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Accueil du site > Actualités > International > Le déclin de l’impérialisme contemporain (1ère partie)

Le déclin de l’impérialisme contemporain (1ère partie)

Nous entreprenons aujourd’hui la publication de trois articles présentant les principes de base de l’économie politique, ses caractéristiques modernes, et son processus de déclin qui s’accélère depuis l’approfondissement de la crise systémique de 2008. À la fin de cette série vous aurez, nous l’espérons, accru votre compréhension de l’économie et de la politique contemporaine. Les États-Unis d’Amérique sont-ils un pays impérialiste ???

Les États-Unis d’Amérique sont-ils un pays impérialiste ? Oui, évidemment ! C’est que notamment, les Yankees entretiennent 770 bases militaires chez-eux et à l’étranger. De plus, ils ont agressé et occupé de nombreux pays depuis 1890 (plus de cent invasions). La France et la Chine sont-elles impérialistes ?!... Le Canada est-il un pays impérialiste ? Le Canada n’a pas de bases militaires à l’étranger mais le Canada soutien des multinationales sanguinaires qui exploitent des ouvriers dans les mines de l’Afrique mortifiée ! La Grèce est-elle un pays impérialiste ? Évidemment non voyons ! La petite Grèce (10 millions d’habitants), sans base militaire à l’étranger est tellement dépenaillée. La population hellénique mendie aux portes des soupes populaires et fréquente les friperies dégarnies.

Et bien si, ces cinq pays sont des pays impérialistes. C’est-à-dire que ces cinq États, comme tant d’autres dans le monde, sont des pays où sévit le système capitaliste de production et d’échange de marchandises et l’économie de ces cinq pays est parfaitement intégrée à l’économie « mondialisée-globalisée-néo-libéralisée », pour utiliser des termes à la mode.

L'impérialisme c'est le système capitaliste développé à son ultime limite – au moment où ce système global s'essouffle et tangue sur ses bases – n’assurant plus le développement des forces productives et se trainant d’une crise à une autre, inexorablement. L’économie impérialiste se développe de façon inégale – imbriquée – et par bonds saccadés. L’impérialisme provoque une division internationale du travail ou les États-Unis, la Chine, la France, le Canada et la Grèce ont chacun leur secteur de développement prioritaire et leur rôle à jouer.

Une question cruciale pour savoir si un pays quelconque est partie prenante du camp impérialiste en tant que grand spoliateur, en tant que petit profiteur, ou en tant que néo-colonie – il n’existe que trois catégories parfaitement imbriquées – consiste à se demander si le capital (je n'ai pas écrit l'argent, mais bien le CAPITAL) d’un pays est ou non amalgamé au capital mondial via les banques nationales (nationale dans le sens où chacune de ces banques obtient sa charte d’un gouvernement national). Autre question, les entreprises industrielles monopolistes et le marché national sont-ils enchevêtrés au système d’économie politique mondiale hégémonique ?

Ensuite se pose la question du rôle spécifique de cette économie nationale (grecque par exemple) dans l'ensemble international qui se développe de façon inégale – imbriquée – et par bonds successifs nous le répétons. Le CAPITAL ce n’est pas de la monnaie – de l’argent – le capital est un rapport social de production. Le capital c’est de l’argent investit-transformé en moyens de production pouvant générer de la plus-value et du profit. Le capital impérialiste est ce rapport social de production qui permet aux capitalistes du monde entier – quelle que soit leur « nationalité » de confisquer le travail non payé des ouvriers grecs, américains, chinois, canadiens, français ou autres, dépendamment du pays où ces capitalistes ont investi leurs capitaux.

Prenons l’exemple du capital propriété privée des milliardaires grecs qui brassent des affaires « mondiales-globalisées-néolibérales » dans trois secteurs économiques particuliers, soit la construction navale, le transport maritime et le tourisme de masse. C'est par ces trois canaux économiques prédominants qu'ils s’amalgament au capital impérialiste international. Évidemment, le gouvernement grec en tant que partie constituante, instrument et état-major de la classe capitaliste monopoliste grec-internationalisée, participe aussi aux complots militaires des grandes puissances impérialistes, telles que les États-Unis et la France, via sa participation enthousiaste à l’OTAN.

