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Accueil du site > Actualités > International > Le divorce de la Maison Blanche et de ses espions

Le divorce de la Maison Blanche et de ses espions

Le rapport National Intelligence Estimate, document préparé par les agences de renseignement américaines,est l’expression d’un consensus entre seize services d’espionnage à l’intérieur du gouvernement américain. Ce rapport confidentiel, assemblé fin avril, est le premier depuis la guerre en Irak, et il affirme, contrairement aux allégations de la Maison Blanche, que la guerre en Irak a contribué à rendre le monde plus dangereux. Jour après jour, ce pavé dans la mare mine davantage la stratégie électorale des républicains.

Le rapport National Intelligence Estimate est un document préparé par les agences de renseignement américaines, et présente une estimation globale du terrorisme. En résumé, ce rapport sur les tendances du terrorisme affirme de façon austère que l’invasion américaine et l’occupation de l’Irak ont contribué à faire proliférer une nouvelle génération de radicalisme islamiste, et que la menace terroriste globale a augmenté depuis les attaques du 11 septembre.

Les fuites anonymes sur ce rapport, révélées dans un article du New-York Times le 24 septembre (« Spy Agencies Say Iraq War Worsens Terrorism Threat », par Mark Mazzeti, Foreign Desk), proviennent de plusieurs officiels à Washington, parlant sous couvert d’anonymat, vu le caractère classé du rapport. Son titre exact est : « Tendances dans le terrorisme global : implications pour les Etats-Unis ». Une section d’introduction du rapport, nommée « Indicateurs de l’extension du mouvement jihadisme global », cite la guerre en Irak comme une raison de la diffusion de l’idéologie jihadiste.

La presse et les médias français sont restés étrangement silencieux sur cette affaire ; pourtant, les articles se multiplient jour après jour sur le NY Times et autres journaux d’outre-Atlantique. C’est la raison pour laquelle j’en transcris et commente ici de larges extraits.

Ce rapport est évidemment très gênant pour l’administration Bush, car la Maison Blanche venait juste de publier un rapport à l’occasion des commémorations du 11 septembre qui clame que depuis les attaques du 11 septembre, grâce notamment à la guerre en Irak, l’Amérique et ses alliés sont plus en sécurité. Ce rapport, nommé « 9/11 cinq ans après : succès et défis » affirme : « Nous avons fait beaucoup pour affaiblir Al Qaeda et ses affiliés, et pour amoindrir la légitimité perçue du terrorisme. »

La seule concession que ce document de propagande de la Maison Blanche fasse à l’influence négative de la guerre en Irak est la suivante : "Le combat pour la liberté en cours en Irak a été déformé par la propagande terroriste qui en a fait un cri de ralliement".

Cela fait maintenant deux ans que la tension entre l’administration Bush et les agences de renseignement américaines est palpable, sur le sujet de la violence en Irak et sur les perspectives de démocratie stable dans ce pays. Un certain nombre d’officiels du renseignement ont répété que la Maison Blanche avait, de manière constante, présenté une image de la situation en Irak beaucoup plus optimiste que justifiée par les rapports de renseignement provenant du terrain. On avait remarqué, en effet...

Mark Mazzeti continue son article en précisant que ce rapport confidentiel s’ajoute aux autres estimations effectuées par les alliés des Américains ou par les experts indépendants du terrorisme. Par exemple, le panel d’enquêteurs britanniques sur les attentats terroristes de Londres en juillet 2005 rapportait que le MI5 et le MI6 avaient insisté auprès du comité sur l’échelle croissante de la menace terroriste islamiste. Plus récemment, le Council on Global Terrorism, un groupe de recherche indépendant d’experts respectés en terrorisme, critiquait sévèrement l’action des USA et concluait : « Il est évident qu’une radicalisation du monde islamique est davantage en extension qu’en contraction. »

Nous dirons que les opinions européennes ne sont pas surprises. Nos propres gouvernants se sont opposés à cette guerre, convaincus que cela rendrait le monde plus dangereux qu’il ne l’était déjà. Ce qui est nouveau, c’est de commencer à voir l’effet, dans la durée, que cet interminable chaos irakien a sur l’opinion américaine, et sur l’administration américaine. Le schisme qui se développe entre la Maison Blanche et les agences de renseignement en est un signe remarquable, et peut-être inquiétant.

Difficile de se réjouir de ce divorce qui semble se dessiner entre l’administration Bush et les espions américains. On peut en attendre davantage d’incohérence, car il est peu probable que Bush se désavoue lui-même. Le risque existe aussi que la Maison Blanche s’enferme davantage dans des logiques de cabinet noir, un fonctionnement autiste, et dans des aventures parallèles déconnectées de la gouvernance normale constitutionnelle.

Mais ce qu’y voient surtout les commentateurs américains, c’est la fin de l’avantage politique des républicains sur les démocrates, en cette année de pré-élections. Car toute la stratégie de campagne républicaine repose sur l’idée que la politique guerrière est plus à même de lutter contre le terrorisme que la faiblesse supposée de démocrates de retour aux affaires. Ce rapport des renseignements détruit sans état d’âme cette argumentation.

C’est ce que relève par exemple Adam Nagourney dans son Political Memo - « Dispute on Intelligence Report Disrupts Republicans’ Game Plan », du 28 septembre, toujours dans le NY Times. Je le cite :

« La polémique sur le National Intelligence Estimate a mis en danger le scénario de pré-élection dans lequel la Maison Blanche cherchait à mettre les démocrates sur la défensive sur le sujet de la sécurité nationale. Tel que la Maison Blanche l’a vu, c’était la semaine au cours de laquelle les républicains ont perdu l’avantage et leur meilleur atout électoral... »

En fait, c’est peut-être bien ce 24 septembre, par l’entremise d’un rapport sans complaisance des si décriées agences de renseignement américaines, qu’a basculé la tendance électorale, précipitant la défaite des bushistes. Dommage que les médias français n’aient pas relevé la chose...


