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Accueil du site > Actualités > International > Le jour où rien ne changea

Le jour où rien ne changea

En plein cœur de la tourmente financière mondiale, les élections américaines suscitent une attente bien au-delà de leur portée réelle.

Alors que les mauvaises nouvelles économiques tombent avec la régularité et la violence d’une averse orageuse, le monde entier (enfin, ceux qui ne sont pas en train de crever de faim, de froid, de guerre, du SIDA, de pauvreté...) suspend son souffle et attend, figé, que le verdict tombe des urnes américaines. Cette attente est d’autant plus forte que la candidature de Barack Obama est présentée depuis la fin des primaires comme une révolution intrinsèque, la quasi-promesse d’une révolution profonde et douce à la fois. En fait, l’Occident qui titube sous le poids de ses propres turpitudes attend son homme providentiel, son sauveur... ce qui, l’Histoire nous l’enseigne, est toujours une très mauvaise idée en soi.

Il ne s’agit pas ici de me lancer dans le petit jeu des pronostics, mais de regarder la situation d’un œil lointain et attentif et de laisser parler la logique. Et que me dit la logique ? Qu’Obama devrait gagner. Non pas parce qu’il est le plus beau, le plus fort, le plus intelligent et le moins vieux, non pas que les Américains votant le préfèrent à l’autre, non pas qu’il soit le meilleur choix, mais tout simplement parce qu’il faut bien quelqu’un pour aller faire le sale boulot et que de ce point de vue, il est un candidat parfait.

De quoi va hériter le 44e président des États-Unis d’Amérique ?

Des restes putrides de la fin d’un énorme banquet.

En gros, choper le job de président aujourd’hui, ça revient à ramasser les croûtes de fromages et les boulettes de mie de pain sur la table et d’aller ensuite astiquer le gras figé au fond des assiettes en cuisine, parce qu’il n’y a plus personne pour payer l’addition. Sans compter que devant le resto déserté, la foule des crève-la-faim gronde et menace, toute prête à déferler dans l’établissement, car n’ayant pas encore bien compris que le service est terminé, le cuistot volatilisé et que les rats ont déjà liquidé les miettes.

Bref, un authentique boulot pourri dont il n’y a rien à espérer. Sans compter que grâce au coup de poker absolument fou et incroyable de la crise financière du mois dernier, les convives ont trouvé le moyen de se faire remettre la caisse avant de se barrer. Avouons que c’était fort. Vraiment très fort. Et que si j’étais Républicain ou un truc approchant, je n’aurais absolument pas envie de rester aux commandes d’un bateau qui a été consciencieusement nettoyé, démantelé et saboté et qui devrait maintenant partir par le fond.

Au contraire, j’aurais tout fait pour ne pas gagner. J’aurais choisi pendant les primaires celui d’entre nous qui n’a plus grand-chose à attendre de la vie et a fortiori de la politique, un type charismatique comme une moule, infoutu d’enthousiasmer une salle de nymphomanes sevrées sous Viagra. Ensuite, je lui aurais filé un budget de campagne digne d’une kermesse de village et lui aurais adjoint les pires bras cassés du marketing politique qu’on n’aurait vu depuis longtemps. Et si vraiment cette mauvaise volonté n’aurait pas suffi, je lui aurais acoquiné comme colistière une bombasse psychorigide sortie du trou du cul monde, voire pire, avec un maximum de casseroles collées au train pour être absolument certaine que le plus minable et démotivé des journaleux ne puisse en manquer une.

Bien sûr, les Démocrates ne se sont pas laissés faire et ont choisi, les fourbes, un noir métrosexuel au passé de cryptobolchévique avec un deuxième prénom de terroriste preneur d’otage. Tout à fait le genre de type capable d’exciter les red neck du middle west !

La course à reculons atteint donc son paroxysme aujourd’hui.
Heureusement que mes hommes tiennent les États clés et que dans le pire des cas, ils sauront inciter les machines à voter pour l’autre camp avant qu’on se retrouve avec tout ce merdier sur les bras.

