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Le Jour du souvenir en Amérique est assombri par l’humiliation en Irak

Introduction

L’Amérique est humiliée en ce mardi 11 septembre 2007. The Philadelphia Inquirer écrit en éditorial : «  Six years after 9/11, it is a shame that Bush’s misguided invasion of Iraq is upstaging the discussion the nation ought to have and the actions the nation’s leaders ought to be taking » (Six ans après le 11 septembre, c’est une honte de constater que Georges W. Bush a occulté l’opinion publique et n’a pas pris les décisions appropriées).

Vêtu d’un uniforme portant les quatre étoiles de son grade ainsi que de multiples médailles, le général comparaît devant les commissions réunies des Forces armées et des Affaires étrangères de la Chambre des représentants. Pour celui qui commande 168 000 soldats américains déployés actuellement en Irak, il est évident que, dans le cas d’un retrait trop préventif, l’Iran serait le grand gagnant et qu’il pourrait consolider son influence sur les ressources, voire sur le territoire de l’Irak.

Au deuxième jour de l’audition du général Pretaeus, ce mardi 11 septembre 2007, The Huffington Post, un des blogs les plus puissants aux États-Unis, coiffe son article ainsi : « Plusieurs américains voient dans l’Irak l’échec de l’Amérique ». C’est un désaveu complet, en ce mardi 11 septembre 2007, pour la politique de Georges W. Bush : l’augmentation des troupes en Irak n’a pas mené aux résultats escomptés. Terrible leçon pour l’Amérique : une majorité d’Américains croit que l’histoire retiendra plus de la guerre en Irak qu’elle fut un échec cuisant pour les États-Unis qu’un succès : « more people said they believe history will judge the Iraq war a complete or partial failure than a success ».

Retour sur ce témoignage.

Le lundi 10 septembre 2007

Le général David Petraeus comparaît devant les commissions réunies des Forces armées et des Affaires étrangères de la Chambre des représentants. La chose était à prévoir : le militaire était attendu de pied ferme. Le Congrès n’est pas sans lire le Washington Post qui soutient qu’une violente dispute oppose David Petraeus, commandant en chef des forces alliées en Irak, et son supérieur William Fallon, chef du Cenctom. Cette querelle, dont l’objet concerne le retrait plus ou moins progressif des troupes américaines, s’est déroulée lors d’une vidéoconférence organisée à la Maison-Blanche en présence de George Bush. Le général Petraeus accepte de retirer une brigade (4 000 soldats) en janvier 2008, pour arriver au chiffre de 5 000 hommes en moins en avril, sur les 168 000 actuellement présents. Le général Casey, lui, souhaite ramener la présence américaine de vingt brigades - aujourd’hui - à dix d’ici à la fin 2008. Le New York Times évoque la crainte d’une armée américaine - qui peine à recruter - mal préparée à d’autres confrontations, dont une éventuelle avec l’Iran.

Une autre querelle a précédé le témoignage du général David Petraeus. Avant même qu’il ne prenne la parole devant les parlementaires, la querelle entre pro et anti-guerre a pris de l’ampleur mardi avec la publication dans le New York Times d’un très polémiste encart publicitaire pleine page. Dans cette pub grand format dans le plus influent quotidien américain, le mouvement anti-guerre MoveOn.org accuse le général quatre-étoiles de « manipuler les faits » au profit de la Maison-Blanche. Et d’ironiser sur le nom du militaire : « General Petraeus or General Betray Us ? » (général Petraeus ou général "nous trahit" ?).

En cours d’audition, un incident est venu perturber le témoignage de David Petraeus. Il a été interrompu à plusieurs reprises par des manifestants pacifistes. Les protestataires du groupe Code Pink ont scandé à maintes reprises « Dites la vérité, général ». Les manifestants ont tous été évacués de la salle.

Selon un sondage de CNN, en août dernier, il est démontré que trois Américains sur quatre soutiennent que le rapport Petraeus ne changera pas leur opinion sur la guerre. Les Américains pourront tester cette donnée statistique au cours des prochains jours. Lors de cette première journée devant le Congrès, accompagné de l’ambassadeur des États-Unis en Irak, Ryan Crocker, le général David Petraeus a assuré avoir constaté « globalement des améliorations au niveau de la sécurité » en Irak. Loin de donner satisfaction aux démocrates qui souhaitent un désengagement américain en Irak, le général David Petraeus valorise, au contraire, les choix du président Bush : « Un retrait prématuré de nos forces aurait probablement des conséquences catastrophiques ».

La riposte est venue immédiatement du président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Tom Lantos : « Je ne crois pas à cette vision de progrès. L’envoi de renforts militaires en Irak a peut-être créé des succès tactiques. Mais stratégiquement, il a échoué », a-t-il dit, évoquant le peu de progrès politiques réalisés par les responsables irakiens.

Dans son témoignage, l’ambassadeur Crocker a fait cette profession de foi : « J’ai l’intention de démontrer que les États-Unis peuvent atteindre leurs objectifs en Irak et que les Irakiens sont capables de s’attaquer à leurs problèmes et d’y répondre. Il est possible de parvenir à un Irak sûr, stable, démocratique et en paix avec ses voisins. Les développements politiques, économiques et diplomatiques en Irak vont dans la bonne direction, mais le chemin est tortueux. Cela n’ira pas vite. Ce sera irrégulier, ponctué de reculs ainsi que de succès, et cela nécessitera un réel engagement des États-Unis ». Le peuple américain aura-t-il la même patience que son ambassadeur ?

