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Accueil du site > Actualités > International > Le crépuscule des « Oil Majors »

Le crépuscule des « Oil Majors »

Face à la chute des prix du pétrole et de leurs profits, les grandes compagnies pétrolières investissent dans les "énergies renouvelables" et l' "énergie propre", en mettant l'accent sur les combustibles fossiles. Une course contre la montre.

Le flirt platonique entamé entre les grandes compagnies pétrolières transnationales et les énergies renouvelables semble s’orienter vers des relations un peu plus "adultes", quoiqu'encore timides.

Des rapports récents indiquent que Shell, le groupe pétrolier anglo-néerlandais, compte investir 1,7 milliards de dollars pour la création d'une nouvelle structure dans l'entreprise visant spécifiquement à développer les énergies renouvelables et les énergies à faible impact carbone.

Cette information intervient juste après l'annonce faite par Total, un autre géant du pétrole, qui a décidé d’intensifier ses investissements dans » l'énergie propre », et vient de racheter Saft, un important fabricant de batteries, 1 milliard de dollars. Total a aussi acquis la majorité des parts de SunPower, un des leaders de l’énergie solaire.

Même ExxonMobil qui avait mis en doute le bien-fondé de la théorie du réchauffement climatique, a annoncé récemment son intention de mener des études sur la technologie des piles à combustible afin de réaliser la récupération et le stockage du dioxyde de carbone et éliminer les émissions de gaz à effet de serre des installations électriques.

A première vue, il s’agit de bonnes nouvelles dans la lutte contre le changement climatique dont les causes sont en grande partie liées aux émissions provenant de combustibles fossiles, en particulier du pétrole et la combustion du charbon.

Or, à y regarder de plus près, les investissements des géants du pétrole dans les énergies renouvelables sont encore très faibles par rapport à leurs budgets globaux, sans commune mesure avec leurs dépenses concernant leurs activités liées aux combustibles fossiles. Il faut se garder de trop d’enthousiasme, car on sait que dans le passé, les grandes compagnies pétrolières ont fait des annonces très médiatisées sur les investissements énergétiques de remplacement, pour plus tard se soustraire sans scrupules à leurs engagements.

Jusqu’ici, les compagnies pétrolières n’ont pas réussi à s’adapter à un système énergétique mondial de plus en plus fragmenté. Mises à mal par la baisse des prix du pétrole et par les nouvelles réglementations liées aux changements climatiques, elles ont subi une forte baisse de leurs actifs financiers.

La plus touchée a été BP qui a annoncé une perte de 6,5 milliards dollars en 2015, comparativement à un bénéfice de 3,8 milliards de dollars l'année précédente.

Opérer dans un marché du pétrole qui est de plus en plus chaotique et déstructuré n’est pas chose facile. Autrefois toutes-puissantes sur le marché de l’énergie, les grandes compagnies pétrolières ont perdu progressivement la production elle-même et des parts de marché pour la redistribution, fonctions qui ont été transférés à des structures étatiques, membres pour la plupart de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP).

Ces dernières années, l'OPEP elle-même a commencé à se fissurer, et les accords concernant les niveaux de production sont devenus obsolètes. Parmi les pays membres, l'Arabie saoudite et l'Iran sont des ennemis acharnés. La Libye est en état de guerre civile. Le Venezuela doit faire face à un chaos politique. Au Nigéria, des groupes rebelles attaquent les installations pétrolières. En Irak, Isis organise le marché noir du pétrole avec la Turquie et Israël

Pendant ce temps, les producteurs non-OPEP - les États-Unis et le Canada - ont aggravé la surabondance mondiale de pétrole - causée principalement par un ralentissement économique mondial – en pompant des millions de barils de pétrole de gisements de schiste et par fracturation.

La seule solution de survie pour les grandes compagnies pétrolières semble être d’investir dans de nouvelles technologies, y compris les énergies renouvelables. Les grands groupes prennent de timides initiatives dans ce sens, mais les engagements sont trop faibles, et il se pourrait bien qu’il soit déjà trop tard.

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Source : Climate News Network.


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57 réactions à cet article    


  • sls0 sls0 24 mai 19:00

    L’Allemagne a dépensé 350 milliards d’euros environ pour augmenter de 22% la fraction renouvelable de son électricité produite (passée de 4% à 27%). de 1996 à 2014, soit plus que le cout de reconstruction à neuf du parc nucléaire français.
    C’est la poule aux oeufs d’or, si on veut se faire du fric et il y a des actionnaires à payer.
     
    Du renouvelable c’est automatiquement du fossile associé, en Espagne c’est 15MW de fossile pour 20MW d’éolien, on gagne sur les deux tableaux.
    Il faut adosser le renouvelable à du fossile. Il y a le stockage hydraulique, les danois leur surplus éolien part dans les barrages norvégiens qui rachètent à vil prix et qui revendent au prix fort.
    S’il n’y a pas de barrages à disposition on peut construire massivement des stations de pompage c’est certes possible, mais demandera 5 à 10 fois les capitaux nécessaires pour les éoliennes seules, encore du fric pour les actionnaires.

    Pour résumer, il y a du fric à se faire pour des actionnaires et des consommateurs qui sont des veaux.


    • sls0 sls0 24 mai 19:16

      @sls0
      J’allai oublier le temps moyen de détention d’une action, l’investissement ce n’est plus du long terme maintenant. Le temps que l’on s’aperçoit qu’une batterie c’est 100-200Wh/kg pour les meilleures et que la consommation mondiale d’électricité c’est 15.000TWh ce qui fait 75 milliards de tonnes de batteries et que la production annuelle de lithium c’est 25.000 tonnes. Quand les gens se poseront des questions, ils retireront leurs billes des batteries.

