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Accueil du site > Actualités > International > « Le grand bluff chinois ? »

« Le grand bluff chinois ? »

Regard sur le livre de Dominique Wolton

« En route pour Beijing, j’ai acheté un livre au titre évocateur, « Le Grand Bluff (chinois) » signé Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS. Dès les premières lignes, je suis cloué au sol. Tir soutenu, sans merci ! Voilà que renaît sous les lambris d’un centre de recherche la politique de la canonnière, celle-là même qui a été à l’origine des traités inégaux et dont l’objectif était faire plier la Chine face aux exigences occidentales. La charge est cinglante, exténuante. Rien ne vient distraire l’auteur d’un jugement à l’emporte-pièce.

Première salve... la Chine serait tellement admirée par les Occidentaux qu’elle leur ôterait tout sens critique. La Chine s’impose surtout par l’importance de ses marchés. De surcroît, dans le monde des affaires, c’est le pragmatisme qui domine, rarement l’émotion. Cependant, si parfois un sentiment d’admiration guette, c’est en souvenir de ce qu’était la Chine voici trente ans : famélique et misérable. Autre bordée... La renommée de la Chine ne serait que le produit d’une vaste offensive marketing parfaitement huilée mais totalement mensongère. « Un kit totalitaire ! » déclare l’auteur. Pour qui a eu l’occasion d’assister à des conférences de promotion de villes chinoises, l’impression serait plutôt contraire. Une présentation rustre, des discours redondants, des documents incolores, aucune ingéniosité. Bref, une séance d’endormissement ! Non, les Chinois se vendent horriblement mal ! Et lorsqu’ils sont sur la touche, ils sont maladroits, fuyants. Ils s’accablent eux-mêmes. Alors pourquoi le kit totalitaire remporte-t-il autant de succès chez les Occidentaux ? Pour une raison simple : de la part des Occidentaux, l’appétit supposé du gain !

Dominique Wolton poursuit, la Chine serait phagocytée par 1000 familles, entendez par là les caciques du régime (donc communistes), notamment, le clan Jiang Zeming. Au XIXe siècle, en France, 200 familles irriguaient le pays. Chiffre varie, aujourd’hui, beaucoup moins ! Avec nos Bouygues, Lagardère, Pinault, Arnault et autres Dassault, nous connaissons aussi la concentration des pouvoirs. Donc, en Chine, mille familles se partageraient les prébendes, rien ou si peu pour le reste. Dans ce cas, il faudra interroger mes voisins de palier, originaires du Henan et du Shanxi. Loin des journées de jeûne de leurs parents, ils se gavent trois fois par jour, jonglent d’un portable à l’autre dans des appartements dont ils sont propriétaires.

Le régime chinois est despotique, autoritaire, corrompu, ajoute-t-il. Certes la Chine n’est pas exempte de critiques mais les libertés progressent. Déjà, la liberté de se moquer. Parfois, je demande à mes voisins ce qu’ils pensent de la politique ? » « Du gros ou du maigre ? » interrogent-ils. Ils en rient, c’est un début !

En Chine, les statistiques sont bidons, proclame D. Wolton. Au vu des controverses sur les chiffres du chômage en France, cette pratique semble répandue. Cependant, en Chine, il suffit de faire un petit tour dehors et de s’y reprendre tous les six mois, pour constater que la croissance est bien là. Pour la seule ville de Tianjin, trois fois plus d’ouvertures de chantiers ont été enregistrées en 2006 que pour la région Ile-de-France. Où se situe l’erreur ?

La Chine est l’atelier du monde mais ses produits manquent de technologie, affirme D. Wolton. Je suggère à notre directeur des recherches au CNRS de reprendre ses recherches ! La Chine est désormais l’un des laboratoires de la planète. Dans l’environnement de 52 zones de développement de haute technologie, 700 centres R&D et 55 000 start-up se déploient. La R&D atteint désormais 1,38% du PIB, la part des entreprises chinoises étant en forte augmentation. Qui plus est, l’affirmation de la puissance technologique de la Chine repose souvent sur l’existence de projets à rentabilité non immédiate. Dans ce cadre, la contrainte comptable est plus lâche, le canevas expérimental plus étendu, les axes de recherche plus variés. Dès lors, il est plus facile de valoriser une nouvelle technologie en Chine qu’en Europe où les contraintes sont lourdes. Tenez-le vous pour dit, D. Wolton ! La Chine qui copie nos brevets sera bientôt celle à qui on achètera des licences d’exploitation.

Pour conclure, l’auteur s’en prend au tourisme rouge, il s’insurge contre les visites de mausolées et à la maison de Mao à Shaoshan. Dans ce cas, il devrait aussi s’en prendre à moi. Je pratique le tourisme tricolore, je me suis rendu au chemin des Dames et à Verdun, là même où 230 000 Français ont servi (inutilement) de chair à canon.

