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Accueil du site > Actualités > International > Le classement 2008 des meilleures universités du monde

Le classement 2008 des meilleures universités du monde

Le désormais fameux classement de l’université Jiao Tong de Shanghai est paru mardi. Comme chaque année, les établissements français sont mal classés et, comme chaque année, la polémique va faire rage entre les défenseurs du classement de Shanghai et ses détracteurs.

Les critères du classement de Shanghai

Une fois de plus, le classement des établissements d’enseignement supérieur français n’est pas brillant. Mais rappelons que les critères retenus par l’université Jiao Tong, des dires mêmes de son secrétaire général, ne favorisent pas nos facs et nos écoles.

La qualité de l’enseignement (10 % de l’évaluation)

Le critère « Alumni » : ce critère prend en compte le nombre de prix Nobel (hors littérature et paix) et de médailles Fields reçues par les anciens élèves ayant validé un bachelor, un master ou un doctorat (les distinctions les plus récentes valant plus de points).

La qualité de l’établissement (40 % de l’évaluation)

Le critère « Award » : ce critère est lié au nombre de prix Nobel (toujours hors littérature et paix) et de médailles Fields obtenus cette fois-ci par les chercheurs (une fois de plus le poids des chercheurs du début du siècle est moins important que les chercheurs en poste).
Le critère « HiCi » : le deuxième élément utilisé pour mesurer la qualité de l’établissement est le nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines.

Le volume de publications scientifiques (40 % de l’évaluation)

Le critère « N&S » : ce critère classant prend en compte les articles publiés dans les revues scientifiques Nature et Science entre 2003 et 2007.
Le critère « PUB » : il comptabilise les articles indexés dans le « Science Citation Index » et le « Arts & Humanities Citation Index ».

La taille de l’établissement (10 % de l’évaluation)

Les cinq critères précédents sont divisés par le nombre d’enseignants mesuré en équivalents temps plein afin de pondérer le résultat par la taille de l’établissement.

Les raisons du mauvais classement des universités françaises

La langue officielle de la recherche mondiale est l’anglais, ce qui oblige tout chercheur à écrire en anglais pour pouvoir être publié ou indexé dans les revues et compendiums pris en compte par le classement.
La structure même de l’enseignement supérieur en France, avec son système universités / grandes écoles et la présence de plusieurs universités au sein d’une même ville produit un certain émiettement des chercheurs, donc des distinctions et publications. Il est certain que les rapprochements en cours risquent de changer la donne dès l’an prochain : les universités de Strasbourg, en ne formant plus qu’une seule entité vont par exemple pouvoir cumuler leurs points. Dans ce cas, il est fort possible que l’université de Strasbourg entre dans le top 100.
Enfin, les moyens dont disposent les universités anglo-saxonnes sont sans commune mesure avec ceux des universités françaises, leur financement étant assuré pour une grande part par des fondations abondées par le secteur privé.

Les résultats pour les établissements français

Alors que l’évolution avait été positive en 2007, l’année 2008 montre une certaine stagnation des universités et écoles françaises. Au classement des nations, la France perd même une place au profit de la Suède et se classe à la 7e position sur 37.
Si 23 établissements français sont toujours présents dans le « top 500 », il n’en reste plus que 3 au lieu de 4 dans le « top 100 » : Paris-VI (42e, -3 places), Paris-XI (49e, +3 places) et l’Ecole normale supérieure qui fait un joli bond (73e, +10 places). Ces trois établissements sont respectivement en 7e, 10e et 22e position au sein du classement européen.
On retrouve dans le top 10 huit universités américaines (Harvard, Stanford, Berkeley…) et les deux universités anglaises les plus célèbres, Oxford et Cambridge.

Pour aller plus loin...

Pour des explications complémentaires sur les raisons du mauvais classement des universités françaises et les projets de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ou pour télécharger l’intégralité du classement de Shanghai, rendez-vous sur agoracampus.com

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12 réactions à cet article    


  • Krokodilo Krokodilo 8 août 2008 12:28

    "La langue officielle de la recherche mondiale est l’anglais, ce qui oblige tout chercheur à écrire en anglais pour pouvoir être publié ou indexé dans les revues et compendiums pris en compte par le classement."

