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Accueil du site > Actualités > International > Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre (...)

Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?

Le 1er mai 2011, quatre-vingt commandos des forces spéciales US exécutaient Oussama ben Laden dans sa tanière au Pakistan. Manifestations de joie à New-York lorsque Barack Obama a annoncé la mort du terroriste. « Justice a été faite » déclarait le président sur les antennes. Pourtant, certains responsables de la tragédie du 11 septembre courent toujours.

Des cadres dynamiques virevoltent gaiement sur le chemin du travail. Carpette sous le bras, une famille épanouie emménage dans une banlieue paisible et verdoyante alors qu’un gamin à bicyclette distribue les journaux avec entrain. Ailleurs, un jeune couple se jure fidélité sous le regard myope mais attendri de mère-grand. Et sous un soleil resplendissant, des citoyens de tous horizons, exaltés par l’ivresse patriotique, hissent la bannière étoilée, l’étendard de cette nation où tout peut réussir. « Le Jour se lève à nouveau sur l’Amérique. »
 
Après la tourmente des années 70, son choc pétrolier, sa crise économique, sa révolution iranienne et son invasion soviétique de l’Afghanistan, il fallait bien un slogan mielleux et un spot de campagne tout aussi sirupeux pour que le candidat Reagan rassure les citoyens des Etats-Unis.
 
Trente ans plus tard, des travailleurs sans-emploi s’agglutinent aux portes des bureaux de chômage. Les banlieues chatoyantes ont laissé place à des terrains vagues où s’amoncèlent les expropriés victimes des subprimes, sorte de bidonvilles où le bambin à bicyclette ne s’aventure pas pour distribuer les journaux.
 
Pourtant, avec l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden, il semble que le jour se lève à nouveau sur l’Amérique. La foule amassée autour de Ground Zero parait empreinte de cette même euphorie béate qui animait les clichés sur pattes du clip reaganien. L’Axe du Bien a triomphé du mal incarné, l’ennemi public numéro un est mort et immergé. 
 
Mais au risque de jouer les trouble-happy-end, il serait peut-être bon de souligner que la saga de la guerre contre le terrorisme ne peut se conclure avec la mort du méchant à la fin. En effet, pour certains responsables de cette tragédie moderne, justice n’a pas encore été faite. Pire, ils poursuivent tranquillement leur folie meurtrière du côté de la Maison Blanche et du Pentagone.
 
 
Les différentes vies de ben Laden
 
Il ne sera pas ici question de savoir si les attentats du 11 septembre sont une opération montée de toute pièce par la CIA. Certes, la version officielle comporte de nombreuses zones d’ombre qui alimentent le soupçon. Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.
 
Difficile donc de faire la lumière sur les mystères du 11 septembre tout comme sur ceux qui planent autour de la mort de ben Laden. Selon un journal pakistanais, le célèbre terroriste aurait succombé à des complications pulmonaires en décembre 2001. Six ans plus tard, Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan, indiquait dans une interview que le célèbre terroriste était mort. Et aujourd’hui, Barack Obama nous annonce son exécution mais pas de cadavre donc pas de crime. Il faudrait simplement croire le président des Etats-Unis sur parole, ce qui demande un certain effort.
 
 
Mais finalement, le fait que ben Laden était vivant ou pas n’est pas le plus important. Tout comme le fait de savoir quel rôle a pu jouer l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre. Certes, si conspiration il y a eu, il serait utile que la vérité éclate au grand jour. Mais si nous avions eu la preuve irréfutable que les attentats du World Trade Center avaient bien été commis par Al-Qaïda et uniquement par Al-Qaïda, qu’auraient fait les instigateurs du 11 septembre ? Se seraient-ils inclinés devant les campagnes guerrières du chevalier Bush ? Auraient-ils applaudi à l’invasion de l’Afghanistan ?
 
En fait, soit on adhère aux théories du complot et la responsabilité des autorités US est d’une infamie évidente. Soit on s’en tient à la version officielle, celle rapportée par les dirigeants politiques, matraquée par les médias de masse et largement répandue auprès de l’opinion publique. Or, dans ce deuxième cas, la responsabilité du gouvernement des Etats-Unis dans les attentats du 11 septembre prend une autre forme mais reste engagée. Il suffit de démystifier les diatribes sur le soi-disant choc des civilisations, replacer les événements dans leur contexte historique et analyser les enjeux tant du côté des attentats que de la guerre contre le terrorisme.
 
 
 
Il était une fois, le choc des civilisations
 
Depuis dix ans maintenant, dirigeants politiques, professionnels du storytelling et autres griots médiatiques nous content l’histoire de ce fanatique religieux parti en guerre contre les valeurs progressistes que représentent les Etats-Unis.
 
Le soir du 11 septembre 2001 déjà, le président Georges W. Bush jetait les bases de l’interprétation qui devait prévaloir  : « Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. (…) L'Amérique a été visée parce que nous sommes la lanterne de la liberté et des opportunités dans le monde. Et personne n’empêchera cette lumière de briller.  » Le président poursuivait sur une note religieuse : « Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé (…). Et je prie pour qu’ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : “Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. »
 
Le 20 septembre 2001, Georges W. Bush popularisait le concept du choc des civilisations sur les antennes de la planète : « Ce n'est cependant pas toutefois le combat de la seule Amérique. Ce qui est en jeu n'est pas seulement la liberté de l'Amérique. C'est le combat du monde entier. C'est le combat de la civilisation. C'est le combat de tous ceux qui croient au progrès et au pluralisme, à la tolérance et à la liberté. »
 
Presque dix ans plus tard, le 1er mai 2011, Barack Obama clôturait l’épopée dans la même veine, commentant l’exécution sommaire de ben Laden en ces termes : « Rappelons-nous que nous pouvons accomplir ces choses non pas seulement pour des raisons de richesse ou de puissance, mais à cause de ce que nous sommes : une seule nation bénie de Dieu, indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous. »
 
A notre gauche donc, la lanterne des opportunités, l’Amérique libre, le monde civilisé qui récite des psaumes pour les enfants brisés. Et à notre droite ? Oussama ben Laden, le champion de l’obscurantisme, le barbare fanatique, le Dark Vador de l’islam, qui hait l’Occident parce que l’Occident est l’Occident.
 
Le problème est que cette version des faits qu’on nous a servie ne correspond pas à la réalité. Oussama ben Laden était-il un terroriste coupable d’actes ignobles ? Bien-sûr. A-t-il agi parce que l’American Way of Life lui était insupportable ? Certainement pas.
 