En refermant le livre, j’éprouve un curieux sentiment. Peut-être D. Wolton a-t-il raté un copier-coller ? N’est-ce pas le France qui devrait se trouver à la place de la Chine ? Peut-être avait-il à dessein de tirer à boulet rouge contre notre pays en prenant la Chine à témoin ? Peut-être sont-ce là les servitudes d’un fonctionnaire émérite de l’Etat ?


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25 réactions à cet article    


  • Eric De Ruest Eric De Ruest 23 mai 2007 13:12

    Bravo ! La peur idiote qu’engendre la Chine dans l’esprit rustre de bien des gens de « sciences » en France, est aussi subjective que due à un manque de données essentielles.

    Un comble pour ces prétendus grands esprits scientifiques.

    L’éternelle vision de la terre plate.


    • karg se 23 mai 2007 15:23

      « Qui plus est, l’affirmation de la puissance technologique de la Chine repose souvent sur l’existence de projets à rentabilité non immédiate. Dans ce cadre, la contrainte comptable est plus lâche, le canevas expérimental plus étendu, les axes de recherche plus variés. »

      En France, notre président super calé en économie et en science, va engager la recherche sur des contrats à cinq ans, pour la faire avancer plus vite...


      • Jean-Philippe Immarigeon Jean-Philippe Immarigeon 23 mai 2007 16:42

        C’est un sujet qui, comme la bouteille à moitié vide à moitié pleine, peut donner raison aux laudateurs comme aux détracteurs. Ce qui reste pourtant, c’est que la Chine est le laboratoire de ce capitalisme autoritaire qui combine (mais n’est-ce pas là la réalité du capitalisme ?) Etat protecteur et interventionniste et libre d’entreprendre, les deux n’étant pas en contradiction bien au contraire. C’est un peu le modèle américain. Sauf que aux Etats-Unis (quoique... ?), droits de l’homme et élections libres grèvent la compétitivité. Autrement dit, qu’on le veuille ou non, et malgré les perspectives ambivalentes, la Chine reste un gigantesque goulag (lao gai).

        Le problème de l’Occident démocratique est : peut-on, dans les principes de contrat hérités des Lumières, discuter et commercer d’égal à égal avec des non-égaux, en l’occurence des « esclaves » au regard de nos valeurs et de nos standards humanistes ? La réponse est bien évidemment : non ! Du moins pas tant que la Chine ne s’est pas mise à niveau. Et pourtant nous le faisons. Tant pis pour nous. Nous sommes donc tirés pour longtemps vers le bas, car ceux qui écrivent (dont votre serviteur) connaissent la Chine et savent que, sorti des grandes agglomérations, c’est le moyen-âge et 900 millions de crève-la-faim.

        A titre très anecdotique, la dernière fois que je m’y suis rendu, j’ai vu une femme avec des petits pieds (ses chaussures faisaient mois de 10 centimètres, et son mari l’aidait à marcher), je n’invente rien, je l’ai vu, et elle n’était pas vieille. Et d’autres expatriés m’ont rapporté avoir souvent vu cela dans les campagnes et même en ville. Et pourtant, tout ceci est censé avoir été interdit d’abord par Sun-yat-Sen, puis par Mao.

        Enfin, autre témoignage, un peu daté mais très révélateur :« Considérer la Chine comme une des quatre grandes puissances du globe est une véritable farce. J’ai déclaré au président (Roosevelt) que je me montrerais poli, dans des limites raisonnables, à l’égard de cette idée fixe des Américains, mais je ne peux accepter que nous prenions une attitude positive sur la question. » Churchill, télégramme au Foreign Office du 23 août 1944.


        • L'enfoiré L’enfoiré 23 mai 2007 18:48

          Bonjour,

          Le progrès est fait de beaucoup d’éléments très différents et parfois contradictoires.

          Dire que le PIB augmente plus que les autres, que le yuan devrait être réévalué par rapport aux autres monnaies, que la vitrine présentée au monde des buildings de la prospérité, l’ingénierie de pointe qui arrive et j’en passe, sont des marques de progrès. Mais on vient de très bas. « La bicyclette est en marche, s’arrêter c’est tomber » ai-je lu.

          Mais combien de faux pas pour y arriver. Les campagnes, tu l’as dit, c’est pas du même tabac. L’industrie demande 3 fois plus d’énergie pour produire. Au sujet des salaires, il y a du nouveau. J’ai entendu que les postes d’esclaves modernes d’avant, ne sont plus acceptés par les candidats. La semaine de 5 jours devient un point important dans les contrats.

          2008, avec les JO, va être une année charnière pour la Chine. Dans quel sens ?


          • Rdlm 23 mai 2007 20:09

            Pour la seule ville de Tianjin, trois fois plus d’ouvertures de chantiers ont été enregistrées en 2006 que pour la région Ile-de-France. Où se situe l’erreur ?

            Wiki :

            Tianjin : Superficie 11 920 km² Population : 10 240 000

            IdF : Superficie 12 012 km² Population totale 11 491 000

            Bref, pas d’erreur sauf que Tianjin et l’île de france sont de la même taille que ce soit superficie et population !