    Officielle ? A quel titre, quel accord international, quelle décision de l’ONU ? Il n’y a rien d’officiel dans cet état de fait, c’est simplement le résultat d’un rapport de forces, aggravé par l’abandon de la francophonie par notre gouvernement, dont la ministre des finances est très proche des cercles du pouvoir américain... Les pays francophones pourraient très bien créer un index des chercheurs concurrent qui prendrait aussi en compte des publications en français, des manuels reconnus de qualité (faute de quoi dans quelques années les livres et manuels seront tous en anglais), ou imposer une pré-publication en français, soutenir financièrement les revues francophones, soutenir énergiquement HAL (Hyper-article en ligne), et interdire tout cursus en anglais dans les grandes écoles et facultés françaises - qui sont anticonstitutionnels mais tout le monde s’en fout. Rappelons que l’anglais est imposé à l’école primaire (très rare choix). Rappelons que le programme Erasmus mundus ne subventionne pratiquement que des cours en anglais, et que le processus de Bologne d’intégration de l’enseignement supérieur aboutira très vite à l’anglicisation de celui-ci, qui est déjà en marche.


    • Mescalina Mescalina 8 août 2008 13:20

      Le bon vieux crocodile revient à la charge avec sa croisade contre l’anglais !
      1) INTERDIRE les cursus en anglais : de quel droit ? Notre niveau en anglais est si bon que ça ? Cela n’a pas d’intéret ? On interdit aussi les cursus en chinois, allemands, espagnol etc ????? Non bien sur, que ce méchant anglais parcequ’on accepte pas que c’est LA langue de communication internationale.
      2) La bataille pour imposer le français a été perdue depuis BIEN LONGTEMPS, et les gesticulations actuelles visent à la survie, vous n’êtes pas assez bête pour penser réellement que le monde va se mettre à apprendre le français. Sinon quelle pédanterie !
      3) LA BATAILLE POUR LA COMMUNICATION INTERNATIONALE EST PERDU, même si ça vous fait mal au derrière. Le critère de langue se justifie car le but de ces articles est d’être utiles a la COMMUNAUTE INTERNATIONALE DE CHERCHEURS. Combien d’articles de qualité publiés en français n’ont jamais dépassé le périph parisien ???? Du gachis.
      4) Car cela nous pénalise à tous les niveaux, économique et culturel. Je maintiens qu’une amélioration générale de notre niveau d’anglais nous permettrait de propager à l’international notre culture française et notre langue.

      Alors :
      1) pour la multiplication des cursus en anglais et une obligation pour tous les doctorants de maîtriser la langue de Shakespear.
      2) Ou sinon pour la multiplication des cellules de traduction en anglais, vu le nombre de master d’anglais qui sortent de la fac et se retrouvent au chomage, afin de traduire les publications des chercheurs français.


    • Krokodilo Krokodilo 8 août 2008 15:59

      Mescalina est de retour, n’êtes-vous pas un des chantres de la VO imposée sur toutes les télévisions françaises ?(VO en anglais, je veux dire, pas en japonais).

      " pour la multiplication des cursus en anglais et une obligation pour tous les doctorants de maîtriser la langue de Shakespear."

      Il existe des mesures bien plus efficaces : diffusion obligatoire de comptines en anglais dans les maternelles, privation des droits civiques à tous ceux qui refusent de l’apprendre, suppression des allocs aux parents réfractaires, etc., etc. quand on veut, on peut !

      " INTERDIRE les cursus en anglais : de quel droit ?"

      Ca va peut-être vous étonner, mais c’est déjà interdit par la constitution qui dit que la langue de la République, donc de l’enseignement, est le français ! Que la Constitution soit bafouée tous les jours, c’est un autre problème. Qu’il y ait une dérogation pour les langues régionales, je trouve ça naturel, mais l’anglais n’est ni une langue régionale, ni une langue nationale (pour l’instant…), il doit donc être enseigné comme langue étrangère. Dans le cas contraire, c’est discirminatoire et autoritaire : un élève de grande école qui voudrait privilégier le russe, le chinois ou l’espagnol, se voit donc obligé de suivre certains cours (obligatoires dans ses études) en anglais…
      En outre, ça va peut-être vous étonner, mais ce n’est pas moi qui ait écrit la Constitution !

      "On interdit aussi les cursus en chinois, allemands, espagnol etc ? ? ? ? ? Non bien sur, que ce méchant anglais parcequ’on accepte pas que c’est LA langue de communication internationale."