Au soir de cette première journée, éprouvante, le général Pretaeus et l’ambassadeur Crocker ont donné une entrevue à Fox News. La vidéo se trouve ici et la transcription (anglaise) se trouve .

Le mardi 11 septembre 2007

Le pessimisme est palpable aux États-Unis. En ce mardi, 11 septembre 2007, The Huffington Post relate l’opinion d’une femme retraitée qui voit dans la politique de Georges W. Bush une terrible erreur de stratégie et d’objectif : « The enemy was in Afghanistan, and I believe going into Iraq we took our eye off the ball » (L’ennemi était en Afghanistan et je crois qu’être allé en Irak nous a fait dévier de notre objectif,) a déclaré Anne Bock, 66 ans, enseignante retraitée. Pour beaucoup d’Américains, la guerre en Irak devient de plus en plus insupportable, comme en fait foi cette page du souvenir du San Francisco Chronicles. L’Amérique s’interroge : « Pourquoi perdons-nous la guerre contre le terrorisme  ? », titrait The Nation le 6 septembre dernier.

Enfin, il est intéressant de lire l’analyse assez complète que donnaient, en entrevue, Michael O’Hanlon, de la Brookings Institute, et l’historien Richard Kohn, de l’université de la Caroline du Nord, à Newsweek. Tous deux s’interrogent et répondent aux questions sur cette volonté qu’ont certains parlementaires américains de remettre en question toute la crédibilité du général à quatre étoiles, David Petraeus. Pour Michael O’Hanlon, les attaques contre le général Petraeus ne sont pas fondées et elles reposent essentiellement sur une opération politique en raison de l’impopularité de la présence américaine en Irak. Le général ne fait que son devoir, précise O’Hanlon, et on le lui reproche amèrement. O’Hanlon refuse de blâmer Petraeus pour les seules erreurs de Georges W. Bush.

The Huffington Post fait le recensement de quelques grands éditoriaux américains qui témoignent de leur profond scepticisme à l’égard de la stratégie actuelle du président Georges W. Bush. Pour sa part, le New York Times fait le recensement des déclarations de ces derniers mois sur la situation en Irak. Le tableau est divisé en cinq thèmes et reprend les déclarations tant du général Pretaeus que d’autres intervenants, comme le rapport indépendant du général James L. Jones. Il se dégage de cette lecture un profond scepticisme et une variation incroyable dans l’analyse de la situation réelle en Irak.

Au deuxième jour de l’audition du général David Petraeus devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, le Sénateur Joseph R. Biden Jr., qui préside la Commission, s’est dit convaincu, en introduction de la séance du 11 septembre 2007, que la présente stratégie en Irak est mal orientée (he believed the current strategy was misguided). Il a lancé au général Pretaeus cette cinglante réplique : «  Nous faisons face à 1 000 attaques par semaine, et vous appelez cela un succès ?  ». «  Qu’allons-nous dire au peuple américain ? Que nous serons en Irak pour cinq, sept ou dix ans encore ? » Le général Pretaeus n’a pu que répondre : « Sénateur, nous sommes sur la défensive. Et en tant que tel, nous devons nous défendre durement ». La sénatrice démocrate Barbara Boxer a invité le général Pretaeus à enlever ses lunettes roses.

Le sénateur républicain, Norm Coleman, a lancé : « Americans want to see light at the end of the tunnel » (Les Américains veulent voir venir la lumière au bout du tunnel). Lorsque le sénateur républicain, Chuck Hagel, a demandé au général Petraeus pourquoi sa vision de la situation en Irak était à ce point différente de plusieurs observateurs, David Petraeus a répondu : « Sur le terrain, il y a 165 000 points de vue qui peuvent diverger les uns des autres au jour le jour ».

L’ambassadeur Crocker a été mis à mal lorsqu’il a été confronté à une déclaration, rapportée par le New York Times, selon laquelle il aurait prétendu que la chute du gouvernement d’al-Maliki serait une bonne chose : « the collapse of the government of Iraqi Prime Minister Nouri al-Maliki would be a good thing ». Ce que s’est empressé de nier formellement Crocker. Le sénateur Carl Levin a noté, avec un certain brio, qu’année après année, l’administration Bush a fait état de progrès en Irak et en a appelé à la patience du peuple américain. Mais tout cela n’était qu’une suite de désillusions (litany of delusion).

Le sénateur républicain John McCain, favorable à la stratégie de Georges W. Bush, s’est montré flamboyant en déclarant qu’un retrait d’Irak signifierait rien de moins que « le chaos, l’élargissement de la guerre et un génocide » (chaos, wider war and genocide).

Le président de la Commission des Forces armées, le sénateur démocrate Ike Skelton, a eu, à l’égard du général Pretaeus cette remarque qui se voulait conciliante dans les circonstances : « Nous avons devant nous, ce qui est très ironique, le général Pretaeus qui est très certainement l’homme de la situation en Irak. Sauf qu’il est trois ans en retard et avec un déficit de 250 000 hommes » (One of the great ironies of this hearing today is that Gen. Petraeus, who sits here before us, is almost certainly the right man for the job in Iraq, but he’s the right person three years too late and 250,000 troops short).