Parce que, selon toute vraisemblance, la déception sera à la hauteur de l’espoir insensé qui va probablement donner à Obama le job le plus pourri de la planète : celui de président d’un pays totalement ruiné, lessivé, avec une population qui s’enfonce dans la misère, des retours de manivelle annoncés en cascade, que ce soit du point de vue social, politique, géostratégique, diplomatique, environnemental et bien sûr économique. Et face à ça ? Un pays isolé, mal aimé, décrédibilisé et dont les caisses sont plus que vides (faut dire qu’avec mes potes, on n’a pas fait le boulot à moitié dans la catégorie siphonnage de caisses et hold-up du siècle !) : autrement dit, aucune marge de manœuvre. Pour sortir élégamment de ce piège à con, il faudrait quelque chose de totalement inédit, nouveau, imprévisible. Pas juste une rupture de casting, mais un véritable changement de société, le renoncement immédiat et définitif à un système mortifère, injuste, vorace et malsain, mais qui se trouve être le pilier de l’imaginaire de ce pays : le rêve américain, l’aspiration matérialiste à l’accumulation du superflu et au confort bourgeois.

Or, comme l’a souligné Ralph Nader dans sa campagne, avec Obama, rien de cela. Juste la continuité dans un projet de civilisation pourtant parvenu à son terme et qui ne poursuit encore sa route aveugle que porté par sa formidable force d’inertie. Et face à cela, pas de prophète, pas de sauveur, pas d’homme providentiel possible.


Autrement dit, l’élection d’Obama devrait maintenir l’illusion quelque temps de plus, cristalliser les espérances et les énergies, mais nous avons déjà dépassé le point de non-retour depuis longtemps et l’atterrissage devrait être d’autant plus amer et violent que l’enthousiasme et la foi dans le changement qui permet de revenir en arrière seront forts ce soir.

Parce qu’en fait, c’est cela que tout le petit monde occidental veut réellement aujourd’hui, vers cela que tend tous les désirs : pas un monde meilleur, pas un monde nouveau, mais le monde tel qu’il était avant que ça se casse la gueule dans tous les sens, un monde d’inégalités, certes, mais où nous nous maintenions férocement au sommet de la chaîne alimentaire.

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105 réactions à cet article    


  • Booz Booz 4 novembre 2008 20:00

    Je vois qu’il y a encore des mecs qui croient au Père Noël !


    Si le changement cela veut dire faire table rase et la guerre civile je ne pense pas qu’il faille compter sur Obama.

    Même la révolution bolchévique ou Cubaine n’ont rien changer, il y avait ou il y a encore une classe de privilégié qui vivent comme aux temps des Tsar ou de la vice-royauté espagnole.



    • Pépé le Moco 4 novembre 2008 22:14

      J’admire votre sens du manichéisme.

      Désolé, mais c’est ainsi que l’on qualifie l’esprit binaire et sans créativité !

      Un manque d’initiave ? Peut être ...

      Bonne continuation.

      Cordialement.


    • Rage Rage 5 novembre 2008 11:19

      Bonjour,

      Je ne partage pas le sens de l’article, et je pense qu’il n’a rien à faire en une du reste.

      On ne peut pas demander à un pays de tout changer sur un vote. Obama représente des espoirs, et forcément il ne pourra pas tous les satisfaire.
      Néanmoins, il constitue une alternative vers le mieux : peux-t’on critiquer Obama avant même qu’il agisse et en sachant qu’il aura comme lourde tâche de solder les multiples et foisonnantes erreurs de 8 ans de Bush ?

      B.Obama ne sera pas un sauveur, mais il sera un Président digne de ce nom.

      Au lieu de douter, nous ferions mieux de réfléchir au message envoyé, et notamment en France : sommes-nous aussi capables de porter au plus haut rang une personne véhiculant ce type d’espoir ?

      Sommes nous prêt à changer ?

      Le pouvons-nous ? Et qui le pourra ?

      Les erreurs se font en un claquement de doigt.
      Les constructions solides sur le long terme et la vie d’un individu.

      Ce qui compte, c’est aujourd’hui d’inverser la tendance moribonde vers laquelle on nous emporte tous pour aller vers un monde plus juste, plus rationnel, plus respectueux de l’environnement, plus honnête et plus intelligent.

      Cela ne peut se faire seul, mais il faut bien des gens pour assumer ce lourd rôle et tirer l’humanité vers le mieux.

      Le 4/11/2008, cette tendance s’est enfin remise dans le sens du progrès. C’est donc l’inverse : le jour où les choses ont commencé à changer.