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31 réactions à cet article    


  • joseW 12 octobre 2006 13:50

    Excellent article.

    Les médias alignés français (du moins leurs dirigeants et actionnaires) font tout pour tenter de recoller l’attelage européen et français à la Maison Blanche...

    Il n’est donc pas surprenant qu’ils n’aient pas évoqué ces informations qui auraient un effet inverse.

    Sinon, pour les prochaines élections de mi-mandat aux US, il faut éviter de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, car les Républicains partent tout de même avec une longueur d’avance importante, et surtout ils ont pratiquement toutes les manettes, et pourront les actionner à loisir d’ici les élections...

    Pour le moment, ils sont dans l’embarras mais ils ont la maitrise de l’Agenda.

    Enfin, ce n’est malheureusement pas parce qu’ils perdront les élections que nous serons pour autant débarrassés de Bush et de ses sbires...


    • (---.---.192.187) 12 octobre 2006 15:02

      Le divorce à eut lieu peu après le 11 septembre quand Bush et Cie a commençé à vouloir utiliser de fausses bases de renseignements pour justifier une guerre en Irak. Les services secrets (les hommes de terrain, pas la hiérarchie politisée) n’ont sans doute pas apprécié de voir leur rapport contradictoires aller directement à la poubelle...

      Mais le coup de grace est certainement venu de l’affaire Palm... quand on se dut que la Maison blanche peu vous griller pour une simple raison politique (et non pas pour la sécurité de l’Etat, ce qui est autre chose et parfois nécessaire), je pense pas que vous ayez vraiment envie de mouiller votre chemise pour eux.


      • ROMEO 12 octobre 2006 15:16

        Ce message très pertinent, a l’avantage de nous montrer le danger considérable pour la paix mondiale que représente à la tête de la puissance thermo-nucléaire qu’est l’Amérique un dirigeant comme Bush.

        La pratique politique actuelle des « bushistes », en particulier en matière de manipulation de l’opinion, est beaucoup plus proche de l’Allemagne nazie que d’une démocratie. En cas de crise majeure, c’est avec eux l’irrationalité qui est au pouvoir. Et nous ne pouvons que subir...


        • Marsupilami (---.---.47.84) 12 octobre 2006 16:05

          Il faut à tout prix savoir ce qui se passe dans la Maison Blanche...


        • roumi (---.---.74.206) 12 octobre 2006 16:47

          ils vont se faire mal c’est sur !!!

          site aussi pertinent que l’article .

          roumi


          • Zam (---.---.79.247) 12 octobre 2006 17:19

            eh oui ! le deuxième enseignement de cet article est la dégradation et le danger que représentent « les médias alignés français (du moins leurs dirigeants et actionnaires) »

             smiley


            • caramico (---.---.227.230) 12 octobre 2006 17:59

              alllez demander aux 650.000 morts Irakiens si le monde est plus sûr ?


              • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 18:06
                  Difficile de se réjouir de ce divorce qui semble se dessiner entre l’administration Bush et les espions américains.

                Euh... Moi je trouve que c’est facile... Et je me réjouirai s’il y avait un divorce entre l’administration Bush et l’opinion américaine.

                Finalement, les citoyens européens n’ont pas cru aux Armes de Destruction Massive, ils étaient très conscients qu’envahir l’Irak augmenterait les risques de terrorisme. Avec leurs petits moyens, ils avaient raison alors qu’avec de grands moyens l’administration et les médias US se sont fourvoyés.

                « La vieille Europe » a fait preuve de sagesse, mais les américains vont-ils finir par s’en rendre compte ?

                Am.


                • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 18:43

                  A Agoravox (en italique ?) : Il serait bon que l’article soit publié de la même façon qu’il est prévisualisé, svp.

                  Am.


                • (---.---.162.15) 12 octobre 2006 18:46
                    A Agoravox (citation en italique sur fond jaune)

                  Il serait bon que l’article soit publié de la même façon qu’il est prévisualisé, svp.

                  Am.


                • Forest Ent Forest Ent 12 octobre 2006 20:54

                  Si j’étais démocrate US, je ne me précipiterais pas pour être candidat, parce qu’il n’y a pas de sortie.


                  • jipé (---.---.221.74) 12 octobre 2006 20:58

                    les motifs invoqués de guerre (a d m..)et ses buts avérés (démocratie..) peuvent en cacher d’autres : loin de les réduire au seul pétrole comme la vulgat, on pourrait avancer l’hypothèse que l’objectif réel (pas du seul Bush qui sert d’exutoire à nos préjugés, mais de tous les néo faucons, qu’il n’a pas toujours suivis jusqu’au bout) ait été de lancer un pavé dans le marigot du monde arabo musulman pour faire bouger une situation de toute façon intenable : échec de ces pays sur de nombreux plans, régimes pourris, frustration et ses dérives...Le plus facile a été choisi face aux options Iran/Syrie/Arabie Soudite. La relance de la division sunnites chiites en faisant partie.


                    • dombadil (---.---.194.131) 22 octobre 2006 11:40

                      vous aimez bien ce qui est rationel et je comprends que vous cherchiez encore à vous cramponner aux arguments rationels avancés par la maison blanche, mais, dignement, on ne peut qu’observer le foutoir criminel dans lequel la maison blanche a mis la politique internatonale.

