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La Suède après le modèle suédois

À la fin des années ‘80, les Suédois se rendirent finalement compte que, au moment même où ils avaient le plus besoin de l’État, ils étaient chaque fois moins aidés. C’est ainsi qu’en 1991 ils élurent à la tête du gouvernement Carl Bildt, le patron des conservateurs suédois, pour qu’il démantèle la cage socialiste, mette frein aux dépenses publiques et permette le retour de la liberté de choisir.

Durant de (trop) nombreuses années, la Suède fut le modèle d’État providence que tous les étatistes du monde désiraient imiter. Les socialistes adoraient ce pays qui semblait pouvoir concilier croissance économique et égalitarisme social. Mais après avoir été balayé par la crise économique des années ’90 du siècle dernier, plus personne ne mentionne le « miracle » suédois. Pourquoi ? Comme l’explique Mauricio Rojas, député du Parti libéral suédois, dans son brillant essai Sweden after the Swedish Model, les sociaux-démocrates ne veulent plus entendre parler de cette expérience parce que les Suédois - après s’être rendus compte que ce système ne fonctionnait pas - l’ont réformé de manière drastique.
 
L’origine du fameux « modèle suédois » est plutôt curieuse : à l’origine, il se voulait être une manière de créer une communauté traditionnelle au cœur du processus d’industrialisation du pays. Déjà en 1830, on commença à développer les infrastructures et l’éducation tout en conservant les droits de propriété, la liberté du travail et le libre marché. En 1912, fut introduit le système de pension et plus tard, en 1917, étaient établies des aides aux plus défavorisés. Les réformes sociales se succédaient, mais la Suède ne cessait de croître.
 
C’est alors que Per Albin Hansson, chef du parti social-démocrate suédois, devint chef du gouvernement à quatre reprises entre 1932 et 1946 et que sous sa direction l’appareil étatique gonfla de manière exponentielle en vue d’un objectif utopique : faire de la Suède un grand « foyer pour le peuple » (Folkhemmet) où n’existeraient plus les différences sociales. La politique économique fut utilisée pour augmenter et multiplier les impôts, pour mettre l’économie en coupe réglée afin de contrôler la demande, tout en essayant, malgré tout, de ne pas trop porter préjudice à l’offre, c’est-à-dire le capital. Mais à partir des années ’60, les premières fissures du système apparaissent. L’emploi chuta et les impôts étouffaient les citoyens. Dans une fuite en avant effrénée, les dépenses publiques explosèrent pour soulager la situation des gens. Mais en vain. L’État providence suédois s’effondra finalement sous son propre poids dans sa recherche illusoire du paradis socialiste sur Terre.
 
La cause principale de l’effondrement du modèle suédois provient de ce que, comme le signale Rojas, le principe distributif social classique de « un salaire égal pour un travail égal » avait été substitué par celui de « un revenu égal indépendamment du travail ». C’est ainsi qu’en 2003 le secteur privé employait 300.000 personnes de moins qu’en 1965. Alors que, dans le même temps, le nombre de gens affectés au secteur public avait augmenté de 900.000 unités. Avec pour résultat une pression fiscale de 20 points supérieure à la moyenne des pays membres de l’OCDE et un chômage qui passa, officiellement, de 2,6% en 1989 à 12,6% en 1996.
 
Un autre motif de cette crise trouvait sa source dans la croyance oscillant entre l’arrogante prétention de la supériorité du modèle socialiste et la plus profonde naïveté que de supposer que personne n’allait « profiter » du système. Or la thèse utopique socialiste est irrémédiablement vouée à l’échec car il est impossible de pénaliser l’effort et de demander dans le même temps de travailler plus, alors même que l’on peut parfaitement vivre aux crochets de l’État nourrice, sans transpirer une seul goutte de sueur. Dans un article publié il y a quelques temps pour le Mises Insitute, « How the Welfare State Corrupted Sweden », Per Bylund étudiait l’impact de l’État providence sur les Suédois. En résumé, il décrivait la dégradation du modèle suédois en trois générations.
 
