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Accueil du site > Actualités > International > Le dessous des cartes dans l’affrontement Russo-Américain

Le dessous des cartes dans l’affrontement Russo-Américain

Pour ceux qui cherchent une explication aux tensions et aux guerres qui déchirent le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord depuis plus de dix ans - du Pakistan tribal au Maroc royal - voyez la photo coiffant cet article. Ces deux chefs d'État représentent la garde montante de l'impérialisme international, opposée à la garde déclinante de l'impérialisme mondialisé.

 

(Le récit qui va suivre, tiré du webmagazine Arrêt sur Info, se déroule dans les médinas feutrées pour grands banquiers. Ici, aucune effusion de sang, que des échanges d'argent, d'actifs réels ou virtuels, mais c'est ici que s'écrit le calvaire des travailleurs-chômeurs-actifs-ou-désœuvrés du monde entier. Nous avons émaillé ce récit de nos commentaires caustiques et décapants. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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« En décembre de l’année dernière, nous avons publié un article fascinant de Dmitry Kalinichenko, « Le piège du Grand Maitre Poutine » (1), qui a attiré beaucoup plus d’attention des lecteurs que nous nous y attendions. Il continue à être cité par de nombreux experts politiques et économiques internationaux. L’article parlait de la stratégie latente de la Russie qui consistait à se débarrasser des obligations américaines et d’utiliser ses pétrodollars pour acheter de l’or monétaire. Il a semblé pendant un certain temps que la dégringolade du rouble l’année dernière, couplée avec les restrictions budgétaires du Kremlin, avait rendu Moscou incapable de poursuivre de façon permanente son plan de diversification du système financier international. Néanmoins, en jetant un coup d’œil à 2015, il s’avère que la stratégie de Poutine fonctionne plutôt bien.

En raison de la main invisible du marché, le rapport du prix de l’or – prix du pétrole (2) a plus que doublé dans les deux dernières années. Alors qu’en mai 2014, il en coutait 12 barils de pétrole pour acheter une once d’or, ce ratio est passé à 26 barils/once en janvier 2015 (où il demeure actuellement). En abaissant le prix du pétrole par rapport à l’or, il semble que Wall Street et la City de Londres tentent de contrecarrer la tactique russe de l’achat d’or en échange du pétrole et de gaz naturel (les prix du gaz sont liés au pétrole par l’intermédiaire de BTU).

(On comprend pourquoi l'Arabie Saoudite, l'OPEP, l'Iran, le nouvel allié de Washington poursuivent leur production malgré l'affaissement des prix du pétrole et l'apparente contradiction avec les intérêts des producteurs étatsuniens de pétrole de schiste. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com). 

 

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Cependant, ces actions sont insuffisantes pour atteindre l’objectif visé. La baisse des prix du pétrole et une dépréciation de la monnaie nationale n’ont pas abouti à un ralentissement des achats d’or de la Banque de Russie sur le marché intérieur en roubles. Malgré les menaces et les sanctions, la Russie a continué à augmenter ses réserves d’or (3). La Banque de Russie a acheté un record de 171 tonnes d’or en 2014 et un autre de 120 tonnes dans les dix premiers mois de 2015. Par conséquent, au 1er novembre 2015, la Banque de Russie avait accumulé un total de 1200 tonnes d’or (4) dans ses réserves, qui sont officiellement au cinquième rang dans le monde, mais en réalité, la Russie est en fait à la 4e place, parce que l’Allemagne n’est autorisée à stocker qu’un tiers de ses réserves chez elle. En toute justice, il convient de noter que la Chine n’a pas fourni de données mises à jour sur ses réserves d’or depuis 2009, quand elle avait officiellement 1.054 tonnes. Selon certaines estimations, les réserves chinoises ont triplé depuis (et sont donc estimées à 3 100 tonnes. NDLR).

L’année 2014 a encore apporté à Wall Street une autre surprise désagréable. La Russie a émergé en tant que deuxième plus grand producteur d’or du monde (5), dépassé seulement par la Chine. Le leadeurship mondial de la Chine et de la Russie dans les mines d’or leur permet de créer leurs propres systèmes monétaires et commerciaux, construits sur ​​une base solide de l’or, qui seront utilisés par les pays du BRICS comme unité universelle de compte et comme mesure fixe de cout. 

(Nous sommes très loin des champs de bataille de l'État islamique et de DAESH - ces pauvres marionnettes des jeux politiques guerriers qui se passent mille mètres au-dessus de leur tête de sacrifiés aux ceintures d’explosifs - et des attentats de Paris et de Bamako. Pourtant, nous sommes au cœur réel du conflit qui oppose les deux camps impérialistes rivaux qui inexorablement nous entrainent vers une guerre mondiale. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Face à la perspective d’avoir à bientôt faire face à une puissante alliance de l’or russo-chinoise qui remettrait en question l’avenir du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, les États-Unis ont commencé à employer toutes leurs mesures punitives traditionnelles contre un pays qui a osé défier la puissance financière de l’Amérique dans le monde. Oubliez tout le baratin à propos des « valeurs démocratiques » – ces mesures n’ont d’autre but que de forcer la Russie à vendre son or.

Le peuple russe a entendu l’ultimatum de Washington et a parfaitement compris : les États-Unis ont imposé des sanctions afin de renverser le gouvernement légitime démocratiquement élu à Moscou. Mais sans surprise, les sanctions imposées par les États-Unis contre la population russe – à grands frais pour l’UE – ont eu l’effet inverse. Les Russes se sont ralliés autour du leader de leur nation, et la Chine et la Russie sont maintenant plus proches que jamais. La politique étrangère de la dictature de l’arrogance absolue, menée de manière si grossière par Washington, a eu les conséquences attendues. À force de remplacer la force de la loi par le droit de la force de manière universelle, les USA ont dilapidé tout le capital politique et la crédibilité qu’ils avaient précédemment gagnée auprès des publics russe et chinois.

C’est le soutien de la Chine de la position de la Russie qui neutralise toutes les tentatives de Washington de briser Moscou. Même si la Russie était obligée de vendre de l’or, il le vendra … à la Chine, ce qui signifie qu’il restera au sein de l‘« alliance de l’or ». Il est à noter que la visite en septembre du président Xi Jinping aux États-Unis n’a pas donné lieu à des accords substantiels (6). La Chine est bien consciente que si Washington arrive à rompre l’alliance entre la Russie et la Chine, la première action d’un l’hypothétique gouvernement proaméricain en Russie serait de mettre un garrot de l’énergie sur le cou de la Chine. Wall Street a besoin de coloniser la Russie au préalable pour ensuite coloniser la Chine. Cela, les dirigeants chinois l’ont bien compris. Incidemment, le même sort attend l’Europe, qui est encore un autre concurrent géopolitique des États-Unis. Cependant, contrairement à Pékin, les dirigeants européens ne l’ont pas encore compris.

(L'auteur de l'article livre ci-haut le grand mystère de la politique mondiale en cette Ère d'impérialisme systémique globalisé. C'est à travers les guerres financières - monétaires - boursières que les guerres militaires prennent naissance, en contrefeux, pour résoudre le dilemme de savoir quel conglomérat financier international prendra l'ascendant sur tous les autres. L'affiliation nationale de tels conglomérats n'étant que secondaire – un artéfact de l'ère capitaliste primitive aujourd'hui révolue. En effet, même le conglomérat des institutions financières, bancaires, boursières appelé russo-chinois possède des accointances avec le conglomérat financier international appelé américano-européen. L'enjeu de ces guerres aux multiples facettes est de déterminer quel conglomérat international aura préséance sur l'autre et lequel imposera sa loi aux autres. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Il est important de garder à l’esprit que les attaques du dollar contre l’or se terminent toujours de la même manière – dans un KO douloureux pour le dollar. Il n’y a pas d’exceptions à cette règle dans l’histoire monétaire. Il n’y en aura pas cette fois non plus. D’où la règle du marché bien connue : « Quel que soit le maximum atteint par le prix de l’or, ce ne sera pas le dernier ». Il serait naïf de croire que cette règle d’or est inconnue de ces Grands Maitres de la patience, Vladimir Poutine, et Xi Jinping. En augmentant systématiquement leurs réserves d’or, la Russie et la Chine continuent à dépouiller inexorablement le dollar américain de son statut de monnaie de réserve mondiale.

