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Accueil du site > Actualités > International > Le contexte international de la crise de Syrie

Le contexte international de la crise de Syrie

Allons-nous vers une nouvelle action militaire des principaux pays de l'OTAN et de leurs satellites contre la Syrie ? Il semble que la décision ait été prise bien avant la fin de l'enquête de l'ONU dont le représentant pour ce pays a demandé encore aujourd'hui (28 août) que les fameuses preuves invisibles soient produites...

Disons que la décision a été prise il y a bien un an, quand il est denenu clair que les "rebelles" créés et financés pour installer en Syrie un régime favorable à israël ne pouvaient pas faire basculer le gouvernement légal.

On nous ment. Voilà, c'est tout. Le coup de Bush et de son caniche Blair, on connaît déjà.

Reste à comprendre les vrais enjeux et le dessous des cartes.

Le contexte international se présente de manière aussi tendue que pendant la guerre froide, sinon plus.

Les USA ne reviennent pas sur leur volonté d’être la « Rome moderne », leur intention est de dominer le monde. Ils rencontrent deux ou trois obstacles principaux et l’opposition larvée des peuples de la planète, y compris ceux de leurs alliés.

Le premier des obstacles majeurs est la Russie que les USA veulent voir découpée en plusieurs États indépendants à l’image de l’Ukraine ou de la Géorgie. La Russie est riche en pétrole, en gaz et en autres richesses naturelles ; elles sont convoitées et le pays est soumis à un encerclement militaire qui bien que souriant l’enserre de plus en plus près et qui a recours à des technologies nouvelles en vue de rompre l’équilibre stratégique et de permettre enfin une première frappe paralysante pour détruire tranquillement le pays. C’est donc ce pays qui fait l’objet des actions US les plus directes et les plus énergiques que les plans médiatiques et aussi commerciaux.

Ces dernières années, la Russie a connu un développement économique certain ; elle en a profité pour restaurer son armée et elle recommence à prendre des positions spécifiques, conformes à ses intérêts sur la scène internationale au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Afrique. Elle gêne les USA. Mais jusqu’à présent, elle s’est bien gardé de livrer dans les délais convenus la station électrique nucléaire de Boushehr aux Iraniens ; elle est carrément revenue sur un contrat de vente de S300, des batteries de DCA efficaces, destinées au départ à défendre cette station électrique contre des bombardements éventuels ; elle a renoncé à livrer les mêmes outils de défense aérienne à la Syrie qui est exposée maintenant à des menaces d’attaque par les alliés et protecteurs d’Israël.

Le deuxième obstacle pour les USA est la Chine que les USA ont utilisée d’abord pour contrer l’URSS, puis pour augmenter le rendement de leur capital industriel et, depuis que l’URSS a disparu, pour imposer des conditions plus drastiques à sa classe ouvrière. Les États satellites des USA ont suivi exactement la même politique : il n’est plus question d’aller vers plus de démocratie ou plus d’acquis sociaux, mais de revenir sur ce qui était essentiel dans la lutte idéologique contre le bloc communiste.

Mais, la Chine a su profiter de cette fenêtre de temps pour se développer énergiquement sans renier sa ligne politique et sans renier le marxisme. Elle est actuellement la cible numéro deux. Elle deviendra très vite, dans les années à venir, la cible numéro un des pressions politiques, militaires, économiques des USA. Elle remplacera la Russie comme ennemi préféré et les USA tenteront peut-être d’utiliser cette fois-ci la Russie affaiblie contre la Chine. Pour le moment, la Chine évite toute confrontation diplomatique directe avec les USA sur la scène internationale, laissant ce rôle à la Russie : elle considère qu’elle n’est pas encore de taille à affronter la machine de guerre américaine.

Le troisième obstacle dans le chemin de la domination du monde par les USA, c’est l’Inde. Ce pays a un conflit frontalier avec la Chine et les USA pensent sérieusement utiliser cela pour neutraliser la Chine. Ils ont ainsi décidé de livrer des matières fissiles à l’Inde bien que celle-ci développe son arsenal nucléaire militaire en même temps. Mais, en terme de puissance militaire, l’Inde est loin derrière la Russie et derrière la Chine et les bases de son développement ne sont pas encore suffisamment solides pour être pérennes et indépendantes des partenaires commerciaux étrangers. Pour le moment elle n’inquiète pas encore les USA qui sont juste astreints à une certaine modération dans l’espace des intérêts vitaux de ce géant.

