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Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4)

A ce jour, nous savons donc à-peu près qui était Mike Connell. Si on résume, c’est celui qui avait en 2004 fait basculer l’élection de W. Bush en réalisant un clone complet du serveur informatique officiel des élections dans l’Etat d’Ohio, serveur sur lequel il avait introduit des données nouvelles trafiquées, dispatchées directement à une seule agence de presse (L’AP), aux télévisions et... au véritable serveur comptabilisant les votes. Ses manipulations l’avaient obligé à interrompre pendant deux heures la transmission des données, à partir de minuit, ce que beaucoup de téléspectateurs et d’internautes avaient remarqué ce soir-là. Bref, de sérieuses perturbations. Sans compter les machines Diebold trafiquées et les files d’attente de votants dans les qartiers pro-Kerry ! Plus tard, il avait aussi été celui qui avait nettoyé les serveurs de la Maison Blanche, tous hébergés dans son entreprise, des mails compromettants pour quatre individu au moins : W. Bush, Rove, Cheney et Blackwell, l’homme par qui le scandale est arrivé. Bref, un très beau cas d’espèce. Connell résume à lui seul le perpétuel mensonge Bushien.

Mais il nous manque encore quelques éléments, qui nous proviennent progressivement, certains journalistes américains retrouvant des infos intéressantes que nous allons ajouter dans ce quatrième épisode avant d’aborder le suivant. Et puis il y aussi ce qu’on peut trouver en cherchant soi-même un peu plus longtemps. Concernant en particulier le côté religieux du personnage, très engagé dans une sorte de croisade traditionnaliste, qui explique en partie pourquoi il aurait autant suivi aveuglément un président qui, selon lui "n’aurait pas eu honte de montrer sa foi". Nous verrons que cette fois affichée est disons un peu spéciale. En France, nous parlerions de secte plutôt, très orientée vers un mode de profit très particulier. Mais avant d’aborder cette partie, il nous regarder attentivement les circonstances exactes de l’accident. Le film sidérant que je vous ai montré dès le premier épisode nous éclairait déjà sur une chose extrêmement troublante : l’intensité de l’incendie, alors qu’un des pompiers interviewé dans un journal de l’Ohio affirmera "l’avoir circonscrit en 5 minutes", ce qui, visiblement n’a pas été le cas. On voit bien dans la vidéo une tentative d’extinction timide à la lance à eau, mais on laisse ensuite l’appareil brûler sans intervention particulière, faute de mousse carbonique semble-t-il. Accessoirement, ne cherchez pas le compte rendu dans la presse de l’accident : c’est le même dans tous les journaux. L’Associated Press a encore frappé, et les journalistes se sont empressés de recopier le communiqué... officiel. Chez Associated Press règne en maître Burl Osborne, l’ancien très conservateur dirigeant du (très) réactionnaire "The Dallas Morning News". Le second de L’AP, Kathleen Carroll, est une ancienne rédactrice du même journal. Qui a évidemment appelé ouvertement dans ses colonnes à voter... Bush en 2004. Remarquez, au Texas, elle passe pour une vraie fedayine...

Revenons donc si vous le voulez-bien sur le crash. Au vu des images montrées et des commentaires journalistiques, on détermine clairement le point de chute de l’appareil. Ce n’est pas loin de l’aéroport d’Akron-Canton, dans une zone résidentielle peu dense, sur Charolais Street (à deux pas de Midway Street !), au numéro 2017, sur le côté droit de la deuxième maison de la rue quand on vient de Greentown, petite bourgade d’à peine plus de 3000 habitants créée en 1816. L’avion venait donc de l’Ouest... or sa trajectoire initiale, au départ de la Banlieue de Washington vers l’aéroport d’Akron-Canton, où Connell à l’habitude d’atterrir piste 23, orientée NNE- SSW, est totalement inverse ! Connell a donc rebroussé chemin au dernier moment, a fait carrément demi-tour très rapidement, seulement 4 minutes avant l’impact ... Sans en avertir la tour de contrôle d’Akron, lui, réputé pour son respect sans faille des procédures de vol !

