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Accueil du site > Actualités > International > La Syrie : où en est-on ?

La Syrie : où en est-on ?

turquie-syrie-frontiere

Ca fait bientôt deux ans que le front syrien a été ouvert. Les médias ont eu plus que leurs quotas de sang, de morts et de massacres en tous genres. Les spectateurs que nous sommes, avons fait le plein de sensations fortes arrosées d’adrénaline jusqu’à plus soif. Cette période nous a fourni tous les motifs d’indignation, de colère, de frustration et de déception. Nous avons eu aussi notre dose de joie, d’espoir, de jubilation parfois et de satisfaction admirative. Tous les jours, nous allions nous abreuver à nos sources favorites, qui chez OSDH, AFP, le Figaro, le Point, I Tété, qui chez Sana, Syria Truth, Info-Syrie, Allain Jules, chacun de ces supports s’efforçant de faire de son mieux pour nous satisfaire et nous fournir notre pain quotidien.

Deux excellentes années. Crus exceptionnels, même. Sauf pour les Syriens. Pendant que nous vociférons sur les gradins, eux ils sont dans l’arène. Ils combattent pour leurs vies et leur survie. Et leurs vies ne tiennent qu’à un fil. Il en disparait tous les jours des dizaines, des centaines, vite évacuées de l’arène pour faire place nette et pouvoir poursuivre le combat. Show must go on.

Après près de deux ans de conflit, nous en sommes toujours au même point. Le même scénario se répète de jour en jour. Les terroristes s’infiltrent à partir des pays voisins, attaquent des postes de contrôle, investissent des quartiers, attaquent des centres administratifs et des bases plus ou moins désaffectées. Il ne leur reste plus ensuite qu’à crier « victoire » après avoir fait quelques vidéos avec leurs téléphones cellulaires (on se demande s’ils n’ont pas été fournis que pour ça), et envoyer le tout, récits et vidéos, accompagné de chiffres déjà prêts à l’avance, à la presse amie qui se chargera de relayer. Quelques heures plus tard, l’Armée syrienne arrive, extermine les terroristes, saisit leurs armes, libère les quartiers, repousse les survivants jusque dans les pays voisins. Là aussi, après que quelques vidéos aient été tournées, le service de presse syrien prend le relais. Le lendemain, même scénario, mêmes compte-rendus. Le surlendemain, idem. Un éternel recommencement émaillé de temps à autre d’un attentat suicide avec sa cohorte d’images toutes plus atroces les unes que les autres, ou un massacre de civils organisé à la veille d’une réunion internationale.

Chaque parti nous dit – nous fait croire plutôt – qu’il gagne du terrain, qu’il viendra bientôt à bout de son ennemi. Si on additionne leurs chiffres, la moitié de la Syrie a déjà été décimée. Selon les djihadistes, le peu de civils qui restent encore et qui ne sont pas encore massacrés, le seront bientôt par les hordes barbares qui soutiennent le régime sanguinaire de Damas. Quant aux médias syriens, si on se réfère aux divers communiqués quotidiens, plus les terroristes tombent comme des mouches, plus il en ressurgit chaque jour un peu plus. A croire que le monde entier n’était peuplé que de salafistes qui n’attendaient que l’heure propice pour faire leur coming out. Vu d’ici, tout cela ressemble à un film mal conçu et mal joué, une sorte de sitcom dont le seul objectif est de tenir le public en haleine.

Mais qu’en est-il vraiment sur le terrain ? Que se passe-t-il en Syrie depuis deux ans ? Dans la réalité, c’est la souffrance au quotidien, la mort au coin de la rue. La réalité c’est que la Syrie est un pays qui subit une agression délibérée de la part d’une coalition qui ne se cache même plus sous des faux-semblants. Ce n’est plus un mystère pour qui que ce soit. Si, au début, il était encore possible pour certains d’hésiter ou de croire aux manifestations pacifiques réprimées dans le sang, au soulèvement spontané pour chasser une dictature, à la férocité d’un régime opprimant et massacrant son peuple, aujourd’hui rien de tout cela ne tient plus. Toutes les argumentations qui furent les causes du chaos apparaissent pour ce qu’elles ont toujours été : de la propagande. Y compris pour ceux qui les brandissent encore, soit pour justifier leur engagement, soit par habitude, soit encore pour ne pas avoir à reconnaître de s’être fait manipuler comme des enfants.

L’agression est désormais avérée. Les agresseurs se sont démasqués un à un. Les buts poursuivis semblent se dessiner, même s’il est encore difficile d’en cerner les contours. Mais malgré cela, les gesticulations continuent. Les fausses réunions, les fausses candeurs, les fausses déclarations battent leur plein comme aux premiers jours. Ça ne trompe plus personne, mais on fait comme si. Rien d’étonnant alors si le ministère russe des affaires étrangères ferme son téléphone à toutes ces simagrées. Il n’est pas étonnant, non plus, de voir la Syrie et l’Iran concentrés plus que jamais sur la fin de cette zizanie. Tous semblent dire : « Assez. On ne joue plus. Si vous voulez discuter sérieusement, on est prêt ; sinon, allez vous faire voir ».