      OK, 75 milliards c’est beaucoup et on ne stocke pas tout l’énergie, si c’est du solaire c’est la moitié et cette courbe sur la production éolienne européenne ne fait penser que c’est pas beaucoup mieux que le solaire.


    • Alren Alren 25 mai 13:01

      @sls0

      Je n’ai rien à ajouter à vos informations, BRAVO !

      Pour compléter l’excellent article de Jeussey de Sourcesure, j’ajouterai que les investissements impressionnants pour le quidam mais ridicules pour de telles entreprises multinationales sont destinées à se donner une image plus « verte » aux yeux de l’opinion, laquelle commence à s’alerter, à juste titre, des dégâts que provoqueront un réchauffement de 3 à 3,5°C comme ils l’avouent en catimini. Hélas pour eux une caméra a saisi le propos marmonné par un PDG pétrolier pour les « initiés ».

      Car, bien entendu, les 2°C de la conférence de Paris ne seront pas respectés : ce chiffre déjà élevé pourtant, c’est toujours pour faire croire aux naïfs que le capitalisme se préoccupe du bien commun, de l’avenir de l’humanité et pas seulement des bénéfices retirés par « action » (à deux chiffres en pourcentage). Rien d’autre !


    • Croa Croa 25 mai 14:17

      @sls0 « c’est automatiquement du fossile associé »
      Oui, mais pour le moment ! Avec le progrès des moyens de stockage de l’énergie, la diversification croissante des sources renouvelable et à terme une suffisante surpuissance installée le 100% renouvelable sera.


    • ralentir (---.---.195.69) 25 mai 14:37

      @sls0, la principale donnée c’est de ralentir les niveaux de consommation, et les niveaux de productivité car les machines tournent à vide.

      Ainsi, les pétrodollars réalisent depuis 2014 par l’intermédiare de la chute du prix du baril,
      des conséquences dans tout les pays (producteur USA, Canada, Arabie Saoudite, Vénézuéla,
      Norvège, Royaume-Uni et Consommateur où la baisse de la demande est globale, au mieux stagnation des taux de croissance).

      Les deux problèmes majeurs c’est le maintien de la production pétrolière à ce niveau de
      90 millions de baril par Jour (tout liquide confondu) et le système dollar qui fausse depuis 1971, la réalité des Investissements pétroliers.

      Ainsi, le problème n’est pas de diminuer la production, c’est de gérer cette ressource vers
      50 millions de barils par jour avec (tout liquide confondu) une répartition par priorité entre les États. Supprimer le transport de la voiture individuelle et des agrocarburants. Cela est possible si
      on remet et applique une nouvelle Charte de la Havane de 1948.


    • Doume65 26 mai 00:24

      @sls0
      « S’il n’y a pas de barrages à disposition on peut construire massivement des stations de pompage »

      On a ça dans les Pyrénées, notamment sur le complexe hydro-électrique de Pragnères, mais parce que justement, on a des barrages ! Où veux-tu stocker et réutiliser l’eau que tu pompes sinon dans des barrages ?


    • Gatinais33 Gatinais33 26 mai 09:15

      @Doume65
      Le sens précis de la phrase de sis0 m’échappe aussi. Par contre, dans le principe, je comprends que sis0 dit qu’il y a des solutions de stockage massif qui changent la donne dans l’énergie. Entre autres des systèmes basés sur l’énergie potentielle. Par exemple, il y a les trains Ares évoqués récemment sur ce forum. Je préfère imaginer le mont Tauch défiguré par des rails ou des câbles que constater les images des exploitations de schistes bitumineux. Je n’ai jamais vu sérieusement chiffré un scénario qui prenne en compte cet aspect stockage.


    • sls0 sls0 26 mai 16:48

      @Gatinais33
      Le sens précis c’est qu’au niveau des barrages on est pas loin de la limite mais que l’on peut construire des bassins avec dénivelés, ça un cout bien sûr qu’il faut ajouter au moyen de production intermitent. Sans fossile avec stockage, le cout est multiplié sérieusement.
      Un rappel sur les capacités de stockage d’énergie, ça remet l’église au milieu du village.
      Pour rappel on produit 15.000TWh/an sur terre et à titre d’exemple la production mondiale par an de lithium est de 25.000 tonnes, batteries, même pas en rêve.

      L’énergie potentielle c’est une masse volumique X la gravité X la hauteur X le débit, à part l’eau, je ne voit pas grand chose. Pour remplacer la petite pile qui est dans ma montre et qui tient deux ans, mon grand-père devait remonter un poids d’un kg tout les semaines dans son carillon. On a gagné en rendement bien sûr, n’empêche que l’énergie potentielle c’est encombrant. Une tonne à 100m d’altitude c’est 0,277kWh (1000kg X 9.81m/s² X 100m). C’est 27.000 tonnes/an/français à 100m.


    • Gatinais33 Gatinais33 26 mai 19:06

      @sls0
      Ce n’est pas sur Agoravox qu’on peut approfondir ces calculs. Je suis d’accord avec le vôtre pour le stockage gravitaire. Je n’ai pas pris cet exemple (
      http://projects.directindustry.fr/project-15812.html ) pour sa pertinence, mais parce qu’il permet de présenter la question simplement. On parle donc d’un procédé qui nécessiterait, pour stocker la production quotidienne d’électricité en France, un volume de 150 millions de mètres cubes sur des sites offrant 1000 m de dénivelé. J’ai pris une densité de 5.