(Voilà l'ultime affront - l'ultime défaite - du camp impérialiste occidental que ce camp tente de compenser en agressant militairement la Russie depuis des années - Tchétchénie, Géorgie, Serbie-Yougoslavie, Libye, Syrie, Ukraine, jusqu'au jour où - comme en Turquie récemment - l'acte ultime dépassera les bornes et enclenchera le grand cataclysme mondial. Il faut comprendre que l'attaque turque contre l'avion russe a été planifiée et commandée de Washington afin d'empêcher tout rapprochement entre certaines puissances de l'OTAN (Berlin notamment) et l'empire russe. Robert Bibeau. Les7duquébec.com).

 

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La solution militaire standard de l’Amérique ne fonctionnera pas dans cette situation. La Russie n’est pas l’Irak, la Libye, ou la Yougoslavie. Si les États-Unis lançaient une agression directe contre un pays comme la Russie, ce serait leur dernier geste à jamais. Par conséquent, la Maison-Blanche tente d’utiliser des militants radicaux des pays musulmans et européens comme chair à canon. Il fut un temps où cette approche fut plus efficace. Dans le milieu du XXe siècle, Wall Street et la City de Londres avaient réussi à pousser l’Europe dans une guerre contre l’Union soviétique en utilisant leur protégé Hitler, qu’ils avaient littéralement porté au pouvoir en Allemagne (7). Aujourd’hui, l’Ukraine et la Syrie sont les théâtres de la guerre chaude de l’Amérique contre la Russie et l’Union européenne est le théâtre de la guerre économique de l’Amérique contre la Russie (il est intéressant de noter que tandis que les entrepreneurs européens souffrent sous les sanctions imposées à la Russie, leurs concurrents américains sont occupés à signer de nouveaux contrats lucratifs avec Moscou) (8).

(Ce que souligne l'auteur de l'article est véridique. Il oublie cependant d’indiquer que les capitalistes européens sont parfaitement au fait de ces manigances de leur allié et concurrent américain, et ils savent qu’ils sont les dindons de cette farce macabre comme ils furent les dindons de la farce des centrifugeuses iraniennes. Ils en développent du ressentiment et se prépare à faire faux bond à l'alliance Atlantique comme il est de leur intérêt de le faire. Nous irions jusqu'à penser que les attentats terroristes en Occident, à Londres et à Paris notamment, sont des actes souhaités par Washington de la part de leurs protégés de DAESH, financés par leurs pions saoudien et turc, afin de terroriser la bourgeoisie européenne et la prévenir de tout rapprochement avec la Russie honnie. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Récemment, les pays européens ont commencé à réaliser que Washington était tout simplement en train de les escroquer. Après tout, un produit n’est, d’abord et avant tout, que de l’énergie qui se manifeste sous la forme d’une marchandise (quant à nous, nous dirions qu'un produit n'est que de la force de travail – du temps de travail – cristallisée sous forme de valeur marchande composée du salaire nécessaire et du surtravail-plus-value à valoriser. NDLR). À cause des ambitions géopolitiques de l’Amérique, l’Europe est en train de réduire, d’elle-même, son propre niveau de compétitivité. Si nous mettons de côté les slogans et les déclarations nobles sur « les valeurs » et considérons juste la question économique, tout devient clair : si l’Union européenne était coupée de son approvisionnement en énergie russe pas cher, en plus d’être coupée du vaste marché russe pour ses produits, l’Europe ne serait pas capable de survivre dans sa forme actuelle.

(La gauche bourgeoise nationaliste européenne se réjouirait de cette alternative, elle qui réclame que la grande bourgeoisie de gouvernance (étatique) ait le courage de défendre les intérêts de la bourgeoisie impérialiste nationale contre les assauts de l'impérialisme étatsunien qui agresse autant ses concurrents que ses alliés. En cela, la gauche européenne défend ses intérêts de classe petite-bourgeoise cléricale en voie de paupérisation. Ce segment de classe est particulièrement important (en nombre) sous le mode de production capitaliste en phase impérialiste, raison pour laquelle nous la voyons agioter partout. La classe prolétarienne pour sa part n'a aucun intérêt à se joindre ni à la grande bourgeoisie nationale capitularde ni à la petite-bourgeoise chauvine revancharde – courroie de transmission des premiers vers ces derniers – c'est-à-dire les ouvriers surexploités ou décimés selon qu'ils conservent le privilège d'un emploi ou pas. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Wall Street et la City de Londres, comme avant, ne savent pas ce que Poutine a en tête. Mais tout le monde est bien certain que Poutine mijote quelque chose, et, quel que soit ce qu’il mijote, cela surprendra tout le monde et fera avancer les intérêts de la Russie et de ses alliés. Essayant de donner une signification aux actions de Poutine et son homologue Xi Jinping, Bloomberg a publié un article intéressant, il y a six mois sur l’avenir du marché de l’or :

« Ce devrait probablement être très différent de l’ancien standard or », Kenneth Hoffman, le chef de recherche des mines et des métaux mondiaux basé à Princeton, à Bloomberg Intelligence … Ce ne serait pas un système traditionnel où vous entrez dans une banque et vous en sortez avec une once d’or. Ce devrait être quelque chose de nouveau et différent » (9).

Les prédictions par les principaux médias occidentaux sur l’émergence imminente d’une alliance russo-chinoise pour relancer l’étalon-or sont tellement souvent entendues que cela ressemble maintenant à des signaux ou même des appels à une telle démarche, adressés à Moscou et Pékin.

Retour au 18e siècle, le philosophe et écrivain Voltaire avait déclaré : « l’argent papier revient finalement à sa valeur intrinsèque – zéro », et il avait tout à fait raison. Il y a eu de nombreuses monnaies de papier différentes tout au long de l’histoire de l’humanité. Mais chacune d’entre elles, d’une manière ou d’une autre, est finalement revenue à zéro et a disparu. Ceux qui ont vécu pendant les règnes de ces personnages historiques comme Alexandre le Grand, Napoléon, Hitler et Staline croyaient sincèrement que la monnaie existante à ce moment resterait en circulation pour toujours. Mais pas une de ces monnaies n’existe aujourd’hui. Et tous ces dollars et roubles d’aujourd’hui n’ont en commun avec leurs précédentes incarnations d’il y a 100 ans que le fait que leurs noms restent inchangés.

Le dollar et le rouble modernes sont des devises entièrement différentes, avec pouvoir d’achat différent, et une apparence différente. Certaines devises meurent soudainement, certaines reviennent à zéro par une dépréciation progressive, mais d’une manière ou d’une autre, elles ne valent rien au bout du compte (10). De toute évidence, le dollar US affaibli qui a perdu 98% de son pouvoir d’achat au cours des 40 dernières années (tout comme toute autre pseudomonnaie non garantie) est déjà au bord de son basculement naturel à zéro.

(Il est intéressant de constater pour nous économiste marxiste qu'après moult tergiversations et convulsions, les économistes bourgeois en reviennent finalement aux bons vieux constats de Marx. La valeur d'usage est chevillée à la valeur marchande qui est déterminée par la quantité - le temps - de travail contenu dans une unité produite. Cette valeur marchande n'est pas déterminée par son quantum monétaire, c'est elle qui détermine ce quantum dollar, euro, yen, yuan, rouble ou or. Ce que l'expert ne dit pas c'est que la dévaluation du dollar est elle-même partie de la stratégie américaine pour flouer ses alliés et ses concurrents – tous gorgés de billets verts qui demain vaudront encore moins qu'aujourd'hui. Et que diriez-vous si demain l'Oncle Sam annonçait la répudiation du dollar US et l'émission d'u nouvelle devise étatsunienne arrimée à l'étalon-or ? Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Cet argument est de plus en plus utilisé par les partisans d’un retour à l’étalon-or. Cependant, ils oublient que toutes les monnaies or auparavant en circulation moururent finalement tout aussi surement que les monnaies de papier. Pourquoi cela a-t-il pu arriver, puisque les monnaies or étaient garanties par l’or qu’elles contenaient physiquement ? Parce que toute devise or est, d’abord et avant tout, une devise avec une valeur désignée, et non une monnaie basée sur le poids de l’or contenu dans ces pièces ! Les monnaies or avaient une valeur fiduciaire représentée par la dénomination gravée sur elles, ce qui imposait une obligation légale sur tous les acteurs du marché. Cette obligation exigeait qu’ils utilisent toutes les pièces d’or exclusivement en tant que monnaie, avec une valeur nominale spécifiée et attribuée par la loi. Mais finalement, une incohérence inévitable émergea entre la valeur de marché de l’or contenu dans la pièce, conformément à son poids, et la valeur fiduciaire de la dénomination qui a été gravée sur la pièce d’or elle-même. Cette incohérence a sonné le glas pour toute forme de monnaie or dans l’histoire monétaire de l’humanité. Il n’y a pas d’exceptions à cette règle, qui est bien connue à Wall Street.