D’abord, les grands-parents : Nés dans les années ’20, ils furent les représentants de la dernière génération qui avait l’orgueil et la moralité d’être maître de son destin, quoi qu’il puisse arriver. C’est ce qui leur permit de survivre à toutes les situations. Si leurs salaires étaient bas, ils travaillaient plus longtemps et plus durement. Ils étaient les architectes de leur propre futur. Ils étaient fiers de s’en sortir seuls, et valorisaient énormément leur indépendance par rapport aux autres. Nonobstant, ils se fièrent aux promesses des politiciens d’aider les « faibles », qui alors étaient bien peu nombreux. C’étaient des personnes au cœur bon, qui probablement pensèrent qu’une petite contribution pour aider ceux qui se trouvaient dans une mauvaise passe était digne du bon Samaritain.
 
Vinrent ensuite les parents : Ceux-ci apprirent rapidement une nouvelle moralité basée sur les « droits » au bien-être. Cette génération fréquenta les écoles publiques et apprit que tous les citoyens « avaient droit » à l’éducation, aux soins médicaux, aux allocations de chômage et à la sécurité sociale. Moralement et philosophiquement, cette génération était très différente de la précédente, surtout en tenant compte de la rapide croissance économique postérieure à la Seconde Guerre mondiale et l’expansion parallèle de l’État. Les électeurs appuyèrent des constantes augmentations d’impôts en échange de plus en plus de bénéfices à recevoir de l’État. D’un autre côté, ils craignaient comme la peste les politiciens suspectés de vouloir réduire ces bénéfices. Le mot « changement » fut le plus effrayant pour toute cette génération.
 
Finalement, les petits-enfants : Per Bylund appartient à cette génération. La différence entre cette génération et l’antérieure est que la majorité des contemporains de Per Bylund n’ont pas été élevés par leurs parents mais par les fonctionnaires des garderies étatiques. Ensuite, ils passèrent par les écoles et les universités publiques. Leurs parents conservaient encore des traces du sens de la justice ou du bien et du mal que leur avaient inculqué les grands-parents. Cette dernière génération est différente. Éduquée par l’État, elle n’a aucune compréhension de l’économie. La justice est conçue comme le droit à exiger de l’État qu’il fournisse tout. Dans un récent débat télévisé, ces « petits-enfants » exigeaient aux générations antérieures de dégager le marché du travail parce qu’elles volaient « leurs » jobs. Cette génération ne veut pas prendre en charge ses parents et encore moins ses grands-parents, et exige que l’État le fasse. Quant aux enfants, ils sont livrés aux garderies publiques, l’éducation se résumant à les abandonner à 7 heures du matin et à les rechercher à 6 heures du soir.
 
Quand on enlève aux gens la responsabilité de leur propre vie, on crée des individus immatures, irresponsables et dépendants. De fait, l’État providence produit des enfants moraux et psychologiques. Les apprentis sorciers de l’État providence voulaient assurer la sécurité. Mais ils ne se rendirent pas compte que cela produiraient des changements dans les mentalités et les attitudes des gens. Selon la nouvelle morale, l’indépendance s’obtient en se débarrassant de la responsabilité sur d’autres, et la liberté en réduisant d’autres en esclavage. Le résultat est un désastre en termes économiques, sociaux, psychologiques et philosophiques. En sus d’un drame personnel. En effet, comment jouir de la vie sans aucun type de fierté personnelle ? Il ne faut pas chercher si loin les raisons qui ont poussé les jeunes Suédois à faire un usage massif des antidépresseurs et à se suicider chaque fois plus.
 
À la fin des années ‘80, les Suédois se rendirent finalement compte que, au moment même où ils avaient le plus besoin de l’État, ils étaient chaque fois moins aidés. C’est ainsi qu’en 1991 ils élurent à la tête du gouvernement Carl Bildt, le patron des conservateurs suédois, pour qu’il démantèle la cage socialiste, mette frein aux dépenses publiques et permette le retour de la liberté de choisir. Depuis, avec succès, furent introduites diverses réformes d’inspiration libérale comme l’introduction du chèque scolaire qui permet aux parents de choisir librement le centre scolaire de leurs enfants ou la privatisation partielle du système des pensions publiques en autorisant les gens à rester maître de 2,5% de leur salaire brut qu’ils peuvent investir de manière complémentaire dans le fonds privé de pension de leur choix.
 
