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Accueil du site > Actualités > International > Le Donbass dans l’attente d’une offensive de l’armée (...)

Le Donbass dans l’attente d’une offensive de l’armée ukrainienne pendant que l’Ukraine poursuit sa descente aux enfers

Dans le Donbass, la tension est palpable alors que beaucoup guettent le moment où l'armée ukrainienne lancera une nouvelle grande offensive sur fond d'effondrement total de l'Ukraine.

Image d'archive

Les autorités russes ont elles-mêmes déclaré officiellement, via le porte-parole du Kremlin, que la mise en application des accords de Minsk était un fiasco. Après avoir fait preuve d'une patience et d'une capacité de conciliation diplomatique hors norme, la Russie a bien du finir par admettre que le plan de résolution pacifique du conflit est impossible à mettre en œuvre à cause de l'attitude de Kiev. C'est une façon diplomatique de déclarer ces accords comme étant morts. Ni plus, ni moins.

De leur côté, les États-Unis, pourtant toujours aussi acharnés dans leur russophobie chronique, semblent refuser de payer les pots cassés de leur politique interventionniste. En effet, lors d'une réunion du G7, Rex Tillerson, le secrétaire d'état américain, a demandé ni plus ni moins pourquoi les contribuables américains devraient se soucier du problème ukrainien. En clair : pourquoi devraient-il payer l'addition ?

En lisant cette déclaration, on se frotte les yeux, et on se pince, tant celle-ci semble surréaliste. Les États-Unis ont déstabilisé un pays démocratique, provoqué un coup d'état, et mis à sa tête des autorités illégitimes soutenues par des groupes nazis, et maintenant ils osent dire publiquement que ce n'est pas à eux de payer les pots cassés. On croit rêver. Audiard disait que les cons ça ose tout et c'est même à çà qu'on les reconnaît, mais là on se croirait dans un épisode de la quatrième dimension…

Les États-Unis se comportent comme un sale gosse, qui casse le jouet du voisin, et vient ensuite demander au nom de quoi il devrait rembourser le dit-jouet. Sauf que là il s'agit du sort de plusieurs dizaines de millions de personnes dont il est question. Des gens qui n'avaient rien demandé à personne et surtout pas aux États-Unis.

Et si les États-Unis commencent à devenir de plus en plus frileux concernant l'aspect financier de la question ukrainienne, c'est que les autorités américaines voient bien devant l'accumulation de catastrophes en cours, que l'Ukraine est en plein plongeon vers le fond de l'abîme.

Car le moins que l'on puisse dire, c'est que, comme on pouvait s'y attendre, la situation en Ukraine dégénère de plus en plus et de plus en plus vite.

Énergétiquement d'abord, les autorités ukrainiennes ont dû prolonger l'état d'urgence énergétique faute d'approvisionnement suffisant en anthracite dont les centrales électriques ukrainiennes à charbon ont absolument besoin pour tourner.

Des autorités qui se veulent rassurantes en parlant de futur approvisionnement via l'Afrique du Sud, sans dire publiquement que cela ne suffira pas. Car les quantités de charbon nécessaires sont énormes, et les faire transiter par bateau est un vrai casse-tête (l'acheminement par voie ferroviaire est le plus simple).

Un problème que le gouvernement ukrainien a intérêt à résoudre, s'il ne veut pas continuer la série de fermetures de centrales électriques du pays qui a lieu depuis une semaine faute de charbon (on en est maintenant à quatre centrales à charbon fermées).

Sans parler de l'aspect financier de la chose (l'Afrique du Sud étant à mon avis peu encline à envoyer son charbon en Ukraine sans être sûre d'être payée), car de ce côté là aussi, l'Ukraine va très mal.

Après la condamnation de l'Ukraine devant la haute cour de Londres concernant sa dette de 3 milliards de dollars envers la Russie (dette qu'elle devra payer très bientôt si elle ne veut pas se retrouver officiellement en défaut de paiement), les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent en effet pour Kiev.

Ainsi, une étude menée par la société Ipsos MORI à la demande de l'entreprise Ernst & Young a révélé que l'Ukraine est le pays où les milieux d'affaire sont les plus corrompus au monde (sic). Au vu du résultat, le moins que l'on puisse dire c'est que la « révolution de la dignité » qui était censée lutter contre la corruption a lourdement échoué, pour ne pas dire plus.

Car niveau dignité, les Ukrainiens en ont de moins en moins, comme le révèle cette sordide affaire criminelle de trafic d'organes. Suite au Maïdan qui leur promettait monts et merveilles, les Ukrainiens se sont tellement appauvris qu'ils en sont maintenant réduits à vendre leurs organes à des trafiquants pour s'en sortir. Un business lucratif si on en croit le SBU et la police ukrainienne, puisque ce réseau envoyait 4 à 5 Ukrainiens par mois se faire enlever un rein à l'étranger contre de l'argent, dont 80 000 à 100 000 dollars par rein pour les trafiquants.

