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Accueil du site > Actualités > International > La tragédie archaïque de l’antiaméricanisme

La tragédie archaïque de l’antiaméricanisme

Si l’Amérique n’existait pas, il faudrait l’inventer. Parfait bouc-émissaire, on se croirait revenu au temps de Néron où les chrétiens jouaient le rôle de la proie parfaite à éradiquer. Les américains se sont substitués aux chrétiens, le triomphe de ce "racisme de l’Amérique" est vertigineux ; quelle satisfaction de mettre en cause les puissants comme responsables de tous les malheurs ! En effet, quels crimes de la planète ne sont pas imputés au pays de l’Oncle Sam ? Le réchauffement climatique, le terrorisme, la crise économique mondiale, tous y passent. Enchevêtrées dans la tyrannie de la peur, la France et l’Europe de l’ouest vivent sur leurs certitudes, Obama n’est qu’un leurre dans ce centre de blanchiment des crimes. La maladie gagne du terrain.

L’antiaméricanisme n’est pas une critique de l’Amérique, de ses fautes ou de ses crimes. Comme toute démocratie qui use et abuse de son pouvoir, les États-Unis sont éminemment critiquables et les Américains eux-mêmes ne s’en privent pas. De la même façon, il ne faut pas confondre l’antiaméricanisme avec l’hostilité à George W. Bush ou croire les discours messianiques de tous les médias envers Barack Obama. L’Amérique est condamnable non pour ce qu’elle fait mais parce qu’elle est. Son seul crime est d’exister. Quoi qu’elle fasse, elle a tort. Pour ses ennemis, ce n’est que l’apothéose de la richesse sur l’égalité, l’arrogance, la domination, l’esclavage des noirs, la religion du billet vert, les institutions internationales ignorées etc.

La vérité est que l’Amérique est un miroir pour l’Europe, et particulièrement en France. Emancipation du manichéisme primaire, antiaméricanisme est synonyme d’anticapitalisme. Comment ne pas passer à coté d’une critique du marché à chaque coin de rue, surtout en ces temps-ci ? Désormais, il faut être un bourgeois pour épater le peuple, triste renversement de l’histoire et surtout, manifester une terreur sans borgne face au monde de demain. Les artistes, journalistes sont les premiers. Quiconque s’en remet aux valeurs des lumières n’est pas de ce monde. Soyez de gauche, tout vous sera consenti. Soyez de droite et n’espérez aucune concession. Paradoxe ultime, la France n’entre dans le capitalisme mondial que par la dénégation. Plus la libre-entreprise est vue comme un mal, plus le pays se libéralise. Les socialistes ont privatisé l’économie, la franchise horrifie. L’Europe de l’ouest semble avoir perdu ce que les USA ont su conserver : un équilibre entre le goût de l’enrichissement et l’idéal de liberté, entre intérêts privés et valeurs collectives. La France vit sur son passé, sur un idéal littéraire, elle voudrait à nouveau faire l’histoire. Il est tellement plus facile de se confronter aux Etats-Unis qu’à soi-même.

L’innovation ne fait pas partie du vocabulaire français. Refus du progrès pour des progressistes, voilà un nouveau paradoxe. La haine de la modernité est le dénominateur commun des élites, au contraire de l’Amérique toujours en quête de futur. Le CPE, la Loi sur l’autonomie des Universités, la réforme Darcos sont les exemples parfaits d’une jeunesse à l’avant-garde de la peur. On nage dans l’utopie de commencer sa vie avec un emploi et une retraite garanties. Ne pas maitriser le monde revient à chasser le risque, la réalité, tout ce qui peut devenir possible. Nous nous scandalisons des étés chauds et des hivers froids, c’est « la bataille de la canicule » titrait un journal pendant l’été 2003 au même titre que celle de Verdun. On se scandalise des choses les plus futiles, jusqu’à la présence de porc dans les pitas.
Les mots sont dévoyés : leur sens n’est plus, c’est la complaisance victimaire. David contre Goliath mais il faut bien évidemment être David car la victoire sur les grands vaut élection.

Mais l’antiaméricanisme ne serait pas si virulent s’il ne cachait pas une dose importante de fascination. L’Amérique est à la fois le plus grand pouvoir d’attraction et le plus grand pouvoir de répulsion. Ainsi les Etats-Unis suscitent, même chez leurs détracteurs, une adulation singulière. Une telle exécration, qui traverse les siècles, les générations, est un privilège. Aucune puissance n’est aujourd’hui aussi diffamée et donc vénérée. « Les mêmes qui brûlent la bannière étoilée se précipitent dans les fast-foods, ne voient que des films « made in USA » et vomissent le géant américain dans les symboles mêmes de l’Amérique » explique très justement Pascal Bruckner. Ce qui séduit dans la culture américaine c’est l’élargissement des horizons, elle parle du monde et non à la première personne. Elle est portée par un optimisme de l’amélioration alors que l’Europe combine un idéalisme des relations internationales (paix, tolérance, dialogue) avec un pessimisme du changement. Les démons de son histoire font encore rage, les tourments de la repentance aussi.