Nous aurions prendre en considération ici l’existence de l’Union Européenne ou des pays comme le Brésil, l’Iran, le Japon, la Corée du nord ou du sud, mais ils ne représente aucune limitation à l’action des USA au plan mondial. L’Union Européenne est complètement noyautée et sous contrôle US. Les autres sont des problèmes régionaux dont la force de nuisance pour les USA est liée à l’existence de la Russie et de la Chine qui bloquent toute action d’envergure contre eux : sans ces deux obstacles majeurs (Russie et Chine), les USA n’hésiteraient pas à faire place nette, y compris à la bombe atomique comme ils l’ont fait au Japon – ce qu’ils ne regrettent toujours pas d’ailleurs.

Alors les USA jouent simultanément à affaiblir la Russie et la Chine ; Puis, dès qu’ils ont un certains résultats, il les utilisent pour avancer leurs pions au niveaux des nuisances régionales. Ensuite, ils utilisent les nouveau acquis régionaux (comme la Géorgie, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie) pour de nouveau rogner les positions russes et chinoises à travers le monde. Quand les Russes se font trop présents dans une région où une autre, les USA font du tintamarre, gonflent les muscles et finalement la Russie fait marche arrière, elle est discréditée : la Yougoslavie, l’Irak, la Lybie, l’Égypte, le vote de résolutions contre l’Iran, le refus de livrer les S300 à la Syrie, la déclaration selon laquelle la Russie n’emploiera pas de moyens militaires directs pour soutenir le gouvernement légal de la Syrie.

Le monde est curieux de voir comment la Russie de Poutine va éviter ou contrer le camouflet actuel autour des menaces militaires US contre la Syrie.

Effectivement, le Moyen-Orient, avec ses richesses énergétiques, avec sa position géographique stratégique aux portes de la Russie et de l’Océan Pacifique a été un centre névralgique de la planète. Dès avant 1945, il a été le centre d’intérêt des puissances coloniales britannique et française. Après la Seconde Guerre Mondiale, les deux plus grandes puissances s’y sont investies. L’URSS a très vite milité pour la spoliation des Palestiniens et contribué à la création d’Israël : injection de population juive soviétique, d’armes pour renforcer l’entité sioniste. Pourtant, bien avant la création d’Israël, en URSS même existait déjà un territoire autonome juif, le Birobidjan. Et il existe encore ! L’URSS a donc renié sa politique des nationalités pour prendre pied en terre arabe à travers ses Juifs… qui ne sont pas et n’ont jamais été des Sémites, qui n’ont pas subi plus de haine de la part d’Hitler que les autres soviétiques membres du parti communiste ou des syndicats !

Ce reniement sera durement ressenti par l’URSS quand il deviendra clair qu’avec leurs dollars, les USA ont supplanté l’influence soviétique dans les kibboutzs. L’URSS commencera alors à soutenir – un peu tard – les revendications arabes et palestiniennes, mais faute d’alliés solides dans la région, elle le fera sans jamais s’y investir totalement comme elle le fit pour le Vietnam : l’occident a donné les armes les plus sophistiquées à Israël, y compris la technologie nucléaire ; l’URSS ne l’a pas fait pour l’Égypte ou pour la Syrie. Elle refuse même de livrer des armes dont le paiement a été encaissé parce qu’elles ont été vendues en période calme (c’est-à-dire quand ces armes étaient encore inutiles à l’acheteur).

La situation actuelle au Moyen-Orient est le prolongement direct de cette situation qui date des années 60. Mais le problème de fond reste le même : la décolonisation totale de la Palestine, la récupération par les États arabes de leur indépendance, de leur dignité et de leur propre démocratie qui évidemment n’est pas celle importée de l’étranger à travers des monarques absolus anachroniques ou à travers des « printemps » soi-disant révolutionnaires, en réalité téléguidés depuis Washington, Londres et Paris.