 
 
L’ennemi public numéro un
 
Oussama ben Laden est issu d’une des familles les plus fortunées d’Arabie saoudite. Au début des années 80, avec l’appui indirect de la CIA et des services de renseignements saoudiens, il participe au recrutement de moudjahidines pour combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. L’opération est un succès : les Etats-Unis voulaient offrir à l’URSS son Viêt-Nam et, après dix ans de combats stériles et dispendieux, Moscou retire ses soldats du bourbier afghan.
 
Kalachnikov sous le bras, ben Laden retourne alors en Arabie saoudite où la tension est palpable. En effet, Saddam Hussein, criblé de dettes suite à la guerre contre l’Iran, a envahi le Koweït. Le petit émirat pétrolier est l’un des plus importants créanciers de l’Irak. L’autre grand bailleur de fonds de Saddam, c’est l’Arabie saoudite.
 
Ben Laden propose alors aux dirigeants saoudiens de lever une armée pour combattre les soldats irakiens qui portent la menace aux frontières du royaume. Les Saoud refusent mais autorisent l’armée US à stationner en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération Tempête du Désert. En réalité, le risque d’une attaque irakienne est très faible. Par contre, en récupérant le Koweït (que les colonialistes britanniques lui avaient enlevé), l’Irak deviendrait le premier producteur de pétrole au monde. Ni l’Arabie saoudite, ni les Etats-Unis ne peuvent l’accepter.
 
La présence de soldats US sur le sol saoudien soulève une vague de protestations dans le royaume : la population apprécie très peu que des boots infidèles viennent souiller les terres saintes de l’islam. Beaucoup de citoyens ne comprennent pas non plus pourquoi le régime est incapable de se défendre seul alors qu’il a dépensé sans compter ses pétrodollars dans l’achat de matériel militaire. De son côté, Oussama ben Laden est furieux, dénonce la corruption du régime et les sanctions imposées à l’Irak qui causent des milliers de victimes.
 
Comme le souligne Mohamed Hassan dans Comprendre le monde musulman, un livre d’entretiens à paraître en septembre 2011 chez Investig’Action, ben Laden est un homme pieux qui utilise la religion pour mobiliser les masses et confronter la famille royale. Il demande, par exemple, pourquoi le pays n’a pas de Constitution alors que le prophète Mahomet en a établi une à Médine définissant des droits égaux pour les musulmans, les chrétiens et les juifs. En opposition à cette famille royale totalement dépendante du soutien des Etats-Unis, le riche ben Laden représente en fait un courant de la bourgeoisie nationale saoudienne qui exige des réformes politiques et plus d’indépendance pour le pays.
 
Dans les années 90, l’ancien recruteur de moudjahidines engage des actions terroristes contre les dirigeants saoudiens avant de s’en prendre directement à la puissance qui les supporte : en 1996, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts US partout dans le monde.
 
Il est intéressant de noter qu’au-delà de l’aspect religieux, les actions menées par ben Laden comportent une dimension politique. Le terroriste dénonce les visées hégémoniques des Etats-Unis dans le monde musulman, fustige le soutien de Washington aux régimes tyranniques et condamnent les pressions exercées pour maintenir le pétrole à bas prix. Ben Laden trouve ainsi un écho favorable auprès d’une partie des masses dans certains pays musulmans, qui considère le milliardaire terroriste comme une espèce de Robin des bois. C’est ce que relève dans plusieurs ouvrages Michael Scheuer, un ancien officier de la CIA chargé du dossier ben Laden durant près d’une dizaine d’années et qui remit son tablier en 2004 pour marquer son désaccord avec les méthodes employées par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme.
 
Scheuer explique que ben Laden n’est pas un terroriste aveuglé par le fanatisme religieux qui attaque les Etats-Unis parce que les valeurs occidentales sont contraires à celles de l’islam. Le spécialiste de la CIA précise au contraire que ben Laden mène un djihad défensif en réaction à la politique guerrière menée par Washington dans le monde musulman. C’est n’est pas un islamiste radical qui le dit, ni un militant atteint d’anti-américanisme primaire et encore moins un pourfendeur de l’impérialisme « yankee ». Juste quelqu’un qui connait bien son sujet.
 
On ne peut pas non plus soupçonner Scheuer d’être tombé sous l’emprise d’une fascination malsaine pour l’homme qu’il a étudié de nombreuses années : l’officier de la CIA regrette que le président Clinton n’ait pas fait liquider ben Laden dans les années 90, lorsque c’était possible.
 
 
 
Combattre le terrorisme par le terrorisme ? 
 
Visiblement, l’analyse de Michael Scheuer n’a pourtant eu que peu d’impact sur les décisions de l’administration Bush. Le soir du 11 septembre, le président des Etats-Unis aurait pourtant pu s’adresser en ces termes à la nation : « Nos hommes ont rapidement identifié les auteurs des attentats qui ont frappé notre pays aujourd’hui. Il s’agit d’une organisation islamiste dirigée par un saoudien du nom d’Oussama ben Laden. Je me suis entretenu avec la personne qui, au sein de nos services de renseignements, suit les agissements de ce dangereux terroriste depuis des années. C’est notre meilleur spécialiste sur le sujet, le genre de type qui, chaque matin, en buvant son café, fixe intensément la photo du criminel pour tenter de comprendre sa manière de fonctionner. Eh bien, figurez-vous que ces terroristes sont motivés par un profond ressentiment à l’égard de notre politique de domination au Moyen-Orient. Le temps est venu pour l’Amérique de bâtir des relations plus respectueuses avec le reste de la planète. Nous ne pouvons imposer notre leadership par la force sans nous faire des ennemis. Nous en payons le prix aujourd’hui mais cela va changer. Par ailleurs, nous allons tout mettre en œuvre pour arrêter et juger les criminels qui nous ont attaqués. Je suis en contact avec les autorités d’Afghanistan où ben Laden est caché. Le gouvernement afghan attend que nous fournissions les preuves de la culpabilité de ben Laden pour le livrer à la justice. Nous allons fournir ces preuves le plus rapidement possible. Dieu bénisse l’Amérique. »
 
Evidemment, Georges W. Bush n’a jamais prononcé un tel discours. Il a parlé de lanternes et de combat du Bien contre le Mal. En octobre 2001, il engageait les Etats-Unis et les forces de l’OTAN dans une guerre contre l’Afghanistan. Alors que les Talibans s’étaient vraiment dits prêts à négocier la livraison de ben Laden. Et alors que les raisons qui avaient poussé Al-Qaïda à commettre des attentats étaient justement liées à la politique guerrière menée par les Etats-Unis dans les pays musulmans. Au lieu d’attaquer le problème à la racine, Georges W. Bush jetait donc de l’huile sur le feu. Comme si cela n’était pas suffisant, en mars 2003, le président des Etats-Unis lançait une nouvelle attaque contre l’Irak, prétextant des liens entretenus par Saddam Hussein avec Al-Qaïda.
 