Il faut se rendre à l’évidence, partout où les peuples souffrent et gémissent, Géorgie, Ukraine, aujourd’hui, c’est vers les Etats-Unis qu’ils se tournent et non vers Paris, Bruxelles ou Berlin. Même les Palestiniens croient plus en Washington pour construire leur État que dans les vertus de l’Union européenne. À cause des USA, nous pensons que leur folie guerrière nous met en danger. Les vieilles nations, encore meurtries par leurs égarements d’hier, supplient de garder la tête froide, de renoncer à la guerre au profit du compromis. « Nous sommes la raison du monde, ils en sont la folie. » Petit point important cependant : l’Europe dépend encore de l’Amérique pour sa sécurité. Immaturité flagrante, on préfère maudire que grandir. L’Europe aimerait être un contrepoids de taille face à l’hégémonie américaine mais le scepticisme la ronge de plus en plus. L’antiaméricanisme n’est que le symptôme de cette faiblesse.

L’Amérique restera encore pour longtemps un symbole entre fatigue et exaltation ; l’antiaméricanisme, la défaite de la pensée et de la compréhension transatlantique.

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La tragédie archaïque de l'antiaméricanisme

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137 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 27 décembre 2008 19:07

    	 	 	 	

    Sisyphe, pas très futé votre commentaire.

     Et pourtant il y a bien à dire concernant le sujet de cet article.

     J’ai le vif sentiment que ceux qui encense les USA n’’y ont jamais mis les pieds ou n’ont fait que de courts séjours d’agrément ou d’affaires. Ou, à l’image de Sarko, bave d’envie devant les USA mais sont incapables d’articuler 3 mots cohérents en anglais, c’est à dire incapables de lire les journaux étatsuniens.

    Par contre, les étatsuniens ou ceux qui, comme moi (j’y ai passé plus de 20 ans), y ont travaillé et vécu, portent en général un tout autre regard.

     Tout d’abord, une première chose, l’Amérique n’est pas réductible aux USA. Il existe déjà 3 pays en Amérique du nord et plus d’une vingtaine (je n’ai pas compté) en Amérique centrale et du sud. Il convient donc de dire étatsuniens et pas américains. C’est bien plus qu’une simple question de terminologie, Canadiens et Mexicains (pour ne parler que de l’Amérique du nord) n’aiment absolument pas être confondus avec les étatsuniens.

     Maintenant, allons au fond des choses. Les USA sont loin, mais alors très loin de l’image d’Épinal que veulent bien en donner cinéma et séries télévisées. Miami beach et les côtes huppées de Californie, ne sont qu’une infime partie de la réalité étatsunienne.

     Les véritables USA c’est aussi et surtout :

     - Quarante millions de personnes qui n’ont aucun accès à un service de santé, selon l’OMS, le système de santé US est l’un des plus couteux au monde mais aussi l’un des moins efficaces. C’est ainsi qu’une ONG médicale étatsunienne, créée pour apporter de l’aide aux pays de l’Amérique latine a fini par recentrer ses activités sur les USA.

     - Des millions de personnes qui ont faim, oui, je dis bien faim, qui ne font qu’un voire pas de repas par jour. Ceci dans un pays où le gaspillage de nourriture par quelques uns est scandaleux.

     - Des millions de sans-abri, il suffit de voir les clochards dans certaines grandes villes. Aucune sécurité, aucune barrière, il suffit de 6 mois, une année tout au plus, pour, partant d’une situation d’ingénieur dans une entreprise, se retrouver clochard, parce l’entreprise ayant moins de commandes licencie et que les autres entreprises guère plus brillantes n’embauchent pas. Toutes les prestations sociales étant liées à l’emploi, la chute est très rapide, on se retrouve à la rue rapidement et pratiquement aucun espoir d’en sortir, de petits boulots 4-5 jours par mois (lorsqu’on trouve) permettent de ne pas mourir de faim. Il y a aussi la charité privée des églises qui peut aider.

