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 Accueil du site > Actualités > International > La vérité dite aux Musulmans d’Occident (3)

La vérité dite aux Musulmans d’Occident (3)

Après une tribune et un premier épisode sur la naissance du malentendu entre l'Occident et l'Orient, puis un deuxième épisode sur le temps des Révolutions, voilà maintenant les bouleversements du XIXème siècle... 

Juin 1815. A Vienne, les représentants des grandes puissances scellèrent le nouvel équilibre européen. Rien de ce qui touchait au monde méditerranéen ne fut néanmoins abordé à cette occasion, en dehors des Etats italiens sous influence autrichienne. Dans l'acte final du traité, on signalait certes la présence d'un représentant du roi - 'Don Pierre Gomez Labrador, chevalier de l'ordre royal et distingué de Charles III, son conseiller d'état' - mais l'Espagne meurtrie par sept années de guerre restait en dehors des débats.

Sept ans plus tard, le Congrès de Vérone ouvrit la porte à une intervention militaire française (Prise du Trocadero en août 1823). Chateaubriand se vanta par la suite d'avoir été déterminant. L'intervention devait autant à l'obsession de la diplomatie française de revenir sur le devant de la scène internationale, qu'à l'envie de briller de l'homme de lettres. Son triomphe éclata bientôt sous sa propre plume, même s'il étalait par la même occasion son ignorance méprisante.

L'auteur du Génie du christianisme vantait les mérites géopolitiques d'une expédition militaire lancée pour secourir Ferdinand VII menacé par les Libéraux, autant dire une médiocre imitation de l'invasion napoléonienne synonyme pour les habitants de la péninsule d'oppression et de persécution anti-catholique...

'' Les Espagnols sont des Arabes chrétiens ; ils ont quelque chose de sauvage et d'imprévu. Le sang mélangé du Cantabre, du Carthaginois, du Romain, du Vandale et du Maure, qui coule dans leurs veines, ne coule point comme un autre sang. Ils sont à la fois actifs, paresseux et graves. 'Toute nation paresseuse, dit l'auteur de l'Esprit des Lois en parlant d'eux, est grave, car ceux qui ne travaillent pas se regardent comme souverain de ceux qui travaillent.' Les Espagnols ayant la plus haute idée d'eux-mêmes, ne se forment point du juste et de l'injuste les mêmes notions que nous. Un pâtre transpyrénéen, à la tête de ses troupeaux, jouit de l'individualité la plus absolue. '' 

Au Congrès de Vienne, personne ne représentait l'empire Ottoman, pourtant pleinement européen grâce à ses possessions balkaniques (cartes) : les Serbes s'agitaient pourtant dans le nord des Balkans - voir Le pont sur la Drina d'Ivo Andric -, les armées russes piaffaient aux frontières de l'Empire, et l'Egypte allait échapper au contrôle d'Istanbul, sous la férule de Méhemet Ali (voir épisode précédent)

Celui qui avait fait trembler l'empire Ottoman sur ses bases sut toutefois se rendre indispensable en rétablissant l'autorité du Sultan dans les Lieux Saints du Hedjaz, puis dans le Nedjd. En septembre 1818, le chef des insurgés arabes se rendit aux Egyptiens qui l'exécutèrent séance tenante. Le premier soulèvement anti-ottoman dirigé par l'ancêtre de la dynastie Séoud avortait, avec sa révolution religieuse, le wahabbisme (source).

*

L'empire Ottoman exposait aux yeux des Européens sa fragilité ? Les observateurs ont glosé par la suite sur ce que l'on commençait à appeler la question d'Orient. Un premier malentendu s'est développé à partir de là, toujours tenace. Le Royaume-Uni, la Russie et la France ne s'intéressaient à l'empire Ottoman pour aucune des raisons présentées par la suite comme centrales. Il n'y avait avant le percement du canal de Suez et l'exploitation des gisements de pétrole du Moyen-Orient qu'une logique de puissance. Le nationalisme arabe, s'il était éventuellement reconnu sur le continent, ne pouvait être comparé aux nationalismes européens, jugés à l'époque d'essence supérieure : le soutien à la grande révolte arabe, sous l'instigation de Lawrence intervint beaucoup plus tard, après 1914.