L’occident qui porte mal son nom, est représenté au Moyen-Orient par des régimes arriérés, par des élites qui n’en sont pas ; la Ligue arabe est devenue une courroie de transmission entre Washington. Ainsi, le peuple palestinien est représenté pour les USA par l’« Autorité palestinienne », entité vide de contenu depuis l’assassinat de Arafat. Son dirigent actuel n’est plus élu, mais désigné par les puissances étrangères occidentales et leurs valets arabes qui le financent. Il n’a plus aucune base populaire et il fait le sale boulot pour Israël.

L’autorité palestinienne n’a aucune légitimité issue de la nation palestinienne : elle est une création des États-mêmes qui ont créé la chimère nommée « Israël » et dépossédé le peuple palestinien. C’est aux qui la financent. Dans le monde arabe, elle est soutenue par les royaumes rétrogrades et autres confettis qui sont les complices de la chimère sioniste parce qu’ils sont les vassaux dociles des USA.

C’est une organisation « harki » c’est à-dire un ramassis de gens payés pour agir contre leur propre peuple en lui faisant accepter des conditions infâmantes ou pour négocier à la baisse avec celui qui les paient et contourner les organisations combattantes légitimes : ce fut le cas de Bao Dai au Vietnâm, Messali Hadj en Algérie ou Pétain en France. Qui se souvient d’eux encore ?

Dans un pays occupé, humilié, torturé, la légitimité et la représentativité viennent du combat sans faillir contre l’agresseur comme le fit Fidel Castro ou Ho Chi Minh ou le FLN en Algérie.
Dans un pays occupant, colonisateur, la légitimité vient de la capacité à libérer les peuples, à faire la paix, comme Mendes France ou De Gaulle

 Aussi tous les traités, les engagements que signera ladite « autorité palestinienne », cette espèce de « troisième voie » seront nuls et non avenus au regard du peuple palestiniens, des peuples arabes et musulmans, de la postérité et de l’histoire : L’État sioniste sera défait, les Palestiniens retourneront chez eux, quel que soit le temps nécessaire pour cela. L’annulation des effets des croisades et leur fin ont pris plus de cent ans. La colonisation française en Algérie a duré cent trente ans. Les Palestiniens reviendront un jour dans leurs jardins, dans leurs maisons.

Il y aura un prix à payer. Mais la dignité n’a pas de prix et elle n’est pas enfermée dans un calendrier connu à l’avance : nous ne savons quand ni d’où viendra le Saladin du futur qui redonnera leur fierté aux peuples musulmans, actuellement majoritairement sous tutelle et/ou sous-développés scientifiquement et industriellement.

Pour le moment seul l’Iran développe une politique dans l’intérêt national à court et long terme, sociale, économique, industrielle, technologique, y compris dans le domaine de la défense. Mais il fait tout naturellement l’objet de toutes les pressions et manœuvres des USA et de leurs satellites sans pouvoir compter totalement sur ses alliés ponctuels, la Russie ou la Chine.

La Syrie développe bien une politique nationale, mais elle ne s’appuie pas sur une industrialisation puissante. C’est donc le maillon faible du dispositif anti-OTAN dans le secteur et c’est pourquoi il fait l’objet d’attaques violentes conçues, financées et mises en place depuis Washington, mises en œuvres depuis les relais régionaux comme le Qatar, la Turquie, l’Arabie saoudite, la Jordanie.

Les actions actuelles contre la Syrie, lancées depuis plus de deux ans, n’ont pas donné les résultats escomptés. Leur but est clair ; un responsable parisien des islamistes pro-USA m’a clairement dit : « plutôt Israël que Saddam ». Quand j’ai demandé pour quelles raisons, il n’a pas su me répondre autrement que par des motivations religieuses sectaires – ce qui n’a aucune valeur face aux défis économiques et de souveraineté du pays et de la région. Cet interlocuteur vivait encore dans un monde de contes et légendes du Moyen-Orient. Soit il était manœuvré et inconscient, « complètement à l’ouest », soit il savait pour qui il travaillait et il essayait de mériter son salaire.

C’est quand on a vu comment la Russie a aidé en douce Assad à vaincre militairement les rebelles, qu’il a été fait référence à des « lignes rouges » : pour mieux contrôler la région et soulager Israël, les USA, le Royaume-Uni, la France avaient trop investi en argent et en moyens diplomatiques en faveur des intégristes de Syrie et pour chute d’El ASSAD pour repartir la tête basse.