Dernièrement la petite Grèce au bord du gouffre financier achetait de l’armement à la France et à l’Allemagne avec de l’argent emprunté aux banques grecs qui elle-même l’avaient emprunté aux banques allemandes et dont la facture a été refilé aux gouvernements grecs qui la fera payé par les travailleurs grecs sous régime d’austérité (les ouvriers contribuent pour 80% des revenus de l’État grec) [http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1383681-pas-d-austerite-pour-l-armee].

Puis, ce gouvernement à la solde expédiait trois officiers du renseignement sur le front de la révolte des « terroristes et des indépendantistes Touaregs » au fond du Mali africain – « Ah le bon temps des colonies ! Ses képis et ces négresses que le soldat blanc ou noir violaient à l’avenant ; et cet arabe ou ce Touareg que le soldat du BIMA carbonisait vivant avec ses enfants au fond de sa tanière – au bord de son repère de brigand. Ça fleure bon la civilisation par ici s’écrie le soldat du BIMA français ! Vive l’empereur Hollande Premier, redresseur de torts de la Françafrique ! » –. Le gouvernement de la Grèce a livré par ses trois officiers sa rançon de soumission à son suzerain parisien. Chaque pays impérialiste participe à la hauteur de ses moyens. Le gouvernement du Canada, ce vaurien, fournit un avion de transport des troupes néocoloniales vers le Mali lointain. Il a fait pire lors de l’invasion de la Lybie.

Revenons à l’impérialisme stade suprême du capitalisme. Depuis l’accentuation de la crise structurelle en 2008, les trois secteurs prioritaires de l’économie grecque ont été les premiers à s'effondrer – et à se restructurer (absorbé par des concurrents plus puissants ou éliminés par des concurrents plus gourmands). Ainsi, les impérialistes coréens et chinois détruisent ou absorbent l'industrie navale grecque comme celle de tous les pays œuvrant dans ce secteur industriel où ils prédominent. La division internationale du travail – impérialiste – fait son œuvre imperceptiblement. L’impérialisme mafieux russe a pris une option sur l’hôtellerie touristique hellénique, tout comme la Belgique, et ainsi de suite.

Les milliardaires grecs sont toujours aussi milliardaires qu’avant mais leur capital s’imbrique peu à peu au capital impérialiste coréen, chinois, russe, belge, indien (BRICS) et toujours allemand évidemment. Les banquiers français, quant à eux, courent toujours après le remboursement de leurs prêts asservissants. Ceux-là jouent le rôle des « tondeurs de coupons parasitaires » comme on les appelait auparavant, avant la numérisation informatique et télématique des transactions bancaires et boursières.

Enfin, la classe capitaliste monopoliste grecque a aussi planquée une partie de ses deniers en Suisse transformant ses euros mal acquis en Francs helvétiques garantis… plus rentable. Sous peu vous apprendrez que les grecques riches – çà existe (!) – ont transformé leur pécule monétaire en étalon or comme la plupart des milliardaires de vos pays saccagés. Au diable le dollar et l’Euro, tout juste bon pour les peuples soumis aux politiques d’austérités visant à renflouer les monnaies avant la grande dévaluation…

La raison d'être du capitalisme

La finalité de la production sociale des biens et des services nécessaires à l’existence humaine – de la production des marchandises – n’est pas de satisfaire les besoins de la population, ou de fabriquer des consommateurs aliénés – solvables et non solvables – accrédités ou endettés par les soins des banquiers. Le « dessein » de cette infrastructure économique de production matérielle, industrielle, technologique et scientifique et de cette superstructure sociologique, juridique, militaire, idéologique et politique complexe n’est même pas de rémunérer le capital selon les « risques » encourus, non plus que de rétribuer le travail à sa « juste valeur ».