Quel est le bilan de cette guerre contre le terrorisme ? En Afghanistan, des milliers de civils ont été tués, les divisions ethniques ont été exacerbées et ont plongé le pays dans le chaos, l’économie et de nombreuses infrastructures ont été détruites mais le commerce de l’opium a connu un regain d’activité intense avec l’aide de la CIA (plus de 60% de l’héroïne vendue dans le monde viendrait d’Afghanistan, contre 0% du temps des Talibans). Enfin, Washington a placé Hamid Karzaï à la tête du pays. Ce président n’a aucune base sociale en Afghanistan mais est parvenu à se faire réélire dans le silence et la fraude en 2009.
 
Pour l’Irak, sur base d’une étude du journal médical « The Lancet » , on estime que plus d’un million de vies ont déjà été arrachées, sans compter les victimes de la première guerre du Golfe et de l’embargo meurtrier imposé à ce pays durant une douzaine d’années. A l’instar de l’Afghanistan, l’Irak est plongé dans le chaos. La politique d’occupation des Etats-Unis a ravivé les tensions confessionnelles. En 2010, Dirk Adriaensens du BRussels Tribunal dressait un bilan de l’invasion de l’Irak et apportait ces quelques chiffres : « Depuis 1990, début du régime de sanctions imposé par l’ONU, le taux de mortalité infantile a augmenté de 150% en Irak. (…) En 2007, les statistiques gouvernementales officielles dénombraient 5 millions d’orphelins en Irak. Plus de 2 millions d’Irakiens sont réfugiés hors du pays et près de 3 millions sont réfugiés (ou déplacés) à l’intérieur du pays. 70% des Irakiens n’ont plus accès à l’eau potable. Le nombre de chômeurs (sans indemnités) atteint officiellement les 50%, il est de 70% officieusement. (…) 4 millions d’Irakiens sont sous-alimentés et ont un urgent besoin d’assistance humanitaire. 80% des Irakiens ne disposent plus d’aucun système sanitaire (égouts et eaux usées) »
 
 
 
L’enjeu de la guerre contre le terrorisme : remodeler le Moyen-Orient
 
L’administration Bush baignait-elle donc dans l’inconscience la plus totale lorsqu’elle s’est engagée dans cette guerre contre le terrorisme ? Pourquoi aggraver le problème plutôt que de chercher à la résoudre ? Difficile de répondre si on s’en tient aux discours idéologiques des autorités US. La vérité se trouve au-delà des mots, dans les intérêts objectifs qu’avaient les faucons de Washington à intervenir militairement en Asie centrale et au Moyen-Orient.
 
Après la chute du bloc soviétique en 1991, les Etats-Unis voyaient s’effondrer leur principal concurrent et prenaient le leadership mondial. Maintenir une telle position nécessite de se renforcer et d’empêcher les autres concurrents de vous rattraper. C’est pour remplir cet objectif que les néoconservateurs de l’administration Bush ont développé le concept du Grand Moyen-Orient : un remodelage de l’espace s’étendant du Maghreb au Pakistan en passant par la péninsule arabique. Officiellement, il s’agit de promouvoir la démocratie et d’aider ces pays à s’insérer dans l’économie mondiale. En réalité, ce projet était déjà étudié bien avant les attentats du 11 septembre. L’objectif ? Mettre au pas les régimes récalcitrants de la région pour contrôler ce vaste espace stratégique et riche en matières premières, notamment en pétrole et en gaz. En effet, à travers le contrôle des ressources énergétiques, c’est le développement de ses concurrents économiques que Washington peut contrôler : Chine, Inde, Brésil, etc.
 
D’ailleurs, si les Etats-Unis n’avaient pas rencontré une telle résistance tant en Irak qu’en Afghanistan, l’Iran aurait probablement été la prochaine cible. Il est intéressant de noter sur ce point que les campagnes militaires ont été un véritable fiasco pour les néoconservateurs. Le remodelage du Grand Moyen-Orient se révèle être un gribouillage géopolitique dont les Etats-Unis n’ont pu tirer de véritable bénéfices. Au contraire, la guerre contre le terrorisme a ruiné l’économie US, ce qui constitue une victoire pour Al-Qaïda. En effet, Michael Scheuer souligne dans Imperial Hubris que l’organisation terroriste avait décidé d’attaquer son ennemi à son centre de gravité : l’économie.
 
 
Le gouvernement des Etats-Unis se soucient-ils de la sécurité de ses citoyens ?
 
La guerre contre le terrorisme n’était donc qu’un prétexte pour rencontrer des objectifs stratégiques et économiques. Evidemment, il faut présenter à l’opinion publique un raison valable pour partir en guerre et envoyer des tas de jeunes au casse-pipe. Les attentats d’Al-Qaïda ont offert le mobile rêvé. Peu importe si l’invasion de l’Afghanistan n’était pas nécessaire pour capturer ben Laden. Peu importe si Saddam Hussein n’entretenait aucune relation avec Al-Qaïda. Les esprits étaient chauffés à blanc et prêts à s’engager dans la croisade du Bien contre le Mal.
 
Pourtant, les citoyens qui ont poussé des cris de joie lorsque Barack Obama a annoncé la mort de ben Laden, devraient se poser quelques questions aujourd’hui. Si le chef d’Al-Qaïda est bien mort, le gouvernement des Etats-Unis n’a pas montré le moindre signe de remise en question de cette politique dévastatrice qui avait servi de terreau à l’islamisme radical : coups d’Etat, agressions militaires, violations du droit international, utilisation de bombes au phosphore blanc ou à l’uranium appauvri, financement d’organisations terroristes et de régimes dictatoriaux, pillage des richesses… Les dirigeants US ont poursuivi leurs crimes en toute impunité.
 
On ne pourrait justifier d’aucune manière les actes terroristes de ben Laden. En revanche, on peut tenter d’en comprendre les fondements pour éviter que des tragédies semblables aux attentats du 11 septembre ne se reproduisent. Cette démarche nous renvoie inévitablement à la politique étrangère menée par les Etats-Unis. Or, non seulement les dirigeants US n’ont pas tenté d’enrayer le phénomène, mais ils l’ont gracieusement alimenté en déclenchant de nouvelles guerres.
 
Les citoyens des Etats-Unis doivent comprendre que leur gouvernement se soucie très peu de leur sécurité. Les terroristes de la Maison Blanche répondent à des intérêts économiques qui sont contraires à ceux du peuple.
 