En effet, tous savent maintenant comment ce conflit finira et comment y mettre un terme. Il est évident pour tout le monde que les terroristes, quels que soient leur armement et leur financement, ne parviendront jamais à gagner contre tout un peuple qui maintenant fait bloc autour de son gouvernement et de son armée de conscrits. Ce ne sont pas quelques exactions de plus ou quelques tueries ou sabotages supplémentaires qui changeront la donne. Ici, nous ne pouvons que nous remémorer la déclaration de Serguei Lavrov avant même la déferlante djihadiste : « même si vous les armez jusqu’aux dents ils ne viendront pas à bout de l’armée syrienne » avait-il dit. Cela montre bien la détermination russe depuis le début, et surtout met en relief une réalité que seuls les aveugles ne pouvaient ou ne voulaient pas voir. Du côté du gouvernement syrien, il est devenu clair que la victoire ne sera jamais militaire, surtout quand l’argent et les armes continuent à couler à flot pour entretenir le terrorisme. Quels que soient les exploits de l’armée, la solution ne pourra se trouver qu’à travers les négociations. En attendant, il faut tenir, rendre coup pour coup et même plus. La Syrie a tout ce qu’il faut pour cela, malgré les tentatives maladroites d’embargo, l’arme suprême des atlantistes. Cette fois, cette arme, autrefois redoutable, a fait long feu. Même si les syriens en souffrent, elle n’a pas affaibli l’économie au point d’influer sur les capacités de résistance du pays. C’est une première, mais une première qui laisse augurer que les prochains embargos, en tant qu’armes subversives, n’auront plus les effets d’antan, comme ceux constatés pour l’Irak par exemple.

La Syrie a donc de quoi tenir. Les agresseurs ont fini par en prendre conscience. Nous n’avons déjà plus cet obsédant refrain « Bachar El Assad doit partir », refrain chanté sur tous les tons et ponctuant chaque discours, rappelant étrangement l’obsession de Caton pour Carthage. La tendance est désormais à la sortie de la crise. Mais comment ? Des sommes énormes et beaucoup d’espoir ont été investis dans ce conflit. Des dindons de la farce, il y en aura forcément, mais personne n’a envie d’en être. D’où quelques tergiversations, et même parfois de l’animosité entre certains des partenaires. Le torchon brûle, en quelque sorte. Il ne faudra donc pas s’attendre à un arrêt immédiat du chaos syrien. Il y aura d’abord d’âpres discussions et tractations entre les membres de la coalition des agresseurs pour que chacun puisse retirer ses billes sans trop de pertes et la tête haute, si possible. Ensuite seulement le vrai débat sur la fin des hostilités sera engagé. Pendant ce temps nous aurons droit à notre lot quotidien de morts, de massacres, d’attentats, de prises et reprises, de nettoyages, de saisies d’armes… Show must go on pour nous, mais, pour les syriens, c’est la tourmente et le chaos qui continuent.

Avic

Réseau International


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31 réactions à cet article    


  • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 20 février 2013 12:03

    Oui, la donne semble changer sur la Syrie

     
    - le pays resiste bien et fait majoritairement corps avec le pouvoir et l’armée
    - la présence des groupes islamistes n’est plus tabous, même s’il elle est minimisée et mise sur le compte du pouvoir...(comble de l’hypocrisie et de la mauvaise foi mais dit avec un tel aplomb par nos « experts » et politiques !)
    - l’intervention au Mali rend compliquée la position sur la Syrie (islamistes ennemis au Mali et amis en Syrie...)
    - la position des BRICS ne varient pas, Russie et Chine, mais aussi Bresil dont les journaleux ne parlent surtout pas...
    - le changement de cap perceptible du gouvernenemtn Obama2, avec l’éviction des principaux vat en guerre (Clinton, Petraeus, Paneta)
     
    Espérons donc que, de guerre lasse, nos gouvernenents finissent par lacher leurs idiots utiles islamistes et sifflent la fin de la récré aux qataris et séoudiens pour stopper la pompe à $.
     
    Mais connaissant la ténacité et l’imagination dans les coups tordus de nos chères élites, il se pourait que ce ne soit que partie remise... disons juste après les éléctions, un bon vieux false flag, ou un assassinat providentiel d’un « rebelle vengeur »

    • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2013 08:52

      « Le pays fait majoritairement corps avec l’armée ». Belle propagande !

      Et selon vous, où sont passés les manifestants pacifiques du début ! Ils font aujourd’hui corps avec l’armée ? Enfin, je veux parler de ceux qui ne ce sont pas fait tuer par les snippers du régimes quand celui-ci réprimait dans le sang les manifestations pacifiques !

      L’infiltration massive de la rebellion syrienne par des jihadistes est un fait. Elle ne doit cependant pas faire oublier qu’elle est à l’origine composée de déserteur de l’armée syrienne refusant de réprimer des manifestants pacifiques, renforcé ensuite de civils prenant les armes pour défendre une révolution, et seulement après infiltré par les jihadistes.


    • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 25 février 2013 16:26

      Pingouin,

      vous faites trop confiance à la presse officielle de Dassault, Rotschild, Lagardère, Pinault...

      Si le pouvoir n’avait pas le soutient de la population (par adhésion ou simple rejet des groupes armés), il y a longtemps qu’il aurait éclaté...

      L’armée est largement composée de conscrits en majorité sunnite... et elle est resté très soudée avec très peu de desertions (quelques généraux au début payés avec des $ qataris...)

      L’échec de la rebelion est qu’elle ne repose pas sur l’adhésion de la majorité de la population. C’est aussi simple que celà !


    • edouard 20 février 2013 14:13

      En fait la Syrie a gagné cette guerre, nous assistons , en ce moment, aux manoeuvres des vaincus pour éviter de perdre complètement la face. Et évidemment tout cela se chiffre en victimes syriennes , de vrais martyrs.

      Les négociations ont déjà eu lieu entre Obama et Poutine et tout devrait se dérouler à partir de Mars : déploiement de forces d’interposition de l’OTSC sous l’égide de l’ONU, référendum, gouvernement d’union sous la présidence de Bachar Al Assad...

      Ce qui est essentiel à comprendre c’est que cette défaite de l’Empire va avoir des retombées aussi importantes que Stalingrad pour les nazis. Les Syriens ont résisté victorieusement à des forces jugées invincibles. Ils ont bloqué et détruit en partie des hordes de mercenaires/terroristes qui auraient dû converger depuis 2 ans vers le Sahel et l’Algérie et vers le Nord Caucase.