Georges W. Bush interviendra publiquement très probablement jeudi. Il laisse toute la place, dans l’actualité, aux prestations du général Pretaeus et de l’ambassadeur Crocker. Pour Kenneth Pollack, expert sur les questions touchant l’Irak auprès de la Brookings Institution, cette stratégie est pertinente. L’administration Bush a, de toute façon, perdu, auprès de la population, toute crédibilité en la matière. Après quatre ans de tergiversations, poursuit Pollack, la population n’a plus la patience et la volonté d’écouter la Maison-Blanche lorsqu’il s’agit de l’Irak. Le président compte bien sur le témoignage devant le Congrès des deux intervenants pour infléchir quelque peu l’opinion publique.

Comme le rapporte enfin USA Today, la grande majorité des Américains veulent un échéancier pour la réduction des troupes en Irak et une majorité préfère que cette réduction soit échelonnée dans le temps. L’autre groupe d’Américains serait prêt à un retrait progressif des troupes sans échéancier.

La tendance du dernier week-end, tel que le démontre le sondage de USA Today, s’établit ainsi : 39 % des répondants souhaitent un retrait immédiat des troupes américaines, 23 % croient qu’il faut maintenir les troupes en Irak jusqu’à ce que la situation s’améliore.

C’était en 2001. Thomas Friedman, du New York Times, analysait la situation du 11 septembre. Une pièce d’anthologie.


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56 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 12 septembre 2007 10:41

    Arthur

    C’est mon voeu le plus cher. Toutefois, je ne partage pas votre optimisme. Malheureusement.

    Pierre R.


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 12 septembre 2007 10:58

    Il n’y a pas de gouvernement « démocratiquement élu » sous une occupation. La guerre en Irak a fait partie d’une entreprise mondiale de domination planétaire par les oligarchies occidentales, même si ces dernières n’étaient pas forcément d’accord avec les méthodes employées par Bush.

    Et, avec la domination planétaire, la société de contrôle que nous préparent « droites », « centres » et « gauches »...

    Lire, par exemple :

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

    Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (2)

    (...)

    La Commission Trilatérale a tenu sa réunion annuelle à Bruxelles du 16 au 19 mars. Avec un peu moins de discrétion que d’habitude, car Reuters a même diffusé une photo de Henri Kissinger et Jean-Claude Trichet prise à cette occasion. Javier Solana, Haut Représentant de la « Politique étrangère et de sécurité commune » (PESC), Secrétaire Général à la fois du Conseil de l’Union européenne et de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), et ancien Secrétaire Général de l’OTAN, fait état de sa participation sur son agenda officiel (allocution du 17 mars à 14h30). C’est peut être que la Commission « a un message à faire passer ». Celui de la prétendue nécessité urgente d’un « ordre mondial » en bonne et due forme.

    Un important rapport présenté à cette réunion circule déjà dans sa version « pré-publication » : celui de John Deutch, diffusé sur un site d’information et recherche juridiques hébergé par l’Université de Pittsburgh. Mis en ligne en annexe à un article de Joe Shaulis du 20 mars, ledit rapport, intitulé : « Priority Energy Security Issues », porte un cachet du Massachusetts Institute of Technology où enseigne Deutsch. Ce dernier apparaît dans la liste des membres de la Trilatérale comme : « John M. Deutch, Institute Professor, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA ; former Director of Central Intelligence ; former U.S. Deputy Secretary of Defense ». Il fut, en effet, directeur de la CIA et de la « National Intelligence » en tant que « Director of Central Intelligence » en 1995-96, après avoir été Sous-Secrétaire de Défense US en 1994-95. La thématique abordée dans le rapport est l’un des principaux domaines de compétence de John Deutch, comme on peut le constater sur son site universitaire.

    (...)

    A la fin de ses conclusions, Deutch profite bien de l’occasion pour souligner que, dans son esprit, les questions d’énergie et de sécurité « ne sont pas séparables ». Les problèmes liés au réchauffement de la planète peuvent, suivant cette logique nucléaro-sécuritaire, fournir un alibi en or aux milieux financiers pour instaurer, en toute « bonne conscience » apparente et au milieu d’applaudissements « bien-pensants », la « gouvernance mondiale » musclée dont ils rêvent depuis les années 1970, voire même depuis bien avant.

    (...)

    On saisit mieux, dans ce contexte, le contenu de la Déclaration de Berlin adoptée par les vingt-sept Etats de l’union Européenne le dimanche 25 mars, dans laquelle la mise en place d’un Etat européen est présentée comme allant de soi et répondant à une nécessité urgente. De même que le sens des propositions de François Bayrou sur la « défense » déjà citées, réclamant une priorité pour la « défense européenne », la « recherche militaire », l’ « observation », le « renseignement »... ainsi que la pleine intégration sans réserves de la France dans l’OTAN. Pareil pour l’appel, dans le discours de Bayrou du 22 juin 2006, à « la confiance entre les administrations des pays, et les services de renseignement »...

    (...)


  • mcm 12 septembre 2007 11:09

    @Little Scarlet Pimpernelle,

    « Il n’y a pas de gouvernement »démocratiquement élu« sous une occupation. »

    Il y en eu au contraire beaucoup, dont tous ceux de tous les pays vaincus après la seconde guerre mondiale, en particulier le Japon, qui sous occupation massive US, a trouvé un chemin de la démocratie si prospère, que c’est maintenant un des pays les plus riches du monde !!!


  • Ingrid du Midi 12 septembre 2007 12:57

    Parlons un peu du Japon.

    D’abord, les administrations, industriels et financiers US avaient largement aidé Hitler. Lire à ce sujet, par exemple : « IBM et l’Holocauste », d’Edwin Black.