Le défunt modèle suédois est l’illustration de ce qui pend au nez de tous les autres modèles d’État providence à travers le monde. Et cela en dépit de la foi fervente de beaucoup qui s’imaginent encore que peut raisonnablement fonctionner une société où les gens complètement déresponsabilisés perdent leur pouvoir d’achat et voient leurs revenus s’évaporer en impôts taxes et autres cotisations à la « sécurité sociale » et où le système public de pension par répartition est menacé de mort – car les bénéficiaires sont chaque fois plus nombreux et les contributeurs chaque fois moins.
 
 

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192 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 7 avril 2010 10:25

    Et pour suivre l’auteur dans son raisonnement : « Vivement l’avènement de l’ultra libéralisme où les sociopathes vont pouvoir exercer leurs stratégies perverses de domination à l’encontre du reste de la société ».
    Totalement irréel, car déconnecté des réalités du monde, notamment des dernières années.


    • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 10:34

      « Totalement irréel, car déconnecté des réalités du monde... »

      Un problème avec le principe de réalité ? Les Suédois ont abandonné le modèle suédois, it’s a fact. En plus, ils se paient mainteannt le luxe d’être classés 21e dans le classement de la liberté économique (devant l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, la France - 64e ! -, la Pologne, la Grèce ou l’Italie) tout en étant classés 7e au classement de l’indice de développement humain, toujours devant la France.


    • Alpo47 Alpo47 7 avril 2010 10:51

      Mis à part vous (œillères ? ) tout le monde a compris que je faisais allusion à l’échec patent du libéralo-capitalisme, visible pour tous depuis l’effondrement 2008. Et c’est loin d’être terminé, il y a encore beaucoup de « cadavres dans les placards ».
      On peut se demander quel objectif vous poursuivez avec ces articles, effectivement déconnectés de la réalité de l’évolution du monde ?


    • brieli67 7 avril 2010 17:33

      ton argent, ton âme, ta raison...

      http://www.goetheanum.org/45.html?L=1

      WELCOME


    • saba 7 avril 2010 18:33

      Si j’en crois votre texte les Suédois ont abandonné le « modèle suédois » dans les années 90. Pouvez-vous alors m’expliquer pourquoi en 2008 les Suédois sont les seconds en Europe après les Danois pour le taux d’imposition sur le revenu ( 56,4%) ? De plus ce taux est passé de 51,5% en 2000 à 56,4 en 2008.
      Quant aux pauvres petits enfants suédois , abandonnés honteusement par leurs parents dans des crèches ou des écoles publiques , ils n’ont pas l’air si malheureux que cela , je peux vous l’assurer , je viens de passer 15 jours en Suède en septembre . Au fait qu’est-ce que vous préconisez pour éviter cet abandon massif ? Le retour des femmes à la maison , je suppose ?


    • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 18:53

      « ...i en 2008 les Suédois sont les seconds en Europe après les Danois pour le taux d’imposition sur le revenu ( 56,4%) ? De plus ce taux est passé de 51,5% en 2000 à 56,4 en 2008. »


      La liberté économique, ce n’est pas que la fiscalité, mais aussi la liberté de commerce, d’investissement, la protection de la propriété, etc. De même que la fiscalité ne se résume pas à l’impôt sur le revenu, mais aussi toutes les taxes et accises, les impôts sur les sociétés, les droits de douane, etc. Donc, si l’on prend l’ensemble de la fiscalité, les Suédois, paient moins (les impôts sur les sociétés ont baissé, les taxes mirobolantes, sur les alcools ont baissé, de même que les droits de douanes, etc.) l’indice de liberté fiscale et passé de 44 en 1995 à 36 en 2010. 