            • fg 23 mai 2007 21:05

              Une lecture surprenante sur la chine : L’ensauvagement de Thèrèse Delpech spécialiste des questions stratégiques, on y apprend plein de choses : les cas de cannibalisme organisés par le PC Chinois pendant la révolution culturelle par exemple et surtout on mesure le danger de guerre potentiel de ce pays une fois les JO passés, par l’annexion de territoires le Tobet c’est déjà fait, Taîwan peut être la prochaine cible avec une réaction Américano japonaise qu’on ne maitrisera pas en Europe.


              • Tarouilan Tarouilan 23 mai 2007 22:55

                Un ouvrage totalement débile,........ de nombreux amis se rendent en chine et me parlent d’un pays très différent de celui décrit dans ce livre, la Chine se développe d’une façon très impressionnante, une ambiance très stimulante y règne, ......certes, la pauvreté existe encore beaucoup, mais une bonne partie de la population est franchement riche aujourd’hui..... des conditions de vie que nous n’imaginons même pas, nous sommes resté sur de vieux clichés repris par cet ouvrage ridicule ! L’auteur connaît-il vraiment la Chine, pour s’être rendu sur place ..... ?


                • Boileau419 Boileau419 24 mai 2007 05:58

                  En plein dans le mille !

                  Ayant vécu ici depuis plus de dix-sept ans, je crois pouvoir confirmer à plus de 90 % tout ce que dit ce chercheur du CNRS, qui semble bien plus au fait de la Chine que l’auteur de l’article.

                  Les Occidentaux ont vis-à-vis de la Chine une attitude tout à fait irrationnelle. Ils éprouvent le besoin de s’extasier sur tout et de fermer les yeux sur tout ce qui ne va pas. Peut-être que cela fait partie de la xénomanie ambiante qui veut que tout ce que font les étrangers ne peut être que louable et positif. Et puis, on aime les gros chiffres et les « miracles économiques ». Ca permet de croire encore aux vertus du capitalisme.

                  Pour faire court, disons que la Chine, euh...c’est un énorme bordel américanisé au passé disneylandisé recouvert de cratères-chantiers crachant de la poussière et des décibels 24 heures sur 24 sur des villes hideuses peuplées d’une population d’esclaves bovinisés à l’extrême gouvernés par une ploutocratie sans scrupules qui profite à mac de notre esprit mercantile et qui vomit des mensonges au même débit que les gorges du Yangtsé pollué.

                  Y a rien à voir et rien à attendre si ce n’est des milliards de tonnes de déchets truffés de métaux lourds et assez de sacs plastiques pour recouvrir trois fois la surface de Jupiter (la planète, pas le dieu).

                  Ne sera jamais, jamais une grande puissance, car déculturée à l’extrême et par le communisme et par le capitalisme travaillant en duo.

                  C’est triste à dire, mais la Chine, ce n’est plus qu’une colonie de MacDo Incorporated. J’exagère à peine.

                  Il y a entre les Chinois d’aujourd’hui et ceux du passé (Tang et compagnie) la même qui sépare les Egyptiens des temples de Louxor des Egyptiens du Caire moderne. Rupture totale malgré la survie de quelques formes anciennes tronquées.

                  La Chine fera crever le monde avec sa population, sa pollution et sa consommation, tous les trois en dérapage libre.

                  A part ça, on rencontre parfois des Chinois modestes qui sont sympas et il y a de bons petits plats pas trop chers.


                  • Boileau419 Boileau419 24 mai 2007 07:57

                    Personne ne va claquer du fric pour se rendre en voyage en Chine et dire à la galerie au retour que c’était moche à crever. Cela relève de la plus élémentaire psychologie du tourisme moyen. Et puis, quand on n’y a passé que sept jours en logeant dans des hôtels quatre étoiles, beaucoup de choses passent inaperçues.

                    Comme je l’ai dit dans le billet précédent, la plupart des Occidentaux voient le pays à travers le prisme déformant de leur sinophilie galopante, sinophilie souvent aidée par la nécessité de faire des gros sous avec les hommes d’affaires et les gouvernements locaux.

                    L’un des gros paradoxes de la Chine d’aujourd’hui, c’est que bien que le pays soit dirigé de manière autoritaire, l’anarchie gagne du terrain dans tous les domaines. Ce n’est pas que le PCC souhaite relâcher son étreinte de boa constrictor, mais que la situation est devenue d’une telle complexité que le pays devient rapidement ingouvernable et l’ampleur des problèmes impossible à maîtriser.

                    Je rappelle que courageux Taiwan est la troisième démocratie de la région, mais qu’aucun pays soi-disant démocratique n’ose lui tendre la main, ce qui en dit long sur la nature réelle de nos gouvernements.


                  • eppix eppix 24 mai 2007 13:52

                    Ah le revoilà le boileau !

                    Dans un autre post sur l’afrique tu prétendais avoir vécu 16 ans au congo pour pouvoir dénoncer les tares de la société africaine ! En plus des 17 ans de vie en Chine (là encore c’est pas l’eden d’après ton post), cela fait maintenant 33 ans de vie à l’extérieur où tu as pu remarquer beaucoup de choses ! Quel sera le prochain pays ? ...j’ai trouvé, la lune !