Le chef d’Al-Qaïda est mort mais peut-être que le prochain ben Laden sera l’un des ces 5 millions d’orphelins qui errent en Irak, ou bien un Afghan qui aura vu ses parents tués par les drones de l’armée US. Il pourrait venir d’Indonésie où la répression du dictateur Suharto, soutenu par les Etats-Unis, a provoqué 1,2 millions de morts. Il sera peut-être somalien ou chilien. Les Etats-Unis maintiennent le pays du premier dans le chaos depuis dix ans. Et ils ont renversé le président démocratiquement élu du second en 1973 pour installer la dictature sanglante du général Pinochet.

Bref, des ben Laden pourraient voir le jour aux quatre coins de la planète, partout où les Etats-Unis ont semé la désolation. Les intérêts des multinationales ne sont pas favorables à la paix dans le monde ni à la sécurité des citoyens, qu’ils soient de New-York, Bagdad ou Santiago. Pour ces terroristes aussi, il est nécessaire que justice soit rendue. Celle des tribunaux et non celle des exécutions sans procès.

source : michelcollon.info


Moyenne des avis sur cet article :  4.28/5   (111 votes)




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78 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 12 mai 2011 14:53

    non, non, le deroulement de cette journée est trés clair et aucune zone d’ombre ne subsiste, la preuve par ce petit article :
    http://2ccr.unblog.fr/2011/02/15/vous-avez-dit-11-septembre/


    • flesh flesh 12 mai 2011 16:22

      Comme toujours, Michel Collon et sont équipe refusent de manière autiste à envisager l’évidence du 11 septembre, et par conséquent ne font que scruter la surface des choses. Mais bon... c’est peut-être le prix du ticket d’entrée chez Taddei, ou chez ses futurs remplaçants.


      • Onche Onche 12 mai 2011 18:44

        « Et alors que les raisons qui avaient poussé Al-Qaïda à commettre des attentats »
        Al-Qaïda n’a pas agi seul, tout lui a été facilité.
        L’agence de surveillance aérienne hors-service, les alertes bien avant le 11 septembre ignorées par les USA, la boîte noire indestructible dont personne ne parle (alors qu’on trouve les passeports des kamikazes)...
        Les USA ont laissé faire, c’est évident  smiley


        • bluerider bluerider 12 mai 2011 18:55

          on sait déjà tout ça.

          mais bon, continuez de tourner autour du pot !

          les questions passées sous silence ou escamotées par investig’action (dont je suis fan comme pas mal de monde ici) sont fondamentales au contraire. C’est tout le prisme de l’analyse geopolitique qui en dépend.

          faute de plonger les mains dans le camboui, vous restez de bons intellectuels de gauche, mais pour ce combat là, déséspérement à la surface du langage, à la surface de la réalité, à la surface de l’analyse, à la surface de la propagande. Lisez Peter Dale scott, si les scribouillards apocryphes du 11/9 vous effraient tant que cela !

          et puis cette position du « p’tet ben qu’oui, p’t’et ben qu’non », franchement, c’est ridicule ! alors comme ça : oui il y a des bizarreries, mais non pas la peine d’enquêter, mais oui ce sera difficile de donner une réponse à ces bizarreries (des bizarreruies à plus d’un million de morts derrière quand même....) je trouve cet « entredeuxchaisisme » pathétique, et sans issue.

          à l’aune de cet enjeu, l’argument de Bricmont que vous énoncez est d’une faiblesse tétraplégique (rien contre eux, mais c’est parlant en matière de mobilité physique, c’est tout).

          >le projet Manhattan a occupé 100 000 personnes pendant des années jusqu’à ces dantesques 6 et 9 Août 1945.
          >Presque 50 ans plus tard, on ne connait toujours pas les comploteurs contre JFK.
          >La semaine passée, le commando de Navy Seals a été débarqué dans la maison de ben Laden, et l’hélicoptère est d’un modéle inconnu. Morice a fait un article là-dessus !
          >En 1991, je me souviens comme vous sans doute, d’avoir découvert ces escadrilles de F117 furtifs, que personne ne connaisait alors qu’ils existaient bel et bien depuis plusieurs années. Construire un avion furtif nécessite un peu plus qu’une bande de 19 guignols armés de cutters, et pourtant ils sont plus discrets que ces 19 guignols...

          en résumé :

          nous on s’en fout, on fait le sale boulot, et surtout : On continue !

          bien le bonjour chez vous !


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 mai 2011 03:50

            Aucune organisation ne pourra se développer qui puisse abattre le Système. La population obéira a la dynamique des foules. et la loi des grands nombres veut que tôt ou tard les mesures de contrôles soientt ce jour la insuffisdantes. Le Système sera détruit pas des millions d’actions individuelles non planifiées, non concertées, reliées entre elles par rien d’autre qu’une commune volonté même pas énoncée de le détruire. 


            Pierre JC Allard

          • oncle archibald 15 mai 2011 19:25

            C’est un P38 votre avatar ?


          • Le Bordelleur Le Bordelleur 12 mai 2011 19:01

            L’argument du trop nombreux ne tient pas, quand on sait que ce genre d’opération est compartimenté, et que seuls les hauts cadres savent réellement ce qui se passe. 


            • flesh flesh 12 mai 2011 19:58
              Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.

              Et il y avait certainement beaucoup moins de monde que les 130,000 employés du projet Manahattan, et pourtant personne n’avait entendu le mot « Bombe A » avant Hiroshima...

              Investig’Action croit naivement que quelques auteurs d’un crime collectif - pouvant les mener à la chaise électrique - devraient forcémment cafter. Autant affirmer que les milliards de billets de banques en circulation sont un mythe puisqu’on n’en trouve jamais par terre. 

              Investig’Action croit naivement que ceux qui ont volontairement (ou pas) aider les commanditaires de ce crime, pourraient parler sans peur de représailles contre eux-mêmes et leur famille. Et encore, faut-ils que ces témoins soient crus, voire entendus.

              Est-ce une naiveté feinte ? Investig’Action est-il un Left wing gatekeeper ? Va savoir... Mais difficile de croire en une telle méconnaissance du dossier.

            • flesh flesh 12 mai 2011 20:09

              oups... bluerider m’avait devancé pour le projet Manhattan... bravo bluerider smiley


            • latitude zéro 12 mai 2011 21:14

              « oups... bluerider m’avait devancé pour le projet Manhattan... bravo bluerider »

              Idem pour moi !!

              Selon G Tarpley ( La terreur fabriquée made in USA« ), quelques centaines de personnes, pas plus, sont impliquées dans les attentats du 911, la plupart » à l’insu de leur plein gré " par le compartimentage des taches.
              Les véritables instigateurs , ayant une vision globale et la finalité , peut être quelques dizaines ..

              Un secret à garder qui ne pose aucun problème , selon G Tarpley, une habitude et un savoir faire de longue expérience chez eux !!