Voilà la démocratie occidentale aujourd’hui : quand la France vote « non à Maastricht », on contourne la volonté populaire, quand l’Irlande vote non au dernier traité de l’UE, on la refait voter… comment voulez-vous que les dirigeants qui sont à la tête d’une telle politique prennent des gants avec les Palestiniens ou avec les Égyptiens ou avec les Tunisiens ou avec les Syriens : ils ne sont pas à quelques millions de morts près.

Donc l’occident recourt à la force, maquillée selon les circonstances : on dispose un blocus autour de Cuba, on fait assassiner Allende, on va chercher manu militari le président du Panama, on pousse l’Irak à attaquer l’Iran et on lui fourni du gaz, des avions destinés à l’armée française et après, on le pousse à annexer le Koweit pour l’envahir d’abord. Puis comme cela a poussé l’imbécile SADDAM vers la résistance aux USA, on invente, on dit qu’il va avoir une bombe atomique, puis des armes chimiques, puis des armes biologiques, bref, des Armes de Destruction Massive que l’on octroie généreusement à Israël qui les utilise (bombes au phosphore). C’est le résultat qui compte : non seulement le criminel SADDAM a été tué, mais l’État irakien a perdu vingt années d’investissement dans les infrastructures, ses savants ont été exfiltrés ou assassinés, un antagonismes ethnique y a été implanté. L’Irak est pour le moment neutralisé, il ne fera rien contre les USA.

Il est tellement facile de créer des dissidences dans un pays, de l’armer, de reconnaître la représentativité de celle-ci puis d’exiger des enquêtes internationales interminables qui vont et viennent dans le pays comme dans une colonie (ces enquêtes sont le moyen de bloquer l’action du gouvernement en place et de renforcer l’opposition).

Les enquêtes internationales, surtout celles qui ne sont as limitées à un endroit précis, pendant une période de temps précise, sont une atteinte grave à la souveraineté des nations. Elles sont le prélude à une intervention militaire directe. Quand la direction d’un pays voit l’Occident réclamer des enquêtes, elle ferait mieux refuser et de commencer tout de suite à se préparer à la guerre.

  • Quand la Syrie a accepté une première série d’enquêtes ponctuelles, tout a été fait, y compris par la provocation, pour élargir le périmètre et la période de ces inspections.
  • Quand la Syrie a dit « d’accord », alors on lui a répondu : « on enverra des gens espionner – il y a toujours des espions US dans ces commissions – , mais de toute façon, c’est trop tard, vous êtes quand même coupable ».
  • Quand le monde a demandé des preuves, les USA ont parlé d’écoutes clandestines : ils sont leur propre témoin… comme pour la fiole présentée au Conseil de Sécurité…

Ainsi, soit l’opposition artificielle, crée par l’Occident parvient à faire tomber le gouvernement après des bombardements, soit, si ce n’est pas le cas, on assiste à une intervention militaire directe, totale (avec occupation du terrain) ou pas selon que les USA et leurs valets finissent le travail eux-mêmes ou qu’ils passent la main aux « révolutionnaires » de pacotille, pour mettre en scène le dernier acte « démocratique ».

Nous avons eu droit aux victimes de Timisoara.

On a vu le ministre de la défense des USA monter au Conseil de sécurité une fiole pleine de pipi de chat et leur dire qu’il s’agissait d’une arme terrible.

On voit encore le président OBAMA lancer des missiles sur des processions de mariage ou funéraires et affirmer qu’il s’agissait de terroristes afghans.

Et on apprend que la CIA bien opéré ainsi pour faire tomber Mossadegh en Iran, qu’elle a fourni les moyens et aidé SADDAM à gazer les troupes iraniennes, qu’elle a bien tenté à multiples reprises d’assassiner Castro et CHAVEZ, etc. Etc.

Les USA mentent. Les Britanniques mentent. Les autorités françaises mentent :

Ce 28 août, l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi a déclaré lors d'une conférence de presse à Genève :
"Les États-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres pays ont déclaré que des armes chimiques avaient été utilisées". Selon le diplomate, les Américains, les Britanniques et les Français affirment disposer des preuves "indéniables". "Ils nous ont dit qu'ils allaient les présenter. Or, ils n'ont rien présenté pour le moment", a constaté M. Brahimi.