      Ce qui se passe au Mali et ailleurs en Afrique en est la conséquence : les Américains de l’AFRICOM, Qatar , Israël , France n’ont plus assez de force pour déstabiliser l’Algérie et se rabattent et se battent entre eux pour dévorer ce qui reste.
      Nous sommes au début de nos morts et otages...

      Israël devra rendre le Golan et accepter une Palestine comprenant la Jordanie la Cisjordanie et Gaza , arrêt de la colonisation et restitution des territoires occupés.
      L’Arabie va disparaitre ...
      Les bons alliés des USA Qatar et Turquie recevront des compensations la Turquie rentrera dans l’UE et l’Emir du Qatar restera en vie , avant disparition et effondrement de l’Empire.

      Car cette déroute de l’Empire va accélérer la prise de conscience mondiale de sa fin et de la nécessité de la mise en place d’un autre système.







      • Avic Avic 20 février 2013 15:24

        Bonjour edouard
        Je partage tout à fait votre point de vue. Votre comparaison de la Syrie avec Stalingrad est tout à fait pertinente. A mon avis l’Algérie doit une fière chandelle à la résistance opiniâtre de Assad et surtout à la solidité des soutiens dont il dispose. Il avait pourtant prévenu, avant les évènènement en disant que la Syrie n’était pas seule.
        Si, à un moment, j’ai eu des inquiétudes pour l’Algérie qui pouvait voir déferler sur elle tous les djihadiste syriens même défaits, j’ai été rassuré par le voyage qu’y a effectué Lavrov ces jour-ci.
        Pour le reste de l’Afrique, je suis moins optimiste.


      • leypanou 20 février 2013 15:07

        "il est devenu clair que la victoire ne sera jamais militaire, surtout quand l’argent et les armes continuent à couler à flot pour entretenir le terrorisme" : tant que les soutiens (par derrière) en argent et armes sont laissés tranquilles -à tout point de vue-, cela peut continuer pendant un certain temps encore et cela au prix de souffrances terribles pour les pauvres syriens.

        L’empire et ses laquais n’ont pas d’état d’âme ; rappelons-nous de ce que disait M Albright concernant la mort des 500 000 enfants irakiens dus à l’embargo qui a enrichi pas mal d’intermédiaires sans scrupules. Ils n’abandonnent pas aussi facilement la partie, sauf vraiment obligés et la prison à ciel ouvert pour 1,5millions de gazaouites depuis plusieurs années n’a pas l’air de beaucoup déranger ceux qui veulent empêcher Bassal-Al-Assad de tirer contre-son propre peuple.

        La tentacule de l’empire est partout, et ce n’est pas avec nos journalistes de pacotille que l’on apprendra les tenants et aboutissants de chaque conflit.


        • njama njama 20 février 2013 15:51

          Mais qu’en est-il vraiment sur le terrain ? Que se passe-t-il en Syrie depuis deux ans ?

          Documentaire sur la guerre en Syrie
          Le regard de Syriens sur une guerre orchestrée par l’étranger

          Un documentaire impressionnant - réalisé par la journaliste Anastasia Popova et son équipe de Rossiya 24 - sur le coût humain du conflit syrien et l’échelle de dévastation atteinte. Pas de politique, juste le regard de Syriens ordinaires qui font corps avec leur armée.

           Commentaire de la réalisatrice Anastasia Popova
          « Mon équipe a réalisé des centaines de bulletins de nouvelles de Syrie. Ce film est une sorte de digression à partir des bulletins d’informations. Nous voulions exprimer nos émotions et nos sentiments envers les personnes que nous avons rencontrées, des choses que vous n’avez pas l’habitude de montrer dans les nouvelles. »

          Quelques passages de la vidéo :

          « Tous ceux qui sont allés en Syrie, savent que c’était un pays paisible, que ce genre de choses ne se passait pas, nous vivions tous sous le même toit. Chacun ayant sa propre foi et cela n’a jamais été un problème. »

          « Nous sommes entourés par la nature. Partout il y a des rivières, des chutes d’eau et des arbres. Cette beauté se retrouve dans l’homme lui-même, c’est l’amour de la vie, c’est la gentillesse. Les Syriens aiment cette vie et l’associent au mot « liberté ». Mais cette crise est arrivée et l’Occident a utilisé ce mot (liberté) pour détruire cette beauté dans laquelle nous vivions. »

          « Au matin, nous [les insurgés] avons commencé à tuer les habitants ; même ceux qui dormaient encore. Puis, nous les avons regroupés dans une pièce et les avons filmés pour faire en porter la responsabilité à l’armée régulière. […]

          «  Ils [les insurgés] ont essayé de séparer les communautés chrétiennes et musulmanes. Quand les gens ont refusé ils [les insurgés] ont tout fait sauter. » […] « Ils ne savent pas ce qu’est la foi. Ils se disent musulmans, ils ne savent rien de l’Islam.  »

          «  Nous en avons attrapé plusieurs [d’insurgés], l’arme à la main ; ils secouaient la tête et répétaient « je n’ai rien fait ». Les analyses de sang ont révélé la présence de drogue et souvent, ils avaient de la poudre et des pilules dans les poches.  »

          «  Comment peut-on appeler ces gens ? Opposition pacifique ? Combattants de la liberté ? C’est absurde ! Regardez ce qu’ils font ! A mon avis celui qui pense cela peut venir vérifier en Syrie. Il verrait par lui-même que partout où il y a l’armée, il y a la paix. L’armée défend son peuple, elle le protège. J’ai l’impression que ceux qui se battent de l’autre côté sont littéralement des imbéciles ; ils n’ont rien de sacré ; leur âme est vide. Ils peuvent trahir la mère patrie, mais aussi leur famille, père et mère [...] Regardez les visages de ces gens, ou plutôt de ces animaux à qui ils ressemblent le plus après tout ce qu’ils ont fait.  »

          Silvia Cattori

          Le lien sur YouTube sous-titrage en français
          http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BYBFl_I31lQ

          Autres versions :
          Sous-titrage en anglais The Syrian Diary
          http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=JWUjgSmrN7Y

          Traduction en allemand Syrisches Tagebuch
          http://www.youtube.com/watch?v=G5qgdxfZTdE

          Sous-titrage italien Diario sulla Siria
          http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_jiEA5KKupg

          Sous-titre en arabe
          http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IOXgKMVGoKE# !