            • latitude zéro 12 mai 2011 21:35

              Quelques déceptions ces derniers jours, !

               D’abord la bourde de Chavez, tombé droit dans le piège de la CIA par l’intermédiaire d’Interpol ( l’affaire Joaquin Pérez Becerra) 
              http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-05-03-Le-president-Hugo-Chavez-dans-le

              Et maintenant Investig action par son message défaitiste ( et pas très à l’aise) aux Réopenistes.

              Je demande à Michel Collon de revoir sa position la dessus car comme chacun sait seul les imbéciles ne changent pas d’avis, et Michel Collon est loin d’être un imbécile !

              Ce n’est pas le moment de créer des divisions !

              Si Michel Collon n’a pas une vision complète du 911, qu’il laisse le mouvement du 911 faire son travail,
              Chacun sa spécialité !

              Une position qui serait plus intelligente et tenable serait de dire , j’ai des doutes sur la VO mais je laisse le mouvement pour la vérité faire son boulot.

              Nobody’s perfect !


            • bluerider bluerider 12 mai 2011 22:52

              oui, mais le coup des billets de banque.... ouarf ;o)))) bravo


            • bluerider bluerider 13 mai 2011 00:29

              +1 / c’est comme cela que le nazisme s’est implanté en Allemagne, c’est comme cela que tous les complots avérés, documentés fonctionnent. Et les techniques employées par les services secrets sont un peu plus subtiles que les divagations d’un Bricmont, intellectuel béat, de gauche, mais béat sur ce coup là, qui confond les USA avec Disneyland..

              Notamment la technique de cacher les mobiles ultimes, sous une couche de mobiles secondaires ou divergents (l’oignon ou la matriochka)... par exemple, des équipes de « rénovation » dans les WTC... par exemple, des exercices militaires superposés le même jour que les attentats (vérifiés pour le 11/9, pour le 11/3, pour le 7/7, et aussi pour l’Estonia, pour le Koursk mais là c’est un enjeu commercial sinorusse bloqué par les américains, pour la Caravelle du 11/9/1968 mais là c’est une erreur etc.. ça fait beaucoup, non ?), par exemple des délits d’initiés parfaitement légaux puisque les donneurs d’ordre (Deutsche Bank) sont « au dessus de tous soupçons », par exemple, le pré-positionnement d’équipes de secours (FEMA à New-York, et exercices inspirés de Mascal 2000 d’assistance médicale au Pentagone) la veille et le jour des attentats, un « gros » hasard qui a permis de sauver des vies (Machiavel est magnanime) etc....

              franchement.... ou vous retournez jouer aux billes, ou vous enquêtez et triez tout ce qui traine sur le sujet pour vous positionner, mais arrêtez le wachi wacha !


            • Gonzague Gonzague 13 mai 2011 08:46

              Projet Manhattan : des milliers de personnes ne parlent pas, par patriotisme, d’un projet de création de bombe dont on leur a dit qu’elle pourrait les « protéger » en cas d’attaques contre leurs « libertés » et mode de vie. Ces gens gardent donc le silence, persuadés d’être dans le juste

              Complot du 11 septembre : des milliers de personnes ne parlent pas, par vénalité et couardise, parce qu’on leur a dit que la mort de 3000 de leurs concitoyens était un sacrifice raisonnable, que leur capitale économique avait besoin d’être rasée, que leur pays avait besoin d’être la risée du monde et de freiner durablement son économie pour s’approprier le pétrole irakien.

              Vous avez parfaitement raison, les deux événements sont tout à fait comparables.


            • flesh flesh 13 mai 2011 09:58

              New York rasée ? Mais rasée comment ? Comme Hiroshima ou Nagasaki ? 3000 morts ? Mais c’est bien moins que les cobayes irradiés durant les tests tout çà. Vous me rassurez, ils sont donc moins méchants qu’avant.

              Si le peuple américain se voyait privé du pétrole restant, par les chinois par exemple, il crèverait tout simplement de faim. Mais je ne vais pas vous expliquer à quoi nous sert le pétrole, ni pourquoi il serait patriotique de sacrifier 3000 des siens pour assurer la survie de sa nation.

            • bluerider bluerider 13 mai 2011 12:41

              @gonzague

              j’aurais du pousser plus ma démonstration c’est vrai :

              1/ je dis que c’est possible
              2/ la peur a maintenu le régime nazi en place de 1933 à 1945. TOUT UN REGIME, TOUTE UNE MACHINE. Idem des communistes staliniens, idem des khmers rouges etc... Je suis allé à Weimar et à Berlin : les camps sont si proches, que les allemands ne pouvaient pas ne pas sentir la chair brûlée des fours. et le massacre de timisoara est sujet à débat au sein même de l’UE.

              etc...

              BR


            • Gonzague Gonzague 13 mai 2011 12:59

              @Flesh

              « New York rasée ? Mais rasée comment ? Comme Hiroshima ou Nagasaki ? 3000 morts ? Mais c’est bien moins que les cobayes irradiés durant les tests tout çà. Vous me rassurez, ils sont donc moins méchants qu’avant »

              Si je comprends bien vos dires, le fond de votre pensée, vous considérez que les américains ont quelques raisons de se faire attaquer, humilier, ridiculiser, qu’ils sont éventuellement à l’origine de certaines injustices, elles-mêmes convoyeuses de rancunes tenaces, vous refusez toutefois de croire que les attentats puissent être le fruit d’une volonté (d’un besoin ?) de vengeance. Pourquoi ? Parce que se son dé bounioul lol et ki son pa acé intélijen pour fer sa mdr ? J’aimerais bien avoir une réponse précise sur ce point-ci, car la démarche ne m’est pas inconnue. On blâme à raison les USA, on souhaite une punition d’envergure et dès que celle-ci intervient, on la met sur le dos d’un complot interne totalement farfelu, incohérent, sans queue ni tête, dont les tenants et aboutissants restent totalement flous. Pis, la croyance dans ce complot, qui s’appuie entre autres sur l’illégitimé des guerres menées par l’empire du fait que les attaques ne sont pas ce qu’on nous a vendus, légitime a contratrio lesdits conflits au cas où les responsables seraient vraiment des islamistes. Inconséquence, j’écris ton nom en grosses lettres bariolées...