     - Plus de 1 % de la population est en prison, soit, proportionnellement 10 fois plus que la France. Sont-ce tous des délinquants ? Alors, pourquoi la société US fabrique-t-elle 10 fois plus de délinquants que la société française ? Ou, autre hypothèse, les prisons étant largement privatisées, les détenus constituent une main d’oeuvre particulièrement docile et bon marché. Mon expérience me montre qu’il s’agit un peu des deux.

     - Etc

     J’aurais pu encore continuer mon énumération, mais cela ferait trop long pour une simple remarque par rapport à un article.

    Maintenant, je voudrais demander aux lecteurs, est-ce vraiment le type de société qu’ils souhaitent pour la France ?

    Une société à trois vitesses :

    - Une faible minorité de privilégiés,

    - Une moitié de la société constituée d’une classe moyenne, travaillant durement, 45-50 heures par semaine (ayant parfois deux emplois lorsque les enfants étudient, soit 80 h. par semaine), classe sans aucune sécurité sociale, qui vit en équilibre financier précaire et qui craint de tomber (à cause du chômage ou de maladie) dans la troisième catégorie.

    - Une autre moitié de la société qui vit au jour le jour, sans emploi fixe, dans des taudis qui ne dépareraient pas les bidons-ville africains, et encore, ceux qui habitent ces taudis ont de la chance d’avoir un toit sur eux.

     

    Je dis à tous ceux qui encensent les USA : faites donc un voyage la-bas, mais écartez-vous des circuits touristiques (ces USA touristiques sont splendides), allez voir un peu dans le centre des villes (en vous renseignant au préalable, tout n’est pas sûr, loin de là), allez dans la campagne profonde, discutez avec les petites gens, etc. Vous reviendrez de votre voyage avec bien d’autres idées en tête que celles que vous aviez au départ.


  • sisyphe sisyphe 27 décembre 2008 19:42

    @ Spartacus

    je reconnais que mon commentaire n’était qu’un condensé assez lourdingue, en réponse à la stupidité de cet article. 

    Vous avez développé mieux que moi ce que j’en pense ; merci de vous être donné cette peine. 


  • Jean-paul 27 décembre 2008 22:16

    @ sysiphe
    Tu n’as pas encore quitte la France selon ton article .
    On te connait : l’admirateur de Fidel Castro et Chavez .Alez pour t’enerver ..........................
    Vive OBAMA !!!!


  • Bof 28 décembre 2008 08:42

    ...Et nos ’sdf’ en France, (pas en Belgique car la signification est tout autre semble -t-il , ou du moins chez mes amis Belges ! ), sont heureux ? Ils ont droit aux soins les plus élémentaires ? et nos spéculateurs de diplômes qui se sont trouvés un bureau, ils font quoi ? ...ils attendent leur prochain départ en week end ! Et combien d’illettrés en France ? Je me suis fais reprendre parce que j’écrivais 22% alors qu’il n’y en aurait que 9% selon l’insee mais alors 9% qui ne savent rien du tout avec l’école jusque 16 ans ! Si ce n’est pas apprendre à buller ça ! et si ce n’est pas une honte ! Je crois que l’insee est l’organisme officiel en qui l’état Français a confiance...et 30% enfermés dans les zup qui n’ont pas accès aux décisions concernant leur propre sort !!! Des " êtres supérieurs " se donnant le droit sur eux , je dirais plutôt des ’êtres supérieurement payés’ se donnent le droit de décisions sur le sort de 30% de gens qui sont enfermés dans les zup ! Il est plus facile de nourrir en étant payé que de leur apprendre à trouver de quoi se nourrir ! 

    L’un n’est pas beaucoup mieux que l’ autre comme dans toutes les sociétés où le but est de séparer les individus qui la constituent. Je n’ai jamais trouvé que les 30% de zupiens étaient moins compétents que ceux qui prétendent vouloir les ’gérer’ ...et même question gestion...dans certains ménages, on ferait bien d’en prendre exemple pour revoir entièrement l’organisation inutilement ruineuse de la France.

    Par contre, c’est aux usa que l’on est en train de prouver la réalité de la Mémoire de l’eau et tout ce qui va avec ; c’est à dire pour eux, une fortune car ils savent maintenant que la base même de leur société va changer sous peu si cette re-découverte est vérifiée...quelques coups de pieds au c. de certains Français, qui osent se dire scientifiques et même ’cartésiens’, ’seraient mérités car cela passe par Monsieur le Professeur Montagnier qui fut chassé de France par une discrimination honteuse sur son âge ! encore une Liberté Française jetée et avec les Français avec pour cause de bon plaisir de certains "bulleurs" et dictateurs qui en ont décidé ainsi.

     Voici une vidéo :Luc Montagnier - Lugano - 27 october 2007 | Colombre
    Elle prouve, ICI, qu’il y a rattrapage par les usa des manques de la France.