    • saba 8 avril 2010 09:28

      A Lucilio
      Comparaison de la fiscalité en France et en Suède :


       Consommation Travail Capital

      France  17,4% 41,8% 36,6%

      Suède 30,6% 46,6% 31,5%

      source : commission européenne 2002


    • Claude Hubert rony 7 avril 2010 10:36

      Toujours le même baragouin insipide, avec la même vieille argumentation friedmanienne....
      Provocation gratuite et régulière, méthode ultra libérale bien connue mais trop flagrante pour berner le lecteur...


      • Gabriel Gabriel 7 avril 2010 10:44

        Mon cher Lucilio, j’espère qu’un jour cette liberté de s’enrichir pour les très riches et celle de s’appauvrir et de crever pour l’immense majorité de tes concitoyens ne te jettera pas dans la rue à dormir dans les cartons et a faire la queue pour ta survie alimentaire au resto du cœur. Ta diatribe est connue et c’est le résultat d’une fiente intellectuelle de personne à qui l’on a greffé un portefeuille à la place du cœur.


        • Alpo47 Alpo47 7 avril 2010 10:52

          Tiens, lucillo replie les commentaires critiques.
          Je confirme, c’est bien un « libéral » ...


          • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 10:56

            « ...lucillo replie les commentaires critiques. »

            Lucilio replie les commentaires qui viole la charte d’Agoravox.


          • Lorenzo extremeño 7 avril 2010 11:54

            @Lucillio

            il y aura sans doute d’autres commentaires qui VIOLENT la charte d’Agoravox,
            pas le mien j’espére...

             smiley


          • Pyrathome pyralene 7 avril 2010 11:57

            Surtout , ne pas confondre libéral avec liberté , c’est tout le contraire....
            la loi du far-west en quelque sorte....
            le complot du 11 septembre avec les lois liberticides et les guerres qui ont suivi en sont un bel exemple patent....
            IMMONDE DOCTRINE....


          • Gabriel Gabriel 7 avril 2010 10:53

            Pauvre Lucilio,

            Obliger de cacher les commentaires qui vous gène... Lamentable !

            • foufouille foufouille 7 avril 2010 11:10

              "Si leurs salaires étaient bas, ils travaillaient plus longtemps et plus durement. Ils étaient les architectes de leur propre futur. Ils étaient fiers de s’en sortir seuls, et valorisaient énormément leur indépendance par rapport aux autres."

              le pauvre est fier d’etre pauvre
              comme ca les lucillio dorment tranquille


              • wesson wesson 7 avril 2010 11:14

                Ahhhhh,

                Enfin l’homélie libérale de Lucilio, après 2 jours d’abstinence nous étions en manque de votre prêche ..

                Lexington votre compère n’avait pas réussi à vous égaler dans la rouerie, foin du disciple nous attendions le maître !

                un petit reproche toutefois : vous n’avez évoqué ni Mao, ni Pol pot, et pas plus le cannibalisme des socialistes. Un petit passage à vide peut-être ?

                Allez, une petite chanson pour illustrer notre joie sans cesse renouvelé de découvrir ce que les valeurs du libéralisme sont réellement !


                • wesson wesson 7 avril 2010 11:16

                  pour la chanson, écouter le titre « l’actionnaire »


                • Pyrathome pyralene 7 avril 2010 11:17

                  l’actionnaire pour le réactionnaire.....


                • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 11:20

                  « Prétendument altermédia citoyen... »

                  Faudra t’y faire, chantecler, Agoravox n’est pas la Pravda ou Granma.
                  Sinon, assez pathétique que cette assimilation abusive de la « citoyenneté » au « peuple de gauche ».


                • robespierre55 robespierre55 8 avril 2010 06:40

                  Mais non !
                  L’auteur réveille les conscience et joue ainsi le rôle de catalyseur.

                  En caricaturant ainsi les « arguments » en faveur du modèle libéral, il l’enfonce avec une délectation visible.
                  C’est une taupe du NPA ou, à tout le moins, un amoureux fou-enragé du modèle social français tel que voulu par le CNR et toussa.