    Ensuite, les bombes d’Hiroshima et Nagasaki étaient inutiles sur le plan militaire. Car l’Armée Rouge, entrée dans la guerre à la demande des puissances occidentales, venait d’anéantir une très importante armée japonaise.

    Enfin, devant la poussée de l’URSS et des révolutions dans le monde entier, les oligarchies occidentales étaient bien obligées de faire de l’Europe occidentale et du Japon des vitrines du « capitalisme civilisé » à façade « démocratique ». Mais, dès qu’il n’y a plus eu de « couteau etre les dents » en face, elles se sont empressées de tout reprendre. C’est ce qu’elles font en ce moment.


  • Ingrid du Midi 12 septembre 2007 13:02

    Quant à ce qu’on nous prépare, lire par exemple :

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=228

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=235


  • Ingrid du Midi 12 septembre 2007 13:33

    Ce que le Mage appelle « démocraties coalisées », ce sont les PUISSANCES IMPERIALISTES qui nous préparent le fascisme à l’échelle planétaire.

    Et « fascisme » risque d’être un euphémisme...


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 12 septembre 2007 14:04

    @ Ingrid du Midi

    Merci pour les liens et le commentaire.

    Pierre R.


  • Ingrid du Midi 12 septembre 2007 15:42

    « several Iraqis noted that it was the Americans who created the government »

    Ce qui prouve, si besoin était, que la prétendue « démocratie » en Irak n’est qu’un fiction montée par les occupants.


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 septembre 2007 21:07

    @arthur Mage. Les Canadiens sont de doux euphémistes de nature. Vous connaissez cette histoire des deux policiers, le gentil et le méchant ? Pierre R est un gentil Canadien et moi le méchant. J’ai analysé vos commentaires sur ce fil depuis des mois et j’en suis arrivé à la conclusion bien réfléchie que vous dites des sottises gratuites.

    Moi aussi, d’ailleurs, car mon commentaire ici ne changera rien. Faisons donc tous deux une effort pour travailler dans le sens de la pertinence. Je commence tout d..

    PJCA


  • NPM 12 septembre 2007 22:03

    « D’abord, les administrations, industriels et financiers US avaient largement aidé Hitler. Lire à ce sujet, par exemple : »IBM et l’Holocauste« , d’Edwin Black. »

    Ils n’ont pas « aidé », ils ont refourgué leur camelotte à un gouvernement socialiste. Certes, ils ont eu tort, même si personne ne connaissait le nature de ce régime à l’époque, et c’est pour ca que de nos jour, mieux informé et pour ne pas répéter cette erreur, on fait le blocus de Cuba.

    « Ensuite, les bombes d’Hiroshima et Nagasaki étaient inutiles sur le plan militaire. »

    Bein voyons, juste quelque millions d’hommes encore sous les drapeaux, c’est rien du tout ! On aurait du vous y envoyer voir, tiens..

    « Car l’Armée Rouge, entrée dans la guerre à la demande des puissances occidentales, venait d’anéantir une très importante armée japonaise. »

    Oui, 700.000 morts japonais sur une armée d’un million, ca donne une idée de l’esprit capitular du niakoué qui attendait le yankee.. Vive la Bombe !

    « Enfin, devant la poussée de l’URSS et des révolutions dans le monde entier, les oligarchies occidentales étaient bien obligées de faire de l’Europe occidentale et du Japon des vitrines du »capitalisme civilisé« à façade »démocratique« . »

    Heu, au derniére nouvelle, on vote toujours en occident (sauf en amérique du sud, parfois, mais ils sont un peu spéciaux la bas). Et c’est bien démocratique, car tout le monde vote, témoins les elections de Sarkozy ou de Bush.

    « Mais, dès qu’il n’y a plus eu de »couteau etre les dents« en face, elles se sont empressées de tout reprendre. C’est ce qu’elles font en ce moment. »

    Je ne vois pas. Des centaines de milliards ont été utilisé pour la défense au lieu d’aider les pauvres et les pouilleux. Donc, non, ca n’a pas été bon pour tout le monde, cette guerre froide (qui à fait 50 MILLIONS de morts, je vous le rapelle, ce qui porte à 200 millions le nombre de victimes du socialiste pour le XXéme siécle, tout ca par pur haine). Par ailleur, je ne vois pas ce qu’on vous aurez donné (? ?). C’est vous seul qui payez tout, bien évidement (c’est déduit sur votre paye).


  • Avatar 13 septembre 2007 01:10

    A l’auteur.

    Excellent article comme d’habitude.

    La pression médiatique aux USA ne pas va cesser de s’accentuer contre le gvt Bush et sera à son apogée à la fin de la campagne pdtielle.

    Le paradoxe américain : la maison blanche parle de succès militaires sur le terrain et de progrès dans la sécurisation du pays occupé et donc il faut toujours plus de soldats !!!

    Puisqu’ils ont si bien réussi on se demande pourquoi naissent tant de tensions lorsqu’on évoque un repli progressif !!!


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 septembre 2007 04:19

    @ Arthur

    Merci d’avoir porté à ma connaissance cet article du New York Times ainsi que le commentaire qui l’accompagne. Il est vrai qu’il vaut mieux, lorsqu’il s’agit de l’intervention américaine en Irak, rappeler ce que Napoléon avait si bien dit : « la bonne politique est de faire croire aux peuples qu’ils sont libres ».

    Pierre R.


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 septembre 2007 04:33

    @ Avatar

    Merci de commentaire.

