africain avais répondu que le FMA, étais réserver au pays d’Afrique, on sais comment sa a fini, l’assasinat de kadafi, et l’anéantissement de son pays, principal investisseur .

         l’union africaine, passera par une alliance, militaire et commercial, avec la chine.




      • baleti 6 septembre 08:43

        @baleti


        bien sur
         « a se continent »
        « de la tyrannie » 

        google ne fait pas tous

      • Geronimo 11 septembre 14:01

        @pallas malheureusement ces rapprochements sont minés par l’ancienne puissance coloniale (françafrique) une illusion qui commence à disparaitre. Tout ce cinéma à cause du rapprochement du Gabon d ela Chine qui est la nouvelle puissance économique en Afrique, sans oublier les USA qui pointent du nez, donc bye bye la france


      • Geronimo 11 septembre 14:05

        @baleti exact, le maroc n’est même pas membre de l’UE il leche leurs bottes pour devenir membre mais ils l’ont rejeté comme un chien galleux


      • Oceane 5 septembre 16:34

        @ l’auteur,

        Foutez donc la paix aux Africains ! La France a déjà assez de problèmes comme ça. Que les Usa trouvent une solution aux assassinats de leurs citoyens d’origine africaine par la police. Et que les Africains se demerdent ente eux pour trouver leur voie.


        • MAIBORODA MAIBORODA 5 septembre 18:01

          Soubresauts en FrançAfrique.

          En Côte d’Ivoire la France de Sarkozy est intervenue en 2011 pour installer Ouattara à la place de l’infortuné Gbagbo.
          Au Gabon, la France de Hollande hésite encore entre BONGO junior (façon de parler) et le dinosaure PING.

          • baleti 6 septembre 06:47

            @MAIBORODA


            et si la France avais décider de renégocier son « influence » avec le clan bongo .
            la chine lorgne sur toute l’Afrique

            le jour ou la France a demander les résultat des vote de chaque bureau, elle a choisi son camp, le sien 

          • Alainet Alainet 8 septembre 09:32

            @baleti
            - A force de trop tirer sur le fil de la corruption ; celui-ci finit par se rompre. A ce moment-là ; adieu Françafrique , Francophonie, Franc CFA et tutti quanti.. A la place du Français ; les écoliers Africains n’apprendront plus le Français ou l’Anglais mais le Chinois voire le Russe ! Ce sera le retour du bâton mais ces dirigeants élyséens seront aux abonnés absents mais plus aux leviers de commande après 2017.. corruption d’1 joue, corruption toujours, mais les choses seront irréversibles. La répression du fil adoptif de Papa Bongo s’emballe , on compte les coups mais nos dirigeants iront chercher des sources de financement sous d’autres latitudes pour 2017 :
            http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/presidentielle-au-gabon/gabon-les-partisans-de-jean-ping-en-appellent-a-la-france-manifestation-a-paris_1807889.html
            - Si ce système opaque a su perdurer si longtemps sans que les médias osent s’en mêler ; c’est qu’il y a eu des complicités haut placées.. c’est à espérer des retours de bâtons pour nos partis qui en ont croqué & reçoivent la monnaie de leur traffic d’influence.Travailler dans l’ombre car les coups de soleil sont mortels (J.Foccard).
            -


          • baleti 8 septembre 21:08

            @Alainet

            "Si ce système opaque a su perdurer si longtemps sans que les médias osent s’en mêler ; c’est qu’il y a eu des complicités haut placées.. c’est à espérer des retours de bâtons pour nos partis qui en ont croqué & reçoivent la monnaie de leur traffic d’influence.Travailler dans l’ombre car les coups de soleil sont mortels (J.Foccard).« 

            se système opaque perdure, par se qu’il a le meilleur des allier posible
             »le silence de la population francaise, entre autre« 

            On parle d’argent qui aide aussi l’économie du colonialisme moderne, c’est peu être pour sa que les populations »ferme les yeux" sur la corruption des gouvernements.

            pense tu que si les francais se mobilisaient, les médias resteraient indifférent ?
            on est complice, il faut qu’on arrête de se mentir a sois même, notre égoïsme. nous a redue ingrats.On a même pas de remord de se qu’on va laisser a nos enfants 


            • Oceane 5 septembre 22:25

              @alinea

              Indignation selective, Alinéa. Jean Ping n’imaginait certainement pas qu’il se présenterait un jour à l’élection présidentielle, sinon il aurait réfléchi à deux fois avant de refuser au Président Gbagbo le recomptage votes qu’il réclame aujourd’hui.

              Voici ce que disait cet illustre personnage en 2011, lorsqu’il présidait aux destinées de la Commission de l’Union Africaine :

              "On ne reviendra pas en arrière. Pas de recomptage des voix parce que Gbagbo a perdu les élections. . La réouverture des résultats de l’élection serait une grave injustice et un précédent fâcheux. L’Union Africaine ne reviendra pas en arrière. Il y a des gens qui demandent de recompter les voix. Les opinions sont libres. Les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent. Mais, nous, notre position est claire. Gbagbo doit quitter le pouvoir et céder le fauteuil à Ouattara. Aucun recours de recomptage des voix n’est envisageable. ’


            • Alren Alren 6 septembre 11:48

              @alinea

              En écoutant le discours de Jean-Luc Mélenchon, je me demande sincèrement pourquoi les honnêtes gens lui chipotent encore leur soutien.
              Un discours de lui à la tribune de l’ONU et la France redeviendrait une « lumière » comme on a parlé du Siècle des Lumières.


            • Le421 Le421 6 septembre 14:23

              @Alren
              Le jour où les discours de Mélenchon - hormis une petite phrase assassine sortie du contexte - passeront à la télé, les poules auront des dents et Pujadas pointera chez fourien !!


            • Alren Alren 7 septembre 12:07

              @Le421

              Vous avez raison, hélas ! Car cela signifie que nous ne sommes pas dans une démocratie véritable.


            • zygzornifle zygzornifle 6 septembre 08:14

              il y a des gamauvais au gabon .....


              • Le421 Le421 6 septembre 14:21

                Tss tss tss !!

                Bolloré doit être sacrément inquiet !!

                Si son pote Bongo perds le pouvoir... Va falloir revendre Canal+ et remettre les guignols !!


                • Oceane 6 septembre 15:39

                  @Le421

                  Il n’est pas encore né l’Africain qui aura assez de couilles pour flanquer Bolloré à la porte de son pays.


                • baleti 8 septembre 21:23

                  @Oceane

                  c’est de croire que le changement se fera avec des couilles, que les africains patinent.

                  c’est de nous que les africains on besoin, d’un simple soutien moral, qui ne soit pas juste des mots, sur la toile.

                  la France a changer le seul président élue démocratiquement, en centre affrique, elle a pas hésiter a plonger se pays dans le cahots.
                  on parle même plus de se que la France a fait au Ruanda, des centaine de millier de mort,
                  est j’en passe on cannais tous la longue liste.
                  c’est nous qu’on a plus de couille

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