                    Africainement smiley


                  • Gazi BORAT 24 mai 2007 16:54

                    @ Mr Boileau

                    J’ai bien peur que l’avenir vous donne tort..

                    Je me rappelle autrefois du mépris que l’on pouvait avoir du label « made in japan » synonyme de camelote et qui aujourd’hui signifie qualité... La Chine suit le même chemin.

                    C’est un pays qui, tout tranquillement, grignote l’économie américaine et qui investit, par le biais d’une société d’état, dans les fonds de pension américains.

                    C’est aussi le deuxième possesseur de bons du Trésor US.

                    Apprenez dès aujourd’hui le chinois, Mr Boileau..

                    gAZi bORAt


                  • Travelmate 24 mai 2007 07:41

                    Comme quoi, 2 personnes vivant 10 ans en Chine aura 2 versions complètement différentes sur l’état de son développement et ses bienfaits, selon qu’on est sinophile optiiste ou non. On peut vivre 10 ans en Chine et détester les moeurs chinois ou les adorer. C’est bien ça le problème. Il faut donc avec les pincettes les commentaires du bouquin en question. Ceux qui ont visité la Chine des villes et de ses banlieus savent que, matériellement, le sort des chinois se sont fortememnt amélioré, c’est incontestable. ils peuvent même voyager à l’étranger assez facilement maintenant s’ils ont les moyens, les moeurs sont plus libres.Il n’y a que la politique qui ne soit muselée. Mais les chinois s’y sont résignés à l’accepté tant que l’amélioration perdure. Ceux qui crittique la Chine actuelle préfèrent ils la Chine des années maoistes quand la majorité de la population crevaient de faim ?


                    • ZEN zen 24 mai 2007 07:52

                      Oui, la Chine réelle, nous la connaissons surtout à travers nos fantasmes , toujours trés ambivalents...Le meilleur livre que j’ai pu lire sur ce sujet:LA CHINE SERA T ELLE NOTRE CAUCHEMAR ? de Cohen et Richard (ed Mille et une nuits)


                      • Gazi BORAT 24 mai 2007 16:58

                        « Comment vivent les Chinois »

                        J’ai la chance (eh oui) d’habiter un quartier où réside une forte population asiatique.

                        Mes voisins chinois chinois avec qui je parle de ces sujets me tiennent à peu près tous le même discours : « La Chine évolue.. Ca va être dur encore pour deux générations mais après, le pays sera très riche.. »

                        Je pense réellement qu’il existe en Chine une vision à long terme qui est absente ici en Europe..

                        gAZi bORAt


                      • Boileau419 Boileau419 24 mai 2007 09:04

                        C’est sûr qu’aujourd’hui à Pékin et dans les grosses métropoles on peut trouver des tas de produits de luxe qui étaient inconnus sous Mao. Si le fait de pouvoir s’acheter une Rolex ou une pâtisserie suédoise au coin de la rue vous paraît un progrès décoiffant, eh bien, disons qu’effectivement la Chine a progressé à pas de Goliath.

                        En attendant, ceux qui se souviennent râlent que la vie était tellement plus agréable et les rapports humains tellement plus chaleureux dans les années cinquante, juste après la « libération ». Courte parenthèse de solidarité retrouvée avant la faim des grands bonds en avant et les empoignades de la révolution culturelle.

                        La vérité, c’est sans doute que la Chine vit dans la grisaille décadente du matérialisme moche depuis très longtemps. Le pays semble avoir perdu sa vitalité à mi-chemin de la dernière dynastie impériale. Depuis lors, la Chine est morte en tant que culture vivante et originale, et vit spirituellement aux crochets de l’Amérique : les USA m’a tuer....

                        Vieille édentée et gâteuse sous ses oripeaux clinquants de jeune call-girl superglamour, la Chine cherche à oublier son malheur et son ennui profonds en se droguant à la « busyness », à la frénésie de l’agir pour l’agir, et foin de wu-wei et autres fadaises méditatives taoïstes ! Aveugle à sa misère spirituelle, elle s’enivre des chiffres mirobolants de sa croissance cancéreuse et se pâme sous les caresses de ses adulateurs-exploiteurs au long nez.

                        Pauvre Chine sans avenir qui manquera bientôt de l’essentiel : l’eau, la terre et l’air.

                        Ca me dégoûte vraiment ces intervenants qui parlent de mieux vivre uniquement en termes de nombre de voitures et de réfrigérateurs...


                        • Tarouilan Tarouilan 24 mai 2007 11:24

                          C’est étonnant comme de nombreux intervenants psychorigides, ont des idées définitives et abruptes sur la Chine, pas un seul, bien entendu, n’y a mis les pieds, ...