                      L’Irak est devenu une nation fédérale et il a sa propre armée dirigée par un gouvernement pluriel où chaque minorité est représentée et ce n’est pas l’oeuvre des américains mais des IRAKIENS qui malgré l’occupation ont su construire un fonctionnement démocratique, tout ce qu’il faut pour qu’il fonctionne c’est que les GIs dégagent de l’Irak, il n’y a plus AUCUN argument rationel à la présence américaine sur le sol irakien. Hormis le pétrole pour gaver les corrompus dans l’âme, mais plus aucune justification ni légale ni de simple bon sens.


                    • Zed (---.---.119.140) 12 octobre 2006 21:06

                      Les rats quittent le navire avant qu’il ne sombre !

                      La fin de l’empire, peut-être ?

                      « Dommage que les médias français n’aient pas relevé la chose... »

                      ...IL y a celui qui espère de toutes ses forces que Bush concerve sa place pour qu’il puisse atteidre la sienne...

                      Excellent article.

                      Zed


                      • ZEN zen 13 octobre 2006 09:54

                        Je crois que E.Todd :« Aprés l’Empire » avait raison


                      • la baraqua (---.---.161.74) 12 octobre 2006 23:47

                        bush et ses amis relevent de la psychiatrie,il sont nés criminels,des drogés qui en veulent au monde en général et aux musulmants en particulier,tout ce q’ils font arangent,crées un déclic sur les nouvelles générations ARABES ET MUSULMANES,ils mettent a nu les régimes despotes désignés et entretenus par les administrations américaines et leur alliés européens,ils les contraignent à se révolter,cette génération dispose d un niveau intellectuel appréciable lui permettant de se preparer pour la releve,et l"agression du LIBAN ET DE L IRAN ET La RIPOSTE DE CES DEUX RESISTANT DEVIENNENT UN MODELE à suivre......... ...


                        • Zéro pour cent de matière grise 13 octobre 2006 16:50

                          L’Amérique est bien gouvernée par des idéologues qui tentent de tordre les réalités pour qu’elles entrent dans leurs schémas préconçus... On en vient presque à souhaiter un coup d’Etat mené par les meilleurs éléments de la CIA !...

                          Quant à la presse française qui n’informe pas... Heureusement, on trouve ça et là de bonnes infos. Et votre article y contribue. Merci.


                          • Yves (---.---.67.14) 13 octobre 2006 17:14

                            Bonjour ,

                            - Oui : 8 septembre 2006 : rapport de la commission du renseignement du Sénat américain certifiant les mensonges utilisés pour déclencher la guerre en IRAK ( liaison de Saddam HUSSEIN avec Al Qaïda ... et A.D.M. nucléaire , chimique et bactériologique ... ) ,

                            - 23 septembre 2006 : publication du rapport de synthèse N.I.E. ...... , confirmant les analyses du rapport établi en janvier 2003 ( avant l’invasion de l’IRAK ) par le National Intelligence Council ... ,

                            - 27 septembre 2006 : publication du rapport du comité de l’O.N.U. sur les activités d’Al Qaïda et des talibans ... , confirmant totalement l’analyse du N.I.E. , en précisant que l’IRAK a fourni de nombreuses recrues et constitue un bon terrain d’entraînement et d’expérimentation ... ,

                            - Le 26 septembre 2006 , le général américain John BATISTE ( qui a commandé la première division d’infanterie en IRAK ... et demandé la démission de Donald RUMSFELD ) confirme lui aussi le contenu du N.I.E. et , avec 2 autres officiers supérieurs , dénoncent ensemble devant une commission sénatoriale les plans irresponsables du Pentagone pour envahir et occuper l’IRAK ... ,

                            - Richard DANNAT - Chef de l’armée britannique - a déclaré hier : « ... nos troupes doivent quitter rapidement l’IRAK ... , créer une démocratie à l’occidentale dans ce pays est irréalisable ... »

                            - Aujourd’hui , une étude réalisée auprès de la population irakienne par la « John Hopkins Bloomberg School of Public Health » ( conjointement avec des anlystes irakiens ) ... , démontre que , de mars 2003 à aujourd’hui ... , la guerre a provoqué la mort de quelques 650.000 irakiens ... en faisant passer le taux de mortalité de 5,5 / 1000 en 2003 ... à 13,3 / 1000 en 2006 ......
                            - Que quelques 4000 personnes trouvent la mort chaque mois ... , confirmant ainsi ce que l’on peut lire sur YAHOO Actualités au quotidien ( quelques 50 cadavres torturés retrouvés chaque jour ... )
                            - Ces analystes estimant que c’est le conflit le plus meurtrier du 21ème siècle ...
                            - En outre , quelques 300.000 irakiens ont quitté leurs maisons depuis la chute de Saddam HUSSEIN ... fuyant la terreur ... ,

                            - Enfin , le Pentagone qui dresse un dernier bilan ... , de 2757 soldats tués , 20.895 bléssés ... , avec une moyenne de 64 soldats flingués chaque mois ...

                            - MAIS , malgré tout ... , George W. BUSH estime que tout cela n’est que boniments ... CAR Dieu lui a parlé et l’a investi d’une mission divine ...
                            - Quant à RUMSFELD ... , il a déclaré ces derniers jours , que la situation en AFGHANISTAN n’était pas aussi mauvaise que ça ... , la preuve ... , Coca Cola vient d’ouvrir une usine à Kaboul ............

                            - Laissons les derniers mots à Rafael CORREA , candidat à l’élection présidentielle en EQUATEUR :
                            - « ... Appeler BUSH un diable , c’est offenser le diable qui , en dépit de sa méchanceté , est intelligent . BUSH , lui , est un président extrèmement lourdaud qui a fait grand tort à son pays et au Monde ... »

                            - et à Mc GOVERN - ex analyste de la C.I.A. - :
                            http://www.Stopusa.be/scripts/texte.php?section=BO&langue=1&id=24583


                            • loga (---.---.82.176) 17 octobre 2006 18:43

                              Afghanistan et sa « libération »a créer déja ce pb .