Et il ne s'agit que d'un seul réseau démantelé. Combien d'autres y en-a-t-il qui continuent d'officier en Ukraine, envoyant leurs concitoyens se faire charcuter pour quelques billets ? Rien que d'imaginer les chiffres on en a la nausée.

Et en terme de nausée, on est servi en Ukraine, avec la condamnation, somme toute très légère, des soldats et ex-soldats du bataillon Tornado à Kiev. Après des mois de procès, souvent interrompu par les nazis ukrainiens qui voulaient obtenir la libération des accusés, la cour du quartier d'Obolon à Kiev a en effet rendu son jugement dans le dossier de ce bataillon nazi, qui avait violé, torturé et tué des habitants du Donbass (y compris des femmes et des enfants).

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'au vu de l'atrocité des crimes commis, et des preuves indiscutables des faits présentes sur les téléphones portables des accusés, les 8 à 11 ans de prison ferme prononcés contre les accusés font à peine office de tape sur la main. Car on parle là de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre : kidnappings, torture, viols (y compris sur des enfants), et exécutions sommaires (en clair meurtres).

Les condamnés comme le parquet ont fait appel pour des raisons opposées, mais le moins que l'on puisse dire c'est que la justice ukrainienne a été bien complaisante avec ce bataillon nazi. À Nuremberg de tels faits auraient valu la pendaison pure et simple à leurs auteurs.

Et il n'y a pas que la justice qui part à vau-l'eau en Ukraine. L'armée ukrainienne continue de se décomposer sur place dans le Donbass, comme le montre cette nouvelle explosion d'un entrepôt de stockage de munitions, face à Yassinovataya cette fois. Pour l'instant deux hypothèses sont envisagées : un non respect des règles de sécurité, ou une énième tentative de masquer les vols et reventes d'armes par les soldats ukrainiens, qui essayent ainsi de se faire de l'argent facile.

Les autorités ukrainiennes, de leur côté, envisagent de régler leur problème insoluble de gestion des ordures, en envoyant ces dernières dans la zone interdite de Tchernobyl, alors que celle-ci est devenue une réserve naturelle. Plutôt que d'investir pour régler le problème, la junte de Kiev essaye de cacher les ordures sous le tapis, en transformant cette zone en décharge géante radioactive à ciel ouvert. C'est vrai quoi, quitte à faire une connerie, autant la faire à fond…

Et puis détruire ce qui est à la surface ne suffisant pas, l'incurie des autorités de Kiev finit aussi par toucher le sous-sol. Ainsi, les représentants des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL) à Minsk, ont révélé l'ampleur du désastre dans les mines inactives qui se trouvent dans la zone du Donbass occupée par l'armée ukrainienne.

Depuis le début de la guerre, un certain nombre de mines sont à l'arrêt, souvent pour cause d'infrastructures détruites que Kiev n'a jamais cherché à réparer. Résultat ces mines qui ne sont plus entretenues, et dont les pompes ont cessé de fonctionner, se remplissent d'eau, et sont pour beaucoup désormais inondées.

Ce qui pose deux problèmes : le premier est que cette eau qui part dans les mines est perdue, alors qu'une bonne partie devrait normalement alimenter la République Populaire de Lougansk par exemple ; le deuxième est encore plus grave, puisque l'eau qui a envahi ces mines les a profondément fragilisées, risquant de provoquer des effondrements des galeries, et donc du sol à la surface, avec toutes les conséquences tragiques que l'on peut imaginer.

L'Ukraine est à l'image de ces mines : à l'abandon, gravement fragilisée par les conséquences de ce dernier, et elle risque de s'effondrer à tout instant, en essayant d'entraîner le Donbass avec elle.

Christelle Néant

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81 réactions à cet article    


  • Mychris Mychris 13 avril 11:03

    Cela fait des mois que vous prédisez la chute de l’Ukraine, les délais évoqués par Zakhartchenko sont même dépassés, alors c’est pour quand finalement ?

    Quand à illégitimité des élections anticipées à Kiev que vous déclarez illégale, en quoi le sont elles plus que celle du Donbass de novembre 2014 ?


    • Dzan 13 avril 22:22

      @Mychris
      Comme chacun sait Poutine et ses généraux, sont de grands démocrates. Demandez d’ailleurs à son opposition.