Ce soir-là il fait certes froid (le lendemain le sol est gelé), mais le temps est clair, quelques brumes sans plus sur Akron. L’avion s’écrase à 4,8 km seulement de l’aéroport. A quelques minutes près, c’était bon pour lui. L’avion devait faire 283 miles (455 km) de trajet en ligne droite pour arriver à Akron. Ce type d’appareil peut emporter 102 gallons, soit 386 litres d’essence, et consommait tranquillement ses 20 gallons/heure (75 litres/h, à 3,90 dollars le gallon), il pouvait donc voler 5 heures d’affilée maximum. Avec un plein, Connell faisait donc un aller-retour. Le tout est de savoir où il le faisait ce plein : à sa base privée de départ de College Park ou sur l’aérodrome civil d’Akron ? Si c’était à College Park, comme on peut plutôt le penser, car c’est là sa base d’attache, l’avion a encore plus de 175 litres à bord à son arrivée à Akron ! L’engin croisant à environ 170 nœuds à plein régime (un peu plus de 300 km/h), le vol moyen de Connell durait en effet en moyenne dans les 2 heures : "the plane was coming from College Park, Md., departing at 3:31 p.m. and scheduled to arrive at Akron-Canton at 5:43 p.m." A partir de 17H43 il commence à descendre ... à 17H39 il est à 6100 pieds, à 17H47 il amorce sa descente, et il n’est plus qu’à 3300 pieds et 4 minutes plus tard ... toujours à 3300 pieds (1000 mètres encore), indique le suivi GPS. Après, plus rien. L’avion aurait chuté brutalement de 1000 m ? En panne sèche complète ? Or au sol, on retrouve son hélice Hartzell pliée avec les pales recourbées : jusqu’à l’impact le moteur a donc tourné (les riverains on entendu le bruit de moteur hoquetant : "neighbors told The Canton Repository that they heard what sounded like an engine sputtering before the crash and that the noise sounded like it was coming from a plane."). L’hélice n’était pas "en drapeau". Ce n’est donc pas une panne d’essence totale... comme l’avaient tout de suite affirmé les autorités. Le givre disent-elles alors aussitôt : or ce soir là, aucun autre avion arrivé à Akron et ayant volé à 6000 pieds n’en présente et aucun bulletin météo n’en avertit les aviateurs locaux. Une panne, sévère, touchant le moteur... très certainement... pourquoi pas...

Le plan de vol de Connell retrouvé par suivi GPS de Live Flight Tracker est limpide  : l’aviateur expérimenté à eu plus de turbulences au décollage qu’à l’arrivée ou sa descente était sans encombre, il était bien dans l’axe et n’aurait plus eu à faire qu’un dernier "arrondi" à gauche en finale pour se poser. Il a volé en droite ligne, à 170 nœuds de moyenne et à 6 000 pieds, grâce à son option S-TEC installée sur son modèle, qui permet un auto-pilote que Connell savait donc bien manipuler. En vieil habitué du trajet, Connell le branche après une cinquantaine de km de Washington après s’être fait plaisir, (c’est très net dans le suivi Live Flight Tracker), et le débranche juste pour amorcer sa descente. La veille, le 18, il avait fait le vol dans l’autre sens beaucoup plus rapidement : 1 h 14 seulement. Le vent, dans le bon sens, très certainement. Connell, au retour est en finale déjà (il descend doucement vers Akron) et, soudain en difficultés, décide donc de filer vers... sa ville de Hartville, ou plus exactement ses alentours, sachant qu’à proximité de Greentown des lotissements épars et récents laissent assez de place pour atterrir sur de l’herbe. En rebroussant donc carrément chemin par rapport à son but d’origine, à l’opposé en direction. Un présentateur télé (voir la photo fournie) montrera en effet que derrière la maison heurtée par l’aile gauche de l’engin, il y a largement de quoi se "vautrer" comme le dit le jargon des pilotes (même sur un sol gelé le lendemain). Hartville, où réside Connell, est à peine à 5 km, il est évident que Cornell connaît l’endroit : pour se rendre en voiture de Hartville à l’aéroport d’Akron, il y passe régulièrement (et par Greentown également). Connell a donc eu un problème sérieux sur son Piper PA-32R-301T de 1997... un engin très bien entretenu par lui-même, mais n’en a pas averti la tour de contrôle, qui n’a reçu aucun message de détresse. Et c’est bien cela qui intrigue... au point que dans le communiqué officiel on insiste qu’il a dû en faire un, c’est sûr... l’homme a eu un réflexe de pilote, à chercher à se poser ailleurs que sur des maisons, mais n’a pas dit un seul mot au micro.