Ils mentent à leurs peuples respectifs en politique intérieure pour asseoir le pouvoir des classes dominantes. Ils mentent au monde pour accaparer de nouveaux territoires. La ligue arabe, après la disparition du Pacte de Varsovie est devenue un caniche docile… On cherche encore les armes atomiques de SADDAM... La ligue arabe n’a pas pipé mot et elle a oublié la Palestine dont elle est prête à céder des territoires (l’offre de l’Arabie saoudite).

Le vrai but de l’Occident à moyen et long terme de la crise en Syrie est de neutraliser le gouvernement du pays ou à faut d’y installer une partition avec au sud un État favorable à Israël. Le but immédiat est de détruire les infrastructures, les centrez de recherche, d’y installer durablement des conflits ethniques et/ou religieux. Le premier but est déjà atteint. Le second est encore en jeu. L’issue dépend aussi des Russes et des Iraniens.

La conclusion de cette analyse est sombre : il est faut de considérer les USA et l’impérialisme comme un système moribond. Il est faux de considérer l’OTAN et ce qu’on appelle l’Occident comme une machine anticommuniste : le communisme a cédé le pas, ils sont toujours là pour dominer la planète. L’impérialisme continue de nuire.

Mais, l’espoir vient de la somme des ennemis qu’ils ont sur terre : tous les peuples épris de paix, de dignité et de justice, y compris les peuples des métropoles d’Amérique du nord et d’Europe occidentale. Or l’impérialisme ne peut pas vaincre partout en même temps.

  1. Il suffit donc de continuer à animer l’action révolutionnaire anti-impérialiste par tous les moyens. Tous les moyens, selon le contexte local. Il faut établir un juste équilibre entre le confort personnel et l’engagement ; parfois, une vie de soumission, dans l’humiliation ne mérite pas d’être vécue. Avant nous, des résistants français ont offert la leur pour une vie meilleure (contre l’occupation allemande) ou dans les colonies contre le colonialisme français : ce n’est pas une question de religion ou de paradis, c’est une question de dignité humaine et d’honneur. Quand à 16 ans, je suis monté au maquis pour combattre le colonialisme français, ce n’était pas pour être récompensé sur terre ou dans le ciel.
  2. Même après des défaites graves, les forces révolutionnaires doivent garder le sentiment de leur légitimité historique. Elles doivent garder espoir ; elles ne doivent jamais reconnaître comme définitifs les acquis de l’impérialisme.
  3. Dans toute la mesure du possible, elles doivent s’aider mutuellement et œuvrer pour que les États ciblés par l’impérialisme puissent profiter d’un soutien international. Dans les moments difficiles, ce soutien, même moral revêt une grande importance pour les combattants.
    Déjà en 1982, un responsable du CC du PCUS soulignait que le concept de droit international d’« État » et de « souveraineté nationale » sont des armes anti-impérialistes parce que l’essence de l’impérialisme, c’est la domination à partir d’un centre unique.
  4. Même quand il y a des divergences, les forces révolutionnaires ne doivent pas tomber dans le piège qui consiste à les faire se critiquer les unes les autres ou pire à se combattre les unes les autres.
  5. Si chacun, dans son coin, affaiblit tant soit peu l’impérialisme, le résultat global sera important. S’il y a des gens qui peuvent mettre plus que les autres, il ne faut pas les critiquer et encore plus, il ne faut pas s’associer à l’impérialisme quand il pleure ses morts. Il faut penser à ce que l’on peut faire soi-même pour les forces anti-impérialistes.
    Il faut avoir de la compassion et de l’empathie pour toutes les victimes dans le monde, mais chacun a les siennes.

Nous, prenons la défense de tous les êtres humains qui vivent à la limite du seuil d’humanité : tous les exploités, tous les oubliés du monde qui ne ressentent pas moins de sentiments, d’amour, de joie, de peine qu’un citoyen US ou français : par exemple, les Palestiniens sont eux aussi des êtres humains.

Dans un monde intelligent, on comprendrait qu’au lieu d’écrabouiller les pauvres gens en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Asie, par le biais d’un système politique et économique sans cœur, si on leur donnait les conditions de vie dignes et suffisantes, il sortirait de leur rang des millions de savants, d’ingénieurs brillants utiles à toute l’humanité.