                          Ils ne s’en rendent pas compte en raison de leur « formatage » mental qui a commencé avant l’heure sarkosienne, .....la Chine, pour l’instant, c’est le libéralisme, sans la main-mise de conglomérats monopolistiques que nous connaissons ici en occident, tout un chacun, avec beaucoup d’acharnement, un peu d’argent et quelques relations peut réussir, pourvu que cela dure, ...... en occident c’est l’inverse, toute l’activité économique est entre les mains de coquins, qui ont réussi à détourner le système et se le réserver, à eux et leurs acolytes, autrefois c’était les deux cent familles, aujourd’hui c’est bien pire, grâce à Sarko, nous commençons à les voir, ces mafieux, décomplexés au plein jour, ouvrez les yeux......... En Chine, c’est pour l’instant un libéralisme sain, à la portée de tous, alors qu’en occident, c’est un leurre, une carotte, après laquelle certains courent encore, qu’ils sont stupides car toutes les possibilités sont verrouillées entre les mains de quelques uns..... dans nos pays, les cartes sont biseautées depuis longtemps .... et cela s’aggrave.... smiley


                          • Tarouilan Tarouilan 24 mai 2007 11:41

                            Et la Chine dérange aussi, par le fait que les Chinois, sont de plus en plus réservé par les monsieur bon-office, (dont doit faire partie Boileau) qui sont souvent sur place pour faciliter l’implantation d’entreprises étrangères en se remplissant les poches au passage, ce genre d’individus, qui sont désignés par les Chinois, avec un certain manque de réserve hypocrite, par un vocable qui relèverait d’une condamnation pénale en France,......... je ne rajouterais qu’une chose Boileau, la Chine, aime la, ou tire toi, et d’urgence.... les Chinois n’ont pas besoin de personnes comme toi...


                          • Boileau419 Boileau419 29 mai 2007 08:31

                            Votre analyse de la Chine est risible. Laissez la parole à ceux qui y ont vécu et surtout évitez de sortir des idioties sur les intervenants dont vous ignorez tout.

                            La Chine, patrie du libéralisme sain, on aura tout entendu...


                            • dilettante 29 mai 2007 09:59

                              Si l’article est très bon et dénote une connaissance approfondie de la Chine moderne, il se dit beaucoup de bêtises dans les commentaires qui suivent...

                              Certaines mériteraient leur place dans un bêtisier. J’en choisis quelques-unes :

                              « Je pense réellement qu’il existe en Chine une vision à long terme qui est absente ici en Europe.. »

                              Cette phrase, c’est triste à dire, peu importe comment on la lit et la bonne volonté qu’on peut mettre pour donner un peu de crédit à l’auteur, on n’y arrive pas. La Chine est l’ennemie de la vision à long terme, même la vision à moyen terme est un concept qu’on ne comprend pas réellement ici. Dans n’importe quel secteur, dans n’importe quel domaine, on construit pour détruire le lendemain. Phrase symptomatique trop souvent entendue pour qui sera resté quelques années en Chine : « on en reparlera le moment venu », « on verra plus tard »... (pour ceux que la version originale intéresse : « dao shihou zai shuo », je doute que ce site me permette d’écrire en chinois) Cette phrase veut dire ce qu’elle semble vouloir dire : les solutions définitives, on sait pas, ou on peut pas, quoiqu’il en soit on veut pas se fatiguer à les trouver, donc pour le moment on improvise avec des solutions temporaires. Que ces solutions permettent de retarder le problème avec succès n’est même pas le cœur du problème ; le vrai problème c’est qu’au moment où cette solution n’est plus viable du tout, on se rend compte que l’orientation même de la solution était mauvaise, qu’il faut tout refaire, qu’on y perd un temps fou, car rien n’a été correctement planifié.

                              Pour donner un exemple concret à ceux qui n’auraient pas suivi, il y a quelques années alors que je vivais dans le sud-ouest du pays (province du Sichuan pour ceux qui connaissent), la pénurie d’électricité à pousser le gouvernement local à couper l’électricité 1 jour sur 2 (plus ou moins entre 8 et 20h) dans des villes de plusieurs millions d’habitants, pendant plus de quatre mois. D’où venait cette pénurie ? Le gouvernement avait tout simplement déclaré en 2000 ne pas avoir besoin de construire de centrales supplémentaires pour le sud-ouest de la chine, qui selon eux, devait produire avec les moyens de l’époque largement assez d’énergie jusqu’en 2020. Si ça c’est de la gestion à long terme...

                              Cependant, fort de cette expérience malheureuse, le gouvernement s’est dit qu’on ne l’y reprendrait plus. Pour exemple les accords de coopération conclus avec l’Afrique (la Chine est littéralement en train de coloniser économiquement le continent, relativement délaissé par les occidentaux, à une allure folle) et l’Amérique du sud, toutes deux très riches en matières premières que la Chine convoite.