  • Alex 27 décembre 2008 16:28

    "Gode fuck Amerikkka !"

    "Voilà un sioniste de pur souche.C’est le discour typique de la vermine sioniste. "


    Attention les gars, vous êtes border-line là.


  • foufouille foufouille 27 décembre 2008 16:36

    faire sauter les banques c’est mieux

    tyler dordone


  • Alex 27 décembre 2008 17:44

    "C’est une menace ?et parle français pour qu’on puisse comprendre.Avec ta tête de bite,tu te crois chez les merloques entrain de jouer dans un film ?"


    On voit là toute la finesse d’esprit de ce bonhomme, ces propos bien évidemment n’engagent que vous.


  • wesson wesson 27 décembre 2008 16:40

    @l’auteur,

    bonjour M. Degroote

    "Le CPE, la Loi sur l’autonomie des Universités, la réforme Darcos sont les exemples parfaits d’une jeunesse à l’avant-garde de la peur."

    j’ai eu du mal à me convaincre de poursuivre la lecture après un tel poncif. Voilà presque 20 ans maintenant que l’on oppose la modernité du libéralisme à l’archaisme supposé de la défense des acquis sociaux et de la législation du travail.

    Pour l’avant-garde de la modernité dans le système éducatif, on voit ce que ça donne en Grece. Et pour la peur, elle a semble t’il changé de camp. Quelques milliers de lycéens dans les rues et hop, plus de Darcos jusqu’aux grandes vacances.

    En fait, personnellement je trouve plutôt sain que la jeunesse vienne à s’inquièter pour son propre avenir, et ne s’en remette pas aux solutions préconisés par les hommes du passé dont vous faite partie, et dont on commence à mesurer les dégats qu’ils ont occasionnés.

    En fait l’ensemble de votre texte n’est finalement qu’une ode beate à la civilisation occidentale telle qu’elle était avant qu’elle ne commence à sombrer dans cette crise, et telle que vous voudriez la conserver. En gros, le titanic coule, et vous veillez à nous abreuver de flonflons jusqu’au dernier moment.

    Article Degrootesque et boursouflé d’une insupportable suffisance.


    • wesson wesson 27 décembre 2008 16:53

      post scriptum, pour les amateurs Américanophiles : Enfin on a un peu de sang sur les murs ! Je commençais un peu à m’ennuyer là. On nous décrit la plus grave crise, pire qu’en 29, et même pas un banquier de wall street passé par la fenêtre, de gré ou de force... Enfin, on en a eu un qui s’est fait sauter le caisson, même si je trouve dommage que, à l’instar de Fontenoy, ce ne sont pas les Anglais qui ont tiré les premiers....


    • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 27 décembre 2008 17:25

      Bonjour Monsieur,

      Je veux bien répondre à tous les commentaires pertinents, sachez donc que les quelques lignes que je vous consacre sont déjà bien de trop, vous êtes à côté de la plaque.

      Ce sera peut être la fin d’un mythe mais je suis étudiant, comme quoi tous les jeunes ne sont pas dans la rue à "manifester". N’oubliez pas - et des reportages télévisés en ont déjà attesté- que beaucoup sont dans la rue parce que ça les arrange bien, loin de toutes convictions politiques.

      Arrêtons d’opposer le cas de la Grèce comme étant général, jusqu’à preuve du contraire, on ne vit pas en Grèce et la situation économique de ce pays (avant la crise pour ne pas froisser) était déjà bien différente de la nôtre.

      C’est bien effectivement de s’inquiéter pour son propre avenir. Mais il faudrait de temps en temps avoir un avis critique. Depuis octobre, on nous bassinne avec le mot "crise" et tout le monde reprend ce mot en choeur. En effet, il y en a une. Cependant je pense pas que vous soyez tous ignards au point d’être aveuglés par les médias. Dès que ce mot est brandit, tous les gauchistes lèvent le point comme des communistes d’octobre rouge pour prendre d’assaut le palais capitaliste alors que, et c’est bien là le problème, ils n’ont jamais été aussi possédés par le système.

      Quant à "l’ode béate à la civilisation occidentale", excusez moi mais vous n’avez pas lu. Je suis loin de porter en admiration tant l’Europe que les USA. Encore une fois, la diabolisation de l’Amérique n’apporte rien si ce n’est croire à une idéologie bien-pensante qui fait plus de mal que de bien pour la démocratie.

      Quant à ma suffisance, c’est "l’argument" classique que l’on donne quand on avance des arguments un tant soi peu construits.