                              Les américains,comme l ex urss ,ont durants les derniers conflits oubliés que la puissance des armes n est pas tout quand on veut rétablir « le bien à la place du mal » . ils deviennet des ennemis et de ce fait est un motif de rapprochement de la population et pour peu qu il y ait un motif idéologique savament mis en place on arrive au résultat contraire.


                              • edivincison (---.---.243.135) 24 octobre 2006 02:44

                                Il est temps de lancer un pavé dans la mare des laudateurs de cet article - qui me paraissent aussi pathétiques et candides que... complètement à côté de la plaque !

                                S’il y a eu (pour la première fois, sauf erreur) une présidence US de père en fils, c’est que les nouveaux hommes forts dans les coulisses du pouvoir présidentiel ont tenu à ce que ce soit précisément le fils du père qui accède à la présidence - et ils auront ont même pris le risque d’une fraude électorale pour y arriver.

                                Bush Jr devait tout simplement expier les crimes de son père, principal importateur d’ADM en Irak, car les anciens hommes forts entendaient faire de Saddam le futur traître et bourreau des nations sémitiques (à l’instar d’Hitler) afin qu’ils puissent s’approprier définitivement le pétrole et laminer ensuite le raïs dans la foulée d’une gigantesque invasion pour « sauver » ce qui resterait des pays arabes (les « sauveteurs de l’Europe » de 1945 vous saluent !).

                                Ce plan, le plus criminel jamais concocté de volonté humaine, à été révoqué définitivement par les nouveaux patrons vers le tournant du millénaire. (En comparaison, la Shoah aurait effectivement pu faire figure de péripétie de l’histoire, comme disait Le Pen qui devait bien savoir ce qui se tramait). La mission du fils Bush était donc bel et bien de récupérer les saletés importées en Irak par son père et les successeurs de celui-ci, d’où le mensonge pudique du fils (pas d’AMD, mais attention : c’est mes services secrets qui ont menti, s.v.p.) pour lui permettre de préserver l’image de la dynastie Bush et partant du gouvernement US !

                                Tout cela est évidemment source d’un colossal espoir !

                                La clé de l’énigme, c.à-d. le changement de paradigme qui a motivé ce renversement de vapeur (c’est bien le cas de la dire) réside dans le fait présumé que les nouveaux patrons misent tout sur... l’hydrogène. (Cette hypothèse est basée sur une longue série d’indices et de recoupements ressortant d’articles que j’ai recensés dans la presse allemande, française et américaine durant ce dernier quart de siècle). Cette énergie du futur est censée provenir bientôt massivement d’une gigantesque centrale souterraine alimentée par des centaines de kilomètres carrés de panneaux solaires, un projet dont la réalisation aura pris 25 ans et qui est aujourd’hui presque achevé (mais dont je tairai toutefois la localisation pour les raisons qui ressortent de ce qui suit). Tout laisse présumer qu’il ne manque aujourd’hui à ce projet plus que sa source d’énergie, à savoir les panneaux solaires. Mais voilà : ceux-ci lui conféreront non seulement une totale visibilité, mais également, hélas, une vulnérabilité maximale. Or sous Clinton le futé, les Américains ont exploité le talon d’Achille de ce projet en proposant à ses protagonistes (que je tairai également) de le protéger contre toute tentative de sabotage de la part d’une nation pétrolière arabe forcément hostile à une telle menace contre leur régale énergétique. En contrepartie, les Américains auront exigé le droit de cloner le projet.

                                En 2003 Bush a en effet annoncé un investissement de 1,3 milliard dans l’hydrogène. Vous me direz que c’est peu. Pas si sûr : premièrement, il est censé ne pas avoir dévoilé la somme réelle pour ne pas éveiller la suspicion des Arabes, deuxièmement les Américains feront l’économie des frais de développement du projet et n’auront pas à l’enterrer. Du coup, on comprend également pourquoi Bush ne veut toujours pas signer le protocole de Kyoto : à quoi bon de claquer des dizaines de milliards dans l’assainissement des centrales électriques US au fuel et au charbon, sachant qu’à l’horizon 2020 elles marcheront à l’hydrogène ?

                                Mais à présent qu’il a effectivement récupéré ces ADM avec l’aide précieuse des Anglais - ceux-là même qui, dès 1998 (après que les USA avaient obtenu de haute lutte le retrait des inspecteurs de l’ONU) avaient introduit en Irak un nombre inconnu de stations mobiles de production de virus de la variole - Bush a la permission de mentir au sujet de la présence de ces ADM pour que son ex-président de papa puisse garder la face. La vérité aura peut-être une chance après la mort du vieux... mais une chose est certaine : maintenant que Bush Jr a fait ce que les nouveaux patrons lui ont demandé, ils ne vont pas le porter à bout de bras plus longtemps... ce qui nous ramène au contexte de l’article sous revue.

                                Pour mémoire : parallèlement à son ultimatum à Saddam pour que celui-ci réadmette les inspecteurs de l’ONU, Bush Jr avait introduit en Irak 1000 (mille) de ses propres inspecteurs pour au moins retrouver ces saletés biologiques. Et qui plus est, en 2001 il avait commandé (en Angleterre, pardi !) 158 millions de doses de vaccin antivariolique - c’est dire la trouille que lui avait flanqué sa mission expiatoire !


                                • Bertrand Damien Bertrand Damien 24 octobre 2006 10:59

                                  Quel est le rapport avec le sujet principal de l’article, à savoir qu’un rapport officiel représentant la synthèse de l’ensemble des services secrets américains balaye toute la réthorique de la Maison Blanche ? Parce que ce rapport, lui, est réel.