    • Annie 4 novembre 2008 20:01

      Peut-être mais même aujourd’hui le Canard Enchaîné a renoncé à son habituel cynisme : "Mais quoi qu’il advienne après le gachis de son prédécesseur, l’arrivée d’Obama ne saurait pour l’immédiat être considérée que comme un vrai bonheur".
      Alors moi aussi je vais savourer ce vrai bonheur même s’il ne dure pas longtemps.


      • hunter hunter 4 novembre 2008 20:02

        Bonjour Monolecte,

        J’apprécie vos articles depuis longtemps, et je voulais juste vous dire (mais ce n’est qu’un tout petit détail), qu’en fait celui qui sera élu ce soir, sera en fait le 44 ème président des USA.

        Sinon, continuez à écrire, c’est toujours aussi plaisant à lire.

        Bonne soirée

        A bientôt

        H /


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 novembre 2008 20:16

          Bonsoir,

          Cet article est très orienté d’une subjectivté que je ne trouve pas positive, à la limite, pétrie de ressentiments et d’idée fantasmagoriques sur l’Amérique qui n’a rien d’un pays ruiné et dont la générosité d’une partie de ses habitants vaut bien nos associations.

          Chère Monolecte, je crois que tu as transposé aux States la noirceur que tu ressents dans notre pays la France, pays tout aussi mortifère que les Sattes. Dire que ça ne va rien changer et que l’Occident est sur sa fin, c’est une hypothèse. D’ailleurs, je l’ai exprimée dans mes deux billets récents. Mais, je reste zen et j’entrevois un peu de lumière après le tunnel. Wait and see. Tu es trop négative, Monolecte, trop désepérée pour mener le combat


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 novembre 2008 21:01

            ça y est, la meute moinsse

            Je persiste et signe en déplorant l’antiaméricanisme du billet, même si le fond est sensé et offre matière à débattre

            Que la meute se défoule, ça lui évitera de prendre des cachets !
            Qu’on l’on me moinsse jusqu’au zéro absolu !


          • civis1 civis1 4 novembre 2008 21:22

            @Monsieur Dugué

            Allez moi je vous plusse parce qu’en lisant vos réaction au moinsage dont vous fûtes victime, vous me fîtes bien rire... !!! smiley smiley
            Et le zéro absolu sur AV, comment le définissez vous ?
            Comment a été fait l’étalonnage ?
            N’allez pas me dire qu’il aurait été établi par des trolls essayant de congéler Morice smiley
            Pardon à morice qui n’est pas dénué d’humour j’espère !!


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 novembre 2008 21:58

            Je n’ai pas plus de pêche que dans mon article, quoique,

            quoique comme dirair Devos

            J’avoue que ce billet de Monolecte m’a un peu énervé par ce côté partisan et anti-américain, me rappelant ce milieu d’attardés qui lisent le Monde Diplo et se gargarisent de taxe Tobin, bref, la gauche la plus conne du monde


          • Matozzy Matozzy 4 novembre 2008 22:21

            Je craind que vous ayez mal compris l’article, Bernard. Ce billet n’est pas plus anti-américain qu’il n’est anti-européen. C’est simplement un regard sur notre civilisation occidentale. Qu’il soit "négatif" d’après vous, n’est pas un argument pour le dénigrer et le détourner gratuitement. Parler de "gauche" est vraiment désuet par rapport au sujet...


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 4 novembre 2008 22:25

            Qui sait, ce billet me renvoie l’image caricaturale de mes propres démons

            et pourtant, je ne m’y retrouve pas, le compte n’y est pas.


          • Feric Jaggar 4 novembre 2008 23:21

            Chantecler, j’imagine que vous vouliez dire "- 273 ° Celsius", ou 0 Kelvin ( le kelvin est une mesure absolue, inutile donc de parler de "degré Kelvin" ).

            Cordialement


          • Probité 5 novembre 2008 00:40

            A Monsieur Bernard Dugué, le grand penseur,

            Au nom de « ce milieu d’attardés qui lisent le Monde Diplo et se gargarisent de taxe Tobin, bref, la gauche la plus conne du monde », je souhaiterais pouvoir profiter de vos références illustres (livres, articles,…) qui ont pressentis ou prévenus, dès 2006, de la débâcle qui s’annonçait et qui est effective aujourd’hui (consulter l’article de Bernard Cassen, « Une économie d’apprentis sorciers » ou encore « Fonds de pension, piège à cons  » de Frédéric Lordon écrit en 2000). J’ai le regret de vous renvoyer à vos chères études (si votre ouverture d’esprit le permet encore…). Dans l’attente de vous lire (surtout vos références)…

            Vous confondez également, le « côté partisan et anti-américain », d’une critique adressée à un système politique d’une nation qui a, depuis les « Accords de Bretton Woods », défini la politique monétaire internationale avec le dollar comme « or étalon ». Cette politique nous a conduit en autres, au travers de son aberration monétaire, à la crise que nous connaissons (création de l’argent selon le processus de la dette suvant le système fractionnel).