Il a donc eu pourtant le temps de virer vers le Nord-Est et de chercher à atterrir dans un pré ou dans un champ... sauf qu’au passage de la maison de Charolais Street, l’avion s’est transformé en boule de feu avant d’atteindre le sol. La preuve ? La façade de la maison heurtée. Une maison qui possède devant chez elle un poteau, pour y mettre un traditionnel drapeau pour les fêtes nationales... poteau que le Piper a arraché bien entendu au passage. Sur l’aile droite de la maison, sur le garage, l’angle supérieur est calciné, preuve que l’incendie de l’appareil s’était déjà déclaré avant l’impact. Sur la vidéo montrant l’incendie, celui-ci est certes violent, mais ne se répand pas ailleurs. "Nearby resident Taylor Fano heard the crash and said, "It blew up and shook the ground a little bit. I was standing in the kitchen and I looked out the window and all I saw was fire," rapporte l’Akron Beacon Journal." 

L’impact a été trés violent, à voir le déchiqueté des tôles du Piper. Un déchiqueté tel qu’on songe plutôt à une explosion interne. Une seule photo apparue le lendemain montrera l’aile quasi-intacte, déjà sous bâche. Elle est moins répandue que les autres car elle a été faite par un particulier. Pourquoi donc le lendemain bâcher ces débris ? Non pas parce que l’on craint la neige : parce que l’aile gauche montrée s’est posée à plusieurs dizaines de mètres de l’impact ! Or c’est celle-ci qui aurait dû toucher en premier la maison. Son extrémité et pourtant intacte. Or l’aile aussi est un réservoir ! "The standard fuel capacity of the Saratoga II HP is 107 gallons, of which 102 gallons are usable. The inboard tank is attached to the wing structure with screws and nut plates and can be removed for service or inspection. The outboard tank consist of a bladder fuel cell that is interconnected with the inboard tank. A flush fuel cap is located in the outboard tank only" nous dit la notice d’utilisation du Piper. Or Connell avait l’habitude de bien gérer ses trois réservoirs souples, en switchant de l’un à l’autre : "the fuel selector control has three positions, one position corresponding to each wing tank plus an OFF position". Comment sait-on qu’elle n’est pas posée près de l’appareil cette aile ? C’est simple : derrière elle, l’arrondi de bitume appartient à une maison située au sud de celle touchée. Entre les deux, il y a 75 mètres d’écart ! La thèse de l’explosion du corps central de l’avion, et donc de son réservoir d’essence principal se tient. L’avion est reporté comme s’étant crashé à Uniontown. Uniontown est à égale distance du crash que Harville, où habitait Connell. Par quel réflexe a-t-il cherché à repartir chez lui ?

Tout le fuselage de l’avion a disparu, sauf la queue qui est intacte et permet dans les premières vidéos de nommer l’appareil via son numéro, demeuré bien visible. En revanche, aucune trace du bloc moteur Lycoming (un bout de vidéo semble le montrer dans la boue marron du jardin, mais je n’en suis pas sûr). C’est en fait la façade du fameux garage ainsi que celle de la maison, au rez-de-chaussée comme à l’étage, qui montre quelque chose sur laquelle peu de caméras se sont apesanties : les murs sont bizarrement criblés d’impact de petits morceaux brûlants, ayant laissé leur trace brunâtre autour. Une explosion violente s’est bien produite, et les traces sur la façade avant de la maison montre que cette explosion n’était pas localisée qu’au sol : l’appareil est crashé à l’emplacement d’agrès de bois pour enfants, situé en arrière du garage (voir la vue 3D donnée de la maison décrite dans la première page de notre enquête). L’explosion est donc apparue juste avant le crash, sinon la façade n’aurait subi aucun dégât (ou les trous seraient de biais !). Ce n’est donc pas seulement qu’une simple panne de carburant ni un incendie de kérosène d’après crash. Dans un autre accident du même modèle survenu au décollage à DeKalb County en Atlanta ; le 23 septembre dernier, un avion du même modèle avait aussi brûlé : mais il ne présentait pas du tout le même aspect final, même une fois les débris épars ramassés ! A la limite, celui de Connell présente moins de traces de brûlures sur les parties tôlées... et d’avantage de traces d’explosion interne. A voir les flammes vives de la vidéo on s’attend à ne rien retrouver. Or seul le cockpit a brûlé : les ailes et la queue sont quasi-intactes. Le corps calciné de Connell étant lui "méconnaissable" selon la police. Au final, on a surtout l’impression d’un très violent incendie circonscrit au cockpit seul.