                                  Votre théorie, elle, ne comporte absolument aucun début de preuve de ce que vous avancez. Chaque fois que vos assertions appellent un élément concrêt d’illustration ou de preuve, vous vous masquez derrière un « je tairai », en annonçant que vous allez expliquer pourquoi vous taisez, sauf que vous n’expliquez rien du tout.

                                  Franchement, c’est complètement tarabiscoté., une théorie d’un nouveau genre où vous accolez diverses assertions et soit-disant faits en prétendant qu’elles/ils se prouvent les unes par rapport aux autres, dans une opération de magique évidence que nous devrions tous percevoir. Désolé, mais ça ne fonctionne pas, votre truc.


                                • (---.---.49.42) 26 octobre 2006 00:46

                                  Difficile de trouver la motivation pour répondre à un réactionnaire, tant on anticipe son imperméabilité notoire à toute invitation de faire amende honorable.

                                  Mais j’y vais - j’essaie quand même de répondre au réac :

                                  « Quel rapport avec le sujet de l’article qui parle d’une fuite anonyme balayant toute la rhétorique de la Maison Blanche ? », demande-t-il.

                                  Réponse : c’est que mon balai balaie tout aussi bien, pardi !

                                  « Parce que ce rapport (issu de plusieurs services secrets US), lui, est réel », continue-t-il.

                                  Réponse : le mien est réel aussi, puisqu’il figure sur Agoravox. Conseil : ne pas confondre existence physique d’un rapport et réalité (plus ou moins modifiée, tronquée, brouillée etc.) de son contenu.

                                  « Votre théorie ne comporte aucune preuve de ce que vous avancez », insiste-t-il.

                                  Réponse : La vision des choses présentée dans les troisième et quatrième paragraphes de mon commentaire me fait conclure que tout cela est source d’un colossal espoir. Jusque là il s’agit donc d’une spéculation, et je précise ensuite que l’élément qui la sous-tend est le fait présumé (oui, présumé) que les nouveaux patrons misent tout sur l’hydrogène en rappelant que cette hypothèse centrale est le fruit de longues années de collecte d’indices recensés dans la presse. Je ne revendique donc effectivement aucunement d’apporter la moindre preuve !

                                  « Chaque fois que vos assertions appellent un élément concrêt d’illustration ou de preuve, vous vous masquez derrière un »je tairai« , en annonçant que vous allez expliquer pourquoi vous taisez, sauf que vous n’expliquez rien du tout. », tonitrue-t-il.

                                  Réponse : J’ai refusé de donner - en tout et pour tout - que le nom des protagonistes (et implicitement le lieu, puisqu’il s’agit de noms de pays) du projet d’hydrogène dont je présume l’existence dans un de ces pays. Pour le reste, je tiens à préciser que je n’ai pas annoncé d’explication de mon mutisme, mais seulement que sa raison ressortait de la suite de mon exposé.

                                  Il est pour le moins étonnant que M. Damien, plutôt que de souhaiter connaître le nom des (deux) pays en question, aimerait savoir pourquoi je me tais sur leur identité - à se demander s’il n’est pas un agent payé pour essayer de me tirer les vers du nez... mais la réponse est simple : si je veux bientôt pouvoir rouler en voiture à pile à combustible fonctionnant directement à l’hydrogène, il est probablement préférable que certains pays arabes continuent à ignorer ce qui se passe en coulisses.

                                  Last but not least, je viens de lire sur mon yahoo que la droite républicaine fuit Bush partout dès qu’il arrive quelque part (!), ce qui tendrait à corroborer mon pronostic « que les nouveaux patrons (...) ne vont pas le porter à bout de bras plus longtemps... ». Cela nous ramène effectivement au contexte de votre article (mais vous êtes probablement le seul qui n’y aura pas vu le rapport avec son sujet principal).


                                  • edivincison (---.---.49.42) 26 octobre 2006 00:55

                                    Le commentaire anonyme ci-dessus est bien la réplique d’edivicison à M. Damien.


                                  • Bertrand Damien Bertrand Damien 26 octobre 2006 01:20

                                    Me faire traiter de réactionnaire, ça, c’est trop drôle, c’est la première fois de ma vie que ça m’arrive. J’ai la réputation d’être plutôt un agité progressiste, quoi que très rationnel, et assez mature pour ne pas relever certaines inepties et ne pas sombrer dans l’invective de bas étage. Ca ne le mérite d’ailleurs pas.

                                    Pour le reste, je n’ai pas de commentaire à faire, ça ne servirait à rien. Les lecteurs se feront une opinion d’eux-mêmes, si tant est qu’il y en ait qui trouvent le moindre intérêt à votre prose non argumentée et non supportée par des informations précises et vérifiables.


                                  • edivincison (---.---.88.111) 31 octobre 2006 22:32

                                    Après la condamnation sans appel, par M. Bertrand Damien, de ma vision des choses ci-dessus exposée - par laquelle je cherche à faire comprendre aux commentateurs de sa prose qu’ils sont à coté de la plaque - il est peut être bon de leur montrer que M. Damien lui-même est un grand naïf ; ou comme il le dit, « un agité progressiste » ou si vous préférez : un gesticulateur intellectuel à l’optimisme grave quant à l’importance de sa contribution à la compréhension de ce bas monde.

                                    Grand pourfendeur des religions monothéistes dans son grandiose plaidoyer pour la laïcité livré avec son premier article, M. Damien se trouve pourtant à présent fustiger les déductions géopolitiques d’un agnostique au sens large du terme.