      Et pour le titanic je répondrais que les rats sont les premiers a quitter le navire quand il coule, si on avait du théoriser les revers du socialisme, il serait mort avec le mur de Berlin.

      Les gens de gauche n’ont pas le monopole de la révolution, c’est l’idéologie dominante par excellente. Etre révolutionnaire c’est plutôt ce que je suis entrain de dire maintenant, la preuve ça n’a pas l’air de faire plaisir.

      J’aime beaucoup l’ouverture d’esprit et le sens critique des commentaires vus jusqu’à présent.


      N.B. Une erreur dans le texte effectivement, ce n’est pas "sans borgnes" mais "sans bornes" bien sûr.

       




    • sisyphe sisyphe 27 décembre 2008 18:35

      Ca y est !

      La nouvelle "bien-pensance" des beaufs de droite décomplexés, dans toute sa splendeur. 

      Partez donc vivre aux States ; vous y serez dans votre élément, et vous nous éviterez votre petite propagande : merci. 


    • wesson wesson 27 décembre 2008 20:42

      Re-bonsoir,

      " N’oubliez pas - et des reportages télévisés en ont déjà attesté- que beaucoup sont dans la rue parce que ça les arrange bien, loin de toutes convictions politiques. "

      cher Frédéric, puisque vous m’avez fait l’amitié de mé répondre, je vais à mon tour me permettre un modeste conseil. En vous réclamant ici d’un caution télévisuelle, vous risquez de vous faire passer en ces lieux au mieux pour un doux dingue, au pire pour un parfait imbécile. En attendant, si la télévision est votre Правда, elle n’est pas la mienne, et il y a bien longtemps que je ne crois plus guère à ce qui s’y raconte.

      "Depuis octobre, on nous bassinne avec le mot "crise" et tout le monde reprend ce mot en choeur. En effet, il y en a une."

      Aaaaah, on progresse, c’est bien de reconnaitre qu’il y a une crise. Mais si vous l’avez découverte le weekend dernier sur TF1, il y a ici des personnes qui étaient au courant un petit peu avant vous. En fait, ça fait 2 ans que je lit sur Agoravox des articles qui avaient tout prévu et parfaitement anticipé, des contributeurs qui se fesaient traiter en ces temps là d’illuminés. Maintenant qu’ils avaient raison, tout ce que vous trouvez à dire, c’est "tous les gauchistes lèvent le point comme des communistes d’octobre rouge pour prendre d’assaut le palais capitaliste". Non, pas vraiment. Ce qu’ils disent, c’est que TINA (There Is No Alternative) a fait long feu, et que oui, il y a autre chose comme système d’existence que le capitalisme. Et c’est cela qui vous insupporte.

      Car c’est essentiellement ce que je reproche à votre pensum : vous parlez d’antiaméricanisme là ou je ne voit que de l’anti-néoconservatisme, que vous avez irrémédiablement associé à l’Amérique. Mais le néo-conservatisme n’est pas une fin en soi !

      Bon sang, que votre connaissance de l’Amérique doit être superficielle, et formatée par les médias. Allez-vous balader sur hollywood boulevard, et faites 500 mètres à pied en vous éloignant de la "walk of fame". Et vous verrez à la station service derrière le Kodak Theater ces clochards qui dorment sous des caddies de supermarché éventrés. Faites toutes les rues autour, et vous en verrez partout, des gens qui dorment à même le sol, sous des cartons, ou en train de simplement crever là, dans l’indifférence générale. Parce que le régime que vous défendez à produit dans cette Amérique, VOTRE Amérique, pays le plus riche du monde, 40 millions de clochards, et ce n’est qu’un début. Vous ne les verrez pas dans votre télé, il faut aller les voir de vos yeux pour y croire...

      Je maintient que votre article est grotesque, et maintenant que je vous sait étudiant, je le trouve aussi puéril.
      Car encore une fois il confond totalement antiaméricanisme et anti-néoconservatisme. Vous êtes dans la droite ligne du soi vous êtes avec nous, soit vous êtes des ennemis. Et franchement, ce que vous dites, c’est vraiment pas nouveau - ça fait des années qu’on l’entends, et que plus personne n’y croit !

      Allez vivre dans l’Amérique, la vraie, celle que vous n’aurez ni le droit de photographier, ni le droit de filmer.


    • wesson wesson 27 décembre 2008 20:58

      PS :
      Et si vous ne savez toujours pas pourquoi les lycéens gueulent, en dehors du simple plaisir de batifoler dans les vertes prairies de l’insouciance, peut-être est-ce pour ça ?



    • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 27 décembre 2008 21:00

      Au delà du fait que la télévision n’est pas ma religion (je préfère quand même le préciser, au pire allez voir sur mon blog), j’ai le sentiment que crier à la mort du système parce qu’il y a une crise économique, c’est comme remettre en cause l’idée de marcher sur deux jambes parce que l’on trébuche !

      Enfin, si on rentre dans votre logique de l’argument malhonnête intellectuel sur les SDF, bourré de sentimentalisme par ailleurs, je peux vous répondre tout aussi malhonnêtement que vous trouverez pleins d’amis anti-TINA en Corée du Nord, derniers pays sans économie de marché (quoique ayant fait appel à des investisseurs étrangers).


    • Jean-paul 27 décembre 2008 22:23

      A l’auteur
      pas de gauuuuuuuuuuchistes ni de communiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiistes aux USA
      C’est deja une bonne chose !


    • Jean-paul 28 décembre 2008 01:37

      A l’auteur
      les gooooooooooochistes moinssent : -17
      Commentaires plussess et moinsses = facile a reconnaitre .



    • wesson wesson 28 décembre 2008 02:44

      " je peux vous répondre tout aussi malhonnêtement que vous trouverez pleins d’amis anti-TINA en Corée du Nord"


      Ah mais mon bon monsieur, si vous ne voulez pas l’économie de marché, c’est que vous voulez la corée du nord !

      si vous saviez combien de fois j’ai entendu cet argument. En général, dès lors que on me le sort, je m’éclipse de la conversation, ayant perdu l’espoir d’une lueur d’intelligence.

      Toujours un peu plus dépité que la droite "moderne" n’ai pas plus d’imagination que cela pour estimer que la situation actuelle est la meilleure, et intellectuellement indépassable.



    • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 28 décembre 2008 17:17

      "tout aussi malhonnêtement" ça dit bien que ça veut dire non ?


    • wesson wesson 27 décembre 2008 20:45

      @Arthur Mage,

      "ce que je me tue à dire et répéter [...] moyennant moultes injures qui prouvent et renforcent la justesse de son propos."

      n’importe quoi, ce n’est pas parce que j’écrit que vous êtes une sinistre andouille que cela va changer quoique ce soit à la justesse de vos propos !


    • jaja jaja 27 décembre 2008 17:15

      "Désormais, il faut être un bourgeois pour épater le peuple, triste renversement de l’histoire et surtout, manifester une terreur sans borgne face au monde de demain

      Cette terreur "sans borgne" face au monde de demain me semble préférable au monde d’aveugles d’aujourd’hui dans lequel vous semblez vous complaire mon cher auteur...




      • fouadraiden fouadraiden 27 décembre 2008 17:19


        "L’Amérique est condamnable non pour ce qu’elle fait mais parce qu’elle est. Son seul crime est d’exister
        ."


         encore une phrase digne de ces philosophes à la con qui tournent en rond dans les média.


         Allez débiter vos apories sans intérêts à tous ceux qui reçoivent des missiles ( en ce moment ça barde) sur leur gueule , histoire d’évaluer la pertinence de vos propos.


        • jaja jaja 27 décembre 2008 17:50

          A noter que la naissance des USA c’est déja un gigantesque génocide qui explique peut-être pourquoi l’Amérique et son subconscient de "chasseur d’indiens" s’est si bien solidarisée avec les colons sionistes "chasseurs de Palestiniens" et tout autant voleurs de terres que ces Yankees, vomis à travers la planète...


        • Jean-paul 28 décembre 2008 01:18

          @ dalamix
          Vous ecrivez des propos racistes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


        • jaja jaja 27 décembre 2008 17:41

          "L’antiaméricanisme n’est pas une critique de l’Amérique, de ses fautes ou de ses crimes."

          Ah bon ? Les crimes US sont si nombreux que je serais bien en peine d’en dresser la liste de tête. Toujours en guerre ou en quête de coups tordus pour maintenir leur hégémonie et leur mode de vie à crédit sur le dos des autres...

          Installés par le massacre des Amérindiens et sur une terre conquise cette formidable machine à tuer qu’est l’Amérique devrait revenir à un statut beaucoup plus modeste à l’issue de la crise actuelle dont on n’a encore vu que les prémisses... La patrie des cow-boys sera encore une grande puissance mais devra en rabattre.

          Ce qui devrait être une aubaine pour les peuples agressés cherchant à se libérer de leurs soudards incultes et de leurs multinationales voraces. Et alors nous n’aurons plus aucune raison d’être des anti-américains "primaires".