Aujourd’hui, il faut soutenir le gouvernement syrien et dénoncer les agresseurs US, britanniques et français qui ont semé la sédition dans ce pays et qui veulent détruire ce pays.

Chelovek


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9 réactions à cet article    


  • filo... 29 août 2013 15:18

    @l’auteur
    Votre analyse à la va vite et très subjective de la situation géopolitique mondiale laisse perplexe. En quelque ligne (ou plutôt pages A4) vous avez fait le tour du monde. Prouesse incroyable.

    Très risqué de vouloir nous donner une leçon de bien pensant.

    Savez vous la dernière news du jour : Poutin vin de siffler fin de la partie en Syrie !


    • filo... 29 août 2013 15:24

      Erratum :..vient de siffler...


    • Christian Labrune Christian Labrune 29 août 2013 23:36

      « On nous ment. Voilà, c’est tout. Le coup de Bush et de son caniche Blair, on connaît déjà. »

      L’article commence mal : on nous avait déjà servi ce refrain au début de l’intervention française au Mali. J’en ai ras-le-bol des visions globales du monde, d’inspiration manichéenne et complètement stéréotypées.
      Quand on regarde les faits, ce qu’on voit plutôt, c’est que les gens qui sont au pouvoir, loin d’avoir une vision eschatologique de l’histoire et de savoir où ils vont, sont eux-mêmes complètement désemparés. Témoin ce pauvre Hollande, tellement perturbé ces derniers jours par les leçons que les Qataris l’obligent à écouter quotidiennement qu’il ne sait plus où il en est. Hier, il voulait « punir » le gamin Syrien, sans toutefois avoir à le destituer. Aujourd’hui, il reçoit le représentant des rebelles, lequel représente pour lui la légitimité syrienne, et parle déjà de l’après Bachar el-Assad. Il oublie les actions militaires punitives dont il parlait hier, tout en les préparant. Il perd même la maîtrise de sa langue maternelle puisqu’il voudrait que la coalition devienne, pour la Syrie « une alternative ». Est-ce à dire que la coalition devrait gouverner la Syrie ? Non, bien sûr. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », disait Boileau. Mais ce qui ne se conçoit pas bien, lorsque la cervelle est pleine de purée, ne peut plus s’énoncer que dans le charabia des illettrés.
      Jamais le conspirationnisme n’a été plus ridicule : ce qui s’observe, ce n’est pas la conspiration, mais le chaos. A moins que nos politiciens soient si brillants dans l’art de la comédie qu’ils prennent plaisir, face à leurs mandants, à paraître volontairement des imbéciles. J’en doute un peu.


    • asterix asterix 29 août 2013 19:37

      Belle diatribe contre l’oncle Sam, bravo !
      Bravo et méritée.
      De là à prendre Castro pour un héros démocratique...
      Dommage l’auteur ! Là, t’as dérapé sec.


      • vesjem vesjem 29 août 2013 22:26

        dans l"échelle de l’indignité et de l’immoralité , castro est très en deçà de l’oligarchie occidentale ;
        en géopolitique , c’est ce qui m’importe ;
        bravo à l’auteur pour ce résumé de quelques décennies d’histoire


        • baldis30 29 août 2013 23:32

          La Russie tient encore les rênes .... Les Européens savent parfaitement que sans le gaz russe bien des choses s’écroulent. Un petit rappel aux chancelleries, un froncement de sourcils et l’Europe rentre ses ambitions guerrières.

          vis-à-vis des U.S.A. le langage a certainement été différent du précédent, et peut-être plus musclé, dans le genre « touche pas à mon pote sinon tu verras ta gueule à la récré » . Même chose pour cameron ! Et au moyen-orient la Russie possède à la fois des intérêts, des alliés et des arguments.............

           C’est une bonne crise et les va-t-enguerre pourraient, c’est le plus probable, s’en retoruner la queue entre les jambes.

          Que les choses dégénèrent je ne le pense pas mais si elles devaient le faire, dans le chaos qui suivrait une défaite militaire d’Assad , les plus mal lotis seraient certainement les pays du golfe, car c’est le maillon militairement faible dans une attaque désespérée d’Assad ( genre psychologique :« je vous entrainerai dans ma mort »)


          • BA 30 août 2013 06:35
            Vendredi 30 août 2013 :

            Le Parlement britannique rejette une intervention militaire.