Selon un bloggeur plutôt malin, beaucoup de choses ne collent pas : la première version officielle de l’accident est celle de la panne d’essence. Or là, visiblement, de l’essence il y en avait à bord ! "Recall that the feds tried to claim he ran out of gas---until video showed up with a fireball obviously fueled by gas. If he were low on gas, he might have tried a landing at the wrong time, but if he had plenty in the tank, he would have kept circling, waiting for the clouds to break. If the weather was getting worse, was there some other airport he could have reached in his plane with his gas supply where the weather was better ? That would be the usual thing to do". L’homme remarque aussi pourquoi le premier communiqué parlait d’un avion venu de Pennsylvanie : là d’accord, il aurait été effectivement à vide d’essence ! "Says he flew from College Park Airport in Maryland---why is the press being told Pennsylvania ? A journey of 2 hours. Here it says the plane can carry four people 2 1/2 to 3 1/2 hours. Oops ! Looks like the first lie was not a very good one. That is why they decided to change it to the weather."

Ceci pour le point fatal d’arrivée. Pour le point de départ, ce n’est guère mieux, bien au contraire, comme vous allez voir. Le charmant petit aéroport de College Park où résidait l’avion de Connell est très particulier : seule une petite cinquantaine de professionnels et d’amateurs l’utilisent régulièrement !! Et ce n’est pas pour une question de prix  ! Car tenez vous bien pourquoi : l’aérodrome, situé "trop près" de la capitale selon les autorités fédérales, à failli être fermé depuis les attentats du 11 septembre, la Maison Blanche craignant des terroristes en (petit) avion au départ des aéroports privés limitrophes de la capitale ! Résultat, l’aéroport historique qu’utilisait Connell, qui possède un joli petit musée avec de fort belles pièces à l’extérieur (dont un Messerchmitt 109, un Corsair, un Mustang, un Kittyhawk et un P-47 Thunderbolt), a donc failli fermer et ne doit sa survie qu’à un règlement drastique et à des contraintes de sécurité draconiennes, allant jusqu’à l’usage de détecteurs fonctionnant à la reconnaissance d’empreintes !!!

Le directeur du site, Lee Schiek, interrogé par la chaîne de télévision AeroNews, il y a quelques mois, expliquait tout cela en se plaignant devant les caméras de la baisse obligatoire de fréquentation de son aéroport, du coût des investissements de contrôle... et des visites trop fréquentes à son goût des inspecteurs... du FBI ! Non, vous ne rêvez pas et moi non plus : les seuls habilités à venir fouiller ce qu’ils voulaient à cet endroit sont bien les gens du FBI !!! Mulder et Scully, à côté, peuvent aller se rhabiller !!!! L’endroit d’où est parti l’avion crashé était l’un des fiefs préférés du FBI ! On croît rêver !!! Remarquez, dans cette frénésie paranoïaque, il y a au moins un élément amusant : on a photographié récemment un daim perdu au milieu des pistes de College Park : en voilà un qui connaissait comment passer outre les barrières... pour enfoncer le clou, le jour du reportage télé, on voit la police locale ressortir de l’allée principale de l’aérodrome, décidément très surveillé ! A l’autre bout, l’aéroport d’Akron-Canton passe pour une ... passoire plutôt festive, il est vrai. Plutôt cool, l’aéroport ! Là bas, pas de reconnaissance d’empreintes, mais une sécurité disons allégée ! Ne vous méprenez pas : si l’on a piégé l’avion de Connell, le meilleur moyen de le faire c’était dans l’autre aéroport... Facile à faire par des personnes habilitées à inspecter n’importe quel appareil à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il sufit d’avoir le bon badge.