    • Christelle Néant Christelle Néant 13 avril 23:25

      @anna
      Mychris continue de croire au monde des bisounours. Il n’a toujours pas compris que l’Ukraine a déjà fait le saut de l’ange, et prétend que jusqu’ici tout va bien, sans comprendre que c’est au moment où elle touchera le sol qu’on se dira « ben merde finalement ça va pas bien ». Et en plus il ne sait pas compter. Les délais de Zakhartchenko ne sont pas encore écoulés puisqu’ils avaient été donnés juste avant la mise sous tutelle des entreprises ukrainiennes le 1er mars. Il avait donné deux mois, nous ne sommes pas encore le 1er mai.


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 avril 23:27

      @Dzan. Je te rappelle que la principale force d’opposition est le Parti Communiste. Dont évidemment la presse aux ordres d’USsraël ne parle pas, chez nous.


    • Mychris Mychris 13 avril 11:38

      Non c’est vous qui ne comprenez pas, lorsque je vais en Ukraine (1 fois par mois en moyenne), je vois des magasins ouverts, des restaurants, des cinémas, des gens qui travaillent et pas du tout le chaos décrit par les médias pro russes.

      Un autre exemple ?
      septembre 2013, Kiev ---> Uman en voiture (250kms). 6 arrêts par la police et autant de pots-de-vin pour des pseudo excès de vitesse et autre franchissement de ligne blanches.
      septembre 2016, Kiev ---> Uman pas un seul contrôle.


      • anna anna 13 avril 11:45

        @Mychris
        Non, mais, franchement vous me faites rire. Et après, vous prétendez êtes un journaliste...

        « разруха, она в головах... » (c)  M.Boulgakov, un célèbre écrivain russe, né en Ukraine Russe

      • Mychris Mychris 13 avril 12:17

        @anna

        Je ne suis pas journaliste Anna et je n’ai jamais prétendu en être un. Très heureux de vous faire rire)). Mais vous manquez d’arguments, je vous parle de ce que je vois et vis tous les mois.


      • Christelle Néant Christelle Néant 13 avril 23:32

        @anna
        C’est un non-journaliste qui avait un caméraman sur la place Maïdan dixit lui-même : http://www.agoravox.fr/commentaire4830640
        J’attends avec impatience l’explication de la profession de ce monsieur, parce qu’à part réalisateur de films ou journaliste, je vois pas qui d’autre se serait trimballé sur le Maïdan avec un caméraman. Et dans le cas de la première option, le but était de réaliser quel genre de film à part de la propagande pro-Maïdan ?


      • Mychris Mychris 14 avril 11:10

        @Christelle Néant

        C’est mal connaitre votre supposé profession que d’oublier qu’il existe de nombreux corps de métiers dans la réalisation de films : du producteur au preneur de son

        Quand à la propagande pro-Maïdan ) Je le prends comme un compliment venant d’une propagandiste avouée qui nous parle de faits ayant pour origine toujours les mêmes sources)


      • Christelle Néant Christelle Néant 14 avril 11:28

        @Mychris
        Dans ma profession, et non supposée comme vous le sous-entendez, ici, souvent le journaliste est aussi le caméraman et le preneur de son (et comme dans mon cas aussi celui qui édite et sous titre les vidéos). Vous nous excuserez de travailler dans de petites agences qui n’ayant pas les subventions conséquentes de l’état français par exemple, n’ont pas les moyens d’avoir une équipe de 4 ou 5 personnes sur le terrain.
        Quant aux faits, c’est assez souvent sur le terrain que je vais les chercher comme hier à Zaïtsevo (l’article arrive), ou venant de sources fiables qui ont passé le test du fact-checking comme le disent les décodeurs/déconneurs du « Monde ». C’est çà être journaliste et non propagandiste comme vous le clamez parce que ce que je montre ne convient pas à vos convictions.


      • JC_Lavau JC_Lavau 14 avril 12:18

        @Mychris. Dans la vie, c’est une épreuve effroyable que d’être le bouc émissaire d’une meute puissante. On a tous les lâches et tous les sadiques contre soi, et ça fait vraiment beaucoup. Ne pouvant plus s’enrichir en fournitures des guerre suite à la fin de la 2e guerre mondiale, le Complexe Militaro-Industriel a composé son nouveau bouc émissaire, ennemi idéal : la Russie et l’URSS. L’intelligentsia américaine a ainsi payé le prix fort sous le maccarthysme, largement dirigé par E. J. Hoover.

        Depuis sa renaissance, la Russie est bouc émissaire désigné par USsraël, qui détient pratiquement tous les media, donc tous les politiciens bornés et incultes. Très classiquement, il n’y a plus qu’à accuser la Russie de « complexe de persécution ».
        D’ordinaire, ça marche...