                                    Eh, oui, M. Damien, moi aussi j’ai reconnu l’intangibilité de la notion d’infini, et reconnu dans le penchant religieux de nombreux grands savants la frustration infinie qui découle de l’inconnaissable et finit par les faire prendre appui sur la béquille que la foi leur offre, pour ne pas sombrer dans la folie.

                                    Par quelles preuves m’autoriserai-je donc à prendre pour de la monnaie sonnante et trébuchante le fameux rapport en cause intitulé « National Intelligence Estimate ».

                                    Voici une analyse agnostique de ce rapport qui serait :

                                    d’abord une estimation : « Estimate »  les preuves peuvent attendre (mais on sait que M. Damien est tout fier de pouvoir prouver rien que l’existence de ce rapport) ;

                                    « un document préparé »  en langage des services secrets : soigneusement piégé ;

                                    « l’expression d’un consensus »  idem : on s’entend sur la meilleure façon de duper le lecteur ;

                                    « Ce rapport confidentiel »  ça flatte l’ego du quidam d’être mis dans le secret et partant endort son esprit critique - s’il en a, on sait jamais ;

                                    « assemblé »  beau montage, astucieux à souhait ;

                                    affirme (...) « que la guerre en Irak a (rendu) le monde plus dangereux. »  chapeau tout de même pour leur honnêteté de ne pas prétendre d’en avoir les preuves.

                                    Et ça continue dans le même goût :

                                    « Les fuites anonymes sur ce rapport »  pour notre M. Damien donc autant de preuves ;

                                    « révélées dans un article du New York Times »  c’est du sérieux, chacun sait que le NYT est un journal subversif ;

                                    « vu le caractère classé du rapport »  c’est classe, vous faites donc maintenant partie du club des initiés, chers lecteurs ;

                                    « La presse et les médias français sont restés étrangement silencieux sur cette affaire »  la presse française vous dit merde, M.Damien, et heureusement !

                                    De tout cela, Bertrand Damien déduit que ce rapport est évidemment (et attention : pour lui le mot évidemment est déjà une preuve irréfutable)

                                    « très gênant pour l’administration Bush (qui) venait juste de publier un rapport (...) qui affirme : « Nous avons fait beaucoup pour (...) amoindrir la légitimité perçue du terrorisme. » » (Soustrayez amoindrir la légitimité perçue pour faire plaisir à B. D., vous allez voir pourquoi).

                                    Eh, oui : si la Maison Blanche avait affirmé qu’elle avait fait beaucoup pour amoindrir le terrorisme, Bush aurait effectivement pu éprouver de la gène.

                                    Hélas, M. Damien, le rapport de la Maison Blanche reste très prudent et se contente de prétendre que la seule chose qui a été amoindrie est la légitimité perçue du terrorisme.

                                    Et qui vous dit que ce n’est pas Bush lui-même qui avait exigé que ce rapport lui fournisse un prétexte pour encore nous serrer la vis, à nous autres Européens.

                                    Pour comble de mégalomanie, M. Damien s’identifie carrément à l’opinion européenne en remarquant péremptoirement : « Nous dirons que les opinions européennes ne sont pas surprises ».

                                    Espérons que quelques opinions éclairées de ce forum puissent ne pas être surprises par tant de prétention de la part de notre analyste politique autoproclamé.


                                    • Bertrand Damien Bertrand Damien 1er novembre 2006 11:22

                                      Ca va ? C’est bon ? Vous en avez fini d’en faire une affaire personnelle entre vous et moi ? Vous avez en moins de 2 viré dans un débordement d’agressivité pénible pour tout le monde, comme si vous aviez trouvé un bon nonos à ronger. Soignez vos débordements hormonaux, allez voir un psy, un prêtre ou autre chose. Vous vous énervez tout seul au lieu de commenter sobrement et efficacement. Votre vindicte est inutile et limite insultante, alors restons-en là.

                                      Si vous avez des choses à dire qui soient véritablement objectives et étayées, tentez votre chance comme rédacteur. Si le Comité de Rédaction accepte l’un de vos articles, je mangerai ma cutie, parce que ça m’étonnerait que ça arrive. Vous êtes trop agité du bocal et fumeux.


                                    • Stickers without borders (---.---.144.153) 1er novembre 2006 10:43

                                      Quatre jours après le cinquième anniversaire des tragiques événements du 11 septembre 2001, le 15 septembre 2006, George Walker Bush a donné une conférence de presse au Rose Garden de la Maison Blanche. La retranscription intégrale de cette conférence de presse peut-être trouvée sur le site de Maison Blanche en cliquant ici.

                                      Au cours de cette conférence de presse, GWB a affirmé ceci qui se traduit à peu près par :

                                      « ... Par exemple, Khalid Sheikh Mohammed(*) a décrit la conception des attaques planifiées contre des immeubles à l’intérieur des Etats-Unis et comment les agents secrets ont reçu des instructions pour les accomplir. Ce sont des informations précieuses pour ceux d’entre nous qui ont la responsabilité de protéger le peuple américain. Il nous a dit que les agents secrets avaient reçu des instructions de s’assurer que les explosifs explosent à une hauteur - un point qui était suffisamment haut pour empêcher les gens piégés au-dessus de s’échapper ... »

                                      (*) Khalid Sheikh Mohammed est un koweitien, arrêté au Pakistan en mars 2003, responsable présumé du 11-septembre. Selon l’organisation Human Rights Watch (HRW), la CIA le détiendrait dans un lieu secret à l’étranger.

                                      Voici maintenant une traduction du commentaire trouvé sur le site WhatReallyHappened (posté le Oct 31, 2006 08:13 AM PST) relatif à cet extrait de sa conférence de presse :

                                      Le président Bush vient d’admettre ce que les témoins oculaires avaient rapporté le 11 septembre, à savoir qu’il y avait des bombes à l’intérieur des tours du World Trade Center.