                • COVADONGA722 COVADONGA722 7 avril 2010 11:21

                  yep bad day , lucilio et lexington simultanement 


                  • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 11:26

                    « ...lucilio et lexington simultanement... »

                    C’est-à-dire 2 textes sur plus de 30 ou 40 qui paraîtront dans la journée sur Agoravox.
                    C’est beau la tolérance des gauchos.


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 7 avril 2010 11:33

                    « C’est beau la tolérance des gauchos »


                    heu pourquoi des injures tout de suite ?

                    je ne suis pas un gauchiste ,
                     par ailleurs vous evoquez la tolerance sans le moindre échantillon sur vous
                     pour un marchand de soupe« libérale » c est assez rédhibitoire n est il pas ?

                     


                    • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 11:46

                      « ...vous evoquez la tolerance... »

                      Ai-je jamais pleurniché parce que les gauchos squattent en grande partie Agoravox ? Ai-je jamais réclamé - comme le font certains gauchos qui squattent Agoravox - la censure des articles qui n’épousent pas mes orientations ?


                    • Raymond SAMUEL paconform 7 avril 2010 11:43

                      Bonjour,

                      Pour avoir un dialogue intelligible il faudrait dégager de l’article son énorme part ideologique droitière qui le plombe complètement.
                      Il préconise le système qui, avec intention et par politique ou par la force des choses nous a amenés dans le mur.
                      Mais beaucoup de notions sont justes et s’appliquent intégralement à la France :
                      1- La charge des services publics n’est pas supportable au niveau atteint,
                      2- Les enfants sont traités comme des animaux d’élevage,
                      3- Les cotisants à la sécu/retraite sont de moins en moins nombreux face à des dépenses de plus en plus élevées.
                      4- la déresponsabilisation des individus est bien réelle,
                      Etc...
                      Mais nous ne serons pas sauvés par le développement des usines chimiques et autre productions industrielles chères à la Droite. Là vous avez tout faux Monsieur Lucilio.
                      Il faut même fermer les usines chimiques qui empoisonnent la terre, réduire drastiquement la production et le coût de la vie.
                       Ce que nous devons faire va accélérer l’augmentation du chômage mais cette augmentation est inéluctable et il vaut mieux l’organiser que la subir.
                      Il faut en effet que le plus possible de personnes se réapproprient la responsabilité de leur survie (individuelle mais surtout familiale) sans dépendre d’une introuvable feuille de paye. Il faut se tourner vers la seule valeur sûre : la terre nourricière.
                      Si nous persistons à vouloir garder nos modes et niveau de vie actuels nous préparons les famines, les révoltes, dévastations et autres calamités.
                       Espérons qu’il n’est pas trop tard. Réoccupons les terres abandonnées ou très mal exploitées (élevage à viande) et apprenons à faire pousser des pommes de terre. TOUT DE SUITE.


                      • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 11:57


                        « Pour avoir un dialogue intelligible il faudrait dégager de l’article son énorme part ideologique droitière... »

                        Pour avoir un dialogue intelligible, il faudrait déjà savoir que le libéralisme n’est pas « droitier ».


                        « Il préconise le système qui, avec intention et par politique ou par la force des choses nous a amenés dans le mur. »

                        Si tu fais référence à la crise actuelle, tu as tout faux : cette crise a bien pour origine une bulle financière générée par l’État qui a facilité le crédit bon marché.

                        Ainsi, Krugman qui aujourd’hui accuse le système oublie déjà que c’est lui qui réclamait après l’éclatement de la bulle Internet en 2000 que l’État américain, via la Fed, injecte du pognon en masse et crée une bulle immobilière. L’idée étant, j’imagine de faire de l’économie un jeu de saute-mouton, de bulles en bulles jusqu’à l’explosion finale - quand nous seront tous keynésiennement morts, je suppose. Figure-toi que l’État américain l’a écouté et a bien foutu le boxon.