      • sarcastelle 16 avril 13:25

        @Mychris

        .
        Vous n’avez pas de chance. En 2005 j’ai fait : frontière polonaise-Kiev par Korosten et Kiev-frontière polonaise par Jitomir, plus de mille kilomètres sans voir un seul policier.
        .
        A la douane en sortant on m’a quand même reproché d’avoir trop de liquide (2000 euros pour 800 autorisés) mais on m’a juste grondée sans me racketer (en fait, c’est comique, on a commencé par me dire de faire demi-tour pour aller dépenser dans le pays les 1200 euros en trop !)


      • taktak 13 avril 11:52

        Merci Christelle pour cette information que l’on ne trouve pas dans les médias français à de rares exceptions près
        ( à ma connaissance, il n’y a guère qu’ici que l’on parle de la guerre en Ukraine et des exactions du régime nazi pro UE)


        • JC_Lavau JC_Lavau 13 avril 12:15

          (on en est maintenant à quatre centrales à charbon fermées).

          Voilà !
          Du charbon africain arrivera au mieux dans deux semaines, et les ports n’ont pas la capacité de manutention nécessaire.

          • anna anna 13 avril 12:32

            @JC_Lavau
            Quatre centrales a charbon fermées en Ukraine ? 

            Ou ça ? Ou ça ? Ou avez vous vu ça ? smiley

            Mychris na rien vu de tel !
            Mychris est passé par la route de Kiev, Mychris est passé par la route de Kharkov, Mychris est passé par la route de Dnepropetrovsk, est il n’a rien vu de toussssssa ! 
             smiley

          • Alren Alren 13 avril 16:45

            @JC_Lavau

            les ports n’ont pas la capacité de manutention nécessaire.

            D’autant plus que les grues portuaires fonctionnent à l’électricité (et en consomme beaucoup pour les marchandises pondéreuses) ! S’il n’y a pas d’électricité ...

            Mais Christelle a raison, les propriétaires privés des mines de charbon d’Afrique du Sud voudront être payés à l’avance avant de faire le coûteux voyage vers ce pays à l’intérieur des terres.

            Un pays voisin de l’Ukraine produit du charbon : la Pologne.
            Question : Pourquoi ne livre-t-elle pas le précieux combustible ?
            Réponse : Parce qu’elle sait qu’elle ne sera pas payée !


          • JC_Lavau JC_Lavau 13 avril 19:41

            @Alren. Le transport maritime est en surcapacité, du fait de la récession générale. Il n’est donc pas impossible que dans une rade, un vraquier attende d’être réanimé s’il y a du fret. Toutefois il faut lui reconstituer un équipage et procéder à des essais préalables et du matériel, et de l’équipage. Pour le charger, sûr que l’Afrique du Sud a les trémies et les bandes nécessaires. Pas sûr qu’Odessa en ait (et charger ou décharger, c’est exactement le même matériel ?). Quant à Marioupol, ils l’ont dévasté et miné. Et le temps que le minéralier reste à quai à patienter devant un matériel de déchargement qui fonctionne mal, est du temps à payer.

            La passion de la haine semble ne pas être bonne conseillère en logistique, en économie non plus du reste.

          • Christelle Néant Christelle Néant 13 avril 23:36

            @anna
            Depuis l’autoroute il ne doit pas voir grand chose. C’est comme les gens qui pensent qu’à Paris on voit l’état de la France... Bref encore un totalement à côté de la plaque et en plein déni de réalité


          • anna anna 14 avril 05:42

            @Christelle Néant


            Surtout que ce gars dit s’inquiéter des ukrainiens, chers a son cœur, comme sa femme et son fils. Il ne comprend pas que quand les femmes et les enfants se font torturés et violés par les para-militants ou para-militaires, qui parades ensuite dans les rues de Kiev, en pleine impunité, sa propre femme et son fils sont exposés du même façon a cette ruine de toutes les valeurs humaines et morales, que sévie actuellement en Ukraine, ou «  tout va bien » 

          • Christelle Néant Christelle Néant 14 avril 08:44

            @anna
            Ce monsieur fonctionne malheureusement comme beaucoup de gens, qui ne réagissent à un problème général que lorsqu’il se met à les concerner. C’est-à-dire quand il est trop tard...


          • Mychris Mychris 14 avril 11:45

            C’est bien parce que le problème est personnel que je m’investis dans le général.
            Il me serait simple de faire venir ma femme, mon fils ma belle-mère et mon beau-père en France ce que je ne fais pas.
            J’investis de mon temps dans la société civile ukrainienne, et plus particulièrement dans un orphelinat de L’viv qui regroupe essentiellement des enfants réfugiés du Donbass victime de la guerre.
            Et si vous voulez bien arrêter de m’associer à l’extrême droite ukrainienne j’en serais reconnaissant.