          • morice morice 27 décembre 2008 18:31

             Quel charabia !! vous confondez anti-américanisme et anti neo-cons ! c’est évident ! vote texte est un fatras de mensonges hsitoriques : de dire que "L’innovation ne fait pas partie du vocabulaire français." c’est ignorer tous les grands scientifiques du début du siècle ou des hommes comme Blériot ! "La haine de la modernité est le dénominateur commun des élites," a des relents de Pétainisme évident : quand on s’en prend aux "élites", souvent c’est qu’on est ... à la masse. "Aucune puissance n’est aujourd’hui aussi diffamée et donc vénérée" il fut un temps ou l’URSS l’était bien davantage dans le monde !!! "« Les mêmes qui brûlent la bannière étoilée se précipitent dans les fast-foods, ne voient que des films « made in USA » et vomissent le géant américain dans les symboles mêmes de l’Amérique " dit Bruckner, rappelez-vous ? Et Bruckner représente quoi aujourd’hui, sinon un individu enfermé dans ses propres contradictions lisibles dans le fatras "Le meilleur des mondes", revue qui ne fait que vanter à tout bout de champ le complexe militaro-politique américain, avec des personnes fort douteuses telles que Redeker ou Florence Taubman, Pasteure hystérique... quant au "Il faut se rendre à l’évidence, partout où les peuples souffrent et gémissent, Géorgie, Ukraine, aujourd’hui, c’est vers les Etats-Unis qu’ils se tournent et non vers Paris, Bruxelles ou Berlin", à vous de savoir ce qui s’est passé EXACTEMENT dans ce conflit Georgien, et ce qu’à fait un président demi-fou, boxeur de premier ministre pour tenir ce genre de propos. Vous pratiquez dans l’américanophilie, qui cache toutes les erreurs d’une puissance militaire dont l’économie ne vit plus que du militaire. C’est idiot, autant vous le dire tout de suite. Vous n’avez pas écouté Eisenhower, et en êtes resté à une amérique sauveuse du monde. Pour l’instant, c’est un boulet qui nous entraîne tous vers le fond de cette planète !!! Votre texte n’est guère mieux qu’une profession de foi aveugle : vous CROYEZ, vous n’analysez pas !!! Le plan Marshall, c’est fini, figurez-vous, depuis longtemps, pour les Belges comme pour les européens. Ou alors acceptez en Belgique l’installation de missiles dignes de la guerre froide, puisque vous admirez tant ces cow-boys ! Mais il est vrai que vous avez d’autres admirations aussi dont celle-ci. Désolé, mais je n’aime pas parler aux cons.


            • Plus robert que Redford 27 décembre 2008 19:25

              Va-z-y Momo !
              Mords-z-y la fesse au jeunot Américanolâtre d’outre Quiévrain

              C’est jeune et ça sait pas ! Pour sûr que les Amerlauds qui sont venus nous sauver la peau des fesses en 45 (au prix de quelques "petits" dégâts collatéraux bien vite oubliés !) c’est pas les mêmes que les coboyes de l’Irak de 2003 ! Et c’est pas parce qu’on leur doit cette fameuse liberté de l’après guerre de 40 qu’ils sont dédouanés de toutes les conneries qu’ils ont faites après !!!


            • morice morice 27 décembre 2008 21:43

              non vous faites partie du lot...


            • Alex 27 décembre 2008 23:14

              "FAUX l’europe a été sauver par les sovietiques qui ont laissé des millions de mort derrière.ça on ne le dit jamais."

              Souvent on oublie aussi de dire que les alliés ont apportés une aide matériel massive à l’URSS, tout y est passé : mitrailleuses, chars, avions, explosifs, camion, téléphone et parfois même en quantité supérieure que ce que les Allemands avaient sur le terrain.
              Sans ces ravitaillements pas sûr que la Russie aurait renversée le cours des choses.
              (Même que les Russes ont demandés aux américains d’effacer les inscriptions "U.S." sur les rations alimentaires pour que le peuple Russe ne ressente pas la gêne d’être nourri par l’étranger.)

              Donc on peut dire que l’Europe a été sauvée et par les alliés et par les Russes smiley


            • Jean-paul 28 décembre 2008 01:22

              @ dalamix
              Va faire un tour sur les plages de Normandie .Fais gaffe quand tu parles aux Normands ils pourraient ne pas apprecier tes propos .


            • Rollyboy Rollyboy 28 décembre 2008 02:06

               Je suis entièrement d’accord avec ce que vous affirmez en ce qui concerne l’apport des Soviétiques ET des Américains. Toutefois, il ne faudrait pas oublier l’apport que les forces armées canadiennes firent pendant la libération de l’Europe sous le joug nazi. C’est pourtant très peu relaté en Europe, notamment en France. smiley


            • Iren-Nao 28 décembre 2008 07:28

              @ Alex

              Vous n’y etes pas trop, les US ont fournis du matos au debut et contre en general de l’or de bonne qualite.