Mais alors, quelle est donc la raison d’être de ce système d’économie politique, quelle est la force mystérieuse qui pousse en avant la charrette du capitalisme obsolescent ? Cette force qui pousse en avant le système capitaliste est toujours la même depuis l’époque où Marx observait les Chevaliers d’industries capitaliser l’Angleterre et exploiter ses colonies. L’objectif du système d’économie-politique capitaliste est de se reproduire pour assurer sa pérennité.

La finalité de tout système d’économie politique, que ce soit l’esclavagisme romain, le féodalisme tsariste ou le capitalisme britannique, a toujours été de se perpétuer, de se reproduire à plus large échelle – cumulative – hégémonique, tentant de détruire toute trace d’un système d’économie politique passé ou en devenir. Ainsi, le capitalisme requiert le développement social des forces productives collectives mais les capitalistes s’opposent farouchement à l’émergence d’une société collectiviste préférant la propriété privée pléthorique et catastrophique.

De nos jours, la succession des crises économiques, industrielles, financières, boursières et monétaires n'est que le symptôme de l’incapacité du système d’économie politique impérialiste d’assurer sa reproduction étendue, conséquence de ses contradictions internes qui l’entrainent a contrario de sa finalité ultime et entravent le mouvement de son développement croissant. Nous allons en faire la démonstration.

Du capitalisme à l'impérialisme

Au début du capitalisme industriel – pendant sa phase concurrentielle – la propriété privée des moyens de production et de commercialisation a induit l’accumulation primitive du capital qui a permis d’acheter la force de travail des ouvriers et des ouvrières à vil prix, d’en spolier le « surtravail », d’en accaparer la « plus-value » – unique source de bénéfices, de profits commerciaux, de rentes foncières et de bénéfices spéculatifs – d’assurer l’investissement du capital et le développement de la production industrielle marchande qui propulsait chaque nouveau cycle de circulation du capital (Capital argent – » Capital production – » Capital marchand – » Capital argent) et sa reproduction étendue.
Le stade ultime – impérialiste – de ce développement capitaliste se particularise par le mélange de huit (8) caractéristiques que voici :

  1. La concentration des moyens de production et de commercialisation des biens et des services et du capital productif parvenue à un degré si élevé qu’elle a créé les monopoles, dont le rôle est décisif dans la vie économique générale de la société.
     
  2. L’interpénétration du capital bancaire (capital argent – épargne – rentes et bénéfices commerciaux) et du capital industriel (moyens de production, actions et obligations) et création, sur la base de ce capital financier gigantesque et d’une oligarchie financière hégémonique (1). Ce « capital financier », en partie parasitaire, permet la titrisation inflationniste de tous les types d’actifs financier et cela en dehors des circuits industriels productifs sans qu’aucune valeur d’usage ni aucune valeur marchande équivalente ne soit produite ou commercialisée (2).

Ce « capital financier », devenu en partie fausse monnaie inflationniste illégitime, concurrence puis phagocyte le capital « industriel productif » en offrant des rendements spéculatifs alléchants qui drainent l’épargne, les rentes et les bénéfices vers les placements boursiers illicites (3), sans compter le transfert d’une quantité importante de ces capitaux vers des paradis fiscaux hors la loi où ils fusionnent avec l’argent sale – mafieux (4).

S’ensuit une succession de crises financières, boursières, monétaires entraînant la disparition d’avoirs fictifs superfétatoires, provoquant crises de surproduction, dépression économique, chômage endémique et marasme de l’économie impérialiste (5).

  1. L’exportation de capitaux en concomitance avec l’expansion des exportations et des importations de marchandises d’une façon toute particulière sous l’impérialisme. Le développement impérialiste accentue l’exportation massive du « capital financier » qui asservit l’économie (les moyens de productions et les forces productives) des pays dépendants (néo-colonies). Qui plus est, très souvent ces « investissements » ne correspondent nullement au développement de nouveaux moyens de production ou à l’utilisation de nouvelles forces productives dans les pays dominés, parfois même il n’y a aucun transfert de biens ou de services de ou vers ces pays néo-colonisés « bénéficiaires » de ces investissements asservissants.