          • Christelle Néant Christelle Néant 14 avril 15:52

            @Mychris
            Des enfants réfugiés ou des enfants arrachés de force du Donbass avec la complicité de certains directeurs et directrices de centres pour enfants et d’orphelinats qui ont accepté de suivre les ordres de Kiev et d’envoyer les enfants dont ils avaient la charge côté ukrainien au début de la guerre ? Y compris des enfants dont la famille est toujours ici et cherche à savoir ce que sont devenus leurs enfants sans jamais réussir à obtenir la moindre information. Ils sont des centaines dans ce cas de figure. Je sais pas pourquoi mais mon intuition me souffle qu’on est surement dans la deuxième option...


          • Mychris Mychris 14 avril 16:11

            @Christelle Néant

            Faite donc votre boulot alors, faite un reportage (un vrai pas celui de votre illustre prédécesseur) sur ces familles à qui on a arraché leurs enfants, avec preuves à l’appui et je leurs ramènerai moi-même ces enfants.
            Cela toujours plus intéressant que vos Énièmes reportage sur tel ou tel maison détruite par l’armée ukrainienne.
            Une question lorsque vous dites telle école a été touché par les tirs de l’armé ukrainienne, c’est donc que celle-ci se trouve à porté de tir ? Comment peut-on laisser des écoles ouvertes à porté de tir de l’ennemie ? Votre gouvernement ne peut-il pas déplacer ces familles dans une zone moins dangereuse ? A moins que.... je n’ose imaginer ce genre d’option...


          • Christelle Néant Christelle Néant 14 avril 16:53

            @Mychris
            Ce travail est celui de Daria Morozova, la médiatrice aux droits de l’homme de la RPD, c’est elle qui a tous les éléments de preuve et qui se bat pour faire revenir ces enfants. J’ai déjà parlé dans des reportages de ces cas lors de visites d’orphelinats ou d’internats qui avaient reçu cet ordre et ont refusé d’obéir.
            Les preuves sont dans le dossier qui est discuté à Minsk depuis plus de deux ans sans aboutir à quoi que ce soit.
            Alors faites moi rire avec votre pseudo rôle de superman, genre vous allez ramener ces enfants à vous tout seul. Si les négociateurs n’y arrivent pas à Minsk, expliquez moi de quel super pouvoir ou de combien de valises d’argent vous disposez pour soudoyer assez de corrompus en Ukraine pour y arriver ?
            De plus ce n’est pas à vous de me dire quel reportage je dois faire ou non. Il y a déjà bien trop à faire pour montrer justement ce que fait l’armée ukrainienne, et je n’ai que deux bras et 24 h dans une journée. Mais je sais bien que vous aimeriez que je cesse d’en parler parce que ca dérange votre vision des choses. Ne rêvez pas.
            Concernant votre dernière question, qui est juste à vomir, ces écoles sont à portée de tir parce que l’armée ukrainienne viole les accords de Minsk et utilise l’artillerie lourde. Ces écoles ne sont pas à 100 m des positions, mais souvent à plusieurs kilomètres.
            Il est impossible d’évacuer toute la population d’une bande de 15 km le long de la ligne de front vers l’Est du pays.
            De un ca s’appellerait une purification ethnique, ce dont rêvent tous les nazis ukrainiens.
            De deux il n’y a pas assez de logements libres pour loger tout le monde.
            De trois la plupart de ces personnes refusent de partir. Comme à Zaïtsevo, où il y a encore environ 80 enfants malgré le danger. Les familles refusent de partir.
            Vous voudriez qu’on ferme les écoles histoire que les enfants du Donbass ne puissent pas y aller ? Comme Porochenko l’avait promis n’est-ce pas ? Pour que les enfants du Donbass vivent dans les caves et n’aillent pas à l’école pendant que les enfants ukrainiens eux pourraient y aller... Vous êtes vraiment à vomir.


          • Mychris Mychris 14 avril 17:23

            @Christelle Néant

            Enfin non j’aimerai simplement que l’on protège mieux ces enfants contre les nazis de Kiev.

            Je ne fais que reprendre un exemple par l’extrême à l’opposé de vos allégations et pour démontrer votre irrationalité.

            En attendant voila ce que fait la société civile ukrainienne, c’est pas grand chose mais beaucoup en même temps
            http://uacrisis.org/fr/23882-francais-a-kiev-la-vie-continue-pour-les-enfants-du-donbass

            Quand à votre nausée prenez donc un Spasfon c’est très efficace.