          • Lettres de Strasbourg Lettres de Strasbourg 20 février 2013 17:01

            La résistance de la Syrie est absolument exemplaire et quasiment christique dans ces temps d’Armaggedon. Et au delà de l’incroyable finesse et solidité du pouvoir syrien, il faut surtout saluer l’unité du peuple contre l’agression hallucinante dont ils ont été l’objet. On se représente mal le dégats fous causés par cette guerre impérialiste.


            • bernard29 bernard29 20 février 2013 18:22

              vous avez oublié dans votre liste de médias, votre principale source « la voix de la Russie », dont vous relayez ici la propagande.

              La Russie ?? Pays qui est le soutien et le fournisseur d’armes du régime dictatorial de Damas, et sans qui Assad serait déjà en fuite.


              • Pierre Pierre 20 février 2013 18:55

                Les dirigeants écolos sont bien les pires hypocrites. Dans tous les pays d’Europe, ils ont soutenu toutes les guerres contre des pays laïcs (la Libye, la Syrie et demain l’Algérie) et ils ne pipent mot contre les Islamistes qui ont remplacé les dirigeants laïcs après le « printemps arabe ».

                De plus, ils nous font la leçon du gaspillage de l’énergie quand on oublie d’éteindre la lampe de la salle de bain mais on n’entend pas un mot sur le co² qui est généré par des guerres.
                C’est à croire qu’ils sont subventionnés par le Qatar ! 
                Heureusement qu’il y a encore des écolos sincères au niveau local.

              • njama njama 20 février 2013 20:54

                @ bernard29

                « Tous ceux qui sont allés en Syrie, savent que c’était un pays paisible, que ce genre de choses ne se passait pas, nous vivions tous sous le même toit. Chacun ayant sa propre foi et cela n’a jamais été un problème. »

                Je confirme, un pays paisible, la foi de chacun n’est pas un problème ... (c’est la raison pour laquelle j’avais souligné cette citation en gras). J’étais en Syrie au printemps 2009, invité par mon neveu qui y a travaillé 4 ans à Alep, qui a appris l’arabe et le parlait couramment ...

                Connaissez-vous la Syrie ?


              • Avic Avic 20 février 2013 23:15

                Si vos bases de connaissance sur la Syrie sont du même type que ce ce que vous savez de mes sources principales, je peux vous dire que vous êtes hors jeux.


              • bernard29 bernard29 21 février 2013 00:13

                ah oui !!! c’est vrai un Eden  ?!!


              • bernard29 bernard29 21 février 2013 00:18

                à Pierre, c’est sûr que chez vous il n’y a pas « la lumière à tous les étages » ...


              • Pierre Pierre 21 février 2013 01:07
                @ bernard29,
                Six mois mois de bombardements en Libye, 9 ans en Irak, 11 ans en Afghanistan et pas un mot des dirigeants écolos sur l’impact écologique de ces guerres. Cela ne vous dérange pas ?
                Personnellement, je trouve regrettable de devoir lire la Voix de la Russie, des sites alternatifs ou de devoir regarder des débats avec les Amis du Monde Diplomatique, le Comité Valmy et le CNR pour avoir un autre regard sur la Syrie. Les média traditionnels ne ressassent que les même communiqués de l’AFP ou des Frères Musulmans et vous semblez prétendre que ce ne peut-être que la seule vérité. Étonnant !
                PS. J’ai une grande maison, de l’électricité dans toutes les pièces, des lampes LED, le plus possible, une isolation bien étudiée et la récupération des eaux de pluie pour certains usages. Je suis un ami de la nature et je la respecte en toute circonstance. J’utilise mon vélo pour les courts déplacements et une voiture dont le taux d’émission de CO² est très bas. Je suis certainement plus écologiste que les écolos politiques.

              • Henri Diacono alias Henri François 20 février 2013 19:05
                • Si la Syrie s’en sort, les printemps arabophones refleuriront et l’hiver de la solitude ensevelira les vrais arabes, ceux des chameaux des déserts et gratte ciels d’Arabie. Et alors, débarrassée à jamais de tous ces djihadistes de pacotille fabriqués de toute pièces pour jeter le trouble en Mésopotamie et en Afrique, fort de son or libyen et algérien, et pourquoi pas nigérian et autres richesse, toute une partie du monde,l’une des plus vastes, peuplée disait-on de sous hommes réapparaitra ... sans qu’il n’y est eu la moindre guerre de religions comme l’auraient tant voulu certains.

                • njama njama 20 février 2013 20:11

                  La Syrie : où en est-on ?

                  les massacres continuent ...

                  La prise de la (petite) ville de d’Al Chaddadeh au nord de la Syrie et proche de l’Irak (à 45 kms au sud d’El Hassekeh) par le Front Al-Nosra a bien été relayée par la Presse ... qui a toutefois omis de signaler les barbaries des djihadistes ...

                  Massacre à Chaddadé : 150 employés tués !

                  IRIB - Un massacre a été commis dans les champs pétroliers de la localité Chaddadé, occupée par les milices de l’opposition armée dans le gouvernorat de Hassaké.