              La plupart des conspirationnistes ne parviennent tout simplement pas à se résoudre au fait que des gens comme nous, de notre bord, de notre occident ke sé a nou lol, puissent être mis à genoux par des types franchement basanés. C’est du racisme certes, mais assez léger, c’est avant tout de l’antiaméricanisme classique, qui ne repose pas tant sur le combat contre les injustices dont sont responsables des empires (quels qu’ils soient) que sur l’admiration -partant la jalousie- qu’on leur voue. Mon antiaméricanisme à moi, celui que je choie, ne se nourrit pas de la haine des Etats-Unis en soit, mais du mépris de sa politique, intérieure et extérieure, et du fait qu’il faille en règle générale critiquer les puissants dès lors que ces derniers abusent de leurs pouvoirs. Mon antiaméricanisme est donc sporadique, il s’inscrit dans une démarche de longue durée, celle de la mise à bat des empires. Il n’est pas spécialement dirigé contre les Etats-Unis d’Amérique.

              « Si le peuple américain se voyait privé du pétrole restant, par les chinois par exemple, il crèverait tout simplement de faim. Mais je ne vais pas vous expliquer à quoi nous sert le pétrole, ni pourquoi il serait patriotique de sacrifier 3000 des siens pour assurer la survie de sa nation »

              Expliquez-moi le cas échéant pourquoi les ouvriers qui auraient placé des charges nanothermitées/des explosifs/du C4/de la TNT/un rayon de la mort/une bombe A/des butagaz dans les tours ne parlent toujours pas aujourd’hui, les vils coquins, les fripouilles, les malandrins qui ont en effet tout à gagner à garder le silence, le grrrrrrand complot leur permettant il est vrai de faire le plein à moindre coût et d’emmener bobonne et les gniards à la campagne le week-end. Ca vaut effectivement le coup, pour quelques litres d’essence bon marché, de participer à l’assassinat de milliers de concitoyens ; leur mutisme quant à leur participation directe au meurtre de 3000 personnes s’explique de par leur oléovorisme et les fins de semaines tout aussi familiales qu’ensoleillées du New Jersey. Et en outre, j’allais oublier, les pompiers aussi sont vraiment des enflures, eux qui ont menti en prétendant que la tour 7 allait s’effondrer, et ce dès les prémices de l’après-midi. Au même titre que les pompiers au Pentagone, d’ailleurs, qui ont menti en prétendant que c’était bel et bien un avion qui s’y était encastré, puiqu’ils étaient les seuls habilités à éteindre l’incendie, qu’ils y ont retrouvé la boîte noire, les corps, etc. Ah et aussi les familles des victimes qui ont recu les appels de leurs proches depuis les avions, appels dont certains détails ne pouvaient être le fruit d’une « manipulation vocale » (code de coffre-fort par exemple)

              Après, si cela vous chante d’accuser tous ces gens, peu me chaut. Mais allez leur dire en face au lieu de rester posé le cul sur votre chaise derrière votre écran.


            • bluerider bluerider 13 mai 2011 13:32

              @gonzague

              nous ne savons pas ce que les gens dont vous parlez savent.

              et des ouvriers qui placent des câbles, qui peignent des murs ou floquent des cavités et élements de structures ne sont pas censés tout connaitre des matéruax qu’ils emploient. surtout sei ces ouvriers viennent d’entreprises de démolition. Une série d’articles du NYT de 2009 décrit un monde maffieu où tous les coups sont permis. Pas eu le temps encore de les traduire, mais vous seriez édifié.

              les pompiers ont RECU l’information du FBI, qui les avertissait que le WTC7 allait s’éffondrer. Certains pompiers sont filmés avec des talkies walkies qui égrenent un compte à rebours...

              soyez précis.


            • Gonzague Gonzague 13 mai 2011 14:37

              @Bluerider

              1. Spéculations pures et simples. Je pourrais tout autant dire que des milliers de chihuahas dont les colliers étaient blindés de mini charges nucléaires furent disposés à chaque coin de chaque étage des tours, la fiabilité de cette « information » serait équivalente à la vôtre. On ne suit pas toutes les pistes imaginables sous prétexte que « C’est possible ! » (après tout, le coup des chihuahas, c’est possible également) on suit celles qui sont plausibles. Si jamais des dizaines (centaines ?) d’ouvriers avaient placé des câbles quelconques (plusieurs kms quand même) sans savoir de quoi il en retournait, sans jamais poser de questions, certains se seraient sans doute interrogés quant à la véritable teneur de cette mystérieuse mission à la suite de la chute des tours. A moins bien sûr que l’ouvrier soit intrinsèquement con et incapable de réfléchir. Je vous sais adepte de l’essentialisation, chez Reopen, c’est peut-être ce que vous insinuez. On ne sait jamais.

              2. http://forums.randi.org/showthread.php?t=109991


            • Gonzague Gonzague 13 mai 2011 16:09

              @BR,
              J’avais sauté cette phrase : "Je suis allé à Weimar et à Berlin : les camps sont si proches, que les allemands ne pouvaient pas ne pas sentir la chair brûlée des fours.« 

              Il n’y avait pas de camps d’extermination sur le territoire allemand, »seulement" des camps de concentration. Tous les camps d’extermination étaient en Pologne sauf un, en Biélorussie me semble-t-il.


            • latitude zéro 13 mai 2011 18:03

              http://www.jewishgen.org/ForgottenCamps/General/ListeFr.html

              http://www.jewishgen.org/ForgottenCamps/Camps/SachsenhausenFr.html

              Weimar (camp d’extermination de Buchenwald
              http://devoirdememoire39-45.fr/albumphoto/index2.html

              Les fours crématoires « équipaient » les 2 types de camp ( concentration/extermination)


            • Andromede95 Andromede95 13 mai 2011 20:43


              En février 2007, Dylan Avery a reçu un e-mail anonyme de la part de « Mike ». L’auteur se présente comme étant un ambulancier du New Jersey, qui était affecté au WTC le jour du 11 septembre 2001. En fin d’après-midi, il affirme avoir entendu un compte à rebours à la radio peu avant l’effondrement du WTC7. Cette affirmation n’est pas passée inaperçue auprès de Dylan Avery, Alex Jones et Jim Fetzer. Il la considère comme une preuve « la main dans le sac ».

              Mais il a été rapidement établi que cet e-mail était un canular. Aucun ambulancier du New Jersey n’a été envoyé au WTC le 11 septembre 2001. Si l’adresse e-mail de « Mike », topgun85@comcast.net, est supposée indiquer une année de naissance de 1985, alors il aurait été âgé de 15 ou 16 ans le 11 septembre 2001. Quand Dylan a proposé à « Mike » de raconter son histoire dans « Loose Change Final Cut », il a décliné son offre en disant « Je ne peux pas prendre ce risque ». Dylan Avery semble avoir admis que cet e-mail était un canular, et n’a plus jamais entendu parler de lui.

              On aurait pu croire que cette affaire risible en serait restée là, mais ces gens-là ne retiennent pas les leçons pour ne plus se faire prendre facilement par des mystificateurs. Quelques mois plus tard, Kevin McPadden se présente avec une histoire semblable, sur laquelle Dylan Avery et d’autres se précipitent.