          • Christelle Néant Christelle Néant 14 avril 18:04

            @Mychris
            C’est çà essayez de vous rattraper aux branches avec des phrases creuses qui ne veulent rien dire. Je suis bien plus rationnelle que vous, et il suffit de vous lire pour s’en rendre compte.
            Quant à votre projet de la société civile :
            "Irina Popova, directrice de l’organisation, artiste, peintre, ethnologue a compris tout de suite que les enfants du Donbass, venus s’installer à Kiev, avait la possibilté de rêver de connaître mieux la culture populaire ukrainienne, de prendre conscience de leur appartenance à la nation ukrainienne."
            Sauf que le Donbass a appartenu à la Russie jusqu’à la Révolution bolchevique, qu’il est ethniquement et culturellement russe, et que donc le charmant but de ce machin est de laver le cerveau de ces gosses, des les acculturer pour leur faire rentrer la culture ukrainienne de force dans la tête, comme les soviétiques l’avaient fait après la création de l’Ukraine... L’Ukrainisation de force. Tout un programme. Là même le Spasfon peut plus rien faire à un tel niveau de nausée...


          • Mychris Mychris 14 avril 19:08

            @Christelle Néant

            « Sauf que le Donbass a appartenu à la Russie jusqu’à la Révolution bolchevique, qu’il est ethniquement et culturellement russe »

            Ça c’est la méthode soviétique de réécriture de l’histoire :

            Le Donbass appartenait aux Tatars de Crimée avant l’arrivée des Cosaques du Don, au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle. Jusqu’à la conquête russe de 1770, le contrôle de la région était partagé entre un hetmanat cosaque (majoritairement ukrainien) et le Khanat de Crimée.
            Selon le Recensement de l’Empire russe de 1897, les Ukrainiens ethniques représentaient 52,4% de la population de la région, et les Russes 28,7 %.

            Conséquence de la révolution soviétique, le Donbass, comme d’autres territoires habités par des Ukrainiens, fut annexé à RSSU. Les cosaques de la région furent soumis à une « décosaquisation » entre 1919 et 1921. Une décennie plus tard, le pays fut à nouveau décimé par la famine de 1932–33 et la politique de russification de Staline. De nombreux paysans ukrainiens, réticents à se laisser priver de leurs moyens de production par les autorités soviétique, furent catalogués par le NKVD comme « Koulaks », et la propagande les accusa d’être des « affameurs du peuple » alors qu’ils faisaient eux-mêmes parties des victimes de la famine.

            Lors de la période de reconstruction du Donbass, après la Deuxième Guerre Mondiale de nombreux ouvriers russes sont venus repeupler la région, bouleversant une fois de plus sa composition culturelle : en 1926 en effet, il n’y avait encore que 639 000 Russes ; mais dès 1959, cette population avait plus que doublé, passant à 2,55 millions. Les réformes scolaires de 1958–59, qui prohibaient la langue ukrainienne au Donbass, ont accéléré cette russification. Lors du Recensement soviétique de 1989, 45% de la population du Donbass se revendiquait d’appartenance russe.

            Donc vous repasserez avec vos affirmations soviétiques gratuites.

            Voilà d’ailleurs une carte de 2001 représentant la répartition linguistique ukrainienne.
            https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4f/UkraineNativeLanguagesCe nsus2001detailed-en.png