                  Selon Syria Truth, citant une source kurde, entre 140 et 160 employés, ingénieurs et ouvriers travaillant dans la société pétrolière de la localité ont été tués ensemble la nuit du 15 février dernier. Date à laquelle les milices du Front al-Nosra d’Al-Qaïda, celles du dirigeant tribal Nawwaf Bachir (le représentant du membre au Conseil National syrien Riad Turc), et des bandes armées turques affiliées à Salah Badreddine et ou courant du Futur kurde ont pris d’assaut cette localité. 500 employés des sociétés pétrolières ont été enlevés sur le champ et emmenés vers le bâtiment du Lycée professionnel pour les filles. Les miliciens sont allés aussi rechercher certains employés chez, eux, perquisitionnant leurs maisons, et les enlevant en chemises de nuit.Selon Syria Truth, les enlèvements et les interrogatoires se faisaient en fonction de listes préparées à l’ avance, sur des critères confessionnels.
                  150 d’entre eux ont été mis de côté, puis emmenés à proximité du fleuve al-Khabour, situé à quelques centaines de mètres à l’est de la localité. Ils furent abattus aux mitrailleuses et certains d’entre eux ont été égorgés. Leurs familles ont pris la fuite en direction de la ville de Hassaké.

                  Bien entendu, cette information n’a pas été couverte par les agences internationales.

                  http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/243611-massacre-%C3%A0-chaddad%C3%A9-150-employ%C3%A9s-tu%C3%A9s
                  -----------------------------
                  La Syrie : où en est-on ?
                  La désinformation continue ... les amis de Hollande & Fabius subventionnés par le Qatar, l’Arabie Saoudite, armés par les occidentaux, continuent leurs méfaits en toute impunité.

                  Nawaf Al-Bachir est ressuscité ?

                  Syrie : la mort sous la torture du cheikh Nawaf Al-Bachir
                  jeudi 6 octobre 2011

                  « Son décès vient d’être annoncé par le Conseil des tribus syriennes, qui accuse le régime de l’avoir assassiné en captivité, comme tant d’autres civils torturés à mort.  »

                  Tribesmen say Deir al-Zour’s sheikh is dead ; evidence indicates he was tortured
                  Thursday, 06 October 2011

                  Syrie - Nawaf Al Bachir menace d’une radicalisation de l’opposition
                  17 janv. 2012Nawaf Al Bachir, grande figure de l’opposition syrienne a menacé d’une radicalisation de la lutte contre le régime du président Al Assad.


                  • Henri Diacono alias Henri François 21 février 2013 01:53
                    • Mais connait-on les sources réelles d’information qui nous viennent de Syrie ? Aucun journaliste fiable et sérieux sur place. Aucune image autre que celle diffusée par les belligérants. Le nombre de morts ? Établi selon des ONG et lorsqu’on connait le sérieux de la plupart d’entre elles (de source hospitalière ou d’un voisin ou...etc...) J’ai été journaliste et le sais que souvent les propos d’un concierge ignare deviennent vérité d’un oracle. Et chacun y va de son analyse, de son ego et surtout de son fantasme.
                    • La seule certitude est que, jusqu’à preuve du contraire, la Syrie et son peuple résistent toujours à des rebelles venus d’ailleurs (donc ne sont pas de chez eux) et payés et armés par d’autres qui nous sont, hélas, trois fois hélas, si proches.
                    • PS - Moi aussi j’ai vécu en Syrie comme je vis actuellement en Tunisie après avoir longtemps vécu en France et avoir séjourné un temps aux Etats Unis et au Mexique, un peu plus en Italie, moins en Scandinavie et à chaque fois je m’y suis bien senti. Je ne vous dévoilerai pas les pays (ils ne sont que deux dont un continent) au sein desquels je me suis senti mal à l’aise. Il est vrai que j’ai une sainte horreur des « cup of tea » et d’un accueil matiné de dédain.

                  • QAmonBra AmonBra 21 février 2013 01:46

                    Mettant la défense de la Patrie au dessus de leurs multiples confessions et malgré un encerclement hostile, les patriotes syriens tiennent bon. 

                    Pour qui connait les qualités de courage et de combativité du peuple syrien, cela n’est pas surprenant. 
                    La Syrie est donc bien partie pour être un coûteux et dangereux point de blocage au plan $ioniste de découpage du moyen orient. 

                    Allié, voir prescripteur, des $alafistes, le $ionistan l’a bien compris ainsi, d’ou une certaine exaspération de sa part, 
                    La récente agression de son aviation en est une première expression et, si la situation des wahabbistes se dégrade, ou seulement perdure encore, il est à prévoir une implication directe et plus appuyée d’une $ion s’ingérant de plus en plus, et refusant toute solution politique avec un Bachar El Assad, qui ne pourrait qu’être davantage légitimé et renforcé par cette épreuve. 

                    L’ostracisme occidental, notamment français, à l’égard de l’indomptable dirigeant syrien n’est que l’application des directives $ionistes, comme ces derniers l’avaient imposé en son temps pour feu Yasser Arafat

                    Liés militairement, que feront la Russie & l’Iran ?

                    Face à une menace $alafiste à ses frontières orientales et soutenue par l’entité $ioniste, donc un total encerclement, le redoutable Hezbollah et les patriotes libanais pourront ils rester encore hors du conflit ?

                    Que prépare la Turquie avec ses missiles « patriot » et ce matériel électronique installé par $ion sur son aviation ?

                    Que cache l’apparente réserve U$ ?

                    En fait, ce nouveau et souhaité Stalingrad de Syrie pose plus de questions que de réponses, au point de sembler davantage une « mère des batailles », ou l’ultime verrou d’une boite de Pandore.







                    • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2013 08:49

                      N’importe quoi !

                      Il faut quand même signalé que ceux qui « tiennent bon », c’est l’armée régulière syrienne. Payée pour cela. Il ne me semble pas, sauf à avoir raté un épisode, que les civils syriens s’engagent les armes à la main pour « défendre la mère patrie » au côté de Bachar.

                      A l’inverse, même si on peut regretter et s’inquiéter de la présence extrêmement forte de jihadistes étranger parmi les rebelles, cela ne doit pas occulter qu’ils sont majoritairement composés de soldats déserteurs et de civils en armes.