    Vous avez raison. Bruce Riedel, analyste auprès de la Brookings Institution, relève que les deux témoins ont remis un rapport sérieux mais laissé de côté plusieurs points fondamentaux. La guerre interchiite à Bassorah, la deuxième ville d’Irak, a été passée sous silence. La diminution des effectifs des contingents alliés, passés de 15.000 en janvier à 11.000 aujourd’hui, n’a pas été abordée. Le risque d’un nouveau conflit à Kirkouk, dans le Nord, n’a pas non plus été évoqué. Mais surtout, ils n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour expliquer comment les Irakiens allaient parvenir à la réconciliation nationale. C’était pourtant l’objectif du renfort décidé en janvier. (Le Monde)

    Je vous recommande les analyses du Brookings Institute. Voici un lien qui vous permettra de vous faire une idée.

    Pierre R.


  • Gilles Gilles 16 septembre 2007 16:57

    « le premier gouvernement irakien démocratiquement élu »

    Les irakiens ont un vote ethnico-confessionnel, avec en plus une composition fortement clanique de la société.

    Le vote est peut être « démocratique », puisqu’on nous le dit, mais l’esprit démocratique est totalement absent de ces scrutins et pire, parmi l’immense majorité des citoyens.

    Il ne suffit pas d’anoner comme Bush démocratie, démocratie pour que le pays en soit réellement une.


  • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 12 septembre 2007 10:50

    Mais n’oublions pas que, pour aider le gendarme US qui n’arrive plus à s’en sortir, les milieux financiers veulent à présent « construire » une nouvelle superpuissance impérialiste, qui sera encore plus dangereuse et nuisible que les Etats-Unis et qui fera les besognes que ce dernier n’arrive plus à faire.

    Et qui va payer le militarisation de l’Europe, si ce n’est les populations du continent ? Y compris, de leur sang.

    Les USA ont été le gendarme mondial de l’après-guerre. Mais l’Europe a déjà été à l’origine de nombreses guerres pendant plusieurs siècles, et de deux guerres mondiales pendant le XXème. STOP IT !

    Lire, par exemple :

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=118

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=182

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=228

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=235


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 12 septembre 2007 14:05

      @ Little Scarlet Pimpernel

      Beaucoup de lecture en perspectives. Merci.

      Pierre R.


    • samy31500 12 septembre 2007 16:29

      Oui mais nous quand on a fait la guerre c’etait pour dire qu’on allez faire une démocratie. On ce foutait sur la gueule entre nous pour s’appropier une cacahuete


    • mcm 12 septembre 2007 11:01

      Pierre R.,

      Toute cette affaire Irakienne mérite une mise à plat des données.

      Ben Laden, le commanditaire des attentats du 11/09, est membre de la famille royale Séoudienne, les fonds fournis pour les attentats bien que transitant par le Pakistan, sont aussi d’origine Séoudienne.

      Mais pourquoi Bush a choisi de déclarer la guerre à l’Irak et pas à l’Arabie Séoudite ? Le mensonge de diversion s’explique par le fait que l’Arabie Séoudite détient plus de 10% des valeurs boursières Américaines, et que donc l’attaquer eut été synonyme d’un crash boursier sévère.

      Mais pourquoi la diversion mensongère sur l’Irak ? L’Irak comme L’Arabie Séoudite est un bastion Sunnite, l’attaquer, c’est porter un coup indirect à L’Arabie Séoudite. L’objectif visé et déjà atteint, était de provoquer une importante percée Schiite en terre Sunnite.

      Quel est l’effet voulu à court terme ? Les Sunnites en général, et l’Arabie Séoudite en particulier, sont maintenant sous la menace des forces Schiites, certes moins riches mais beaucoup plus nombreuses. Déjà, sous cette menace, les Sunnites Irakiens forment la majeure partie des forces de Police autochtone.

      Quel est l’effet voulu à long terme ? Deux options possibles et cumulables :

      Option 1) Mise et risque minimum, obliger les Sunnites inférieurs en nombre à une alliance avec les forces US, et ainsi affaiblir les Schiites en général et les Iraniens en particulier.

      Option 2) Mise et risque maximum, laisser les Schiites anéantir les Sunnites, voire même avec un peu de chance, envahir l’Arabie Séoudite, temple et bastion Sunnite, et ainsi venger indirectement l’affront du 11/09 en mettant ses auteurs dans un guêpier mortel.

      Conclusion : Il s’agit d’observer l’évolution contrôlée des troupes, pour savoir si les USA vont garder l’option 1 déjà acquise sans grands risques, ou miser sur l’option 2, plus risquée, mais qui présente la surprime de l’écroulement quasi-total des forces Sunnites, et réduit l’ennemi au seul camp Schiite.


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 12 septembre 2007 11:23

        Pierre,

        J’ai lu avec plaisir ( de France où je suis pour quelques jours) votre article.

        Le titre résume bien les choses et le fond de l’article. A suivre en effet la crise politique qui ravage les sommets du pouvoir aux Etats-Unis (démissions, dénonciations des erreurs passées, abandons, etc...) et en parallèle la crise économique qui s’approfondit chaque jour aux USA, et dont les paramètres fondamentaux se jouent aussi en dehors des frontières américaines (krach en vue en Chine sur fond d’inflation galopante et d’émeutes qui se multiplient dans tout le pays avec une force renouvelée).

        L’Irak risque bientôt de devenir un symbole, mais pas celui que le Président Bush et ses admirateurs prévoyaient. La comparaison avec le Vietnam est pertinente en apparence, mais là, les conséquences vont être beaucoup plus lourdes et terribles. Sur tous les plans.