      Si je ne parle que de l’anglais, c’est bien parce que l’immense majorité de ces cours imposés en langue étrangère sont en anglais, hormis un peu d’allemand dans les sections dites européennes, ou les programmes EMILE, peut-être de l’espagnol à dose homéopathique, de toute façon, le minsitère ne tient pas de statistiques sur les langues ou ne les diffuse pas....
      Ce n’est pas LA langue de communication internationale, c’est simplement une parmi la dizaine de langues de diffusion internationale, la plus utilisée dans certains milieux, économiques et scientifiques, effectivement, ce dont certains pays tirent un bénéfice largement sous-estimé, et tabou.


      "(…) vous n’êtes pas assez bête pour penser réellement que le monde va se mettre à apprendre le français. Sinon quelle pédanterie !"

      Ce ne serait pas plus risible que de penser que le monde entier va aprpendre l’anglais ! Après un siècle de lobbying insensé et de fortunes investies dans l’ensiegnement de celui-ci, parfois de force, le résultat est lamentable en terme de communciation dès que vous quittez les hôtels ou les "élites", et encore un cadre bancaire m’a -t-il dit que les Japonais étaient "nuls en anglais".

      La langue la plus adaptée à une communication internationale équitable est naturellement l’espéranto, pas le français je suis d’accord, et il est regrettable que nos grand médias y fassent barrage par leur boycottage permanent (pas les médias régionaux qui se montrent plus sensibles à la question des langues).

      Tout à fait d’accord sur votre point 2.

      Désolé d’avoir un peu dévié, mais ce classement de Shangaï par certains côtés reflète aussi la guerre des langues, et la propagande qui sévit. Car l’UE par les programmes Mundus pousse la France à faire des cours en anglais aux étudiants hors-UE, qui autrefois seraient venus étudier en français quelques années… Maintenant, ils perfectionneront leur anglais dans divers pays européens, et iront faire leur post-doc aux States, où leurs éventuels brevets seront gardés au chaud.
      Portail des relations UE-Chine, notamment universitaires :

      http://ec.europa.eu/external_relations/china/intro/index.htm


    • Mescalina Mescalina 12 août 2008 15:57

      Mon cher croco, on se connait bien maintenant... Je sais que vous préchez pour l’esperanto. Why not d’ailleurs !

      Mais si on redescend sur terre, qu’on est un peu pragmatique, l’anglais s’est imposé et on doit s’y faire. Et la Constitution, la belle référence ! Ce (vieux) texte, fondateur des grands principes et des valeurs impérieuses de notre société, n’est pas intouchable et est d’ailleurs souvent révisée. Ce qui était "logique" il y a des décennies ne l’est plus forcément maintenant.

      On ne se mettra pas d’accord. Pour moi vous psychotez et faites un militantisme forcené pour l’esperanto. Moi je vois l’aspect pragmatique et si l’anglais s’est imposé on doit composer avec. Les japonias ont du mal en anglais, comme les asiats, car mode d’écriture très différents.

      Mais vous pensez que le français, l’allemand et toutes les autres sont mieux maitrisées en Asie ? La bas ils s’en tappent : il faut des bases en anglais, de façon PRAGMATIQUE, et dans 50 ans on devra autant connaître le chinois que l’anglais qui se partageront le marché international de la langue.

      Et cela va vous surpprendre mais je suis complètement en faveur d’une langue ad hoc tel que l’esperanto (que je ne connais pas), qui pourra nous sauver du futur conflit linguistique mondial qui se prépare pour la domination de la communication internationale.


    • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 8 août 2008 14:48

      Sur le même sujet paru hier et avec me semble-t-il un peu plus de détails smiley

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43004

      Cdt,


      • geo63 9 août 2008 11:13

        En effet l’article de chem ASSAYAG était plus précis et serein, les commentaires également.
        Quel est l’intérêt de publier le lendemain un article sur le même sujet ? Permettre un déversement de conneries par des gens qui affirment leurs certitudes franchouillardes et lourdes.
        Depuis longtemps la recherche est internationale et les publications se font en anglais, point final.
        etc...etc....
        Parmi les critères qui plombent l’Université Française il y a cette extraordinaire dispersion (Universités - Ecoles - IUT - IUP - Antennes universitaires...) ; illisible à l’extérieur. Je l’ai un petit peu expliqué en commentaire de l’article de chem ASSAYAG. C’est une toile d’araignée qui a été tissée au cours du temps et qui reflète parfaitement la politique française de tous les bords remplie de potentats locaux qui veulent leur petit sucre pour être réélu. Il faut ajouter l’extraordinaire ostracisme à l’endroit des Universités et des Universitaires (voir les commentaires) qui subissent cette situation depuis des années avec l’absence totale de moyens.
        Avec tout cela on ira loin !