      Cette technique gravitaire permet aussi de donner un seuil haut du coût de stockage quotidien associé aux EnR.

      Je ne dis pas que ce calcul permet d’affirmer qu’on peut ranger l’EPR en attendant Iter, ni qu’on peut arrêter avec le pétrole. Ce serait ridicule. Par contre, je demande : pourquoi ni EdF, ni l’état, ni Total, ni les gens de l’EnR ne font l’effort de pousser plus loin ces simulations ? En 1980, EdF proposait des tarifs très avantageux à ceux qui s’engageaient à délester le réseau lors des pics de demande. Ils se basaient bien sur un calcul.

      J’ai assisté sur Enerzine (qui vient d arrêter) à quantité de débats idéologiques toujours recommencés entre gens des métiers de l’émergie On se pose des questions...

      J’ai donc posé la question à JM Jancovici, qui répond à tout le monde apparemment. Il m’a dit qu’il ne connaissait, dans cet esprit, qu’un serious game réalisé à la demande de Total.


    • sls0 sls0 27 mai 01:01

      @Gatinais33
      EDF, il y a avant et après la privatisation.
      1980 c’était avant, c’était l’esprit service public, projection sur l’avenir, c’était le gain et le futur du client et non ceux de l’actionnaire.

      Pour le système par rail il faut tenir compte de l’emprise au sol, d’après le brevet c’est 7,5%, pour 1000m de dénivelé en me basant sur la photo c’est 5-6 hectares pour un voie. De mémoire les frottements des roues c’est 100N/tonne. Il y a des belles vidéos et des chiffres sur ARES Technoloy pour attirer l’actionnaire mais peu pour le technicien. Le lien pour le brevet, il n’en reste pas moins que 100m de dénivelé c’est 0,277KWh par tonne, que ce soit de l’eau ou du gravier dans un chariot. Une densité de 1 ou une densité de 1,6, l’eau c’est quand même plus cool pour le transport.
      Le Nevada est un pays peu peuplé, le concept avec son emprise et son éventuel bruit ne choque pas. Le plus gros de l’énergie consommée c’est pour tout ce qui gravite autour des machines à sous.

      D’après le brevet si je ne base sur ce projet de 1000MW, c’est 11 voies, environ 70 à 80 hectares d’emprise au sol. La production thermique à remplacer en France c’est 85.000 MW ce qui fait 6300km² d’emprise au sol, 60 fois la surface de Paris.
      C’est pour se faire une idée ces 6300km², ce n’est pas ce que ça devrait prendre en surface, ça devrait être moindre mais assez impressionnant.

      Le TGV c’est15,9 millions € le kilomètre, le prix d’un kilomètre de voie normale revient à 1 million €.
      Pour la puissance de 85.000MW c’est 12466 km de voie à construire à X€ du km.

      Il ne reste plus qu’à trouver des endroits pas loin de la consommation et de la production avec une pente de 7,5% et un dénivelé de 1000m minimum. Pour l’eau c’est le même problème sans la pente ce qui se trouve plus facilement.
      13,33 km de longueur de voie, à 35 miles par heure c’est 15 minutes de production.

      35Mph c’est une vitesse verticale de 1,1666m/s, 85kg/kW, pour 1000MW comme décrit dans le brevet c’est 85.000 tonnes sur les voies.

      Comme il est indiqué dans l’article, c’est d’abord une histoire de se faire du fric, il faut attirer de l’actionnaire, il doit être beau et sexy le projet.
      Ils sont tous beaux et sexys les projets pour attirer le fric, mais peu résistent à une simple règle de trois. Regardez le PER, les dividendes/prix de l’action, en dessous 5-7% c’est pas fameux, ceux qui savent se vendre sont en dessous de 1%, je crois que ARES c’est 0,4%, plus de 200 ans pour que les dividendes remboursent le prix de l’action, franchement vous investissez ? Il savent se vendre et les gens croient que le prix de l’action va continuer à monter indéfiniment.
      Le financier n’a strictement rien à voir avec la technique ni avec la logique, c’est illogique et moutonnier. On ne peut même pas tenir compte de l’économie réelle. C’est du rêve que l’on présente aux actionnaires, il vaut mieux éviter les rêves quand on est avec du purement physique.


    • Gatinais33 Gatinais33 27 mai 09:50

      @sls0
      On peut classer en technique, politique et économique les considérations que nous avons dans cet échange. Notre apport commun au débat se trouve clairement dans la technique, mais le débat lui-même, sur ce forum, est nourri par des citoyens qui veulent retrouver un minimum d’influence sur les choix de société.

      J’insiste donc sur mon idée que « quelqu’un » serait bien venu de proposer une simulation informatique des échanges d’énergie, au moins pour l’électricité, rendant le débat accessible au plus grand nombre.

      Ce modèle ne manquerait pas d’être mis en cause par les spécialistes, mais permettrait quand même d’évacuer les arguments très faux. Ce modèle dirait si le développement des dispositifs de stockage a vraiment une gros impact sur les choix globaux du réseau électrique. Quand on voit que le rôle de l’hydroélectricité est toujours mentionné dans le dispositif existant, j’ai peu de doutes sur la réponse.