        Bien amicalement de Paris,


      • dom y loulou dom 12 septembre 2007 12:40

        blablabla. Bush se fout complètement des sunnites ou des chiites, sait-il seulemnt qu’ils existent ? Ce théâtre macabre est installé pour les citoyens américains avant tout, celà remplit leurs écrans de terreur sourde et pour les spectateurs priviliégiés européens (sic), la terreur est censée nous dicter maintenant nos faits et gestes devant un « allié » plus que belliqueux et qui n’apprécie pas que l’Europe ait des vues inconnues et non dictées par les commanditaires de l’empire matérialiste.

        J’ai appris il y a quelques jours comment on fait la différence entre quelqu’un d’honnête et un bandit. Je vous en fait part.

        L’homme honnête utilise la matière pour entretenir les relations humaines, elle est la base qui sert la relation humaine. Le bandit fait exactement l’inverse, la matière est l’enjeu a empiler, au détriment de toute relation humaine et ne sert qu’aux jeux d’intriges et de pouvoir.

        Au terme de six ans de boucheries sordides, voyons-nous quoi que ce soit d’autre en politique que jeux d’intrigues et de fourberies ?

        Autre question à certains qui manifestement se croient invincibles... (quand la fragilité est le propre du vivant... et la sagesse du sensé)...

        Quelle situation pour Israel quand TOUS ses voisins seront à nouveau tellement excédés et meurtris par toutes ces guerres et qu’en face ils ont toujours ce pays belliqueux qui n’a de cesse de provoquer ses voisins immédiats. D’abord la palestine, le Liban, la Syrie maintenant après l’Irak à feu et à sang, l’Iran, l’Afghanistan et le pakistan si Musharraf venait à tomber ? Que penser de l’armement lourd donné à l’arabie saoudite par sieur Bush ? Qu’en penser ? Qu’Israel est un vaste camp de concentration pour l’administration Bush ? Se ruinant d’avance pour ne pouvoir intervenir le jour où le retour de bâton viendra ?

        Comment expliquer autrement le foutoir qu’ils entretiennent et la haine qu’ils poussent en avant ? Le but et la cible du retour de bâton ne serait-ce pas Israel pour des néo-cons ? En même temps que de scléroser tout l’occident.

        On rêve qu’Israel comprenne dans quelles manipulations en retour elle se trouve et que cette nation prenne enfin la main des arabes qui la lui tendent depuis des lustres maintenant, pas les extrémistes évidemment, mais rabougrir tous les arabes aux extrémistes ne fait que faire fleurir ces derniers.

        A bon entendeur (ou sourd) ...


      • ZEN ZEN 12 septembre 2007 12:16

        @ Philippe

        Bonjour, je crois que votre pessimisme est fondé, même si je ne m’en réjouis pas, car nous paierons aussi les pots cassés...

        Merci ,Pierre, pour votre vigilence toujours en éveil

        @mcm : il vous arrive d’être lucide, continuez !

        « Mais pourquoi Bush a choisi de déclarer la guerre à l’Irak et pas à l’Arabie Séoudite ? Le mensonge de diversion s’explique par le fait que l’Arabie Séoudite détient plus de 10% des valeurs boursières Américaines, et que donc l’attaquer eut été synonyme d’un crash boursier sévère. »


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 12 septembre 2007 12:18

          @ mcm

          Merci de ce commentaire. Toutefois, j’aurais besoin de votre part d’une petite précision. Pourquoi serait-il ou aurait-il été question d’une guerre entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite ? A moins que vous ne citiez l’Arabie Saoudite à titre d’indication ou d’exemple, je comprendrais. Mais je dois vous dire - à moins d’erreur de ma part - que je n’ai lu nulle une quelconque velléité de faire la guerre avec l’Arabie Saoudite.

          Merci

          Pierre R.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 12 septembre 2007 12:19

            Bonjour Philippe

            N’abusez pas des belles choses parisiennes. Merci de votre commentaire.

            Pierre R.


          • mcm 12 septembre 2007 13:03

            @Pierre,

            La guerre des USA contre l’Arabie Séoudite aurait été inéluctable si les vrais commanditaires et bailleurs de fonds, tous séoudiens, avaient été accusés !

            @Zen,

            Cette version est la seule plausible, pour expliquer la désignation évidemment frauduleuse de l’Irak comme coupable, et la riposte indirecte mais efficace des USA.


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 12 septembre 2007 21:43

            Je crois que les USA espèrent controler l’Arabie Saoudite plutôt que l’attaquer.

            Je crois par contre qu’ils n’ont réellement pas prévus (enfin disons plutôt qu’ils n’ont pas cru) dans une insurrection irakienne.

            Au fond leur but était grosso modo de créer une quatrième voie pour le monde arabe (dictature salafiste (arabie), dictature chiite (iran), dictature pseudo laïque (saddham) et d’établir une démocratie pro occidentale, modérée, multi culturelle, etc.

            Le pari était risqué, il est perdu.

            Dans le fond une démocratie qui fonctionne n’arrange personne dans le monde arabe, les islamistes, les dictateurs, etc.

            Une démocratie fonctionnant en Irak aurait été un beau pied de nez aux deux théocraties voisines, et la petite dictature d’à côté.