Accident ou attentat donc ? L’avion lui-même est-il fiable ??? Au vu des nombres de vente et des accidents sans nul doute. Il y a bien eu des crashs avec ce modèle mais ce n’est pas une série maudite pour autant. Des crashs ont eu lieu, même en Europe, comme en Suisse, en 2004, mais l’appareil, une amélioration progressive d’un excellent modèle, n’a jamais été vraiment mis en cause. L’avion demeure le plus recherché dans la gamme des plus de 6 sièges (il en a 7 désormais), occupé par des bimoteurs ou des turbopropulsés, et conserve toutes les faveurs du public depuis des années. Une australienne, Gaby Kennard, en 1989, à bien fait un tour du monde avec (en 99 jours !) ! Le seul hic, c’est un autre célèbre accident. Car c’est surtout là bord du même modèle (ou presque) numéroté N9253N dans lequel a disparu le 19 juillet 1999 ... "Johh John" Kennedy, âgé alors de 38 ans, sa femme Caroline Bessette et sa belle-sœur Lauren Bessette ! A 17 miles de l’île de Martha’s Vineyard, son appareil a soudain disparu des radars alors qu’il était en train de descendre normalement pour atterrir (lui aussi ?). Le dernier écho le situe encore à 1 300 pieds d’altitude (400 mètres), et après plus rien. Plus tard, on remarquera une chute quasi-verticale de l’avion en relevant les débris au fond de l’eau : "examination of the GPS unit revealed that it was crushed vertically". Kennedy n’était pas certifié aux instruments, et naviguait uniquement à vue, or la nuit était déjà tombée, l’heure du crash se situant à 21H41. Le rapport entier qui conclut à une désorientation spatiale est visible ici. Mais il n’est guère convaincant, malgré ses nombreux détails très précis. Kennedy junior venait juste d’avoir sa certification de vol et a peut-être été un peu trop présomptueux sur ses capacités à voler de nuit. Mais peu de choses expliquent cette chute quasi-verticale au moment d’une approche de terrain !!! Selon un des pilotes chevronnés, ancien de l’Army et instructeur de vol, nommé "Chief Investigator" de l’enquête, Robert Pearce, jusqu’à trente secondes avant le crash tout est normal encore à bord : "in the last radar tracking, just 29 seconds later, the plane was down to 1,800 feet and “there was no further recorded radar.”"The descent was “within the airplane’s capabilities,” en ajoutant que les conversations avec la tour de contrôle étaient sans stress apparent (“that would indicate any kind of distress"). Le mystère là aussi reste entier ! A noter que dans quatre compte-rendus de presse, on cite aussi pour Connell la thèse de la "désorientation spatiale". Etrange rappel.

On a donc pour Connell un appareil qui a connu des ennuis de moteur, clairement entendus par des riverains, qui a tenté un atterrissage d’urgence et s’est pris un malencontreux poteau en essayant de le faire en plein milieu de résidences de banlieue. Pas de quoi crier au complot me direz-vous. ! Non, mais il va falloir quand même expliquer pourquoi dans les semaines qui précédaient Connell avait refusé de prendre l’avion pour se rendre à Washington (et d’en revenir), par peur de sabotages, et pourquoi aussi la maison inoccupée qu’il a heurtée se retrouve avec une façade criblée de shrapnels. Et pourquoi aussi ce pilote chevronné et très prudent n’a en aucun cas averti la tour de contrôle d’Akron qu’il se détournait pour tenter un atterrissage d’urgence. Il y a quatre longues minutes entre le moment où il vire et le moment où il s’écrase. Qu’est-ce-qui l’empêche donc de signaler ces problèmes ? Un feu déclenché à bord ? Un moteur saboté ? Une radio mise hors-service ? Une explosion déclenchée juste avant l’impact ? Connell serait déjà mort à bord avant l’impact ?

Et chaque jour qui vient amène son lot de découvertes : depuis le début de la rédaction de cet article, le communiqué officiel annonçant le crash a ajouté une étonnante précision : "le pilote portait un costume", nous dit aujourd’ hui la police, (or, justement, Connell arborait rarement un blouson) et "on a retrouvé intacte son attaché-case contenant des effets personnels et les restes de son déjeuner du matin" ! Que vient faire cette précision d’une importance "capitale", donnée par le responsable de l’enquête locale ? On n’en sait rien. Un bloggueur facétieux nous fait remarquer que ça ressemble fort à la découverte du passeport de Mohammed Atta, qui semblait en effet aussi ignifugé que la mallette de notre malheureux pilote, mais bon. Car de Connell, dans un premier communiqué il ne restait rien, son corps ayant été complètement carbonisé, et deux jours après on s’aperçoit qu’un corps dans cet état portait donc un costume demeuré visible. A voir les flammes le soir du crash, je me permets d’en douter, l’homme n’ayant pas été éjecté. En tout cas, P.S. Murphy, le coroner (hilare), récemment élu (un républicain !), va donc pouvoir l’autopsier, mais pas dans sa nouvelle morgue, pas encore finie. Et nous dire si Connell était mort avant l’impact ou pas (on peut rêver...). L’homme qui bidouillait l’archivage de mails manuellement en se faisant passer pour un génie informatique (ses serveurs tournaient tous encore sous Windows 2000) n’aura même pas droit à une morgue 2.0 alpha release. Un comble.