              Kevin McPadden, en septembre 2007 : « Alors que nous étions du bon côté, il y avait des pompiers en train de se préparer. Ils faisaient des allers-retours en autobus, et quelques vétérans étaient présents. Ils avaient le pressentiment que quelque chose allait tomber. Ce que vous devez savoir ensuite, c’est qu’il y avait un représentant de la Croix Rouge allant et venant devant la foule, en train de tenir sa main sur une radio. Je ne pouvais pas entendre ce qui se disait, mais c’était comme cadencé. Quel que soit le discours, c’était cadencé. Et cela signifiait pour moi qu’il y avait fort vraisemblablement un compte à rebours. Mais il a enlevé sa main dans les 3 dernières secondes et adressé un regard franc, genre ’sauvez votre vie !’, parce qu’il ne voulait pas porter ça sur sa conscience. Il ne voulait pas mourir avec ça. Et alors nous avons eu quelques secondes pour lever la tête. »

              Sa version ultérieure, celle du 19 novembre 2008, est sensiblement différente :
              - Initialement, il dit que les vétérans avaient le « pressentiment » que quelque chose allait tomber (effectivement, les pompiers s’attendaient à l’effondrement du WTC7 depuis 15 h). Mais il a modifié son témoignage en racontant qu’ils pensaient « provoquer » cet effondrement.
              - Il a dit d’abord qu’il ne pouvait entendre ce qui se disait à la radio, et qu’il pouvait s’agir d’un compte à rebours. Mais dans sa 2è version, il dit avoir entendu clairement « 3-2-1 ».
              - Il dit d’abord que le représentant de la Croix-Rouge lui a adressé un regard qu’il interprète comme « sauvez votre vie ! », mais dans sa 2è version le représentant lui dit explicitement « sauvez votre vie ! ».
              - Enfin, dans sa version initiale, il n’a pas signalé avoir entendu des bombes ou des explosions. Ce « point de détail » a été ajouté par la suite.

              N’est-ce pas... troublant ?

              Soit Kevin McPadden n’a jamais été à Ground Zero le 11 septembre 2001 (tout comme « Mike l’ambulancier »), soit (plus vraisemblable) il y était et a vaguement entendu une transmission radio confuse, qui n’a été interprétée comme un compte à rebours que des années plus tard et après avoir eu connaissance de l’e-mail de « Mike l’ambulancier ».

              Pour entendre des vraies détonations, qui sont particulièrement audibles lorsqu’il s’agit de démolitions contrôlées, c’est surhttp://www.youtube.com/watch?v=iFk-1S2EpkU#t=2m40s


            • bluerider bluerider 15 mai 2011 02:47

              @gonzague

              il s’agit de Büchenwald à 5 km de Weimar, et SachsenHausen qui jouxte Berlin ouest.

              Il y a eu dysenterie, tyfus, exécutions, expérimentations médicales, et extermination (des soldats russes essentiellement) mais PAS de crémations effectivement. Reste la rumeur, les bruits, et les colonnes de prisonniers qui allaient travailler dans les usines d’armement. C’est déjà pas mal.


            • bluerider bluerider 15 mai 2011 03:13

              @gonzague

              relire mon allusion à la peur.

              la peur fait basculer des peuples entiers dans la dictature. le peuple américain est patriote, et vit avec une main sur la gâchette, et l’autre tendue pour palper les billets verts. De quoi rester calme quant on vous le fait comprendre de 3 manières à la fois : par l’argent, par la menace physique, et par la sacralisation, non ?

              quant aux questions que soulève une installation cachée du dynamitage des tours, la réponse réside dans le compartimentage des responsabilités, le recours à des équipes spécialisées tenues par le secret pour le montage final, le travestissement des buts, et le recours à une méthode sasn doute novatrice car aucun bâtiment de cette hauteur n’a jamais été abattu par DC. Donc les techniques sont innovantes.

              Par contre il y a bien 118 témoignages d’explosions par des pompiers, et de nombreux civils aussi. Et il y a le cas de Barry Jennings, dont je ne vois pas comment on pourrait douter de la sincérité. Le voir se renier à la BBC est pathétique tellement il est tendu. Le voir s’exprimer devant Avery/Rowe est édifiant d’authenticité. Et la BBC coupe son témoignage pour dire à sa place que l’explosion de l’escalier... est provoquée par la chute de la seconde tour... ce qu’il n’a jamais dit. Un effet de montage saisissant de propagande...

              en tous les cas, je ne sais pas moi, ce que je ferais si on me proposait un boulot très bien payé sans poser de questions, qui ne présente pas les apparences d’un travail condamnable. et vous ?


            • latitude zéro 15 mai 2011 03:32


              Les fours de Sachsenhausen. Allemagne, 1945.
              http://www.ushmm.org/wlc/fr/media_ph.php?MediaId=1386

              Une majorité d’Allemand savait, voyait, sentait, et s’est toujours tue , terrorisée .

              Extrait du procès d’Anton Kaindl,
              ancien commandant de camp de Sachsenhausen

              Procureur Général : Accusé Kaindl, avez-vous reçu l’ordre de faire sauter le camp pour effacer les traces des méfaits commis ?
              Kaindl : Oui. Le 1er février 1945, j’ai eu une conversation avec le chef de la Gestapo, Miller. A cette occasion, il me transmit l’ordre de détruire le camp par un bombardement d’artillerie ou d’aviation ou par gazage. L’exécution de cet ordre, qui venait d’Himmler, n’était toutefois pas réalisable techniquement.
              Procureur Général : Auriez vous exécuté cet ordre si cela avait été possible techniquement ?
              Kaindl : Cela va de soi. Mais c’était impossible. Un bombardement d’artillerie ou une attaque aérienne auraient été remarqué par la population locale. Un gazage aurait fait courir des risques à la population locale et au personnel SS.


            • Michel Maugis Michel Maugis 15 mai 2011 06:06

              @LATITUDE ZERO


              « D’abord la bourde de Chavez, tombé droit dans le piège de la CIA par l’intermédiaire d’Interpol ( l’affaire Joaquin Pérez Becerra) »

              Je pense que c´est toi qui fait une bourde, comme Becerra et non comme « le monde diplomatique » qui ne pouvait s´exprimer autrement sans passer pour un journal anti Chavez au risque de perdre des lecteurs qui n´ont pas forcément l´instinct de classe pour comprendre.

              Chavez a fait le seul choix qu´il devait faire en réaction à un acte irresponsable qui ne peut être que celui d´un aventurier.