                      Donc, on est en droit de se demander quel côté sont les « patriotes » syriens.


                    • njama njama 22 février 2013 09:40

                      @ Pingouin94

                      Il faut quand même signalé que ceux qui « tiennent bon », c’est l’armée régulière syrienne. Payée pour cela.

                      N’importe quoi !

                      Il y a bien sûr des militaires de carrière dans l’armée syrienne, mais la Syrie est une république laïque, la conscription y est encore en vigueur (comme elle l’était en France avant). Elle concerne tous les citoyens syriens.
                      C’est donc une armée populaire, composée de toutes les ethnies, confessions religieuses et couches sociales de la population syrienne . Il est impensable qu’elle puisse servir à une répression politique.


                    • Pingouin094 Pingouin094 21 février 2013 08:47

                      « L’agression est désormais avérée » . Ah bon ? Je ne le pense pas, bien au contraire ... Mais en qualifiant les rebelles syriens de « terroristes » selon le terme en vigueur auprès du régime syrien, l’auteur déclare par contre son parti pris pro Bachar Al Assad.

                      La présence nombreuse d’islamiste parmi les rebelles syriens est effectivement avérée. Maintenant, l’observateur attentif sait qu’ils ne font pas formellement parti, ni de l’Armée Syrienne Libre, ni des organes officiellement représentatifs de la rébellion syrienne. Ils sont plutôt une verrue en croissance exponentielle et menaçant de devenir majoritaire.

                      L’auteur par contre ne mentionne nul part la présence d’autres « terroristes », les hommes du Hezbollah, au côté de Bachar Al Assad. Leur conception de la religion et leur vision de la politique ne diffère pas fondamentalement de ceux du Front Al Nosra. La seule différence est que les uns sont armés par le gouvernement Syrien, et les autres semble-t-il par le Qatar.

                      Une vraie question serait plutôt de comprendre comment on est passé d’un mouvement social massif, se traduisant par des manifestations pacifiques massives à une guerre civile où les jihadistes, étrangers pour certaines deviennent majoritaires. Et que sont devenus dans tout ça les déserteurs de l’armée syrienne qui ont retourné leurs armes contre leurs généraux pour ne pas avoir à ouvrir le feu sur leurs frères et soeurs ?

                      Pour ma part, j’estime que la faute en revient à la communauté internationale. En refusant de soutenir les « rebelles » quant il en était encore temps, c’est à dire avant que les jihadistes ne deviennent une composante essentielle de la rebellion, ils ont laissé pourrir la situation. Car souvenez-vous ! Au début du mouvement pacifique, et même dans les premiers mois de sa mutation en mouvement armé, il n’y avait aucun jihadiste, aucun étranger en Syrie. C’est seulement au fur et à mesure que la situation a pourrie que les jihadistes sont venues en Syrie se méler aux déserteurs de l’ASL jusqu’à être pratiquement en mesure de les supplanter sur le terrain.

                      Si la communauté internationale avait soutenu les composantes démocratiques de la rebellion quant elles étaient prépondérantes, on aurait sans doute pu éviter les dérives actuelles.
                      J’en parlais en détail dans un article de mon blog  : « Il faut soutenir militairement l’opposition syrienne ».
                      Est-il encore temps de le faire ? Honnêtement, je ne sais plus. La situation a depuis encore dégénérée, les jihadistes ont encore pris de l’ascendant. Peut-on encore renversé la tendance où est-il trop tard et n’y a-t-il plus de bonnes solutions ?


                      • Avic Avic 21 février 2013 10:45

                        N’y aurait-il eu qu’un seul et unique terroriste agréé et utilisé sciemment par les rebelles, ces derniers deviennent, de facto, eux-mêmes des terroristes. Question de sémantique élémentaire.
                        La technique du « pro » et de « l’anti », usée jusqu’à la corde, ne fonctionne pas ici.
                        Mais les faits vont bien au-delà d’un seul et unique terroriste.Dans toutes les interventions et les accrochages, on ne voit pas trop (pas du tout même) ces fameux soldats de l’ASL. Il ne s’agit que de djihadistes. Libre à vous de réclamer un soutien à leur action, mais ne cherchez pas à anoblir ce soutien en les transformant en combattants de la liberté.


                      • Pierre Pierre 21 février 2013 11:00

                        Je suis d’accord avec vous sur un point. La communauté internationale, alias le bloc atlantiste, est responsable de la situation actuelle en Syrie. Pas parce qu’elle n’a pas armé l’opposition mais parce que elle a encouragé le refus de dialogue entre l’opposition et le pouvoir en exigeant le départ de Bachar al Assad en préalable à toute discussion.

                        La vérité, c’est qu’on avait misé sur le départ massif des diplomates et des cadres du régime. On pensait qu’il suffisait de leur donner beaucoup d’argent pour qu’ils changent de camps. Idem pour l’armée. Les généraux ont refusé d’être soudoyés.
                        Vos manifestations pacifiques n’ont jamais existé. Il s’agissait de défilé de fidèles, encadrés par des hommes armés, qui défilaient dans les rues, les vendredis, après les prêches enflammées des imams salafistes. Il est facile de désigner l’armée coupable alors que les tirs de provocation venaient de l’autre camps. A cette époque, il y a eu des millions de manifestants soutenant le Président dans les villes syriennes et nos média « démocratiques » ont détourné ces images pour les faire passer pour des manifestations de l’opposition. C’est pire que du stalinisme.
                        Autre chose. De quel droit Laurent Fabius, Hillary Clinton ou William Hague osent-ils exiger le départ du président d’un Etat souverain. Depuis le début de cette crise, Bachar al Assad est d’accord de mettre des réformes en place, multipartisme, lutte contre la corruption, etc. Mais dans l’ordre, de façon contrôlée pour ne pas avoir l’anarchie. C’est le bon sens même. 
                        C’est bien aux Syriens à se prononcer sur le retrait de Bachar al Assad. Tous les Syriens. Ce n’est pas compliqué d’organiser un vote avec le concours de l’ONU à condition qu’il n’y ait pas de terroristes sur le terrain.
                        Dernier point. Bachar al Assad était un ophtalmologue qui exerçait à Londres avant qu’on ne vienne le chercher pour remplacer son père. Il n’était pas destiné à devenir président. Qui peut m’expliquer comment un paisible ophtalmologue, apprécié par tous et avec une épouse glamour peut devenir un criminel de guerre suivant les déclarations des fanatiques de la CPI.