          • Christelle Néant Christelle Néant 14 avril 20:11

            @Mychris
            Nouvelle tentative de noyer le poisson en remontant à Mathusalem le Grand et en rajoutant l’holodomor pour faire pleurer dans les chaumières mais n’a rien à voir avec une histoire de russification forcée de l’Ukraine. Bravo aussi pour le copier coller non déclaré de Wikipédia qui est littéralement infecté par les délires historiques ukrainiens, il suffit de regarder les pages sur le conflit en cours pour comprendre le gouffre avec la réalité sur ce sujet grâce à la mobilisation des nationalistes ukrainiens pour trafiquer l’histoire...
            Concernant le recensement de 1897 il parle de Petits Russes et non d’Ukrainiens (https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Russia_ethnic.JPG?uselang=fr), ce qui est révélateur du fait qu’ils ne différaient pas en grand chose du reste des Russes. Si on regarde les chiffres de la zone de Kharkov on est déjà à 39,6% de Grands Russes en proportion. C’est loin d’être négligeable, surtout quand on prend en compte le fait que Petits Russes et Grands Russes n’étaient au départ pas si différents que çà.
            Le Donbass a été adossé à l’Ukraine pour diverses raisons par Lénine (j’ai pas le temps de faire une thèse là dessus, Xavier Moreau a fait un très bon livre qui explique l’histoire de l’Ukraine), mais il était déjà fortement linguistiquement, culturellement et ethniquement russe au moment de la création de l’Ukraine ne vous en déplaise (de 1770 à 1921, ça fait 151 ans d’intégration à l’empire russe, et des futures grandes villes comme Donetsk n’ont été créées qu’à la fin du 19e siècle, ce qui fait qu’entre 1897 et 1921 la situation avait déjà radicalement changé).
            Vous oubliez aussi l’ukrainisation de force qui a eu lieu juste après la création de l’Ukraine et qui était nécessaire justement à cause du fait que contrairement aux revendications ukrainiennes actuelles, ce n’était pas du tout un état homogène, mais bien hétérogène d’un point de vue ethnique et culturel, et que les soviétiques ont tenté de l’unifier de force. Ils ont fini par y renoncer, mais cela a bien eu lieu.
            Vos chiffres de russes ethniques de 1926 sont donc biaisés (À partir de combien de générations en Ukraine des Russes ethniques ont été entrés dans la catégorie Ukrainiens alors que linguistiquement et culturellement ils restaient Russes ?) et non mis en relation avec le nombre de total d’habitants de la région à chaque époque. En 1926 il n’y a QUE 28 millions d’habitants en Ukraine, en 1959 ils sont 42 millions... Sachant qu’il y a de bonnes chances que la population du Donbass ai suivi peu ou prou la même évolution démographique, cela veut dire que sa population a presque doublé durant cette période.
            Pendant l’URSS, le Donbass a effectivement vu sa proportion de population russe augmenter du fait des migrations d’ouvriers, accentuant ce qui était déjà préexistant. Donc oui le Donbass est profondément russe ne vous en déplaise. Tout comme la Crimée. Ce que les Ukrainiens actuels revendiquent comme la culture ukrainienne c’est un mélange d’histoire cosaque et plein de trucs qui viennent principalement de l’Ouest de l’Ukraine, qui lui n’était pas dans l’empire Russe. Vouloir imposer çà à des enfants du Donbass qui sont majoritairement ethniquement russes oui c’est une énième tentative de détruire l’identité du Donbass.
            Pour votre carte je la connait déjà, d’autres sont bien plus claires : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ukraine_census_2001_Russian.svg?uselang=fr le Donbass est entre 68 et presque 75 % de russes linguistiques et donc ethniques... C’est là qu’on voit bien qu’il y a un problème d’homogénéité du pays.


          • Mychris Mychris 14 avril 21:51

            @Christelle Néant

            J’adore votre propension à minimiser les crimes du régime soviétique pour mettre en exergue ceux des autres. Réécriture de l’histoire je disais.
            La vérité c’est demandez aux polonais, estoniens, tchèques et autres est-allemands si il regrettent l’URSS.


          • JC_Lavau JC_Lavau 14 avril 22:03

            @Mychris. Et c’est avec cette rancoeur inextinguible que tu vas résoudre les problèmes d’ici et maintenant ?

            Tu as oublié le cas colonial de la Hongrie. Lire Sandor Kopacsi (je n’ai pas les accents magyar sur mon clavier) : « Nos idéaux sont morts ».

          • Christelle Néant Christelle Néant 14 avril 22:22

            @Mychris
            Je ne minimise en rien les crimes soviétiques, mais c’est pas parce qu’ils en ont commis qu’il faut raconter n’importe quoi et s’en servir comme bouc émissaire pratique. Je connais un paquet de polonais qui regrettent l’URSS, ainsi qu’un paquet d’Ukrainiens (je parle même pas d’ici où là on crève les plafonds niveau nostalgie de l’URSS), etc.
            Donc la réécriture est bien de votre côté. Les soviétiques ont commis des crimes, et la création de l’état bancal qu’est l’Ukraine et l’Ukrainisation de force ont été des crimes. Ils ont tenté d’effacer l’identité ethnique et culturelles des différentes populations qui se trouvaient là, pour leur en inventer une nouvelle.
            J’ai d’ailleurs ré-épluché le recensement de 1897, ET une bonne partie du Donbass, toute la zone Est/Sud-Est des anciens oblasts de Donetsk et Lougansk, appartenait au district de l’armée du Don. Proportion de Grands Russes ethniques : 66%. Cela rejoint la carte linguistique que j’ai fournie, et qui montre clairement une distinction très nette entre le Donbass profondément Russe (avec au minimum les 2/3 de russophones avec le Russe comme langue maternelle), et le reste de la Novorossia où le Russe est la langue maternelle pour 25 à 50 % de la population (ce qui n’est pas négligeable surtout comparé aux autres régions centrales et Ouest de l’Ukraine où ce chiffre tombe à quelques pourcents, mais qui n’est pas une majorité claire).