Qu’y a-t-il d’étonnant à constater que depuis 1960 deux mille milliards de dollars, au titre de « l’aide au développement » ont été internationalement dilapidés et se sont soldés par davantage de pauvreté dans les pays néo-colonisés (6) ? Ces soi-disant investissements se réduisent souvent à une opération comptable (aux livres) où le pays débiteur se retrouve surendetté pour ne pas avoir remboursé un emprunt précédent. S’ensuit un déséquilibre important de la balance des paiements nationaux de ces pays néo-colonisés et dépendants et la mise en péril de leur monnaie nationale.

À titre d’exemple une quinzaine de pays de la France-Afrique sont toujours soumis à la structure monétaire, bancaire et financière du Franc CFA dont la gestion et les réserves monétaires sont déposées à la Banque de France à Paris et dont la parité est artificiellement maintenue avec l’Euro une monnaie déjà assujettie aux aléas économiques de 17 États européens sur le déclin. Les pays africains dépendants n’ont tout simplement aucun contrôle sur leur monnaie soi-disant nationale.

Les moyens de production et les « produits de base » que ces pays débiteurs fournissent sont de faible valeur marchande sur les marchés extérieurs alors que les produits ouvrés que lui vendent les pays créanciers sont hors de prix pour ces pays asservis. L’endettement de ces États souverains vis-à-vis du capital international se poursuit jusqu’à la déliquescence de l’appareil gouvernemental néocolonial où l’armée, forgée de flibustiers et de criminels militarisés que l’on a gratifié du monopole de la violence gouvernementale-légale (dont les officiers ont été formé dans les métropoles) demeure souvent la seule structure fonctionnelle sous contrôle de la métropole néo-colonisatrice.

L’effondrement de ces gouvernements aliénés, surendettés et spoliés, entraîne parfois leurs créanciers dans la faillite ; ainsi va la vie sous l’impérialisme. Sous des couverts intégristes-extrémistes en trompe-l’œil, la décrépitude de plusieurs gouvernements d’Afrique et d’Extrême-Orient est le résultat de cette structure de domination économique, financière et militaire internationale et de la misère qu’elle engendre partout en Afrique et en Asie.

  1. Le développement inégal, combiné et par bonds des monopoles, des oligopoles, des multinationales et des États capitalistes, ainsi que des régions sous domination des oligarchies financières internationales, amène la formation d’alliances internationales monopolistiques de groupes capitalistes se partageant le monde, ainsi que la création d’organisations internationales de gouvernance et de régulation économique, financière, politique, juridique et militaire à l’échelle continentale (Union européenne, Alliance de Shanghai, L’ALBA, L’ALENA, Communauté Euro-asiatique, etc.) et à l’échelle mondiale (OTAN, OCDE, OCM, Banque Mondiale, FMI, CPI, ONU) (7).

La doxa économique moderne identifiant des pays dits « non-alignés » ainsi que d’autres catégories de pays capitalistes selon quelques singularités de leurs statistiques économiques conjoncturelles n’est que conjecture spécieuse. Le développement capitaliste s’est toujours réalisé par bonds et de façon inégale d’un pays à un autre et d’une région à une autre à l’intérieur même de chaque pays souverain. Pendant que de nouvelles puissances impérialistes apparaissent, d’autres amorcent leur détresse sous les coups de boutoirs des premiers et l’exploitation impérialiste mondiale se poursuit jusqu’au jour où la classe ouvrière y mettra fin.

  1. Le triomphe de l’impérialisme contemporain marque la fin du partage territorial du globe en zones d’exploitation, de spoliation, de contrôle et en sphères de dépendance entre les grandes puissances impérialistes et leurs alliés. Le partage des terres à exploiter, des pays à spolier, des peuples à surexploiter ayant été complété, il ne peut en résulter qu’une succession de guerres larvées pour le repartage suivant les aléas du développement inégal et par bonds entre les différentes puissances impérialistes déclinantes et celles « émergentes », très gourmandes.