                      • njama njama 22 février 2013 10:04

                        « L’agression est désormais avérée » . Ah bon ?

                        Syrie : le patriarche Béchara Rai interpelle l’ONU
                         Rome, 29 janvier 2013 (Zenit.org).
                         
                        « Nous appelons les responsables des Etats qui font la guerre en Syrie par des renforts d’argent, d’armes et de matériel, soit pour le régime, soit pour l’opposition - cela est devenu manifeste -, à mettre fin à leur mauvaise action d’incitation, car se sont eux qui commettent les crimes d’assassinat, de destruction, d’agression et de déplacement des citoyens innocents. Ils en sont responsables devant le tribunal de la conscience et de l’histoire », déclare le patriarche Béchara Boutros rai.

                        http://www.zenit.org/fr/articles/syrie-le-patriarche-bechara-rai-interpelle-l-onu

                        Syrie : Monseigneur Al-Raï à Damas … messages et implications ?
                        Par Dr Amin Hoteit
                        15 février 2013
                        http://www.mondialisation.ca/syrie-monseigneur-al-rai-a-damas-messages-et-implications/5323037

                        Pour ma part, j’estime que la faute en revient à la communauté internationale. En refusant de soutenir les « rebelles » quant il en était encore temps, ...

                        le rôle de la "communauté internationale«  serait de soutenir les séditions ???
                        Aurait-elle abandonné ses Principes, le Droit International ?

                        Quelle est la représentativité réelle de cette  »communauté internationale« . Qui est-elle au juste. De quels droits s’arrogerait-elle le droit de soutenir des coups d’Etat ????

                        Pourquoi méprise-t-elle avec tant d’obstination l’ Accord de Genève soutenu par la Russie ? La Russie ne fait-elle pas partie de cette  »communauté internationale" ?


                      • C.Q.F.D. C.Q.F.D. 21 février 2013 10:34

                        La solution va peut-être venir de la Russie qui, dans une tradition bien établie, pourrait éliminer Assad pour le remplacer pour un dictateur plus convenable.


                        • Avic Avic 21 février 2013 10:54

                          Avez-vous un exemple de dictateur mis en place par la Russie ?


                        • njama njama 24 février 2013 14:21

                          Dans l’Actualité ces jours-ci, sans surprise la propagande « occidentaliste » continue dans sa ligne éditoriale qui est devenue au fil du temps de moins en moins crédible, avec les gentils rebelles d’un côté, qu’il faudrait soutenir évidemment, et de l’autre le vilain dictateur sanguinaire qui oppresse le peuple syrien.

                          On tente de nous faire accroire à une noble « révolution » qui n’existe pas,

                          Parmi les titres récents, Le Journal le Monde
                          Pourquoi il faut armer les rebelles syriens
                          23 févier 2013

                          Et aujourd’hui dimanche 24 :
                          Syrie : une journée de solidarité à l’Institut du monde arabe

                          On notera que cette journée de solidarité n’a pas été organisée au Centre Culturel Arabe Syrien de Paris qui existe pourtant depuis 1979 et qui propose au public une bibliothèque riche de plus de 8000 ouvrages consacrés à la civilisation, à la littérature et à l’art arabe et islamique. Elle organise également des expositions, des conférences, des spectacles de musique et des cours de langue. Sa nouvelle directrice Mme Maha Masri, ancienne Professeur de littérature française depuis 1991 et maître de conférences depuis 2003, a notamment été Chef du Département de littérature française de l’université Tichrine.

                          L’occasion aussi de dire que l’AFS, Association d’Amitié France-Syrie, ne semble pas avoir été conviée à cette petite réception de solidarité à l’IMA. Sauf erreur, elle ne figure pas dans la liste des invités.

                          Le Centre Culturel Arabe Syrien de Paris n’est plus en odeur de sainteté semble-t-il. Le 30 décembre 2012, Ignare Leverrier ne s’est pas gêné pour le pourfendre sur son Blog - syrie.blog.lemonde.fr - (Ah !!! toujours Le Monde !!!) le mettant à l’index, et appelant de manière sentencieuse à sa fermeture.

                          « Il aurait été souhaitable que les autorités françaises, qui ont déclaré, le 29 mai 2012, que Lamia Chakkour, ambassadrice de Syrie en France, était désormais persona non grata, et qui ont suspendu depuis lors toute relation avec elle, exigent la fermeture de ce centre. »

                          Pas très fort pour quelqu’un qui se présente comme ancien diplomate (sans qu’il soit possible de connaître précisément ses états de service). Si la Convention de Vienne (art.9) permet de renvoyer sans motif un ambassadeur, Personna non grata, il n’est pas du pouvoir de autorités françaises dans une démocratie, d’exiger la fermeture d’un centre culturel sans motif, lequel ne pourrait être assimilé à du personnel diplomatique.

                          Voila donc quelques nouvelles fraîches, et finalement très révélatrices. On discutera du cas de la Syrie à l’IMA, l’Institut du monde arabe. Tout un symbole !!!

                          On pourra seulement regretter l’absence notoire dans la liste des invités, d’artistes, poètes, chanteurs, écrivains qataris, saoudiens, émiratis ...