          • Mychris Mychris 15 avril 01:24

            @Christelle Néant

            "Sauf que le Donbass a appartenu à la Russie jusqu’à la Révolution bolchevique, qu’il est ethniquement et culturellement russe, et que donc le charmant but de ce machin est de laver le cerveau de ces gosses, des les acculturer pour leur faire rentrer la culture ukrainienne de force dans la tête, comme les soviétiques l’avaient fait après la création de l’Ukraine... L’Ukrainisation de force. Tout un programme."

            Sauf qu’ici nous parlons de familles réfugiées à Kiev du Donbass qui ont refusé la russification, relisez l’article.

            J’imagine qu’il ne fait pas bon parler ukrainien dans le Donbass aujourd’hui. Il n’y a pas de russification dans le Donbass peut-être ? Bien-sure vous me retoquerez que la russification n’est pas nécessaire puisque de fait 100% sont russophones donc ethniquement russe ce qui est absurde, allez demander aux habitants de Kharkiv s’ils ne se sentent pas ukrainiens bien que russophone pour la plupart ou bien allez demandez aux réfugiers du Donbass en Ukraine s’ils ne se sentent pas également ukrainiens.

            De toute façon, lorsque que l’on vous lit, il n’existe pas ou plus d’ukrainiens (de souche) dans le Donbass. Comme il n’y a pas de Tatar en Crimée sans doute.

            Tiens un article repris sur un site trotskiste fort intéressant sur le conflit du Donbass :
             http://www.inprecor.fr/article-Ukraine-La%20r%C3%A9bellion%20oligarchique%20dans%20le%20Donbass?id=1701


          • Christelle Néant Christelle Néant 15 avril 09:06

            @Mychris
            Non vous parlez de familles qui se sont réfugiées à Kiev. Peut être parce qu’elles y avaient de la famille, tout simplement. Ou qu’elles ont été envoyées là après moultes pérégrinations dans la zone du Donbass occupée par l’armée ukrainienne, et à qui on a bourré le mou avec la propagande ukrainienne en leur disant à quel point ca serait dangereux pour eux de revenir ici.
            Il n’y a ici aucune répression face à ceux qui parlent ukrainien, mais très honnêtement, à part les personnes âgées qui mélangent les deux langues allègrement, les autres parlent tous russe au quotidien.
            Et la « russification » en cours est de la faute de Kiev. En rejetant le Donbass, en instaurant le blocus les deux républiques n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers la Russie, et d’adopter le rouble comme monnaie par exemple. Et en bombardant la population civile de manière délibérées, Kiev a dégoûté les gens d’ici d’être Ukrainiens. Mais cela vous ne le comprenez pas ou faites semblant de ne pas le comprendre.
            Je vous parle de Donetsk et Lougansk, vous me parlez de Kharkov qui est déjà différente ethniquement comme le montrait la carte des langues natales. Un non sens total. Vous comparez des pommes et des poires comme d’habitude. Parmi ceux qui étaient partis se réfugier en Ukraine au départ j’en connais un paquet qui sont revenus ici, qui étaient mal traités en Ukraine, et qui ne se sentent plus Ukrainiens. Tout comme il doit y en avoir qui sont réfugiés côté ukrainien et qui se sentent Ukrainiens. La question ce n’est pas ce que x ou y pense mais ce que la majorité pense. Ca aussi faites semblant de ne pas le comprendre.
            Sur la fin encore une fois vous réinterprétez à votre sauce ce que j’écris. Cela devient vraiment pénible. Allez apprendre à lire et à comprendre un texte. Quand on est pas capable de faire la distinction entre une majorité et une totalité, et ce après avoir passé l’école primaire, c’est que soit vous êtes de mauvaise foi, soit vous avez un problème d’intelligence. Donc cessez de me prêter des propos que je n’ai pas.


          • sarcastelle 16 avril 13:27

            @JC_Lavau

            .
            quatre centrales à charbon fermées 
            .
            Les Grünnen applaudissent ! Bravo les Ukrainiens ! 

          • JC_Lavau JC_Lavau 16 avril 22:38

            @sarcastelle. Jusqu’à ce que, hmm :

            la surcharge en variabilité reportée sur les seules centrales nucléaires, hmm, dans l’état de non-maintenance où elles sont, hmm......

          • anna anna 13 avril 13:35

            « Le métro de Kiev peut  pourrait  arrêter son fonctionnement d’ici un moi,  en raison du manque de financement », - a annoncé le ministre ukrainien des transports  Sergey Mayzel.


            *Tout va très bien en Ukraine, car Mychris n’a rien vu de tousssa

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