            En attendant que vous soyez en mesure de vous départir des vos réactions épidermiques, je vous prie de croire à mon sincère soutien dans vos recherches !


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 novembre 2008 09:54

            @ Chanteclerc, le monde diplo, c’est pas si mauvais, mais c’est quand même rigolo

            Et Bose donc tes livres de physique, si tu veux devenir Einstein

            Le zéro absolu, c’est tout simplement le troisième principe de la thermo, celui de Nerst

            Allez, prenons un thermos, mettons du café et trinquons, what else ?


          • dom y loulou dom 5 novembre 2008 11:21

            malheureusement bernard, je penses que monolecte est juste quelqu’un d’extrêmement lucide et le dernier paragraphe n’est que trop vrais, plus les changements attendus sont importants et moins Obama les mettra en place et la routine de cet état policier continue sur sa glissée vers le néant où l’ont engagé l’administration Bush, plus la colère sera importante parce que l’illusion, encore une fois exacerbée par des élections dont on devrait savoir maintenant qu’elles ne changent jamais rien, l’espoir suscité et réduit à néant par la simple assurée que la machine continue de tourner se trouve malheureusement dans cette phrase du désormais illustrte sénateur et futur président. Notez que j’aime mieux le terme de marionette parce qu’elle m’évite justement ce genre de douloureuses déceptions et qu’elle semble plus vraie encore cette fois-ci. Non, ce n’est pas de la rancune qui parle-là chez moi, mais l’observation de l’ensemble des faits qui ont désintégré l’amérique que nous aimions.

            Car la brutalité policière atteint des sommets et chaque manifestation pacifique est l’occasion pour les troupes americaines de s’entrainer aux arrestations de masse. Obama ira-t-il contre ce processus ? Quand ce processus est totalement nié par les médias jusqu’en europe ? Pourtant soyez assez critique pour vous demander si c’est vraiment ce genre de démocratie que vous voulez, car elle n’en est plus une quand les forces de sécurité deviennent plus nombreuses que les citoyens qu’on oppresse systématiquement. Ce qui a lieu déjà depuis un bon moment.

            Alors c’est qu’on est en dictature militaire, pas en démocratie. 

            Premier changement dans l’euphorie de l’élection : youtube n’est apparemment plus accessible.

            Magnifique, ça promet pour la suite et ça passera totalement inaperçu dans l’euphorie totalement gratuite et infondée qui a lieu jusqu’au kenya. Aberrant cette croyance qu’un homme pourrait changer la structure de la politique internationale du groupe skull and bones qui a pri comme objectif d’anéantir la démocratie jusqu’à son coeur. parce que la démocratie cela devrait être plus que de raconter toutes les sornettes qu’on veut dans une boîte clignotante, mai qui sait taire à la perfection toute vérité compromettante à l’avancée de la force brute que les babouins savent mieux gérer que ces hommes en uniforme qui acceptent d’éteindre leur cerveau.

            la vérité est que les tenants de notre système sont tellement pourris qu’ils nous font entrer de force dans ce qui sera la plus grande désillusion de l’humanité dans les temps à venir.

            Obama parle-t-il de l’armée mexicaine qui tire sur des citoyens americains, que les citoyens americains se voient traités en animaux par des forces de l’ordre devenues complètement fascistes ?

            Quand le congrès americain ne peut plus légiférer autrement que sous menace de loi martiale ?

            Obama en parle-t-il même une seule seconde en-dehors de ces phrases creuses (je n’aurais jamais cru dépasser les 15 minutes de notoriété"... mais sa notoriété... qu’est-ce qu’ele peut pour le monde ? L’entendre dire qu’Israel est leur meilleur allié, un état-bourreau donc, commence mal pour engager un nouveau dialogue plus constructif entre les states et l’europe, ça du moins c’est sûr.