Il est crucial pour ces Messieurs que la Russie et la Chine soient poussées à frapper une autre monnaie or condamnée. Dès que la Russie et (ou) la Chine émettront une telle monnaie or, elle sera immédiatement attaquée par Soros et d’autres spéculateurs de poche de Wall Street comme lui. Quelle que soit la valeur nominale, en roubles ou en yuans, qui est gravée sur la monnaie or de la Russie ou de la Chine, après un certain temps, cette valeur va commencer à s’écarter de la valeur de l’or contenu dans la pièce. Il deviendra rentable pour les spéculateurs d’échanger, de manière cyclique, de la monnaie papier contre de la monnaie or, ce qui épuisera les réserves d’or du pays et par conséquent conduira au défaut.

De la manière dont la situation se présente actuellement, il n’y a personne dans le monde qui puisse répondre à cette question apparemment simple : pourquoi, sachant qu’il est impossible de frapper une monnaie nationale or, la Russie et la Chine poursuivent-elles la course à renforcer leurs réserves d’or ? Actuellement, personne au monde ne le sait, sauf Poutine lui-même et son collègue Xi Jinping.

 

(Nul besoin de frapper une monnaie-or pour bénéficier de l'avantage de posséder de grandes quantités d’une valeur étalon sur lequel toute devise nationale ou multinationale devra nécessairement s'arrimer tant que le mode de production capitaliste sera hégémonique. Mieux, les réserves d'or accumulées par le tandem russo-chinois ne doivent surtout pas être transformées en monnaie – valeur de transition ou de "marchandage" commercial –. Les réserves-or demeureront en l'état, en lingots, pouvant servir de réserve pour garantir des monnaies-devises de l'État national (ou du groupe d’États-nationaux) qui possèdera ces tonnes de lingots-or. Sous le système économique capitaliste le conglomérat financier international qui réussit à accaparer la plus grande part de plus-value produite – garantie par une devise forte – adossée à une valeur étalon certifiée – est le conglomérat hégémonique - s'appuyant sur la violence d'un ou d'un groupe d'États dominants. Ce que l'Allemagne n'a pas réussi par deux fois et ce que les États-Unis ne réussissent plus, et ce que le tandem russo-chinois ne réussira pas davantage, car les lois de l'économie capitaliste entravent le développement de ce mode de production qui est rendu à sa limite. La guerre mondiale sera l’ultime sortilège par lequel cette bourgeoisie dépravée tentera de résoudre ces contradictions insolubles. La classe ouvrière mondiale servant de chair à canon dans ces tractations irréconciliables. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com). 

 

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Sources et références

 

  1. Par Orientalreview le 30 novembre 2015 Économie Etats-Unis Russie Syrie UE Ukraine. SOURCE : http://arretsurinfo.ch/le-piege-du-grand-maitre-poutine/ Article original : http://orientalreview.org/2015/11/13/grandmaster-putins-trap-2/ Traduction Avic – Source première : http://reseauinternational.net/le-piege-du-grand-maitre-poutine/
  2. http://www.macrotrends.net/1380/gold-to-oil-ratio-historical-chart
  3. http://www.ft.com/cms/s/0/13b55dd6-a7b6-11e4-be63-00144feab7de
  4. http://www.cbr.ru/hd_base/Default.aspx?Prtid=mrrf_m
  5. http://www.mineweb.com/regions/europe-and-middle-east/update-world-top-10-gold-producers-countries-miners/
  6. http://thediplomat.com/2015/09/think-xi-jinpings-state-visit-to-the-us-went-well-think-again/
  7. porté au pouvoir en Allemagne. http://orientalreview.org/2013/06/21/episode-12-why-did-britain-and-the-united-states-have-no-desire-to-prevent-wwii-i/
  8. nouveaux contrats lucratifs avec Moscou. https://magazin.spiegel.de/digital/index_SP.html#SP/2015/23/135214440
  9.  http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-05-20/chinese-gold-standard-would-need-a-rate-50-times-bullion-s-price
  10. http://georgewashington2.blogspot.ru/2011/08/average-life-expectancy-for-fiat.html

 


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36 réactions à cet article    


  • doctorix doctorix 7 décembre 2015 16:30

    Je suis un fan de Poutine, et j’aime son mode d’action. Surtout, je dois le dire, quand il baise l’oncle Sam.

    Cependant, l’amour doit savoir garder les yeux ouverts : 

    Les nations des BRICS, y compris la Russie de Vladimir Poutine, ont tous constamment appelé à la formation d’un système mondial de monnaie de réserve sous le contrôle direct du FMI et fondé sur la méthode du panier de DTS. 

    (...)

    Poutine continue d’appuyer sur la narrative, « les États-Unis sont les méchants maladroits », tandis que dans le même temps il soutient les institutions mondialistes et l’internationalisation de la gouvernance économique et politique. 

    (...)

    M. Poutine a également proclamé son soutien à la lutte de l’ONU contre le changement climatique.

    http://lesakerfrancophone.net/la-chute-de-lamerique-signale-la-montee-du-nouvel-ordre-mondial/


    Je lui garde ma confiance pour l’instant, mais il pourrait tout aussi bien faire partie du jeu, genre flic gentil contre flic méchant...

    Pas de meilleure méthode pour faire avaler les plus amères potions.


    • doctorix doctorix 7 décembre 2015 16:32

      Tiens, à propos de l’article cité du saker, on y voit la photo de la sorcière Lagarde.

      Et je me demande pourquoi Tapie va au tapis et pas elle. Après tout, c’est bien elle qui a fait le chèque, non ?

    • Pierre-Yves Martin 7 décembre 2015 16:58

      Réaction rapide : cet article me semble réducteur, voire simpliste.

      Voici deux exemples :

      - On ne peut pas réduire la valeur des produits à leur seule contrepartie en travail, alors que c’était en gros possible du temps de Marx ; il faut tenir compte au minimum de leur contenu en ressources naturelles limitées (non renouvelables ou renouvelables à coût unitaire croissant) et de la propriété intellectuelle (qui est une ressource limitée malgré son caractère purement juridique).
      - La Chine vient d’obtenir, moyennant beaucoup d’efforts, l’inclusion du Renminbi dans le panier de devises du FMI. Ce n’est pas contradictoire avec l’accumulation de réserves or, mais cela prouve au mins que le jeu est assez complexe.

      Ceci étant, je crois exact que les menaces sur le rôle du dollar en tant que monnaie de réserve en dernier ressort sous-tendent une grande partie de la politique internationale et, évidemment aussi, qu’on nous ment massivement.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 décembre 2015 04:00
        @Pierre-Yves Martin Comme vous faites un effort pour argumenter intelligemment je vais prendre le temps de répondre. Du temps de Marx aussi il fallait " il faut tenir compte au minimum de leur contenu en ressources naturelles limitées (non renouvelables ou renouvelables à coût unitaire croissant) et de la propriété intellectuelle (qui est une ressource limitée malgré son caractère purement juridique). 

        Le coût unitaire croissant que vous attribuez aux ressources naturelles limitées - n’ont aucune valeur tant qu’il n’ont pas fait l’objet d’un travail d’extraction, d manipulation, de traitement, de conditionnement, de transport etc. etc. tous des taches de travail qui leur donne leur valeur sinon l’air pur de plus en plus rare n’a aucune valeur économiquement parlant.