      • mikaboom 8 août 2008 17:26

         De toutes les facons, cela fait déjà un moment que notre systeme universitaire est tout juste apte à fabriquer des crétins....la preuve ici tous les jours.

        Avec T. Meyssan en apotre, ces crétins analphabetes ont de beaux jours devant eux.....


        • franc 8 août 2008 21:41

          Cela ne sert à rien d’accuser la langue anglaise ou les règles d’évaluation qui il me semble sont abjectives et adéquates pour expliquer la déroute de l’enseignement supérieur français

          si un chercheur ne connait pas bien l’anglais ,il a la possibilité de faire traduire ses articles en anglais avant de les transmettre aux différentes revues

          non la véritable cause est la baisse du niveau d’enseignement et des diplômes et le manque total de sélection dans les universités

          on donne le bac à tout le monde(90% de réusssite et 100% avec les redoublements ou repassages) ,même les loubards glandards des banlieux obtiennent ce diplôme ----------------dès tout le monde entre à l’université qui croule sous le nombre et la nullité des étudiants

          d’autant plus que l’université est le parent pauvre de l’enseignement ,on préfère donner l’argent à la maternelle(n’importe quoi),et de toute façon il n’y aura jamais assez d’argent pour donner un ensrignement de qualité à un si grand nombre d’étudiants--------------------------------on préfère la quantité à la qualité,c’est ça l’égalité à la française

          or pour se qui est de l’enseignement supérieur et de la recherche ,c’est l’inverse qu’il faut faire c’est à dire privilégier la qualité------------------------------------------il vaut mieux 3 très bons chercheurs qui peuvent obtenir le prix Nobel que 100 mauvais chercheurs qui ne trouveront jamais rien,couteront bien plus cher et dilapideront l’argent publique en même temps qu’ils empêcheront des gens de qualité de se former


          • mikaboom 8 août 2008 21:45

             Rien à ajouter. Un sans faute. 

            Une fois n’est pas coutume ?



          • Ha-n Ha-n 10 août 2008 02:37

            Ce que j’aime avec ce genre de propos, c’est que 80% du temps ils sont tenus par des gens qui ont bien profité du bac à 90% de réussite, ce qui est assez ironique en définitive, personne ne voulant que ses gosses fassent leur scolarité avec un bac à 20%. En plus quand on voit qu’on donne le prix nobel à un homme politique pour sa propre publicité, ça laisse songeur. Pour privilégier la qualité, la méthode m’intéresse également, car dépister des prix nobel potentiels 40 ans à l’avance me parait difficile... Et puis, quitte à faire des économies, fermons donc les facultés de lettres...
            Tout ça pour dire que cette espèce de poujadisme intellectuel est d’une affligeante bannalité...


          • Ha-n Ha-n 10 août 2008 02:26

            Les universités françaises sont généralement mal classées pour une raison de départ très simple.
            Si la condition pour avoir des gros points est d’avoir des prix nobel et des médaille Fields, une université qui ne fait "que des sciences" et une université qui ne fait "que des LSH (Lettres et Sciences Humaines)" auront chacune forcèment moins de points à niveau égal face à des universités qui sont sur les deux domaines, c’est ce qui nous différencie du modèle anglais.Par exemple pour les universités de Nancy, il faut additionner le score de Nancy 1(sciences) et de Nancy 2 (lettres et sciences humaines) pour pouvoir comparer à une université comme Cambridge. En bref, ce classement vaut si on sélectionne de manière homogène les universités, et le système universitaire français n’est pas compétitif (au sens littéral) avec cette méthode de mesure, tout simplement. De là a justifier des réformes mal faites, il n’y a jamais qu’un pas me direz vous...


            • franc 10 août 2008 19:28

              Même en réunissant les faccultés entre elles ,faire des grosses universités pluridisciplinaires ,que cela n’arrangera rien

              nul +nul+nul=nul

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