             
            Croyez-vous qu’Obama va s’attaquer à la dérive sécuritaire outrancière que vivent les citoyens americains et défaire le patriot act  ? En a-t-il seulmement parlé ? Non, la répression policière et militaire qui commence à sévir aux states est devenue tellement infâme et le monsieur est peut-être élu mais il n’a strictement rien à dire avant janvier prochain ... donc l’activité de l’administration Bush suit son cours tandis que les promesses vont fuser jusqu’à la loi martiale. ça coule des ource si vous voulez.

            Garder la vague de l’euphorie pour recinquer les finances de ces messieurs en costards rutilants. La réserve fédérale ne demande-t-elle pas déjà de doubler une seconde fois les 700 milliards à imposer sur la nuque des finances publiques ? Après deux semaines de s’être fait renflouer et d’avoir mis leur propre dette de banquiers privés sur la dette de l’état  ? QUEL CHANGEMENT AVEC OBAMA ? Comme sarko il ne dit pas QUEL changements il veut apporter, alors tous les espoirs sont nourris, du fasciste jusqu’au libertaire, chacun dans ses fantasmes croit que l’avenir lui sourit, tandis que la répression s’accélère, utilisant elle aussi cette vague de fond.

            Bush s’étant arrogé le droit de déclarer la loi martiale à tout moment (et il a encore deux mois pour le faire) va-t-il s’en priver par pur respect envers les bons électeurs ? N’a-t-il pas déjà montré ce qu’il en pense de ses électeurs en leur mentant sur tous les plans éhontément et en bafouant jusqu’à chaque amendement de la constitution des pères fondateurs des USA ? 

            L’invasion par des soldats des nations unies qui se positionnent massivement dans certains états des USA, l’invasion des rues par les militaires brutalisant des citoyens et imposant des expropriations massives, jusqu’à 10’000 familles par jour à la rue !!! La construction de niuveaux camps de la mort (FEMA) et l’élaboration d’une police civile infiltrant tous les aspects de la société, faisant glisser les USA vers le modèle des pires répressions dan le monde, les USA n’auront bientôt plus rien à envier à la junte militaire birmane. Sauf que les birmans n’ont pas le grand spectacle devant leurs mirettes qui leur bouchent la vue.


            Mais les médias ont organisé un nouveau show. Les masses vivent dans la télé plus que dans leur environnement extérieur, c’est comme une fuite des esprits dans les tubes cathodiques à mirer les barbapapas et rêver de grandes transformations tandis que des transformations radicales, monstrueuses sont mises en place derrière le paravent des médias colorés.

            je voudrais bien lui souhaiter bonne chance au nouveau président, d’autant plus si ses intentions s’ont effectivement d’engager une autre politique... mais où avez-vous entendu dire Obama ce qu’il voulait changer ? C’est le nicolas americain ? Car les promesses se ressemblent dans les discours entendus, quelques mots lancés à la foule comme des aumônes leur suffit apparemment pour projeter tous leurs espoirs... tandis que la seule chose que l’on voie réellement avancer est l’état policier. Sinon niet, rien, natha, nothing, que du pire ajouté au pire.

            Mais le clan des banksters de wall street savent parfaitement orchestrer l’attente pleine d’espoir des foules de goys, de moutons donc. Bêêêêh !!! Sisi et gouverner veut toujours dire "traire les vaches".

            C’est tout ce qu’il faut ça, l’espoir, pour continuer à bosser à l’usine.

            Ce qu’on voit est la guerre menée contre les citoyens par leur propre système.

            Et cet homme très médiatique certes, aurait l’intention de défaire la main-mise du KKK sur les states ? Allons donc, il est bien rémunéré pour remplir le temps qui lui est imparti par des gens qui se prennent pour la main de Dieu en personne, sauf qu’eux aiment l’idée d’un dieu vengeur et sadique.

            Je souhaite surtout beaucoup de courage à nos frères americains enfermés dans une prison qui ne va pas tarder à fermer définitivement ses portes sur eux.

            Quelqu’un a-t-il une idée à quoi peuvent servir des centaines de miliers de cerceuils en plastique où l’on peut entasser trois corps ? et de grands incinérateurs ? Obama les a-t-il seulement mentionés alors qu’on s’attendrait de lui qu’il fustige ces apparitions macabres construites avec l’argent des contribuables ?

            "FEMA coffins", regardez donc sur youtube et frémissez, ce frisson ne peut qu’être salutaire pour se rendre compte de la grande déception qui s’annonce inévitablement.

            Si toutefois le site n’est pas définitivement mort.