        Je suis bien au fait au sujet du Yuan renmibi chinois dans le panier DTS Un prochain article n traitera 

        sur Les7duQuébec.com 

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com





      • Pierre-Yves Martin 8 décembre 2015 14:09

        @Robert Bibeau
        Du temps de Marx, on croyait les ressources naturelles (bois, fer, charbon, etc. ) pratiquement illimitées. Les rendements décroissants, notamment en Angleterre où Marx était installé, étaient à peine perceptibles.
        Bien sûr, dans toute production, il y a de la main d’oeuvre, directe et différée. Mais dans le cadre de l’épuisement progressif des ressources naturelles mondiales, ces dernières sont infiniment plus prégnantes qu’il y a un siècle et demie, d’où des aspects de la politique internationale qui ne s’expliquent pas que par la volonté d’exploiter la force de travail.
        Je ne nie évidemment pas que cette volonté existe ni qu’elle soit stratégique dans les politiques que nous subissons.
        Le traité CETA entre le Canada et l’UE, en cours de ratification comporte bien les trois volets :
        - droit pour le grand capital d’exploiter librement toutes les ressources naturelles, de les piller, de les polluer, etc.,
        - renforcement des situations monopolistiques sur la propriété intellectuelle,
        - droit d’exploiter sans contraintes ni limites les force de travail.
        Je parle bien entendu du contenu contraignant du traité, pars de son habillage politico-médiatique.


      • Pere Plexe Pere Plexe 7 décembre 2015 18:10

        Il est certain que le dollar US à la valeur du papier sur lequel il est imprimé.

        L’Oncle Sam à longtemps imposer à tous de croire le contraire.
        Le système tient tant que la puissance militaire et diplomatique US est proportionnel à sa frénésie à imprimer du billet vert.

        Les QE qui se succèdent, la perte d’influence des USA, sa suprématie militaire remise en cause pourrait bien sonner la fin de la partie...

        • Gandalf Gandalf 7 décembre 2015 18:20

          Cet article serait pertinent s’il parlait de la lutte US pour adosser la valeur du dollar au pétrole, et non à la relique barbare dont l’intérêt monétaire s’est arrêté en 1971.


          Une tite démo en video :

          • Gandalf Gandalf 7 décembre 2015 18:22

            Si vous souhaitez sortir de ce bourbier, j’en profite pour faire un peu de promo :http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/historicite-de-l-etalon-des-173086


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 décembre 2015 04:05
            @Gandalf
            Vous faites erreur. L’effort US pour adosser la valeur du dollar au pétrole est partie intégrante de la lutte pour le sortir de la trame OR que les USA ne contrôle plus tout comme et pour les mêmes raisons il ne contrôle plus la fixation du prix du pétrole et donc l’endossement de leur dollar

            Le déclin est le déclin dans tous les domaines à la fois.

            L’exemple OR ave son recul est pertinent. et meilleur car des réserves d’or noir n’ont pas la valeur significative des réserves d’OR- Jaune métallique

            Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

             



          • Hervé Hum Hervé Hum 8 décembre 2015 11:42

            @Robert Bibeau

            Lee problème principal des dirigeants US n’est pas tant l’effondrement du système monétaire en lui même, mais la maîtrise de celui-ci à l’intérieur du pays.

            Pour éviter une guerre civile destructrice où même la ploutocratie pourrait tout perdre, il est absolument vital de pouvoir désigner un ennemi extérieur comme responsable de cet effondrement. Pour l’instant, la sauce ne prend pas bien avec la Russie de Poutine comme bouc émissaire.

            Mais encore et toujours, il est difficile de dire si la rivalité entre dirigeants russes et US est vrai ou simulée tant les deux défendent le même système, mais s’opposent sur la manière de le préserver. Donc, opposition factice dans le style 1984 ou vrai ?

            Mais il est certain que pour un citoyen voulant la démocratie et une société plus juste cela n’a pas d’importance, les deux devant... DEGAGER !


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 décembre 2015 17:21
            @Hervé Hum
            Hervé vous approchez de la vérité.

            1) Il y a deux opposition - deux immenses forces dans chacune de vos affirmations

            A) Vous soulignez que les capitalistes aux USA doivent tenir compte des contradictions internes au pays pour gérer leur économie. VRAI. C’est l’opposition interne entre le prolétariat américain sur la corde raide sur le point d’exploser malgré ce qu’en pense la go-gauche européenne.

            MAIS les ploutocrates USA savent très bien que toutes les économies contemporaines (y compris l’économie de la Mongolie et de la Papouasie) sont inter-reliées - interconnectées et donc les riches des USA ne peuvent régler leur problème économique intérieure sans tenir compte de l’extérieur

            2) Survient la guerre des clans entre les différentes grandes puissances impérialistes où l’Europe a son propre agenda contrairement à ce que pense la go-gauche européenne - la Russie a son agenda et ses intérêts et la Chine aussi à coté des USA et de leurs magouilles pour crosser tous les autres idem pour les autres entre eux. C’est le 2e rapport de force et sachez que dans chaque puissance un prolétariat est aussi opprimé et exploité et sur le qui-vive.

            3) Les USA ne tentent pas de faire de la Russie l’ennemi principal pour le moment mais de faire des musulmans le bouc émissaire.... Ce qui leur reste à trouver c’est comment faire le lien entre les musulmans - abstraction djihadiste comprise - et l’alliance russo-chinoise. Si Bachar abritait les djihadistes alors la ca irait bien pour eux comme du temps des talibans qui abritaient Ben laden disait-il (hors c’est le Pakistan, leur allié qui abritait Ben laden ( smiley 

            Et cela ils ne l’ont pas trouvé jusqu’à maintenant

            Ils cherchent

            Robert Bibeau Directeur. Les7duQuébec.com

          • christophe nicolas christophe nicolas 7 décembre 2015 19:24

            Avec ou sans Poutine, le pétrodollar est condamné, il y a beaucoup de sources d’énergie nouvelles en cours d’études extrêmement plus performantes que le pétrole.


            Vous pouvez retrouver un consensus des USA et de la Russie pour ne pas se presser puisque l’un à le dollar et l’autre le pétrole. En revanche, la Chine serait très demandeuse car le charbon n’est pas la panacée.

            La clef est dans la propriété intellectuelle ou plutôt dans la capacité de l’élite scientifique d’un pays à accepter de se remettre en cause car un brevet ne broquera pas un état. Ce n’est qu’un problème du style « procès de Galilée ». Je ne pense pas qu’il faille surestimer l’or même si c’est important en cas de crise et il y aura forcément crise puisqu’on pourra descendre le le kW.h à 0,05 centimes alors que le charbon est cent fois plus cher et plus polluant.

            Une chose est certaine, on peut techniquement baisser le coût de l’énergie par 1000, le système le plus abouti est la fusion froide d’Andréas Rossi mais il y a bien d’autres solutions, c’est une bonne nouvelle mais c’est perturbant économiquement à tel point que je reçois des tas de coups de téléphones anonymes avec des voix mécaniques, justement au moment où j’écris un qui dit « bonjour, ce service n’est pas offert ». Concluez vous même.

            • doctorix doctorix 7 décembre 2015 19:37

              @christophe nicolas

              « bonjour, ce service n’est pas offert »
              Comprends pas...
              Mais je suis bien d’accord pour penser que l’énergie sera bientôt gratuite.
              Même si quantifier le « bientôt » n’est pas facile.
              On aura perdu une centaine d’années de bonheur..


            • Gandalf Gandalf 7 décembre 2015 20:36

              @christophe nicolas


              Merci Christophe, nous sommes strictement sur la même longueur d’onde.

              Oui, tout les bruits de bottes, tout les tambours de guerre autour du pétrole ne signifient plus rien, à terme.

              L’Espagne, il fut un temps, a décimé de nombreuses civilisations pour l’or. L’Amérique a tenté la même chose pour le pétrole.

              Je ne suis pas dans les secrets des banques centrales, mais l’or n’a plus grand intérêt, rien que du fait que l’or-papier divise sa valeur par l’effet de levier de ce dernier (on parle de 100 dans le cadre de la Comex).
              Il y aurait bel et bien l’établissement d’une bourse d’échanges d’or purement physique à Shangai. Mais l’intérêt reste tout relatif ou anecdotique.

              Ce qui compte pour une banque centrale, c’est essentiellement les réserves en devises étrangères. Pour illustrer, on prendra le cas de l’Algérie qui est bientôt aux abois, les parlementaires en venant aux mains. Espérons qu’ils ne nous reproduisent pas le coup du FIS/GIA, probablement du fait d’une spéculation géostratégique anglo-saxonne afin de casser les reins russes en brisant les prix du pétrole (les entreprises de gaz de schistes US ayant leur guichet à la Fed-source Béchade-).