                          • njama njama 24 février 2013 14:24

                            On tente de nous faire accroire à une noble « révolution » qui n’existe pas

                            Entretien avec Bahar Kimyongür : Le conflit syrien, quelles perspectives ?
                            mercredi 5 décembre 2012

                            Que pensez-vous du terme de « révolution », qui est abondamment utilisé par les médias de masse pour décrire la situation syrienne ?
                             
                            La guerre qui se déclare aujourd’hui en Syrie est l’expression d’un rapport dominant-dominé, d’un rapport Nord-Sud. On ne peut pas parler de « révolution » car il ne peut y avoir de révolution avec des fonds qataris ou saoudiens, ou avec des bailleurs de fonds qui apparaissent dans les listes de Forbes parmi les plus riches au monde, comme notamment la famille Hariri…
                             
                            De plus, une révolution qui s’attaque à la classe ouvrière comme le fait la rébellion syrienne n’en est pas une… Pour l’opposition, le fait même de percevoir un salaire est considéré comme une collaboration avec le régime. En conséquence de cela, des centaines de travailleurs ont été massacrés. À Alep, par exemple, des postiers ont été exécutés et jetés du haut du bureau de Poste. J’attends donc toujours l’indignation de nos amis trotskistes français, notamment Olivier Besancenot, pour le massacre de ses camarades de travail…

                            • njama njama 24 février 2013 16:11

                              En dehors de l’intervention très remarquable du Patriarche maronite libanais, Bechara Boutros Raï, à Damas que j’avais signalée plus haut, il y a bien sûr les faits militaires dans cette « sale » guerre commanditée depuis l’étranger, mais les issues se jouent beaucoup au plan diplomatique.
                               
                              L’Actualité récente nous a fourni cet INCIDENT DIPLOMATIQUE TRÈS RÉVÉLATEUR ... (peu relayé évidemment par la Presse alignée).
                               
                              L’Algérie, le Qatar et l’ambassade de Syrie
                              Par Lila Ghali | 18/02/2013

                              Une altercation verbale entre l’ambassadeur d’Algérie au Caire, Nadir Larbaoui et le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Hamad bin Jassim Al Thani s’est produite lors d’une réunion de la ligue arabe en Egypte consacrée à la fermeture des représentations diplomatiques syriennes dans les pays arabe, autour de l’ambassade de la Syrie à Alger.
                              [...]
                              Le ministre qatari, aurait lancé selon les mêmes sources, à l’adresse du diplomate algérien cette phrase : “votre tour viendra” allusion faite aux soulèvements dans certains pays arabes connus sous l’appellation de “printemps arabe”. Ce dernier lui a répliqué par des accusations portées contre le Qatar en le tenant pour responsable du “complot” en Syrie et dans d’autres pays arabes. Les médias égyptiens ont précisé sur cette affaire que l’ambassadeur algérien aurait même associé à ce complot l’actuel secrétaire général de la ligue arabe

                              « C’est un complot émanant de vous personnellement et c’est un dépassement envers la loi et la Charte (de la Ligue arabe), et vous êtes à la tête du sabotage non pas seulement en Syrie mais dans tout le monde arabe, également ». « Vous et le secrétaire général, vous commettez des crimes contre la Syrie et la nation arabe », a ajouté Nadir Larbaoui, selon les mêmes sources.

                              http://www.algerie1.com/actualite/lalgerie-le-qatar-et-lambassade-de-syrie/

                              Ces phrases sont très lourdes de sens - ce n’est pas l’usage en diplomatie - les accusations sont GRAVES ! surtout qu’elles viendraient de l’ambassadeur algérien. Nous pouvons donc avoir de bonnes raisons de penser qu’elles n’ont pas été jetées au hasard.

                              Certes Alger a démenti peu après cette « prétendue altercation » ...
                              http://french.peopledaily.com.cn/96852/8137975.html

                              Toutefois on peut penser qu’elle aurait eu lieu, sachant que contrairement à Ligue Arabe, l’Algérie n’a pas encore reconnu la nouvelle coalition de l’opposition syrienne mise sur pied après plusieurs jours de tractations de débats houleux au Qatar. Et le refus de l’Algérie de renvoyer l’ambassadeur syrien en Algérie.

                              Bref, l’Algérie, le grain de sable dans la Ligue Arabe !

                              Syrie : L’Algérie diverge avec la Ligue Arabe sur la nouvelle coalition de l’opposition.
                              14 novembre 2011


                              • agent orange agent orange 24 février 2013 19:37

                                Pingouin réécrit l’histoire..., mais bon difficile de blâmer ceux qui s’abreuvent auprès de journalistes de pacotille...

                                Une vraie question serait plutôt de comprendre comment on est passé d’un mouvement social massif, se traduisant par des manifestations pacifiques massives à une guerre civile où les jihadistes, étrangers pour certaines deviennent majoritaires.

                                En vérité, les manifestations pacifiques du début ont été organisées par la frange syrienne « facebookisée » de l’Alliance Youth Movement organisée par le Département d’Etat US. Le renversement de Bashar al-Assad par des djihadistes islamistes a été planifiée dès 2007 (voir The Redirection de Seymour Hersh et aussi To Check Syria, US Explore Bond With Muslim Brothers, de Jay Salomon du Wall Street Journal). Donc la greffe d’islamistes étrangers sur le soit disant mouvement démocratique syrien est pure propagande.
                                Il est bon de rappeler aussi que l’ambassadeur US posté en janvier 2011 à Damas (soit deux mois avant les premières « révoltes ») était Robert Stephen Ford, qui fut l’adjoint de John Negroponte en Irak.
                                Negroponte est accusé d’être le cerveau derrière les contras et autres escadrons de la mort au Honduras et El Salvador pendant les années 80. Plus tard Negroponte supervisa la création du groupe Abu Sayyaf aux Philippines et d’escadrons de la mort en Irak sur le modèle qu’il élabora lorsqu’il était ambassadeur en Amérique Centrale.

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