            Ceux qui rêvent de boucler le monde dans un écran lumineux sont en bonne voie assurément, tandis qu’ils prennent plaisir à torturer de pauvres gens et à semer les graines de discorde entre les peuples pour garantir leurs bénéfices sur les armements vendus.

            Assurément des temps de changement... pour cela la campagne du sénateur de l’Illinois n’a pas menti... oui mais quels changements réels svp hormis nos fantasmes projetés en attente sur cet homme ?  smiley


          • dom y loulou dom 5 novembre 2008 11:27

            En-dehors de youtube il y a fort heureusement aussi des articles relatant la construction de ces hideux camps de la mort de la FEMA.

            Comme celui-ci, très explicite : http://www.freedomfiles.org/war/fema.htm

            ou en français : http://www.karmapolis.be/pipeline/fema_secrets.html

            Il y en a bien d’autres de compte-rendus dignes de crédit, renseignez-vous.


          • Ricos77 Ricos77 4 novembre 2008 20:26

             Et voila la grosse intox qui commence. Surtout, tout faire pour que les américains restent les plus gros salauds de la terre. Qu’importe qu’ils élisent un black n’est-ce pas, ça ne changera rien, les Américains sont des salauds ! Que l’on continue à bruler leur drapeau. Que la haine continue. Voila le message, voila l’intox. 


            • Monolecte Monolecte 4 novembre 2008 21:10

              Personnellement, je ne mélange pas l’Amérique (entité indéterminée et fumeuse) et les Américains. Ce dont je suis certaine, c’est que ceux qui dirigent et profitent du système n’ont aucun intérêt à ce que ça change.
              Je parle de l’immense espoir suscité dans la population par Obama et je comprend cet espoir. Le problème, c’est que la déception sera à la hauteur de ces espérances.


            • civis1 civis1 4 novembre 2008 21:31

              @l’auteur

              A dire les uns le verre est à moitié vide et les autres à moitié plein en faisant des prospectives c’est bonnet blanc et blanc bonnet . Pas besoin de s’énerver avec çà ...
              Quand même s’il faut choisir je pencherait pour Obama qui trinque avec un verre à moitié plein que pour Mac Caïn qui trinque avec une timbale trouée déjà à moitié vide !


            • civis1 civis1 4 novembre 2008 21:35

              oups !
              je pencheraisssss
              j’ai cliqué sans relire comme celà m’arrive trop souvent !!


            • dom y loulou dom 5 novembre 2008 11:49

              absoluement pas ricos77.

              C’est vous qui aimez confondre le gouvernement des states avec ses citoyens et les amalgamer, aimant faire croire qu’ils veulent tous d’un état policier, ce qui est forcément une véritable aberration quand le gouvernement americain va ainsi contre les besoins les plus impérieux de sa population. la noiuvelle orlans n’est pas si loin tout de même.

              Qu’on soit contre la politique de Bush donc est aller contre tout le continent americain, et ses sacro saintes valeurs, d’après vous ... mais ces valeurs ce sont précisément les bushistes qui les détruisent et personne d’autre.

              C’est aussi approfondi que d’amalgamer la remise en cause des mensonges officiels à propos du 11 septembre 2001 et être taxé d’antisémitisme. Très recherché vraiment. Nain porte koa là.

              une élection suffit-elle donc pour vous faire croire que vous êtes en démocratie ?

              Tant mieux pour vous, mais gardez votre objectivité tout de même.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 novembre 2008 17:30

               @ Monolecte. : Mon propre cynisme me conduit à une conclusion diamétralement opposée au vôtre. Je suis convaincu que le candidat atypique Obama est là pour faciliter la gestion de la crise, permettre des mesures dures qu’on n’aurait pas acceptées d’un président identifié à la classe dirigeante capitaliste... et servir aussi de bouc émissaire ou d’icône sacrificielle, selon la façon dont les choses tourneront.

              De plus, bonne nouvelles, le choix d’Obama semble indiquer qu’on renoncera à la maniere forte pour asservir le monde et qu’on procédera par dol plutôt que par violence,... On verra bien.