      Quand je suis tombé sur le lien donné récemment sur AV vers le système Ares, j’étais doublement étonné. D’abord de n’avoir jamais eu vent de ce concept alors que je m’efforce depuis longtemps de suivre les évolutions côté énergie sur différents sites. Comme quoi je n’ai pas dû trouver les bons. Ensuite, je me suis demandé comment des américains avaient pu suffisamment croire à ce concept pour financer un prototype. Mon raisonnement, vous l’avez constaté, passe par une évaluation préalable. Le lien donné précédemment pointait d’ailleurs sur un site US très critique sur l’intérêt de passer à la réalisation.

      Reste que j’avais moi-même échafaudé différents concepts dans la même idée qu’Ares, partant du principe qu’il restait peu de sites intéressants pour du stockage hydroélectrique, mais que monter et descendre des pierres, on pouvait trouver où. Le site de Tuchan est d’abord un des nombreux endroits de notre métropole qui appelle la contemplation. La crête du mont Tauch est agrémentée d’éoliennes. Vu d’en bas, on dirait des jouets de foire. Techniquement, je pense que c’est assez dérisoire, et le fruit inconcerté du lobbying, de l’inconséquence, de la vanité, du laisser-aller. Par ce choix un peu provoquant pour qui connaît ce coin, je voulais dire que la sauvegarde de notre environnement commun méritait la reconfiguration de site, aussi merveileux soit-il. Je pense qu’en ajoutant aux motrices/alternateurs Ares un dispositif de chargement en haut et en bas, on arriverait à des emprises au sol nettement diminuées.

      Tout ça ne fait pas avancer la simulation que j’imagine. Etant à la retraite, je pourrais évidemment participer à un projet open source sur le sujet. Il me semble qu’il y a une foule de talents parmi les gens en activité, des dépenses conséquentes dans la prospective privée et publique pour le faire sans moi. Vous pointez très justement la logique « à l’envers » de la finance. Faut-il s’y soumettre ?


    • sls0 sls0 27 mai 17:04

      @Gatinais33
      Discussion sur l’éolien, le solaire, le nucléaire, le pétrole, le gaz,....
      Ils ont tous en commun d’être de l’énergie.
      On va prendre un peu de hauteur.
      De l’énergie disponible c’est :
      Du PIB.
      De la population.
      De la nourriture surtout via le pétrole.

      D’où vient cette énergie ? Comme on peut voir, il y a deux types d’énergies,
      1° 80% c’est du fossile et du nucléaire,
      2° 19% c’est de l’hydraulique et biomasse et 1% c’est ce qui est à la mode et dont tout le monde en parle.
      Les 80% ce n’est pas du renouvelable, c’est des ressources avec une limite, on a besoin d’énergie, on ouvre plus ou moins le robinet, difficile de faire plus simple.
      Les 19% c’est du renouvelable avec une limite annuelle, aussi simple que le fossile et nucléaire pour la régulation.
      Le 1% c’est du renouvelable sans limite annuelle mais ayant un problème de disponibilité et de stockage, l’éolien bien géré c’est 27% et le solaire < à 20% de l’installé.
      A voir les courbes, remplacer les 80% non renouvelable mais stable par le 1% pas trop stable, c’est pas pour demain, peut être que dans 50 ans le trait violet fera 50%.

      Une de ces énergies est peu concernée pas la production d’électricité mais est la plus importante, c’est le pétrole, c’est des engrais, de la chimie, du transport, de la mobilité, de la portabilité, c’est aussi le banlieusard qui va à son boulot. C’est les trente glorieuses.
      Sans pétrole c’est l’autarcie, un changement de société.
      Il se trouve que l’on a passé son pic de production, avec de plus en plus de consommateurs.
      On est parti pour les trente piteuses.
      L’après 30 glorieuses avec la fin de la profusion de pétrole.
      Un courbe des années 70 où l’on c’est aperçu du coté fini du pétrole, ça tient à peu près la route.
      On peut voir sur la courbe, la croissance c’est que du pétrole 

      On continu de prendre de la hauteur.
      D’après Piketty, le 1% les plus riches à travers les âges à toujours eu environ 20% des biens ce qui lui donnait 3-4% de dividendes bien suffisant avec une croissance sous 1%.
      Arrive l’énergie et surtout le pétrole, il y a une telle croissance due à la profusion d’énergie qui faut partager le savoir ce qui fera une classe moyenne qui pourra absorber cette excès de croissance grâce au fordisme.
      Dans les années 80, on aurait dû passer en mode décroissance, c’est les produits financiers qui ont maintenu une croissance. Quand je vois que pour 1$ de biens échangés il y en a 84 qui circulent, on a peut être atteint les limites. Quand je vois que cette année le 1% le plus riche détiendra 50% des biens, tout le monde n’en a pas profité. Aux USA ça fait quelques années que les plus riches prennent toute la croissance et en plus tapent dans la poche des pauvres et classe moyenne qui s’appauvrissent.

      Des ressources qui diminuent, pour le 1% le plus riche, si on regarde l’histoire ça ne devrait pas changer grand chose surtout avec deux fois plus de biens.
      Pour les 99% qui reste, je crois qu’il y aura un changement de société, je le verrai bien avec une énergie disponible divisée par 2 à 5. Certain que son pot de yaourt ne fera plus 2000km pour atterrir chez lui. Je l’ai dit plus haut sans pétrole c’est l’autarcie. Boulot à proximité et production alimentaire à proximité.

      Je vis dans un pays avec un PIB de 10.000$ par habitant, la vie n’est pas désagréable en général et est agréable pour une minorité. Faire un voyage de plus de 50km c’est un peu un évènement.