Comme vous le voyez, tenter de trouver la solution au crash n’est pas chose aisée. En tout cas, l’hypothèse du simple accident est difficile à gober. L’homme qui avait fondé une société ayant comme premier logo un Caméléon (Newmedia), et qui s’était un jour choisi comme slogan "because it’s a law of jungle. If you’re not growing you’re dying" ne savait pas qu’on ne lui laisserait pas grandir davantage au sein du parti républicain où il avait laissé entendre quelques ambitions... Sur le site de son entreprise, on continue à montrer en exemple ses maladroites interventions télévisées.... sur Fox news uniquement (ne rêvons pas !). Je vous recommande la vision de son intervention du 22 janvier 2007 dans lequel il affirmait sans rire que le Net aurait son mot à dire dans l’élection présidentielle de 2008 :  "three 2008 Presidential candidacies have been announced online. Mike Connell says that in addition to being more controllable and interactive than traditional television, the Internet is the most cost-effective way to reach the masses". L’internet plus "contrôlable" que la télévision, et moins onéreux, prophétisait notre homme...lui qui l’avait si bien contrôlé "manuellement" l’élection en Ohio ! Ou une autre encore sur son concept fumeux de "microtargeting" par envoi de messages électoraux sur les PDA ou les portables... ou son autopromotion éhontée de la campagne de Dick DeVos (c’est lui qui avait fait le site du fils de milliardaire !)... le 13 octobre 2006.

Demain encore, je vous propose de découvrir un autre pan de la vie de Connell. Elle vaut le détour également, et explique pas mal de choses sur celui qui a fait d’un large perdant un président élu de justesse. Nous y reparlerons de DeVos, d’ailleurs. L’homme qui a dépensé le plus (41 millions de dollars !) pour rater son élection de gouverneur en 2006. Parfois, il est vrai, notre grand gourou de l’informatique ressemblait fort à un Pied Nickelé.

 

 

Documents joints à cet article

Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4) Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (4)
par morice vendredi 2 janvier 2009 - 100 réactions
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  • Par Philou017 (xxx.xxx.xxx.11) 2 janvier 2009 13:03
    Philou017

    Un peu short comme recherches, Morice. Si vous aviez pas ralé sur mes liens, je vous aurais donné celui-ci qui donne des explications complémentaires. Ainsi qu’une réference vers un nouveau rapport du NTSB.

    Les recherches dans ce genre de cas gagnent à être collectives, écoutez un vétéran des recherches sur le 11/9.

    Bref, je donne les traductions de ce qui me parait essentiel :

    Selon le rapport d’incident préliminaire déposé par la division de sécurité de la Direction générale de l’aviation civile le 22 décembre, "l’avion était sur ILS (le Système d’Atterrissage aux Instruments) en approche de la piste de décollage et d’atterrissage 23. La tour a noté que l’avion etait tres à gauche de la trajectoire. La tour a ordonné à l’avion de monter et maintenir 3000 pieds et n’a pas été écoutée. Conseillé de monter à une deuxième fois, le pilote a déclaré un cas d’urgence et a été perdu sur l’écran radar juste apres."

    Le rapport continue, "N9299N [l’avion de Connell] était environ à 2 ½ milles de l’aéroport quand il a alors recu un message demandant s’il pourrait exécuter une virage à 360 degrés. ATC a alors demandé à N9299N de monter et maintenir 3,000 pieds et a demandé le cap actuel de N9299N. N9299N a transmis, ’cap au nord et montée. ’ N9299N a alors déclaré un cas d’urgence."