              Pierre JC Allard 

              http://nouvellesociete.org/5191.html
              http://nouvellesociete.org/H.html

               
               


            • moebius 4 novembre 2008 20:47

               Si les américains votent Obama c’est précisément pour ne rien devoir changer 


              • hunter hunter 4 novembre 2008 20:56

                Salut à tous

                Je ne crois pas que Monolecte soit trop négative comme le dit Bernard. Certes elle exprime une certaine amertume, mais après tout, quand on arrive à synthétiser le bombardement continuel d’infos que l’on reçoit, il faut dire qu’il n’y a pas trop de quoi voir la vie en rose non ?
                De plus, je ne sais pas quel est le passé de Monolecte, ni même ce qu’elle vit actuellement, mais peut-être n’a-t-elle pas eu une vie facile, ce qui pourrait expliquer la vision un peu noire qu’elle exprime ici ?
                Seule Monolecte nous confirmera ou infirmera celà.
                En tout cas, je ne crois pas qu’elle ne soit pas utile dans le combat comme vous le dites ; au contraire, au long de ses publications ici, je trouve personnellement qu’elle invite plutôt à réfléchir, ce qui est suffisemment rare pour être mentionné et apprécié.

                Je trouve que le jugement de Ricos77 est assez sévère ; j’ai relu le papier de Monolecte, et je ne pense pas qu’elle l’ait écrit pour stigmatiser les citoyens américains. Car dans l’absolu, vous avez raison Ricos77 :il y a chez les américains de vraies qualités, de vraies ressources je pense, et comme Bernard, peut-être pouvons-nous être un peu plus optimistes, et penser que celles-ci se révèleront bientôt.

                Bonne soirée à tous.

                H /


                • Monolecte Monolecte 4 novembre 2008 21:15

                  Comme pour la plupart des prolos des pays développés, j’ai parfois eu quelques difficultés à surmonter, mais dans l’ensemble, ce n’est pas Cosette.
                  Sinon, je ne confond pas, effectivement, un peuple avec ses dirigeants mais je suis arrivée dans ma réflexion aux limites réelles de la démocratie, telle qu’elle peut s’exercer dans un monde capitaliste.
                  Et en plus, j’ai de la famille là-bas !


                • Yvance77 4 novembre 2008 21:06

                  J’aime beaucoup votre style poil a gratter, et il est salutaire. Bien que je comprends la reaction de B. Dugue, j’abonde dans votre sens.

                  L’Amerique fut une pays de reve, et il peut l’etre encore, mais a ce jour je n’aime qu’une partie de USA et pas la plus grande. Je repense a cette chanson de Bruce Springsteen "The Ghost of Tom Joad" ode a Steinbeck, c’est cette Amerique qui devrait etre eternelle, pas celle des traders et autres Paris Hilton et des rails de coke.

                  La voracite outre-atlantique a tue la magie, car a trop tirer les couvertures a soi, ceux qui se retrouvent a poil commencent a avoir froid, et si pas de partage ... ben ca risque de tomber comme a gravelotte.

                  Merci Monolecte .... sain comme toujours bel esprit

                  A peluche

                  PS : sous clavier british pas d’accents


                  • Annie 4 novembre 2008 21:10

                    En fait je trouve que l’article est plus pessimiste qu’antiaméricain. Je pense que Monolecte aurait écrit la même chose à propos par exemple d’un candidat à la présidence française promettant monts et merveilles dans une situation de crise. Je signe et je persiste. La meilleure façon pour moi d’exprimer les choses serait de dire qu’il y a eu des événements politiques importants dans ma vie ; un est la libération de Mandela, l’autre sera certainement l’élection d’Obama. 


                    • Monolecte Monolecte 4 novembre 2008 21:35

                      Non, je ne suis pas pessimiste.
                      La fin de la croyance en l’homme providentiel qui sortira des urnes pour nous porter à bout de bras vers des lendemains qui chantent est la condition préalable au vrai changement de société. Le moment où une masse énorme de gens comprendra que le salut ne vient pas d’en haut, que les solutions ne sont pas toutes faites et que les seuls artisans possibles d’une amélioration, c’est nous. Juste nous.
                      Sans la perspective d’un secours miraculeux, certains vont peut-être se coucher dans le fossé en glapissant d’effroi, mais j’espère, j’ai aussi de grandes espérances smiley , que la plupart des gens comprendront que nous ne sommes pas impuissants, que nous avons la capacité de choisir et de faire... autrement.


                    • Antoine Diederick 5 novembre 2008 11:28

                      a Monolecte,

                      " j’ai aussi de grandes espérances , que la plupart des gens comprendront que nous ne sommes pas impuissants, que nous avons la capacité de choisir et de faire... autrement. "


                      D’accord avec vous.