      Je passe par les bilans carbones pour voir ceux qui sont très dépendants du style de vie actuel et à qui ça fera drôle les trente piteuses. Je vis très bien et je suis à 2 tonnes équivalent carbone par an ce qui me permet d’être serein.
      Mes voisins au nord (les USA) c’est un changement de civilisation, si vous demandez à un taxi de vous emmener au centre ville,il va vous regarder d’une façon bizarre, il n’y a pas de centre ville, c’est une civilisation pétrole et énergie, les villes ont été construites selon ce paramètre. On comprend qu’ils soient fortement concernés par la démocratie aux endroits où il y a des ressources.

      On est loin de l’énergie potentielle, l’énergie potentielle c’est une brique qui fait parti d’un mur, regarder le mur de temps en temps c’est pas idiot. On peut toujours discuter de la couleur de la brique.


    • Gatinais33 Gatinais33 27 mai 18:15

      @sls0
      Si quelqu’un lit nos échanges, il doit se demander à quoi sert ce dialogue de sourds ... Disons que c’est un bon exercice de mettre au clair ses raisonnements.

      Les modèles de simulation ont l’avantage sur vos graphiques de permettre d’évaluer facilement l’impact d’un changement dans le système modélisé. Au précédent épisode, il s’agissait de l’énergie électrique en métropole. Bien sûr, si on se limite au passé, des courbes suffisent pour éclairer le débat. D’accord aussi, il faut reporter les résultats du modèle, forcément partiel et simplifié, dans le contexte plus général qui a motivé sa création

      J’ai appris autre chose aujourd’hui, c’est que la république dominicaine est à l’est d’Haïti. J’avais toujours cru le contraire (partie ouest de l’ïle.)

      Puis-je vous demander une nouvelle évaluation, histoire de titiller les 7 soeurs ? En république dominicaine, il ne doit pas y avoir beaucoup de variations dans la consommation d’énergie. On peut imaginer que ce pays se donne comme objectif de passer au tout électrique (y compris transport.) Est-ce réaliste techniquement ? Y-aurait-il assez de sites pour le stockage temporaire (j’imagine 1 à qqs jours de production) avec un dispositif gravitaire ?


    • sls0 sls0 27 mai 22:06

      @Gatinais33
      Alizées et montagnes, rien ne s’oppose à l’éolien avec stockage via l’hydraulique.
      Consommation électrique par habitant 5 fois moindre que le français.
      En efficacité énergétique dans le peloton de tête, battu par les suisses mais meilleurs que les autrichiens. Ils sont à 16,3$ PPA par kilo équivalent pétrole, les français c’est 10,2.
      98% d’électrification, c’est pas mal vu le relief.
      Hormis le tourisme c’est un pays agricole franchement auto suffisant qui exporte du bio trois fois plus cher que le non bio.
      Le SMIC est à 250€ pour les grosses boites et 140€ pour les petites boites.
      Il y a une classe moyenne, un âge moyen de 23 ans et des universités qui dépotent, le chiffre de la classe moyenne évolue rapidement. Il reste du pauvre quand même c’est 41% de la population.

      D’autres chiffres qui n’ont rien à voir avec l’énergie, 23 fois plus d’homicides qu’en France et 30 fois plus de mineures enceintes. Pourquoi ces chiffres, c’est pour montrer que l’anthropologique risque d’intervenir sur la consommation et la vision du futur.
      Plus haut j’écrivais qu’ils sont au top en efficacité énergétique alors que le dominicain est très entropique. Il n’a pas assez de moyens pour gaspiller c’est tout.
      Manaña en espagnol ça veut dire demain ici ça veut dire pas aujourd’hui. L’anticipation c’est pas trop leur fort.
      Coté anthropologique c’est assez africain et l’esclavage n’a pas arrangé les chose, c’est l’absence de père, pas d’autorité, pas d’esprit de transmission et coté scolaire le mono parental c’est pas le top et un âge médian de 23 ans ça veut dire que coté enseignant ça coince un peu.
      Il y a un petit coté bordélique qui fait le charme du pays, il y a 30 fois plus de sourires, le système ne fait peut être pas beaucoup de dollars comme chez nous mais le prozac est inconnu.

      L’électricité domestique c’est la lumière qui fonctionne la journée aussi, un frigo et la radio, vu le son la radio dépasse assez souvent le frigo coté consommation.
      A part les mines il n’y a pas de grosses industrie consommatrices, c’est de la fabrication.
      S’il y a une coupure de courant de 12h, on s’en aperçoit pas, une journée on téléphone pour savoir,à trois jours ça râle.
      Le consommateur ou la demande c’est différent de chez nous.

      Il y a les chiffres pour se faire une idée mais on ne peut pas appliquer notre modèle au pays de culture différentes, des lunettes d’anthropologues ça aide.

      J’ai une énorme base de données sur tout les pays, j’en ai des chiffres, j’y ai même rajouté les types familiaux d’Emanuelle Todd. Dans la base de la CIA j’ai même récupéré les religions et le QI.
      Avec le QI pondéré par les types familiaux on peut déjà se faire une idée de la demande énergétique.
      Sur ce graphique la RD est dans le QI moyen des grandes civilisations qui ont marqué l’histoire.
      J’aime pas trop par principe employer le QI mais c’est souvent corrélé.