              La machine russe s’est rapidement mise a fabriquer des tanks (le meilleur de la guerre), des avions pas mauvais etc....

              En juin 44 il y avait un peu plus de british que d’amerlo.

              Les amerlos etaient deja champions du monde des degats collateraux.

              Et je crois bien que la seule plage (Omaha) qui a bien merde etait US, ils etaitent deja en route pour etre la plus mauvaise armee du monde, ils ont empire,le rapport qualite prix est grotesque.

              Bon jour

              Iren-Nao


            • Iren-Nao 28 décembre 2008 07:31

              @ Rollyboy

              Quand je disais british, j’y incluais les Canadiens, leur role fut effectivement considerable et nous le savons.

              Iren-Nao


            • JL JL 28 décembre 2008 14:04

              @ Iren Nao : ""Et je crois bien que la seule plage (Omaha) qui a bien merde etait US, ils etaitent deja en route pour etre la plus mauvaise armee du monde, ils ont empire,le rapport qualite prix est grotesque""

              Mais en revanche ils étaient les meilleurs dans les BD qu’ils diffusaient déjà en Europe, à peine la guerre terminée. Je me souviens des exploits de Buck Danny, à moins que ce ne soit son père, c’est si loin, sauvant au péril de sa vie les enfants et leurs jolies institutrices à Hirochima sous les rafales des méchants soldats de l’empire du soleil levant.

              Bon, il faut dire qu’au débarquement, c’étaient de pauvres gars qui venaient se faire massacrer. Comme en Irak où ces pauves gamins enrôlés quasiment de force, parce que c’est ça ou la délinquance et la prison, tirent sur tout ce qui bouge dès qu’ils commencent à paniquer. Qui pourrait leur jeter la pierre ? Ils sont couverts par leurs supérieurs, parce que c’est moins grave de tuer des dizaines de civils que de faire périr un GI, question de coût.


            • Alex 28 décembre 2008 15:08

              "Et je crois bien que la seule plage (Omaha) qui a bien merde etait US, ils etaitent deja en route pour etre la plus mauvaise armee du monde, ils ont empire,le rapport qualite prix est grotesque."

              Chaque armée a ses qualités et ses défauts, pour l’armée Allemande c’était ses chars qui étaient largement supérieurs au combat comparé aux chars Américains, mais cette qualité a un prix car les Allemands n’arrivèrent jamais à atteindre le niveau de production des Américains.
              D’ailleurs c’est la puissance industrielle Américaine qui a fait pencher la balance en faveur des alliés.

              Et pour mon précédent commentaire je maintients tout ce que j’ai dit, il s’agit bien d’une aide Américaine et non d’un achat d’armement par les Russes (bien évidemment si vous cherchez dans les archives soviétiques vous ne trouverez rien qui fait mention des fameuses livraisons).


            • Alex 28 décembre 2008 23:17

              Mais qu’est-ce que tu racontes pauvre con ?


            • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 29 décembre 2008 15:26

              Franchement, vous pensez vous grandir en insultant les gens ? Est ce que je vous insulte alors que nous sommes opposés ? Si vous râlez sur le monde, faites le autre part. Merci.


            • Alex 29 décembre 2008 19:15

              Désolé cher auteur, mais là ce n’est point une insulte, juste une constatation.


            • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 29 décembre 2008 20:35

              Rien que pour vous laissez le plaisir de gagner la joute, je me défilerai par l’absurde en disant que oui, vous avez raison, je suis un pauvre petit belge con ! Bien à vous !


            • fouadraiden fouadraiden 27 décembre 2008 18:39


               Faudra qu’on trouve autre chose que nos chaussures contre l’hégémonie occidentale qui se déploie sous le masque américain qu’arbore en ce moment même les Israéliens contre les Gazaouis.


               On est très mal barré, ils nous tirent dessus comme des insectes et on a rien de valable à leur opposer .
               


              • fouadraiden fouadraiden 27 décembre 2008 19:07



                 Encore mieux une petite gazaouie vient d’en appeler aux dirigeants arabes pour sortir son peuple de ce carnage , sur la chaîne Al jazira

                 faut croire qu’elle est pas trop au courant de notre situation , les politiques arabes ont la tête dans le cul.


                 Rien à en tirer , et si même les Juifs israéliens peuvent nous écraser dans l’indifférence la plus totale autant épouser la cause américaine( je déconne)

                 

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