L'empire Ottoman n'était pas regardé comme menace musulmane : et pour cause, il s'affaiblissait par l'action même des gouvernements européens. Ceux-là ne poursuivaient aucun objectif religieux, au contraire de ce que des observateurs extra-européens pouvaient le supputer.

Les puissances temporelles avaient en effet réglé leurs propres questions religieuses par inféodation - celle de l'Eglise anglicane par la Couronne britannique, celle de l'Eglise orthodoxe russe par le Tsar - et/ou par sécularisation. L'Eglise catholique en France, depuis la période révolutionnaire et malgré les tentatives stériles de Charles X demeurait hors du champ politique. Les musulmans de l'empire Ottoman qui voyaient l'arrivée des Européens comme des nouveaux Croisés se trompaient. La confusion n'embarrassait guère leurs ennemis occidentaux.

L'Empire cédait sous les coups de boutoirs des Européens. Dans les Îles Ioniennes un temps récupérées sur les Vénitiens puis occupées par les troupes napoléoniennes, les Britanniques s'installèrent en 1815. Dans le même temps, les indépendantistes grecs provoquaient les troupes impériales tout en appelant à l'aide les Occidentaux. Pour cela, ils mettaient en avant l'histoire antique (comte Capodistria) ou bien l'héritage des Lumières (prince Ypsilanti) plutôt que la défense de la sainte église orthodoxe.

Leur lutte captiva l'opinion publique occidentale, à la suite des hommes de lettres : Louis de Bavière dont le fils devint le premier souverain (absolu !) de Grèce, Victor Hugo, François-René de Chateaubriand ou encore lord Byron, qui décéda à Missolonghi en 1824 des suites de la malaria. Les chrétiens horriblement massacrés à Chios par les troupes ottomanes inspirèrent un tableau à Delacroix et arrachèrent des vers mémorables à l'auteur d'Hernani

'' Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée. [...] '' L'enfantVictor Hugo

Ces milliers d'innocents égorgés par la soldatesque ottomane signaient pourtant la faiblesse militaire des indépendantistes grecs et la légèreté du serment d'Epidaure. Personne ne se préoccupait en outre des morts occasionnés par la guerre civile qui déchira le Péloponnèse préalablement vidé de ses habitants non Grecs (...). Celle-ci se développa après le départ du corps expéditionnaire français (dit de Morée, 1828-1833) débarqué à la suite de l'attaque-surprise de Navarrin le 20 octobre 1827. On ne pleura pas davantage la dégradation du sort de centaines de milliers de chrétiens sujets du sultan en Asie mineure. Phanariotes ou non, ils devenaient soudain suspects de trahison aux yeux de l'autorité ottomane : Une poignée de noix fraîches.

*

En Méditerranée occidentale, les Français débarquèrent à Alger sans pressentir le caractère durable de leur installation. Durant la décennie 1830, les militaires s'aventurèrent tout juste dans la plaine de la Mitidja. Mais jusqu'à la proclamation de la monarchie de Juillet, les desseins de la France restaient confus :

'' A plusieurs titres, l’armée française démontre l’inconsistance des hommes politiques – y compris un ancien militaire comme Soult – dans la décennie 1840. Seul Bugeaud est cohérent dans son projet de colonisation. Alors que les troupes françaises font couler le sang en abondance – sur ordre, et dans la légalité relative de l’opération – on minimise à Paris cette confrontation entre l’Europe et l’Afrique du nord. Si Jean-Pierre Bois montre que seuls les militaires prennent réellement en compte l’aspect religieux, Bugeaud et la majorité (totalité ?) des officiers envoyés à l’époque en Algérie ne conçoivent la confrontation entre Arabes et Français que comme celle du fanatisme d’un côté et du progrès de l’autre. Pour les dirigeants politiques français, la conquête apporte les Lumières à l’Afrique, mais pas de religion officielle de substitution. Pour les Arabes, ce sont pourtant bien des chrétiens qui les envahissent.'' Réflexions sur la colonisation de l'Algérie à l'époque de Bugeaud.

La décennie 1840 marqua aussi une rupture à l'Est. La participation ottomane à l'inutile et très coûteuse guerre de Crimée ruina le trésor ottoman. Les Russes s'alliant aux Orthodoxes de la péninsule balkanique, visaient également les revers méridionaux du Caucase dès le début de la deuxième moitié du XIXème siècle.