            • Gandalf Gandalf 7 décembre 2015 20:46

              J’ai également des appels automatiques, mais au diable la paranoïa, enfanter s’est toujours fait dans la douleur, le cas échéant.


            • philippe913 8 décembre 2015 07:34

              @doctorix
              christophe nicolas confond des tentatives d’escroquerie par téléphone avec de l’intimidation par le complexe militaro-industriel... il se croit un poil plus important qu’il n’est.


            • pemile pemile 8 décembre 2015 08:44

              @christophe nicolas « le système le plus abouti est la fusion froide d’Andréas Rossi »

              L’escroquerie la plus aboutie.


            • @christophe nicolas
              .
              Selon des sources personnelles et privées, le crash final du dollar US ...ET de la bourse sera PROVOQUÉ volontairement. Ne retenez pas votre souffle cependant ! Le CRASH final sera provoqué en JUIN 2029
              .
              Entre temps, nous connaitront une formidable période d’inflation mondiale soutenue. 
              Soutenue entre autres par une réduction importante de la surproduction mondiale de pétrole....et par une entente mondiale , au début entre les USA et la Chine, de taxation de carbone.
              .
              Les dettes privées et publiques seront partiellement et relativement effacées ....par cette inflation
              soutenue et durable...jusqu’en JUIN 2029. 
              .
              Les USA, la Russie ET la Chine s’apprêtent a diviser et a démembrer l’Arabie Saoudite en trois secteurs. C’est l’Arabie Saoudite qui sera désignée pour réduire significativement la surproduction mondiale de pétrole. .
              .
              Un remake de 1973.


            • @https://www.youtube.com/watch?v=5VEJRPx0yHM
              .
              A ceux qui auraient préféré un scénario plus pessimiste : je m’excuse de vous présenter ce scénario plutôt optimiste...jusqu’en Juin 2029.
              .
              Je tacherai, au cours des prochains mois, d’être plus pessimiste et plus négatif.   smiley


            • gilles07 8 décembre 2015 09:10

              Article bien documenté, mais gâché par le parti-pris.

              On retrouve dans au moins une partie de cet article une trame vue et revue : les Etats-Unis sont très méchants avec la Russie, mais celle-ci telle Zorro remportera aisément la partie.

              Derrière ceci, un raisonnement simpliste :

              1 - Nous n’aimons pas le capitalisme états-unien (il y a des arguments valables pour ceci).

              2 - Donc nous aimons la régime de Poutine qui est son ennemi. Quitte à nous aveugler sur les défauts de ce régime.

              3 - Et puisque nous aimons Poutine, c’est lui qui va gagner (cf. ’KO douloureux pour le dollar’ ou encore "Poutine mijote quelque chose, et, quel que soit ce qu’il mijote, cela surprendra tout le monde et fera avancer les intérêts de la Russie et de ses alliés« ). C’est ce qu’on appelle prendre ses désirs pour des réalités. Chez les observateurs recherchant un minimum d’objectivité, personne ne se hasarderait à parier sur le nom du vainqueur, s’il doit y en avoir un.

              Cette trame revient si souvent ... on dirait qu’un seul raisonnement stéréotypé est ressorti à chaque crise.

              Quelques remarques sur les détails de l’argumentation  :

              Cette habitude de reprendre sans aucune réserve les thèses du maître du Kremlin : »les États-Unis ont imposé des sanctions afin de renverser le gouvernement légitime démocratiquement élu à Moscou« . Parti-pris.

              Poutine élu démocratiquement ? Réfléchissons : dans cette »démocratie« combien d’alternances démocratiques y a-t-il eu depuis la dissolution de l’URSS, soit en 25 ans ? Par alternance démocratique j’entends des élections amenant au pouvoir une tendance politique opposée au parti en place. La réponse est : ZERO. Eltsine, élu président de Russie en1990, est remplacé par son dauphin et premier ministre Poutine à la présidence en 2000, lequel est au pouvoir depuis cette date, de façon ininterrompue, soit comme président, soit comme premier ministre, grâce à la très démocratique manœuvre d’échange provisoire de postes avec Medvedev. ZERO alternance démocratique en 25 ans. En France dans le même temps, QUATRE alternances. Aveuglement.

              On pourrait ajouter les dérives autoritaires dénoncées par les défenseurs des droits de l’homme, la presse contrôlée, le taux si élevé de mortalité parmi les journalistes ou hommes politiques critiques, etc, mais cela prendrait des pages.

              Terminons par le jugement prononcé par Poutine sur Bachar el Assad : »C’est un dirigeant très décent ... et élu démocratiquement« , et nous connaîtrons le sens de »démocratique« pour Poutine. La famille Assad, au pouvoir sans interruption depuis 44 ans. Démocratiquement bien sûr. Certes l’Occident a des alliés peu fréquentables comme l’Arabie saoudite, mais au moins elle ne les présente pas comme de grands démocrates. Et bien sûr, s’il y a guerre en Syrie, la tyrannie interminable des Assad n’y est pour rien, pas plus que le soutien indéfectible, en armes notamment, que la Russie lui a apporté. C’est la faute aux E.U. bien sûr ! Parti-pris.

              L’argument »À force de remplacer la force de la loi par le droit de la force de manière universelle, les USA ont dilapidé tout le capital politique et la crédibilité qu’ils avaient précédemment gagnée auprès des publics russe et chinois" signifie-t-il que la force du droit prévaut en Russie et en Chine ? Aveuglement. J’en arrive à me demander si la fausse route que représentait le soutien de nombre de Français au stalinisme a servi de leçon.

              En conclusion, dans cet article, que de compétences (en économie, géopolitique, ...), que d’engagement sincère et d’investissement militant, tous gâchés : une vision du monde déformée par le dogmatisme empêche toute remise en cause des injustices dans le monde : en effet ; pour changer la réalité, il faut la voir telle qu’elle est.

              Par exemple dire que tout est rose en Serbie serait très exagéré. Mais il y a des signes qui valent plus que des discours : les Serbes sont tellement convaincus que l’occident est un méchant agresseur qu’ils élisent des gouvernements qui prônent ouvertement ... l’entrée dans l’UE. Ce qui est proprement inimaginable pour un lecteur qui n’aurait pas d’autre source d’information que ce genre d’article.

              Autre exemple, les réfugiés syriens sont tellement effrayés par ces méchants européens qui les bombardent qu’il filent à l’unanimité en ... Russie. C’est bien ça ?

              Et cette critique systématique et absolue de cet unique axe du mal que représenteraient l’occident et ses institutions (EU, UE, OTAN), calquée sur le propagande Russe (il suffit de lire régulièrement le site Sputnik pour s’en convaincre) semble avoir un seul résultat tangible, quoique non désiré : être un des facteurs ayant amené le FN à près de 30% des voix.

              Pas d’accord donc avec vous, mais respectueusement quand même.


              • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 décembre 2015 16:22
                @gilles07

                J’attire votre attention cher GILLES07 qu’il y a deux articles dans cet article.

                1) L’article présenté par ARRETsurINFO qui présente les caractéristiques que vous décrivez.
                2) Entre chaque paragraphe - il y a en bold mes commentaires sur les propos de l’auteur que vous semblez ne pas avoir remarqué.

                En aucun temps je ne crois que l’impérialisme russe soit meilleur ou pire que l’impérialisme américain ou chinois.

                Je voulais simplement faire remarquer que derrière les portes closes et les déclarations officielles se trament toute une guerre économique - monétaire - fiduciaire réelle et qui détermine en dernière instance ce qui se produit et se dit sur le théatre officiel et public.

                Robert Bibeau. Directeur Les7duQuébe.com
                 

              • gilles07 8 décembre 2015 17:47

                @Robert Bibeau

                Nous sommes d’accord : j’ai bien lu les deux articles, mais je n’ai voulu réagir, faute de temps, qu’à celui de ARRETsurINFO .

                Courtoisement.


              • gilles07 11 décembre 2015 09:15

                @gilles07

                J’ai eu le temps de lire votre article, mais je manque de temps pour argumenter.