            Le problème des américains est qu’ils font de la prose sans le savoir, la démocratie est à mon sens loin d’être le régime naturel de l’être humain (j’avoue je suis un pessimiste) son triomphe ne peut se faire que par la lutte si cette volonté existe, or je ne crois pas excessivment à une volonté massive de démocratie en Irak.

            Je pense même que l’échec de l’Irak confortera dictatures et théocraties arabes


          • Stephan Hoebeeck Stephanesh 12 septembre 2007 21:51

            J’ai beaucoup aimé votre citation 3 ans trop tard et avec un déficit de 250000 hommes.

            J’avoue je ne sais quoi pensé du retrait d’Irak

            Pour gagner, la situation actuelle en nombre de soldat est trop inférieure à ce qu’elle devrait être (je penche pour un 500000 et un million d’homme en tout et bien formés.)

            Ce million de GI’s les USA ne les ont pas.

            La volonté qu’à Bush de rester peut avoir plusieurs raisons.

            Si il part il laisse un vide, il est vraisemblable que les chiites écrasent les sunites.

            Si les sunites sont écrasés l’Arabie interviendra.

            Si l’Arabie intervient directement, les chiites seront écrasés.

            Si les chiites sont écrasés, l’Iran interviendra.

            Si l’Iran intervient, l’arabie sera écrasée

            Si l’arabie est écrasée, les USA ont d’après leurs accords l’obligation de soutenir ce pénible allié qu’est l’Arabie

            Si c’est pour partir et revenir six mois après autant rester.

            Cordialement

            Maintenant je me demande vraiment pourquoi les USA ne se donnent pas les moyens de gagner. C’est vrai Bush pourrait refaire les conscription....


          • LE CHAT LE CHAT 12 septembre 2007 12:53

            Petraeus a du mal à avouer que les etats unis sont dans le pétrin ! il faudra malheusement attendre les élections de l’année prochaine pour espérer une évolution , debeulyou se fout complétement de son opinion publique , et son avenir est tout tracé , il donnera des conférences à 50000 $ .......


            • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 12 septembre 2007 13:47

              ce que dit le Chat est hélas tt @ fait exact !


            • Dégueuloir Dégueuloir 12 septembre 2007 14:19

              mais il est aussi probable que Bouch et sa clique de malfrats montent un jour sur la chaise électrique(l’arroseur arrosé !) .......


            • mcm 12 septembre 2007 14:48

              Ceux qui prétendent que Bush serait désavoué par une majorité de son peuple, devront expliquer pourquoi sa deuxième élection a été encore plus nette que la première !

              http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=700101&sid=5313421&cKey=1099501171000&folderId=4776957

              En outre les élections à venir, loin de le destituer, risquent fort de confirmer son poste avec une troisième victoire démocratique !


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 septembre 2007 21:18

              @mcm : Les exit-polls en Ohio ont divergé de 8% des résultats officiels. C’est une impossibilité statistiqu. Ceci a été largement publié le surlendemain ... puis jamais plus. Il n’est plus du tout sûr que les élections aux USA donnent encore une idée éxacte du vote. Fascisme, Phase II

              http//nouvellesociete.org/5139.html

              Pierre JC Allard


            • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 12 septembre 2007 13:46

              @ l’auteur : Merci pour ce concentré d’Infos ! Triste de constater encore une fois, ce que la folie (et le pouvoir) d’un seul homme mal embushé peut faire du mail à la planète ! Maintenant que tout est clair et dévoilé, attendons la fin de son mandat !


              • fouadraiden fouadraiden 12 septembre 2007 15:20

                @lavaddi

                votre remarque est assez pertinente.

                on constate depuis longtemps que les vidéos BEN LADEN servent à bien autre chose qu’à nous renseigner sur la force de frappe des bédouins enturbannés d’Arabie.

                je crois que j’ai compris l’ utilité d’alkaidiser les esprits occidentaux le jour où un journaliste de LCI, en charge des affaires exterieures ,interroge le leader du parti islamiste marocain(qui on perdu récemment) en lui posant la question suivante :

                alors ,dites-nous la vérité Monsieur, vous êtes pour l’application srticte de la charia puisque vous êtes contre les mariages mixtes entre marocains et français,musulmans et chrétien ou juif ?

                réponse désabusée de l’intéressé marocain : c’est au marocain en fait à décider....

                donc ,si l’on en croit notre journaiste français le souci actuel de marocains serait le mariage mixte(ou la priorité des occidentaux) ?

                et

                voilà l’impact « négatif » d’ Alkaida sur les journalsites occidentaux ,poser des questions à la con à des leaders qui tentent de sortir leur population de la misère.

                @Docteur Rached,

                je vous rappelle que les Etats-Unis n’ont pas attendu l’administration actuelle pour terroriser les Irakiens. avoir la mémoire courte serait extêmement dangereux !

                designer Bush II reponsable de la politique moyen orientale américiane est une simple vue de l’esprit.