                              Une autre réaction amusante :

                              « la Chine, pour l’instant, c’est le libéralisme, sans la main-mise de conglomérats monopolistiques que nous connaissons ici en occident, tout un chacun, avec beaucoup d’acharnement, un peu d’argent et quelques relations peut réussir, pourvu que cela dure » (Tarouilan)

                              Là, c’est carrément ridicule. Il y a effectivement plus de libéralisme en Chine qu’en France car en France, tout est inamovible et verrouillé, par les plus grandes entreprises et l’Etat qui marchent main dans la main, avec de moins en moins de complexes (je crois qu’on est tous plus ou moins d’accord là-dessus). Mais de dire qu’il n’y a pas de mainmise de conglomérats monopolistiques sur le marché, c’est délirant ! Le libéralisme a vocation à libéraliser le marché (forcément) pour permettre une CPP (concurrence pure et parfaite) et contrecarrer les monopoles ou oligopoles. (ça, c’est enseigné en seconde au lycée pour ceux qui font un bac B/ES, et au premier semestre universitaire en Sciences éco).

                              Ce qui se passe en Chine, c’est qu’il y a effectivement les aspects pernicieux du capitalisme sauvage : quasi-disparition de l’Etat providence, tant en terme d’assistance médicale, retraite, soutiens aux handicapés, et ne parlons même pas d’allocations chômage (qui tiennent de la science-fiction ici) ; mais aucun des aspects à priori positifs du libéralisme n’est présent. La légende du rêve américain, car c’est ce à quoi Tarouilan semble faire référence, ça a peut-être existé à un moment aux Etats-Unis, mais certainement pas en Chine.

                              Pourquoi ?

                              Toutes les boîtes qui font de l’argent sont des boîtes privées ou à capitaux mixtes, qui embauchent et licencient selon leurs besoins, au jour le jour. L’extrême majorité, pour ne pas dire la totalité de ces entreprises sont nées de capitaux publics, très souvent au sein d’universités dans le cas des grosses entreprises technologiques. Elles ont été données en gestion à des universitaires improvisés businessmen, qui ont fait progresser le chiffre d’affaires de l’entreprise tout simplement car les coûts de production en Chine sont ridicules et les économies d’échelle vertigineuses.

                              Pour prendre des exemples connus de tous : Lenovo (Lianxiang en chinois), qui a racheté la division PC d’IBM, dont le nom « anglais » était « Legend » il y a peu encore, a été créé à partir d’un laboratoire d’informatique de l’Université des sciences et technologies de Chine. Cette entreprise, protégée du Parti, et dont les membres du conseil d’administration sont des « lingdao » dûment encartés (dirigeants, responsables) au PCC, tout comme TCL (celle qui a racheté Thomson, le « fleuron » de la technologie française), sont représentatifs d’un système économique entièrement dépendant et verrouillé par le pouvoir politique, qui n’a aucun des attributs de libre concurrence que certains sinophiles aveugles veulent y voir...

                              J’ai volontairement utilisé des mots chinois entre guillemets pour faire comme tous les rigolos qui font semblant de parler la langue. Ce procédé pédant ajoute d’emblée une fausse couche de sérieux. (En fait, je la parle vraiment).


                            • dilettante 29 mai 2007 10:04

                              Autant pour moi : j’ai écrit que l’article était très bon ; je voulais dire le livre (de Dominique Wolton). L’article est tout simplement bien trop subjectif, malheureusement. Chevalerie est un amoureux de la Chine, je le suis aussi sans aucun doute, mais je ne suis plus aveugle...


                            • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 29 mai 2007 23:41

                              parler de la Chine n’est pas simple Rien n’est blanc ou noir mais souvent gris !

                              Cet article est pertinent et nous ouvre un autre angle sur cette 2e/3e Puissance économique du Globe ! Merci !


                              • Eva013 29 mai 2007 23:56

                                M. Boileau. Si nous détestez tant la Chine, pourquoi y avez-vous vécu plus de 17 ans. Etant né en Chine dans la province du Shaanxi, à Hanzhong( une ville moyenne), je peux vous confirmer qu’en Chine tout s’améliore. En 1990, lorsque j’avais 3 ans, je vivais dans un 20mètres carré et mes parents gagnaient environ 30 euros par mois. Je sautais de joie lorsque je pouvais manger des oeufs ou de la viande. En 2004, je suis retourné à Hanzhong et pratiquement tout avait changé. Mon père habite désormais dans un bel appartement bien équipé ( écran plasma, ordinateur relié à internet, douche, belle cuisine) et gagne environ 120 euros par mois ( ce qui est très confortable en Chine)^^. Il y a 40 ans, tout le monde vivait dans la misère, c’est normal qu’il y avait un climat d’entreaide mutuelle puisque personne ne possédait rien.( ce qui tend à disparaître aujourd’hui). Vous semblez critiquer l’avenir de la Chine sur ce qu’elle est aujourd’hui et c’est une grave erreur. La Chine suit le même schéma de développement que tous les pays industrisalisés asiatiques ( ex. Corée du Sud...essayez d’étudier l’histoire du développement des dragons asiatiques et du Japon). La Chine pollue beaucoup certes, mais les Etats-Unis et l’Europe, qui ont pollué la planète durant plus d’un siècle sans réagir, sont les principaux responsables. J’ai l’impression que vous vous réjouissez d’une Chine pauvre et misérable, où des millions de personnes n’ont pas accès à l’éducation et sont soumises à de grandes famines. Au moins, ces chinois là ne risquent pas de polluer notre précieuse planète. Pour vous, la Chine doit rester un espace d’exploitation ( nostalgie coloniale ?) où l’homme blanc est le maître. ^^Votre discours méprisant à l’égard de la Chine ne prend pas en compte la réelle capacité des chinois à construire un avenir meilleur et propère pour leur pays. Regardez ce que les Japonais, considérés comme des sous-hommes 150 ans plus tôt par des personnes comme vous, ont fait du Japon, regardez ce que les coréens ont fait de la Corée du Sud en 50 ans, et voyez ce que sera la Chine dans quelques décennies. Je pense que votre mépris ne concerne pas seulement la Chine. Mettez plutôt vos pulsions nerveuses et animales sur d’autres activités.