                        « Mais nous ne serons pas sauvés par le développement des usines chimiques et autre productions industrielles chères à la Droite. »
                         
                        Euh... tu sais, l’industrie lourde, ça a toujours été le dada des socialistes.


                        « Il faut se tourner vers la seule valeur sûre : la terre nourricière. »

                        La terre nourricière, mon cul oui.
                        La terre a toujours été une salope de marâtre qui a fait que la population humaine a toujours souffert de la faim durant toute l’histoire de l’Humanité. C’est justement l’industrialisation de l’agriculture qui permet aujourd’hui de nourrir le monde.


                      • JL JL 7 avril 2010 12:22

                        « Pour avoir un dialogue intelligible, il faudrait déjà savoir que le libéralisme n’est pas droitier ». (lucilio)
                        Non, il n’a qu’un bras : le bras « Etat » lui fait défaut.

                        Bon, c’est une blague : c’est dans sa tête que l’Etat n’est pas clair !

                        « le libéralisme, cette non pensée intégrale » se caractérise par le remplacement de la raison par ce qu’ils nomment du doux euphémisme pragmatisme. (réf Goya, Castoriadis)


                      • Pyrathome pyralene 7 avril 2010 11:46

                        le libéralisme , c’est supprimer les commentaires qui ne vont pas dans le sens de lulu le propagandiste.....pire que Maugis...
                        Il y a un réel problème à la modération.....


                        • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 12:00

                          « Il y a un réel problème à la modération... »

                          Non, le problème est que soit tu n’as pas lu la charte d’Agoravox, soit tu la violes en connaissance de cause.
                          Mais c’est ton problème, pas celui de la modération.


                        • Pyrathome pyralene 7 avril 2010 12:06

                          Mais non , sinistre clown , ce sont tes propos orduriers et tes mensonges éhontés que je viole.....
                          Ta vulgarité n’a pas de limite ....
                           c’est le bon sens que tu viens violer tous les jours ici....


                        • Pyrathome pyralene 7 avril 2010 12:11

                          ouais , t’as raison , c’est mieux de censurer.....le vrai visage de ta secte....


                        • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 12:38

                          Jouons aussi un peu : le socialisme, c’est ça.


                        • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 13:02

                          « Continuons : ce qui fait rêver Lucilio, c’est ça... »

                          Ça a dû faire mal à ton petit coeur, hein, que ce proto-dictateur socialiste d’Allende ait été viré du pouvoir à la demande de la majorité des parlemenaires chiliens pour violation systématique et répétée de la constitution et des lois chiliennes.

                          Et j’imagine que ça a dû être presque l’infarctus quand les Chiliens ont choisi Piñera comme président cette année.


                        • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 13:25

                          « C’est ca mon pote... »

                          Et oui, mon vieux, ça fait mal, je sais de se rendre compte que les belles légendes s’effondre.

                          Mais les faits sont têtus : après la Cour Suprême - qui, le 26 mai 1973, avait adressé une énième protestation contre les violations sans cesse répétées par l’exécutif des décisions de justice des tribunaux -, le parlement, le 23 août 1973, dans une résolution, approuvée à 81 voix contre 47, après le rappel des innombrables violations constitutionnelles et légales du gouvernement Allende, demande aux autorités et aux forces armées et de police de mettre fin immédiatement aux situations de fait mentionnées :

                          - le gouvernement d’Allende a gouverné par décret dans des domaines qui étaient de la compétence exclusive du parlement ;

                          - le gouvernement d’Allende à bafoué les prérogatives du parlement en refusant de se soumettre à son contrôle et en ignorant les motions de censure contre plusieurs de ses ministres ;

                          - le gouvernement d’Allende a empêché la promulgation de lois votées par le parlement ;

                          - le gouvernement d’Allende a harcelé la magistrature pour qu’elle se plie à sa politique, en violation de la séparation des pouvoirs et a couvert des attaques perpétrées contre des membres de la magistrature ;

                          - le gouvernement d’Allende a paralysé l’action du Ministère public contre des criminels activistes proches du gouvernement ;