Les multiples guerres impérialistes locales et régionales, sous prétexte hier de confondre les guérillas communistes dans les pays dominés et aujourd’hui d’éradiqués les activités dites « terroristes » des mercenaires et des flibustiers engagés, payés, armés et entraînées par les puissances impérialistes sont des expressions de ces combats pour le repartage des zones d’exploitation, d’oppression, de spoliation des ressources et de la plus-value dans le tiers-monde.

  1. L’impérialisme se caractérise aussi par une hypertrophie des activités de service et par la tertiarisation de l’activité économique générale. Une part très importante de la force de travail est désormais occupée à offrir des services en tout genre (services tertiaires de restauration et d’hôtellerie par exemple et services quaternaires de gouvernance et de recherche-développement par exemple) alors que la portion congrue des forces productives reste attachée à la production de moyens de production (production de machines, d’outils, d’appareils, de systèmes de transports, de robots, de matière première et de produits de première transformation, d’énergie) et de biens de consommation courants.

Dans la plupart des pays impérialistes plus des trois quarts des travailleurs œuvrent dans le secteur des services tertiaires et quaternaires (restauration, hôtellerie, commerce de détail, arts et spectacles, éducation, soins de santé, banque et finance, services-conseil, services gouvernementaux, etc.). Tous ces travailleurs se partagent une part ou une autre de la plus-value produite par les ouvriers des secteurs primaires (mines, agriculture, forêts et pêcheries) et secondaires (construction, transport, industrie lourde et légère) (8).

Tout ceci démontre la très haute productivité des travailleurs et l’intensité infernale du travail dans les secteurs primaires et secondaires dans les pays impérialistes alors que les taux d’exploitation de la classe ouvrière et d’extraction de la plus-value de la force de travail ont atteint des sommets inégalés dans toute l’histoire de l’humanité. Les chantres des parcours de productivité pour accroître la compétitivité n’ont plus qu’à se rhabiller la classe ouvrière a déjà trop donné pour sauver leur système dépenaillé.

Par ailleurs, au même instant, l’armée de réserve des inactifs – désœuvrée et paupérisée – des travailleurs (chômeurs à temps plein ou partiel ; désœuvrés à plein temps ou temporairement ; assistés sociaux et pauvres retirés de la recherche active d’un emploi, etc.) n’a jamais été aussi imposante en nombre et en proportion que pendant cette crise économique systémique de surproduction.

En corollaire les activités primaires agricole, sylvicole et piscicole et de pêche hauturière sont, dans ces pays impérialistes avancés, devenues des activités très fortement mécanisées, avec usage massif d’une panoplie de produits chimiques industriels polluants (engrais, fongicides, insecticides, herbicides, OGM, etc.) atteignant des taux de rendement par unité de surface, des taux de productivité et d’exploitation de la terre-mère et de la force de travail salarié jamais égalés dans l’histoire de l’humanité (moins de 5% de la main d’œuvre active produit les matières premières forestières, minières, hauturières et agraires nécessaires à l’ensemble de l’économie).

Dans ces pays impérialistes avancés il ne reste plus aucune trace de la classe paysanne et des rapports sociaux féodaux. Dans quelques pays impérialistes ascendants – en cours de monopolisation-développement – les reliquats des rapports sociaux féodaux sont rapidement broyés en même temps que la classe paysanne est paupérisée – prolétarisée et chassée des campagnes vers les taudis urbains où elle s’agglutine dans l’attente d’un emploi aléatoire et misérable.

FIN - LA SEMAINE PROCHAINE : LA GUERRE DE L'IMPÉRIALISME


Moyenne des avis sur cet article :  3.93/5   (15 votes)




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12 réactions à cet article    


  • Dwaabala Dwaabala 20 février 2013 13:05

    Il ne faut pas introduire de confusion en plaçant la Chine au rang des Nations impérialistes.

    Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est l’existence d’un et un seul impérialisme, dont l’impérialisme US est le chef de file qui se subordonne les autres, tels que celui de la France.
    En entendant par impérialisme ce complexe avant tout économique (le capitalisme
    dont la sublimation est la finance), politique (y compris l’idéologie dont il se soutient et abrutit les masses, qu’elle soit religieuse, nationaliste, belliqueuse, démocratique, pacifiste, légaliste, ou platement chrématistique) et militaire.
    Ce qui devrait être non moins sûr pour un progressiste c’est qu’il n’existe également qu’une humanité, aussi variée dans ses aspects que peuvent l’être les paysages de la France si chers aux nationalistes, et même infiniment plus.
    L’unité de cette humanité tient au fait qu’elle subit l’oppression du capital : c’est dire qu’elle n’englobe pas aveuglément tout ce qui se présente sous l’aspect humain au sens morphologique ; dans sa nudité, sa nutrition, sa reproduction et sa mort, non plus que dans son costume-cravate, robe de grand couturier et survêtement de jogging, ni dans son compte en banque.
    C’est cette humanité opprimée qui est la racine de ce grand mouvement émancipateur des peuples, qui a pu être désigné par le terme de spectre (quand il hantait l’Europe) et dont il n’est pas permis de douter, malgré la difficulté de son observation. Sauf à s’en remettre au mysticisme quant à sa propre conception philosophique du monde.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 20 février 2013 14:52

      ±Dwaabala vos allégations  sont totalement fausses - entièrement fausses. Je donnerai dans le prochain article la liste des alliances impérialistes - dont celle que la Chine dirige - l’Alliance de Shanghai et celle que la Russie tente de dresser L’Alliance euraisatique en opposition à l’Aliance Atlantique dirigée par les États-Unis (OTAN et ALENA et Union européenne)

      Vous ne l’avez pas noté mais l’aliance Atlantique se fissure et petit à petit l’Union européenne cherche à se sortir de l’inféodation à l’impérialisme américian en décrépitudeet sur son déclin - revanchard - agressif OUI mais sur son déclin néammoins - en faillite financière.

       

      Ne semez pas de confusion monsieur - et il n’y a pas de grand mouvement émancipateur des peuples du ties-monde malheureusement - partout les capitalistes compradores en pays néo-colonisés dirigent les affaires au nom des grands monopoles internationaux.

      Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que tristement la classe ouvrière faillit à sa tâche de renverser par la violence révolutionnaire ce système économique putride. C’est la sa mission et tant qu’elle ne l’aura pas reprise en main comme en 1917 - 1953 cette humanité souffrante dont vous parlez persistera.

      Le prolétariat chinois a la-dedans un rôle crucial tout comme le prolétariat étatsunien.

       

       

       

       


      • Ruut Ruut 20 février 2013 16:39

        A quand le retour de louis XIV.


        • Michel Maugis Michel Maugis 20 février 2013 17:55

          @Robert Bibeau


          Votre article est très bon.


          Mais je défends la position présentée par Dwaabala.


          Le fait que la Russie et la Chine s’ incrustent dans des alliances capitalistes, ne font pas d’ eux des pays impérialistes, comme le sont les pays du FUKUS. ( France, United Kingdom, Usrael), avec leurs bases militaires et leurs massacres.


          Vous devriez vous poser la question si les participations de ces pays sont positives ou négatives en comparaison à l’ autre alternative, celle de ne pas y participer.


          Dire que la classe ouvrière« a failli à sa tâche de renverser par la violence révolutionnaire ce système économique »,  revient à rejeter sur elle seule cette responsabilité et ne pas tenir compte de la lutte acharnée de la partie adverse qui a réussi à imposer l’handicap anti-communiste dans l’ esprit du prolétariat.