                                NB : Vous semblez avoir bien peu de connaissances sur la Chine ( qu’avez-vous fait durant 17 ans de votre vie ?), de ce fait, vous ne pouvez allonger vos commentaires que par des descriptions malsaines et insultantes totalement à côté de la réalité et dénuées de sens.


                                • sreuss 4 juin 2007 23:44

                                  Bonsoir. Quelle galopade ! En premier lieu, révisez votre pinyin bien que ce ne soit pas le centre de la problématique, on écrit Jiang Zemin...et les statistiques même bidon restent singulières ! En deuxième lieu, parce que j’ai travaillé et vécu sur place entre 1993 et 1999 dans trois villes différentes, parce que je parle Chinois couramment (après 4 ans d’université et six dans le pays), parce qu’enfin je me sens suffisamment informé du sujet pour prendre position, permettez-moi de vous dire que vous vous fourvoyez complètement. Certes, l’ouvrage de Thierry Wolton est loin d’être parfait et quelque peu vulgarisateur mais il représente à mon sens l’état des lieux le plus objectif de la Chine d’aujourd’hui. Votre bel enthousiasme de réseauteur patenté pourrait bien fondre comme neige au soleil dans un délai plus rapide que vous ne l’imaginez, au moins aussi vite que les cours des bourses chinoises qui cèdent à la surchauffe de la bulle spéculative...Dans les années 60, une génération de gurus bien avisés nous vantaient les mérites d’une autre Chine, plus maoiste celle-là et déjà le miroir aux alouettes produisait son effet ! Aujourd’hui, aux politologues succèdent les économistes : à défaut de pouvoir efficacement stimuler sa croissance sur ses terres, l’Occident capitaliste s’invente des mythes lointains. A ce rythme, on parlera bientôt de l’épopée du Far East ! A l’opposé de beaucoup d’experts, je me situe à contre-courant et abonde dans le sens de ce que je nomme la minorité lucide dont Thierry Wolton fait partie. Je citerai encore Jean-Leclerc du Sablon, Guy Sorman et le merveilleux Simon Leys, aussi réaliste que décapant, que je vous invite à relire. L’ampleur du bluff actuel est autrement plus gigantesque que celui des maoistes dans les années 60-70. A cette époque existait déjà un consensus sur l’avancée prodigieuse de la Chine. La réalité chinoise d’aujourd’hui dépasse de très loin les gratte-ciels de Tianjin, le clinquant de la mégalopole shanghaïenne et le service irréprochable que recoivent les businessmen occidentaux dans leurs hôtels 5 étoiles...900 millions de paysans chinois, aussi attachés à la glèbe que nos serfs médiévaux par leur « hukou » (acte d’origine), ne sont pas prêt de goûter au Nescafé que vous aimeriez leur servir, 300 millions d’autres, dont au moins 50% au chômage, sont les transhumants, coolies de ce nouveau capitalisme sauvage hybridé à un communisme suranné, 300 millions enfin, les citadins, forment la masse de vos prospects, les clients potentiels de l’Occident. Adonc, vous nous chantonnez le refrain éternel des canonnières, si chères aux nostalgiques du colonialisme que nous (ne) sommes...nullement, Cher Monsieur ! Et je ne suspecterais pas Thierry Wolton d’une quelconque sympathie pour les traités inégaux que les Chinois ressassent à volonté dans leurs discussions avec les Occidentaux. Etant Suisse, mon pays ne faisait pas partie des puissances des 8 armées coalisées qui matèrent la rébellion des Boxers en 1900. En tant que Français en revanche, vous avez dû en entendre sur les guerres de l’Opium, le sac du palais d’Eté et l’expédition de Tianjin...Les Chinois adorent nous rappeler nos crimes historiques et nous culpabiliser, notre acte de contrition se résumant aujourd’hui à notre rôle d’investisseurs...J’attends avec impatience les prochaines échéances du régime et particulièrement les Olympiades de 2008. Gageons que tout se passera bien, le scénario huilé : les chauffeurs de taxis polis, les haies de pivoines coupées au millimètre et les trottoirs ripolinés ! Lors de l’évaluation des futurs sites, les autorités pékinoises avaient empêché la population de se chauffer pour ne pas noircir de résidus de charbon le ciel bleu de la capitale lors de la venue du franquiste Samaranch. On avait également pris soin de nettoyer la ville de tous ses indésirables pour les repousser dans leurs campagnes. L’effort a payé et Pékin s’est finalement vu désigner pour le plus grand plaisir du marquis... Voici sans doute des techniques auxquelles vous souscrivez sans appel tant que l’emporte la logique marchande à tou crin dont vous semblez un ardent défenseur. Tout en vous souhaitant de cesser de prendre des vessies pour des lanternes, je reformule mille bravi à Thierry Wolton et vous adresses mes messages les plus chevaleresques.