              Quand on est le porte parole d´un mouvement de guérilla ( que je ne critique pas), on ne se permet pas de mettre en cause une politique fine de Chavez, en allant chez lui comme si de rien n´était, comme si la droite, la CIA, l´Oligarchie Colombienne n´attendait que cela pour lancer une diatribe internationale ( une de plus) en faisant de Chavez un allié du « terrorisme » de la FAC.

              L´argument selon lequel ce Type était suédois, n´avait pas besoin de visa etc, interpole ne le recherchait pas au moment de quitter la Suede, est totalement ridicule.
              Ce type était avant tout le porte parole d´une organisation « terroriste », donc pas un type ordinaire.

              Chavez n´est pas tendu dans le panneau.

              Au plaisir de te lire tout de même

              Ps : quand au 11/9, il est évident que la culpabilité de tous les présidents US encore vivants est accablante. Carter en premier, il n´a rien à perdre, et Obama en second, il a tout à gagner à culpabiliser Bush comme complice, en droit, pour le seul fait d´avoir éliminer des pièces à conviction du crime.

              Michel Maugis

            • latitude zéro 15 mai 2011 18:57

              Bonjour Michel Maugis

              "Quand on est le porte parole d´un mouvement de guérilla ( que je ne critique pas), on ne se permet pas de mettre en cause une politique fine de Chavez, en allant chez lui comme si de rien n´était, comme si la droite, la CIA, l´Oligarchie Colombienne n´attendait que cela pour lancer une diatribe internationale ( une de plus) en faisant de Chavez un allié du « terrorisme » de la FAC."
              Je suis 100% d’accord .
              La morale de cette histoire : Ne pas mettre en danger la révolution Bolivarienne par des actes inconsidérés.

              Mais comme le reconnait Chavez.
              « je n’ai pas le moindre doute qu’on l’a amené jusqu’ici à dessein, pour pouvoir dire que si je l’arrête je suis le mauvais et si je ne l’arrête pas, je suis le mauvais aussi »
              Il s’agit bien d’une déception quand même et Chavez doit être malheureux.

              J’espère que cette histoire sera vite oubliée et surtout servira d’exemple.

              Je soutiens toujours Chavez à 100%. et comprends sa décision.

              Cordialement
              LO

               


            • agent orange agent orange 12 mai 2011 20:40

              OBL dément être l’auteur des attaques du 11/9.

              Dans une interview accordée au journal pakistanais de langue urdu « Ummat » fin septembre 2001 et dont la traduction en anglais par la BBC est passée complétement inaperçue depuis lors, OBL dément être l’auteur des attaques du 11/9.

              « Les Etats-Unis devraient essayer de localiser les auteurs des ces attaques chez eux ; parmi ceux qui font parti du système étasunien ».

              PS ; Si Agoravox est intéressé par une version en français de cette interview, je me porte volontaire pour la traduction.


              • rikoder rikoder 12 mai 2011 21:00

                Si ce n’est pas trop de travail, je serai ravi de lire une traduction.


                Merci à toi

              • rikoder rikoder 12 mai 2011 21:14

                En cherchant un peu, j’ai trouvé cette version en anglais, j’ai rien de mieux.



              • Gonzague Gonzague 13 mai 2011 15:01

                @gent orange

                J’aimerais bien trouver la source première de ce texte. J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé que des copies, concernant la seconde partie, assez divergentes, toutes estampillées Source BBC ou encore Copyright Ummat in Urdu, BBC translation in English, 2001, mais sans aucun lien. Ce texte est d’autant plus étrange que Ben Laden fait référence à un discours de Rumsfeld daté du 10 septembre. Comment Tonton Osama a-t-il eu accès à cette information dès les jours suivant les attentats, sachant qu’il était perdu en Aghanistan ? Il s’agit d’ujn événement annexe, local, « anodin » dans le contexte, je vois mal les journaux pachtounes en faire mention dans ces semaines où le monde se demandait surtout quel type de bombes allait tomber sur la tronche des Afghans. Un peu comme si vous mentionniez les résultats du tiercé dans le 20 heures, le jour de l’assassinat de Kennedy

                Je pourrais là, tout de suite, rédiger une tribune expliquant que Jean-Hugues Anglade est responsable des attentats de Bali, la marquer du sceau de l’AFP, ma contribution aurait autant de valeur que ce texte.


              • Leo Le Sage 14 mai 2011 16:25

                @Par Gonzague (xxx.xxx.xxx.9) 13 mai 15:01
                vous dites :
                « J’aimerais bien trouver la source première de ce texte. J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé que des copies »
                Ben Laden avait dit juste après Bush qu’il n’avait pas commis l’attentat du 11 septembre...
                C’est quelque chose que j’ai vu à la télé à l’époque et qui m’avait surpris.
                Pourquoi s’empresser de dire qu’on ne l’a pas fait ?
                Probablement parce qu’il savait que s’il tardait on le réduirait au silence...


              • bluerider bluerider 15 mai 2011 02:49

                @gonzague

                vous ne faites pas mieux.


              • bluerider bluerider 15 mai 2011 15:06

                interview de OBL traduite intégralement sur le site de reopen911. l’équipe de reopen911 cherche actuellement à consolider la source. Par contre, la traduction de l’urdu par la BBC est unanimement reconnue.

                c’est ici :


              • agent orange agent orange 15 mai 2011 19:35

                @ Gonzague

                Vous lisez la langue urdue ? J’ai demandé confirmation aux publications « Ummat » - leurs archives remontant qu’à l’année 2010 seulement. A l’heure actuelle je n’ai pas reçu de réponse de leur part.
                Autrement il existe une autre source... la traduction de cette interview par la BBC World Monitoring Service (29 septembre 2001). J’ai moi même essayé de vérifier son authenticité, mais les archives de BBC Monitoring sont accessibles que sur abonnement uniquement.
                Si vous avez les moyens, je suis évidemment intéressé que vous nous fassiez part de vos recherches.
                Pour le moment et jusqu’à preuve du contraire, la version en anglais (re)publiée par le respectable site Global Research est totalement fiable. C’est cette version qui est traduite en français par ReOpen. (voir lien de Bluerider)
                cdlt


              • agent orange agent orange 15 mai 2011 19:41

                @ Gonzague

                OBL ne fait aucune allusion du discours de Rumsfeld dans son interview à Ummat.
                A moins que vous fassiez allusion à une autre interview ? (lien SVP)
                cdlt


              • Zobi Aldo Rifort 12 mai 2011 23:36

                Combien de fois va-t-il falloir le rappeler, la version officielle des attentats est la première à parler d’une théorie du complot. Personnellement je doute de la théorie du complot présentée par les US. Il faut retourner le truc, sinon on y comprend rien ;)


                • ourston 13 mai 2011 05:42

                  Toujours rigolos les conspirationnistes !

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