                                      Bien sûr, Bush impute la responsabilité des bombes à Al Qaeda, ce qui d’une certaine manière est vrai si vous considérez que la majorité d’Al Qaeda est une création des services secrets US et israéliens.

                                      Mais en essayant d’expliquer les récits des témoins des bombes, Bush s’est enfoncé lui-même dans un trou dans la logique plus profond.

                                      Comment ces poseurs de bombes d’Al Qaeda ont-ils réussi à passer au moins une semaine (selon les témoins qui les ont vus et entendus) au travail à l’intérieur des immeubles sous le nez du frère et du cousin de Bush, qui étaient en charge de la sécurité du World Trade Center ? La sécurité dans les tours était renforcée depuis la tentative d’attentat de 1993. Vous ne pouviez pas seulement aller jusqu’à un ascenseur sans produire un document prouvant un emploi ou un rendez-vous dans les tours. Maintenant, comme on peut l’affirmer en examinant les marques laissées par les explosifs ayant cisaillé [les structures métalliques], ces préparatifs ont nécessité un temps et un matériel non négligeables.

                                      Pourquoi ces poseurs de bombes d’Al Qaeda ont-ils déployé des efforts supplémentaires pour faire tomber les trois immeubles verticalement au lieu de les laisser basculer sur le côté, maximisant ainsi les dommages ?

                                      Si Al Qaeda a réussi à faire sauter les immeubles, pourquoi s’enquiquiner avec des avions ? Pourquoi s’évertuer à cacher [la réalité de] ces explosions elles-mêmes, si c’était vraiment le travail de terroristes ?

                                      En admettant les explosions, Bush a élargi le champ de l’enquête qui doit comparer les très nombreuses preuves trouvées relatives aux avions reliant les attentats aux nations arabes, avec l’absence totale de telles preuves relatives aux explosions. Ce contraste ne peut seulement s’expliquer que si les preuves relatives aux avions ont été fabriquées pour monter une accusation contre quelqu’un.

                                      Pourquoi cela a t’il pris cinq années pour que le gouvernement admette ce qui était évident pour chacun depuis le début, à savoir que des explosifs ont été utilisés pour faire tomber les tours, sauf si le plan initial était de ne pas admettre les bombes en premier lieu ?

                                      Dubya (Bush), dans sa pathétique tentative d’attribuer la responsabilité à Al Qaeda pour les bombes maintenant admises, a créé beaucoup plus de problèmes logiques qu’il n’en a résolu.


                                      • edivincison (---.---.85.68) 1er novembre 2006 17:55

                                        Merci à Stickers de nous avoir ramenés dans les frontières du sujet annoncé en tête de rubrique.

                                        Mais est-ce vraiment encore nécessaire d’apporter de nouvelles preuves techniques pour se convaincre de l’origine interne de la planification du 11 septembre ?

                                        Puisque l’hypothèse technique a pratiquement tourné en certitude - ou du moins en intime conviction des juges - je propose de porter l’analyse à un niveau plus subtil.

                                        Voici quelques faits et les questions relatives à ces faits que l’on est en droit de se poser :

                                        FAIT A : Les tours étaient propriété de l’Autorité portuaire de New York.

                                        QUESTION A1 : La zone portuaire de New York est-elle une plaque tournante de tous les trafics contrôlés par la mafia de cette ville ?

                                        QUESTION A2 : Les tours du WTC étaient-elles, le cas échéant, le centre nerveux de ces trafics et par conséquent infestées par des sociétés plus ou moins louches ?

                                        FAIT B : Le maire de New York était, à l’époque, un certain Giuliani.

                                        QUESTION B1 : Comment imaginer qu’un type portant nom de Guiliani puisse ne pas avoir été un puissant chef de la mafia, sinon le parrain tout-puissant de la Grande Pomme ?

                                        QUESTION B2 : Guiliani a-t-il, le cas échéant, trahi les siens pour devenir ce que l’on appelle un repentant ?

                                        FAIT C : Six semaines avant la date fatidique, Guiliani a vendu les tours en leasing - pour une petite avance d’une centaine de millions - à un certain Silverstein qui les a aussitôt assurées pour 7 milliards.

                                        QUESTION C1 : Guiliani aurait-t-il touché un pactole sur les 3,5 milliards payés finalement par les assurances suite à l’effondrement des tours ?

                                        FAIT D : Six mois avant la date fatidique, la décharge de New York sur Staten Island, surnommée « Fresh Kills » - devenue en 50 ans la plus grande décharge publique au monde - a été entièrement nivelée.

                                        FAIT D1 : Dans le journal International Herald Tribune, le chef de la voirie de New York a dit au reporter qui l’interrogeait au sujet du 9/11 : « Vous ne pouvez vous rendre compte de l’aubaine que c’était pour nous que cette décharge a été nivelée 6 mois auparavant, car nous n’aurions pas su - mais alors pas du tout ! - où aller avec la montagne de déchets laissés par les trois tours ».

                                        QUESTION D : L’ordre de ce nivellement pouvait-il avoir été donné par quelqu’un d’autre que Guiliani ?

                                        En associant aux conclusions techniques les réponses aux questions ci-dessus, on en arrive à comprendre que le temps est venu d’imaginer les arguments que les commanditaires incriminés sont susceptibles d’avancer, une fois qu’ils auront avoué leur participation qui reste certes pour beaucoup inconcevable.

                                        Cette série d’arguments anticipés fera l’objet de mon prochain commentaire dans cette rubrique intitulée 11 septembre 2001, laquelle n’est visiblement pas à la hauteur de ses ambitions puisque seuls deux articles non pertinents y figurent comme catalyseurs du débat.