      Si la courbe dominicaine est optimale pour les grandes civilisations du passé, elle est moins bonne pour l’actuelle. Comme elle arrive en fin de course la civilisation actuelle, cette courbe permettra une meilleure résilience pour les changements à venir surtout dans un pays auto suffisant coté alimentaire.
      Ils sont assez fiers de leur bio et réserves naturelles, ils sont bordéliques mais ils font de bons choix. Si l’éolien ça pousse c’est parce qu’il y a les alizées et des barrages, c’est pas trop par mode. Les allemands peuvent consacrer 350 milliards pour suivre la mode, le PIB ici c’est 54 milliards, la priorité c’est construire des écoles.

      Comme la rigueur c’est pas trop connu localement, du nucléaire c’est pas trop possible.

      Pour sourire.


    • chantecler chantecler 27 mai 22:27

      @sls0
      Moi aussi j’adore Emmanuelle Todd : hachement sexy et très chaude !
      https://www.youtube.com/watch?v=7LgMsR-jI1k


    • sls0 sls0 28 mai 02:07

      @chantecler
      Mon lapsus son origine serait plutôt Emmanuelle Béart que Johnny.


    • Gatinais33 Gatinais33 28 mai 09:18

      @chantecler
      Pas loin de Tuchan se trouve un autre site qui semble propice au stockage gravitaire d’énergie.(http://www.arcturius.org/chroniques/lenigme-du-pech-de-bugarach/ ) Mais il est déjà pris. Il est inscrit au patrimoine intersidéral. Pas question de le défigurer, comme ces suisses qui ont cocardé notre patrimoine national du divertissement.


    • Gatinais33 Gatinais33 28 mai 09:20

      @sls0
      Le chimique 3 fois moins cher que le nature, c’est beaucoup d’écart !
      Bons alizées.


    • sls0 sls0 29 mai 16:58

      @Gatinais33
      J’écris qu’ils vendent 3 fois plus cher c’est parce qu’il y a de la demande et que le non bio c’est des majors alimentaires qui fixent les prix d’une surproduction, c’est le style moins disant de la mondialisation.
      La production ici c’est de l’offre et de la demande, pour le non bio c’est les marchés qui décident.

      Lors de ma ballade du matin, ma banane me coute 0,10€, mon ananas 0,6-0,8€, hier pour 1€ j’ai eu 40 tomates. J’achète un bon prix et le producteur vend un bon prix, il n’y a pas d’actionnaires entre nous c’est tout.
      J’ai un ami qui achète ses fruits plus cher pour avoir les meilleurs, il en fait des confitures excellentes qu’il vend dans le monde entier, la production ne peut pas suivre la demande.
      Ce rapport de trois ce n’est qu’une présence ou absence d’actionnaire c’est tout. Le libéralisme débridé n’est pas trop à la mode pour certaines productions locales.


    • Montdragon Montdragon 24 mai 19:48

      Ce soir dans Cash Investigation, Élise Lucet démontre à un porte-parole d’ENGIE lors d’un salon en marge de la Cop21 que la société a passé de12% à 20% en termes de production à base de charbon.
      Sa réaction : il s’en va sans répondre.
      La France est handicapée par les grands corps d’ingénieurs étato-financiers qui obligent par exemple à l’énergie propre produite par les particuliers à être réinjectée dans le circuit global.
      Aberrant.


      • vigneron 24 mai 20:34

        @Montdragon

        Au prix auquel sont payés ces Kwh réinjectés, on est d’accord, c’est aberrant.

      • Croa Croa 25 mai 14:23

        À Montdragon,
        T’as pas bien regardé ! Si ENGIE a augmenté sa production charbon c’est à cause de ses aberrants investissements à l’étranger et non pas à cause de ses ingénieurs.


      • Milla (---.---.1.10) 24 mai 20:08

        Dans la riche zone pétrolière du delta du Niger, Shell ou Total opèrent en dehors de tout respect des droits humains. Après cinquante ans d’exploitation sauvage et de marées noires, l’air, les sols et les cours d’eau sont empoisonnés. Les nombreuses résistances, pacifiques ou armées, des populations locales privées de leurs terres et de leurs moyens de subsistance se heurtent à une sanglante répression menée par les compagnies pétrolières et l’armée nigériane. Le Nigeria, premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne, est un cas extrême mais exemplaire pour saisir l’ampleur du désastre engendré par l’extraction intensive des ressources naturelles dans les pays africains, et identifier ses causes, ses acteurs et ses enjeux. Pour l’écrivain nigérian Wole Soyinka « Le monde doit comprendre que le combustible qui fait fonctionner ses industries est le sang de notre peuple. ».

        > Télécharger le dossier de presse réalisé par Survie > Écouter la rencontre avec l’auteur à la librairie Terra Nova le 23 octobre 2012.

        > La collection des “Dossiers noirs”, en coédition avec l’association Survie est issue d’une collaboration avec Agir ici (un collectif ayant rejoint la confédération internationale Oxfam France)

        Xavier Montanyà, journaliste catalan est l’auteur de nombreux documentaires. Il est aussi Membre du Conseil consultatif du supplément culturel Cultura/s, du journal La Vanguardia et participe au journal électronique Vilaweb et à la revue d’histoire Sapiens.


        • microf 25 mai 13:16

          @Milla
          Merci de votre commentaire qui pourrait être une réponse á la Nadine Morano qui fait semblant de s´étonner que le dixième Arrondissement ou la gare du Nord soient envahis par les noirs.


        • Milla (---.---.1.10) 25 mai 23:25

          Le secteur entourant Bassora jouit de ressources substantielles de pétrole. De nombreux puits y sont situés et la raffinerie de la ville a une capacité de production de 140 000 barils par jour. L’aéroport international offre une desserte rapide.