                En deux mots : je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’agression des EU contre la Russie à propos des pays que vous citez. Dans le cas de l’Ukraine par exemple, la Russie ne peut se sentir agressée que si elle fait sienne la doctrine Monroe pour pouvoir conserver éternellement son voisin dans son aire d’influence, indépendamment de la volonté de la majorité des Ukrainiens. Le défenseur des droits de l’homme que je suis condamne cette doctrine pour les Etats-Unis, ce n’est pas pour l’approuver pour la Russie.

                Quand l’Algérie fraîchement indépendante se rapproche de l’URSS, qui cherche alors comme les EU à étendre son influence, je ne dis pas que la Russie fait la guerre à la France, je dis que l’Algérie a le droit de choisir ses alliés. Et que ce droit n’est pas remis en cause par les changements de régimes dans ce pays. Et qu’en plus nous avons fait de telles erreurs dans ce pays qu’il ne faut pas s’étonner que l’affection qu’on nous y porte reste mitigée. Si les EU sont impopulaires dans nombre de pays latino-américains où on emploie le terme péjoratif de Gringo pour désigner les ctoyens Etats-Uniens, ce n’est pas que les latinos soient méchants, mais seulement qu’ils gardent de mauvais souvenirs des interventions intempestives de leurs voisins du Nord.

                Si de nombreux pays de l’Est européen ont voulu se rapprocher de l’OTAN et/ou de l’UE, c’est leur choix souverain qui s’explique par les mauvais souvenirs de l’époque soviétique, et Poutine le sait mieux que quiconque, qui déclare en substance « Nous avons eu le tort d’imposer par la force à nos voisins un régime [le communisme] dont ils ne voulaient pas ». Le peuple Russe peut comprendre cela. Pour l’Ukraine, la situation est plus compliquée à cause le la présence de nombreux russophones, mais les résultats des élections dans ce pays depuis dix ans a toujours fait apparaître une majorité pro-occidentale assez nette, à part la parenthèse Yanoukovitch qui s’explique par deux facteurs : d’une part ses prédécesseurs s’étaient déconsidérés en passant leur temps à se bagarrer entre eux plutôt que de bien gouverner, et d’autre part il s’était fait élire sur la promesse de signer un traité d’association avec l’UE.

                La nature du régime Ukrainien n’a rien à voir ici. Et si Poutine déclare que c’est aux Syriens de choisir leur président, qu’il déclare aussi que c’est aux Ukrainiens de choisir leur constitution, fédérale ou pas.

                Certes la propagande de Poutine dénonce sans cesse un coup de force de l’Occident, mais ceci n’est à mes yeux pas plus crédible que la propagande Bush sur l’Irak en 2003. Je suis toujours attristé quand je vois la propagande d’un Etat, quel qu’il soit, reprise sans discernement. Bush avait réussi à convaincre 80 % de ses concitoyens que Saddam était derrière les attentats du 11 septembre. On sait ce qu’il en était.

                Sur le plan économique, je ne suis pas de taille à vous donner la réplique. Mais confusément, je suis mal à l’aise devant une analyse quand même - excusez moi - très dogmatique, dans laquelle les individus seraient totalement prisonniers de logiques économiques et géopolitiques, assignés d’autorité à des blocs, prisonniers de rouages où les droits de l’homme sont une utopie devant laisser la préséance aux puissances dominantes.

                Je suis conscient que les droits de l’homme sont encore loin d’avoir triomphé, y compris en Occident. Ce n’est pas une raison pour renoncer. Après tout, beaucoup disaient que l’économie américaine ne pouvait pas supporter l’abolition de l’esclavage, que les blancs ne partageraient jamais le pouvoir en Afrique du Sud, etc.

                Je tiens en tout cas à vous remercier pour votre courtoisie.


              • gilles07 11 décembre 2015 15:54

                @Robert Bibeau

                Vous trouverez une réponse à votre message, mais je l’ai adressée par erreur à ... moi-même !

                Courtoisement.


              • Parrhesia Parrhesia 8 décembre 2015 09:52

                 

                >>> Incidemment, le même sort (La colonisation par Amérique) attend l’Europe, qui est encore un autre concurrent géopolitique des États-Unis. <<<

                Malgré l’excellence de cet article, il est dangereux d’écrire une telle phrase au futur. La colonisation de l’Europe est un fait acquis depuis la fin des années 60 et la mise en place du taux 0 des droits de douane entre les pays du Marché Commun en 1970. L’opposition de de Gaulle à cette politique mondialiste qu’il avait parfaitement appréhendée a d’ailleurs été le motif majeur des événements télécommandés de 1968. L’opinion publique, ou du moins celle qui analyse doit être consciente que l’Europe, et tout particulièrement la France, est d’ores-et-déjà sous tutelle et ne peut concurrencer les U.S.A. en quelque matière que ce soit ! La signature des accords atlantiques n’en sera que l’incroyable officialisation.

                >>> les attaques du dollar contre l’or se terminent toujours de la même manière – dans un KO douloureux pour le dollar. <<<

                L’importance de cette observation n’est pas seulement bienvenue. Elle doit maintenant être mise en exergue et martelée par tous ceux qui détiennent encore la moindre parcelle de liberté d’expression.

                Le criminel abandon de l’étalon-or a permis l’éclosion d’une situation économique globale permettant à l’ économie la plus puissante de devenir d’emblée la dominatrice financière sans partage du monde occidental. C’est-à-dire aux USA de devenir les maîtres du monde occidental tout court, et ceci dès 1973, date à laquelle les dés étaient déjà jetés. Pour ce faire, il leur suffisait désormais de calculer, (et il faut reconnaître qu’ils l’ont fait  avec talent et compétences), la vitesse des rotatives de leurs planches à billets en fonction des besoins de financement de leur politique économique et militaire mondialiste. La nature humaine étant ce qu’elle est, cette nouvelle donnée économique ne pouvait que générer la situation d’économie-politique non viable que nous avons aujourd’hui sous les yeux.

                >>> Ce devrait être (le nouveau standard de l’or) quelque chose de nouveau et différent ».

                Cette remise en cause du statut actuel de l’or par Bloomberg lui-même est l’aveu (plus que la reconnaissance) de l’énormité qui a été commise en 1973. En admettant qu’une telle révision, déchirante pour les mondialistes, puissent se faire sans nouveau drame planétaire, encore faudrait-il s’assurer que cette révision ne soit pas une nouvelle fois abandonnée à la seule initiative criminelle de ceux qui sont à l’origine de cette situatioon !!!

                Il faudra également veiller à ce que, le balancier nous revenant en plein dans le nez, ces éventuels nouveaux standards de l’or ne permettent pas le transfert de l’actuelle et criminelle hégémonie de l’Ouest à une nouvelle et criminelle hégémonie de l’Est… Or, actuellement, nous n’avons plus en place en Europe la moindre autorité susceptible de peser dans cette balance.

                C’est voir très loin, me direz-vous ! Certes ! Mais n’est-ce pas en 1968 qu’il aurait fallu prévoir des gouvernances telles que celle de Sarkozy  et de Hollande ? Et en 1973 qu’il aurait fallu prévoir des situations telles que celles du proche du Moyen-Orient et surtout, les sources actuelles du financement de telles situations

                Quoi qu’il en soit, merci à vous, Robert Bibeau pour l’intérêt présenté par cet article !


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 décembre 2015 16:45
                  @Parrhesia
                  Merci pour vos mercis monsieur.

                  Je dois cependant vous dire que si De Gaulle semblait s’opposer à cette chose qu’était l’UE en devenir - dans la réalité il était un agent d’arrière garde - l’évolution inéluctable de l’Économie capitaliste mondialisée - impérialiste - menait tout droit à cet impératif - et à la monnaie commune afin que le pôle européen de l’axe impérialiste occidental puisse faire concurrence au pôle américain.

                  Derrière les portes closes se trame des guerres monétaires qui montrent bien que l’Euroland se bat réellement contre le dollar et contre le yuan et contre le yen et le rouble pour sa propre survie. 

                  Vous ne devez pas vous laisser aveuglé par les entourloupettes officielles - la guerre Europe - USA a bien lieu loin de nos yeux.

                  ATTENTION, je dénonce les deux superpuissances et toutes les autres puissances impérialistes qui sont toutes les ennemies des prolétaires du monde entier. Et contrairement à la go-gauche petite-bourgeoise je ne crois pas qu’il y ait une bone puissance impérialiste et une autre méchante.