          L’ important est de préserver la Paix. La sauvegarde de la paix, est bien plus important que d’ assumer ouvertement une position idéologique adverse. Ces deux pays prennent leur responsabilité mondiale en soutenant activement les révolutions sociales anti-impérialistes en Amérique latine. Si ces révolutions peuvent se faire dans la paix sociale, et non dans la violence révolutionnaire, contre les actions fascistes de l’ oligarchie, c’ est, de mon point de vue, grâce au GAMBIT de GORBI. Et c’ est une immense victoire du « communisme », quoi que l’ on dise. Ils coupent l’ herbe sous les pieds de la bête immonde.


          Ces deux pays fantastiques que sont la Russie et la Chine ont parfaitement compris la raison de la victoire du camp adverse, . Comme ils sont toujours une direction marxiste, ils en tirent les enseignements pour lutter dans le camp capitaliste en usant, mais de façon authentique, les valeurs de ce camp qui sont en fait de la pure hypocrisie dans ce camp. Les exploits « humanitaires » du camp du FUKUS sont à la vue du prolétariat occidental, qui pourra peut être dans un avenir pas trop éloigné je l’ espère, mesurer l’ erreur d’avoir sombrer dans l’ anticommunisme.


          J’ apprécie votre mise en valeur de la période 1917-1953. Il manque très peu pour arriver à la date fatidique du commencement de la contre révolution, le 5 mars. Cela fera 70 ans.


          Préparez nous un article, comme ceux que vous savez faire.


          • Deneb Deneb 20 février 2013 18:06

            Tiens y a maugis. On va voir les scores sur cet article idéologique, l’n-ième sur le même thème rasoir que personne ne lit ; ça va être intéressant. Je surveille.


            • Deneb Deneb 21 février 2013 05:10

              - 4, c’est tout ? Maugis, t’es pas en forme ou tu n’oses pas ?


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 21 février 2013 02:38

              Maugis

               

              Vos rêves ne correspondent pas à la réalité. EXACT la classe ouvrière a été trahie notamment par des idées semblables que l’on peut faire la révolution et renderser l’ancien système sans le renverser et le détruire complètement.

               

              Prenez déjà les 6 critères que je résente ici (sur 8 au total) et vérifiez s’ils s’appliquent à la Chine et à la Russie.

               

              La semaine prochaine L’IMPÉRIALISME C’EST LA GUERRE

               


              • Michel Maugis Michel Maugis 21 février 2013 03:49

                @ Robert Bibeau


                vous avez oublié les caractéristiques propres à l’ impérialisme occidental, qui font que la Chine et la Russie ne sont pas des pays impérialistes, pour ne pas avoir ces caractéristiques.


                Quant à dire que la classe ouvrière a été trahie, c’ est du verbiage pseudo révolutionnaire.


                Les choses ne se passent pas comme cela.


                Ne seriez vous pas un peu trotskiste sur les bord ?


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 21 février 2013 15:36

                M. Maugis.

                 

                Trotskyste vous-même - Il n’y a pas et il n’y a jamais eu d’économie-politique impérialiste orientale et une autre occidentale Cette thèse est totalement trotskyste.

                La Chine et la Russie ont-elles ou non les 6 caractéristiques que j’ai énumérées ? Il ne suffit pas de répondre OUI - NON. il suffit d’examiner les faits -la situation - les statistiques - les données concrètes dans le monde concret et l’évidence vous terrassera. Prenez la peine de faire une recherche. Lisexz les bouquins de VINCENT GOUYSSE.

                Pour ce qui est de savoir si je suis ou non trotskyste la encore ce n’est pas une question subjective - Il suffit de bien connaître la théorie trotskyste sur la Révolution permannete par exemple et autre sujet - sur l’économie politique aussi puis de comparer les concepts trotskystes aux concepts que je présente dans mes divers papiers - je publie depuis 10 ans environ - et si les deux concordes -je suis trotskyste s’il ne concorde pas mais s’opposent diamétralement alors je suis anti-trotskyste.... 

                 

                Évidemment tout cela demande un effort et du travail de lecture comparative etc.