          La route qui mène les habitants de Bagdad à Bassora est complètement bloquée par des militaires américains. Personne ne doit déranger les occidentaux qui volent tranquillement le pétrole.

          Ils ont ordre de tirer sur les habitants qui osent s’aventurer sur cette route


        • Milla (---.---.1.10) 25 mai 23:52

          @Microf

          https://youtu.be/OzPITL1WLY0

          Jacques Chirac explique que l’argent des français vient de l’exploitation de L’Afrique


        • hervepasgrave hervepasgrave 24 mai 20:35

          Bonsoir,
          Aie toujours une vision ou une promotion des choses inversées,dommage ,mais il ne faut pas être idiot pour voir cela. La mémoire doit-être apparemment effaçable chez l’humain ! nous avons connus la grande crise pétrolière il y a déjà une quarantaine d’année « hou ! l’arnaque » les prix ont flambés non ? Les réserves sont vides ,nous ne pourrons pas tenir longtemps, il faut se réduire en consommation.

           Et que voyons nous aujourd’hui surproduction ? ???????????? explique nous cela. Alors dire qu’ils investissent dans les énergies nouvelles devrait en fait, faire peur,car cela n’est pas accessible a tous. Patience me diras tu ! tiens il y aurait encore et encore des marges. Foutage de G... voila ce que je comprends des messages. Et cela émane de tous les côtés qui sont dissidents ?! de l’intox ,c’est la continuité sur le net, des journalistes de nous enfumer. Tu parles de la survis des compagnies pétrolière ??? ils auraient les caisses vides,M... c’est pourtant tout le contraire qui est dit a longueur d’années sur tous les supports ?bizarre .Je dois m’égarer ,peut-être mais pas si surement que cela. 


          • straine straine 24 mai 23:56

            Pure logique orwellienne :

            "Face à la chute des prix du pétrole et de leurs profits, les grandes compagnies pétrolières investissent dans les "énergies renouvelables" et l’ ’énergie propre’, en mettant l’accent sur les combustibles fossiles."
            Juste pour rire Marge de raffinage/Brent (€ / baril) - ça c’est juste le hors-d’œuvre il faudrait deux ou trois articles pour démonter leur vision d’énergie renouvelable en calculant le total des pollutions de l’énergie primaire et des pertes sur le stockage avant utilisation finale baptisé pompeusement énergie propre’  smiley


            • Stephan Wegferf (---.---.66.109) 25 mai 12:04

              @straine
              ces pas possible que le rafinage coute plus que le baril Marge de raffinage/Brent (€ / baril) 


            • straine straine 25 mai 13:43

              @Stephan Wegferf 
               ??? Je ne suis pas sur d’avoir compris votre commentaire ...
              Un baril de pétrole équivaut à 159 litres, et la marge de raffinage est donnée pour 1 Tonne, ce qui relativise grandement l’écart une fois les taux reportés sur une unité de volume commune.
              Les données viennent du site http://www.ufip.fr/


            • Gatinais33 Gatinais33 25 mai 13:34

              Merci pour ces rappels historiques et autres éléments économiques.

              L’auteur prend garde de ne pas tomber dans la dénonciation grossière de la vilaine industrie. J’aurais voulu retrouver un très intéressant reportage (en 3 volets) sur le véhicule électrique EV1 sorti par GM en 1990. D’où il ressort, à mes yeux, que si le grand public américain avait suivi, le produit n’aurait pas fini à la casse.
              A ceux qui objectent que le véhicule électrique ne résoud pas les questions de CO2, je réponds que les téléphones portables n’existeraient pas si on s’en était tenu aux seuls besoins militaires. En effet, les progrès dans les techniques de stockage de l’énergie auraient été dopés si l’EV avait donné l’impulsion. Je me souviens d’un article très clair d’Alren sur la recharge des véhicules électriques.

              Sur un autre plan, n’avez-vous pas ressenti l’attitude de S.Royal comme un aveu grand public de l’impuissance de l’état (de sa duplicité, tout le monde le sait) ?


              • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 25 mai 13:54

                @Gatinais33

                Je ne suis pas un adepte de la « bravitude » ni un admirateur des ventilateurs dans les pays tempérés où brasser de l’air consomme de l’énergie inutilement. En plus, cette « brave » pintade se livre trop souvent à des actes malveillants de pollution sonore : « Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit. » Ségolène Royal, 5 avril 2006,


              • straine straine 25 mai 13:57

                @Gatinais33
                Un film documentaire est disponible sur Dailymotion, en cinq volets 
                Volet 1=>. Qui a tué la voiture électrique ? 1/2
                "Who Killed the Electric Car ? (Qui a tué la voiture électrique) est un documentaire de référence sorti au cinéma en 2006.
                Il se concentre particulièrement sur la General Motors EV1 lancée en 1996, promue à un bel avenir et pourtant tuée jusqu’à la dernière dans les années 2000."


              • Gatinais33 Gatinais33 25 mai 14:31

                @Jeussey de Sourcesûre
                Quand je dis « grand public », je m’inclue dedans. Je savoure les observations de siatom sur la mitterrandie sans commenter.

                Ma remarque, c’est que quand la majorité sera d’avis que l’état a démissionné, que l’industrie est pilotée par une finance sans âme, que fait-on ? Sur d’autres fil, j’ai dit mon opinion que l’état pourrait tenter de reprendre la main en mettant à disposition des collectivités, des familles un simulateur de nos dépenses d’énergie.