L'empire Ottoman fléchissait sous les coups, mais sa faiblesse résultait de de son organisation géopolitique. L'impossible gestion d'un empire aux dimensions phénoménales se ressentait aussi bien à Istanbul qu'à Vienne ou à Moscou. Et les Européens ignoraient délibérément les tentatives de réformes profondes (tanzimat) initiées par le Sultan ou son entourage sous l'influence de l'Occident, dans la période qui précéda l'intronisation d'Abdülhamid II en 1878.

Le sort des chrétiens sujets ottomans indifférait globalement les gouvernements occidentaux. Cette règle souffrit deux exceptions : au Liban et en Palestine. Dans le premier, les chrétiens Maronites attirèrent l'attention quand il apparut que le Liban déstabilisé par les incursions égyptiennes et placé sous l'autorité directe du pouvoir central pouvait s'ouvrir à une entreprise de colonisation. Beyrouth aiguisait l'appétit des Français. De fait, les chrétiens massacrés par les Druzes sectaires au Mont-Liban poussèrent une partie de la presse parisienne à demander l'intervention de l'armée française (1860-1861) : Le rocher de Tanios d'Amin Maalouf retrace cette période de l'histoire libanaise.

Mais Napoléon III n'octroya dans le même temps qu'un droit limité aux missions catholiques et protestantes pour évangéliser l'Algérie. La colonisation brutale de l'Algérie s'accompagnait au contraire d'une politique de préservation des élites musulmanes qui garantissaient la soumission du petit peuple des fellahs aux autorités françaises. Des chrétiens auraient demandé l'égalité. Le premier qui obtint un début d'acceptation des autorités françaises au sujet des missionnaires fut le cardinal Lavigerie en 1867 : c'était trop tard, et trop limité aux Kabyles (source).

De la même façon, le sort des Palestiniens chrétiens fit l'objet d'une certaine attention. Au cours de ses premières années de noviciat, le père de Foucault vécut en Terre Sainte pour vivre son appel à vivre en terre d'Islam. La question palestinienne prit cependant vite un tournant particulier avec l'installation de Juifs européens. Je reviendrai ultérieurement sur l'histoire du sionisme, mais aussi sur le tournant des années 1880 : proclamation du protectorat sur l'Egypte le 2 août 1882 par les Anglais protecteurs des Séoud...

 

Voir la carte Europe 1815 Congrès de Vienne en haute résolution



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Bruno de Larivière (---.---.---.74) 3 avril 2012 14:55
    Bruno de Larivière

    A Troll,


    C’est curieux, vous avez lu (et réagi) aux deux épisodes précédents. Pourquoi cette remarque sur le titre maintenant ?
    Maintenant, tout ce que j’avance est sourcé, argumenté : jusqu’à démonstration contraire :)

    A bientôt, j’espère...

  • Par Henri Diacono alias Henri François (---.---.---.160) 4 avril 2012 09:12

    Les trois religions monothéistes n’ont été depuis des millénaires que des prétextes et il serait vain de pérorer encore sur les bienfaits de l’une ou de l’autre, chacune ayant eu ses déboires et ses crimes, ses bienfaits et sa culture. Elles n’ont été, chacune à sa façon, que l’oriflamme que l’on brandit pour guerroyer et guerroyer encore, afin de satisfaire les appétits des différents chefs qui se sont succédés à leur tête. Ceux des conquêtes. Non pas pour installer leur Dieu, mais plutôt s’empiffrer de richesses volées. 
    Et de nos jours cette immonde tartufferie persiste.
    Il est bien triste de constater que Dieu n’a rien à voir dans ces pillages et ces massacres, en Occident comme en Orient.

Réactions à cet article

    • Par volpa (---.---.---.139) 3 avril 2012 13:54
      volpa

      @ 100% TROLL 

      J’ai lu sur le lien.

      Une légende que croire à ces balivernes.

      Les arabes chrétiens et perses étaient éclairés.

      Les autres des obscurentistes comme ceux d’aujourd’hui.

      L’islam des lumières c’est des conneries pour bobos.

    • Par Bruno de Larivière (---.---.---.74) 3 avril 2012 14:55
      Bruno de Larivière

      A Troll,


      C’est curieux, vous avez lu (et réagi) aux deux épisodes précédents. Pourquoi cette remarque sur le titre maintenant ?
      Maintenant, tout ce que j’avance est sourcé, argumenté : jusqu’à démonstration contraire :)

      A bientôt, j’espère...