                  Notre travail au magazine LES7DUQUEBEC.COM est de montré qu’ils sont tous pareils en guerre entre eux et unis contre le prolétariat international 

                  Robert Bibeau Directeur. Les7duQuébec.com
                   

                • Hervé Hum Hervé Hum 8 décembre 2015 11:29

                  Bon article !

                  De la manière dont la situation se présente actuellement, il n’y a personne dans le monde qui puisse répondre à cette question apparemment simple : pourquoi, sachant qu’il est impossible de frapper une monnaie nationale or, la Russie et la Chine poursuivent-elles la course à renforcer leurs réserves d’or ? Actuellement, personne au monde ne le sait, sauf Poutine lui-même et son collègue Xi Jinping.

                  La raison est pourtant d’une simplicité élémentaire.... La thésaurisation !

                  En effet, dans le système capitaliste, la monnaie doit absolument pouvoir être capitalisé, donc, thésaurisé, sinon, elle peut détruire tout simplement le système capitaliste.

                  Ici, il ne s’agit pas tant de l’or en tant que monnaie, mais en tant que pouvoir de maintenir l’imaginaire du public autour d’une monnaie d’épargne (de capitalisation) et non d’une monnaie de crédit. L’or s’épargne de fait, pas les billets !

                  Si le dollar avait pu se détacher de l’or, c’est qu’il disposait de la puissance militaire, du fameux pétrodollar, mais aussi et peut être surtout, de l’imaginaire qu’il avait su créer autour du dollar, conservant sa relation dollar = or = richesse. La monnaie fonctionnant sur la force ET la confiance

                  Donc, que ce soit l’impérialisme inter-nationalistes russe et chinois ou l’impérialisme mondialisée occidental, aucun ne peut se départir d’une monnaie d’épargne, socle du système capitaliste, quel que soit sa couleur.

                  Pour les salariés du coté prolétariat, la véritable monnaie est la monnaie de crédit et elle seule, car elle fonctionne sur la base de l’échange entre un travail fourni et sa valeur correspondante.

                  Je vous invite fortement à lire cet article qui l’explique "La monnaie du XXIème siècle... Monnaie de dépôt ou de crédit ?

                  Pour vous donner envie de le lire, j’y écris notamment ceci :

                  En réalité, c’est la monnaie de dépôt qui représente un vol d’intérêts et un abus de droits de créances, qui est la véritable source de l’injustice monétaire, mais que la monnaie de crédit va simplement démultiplier. Car étant une monnaie indestructible, le devoir de dette ne s’arrête jamais tant qu’elle a cours. De plus, étant indestructible, toujours tant qu’elle a cours, elle a les mêmes qualités qu’une propriété foncière, elle est une réserve immobilisé et peut être louée moyennant intérêts ou bien laissé en « jachère ». 

                  On ne pense jamais au fait que cette monnaie est faite exclusivement pour permettre les échanges entre propriétaires souverains et non entre salariés. Quelle est faite pour permettre l’épargne du profit et la faire « travailler » comme un capital productif, de la même manière que si c’était un outil de production de marchandise de l’économie réelle.

                  Pour 99% des salariés, la monnaie qui a cours est la monnaie de crédit, peu importe qu’ils utilisent une monnaie de dépôt ou de crédit, parce que le salarié est toujours en dette vis-à-vis du propriétaire des moyens de productions et doit donc acheter en permanence du crédit en vendant son temps de vie (travail + activité) constamment, car ses besoins primaires sont constamment renouvelé. Pour lui, la distinction entre monnaie de dépôt (indestructible) et de crédit (temporaire) dépend de son pouvoir d’épargne, donc, de son solde entre salaire et dépenses.

                  En effet, tant que l’intérêt de la monnaie de dépôt est égal ou supérieur à l’inflation liée à la quantité de sa consommation totale de marchandises, plus le maintien de la valeur de son capital de droits de créances en épargne, on peut vivre juste avec l’intérêt. Donc, sans avoir de devoirs de dettes à remplir. Ceux qu’on appelle aussi les rentiers, ce fameux 1%,

                  On admet que si tout le monde disposait d’une réserve monétaire produisant un intérêt suffisant, dans l’absolu, personne n’irait travailler pour acheter un crédit en payant une dette en temps de vie dédié qu’ils possèderaient déjà. Tout le monde serait riche d’une monnaie sans valeur. Le système s’arrêterait !

                  [....

                  Ensuite, vous pouvez lire cet article qui le précède... La monnaie du XXIème siècle expliqué aux nuls, mais surtout aux experts !

                  Il y est notamment écrit :

                  La monnaie est donc un contrat d’échange au porteur. Celui qui détient la monnaie, détient un droit sur tous ceux qui sont demandeur d’un tel droit pour leur propre usage, soit en terme de consommation de marchandise, soit en terme d’investissement (nécessitant la réserve de valeur) et devront exécuter un devoir équivalent au droit convoité. C’est donc le détenteur de la monnaie qui décide du devoir à remplir pour acquérir le droit qu’il détient. La concurrence ayant pour rôle déclaré de permettre de fixer le contrat au meilleur rapport offre/demande.

                  ....

                  Dans un système économique capitalistique, il faut donc que la monnaie représente absolument la mesure de la valeur d’échange des marchandises et non du temps de vie. La marchandise s’achète en premier lieu au propriétaire soit foncier, soit des moyens de productions, soit du créateur monétaire, et celui qui ne dispose d’aucunes de ces trois propriétés, devra négocier son propre temps de vie pour l’acquisition de marchandises. Pour les propriétaires des moyens de productions et de son financement, l’acquisition de nouveaux droits monétaires se fait par la plus-value ou profit, tandis qu’elle se fait par la perpétuation de la dédication de son temps de vie pour le prolétaire. Dans le premier cas, la recharge est automatique, dans le second cas elle est manuelle et perpétuelle tel Sysphe.

                  La propriété n’a de sens que si elle permet d’acquérir le temps de vie de celui qui n’en dispose pas, car dans le cas contraire, la propriété ne donne aucun avantage et ne représente aucun intérêt propre.


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 8 décembre 2015 17:06
                    @Hervé Hum
                    Vous vous trompez Hervé.

                    Vous écrivez que la monnaie doit être CAPITALISER ET DONC THÉSAURISER.

                    1) Capitaliser n’est pas synonyme de thésauriser. Capitaliser en théorie marxiste signifie pas accumuler mais VALORISER C’est-à-dire réinvestit profitablement c’est-à-dire pour que cette monnaie devenu capital du fait de sa transformation en moyens de production puisse faire engendrer de la plus-value ouvrière. C’est le contraire de THÉSAURISÉE qui signifie stocké à ne rien faire-parasitaire. Les tondeurs de coupons qui attendent les dividendes des fins de trimestre ne thésaurisent pas malgré ce que l’on en croit. ils ont placé leur fric pour qu’il produisent de la plus-value d’où germe leur profit-dividende.

                    La crise économique se déclare seulement quand ce cycle est interrompu parce que la monnaie ne trouve pas le moyen de se transformer en capital productif de plus-value.

                    Une parade est alors imaginée par le capital pour contourner ce problème - c’est d’émettre de la monnaie de pacotille - de « faux » billets - de l’argent de Monopoly - pour rémunérer le capital investit - EN RÉALITÉ - pour permettre à la machine économique de continuer à tourner en soutenant artificiellement un marché présent au prix d’hypothèqué le marché FUTUR (Ca s’appel le crédit tout à l’égout- tout azimut) qui ne fait que reporter le crash à plus tard en plus grave encore.


                    Pour ce qui est « de la thèse du temps de vie » je pense que ce n’est pas tout à fait cela. C n’est pas du temps de vie que vend l’ouvrier pour du temps de vie - c’est du temps de travail productif - c’est-à-dire producteur de plus-value contre lequel temps de travail productif le patron lui concède un salaire qui lui donnera de quoi s’acheter du temps de vie temporaire supplémentaire - jusqu’à la prochaine paye ou allocation chômage ou aide sociale.