                Je vous laisse je vais iocher sur la 2e partie de l’analyse de LEDÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN ET J’EN AI POUR DES JOURS DE TRAVAIL ACHARNÉS ( ;-00

                 

                 

                 


                • aliante 25 février 2013 22:25
                  • Article intéressant je trouve mais j’aimerais comprendre pourquoi les européens sont en passe de réaliser la grand marché transatlantique si ils sont sensés s’éloigner des intérêts des Usa empire en declin ? A mois que Merkel prepare une retournement de dernière minute

                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 26 février 2013 01:40

                     

                    Oui, il est probable que les ententes de libre échange entre l’ALENA (comprenant le Canada) et l’UE se signent. 

                    L’impérialisme Allemand est inextricablement attaché aux entreprises USA tout comme les capitalistes monopolistes français - sont inextricablement liées aux Capitalistes financiers USA et les oligarques français aux oligarques allemands.

                    La complexité des réseaux qui lient ces gens (ceux qui décident pas les marionnettes comme Sarkozy et Hollande) fait en sorte que d’une main UE et USA avancent leur pion les uns vers les autres et de l’autre main cgacun tente de voir quel coup il jouera dans une, deux ou trois manches plus tard.

                    Un exemple concret. L’Allemagne vient de demander l’airde rien AUX USA de lui restituer 300 milliards de réserves en OR que les USA lui doivent. A) Les USA n’ont pas dit NON. B) Les Allemands ne doivent as les hérités ou alors la FED les laissera attendre. C) Pourquoi l’Allemagne demande-t-elle cette restitution aujourd’hui pourquoi pas il y a 20 ans ou dans 20 ans ? D) Parce que l’économie US se dirige vers la faillite et la GRANDE DÉVALUATION DU DOLLAR. e) L’Allemagne espère avoir récupérer son OR avant la GRANDE DÉVALUATION DU DOLLAR...SINON ELLE PERD TOUT. E) MAIS la seule facon de retarder le krasch américain est de faire tout cela le plus discrètement du monde sinon PANIQUE tout le monde suivra l’exemple allemand et demandera son or et ce sera le KRACH. immédiat et l’Allemagne perdra tout. Donc Compter sur Merkel pour sourire plus que de coutume chaque fois qu’elle mentionne les USA

                    F) Les chinois savent tout cela - mais ils savent aussi qu’il est inutile de demander le remboursement de leur 3 000 millirads de bons du trésor américains qu’ils détiennent

                    g) Les USA seraient aussitot déclaré en faillite et la Chine perdrait tout.

                    h) Les chinois ont pris une tactique différente -Ils transforment leur dollars en IMMOBILISATION.. Ils achètent des villes entières ou presque. Même en crise un immeuble c’est un immeuble. Une usine ca peut toujours servir. Des quartiers de logements les USA en auront toujours besoin même en crise et en récession.

                    I) Les chinois aiment les américians puisqu’ils achètent leurs villes en faillites ??? NON, les chinois tentent de tirer leur épingle du jeu en perdant le moins possibles IDEM pour les Allemands et les français.

                    J) Tout le monde se sourit et signe des ententes commerciales en prévision du grand RÉALIGNEMENT

                    k) QUE FAISAIT CHARBERLAIN ET DALADIER À MUNICH AVEC HITLER ? OU ÉTAIT LE JAPON PENDANT CE TEMPS ET L’ITALIE ET LES USA QUE FAISIENT-ILS PENDANT CE TEMPS ???

                    l) LE MONDE EST COMPLEXE ET IL S’EN PASSE PLUS DERRIÈRE LES RIDEAUX QU’EN AVANT.

                     


                    • aliante 26 février 2013 18:06
                      • Merci pour votre eclaircissement la fameuse politique de la Balance allemande ,c’est un fait les chinois rachètent tout entreprises ,Hôtel de Luxe ,j’imagine qu’ils se débarrassent de leurs dollars comme le font les Russes d’ailleurs ,

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