                • ZEN ZEN 12 septembre 2007 18:05

                  Un élément de plus au dossier :

                  ZONES D’OMBRE DANS LE RAPPORT PETRAEUS

                  « Les déclarations du général américain David Petraeus et de l’ambassadeur à Bagdad, Ryan Crocker, ont laissé dans l’ombre plusieurs problèmes cruciaux auxquels l’Irak doit faire face. Les deux hommes n’ont guère accordé d’attention à la hausse des violences entre factions chiites rivales dans le sud irakien. Ils n’ont pas davantage abordé de futurs obstacles tels que le référendum sur le contrôle des ressources pétrolières de Kirkouk, dont les experts craignent qu’il ne déclenche de nouveaux affrontements intercommunautaires. »La guerre interchiite à Bassora, la deuxième ville d’Irak, a été passée sous silence. La diminution des effectifs des contingents alliés, passés de quinze mille en janvier à onze mille aujourd’hui, n’a pas été abordée. Le risque d’un nouveau conflit à Kirkouk, dans le Nord, n’a pas non plus été évoqué« , estime Bruce Riedel, analyste auprès de la Brookings Institution, centre de réflexion indépendant basé à Washington. »Mais surtout, il n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour expliquer comment les Irakiens allaient parvenir à la réconciliation nationale. C’était pourtant l’objectif du renfort décidé en janvier."

                  « INCRÉDULITÉ »

                  Les responsables démocrates ont critiqué la stratégie américaine en Irak, estimant qu’elle augurait encore dix années de guerre et ont insisté sur un retrait militaire rapide. « J’ai l’impression que le général Petraeus présente un plan pour une présence américaine forte d’au moins dix ans en Irak », a dit Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants. Le sénateur Barack Obama, un des favoris démocrates dans la course à la Maison Blanche en 2008, a estimé que la guerre en Irak « continue d’être une erreur désastreuse de politique étrangère ». « Nous avons placé la barre tellement bas que tout progrès minime est considéré comme un succès. Et ce n’est pas le cas », a-t-il dit. Autre favorite pour l’investiture démocrate à la présidentielle de 2008, la sénatrice Hillary Clinton a estimé que les rapports du général Petraeus et de l’ambassadeur Crocker sur Bagdad incitaient à « l’incrédulité »."

                  (Le Monde 11/9)


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 12 septembre 2007 18:50

                    @ Zen

                    Merci de cette documentation. Beaucoup d’encre sera versée après les trois jours d’audition du général Pretaeus et de l’Ambassadeur Crocker. Le scepticisme est de plus en plus présent en Amérique. Et disons-le, un certain désabusement.

                    Pierre R.


                    • stephanemot stephanemot 12 septembre 2007 18:53

                      Pierre,

                      Et pendant ce temps-là, George cherche le remplaçant de Gonzales, son Chief Torture Officer devenu ministre de la justice.

                      Libby est tombé, Gonzales et Rove se sont éclipsés avant de tomber en poste, et les Républicains ont le sort de Bush et Cheney entre les mains.

                      Continueront-ils à miser sur l’enlisement des Démocrates, dominateurs au Congrès sans avoir les moyens de barrer Bush dans sa politique extérieure ?

                      Voteront-ils un double impeachment comme solde de tout compte, pour se présenter comme les sauveurs de la nation ?


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 12 septembre 2007 19:38

                        @ Stephanemot

                        Vous soulevez un point intéressant : l’impeachment. Bizarre que les républicains aient été si prompts à vouloir disqualifier Clinton alors que les démocrates se montrent tout à fait timides à l’idée de destituer Georges W. Bush. J’imagine que le mensonge est moins grave que les jeux de fesses. Il reste que peu autour de Georges W. Bush.

                        Pierre R.


                      • claude claude 12 septembre 2007 23:16

                        bonsoir pierre,

                        merci pour votre article, dont je partage l’analyse.

                        puis-je tenter une explication sur la réserve des démocrates ?

                        il est plus facile de sanctionner une turlutte, fut-elle présidentielle, que de se retrouver, avant l’heure, avec une guerre innommable et innommée sur les bras.

                        les démocrates ne sont pas tout à faits prêts pour sortir du guêpier irakien : ils ne savent comment faire pour rapatrier les boys, en laissant le chaos complet dans cette zone du monde.

                        la folie des néo-conservateurs entourant bush a entrainé le peuple américain dans une spirale dont il ne peut sortir sans se remettre fortement en question.

                        il est d’ailleurs consternant de remarquer qu’après 4 ans de massacres, les USA sont enfin arrivés au constat, qu’on ne peut jouer impunément avec le destin des peuples. bush et sa clique, se sont tellement rêvé « rambo » ou « terminator », qu’ils en ont oublié que les peuples ont une âme, même si celle-ci est tourmentée ou schizophrène.

                        quel gâchis en vie humaines, sans compter les ruines d’un pays à relever et un peuple américain traumatisé par la désillusion et la désinformation.


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 septembre 2007 04:38

                        @ Claude

                        Relativement aux démocrates, votre commentaire est à point. Surtout quand on réalise que voilà neuf mois que les Américains ont réinstallé les démocrates aux commandes du Congrès avec ce seul message : mettez fin à la tragédie, ramenez au plus vite les « boys » à la maison ! Comme l’indique Le Figaro, en rassurant les modérés qui menaçaient de faire défection, Petraeus et Crocker devraient priver les démocrates de la majorité des deux tiers nécessaire pour surmonter un veto présidentiel. « Tant que nous n’avons pas 67 voix au Sénat, a reconnu Joe Biden, nous ne pouvons rien faire pour mettre un terme à cette guerre ».Selon Kenneth Pollack de la Brookings Institution : « La décision sur la date et les modalités d’un désengagement échoira presque certainement au prochain président ».

                        Pierre R.


                      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 septembre 2007 04:41

                        @ Arthur

                        « Désolé d’avoir à le répéter encore et toujours, mais avec des points de vue tels que le vôtre, les nazis auraient pu tranquillement poursuivre la Shoah ! ».

                        Vous sombrez, Arthur.

                        Pierre R.

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