    • Par ali8 (---.---.---.153) 5 avril 2012 16:56

      lol

       

      le zéro, vous oubliez le zéro tout simplement

       

      sans lui on ne peut rien faire smiley et il est arabe

    • Par Abou Antoun (---.---.---.10) 8 avril 2012 23:28
      Abou Antoun

      sans lui on ne peut rien faire  et il est arabe
      Non, il est indien . Les arabes n’ont fait que reprendre le système de numération de l’inde, en reprenant même la forme des chiffres. Il conservent une écriture proche au Machrek. Les chiffres que nous utilisons et dits ’arabes’ sont effectivement empruntés aux andalous, et sont une déformation des chiffres originaux.

  • Par anty (---.---.---.145) 3 avril 2012 11:59

    Les turcs selon certains spécialistes ont fait 2 milllions de mort parmi les grecs.

  • Par suumcuique (---.---.---.248) 3 avril 2012 16:46
    suumcuique

    Depuis la naissance de la secte judéo-chretienne dissidente qui s’appelle l’islam, les Arabes n’ont pas cessé de vouloir conquérir l’Europe, c’est une vérité historique que seul un aveugle ou un imbécile peut s’escrimer plus ou moins hystériquement à réfuter.

    N’ayant pas pu conquérir l’Europe par les armes, les Musulmans se sont mis à l’infiltrer. Quoi de plus facile pour eux que d’infiltrer la civilisation européenne, lorsque les valets peu européens de souche des forces de la secte mondialiste continuellement plébiscités par la populace en France et en Europe leur ouvrent en grand les portes du continent européen et en font une force politique ?

    Le Haut Conseil des Musulmans de France, on le sait, a été créé par un Levantin, les Levantins renvoyant ainsi l’ascenseur à leurs confrères. Au « Moyen-âge », ce furent ainsi les Levantins qui ouvrirent en grand les portes des principales villes espagnoles aux « Maures ». La collusion entre les Levantins et les « Maures » est récurrente dans l’histoire. Les levantins et les « Maures », frères ennemis, ne s’entendent jamais mieux que lorsqu’il s’agit de conquérir l’Europe. Peut-être l’auteur de l’article pourrait-il nous retracer dans un nouvel article les principales étapes de cette collaboration juteuse, qui débuta bien avant la naissance du « sionisme ».

    « 1. L’imprimerie, qui a déclenché la révolution des connaissances et la diffusion des sciences. » ? L’imprimerie, dont les Chinois connaissaient déjà les rudiments bien avant les Arabes, aura surtout contribué dans un premier temps à la diffusion de la propagande des religions du Livre. La naissance de l’imprimerie, c’est le début du véritable endoctrinement des populations européennes.

    2. « La boussole, qui a grandement contribué aux nombreuses découvertes géographiques. » N’aurait-on pas pu se passer de la découverte, par exemple, de l’Amérique et de Wallis et Futuna ?

    3. « La poudre, qui a procuré à l’Occident la supériorité des armes et enclenché l’expansion coloniale en Amérique. » Les Chinois avaient découvert la poudre bien avant les Arabes. Il faudrait être bien imbécile ou bien naïf pour considérer l’invention de la poudre comme un « progrès pour l’ »humanité«  », surtout lorsqu’on est gauchiste, c’est-à-dire pacifiste...

    • Par epicure (---.---.---.170) 3 avril 2012 17:55

      IL parle d’innovations, après la notion de progrès, elle est rrelative.
      Oui pour l’imprimerie et la boussole c’étaient des progrès dans tous les sens, ils facilitaient l’accomplissement de certaines tâches, l’imprimerie a été un élément essentiel dans les progrès en occident.
      Quand à la poudre, si d’un point de vu humain ce n’était pas un progrès à cause des dégats que son utilisation pouvait entraîner, au niveau purement militaire, de manière froide, cela a été un énorme progrès au point de modifier la pratique de la guerre.