                          - le gouvernement d’Allende a violé toutes les lois consacrant le principe de séparation des pouvoirs en empêchant l’application des condamnations prononcées par la justice contre des criminels activistes proches du gouvernement ;

                          - le gouvernement d’Allende a systématiquement violé les décisions du Contrôleur général de la République, la plus haute juridiction administrative ;

                          - le gouvernement d’Allende a systématiquement violé le principe d’égalité devant la loi en refusant la protection de la loi aux personnes qui n’étaient pas de son bord ;

                          - le gouvernement d’Allende a attenté contre la liberté d’expression (pressions économiques, fermeture illégale, emprisonnement de journalistes, appropriation partisane et violation de la prérogative du Sénat dans la nomination de la direction de la télévision publique, etc.) ;

                          - le gouvernement d’Allende a violé l’autonomie des universités et leur droit à disposer de canal de télévision, notamment en couvrant la prise de possession illégale et violente de ces chaînes par ses partisans ;

                          - le gouvernement d’Allende a attenté, par la violence, contre le droit de réunion pacifique d’opposants à son régime alors même qu’il tolérait les réunions en armes de ses partisans et les attaques de ces derniers contre l’opposition ;

                          - le gouvernement d’Allende a attenté contre la liberté d’enseignement en voulant, illégalement, par décret, imposer un plan éducatif marxiste ;

                          - le gouvernement d’Allende a violé le droit constitutionnel de propriété en couvrant plus de 1.500 occupations illégales de propriétés et en promouvant la prise de possession illégales de centaines d’entreprises et de commerces pour les réquisitionner ensuite, spoliant ainsi les propriétaires légitime au profit du gouvernement ;

                          - le gouvernement d’Allende a eu recours d’innombrables fois aux arrestations illégales et a autorisé que les personnes soient soumises à la torture ;

                          - le gouvernement d’Allende a violé les droits de nombreux syndicats et à fait usage de la violente contre eux ;

                          - le gouvernement d’Allende a violé la garantie constitutionnelle qui autorise les Chiliens à sortir du pays en exigeant d’eux des conditions non requises par la loi ;

                          - le gouvernement d’Allende a violé la constitution (article 10 n°16) en créant ou en autorisant nombre d’organismes séditieux (Commandos communaux, Comités de surveillance, etc.) et en leur reconnaissant une autorité illégale en contradiction avec les autorités et les organismes constitutionnels ;

                          - le gouvernement d’Allende a brisé le cadre de l’État de droit en formant et en développement des groupes paramilitaires et en tentant d’employer les forces armées et de polices à des fins partisanes  ;

                          - etc.

                           


                        • Lorenzo extremeño 7 avril 2010 13:35

                          ...« les belles légendes S’EFFONDRENT »... enfin Lucilio çá devient une manie !

                          fais gaffe quand même, on va croire que t’es inculte !  smiley


                        • Lucilio Lucilio 7 avril 2010 13:37

                          « Combien de morts dans l’opposition sous S. Allende... »

                          En 3 ans, environ un millier de personnes tuées, blessées ou torturées (propriétaires, ouvriers, paysans, syndicalistes, journalistes et même un ministre du précédent gouvernement assassiné) par les bandes terroristes d’extrême-gauche couvertes par le gouvernement d’Allende (le patron du mouvement terroriste MIR, par exemple, était le neveu d’Allende - jamais inquiété, of course).


                        • Pyrathome pyralene 7 avril 2010 13:37

                          Tu comprends pas Chanteclerc , Pinochet a pris le pouvoir « démocratiquement » , un certain 11 septembre 1973.....avec l’aide de la CIA , de Kissinger et de Milton Friedman ....
                          comme c’est bô , le libéral-nazisme.....


                        • Pyrathome pyralene 7 avril 2010 13:42

                          Et ben voilà , le Lulu se révèle au grand jour.......Apologie du régime de pinochet et de ces milliers de crimes , apologie de la torture , apologie de la dictature.....
                          Merci de cet aveu , monsieur le clown !

                          La modération , on doit supporter longtemps les propos orduriers de ce type ????

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