                                  • le jri 12 février 2008 17:02

                                    Bonjour,

                                    Je ne ferai pas étalage de mon vécu détaillé en Chine, mais pour tout ceux qui pensent se faire une opinion sur la Chine pour y avoir été 1 ou 2 fois pour les vacances, je dis non !! Wolton est dans le vrai ! Même si certains détails ne sont pas très précis sur le terrain !

                                    Pour pratiquer la Chine, les villes et les campagnes depuis presque 20 ans, j’ai pu percevoir cette évolution fulgurante ! Et voir le résultat ! Mao avait dit en recevant le Dalai Lama à Beijing" souvenez vous de ce que je vous dis dans 50 ans," le taux de croissance du Tibet sera supérieur à celui de la chine"

                                    Et c’est vrai, à ce jour, pour le Tibet environ 13 % et la Chine autour de 10 % chaque année ! Les calculs de Mao se faisait à long terme, les dirigeants du parti aujourd’hui pensent à court terme ! 

                                    Mais à quel prix ?Ce magma financier est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage, les sensibilités, les avis contraires, les opinions des étrangers et les pauvres chinois ! Mais que dire de cette façade économique qui effectivement cache une misère aussi grande que la richesse ! Le profit est généralisé à certaines familles proches des dirigeants ! Mes bonnes sources attestent la corruption même dans les petites municipalités, et les étrangers qui désirent s’implanter ne font qu’être racquettés sur plusieurs années ! Alors que dire des grosses boites étrangères qui pensent être tranquille en Chine ! Pouvoir politique et argent sont plus qu’unis en Chine, ils sont indisociables ! La réalité n’est pas celles des télévisions, c’est celle du terrain, de la vie de tous les jours ! Et les quelques chinois qui s’en sortent dans les villes sont ceux qui travaillent pour l’Etat ou dans le commerce !14 h par jour pendant 6 jours pour 2000 yuans, ça fait combien de l’heure ?les Chinois sont seulement libres de "faire de l’argent" ! A Shanghaï, plus de la moitié des Buildings construits sont "vides" ! La Chine est entrain de créer des paravents pour masquer la vérité ! Certes, le niveau de base s’élève d’années en années, mais les campagnes se vident ! Ce n’est pas pour,autant qu’il faut décourager les téméraires et investisseurs étrangers ! faute de grive chez soi on va manger du merle ailleurs !

                                     


                                  • LHFD 7 mai 2008 02:37

                                     

                                    Notre perception est notre réalité. Tout est relatif dans ce monde relatif, dixit Einstein, Albert pas Frank.
                                    A l’échelle de notre petite planète la Chine est démesurée. De par les nombres seulement elle est difficilement sondable. Rédiger une opinion, dans ce cadre, à son sujet n’est en soit pas plus qu’une douce tentation d’apprenti politicien qui sommeille en nous tous. Mais n’en abusons quand-même pas au point de simplifier tout et son contraire quand il s’agit de la Chine sous prétexte que dans la masse ca passe, puisque de toute façon les chiffres et les lettres de l’opinion dominante donnent la Chine coupable.
                                    Des opinions m’intéressent toujours mais certaines ne valent pas plus que les commentaires d’un journaliste sportif durant une compétition de sumo à la télévision grecque, à l’heure de pointe. Au plus gros la victoire…
                                    Ca ne mange pas de pain mais vous ne devez pas en vivre, vous crieriez famine.
                                    Que cela soit à propos de la Chine ou du Loch Ness on trouvera toujours des commentaires à faire. On peut tous en parler. Une analyse c’est plus qu’un énoncé de connaissances, limitées par défaut, cela inclus l’histoire.
                                    Que faites vous de notre histoire, celle de l’Europe entre autres. Qu’étions-nous il y a 100 ans à peine ?
                                    Pas plus tard qu’aujourd’hui 6 mai 2008 une étude d’un analyste d’un grosse boite financière américaine fait grimper les prix pétroliers au plus haut puisqu’à défaut de visibilité le prix ne peut que monter. Tout au moins ce sont les commentaires sur la hausse qui attribuent cette hausse à cet article. Voilà comment fonctionne (entre autres) notre monde.
                                    Sur base de commentaires, on influence le cours des choses…tenez en compte à défaut de devoir en rendre.

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