      La différence entre l’europe et les musulmans au sujet de l’imprimerie :
      des théologiens discutaient de savoir s’il était permis d’imprimer le coran ou pas, de ce fait le monde musulman a produit très peu de livres imprimés jusqu’au 19ème siècle. L’obscurantisme a eu raison de l’empire ottoman.
      En Europe si l’imprimerie a été utilisée pour diffuser al bible en grand nombre, cela a permis aussi de faciliter la diffusion du protestantisme puisque les chrétiens avaient plus facilement accès à la bible.
      Mais surtout, contrairement au monde musulman, en Europe l’Église n’a pas réussie à contenir l’utilisation de l’imprimerie, malgrés la censure, les persécutions, l’imprimerie a permis de diffuser des livres : romans, science ou philosophie interdits par l’église.
      C’est ainsi que s’est diffusé la théorie héliocentrique de Copernic, et autres théories scientifiques qui ont permis à l’occident de développer la révolution scientifique et l’avènement de la science moderne, mais aussi les idées des philosophes qui vont de venir les Lumières.
      En quelque sorte si on peut discuter librement sur internet (utilisation de tehcnologies) c’est grâce à la diffusion de l’imprimerie après le moyen âge, par un enchaînement de conséquences. 

      En tout cas c’est un fait : l’utilisation de l’imprimerie et de la poudre à grande échelle par l’occident a permis aux pays occidentaux de développer la civilisation moderne, avec tous ses bons et ses mauvais côtés.
      Pour les autres ingrédients de la modernité, il faut se référer à la renaissance, c’est à dire la redécouverte de la civilisation gréco-romaine ( art, philosophie, science, politique, juridique ).

      En tout cas les apports venant des pays musulmans (pas de l’islam proprement dit) sont annexes voire minimes par rapport à tout ceci.

  • Par suumcuique (---.---.---.248) 3 avril 2012 17:06
    suumcuique

    C’est vrai, Matsada, il ne serait jamais venu à l’esprit d’aucun Européen sensé de l’époque d’emprunter à l’Orient ce genre de choses. Néanmoins, le fait est que l’Europe de l’époque les a empruntées.

    Cela peut s’expliquer tout simplement par le fait que l’Europe de l’époque était déjà dirigée en partie par des individus qui n’étaient pas des Européens de souche. A cet égard, les suprémacistes noirs ont rendu public des statues oubliées et des tableaux très peu connus de souverains et d’« aristocrates » du « Moyen-âge » dont le faciès n’a strictement rien d’européen. Loin des images d’Epinal d’un grand Charlemagne aux cheveux blonds et aux yeux bleus, la description physique qu’ont laissée les deux grands biographes de ce roi très-chrétien révèle des traits mongoloïdes plutôt prononcés. A en juger par le visage d’Otton II, empereur du saint empire germanique, qui se trouve sur certaines cathédrales gothiques allemandes, il ne pouvait pas ne pas avoir d’ancêtres noirs. Le nez de Vercingétorix, sur certaine pièces très peu connues de l’époque, n’a rien de gaulois. Etc.

    • Par epicure (---.---.---.170) 3 avril 2012 18:39

      tiens voilà un portrait de ton mongoloïde d’ascendance africaine, avec un nez plus long que la moyenne (caractéristique plutôt caucasienne) :
      http://multimedia.bnf.fr/visiterich...

      et voilà une autre variante du même portrait

      http://img.tresordupatrimoine.fr/im...

      Charlemagne était décris comme ayant un nez plus long que la moyenne, ce qui est plutôt typique des personnes de type caucasien, mais surtout pas africain. le nez est proéminent par rapport aux lèvres et au menton, profil typiquement caucasien aussi par rapport aux africains et mongoloïdes, des machoires bien basses, carrées, comme les peuples d’origine germanique/scandinave.
      Les francs font partie des peuples germains, et ont donc des traits caractéristiques des peuples européens.
      Surtout que Charlemagne est l’ancêtre de toute la grande noblesse de l’europe occidentale, qui avait la manie de se marier plutôt entre eux, hors bizarrement on n’associe pas les nobles et les familles royales à des personnes ayant des traits d’origine africaine ou mongoloïdes.

      Le nez de Vercingétorix est toujours dessiné droit, et les dessinateurs de pièces de l’époque n’étaient pas léonard de vinci, Mais jamais ils n’ont un profil typiquement négroïde, Et puis les gauclois étaient téputés pour être plus clair que les romains, s’il avait été noir cela aurait marqué les romains et jules césar.

      Bref tes affirmations sont risibles.