            Le Parlement britannique a rejeté jeudi soir la motion du Premier ministre David Cameron qui défendait le principe d’une intervention militaire en Syrie en réponse à l’usage d’armes chimiques. Le chef du gouvernement s’est engagé à respecter ce vote.

            « Il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d’intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence », a réagi David Cameron après ce camouflet, ajoutant qu’il était « attaché au respect de la volonté de la Chambre des Communes ». 

            La motion a été rejetée par 285 députés contre 272.


            • willy 30 août 2013 08:58

              les sages de Sion menent donc la danse ??????et les petits palestiniens sont plus maltraites que les petits syriens gazes par leur bon president ???? les juifs us et les juifs soviets font la loi ????


              • chelovek 30 août 2013 12:36

                Quand en France, certains groupes de pression dégainent les mots « Juif » ou « lobby » ou « complot » ou encore « antisémite », c’est pour paralyser l’adversaire idéologique.

                Des conneries tout ça. Ça a eu fonctionné avec des gens non instruits, mais ça ne marche plus.

                La théorie du « retour en Palestine » de convertis tardivement au sionismes et originaires des steppes asiatiques, ça ne marche plus non plus (voir Arthur Koestler « la treizième tribu »).

                C’est un auteur juif américain qui a écrit le livre « le business de l’holocauste », c’est un autre Juif US qui a écrit le livre sur l’influence néfaste du lobby sioniste sur la politique américaine, c’est un universitaire juif israélien qui a écrit le livre « comment fut inventé le peuple juif » et pour finir, je suis en relation avec des organisations juives anti-sionistes en France, aux USA et elles existent même en terre de Palestine.

                Le sionisme est aussi représentatif de la communauté juive internationale que l’était le gouvernement nazi pour le peuple allemand. Se proclamer unique et seul et véritable représentant ne signifie pas qu’on l’est réellement ; au contraire on risque aux yeux des moins instruits en politique de déconsidérer tous les Juifs. Notre Pétain national se déclarait le seul Français qui vaille et il a fait condamner pour trahison De Gaulle !

                Alors, si vous permettez chacun ses Juifs. Mes préférés sont des gens comme Marx, comme Trotsky et d’autres qui étaient membres des directions soviétiques révolutionnaires, comme Einstein et comme Freud qui ont refusé le concept sioniste. Ces exemples ne sont pas les seuls puisque aujourd’hui encore des Juifs ethniques et/ou de religion font honneur à la religion juive et au peuple Juif en se déclarant contre la spoliation de terres palestiniennes et recherchent les moyens de vivre ensemble en réparant les crimes et les dégâts causés par le sionisme.
                Malheureusement, le sionisme garde encore une certaine force de nuisance en associant ses intérêts (ses agressions) avec ceux de « la nouvelle Rome », les USA.

                Alors je vous répond oui : « toute victime mérite la compassion et l’empathie », mais chacun a les siennes.
                Et les Palestiniens ont subi et subissent chaque jour un nettoyage culturel et ethnique sur leur propre terre. Au départ, les sionistes demandaient un bout de terre pour exercer leurs méfaits (presque tous les présidents et premiers ministres israéliens ont des casier judiciaires), maintenant, ils demandent que la terre palestinienne oublie qu’elle est arabe et que les fantoches de l’autorité palestinienne reconnaissent qu’ « Israël est un État juif » - en clair : où les Palestiniens sont des étrangers !

                Cher Willy, oui, l’agression contre la Syrie, la destruction de ses infrastructures répond aux demandes et aux intérêts premiers de cet État illégitime d’Israël (exister, être « un état de fait » ne signifie que l’on dispose de la légitimité historique pour traverser les siècles, sinon un tel État aurait été restauré il y a plusieurs siècles, après sa destruction par les Romains). Il connaîtra donc le même sort que la République Démocratique Allemande (RDA) ou la République du Sud Vietnam ou les départements d’Algérie ou la Yougoslavie ou le régime d’Apartheid en Afrique du sud. Et tous les habitants de la région seront plus heureux.

                Allez essayer de confondre des personnes neu-neu, mais ne vous aventurez pas avec des personnes peut-être mieux informées que vous.

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