                                      • edivincison (---.---.85.68) 1er novembre 2006 18:03

                                        Petit complément/correctif au commentaire ci-dessus :

                                        Les tours assurées pour sept milliards en valaient en fait que deux.

                                        Ce que j’ai prétendu qu’on appelle un repentant est en fait un repenti - mes excuses !


                                      • edivincison (---.---.245.25) 3 novembre 2006 19:27

                                        Nouveau correctif à mon commentaire posté à la suite de celui de Stickers :

                                        "FAIT C : Six semaines avant la date fatidique —> les tours ont été vendues en leasing (et non pas : Guiliani a vendu les tours en leasing)...

                                        Je ne veux effectivement pas suggérer que Guiliani ait vendu les tours, mais seulement - vu ce qui précède dans mon commentaire - qu’il ait pu jouer un rôle important dans l’organisation de cette vente. Le cas échéant on comprendrait qu’il ait pu toucher beaucoup d’argent de la part des commanditaires de l’attentat pour consentir à trahir les siens et accepter ainsi de devenir un repenti.

                                        *************************

                                        Je profite de l’occasion pour fournir, comme promis, le complément à mon premier commentaire, à savoir les arguments susceptibles d’être avancés par les commanditaires de l’attentat contre le WTC une fois que le pot aux roses aura été découvert. La raison d’Etat qu’ils invoqueront sans doute le cas échéant pour justifier, entre autres, le sacrifice de près de trois mille civils américains s’appuiera probablement sur les raisonnements suivants :

                                        1) Le WTC était occupé en bonne partie par des sociétés impliquées dans des trafics mafieux, ce qui en faisaient en quelque sorte une tumeur maligne que nous dûmes nous résoudre à détruire en provoquant l’effondrement des tours, avant que ce haut lieu du crime organisé ne provoque l’effondrement du commerce mondial.

                                        2) En incriminant de surcroît une coalition entre Ben Laden et l’Irak comme alibi pour projeter nos troupes jusqu’en Afghanistan, nous pouvions nous placer préventivement dans le dos de l’Iran susceptible de faire bloc avec son ancien ennemi contre une invasion de ce dernier. Or il faut savoir que cette invasion, loin de viser la confiscation du pétrole irakien, était absolument indispensable pour pouvoir récupérer les armes de destruction massive, à savoir un nombre inconnu de stations mobiles de production de virus de la variole importées clandestinement en Irak par les Anglais dès 1998 dans le cadre d’un projet de troisième guerre mondiale, poursuivi par nos prédécesseurs jusqu’au tournant du millénaire et visant à faire de Saddam le futur traître et bourreau des nations arabes. Se sentant trahi, Saddam risquait en effet de commettre un dernier geste désespéré en déclenchant notamment une épidémie mondiale de variole.

                                        3) La présence de l’armée américaine au Proche-Orient est indispensable pour assurer l’avènement de l’après-pétrole, un changement de paradigme qui repose sur un gigantesque projet de production d’hydrogène lancé en Afrique par un pays européen en collaboration avec un pays africain au début des années 80. Ce projet souterrain réalisé dans le plus grand secret est aujourd’hui presque achevé et n’attend plus que la mise en place de sa source d’énergie - soit des centaines de km2 de panneaux solaires dans le désert - qui, hélas, lui conférera non seulement une visibilité, mais également une vulnérabilité maximales. Conscients de ce talon d’Achille du projet euro-africain de production d’hydrogène à grande échelle, nous nous sommes engagés à assurer la protection de sa source d’énergie contre toute menace de sabotage de la part de toute nation arabe susceptible d’y porter atteinte pour protéger ses intérêts pétroliers. En contrepartie nous avons négocié le droit de cloner le projet, si bien que nous avons investi 1,3 milliards de dollars dans l’hydrogène en 2003, ce qui explique également que nous refusons de signer le protocole de Kyoto : à quoi bon, en effet, d’investir des dizaines de milliards dans l’assainissement de nos centrales au fuel et au charbon, sachant qu’à l’horizon 2015 - 2020 nous pourrons les convertir à l’hydrogène.

                                        4) Vous comprendrez donc maintenant qu’en plus d’avoir sauvé le monde d’une épidémie de variole et des effets dévastateurs d’autres armes de destruction massive, nous assurons la sécurité d’un vaste projet capable de nous sortir de la dépendance du pétrole et partant de sauvegarder l’atmosphère et le climat de notre planète.

                                        On en déduira que l’aveu de Bush, à savoir qu’il n’y avait pas d’ADM en Irak, sert uniquement à sauver la face de sa dynastie et consorts, étant donné que son père était un des premiers et principaux artisans du plan de troisième guerre mondiale basé sur l’importation de ces ADM pour faire de Saddam le futur Super-Hitler.

                                        Et de ce dernier postulat, on déduira qu’Hitler était lui aussi télécommandé. Mais là on s’avance sur du terrain risqué, car ceux qui continuent de craindre l’émergence de la vérité sur les tenants et aboutissements de la Shoah ont carrément obtenu la promulgation d’une loi interdisant le révisionnisme, c’est-à-dire un des aspects essentiels du travail de tout historien sérieux.

                                        On se consolera pour le moment en se rappelant qu’au plus fort de la polémique sur l’abolition des lois mémorielles, le président Chirac avait prononcé ces paroles courageuses : « Ce n’est pas à la loi d’écrire l’Histoire ».

                                        P. S. Voir mon premier commentaire de ce fil.


                                      • Bertrand Damien Bertrand Damien 20 novembre 2006 09:21

                                        ? ?? Me couper le souffle ? Des disciples ? Faudrait un peu arrêter délires et vos obsessions, là.

                                        Ce n’est plus l’actualité, et ce n’est pas un fil. Passez à autre chose svp.

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