                    Les révoltes en pays pauvres viennent du fait que le capitalisme là-bas ne prend même pas la peine d’offrir une prestation de survie jusqu’au prochain emploi laissant des millions de pauvres aires prêts à se vendre pour le djihade, et autres stupidités biens payés. Vous voulez combattre DAESH ? Créer des jobs honnêtes - payantes dans tous le Moyen-Orient. Stopper l’immigration des asiatiques sur les chantiers de travail du Moyen-Orient les puits de pétrole et construisez des usines de transformation du pétrole en produits de consommation directement dans ces pays spoliés 

                    Tout ceci est impossible sous l’impérialisme décadent je le sais bien mais je voulais attirer votre attention que les solutions aux guerres sont souvent ailleurs que dans la guerre impérialiste.

                    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

                     

                  • Hervé Hum Hervé Hum 8 décembre 2015 23:47

                    @Robert Bibeau

                    Vous commencez par écrire que je me trompe en disant le contraire de ce que j’écris.

                     Aussi, c’est vous qui vous trompez !

                    Je reste dubitatif, vous faites un paragraphe entier sur un détail (sur lequel vous avez raison), mais passez sur l’essentiel, à savoir, que la seule monnaie qui soit vrai et équitable pour le salarié, c’est la monnaie de crédit en lieu et place de la monnaie d’épargne.

                    Pour ce que vous appelez « la thèse du temps de vie », là aussi, votre lecture me paraît très partielle, lecture sans doute en diagonale qui vous fait lire tantôt le contraire, tantôt commenter en décalage comme pour la suite.

                    Le terme exact est « temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui », c’est donc une expression générique, parlant de toute activité rémunératrice, que ce soit le travail ouvrier, de création artistiques, d’activité de services, etc...

                    Or, l’escroquerie sémantique du système capitaliste, consiste à dire que ce n’est pas du temps de vie dédié qui est échangé, mais des marchandises. De cette manière, le temps travaillé est intégré dans le coût de production et personne ne voit plus la part représenté par le travail dans le prix de vente.

                    Autrement dit, je défend ici la théorie marxiste et non le contraire comme vous le croyez ou voulez le faire croire !

                    Alors, si vous avez lu en diagonale un ou des articles que je vous ai mis en lien, oubliez ce que vous avez lu, vous n’y aurez trouvez que ce que vous vouliez et non ce qui y est écrit.


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 décembre 2015 01:28
                    @Hervé Hum
                    J’ai lu attentivement, deux fois, votre texte sur la monnaie crédit et la monnaie épargne et je reste dubitatif. 

                    Il y a quelque chose qui cloche dans votre raisonnement - car si les choses étaient exactement comme vous l’écrivez pourquoi les capitalistes ne règleraient-ils pas leurs problèmes de crises économiques récurrentes en suivant vos sages conseils ? 

                    Mais  j’avoue pour l’instant être incapable de mettre le doigt sur ce qui cloche dans votre présentation qui ressemble davantage à du proudhonisme qu’a du marxisme

                    Mais il est possible que je me trompe. Je vais relire votre texte complexe une 3e fois ( smiley

                    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

                     

                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 décembre 2015 01:58
                    @Hervé Hum
                    SERIEZ-VOUS D’ACCORD QUE JE PUBLIE VOTRE TEXTE SUR LA MONNAIE QUE VOUS M’AVEZ DONNÉ À LIRE QUE JE LE PUBLIE SUR LES7DUQUEBEC A LA SUITE D’UN TEXTE D’UN AUTRE AUTEUR QUI ABONDE DANS VOTRE SENS - CELUI-CI ÉCRIRA ENSUITE SES NOTES CONCLUSIVES À PROPOS DES DEUX ETXTES LE VOTRE ET LE SIEN ET JE VOUS DEMANDRAI D’EN FAIRE DE MÊME PAR LA SUITE POUR PUBLICATIO AUSSI SUR 

                    HTTP ://WWW.LES7DUQUEBEC.COM 

                    Merci de votre réponse 

                    Robert Bibeau


                  • Hervé Hum Hervé Hum 9 décembre 2015 09:32

                    @Robert Bibeau

                    Les articles sont libres, ils ne m’appartiennent pas, d’autant que le but est de partager et de discuter pour trouver la meilleure solution, donc, pas forcément ce que j’écris. Je serai donc ravi de lire une critique et d’y répondre.

                    Il y a quelque chose qui cloche dans votre raisonnement - car si les choses étaient exactement comme vous l’écrivez pourquoi les capitalistes ne règleraient-ils pas leurs problèmes de crises économiques récurrentes en suivant vos sages conseils ?

                    Mais ils ne le peuvent pas, parce que leur système de pensée le leur interdit !

                    Lisez aussi l’article « l’origine des crises systémiques monétaires du capitalisme ». Vous devriez avoir la réponse à votre question et voir qu’il s’agit bien de marxisme, car c’est la même base théorique que le fameux taux de profit, mais appliqué à la monnaie.

                    Cela dit, la logique du système, ce que j’appelle la relation causale directrice (c’est toute une théorie qui se trouver derrière ce terme), est l’exploitation du temps de vie d’autrui à son profit par le biais de la propriété sur l’espace commun (tant la propriété foncière qu’intellectuelle), transformé en capitalisation monétaire, bien meilleur outil pour comptabiliser cette capitalisation du temps de vie d’autrui. Mais le but n’est pas la propriété de l’espace seul, mais ce qu’elle permet d’obtenir, l’exploitation du temps de vie d’autrui. C’est qu’on ne peut accroitre son propre temps de vie comme avec l’espace, pour le temps, on ne peut que prendre celui d’autrui pour augmenter sa propre vie, c’est à dire, accroître son pouvoir d’action tout en réservant son propre temps de vie quasi exclusivement à ses centres d’intérêts et faire assumer par autrui les tâches indésirées.

                    c’est que la propriété n’a de sens, de raison d’être que si elle permet d’exploiter autrui, sinon, elle est vide, car alors, vous devez vous exploiter vous même et on ne parle plus de propriété de la terre (ou intellectuelle), mais de son travail et celui ci, ne peut pas aller au delà de ce que l’on peut accomplir soi même, sauf l’imposer à autrui. Posséder et entretenir un palace sans serviteur est une aliénation, sauf à renoncer à entretenir le palace !

                    Bref, ils sont piégés par l’inertie, la relation causale directrice de leur système. L’exploitation avec sa conséquence directe, consubstantielle.... La cupidité et qui ne peut être contenu sans menacer le fait même d’exploiter autrui, parce que surgit un autre système de pensée des relations humaines.

                    Est ce du proudhonisme ou du marxisme ? Je m’en moque, c’est surtout ce sur quoi Marx a buté, parce que sans doute il n’avait pas connaissance ou conscience de la monnaie de crédit telle que nous la connaissons aujourd’hui dans son usage. Mais sans possibilité d’épargne de la monnaie (du moins pas comme dans le système actuel), le capitalisme s’effondre et on entre dans un autre système, mu par une autre relation causale directrice. tous les outils du système actuel restent opérant, mais leur réglage est totalement différent. Pour l’illustrer par une métaphore, le moteur économique reste le même, mais son réglage de carburation est totalement différent. Il devient propre, écologique !

                    Je me suis arrêté de publier le développement parce que j’étais seul et que je ne veux pas faire ce développement seul. Aussi, j’attendais que quelqu’un m’incite à poursuivre en s’associant à l’idée.

                    Mais c’est un tout et peut être devriez vous lire les autres articles, surtout les articles ci-dessous avec la même attention, car chacun de mes articles exige une lecture attentive, parfois en raison de ma mauvaise syntaxe.

                    droits, devoirs et responsabilité

                    droits, devoirs, responsabilité et nouveau paradigme

                    et la révolution des citoyens responsables.

                    En fait, l’idée du système que je défend se résume en un aphorisme

                    le laisser faire économique commence là où s’arrête les nécessités du contrat social et s’arrête là où commence les contraintes environnementales (autres forme de vie et droits/devoirs intergénérationnels).

                    Le laisser faire économique est la variable d’ajustement entre les nécessités du contrat social et les contraintes environnementales.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 10 décembre 2015 14:38

                    Alors, avez vous trouvez ce qui cloche dans mon raisonnement ?

                    si oui, j’aimerai que vous m’en fassiez part pour éventuellement corriger mon raisonnement !

                    Et avez vous lu les articles mis en liens ?

                    Peut être que là aussi, il y a quelque chose qui cloche....

                    merci à vous

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