              • Gatinais33 Gatinais33 25 mai 14:36

                @straine
                Merci, c’est bien le reportage que je cherchais. La mise à la casse s’explique par des raisons contractuelles. La décision d’arrêter me semble provoquée en grande partie par les lobbies hostiles, mais aussi par l’attitude du public.


              • Neo57 Neo57 26 mai 09:16

                @Gatinais33
                « Sur d’autres fil, j’ai dit mon opinion que l’état pourrait tenter de... »


                Vous connaissez l’adage, « Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre ».

                Malheureusement l’énorme majorité des lobotomisés Francais se retrouvent dans une autre citation du même auteur, et ce depuis 40 ans. Je cite : 

                « La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose, et d’attendre des résultats différents. »

                Bien à vous.

              • Gatinais33 Gatinais33 26 mai 10:42

                @Neo57
                Vous avez compris l’idée, et je vous en remercie.

                Et si votre commentaire dit que la notion d’état qu’on a pu avoir ne reviendra plus, je suis bien d’accord.

                Je n’ai pas trouvé d’initiative convaincante à laquelle participer. Négawatt m’a paru assez littéraire. Mais je cherche ...


              • Croa Croa 25 mai 14:33

                En fait l’attrait que ces sociétés ont pour les énergies renouvelables est modeste et plus destiné à se refaire une fausse virginité qu’autre chose. Ces sociétés si nous les laissons faire consommeront les énergies fossiles jusqu’à la dernière goutte, d’autant que la dernière goutte sera celle qui se vendra la plus chère !
                C’est très bien démontré dans Cash investigation d’hier au soir.


                • MILLA (---.---.1.10) 25 mai 20:47

                  Les vrais responsables du malheur des pays arabes gorgés de pétrole. 

                  Dossiers

                  PÉTROLE : « Le secret des sept soeurs » (Géostratégie)

                  Les 7 sœurs, ce sont les sept compagnies pétrolières dont les dirigeants se sont partagés le monde, au cours d’une chasse au coq de bruyère, en 1928. Une partie de chasse dont les conséquences secouent encore la planète... C’est cette « véritable et inavouable histoire du pétrole » que raconte le réalisateur Frédéric Tonolli dans un documentaire de 210 minutes e n quatre parties, produit par Sunset Presse, pour France 5, depuis l’été 2009. Un projet très ambitieux, mêlant archives, reconstitutions, entretiens chocs et « road movie pétrolier dans un monde de brut ».

                  ***

                  N°1 - Tempêtes et fortunes du désert

                  Dès le début du siècle et, plus encore après la Seconde Guerre mondiale, les grandes puissances occidentales nouent des relations étroites avec les états pétroliers afin d’assurer aux sept soeurs la mainmise sur les gisements du Moyen-Orient. Lassés de voir leurs états spoliés, certaines voix s’élèvent contre cette exploitation, comme celle, avortée, du premier ministre iranien Mossadegh en 1951. En 1960, les états producteurs de pétrole s’unissent et créent l’OPEP. L’influence des sept sœurs est donc menacée. C’est paradoxalement le choc pétrolier de 1973 qui leur permet de rebondir. Néanmoins, le contrôle de cette région du monde reste capital, comme l’ont prouvé récemment les conflits irakiens de 1991 et 2003.

                  ***

                  N°2 - Safari dans l’Eldorado Noir 

                  Le Moyen-Orient n’a pas constitué l’unique source de pétrole pour le monde occidental. Les « sept sœurs » se sont mises en quête de nouveaux gisements et l’Afrique est devenue leur nouveau terrain de jeu. Dès les années 1930, la présence de pétrole dans le Sahara est suspectée. Lors de sa campagne victorieuse de 1942, le maréchal Leclerc laisse des garnisons dans le Sud algérien et en Libye afin de poser les jalons d’une future exploitation. Le pétrole est en effet bien là et l’exploitation intensive est lancée par les « sept sœurs » mais, rapidement, des difficultés apparaissent.

                  N°3 - La danse de l’ours

                  Les gisements du Caucase et de Sibérie ont assuré la puissance de l’Union soviétique. Néanmoins, dès 1983, les Saoudiens, alliés des Américains, inondent le marché de barils, faisant ainsi chuter les cours. Pour les Russes, qui vont aussi perdre le Caucase avec la chute du bloc communiste, l’impact économique est violent. N’ayant pas les moyens de rénover les installations pétrolières, Boris Eltsine décide de les privatiser. C’est la naissance d’une génération d’oligarques qui va devenir puissante, trop puissante. Son successeur, Vladimir Poutine, va user de stratagèmes pour reprendre la main...

                  N°4 - La conspiration des milliardaires

                  Les États-Unis contrôlant une grande partie du pétrole du Moyen-Orient, sa rivale, la Chine se tourne vers de nouveaux partenaires. L’Asie et l’Afrique noire font partie de ses fournisseurs. C’est également le cas du Venezuela d’Hugo Chavez toujours au pouvoir malgré le coup d’état de 2002 appuyé par les sept sœurs. Exaspérés de ne rien voir des retombées économiques du pétrole, les peuples tunisien, égyptien et libyen finissent par se révolter et renversent leurs dirigeants. Contraintes de se tourner vers de nouvelles solutions, les compagnies historiques repoussent toujours plus loin les limites...


                  • MILLA (---.---.1.10) 25 mai 21:46

                    Le Secret Des Sept Sœurs - 01 - tempêtes et fortu… : http://youtu.be/RQ86f7Nsf2w

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