  • Par suumcuique (---.---.---.141) 3 avril 2012 20:38
    suumcuique
    Sous un autre profil, sous un profil d’époque :
    http://www.realhistoryww.com/world_... ;

    Vraiment, d’un point de vue blanc, on ne remerciera jamais assez les Noirs qui font le travail que ne peuvent pas, que ne veulent pas faire les universitaires « européens » actuels, dans la recherche des véritables origines raciales d’un certain nombre de lignées soit-disant « aristocratiques » dites « européennes » par les historiens plus ou moins levantins qui écrivent l’histoire de l’Europe depuis le « Moyen-âge. »

    De Pépin 1er au dernier des Habsbourg (leur fameux nez a été photographié, lui), tous les souverains qui ont régné sur l’Europe se sont revendiqués plus ou moins de David et/ou de Salomon, y compris Louis XIV, qui, lui aussi, portait des talonnettes. 

    Comme aucun Européen digne de ce nom ne saurait jamais prendre au sérieux cette superstition grotesque qu’est le judéo-christianisme qui a fait récemment peau neuve dans le mondialisme, il n’apparaît pas excessif de penser que tous ces souverains devaient avoir en eux quelque chose de profondément levantin. 

    Charles est une des idôles de l’UE.


  • Par suumcuique (---.---.---.141) 3 avril 2012 21:10
    suumcuique

    Le lien vers le véritable profil de « Vercingétorix » ne semblant pas fonctionner, voici un site sur lequel on peut le trouver :



    Ainsi que d’autres portraits d’époque de certains membres de la soi-disant « aristocratie européenne » des derniers siècles. 

    Avertissement : les propos tenus à l’égard des Blancs sur ce type de site, propriété de racistes noirs, peuvent choquer les âmes sensibles, les midinettes « blanches » rêvant d’une partouze universelle sous le signe cahalique des droits de l’homme.

  • Par Bruno de Larivière (---.---.---.74) 3 avril 2012 22:02
    Bruno de Larivière

    Loin de moi la volonté d’être vexant...

    Mais certain(s) commentateur(s) s’éloigne(nt) du sujet premier. 
    Bonne soirée à tous les autres !
  • Par Henri Diacono alias Henri François (---.---.---.160) 4 avril 2012 09:12

    Les trois religions monothéistes n’ont été depuis des millénaires que des prétextes et il serait vain de pérorer encore sur les bienfaits de l’une ou de l’autre, chacune ayant eu ses déboires et ses crimes, ses bienfaits et sa culture. Elles n’ont été, chacune à sa façon, que l’oriflamme que l’on brandit pour guerroyer et guerroyer encore, afin de satisfaire les appétits des différents chefs qui se sont succédés à leur tête. Ceux des conquêtes. Non pas pour installer leur Dieu, mais plutôt s’empiffrer de richesses volées. 
    Et de nos jours cette immonde tartufferie persiste.
    Il est bien triste de constater que Dieu n’a rien à voir dans ces pillages et ces massacres, en Occident comme en Orient.

  • Par suumcuique (---.---.---.188) 4 avril 2012 19:00
    suumcuique
    Exemple caricatural contemporain de la tendance « ancestrale » que j’ai soulignée, Il s’appelle Philp Rosler :

  • Par Emin Bernar Paşa (---.---.---.59) 8 avril 2012 16:49
    Emin Bernar Paşa

    la grèce va bientôt implorer la Turquie de la prendre sous sa protection !

  • Par Emin Bernar Paşa (---.---.---.59) 8 avril 2012 17:00
    Emin Bernar Paşa

    Je suis d’accord avec Troll !

    Vous prétendez dire la vérité aux musulmans et vous écrivez : « La décennie 1840 marqua aussi une rupture à l’Est. La participation ottomane à l’inutile et très coûteuse guerre de Crimée ruina le trésor ottoman »

    Je vous signale que la guerre de Crimée c’est la décennie 1850 !

    vous êtes vraiment enseignant ? révisez vos fiches !

  • Par Emin Bernar Paşa (---.---.---.59) 8 avril 2012 17:04
    Emin Bernar Paşa

    et la France était alliée des Ottomans dans la guerre de Crimée : en ne le mentionnant pas vous salissez la mémoire !

  • Par Emin Bernar Paşa (---.---.---.59) 8 avril 2012 17:05
    Emin Bernar Paşa

    lisez donc l’Europe et l’Islam chez Odile Jacob !

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