    Le porte-parole du NTSB Bridget Serchak a dit à RAW STORY (site internet d’infos ndt) lundi qu’elle avait parlé avec le chef Enquêteur de Sécurité Mitchell Gallo, l’enquêteur du NTSB sur ce cas et pourrait confirmer que "le pilote a demandé un atterrissage d’urgence." Joint par RAW STORY mardi, Gallo, qui avait examiné une bande de l’échange de radio complet, avait expliqué que Connell n’avait pas donné de détails en déclarant le cas d’urgence. "Il n’en a pas décrit la nature," a exposé Gallo , "mais ensuite ... je ne me rappelle pas quels étaient les termes exacts ... vous devriez de nouveau vous référer au rapport."

    Selon la déclaration d’un témoin, quand l’avion a disparu de sa vue, "j’étais certain qu’il allait s’ecraser et attendait le bruit. Cependant, de nouveau il y eu un hurlement énorme du moteur et j’ai pensé que c’était juste le pilote faisant une manoeuvre osée au-dessus de leur maison. C’est presque immédiatement après que j’ai de nouveau entendu le moteur que j’ai entendu un bruit sourd comme il a frappé la terre. Environ 1 seconde plus tard, le ciel est devenu orange et il n’y avait aucun doute ce qui était arrivé."

    (Commentaire personnel : ce qu’entend peut-être d’abord le témoin, c’est le choc avec le poteau davant la maison).

    Extrait du rapport préliminaire du NTSB :

    ATC a alors conseillé à N9299N qu’il était "bien à gauche de l’objectif" et s’il voudrait être reséquencé. N9299N a répondu en transmettant qu’il "préférait corriger." N9299N était à environ 2 ½ milles de l’aéroport quand il a alors transmis s’il pourrait exécuter un virage à 360 degrés. ATC a alors chargé N9299N de monter et maintenir 3,000 pieds et a demandé le cap deN9299N. N9299N transmet alors, "cap au nord et montée." N9299N a alors déclaré un cas d’urgence.
    ............

    Un témoin a dit qu’il était à l’extérieur de sa maison quand il a d’abord entendu un son "fort" de moteur d’un petit avion. Le son venait du nord et il semblait que le pilote essayait d’accélérer "rapidement". Soudainement, le témoin a vu deux feux brillants venant de face vers le sol avec "le rugissement" de moteur. Basé sur l’avis de ce témoin des feux, il a supposé que l’avion volait d’ouest en est. Il a perdu de vue l’avion quand il est descendu au-dessous d’une ligne d’arbre.
    ...........

    La trace de l’épave était d’environ 290 pieds de longueur suvant une orientation approximative de 120 degrés. La trace du crash d’épave contenait fuselage, empennage, des ailes, le moteur et l’hélice. L’hélice , qui a été séparé du moteur, montrait des courbures en "S" compatibles avec le moteur. Aucune anomalie n’a été notée avec le système de commande de vol qui aurait empêché des commandes de vol normal. Le train d’atterrissage était sorti.

    (Traductions personnelles sans garantie)


    J’ajouterais que je n’accorde aucune confiance spéciale au NTSB dans ce genre d’affaire, celui-ci ayant prouvé qu’il pouvait être "aux ordres", en publiant par exemple ce qui est à l’évidence un faux enregistrement du vol 77 dans l’affaire du Pentagone (11 Septembre). Dans ce genre de cas, le FBI semble en capacité d’imposer ce que le NTSB doit dire où pas.

  • Par morice (xxx.xxx.xxx.69) 2 janvier 2009 11:34
    morice

     Si d’aucuns ont la solution... personnellement j’ai trouvé quelque chose, mais on le dira un peut plus tard si vous le voulez bien, car l’enquête apporte chaque jour des éléments nouveaux... merci pour vos précisions, E-Fred. Dans votre vidéo, il semble bien y avoir des personnes de la police locale, mais je ne m’explique pas celle de gars en cagoule. Il ya effectivement un militaire ou deux, qui peuvent être ne l’oublions pas de la F-Garde Nationale. En tout cas, le FBI semble bien déjà là... il a fait vite... l’avion est en deux parties : celle près de la maison heurtée et celle à 75 mètres de là : l’aile gauche essentiellement. Si quelqu’un a une solution pour expliquer comment projeter une aile aussi loin, je suis preneur.Je dis projeter, car l’aile n’est pas dans l’axe de l’arrivée de l’avion !

  • Par italiasempre (xxx.xxx.xxx.195) 2 janvier 2009 20:21

    Salut ma rose smiley

    oui, ça plait aux femmes...ou alors les hommes ne veulent pas le reconnaître... smiley

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