                      Cette élection us, ne changera pas grand chose à moins d’une surprise.


                      Mon quotidien ne changera pas , nous sommes chacun acteur du changement dans notre environnement ,si nous le voulons, nous pouvons nous changer nous même, n’attendons pas qu’ on nous change.



                      La démocratie est devenue comme un serpent qui se mort la queue, en effet....mais ne nous plaignons pas trop, c’est pire ailleurs que sur cette terre d’Europe.

                      L’Obamania me fait sourire comme le sphinx énigmatique smiley



                    • dom y loulou dom 5 novembre 2008 12:02

                      bravo monolecte, je partage entièrement votre raisonnement.

                      L’important est de comprendre que pour faire une vraie démocratie il faut arrêter d’abord de croire que le salut vient des sphères supérieures qui ne se sont créées justement uniquement dans le but de garantir les richesses à quelques uns au détriment du nombre.

                      Et ce n’est pas une fatalité mais une acceptation soumise aux hiérarchies, dites naturelles et étant en soi complètement étrangères à la nature, hormis la nature animale entendons-nous, la soumission à la force brute, qui le permet.

                      De regarder ce fait en face est notre unique espoir que cet état de choses change.


                    • Gandalf Tzecoatl 4 novembre 2008 21:11

                      Pas d’accord avec le titre, Barack fout le bordel dans la baraque Terre.


                      • Monolecte Monolecte 4 novembre 2008 21:21

                        Franchement, j’aimerais bien que vous ayez raison, mais dans les faits, ce candidat, comme n’importe quel candidat, ne peut se présenter à l’approbation du peuple qu’après avoir été duement validé par les pouvoirs de l’argent (pas de fric, pas d’éducation, pas de relations, pas de carrière, pas de campagne électorale, pas de candidat).
                        Je ne pense pas

                        1. Qu’il mordra la main qui le nourrit
                        2. Qu’il aurait les moyens concrets de lancer une autre politique, même s’il le désirait vraiment.
                        Autrement dit, le système démocratique est tellement verrouillé que riend e nouveau ne peut en sortir et que le système est tellement sclérosé que de passer à autre chose ne peut être l’œuvre d’un seul homme, d’un homme providentiel, mais une œuvre commune, issue d’une prise de conscience profonde et de changements de pratiques drastiques et étendus.

                      • 3.14 3.14 4 novembre 2008 21:26

                        Pourquoi un noir est-il pressenti pour être le prochain président d’un pays qui pratiquait (et pratique toujours) la ségrégation raciale ?
                        Tout simplement parce que la majeure partie de l’oligarchie états-unienne est blanche et préfère laisser à un noir le bourbier que deviendra bientôt ce pays.

                        Dans quelques moi, certains états se déclareront en faillite et ne pourront plus payer leur fonctionnaires (profs, policiers,...). A ce moment, on saura que la dislocation de l’empire aura commencée.
                        Je sais que j’en ferais rire beaucoup, mais beaucoup ont également rit quand on a prédi la chute du système financier mondial il y a plusieurs mois (voire années).


                        • Monolecte Monolecte 4 novembre 2008 21:38

                          Voui, c’est un peu ce que je raconte ici. smiley


                        • 3.14 3.14 4 novembre 2008 23:15

                          Mais je n’ai jamais dit le contraire ! :)


                        • Numero 19 Numero 19 5 novembre 2008 15:14

                          Et ensuite rejeter la faute d’un échec de l’amérique sur un noir ? Pour dire haut et fort que les afros sont incapables ? Ca ne leur ressemble pas, voyons !


                          Moi je vous dis, obama va prendre un sacré coup de vieux en 4 ans...


                        • herbe herbe 4 novembre 2008 21:40

                          Je ne crois pas non plus en l’homme providentiel.
                          ça m’a passablement irrité cette posture vu aussi dans la campagne présidentielle française.

                          Obama candidat, (on verra ce que ça va donner si il arrive en situation comme on dit mais ça va être une surprise parce que la posture du candidat ne laisse pas deviner ce que ce sera une fois en poste), ne se veut pas être un homme providentiel comme le suggère le slogan "yes we can" qui n’est pas un "yes i can".

                          Son rôle ce serait plutôt pour mobiliser et provoquer le changement participatif dans des "états enfin unis" pour une collaboration constructive.

                          Donc à suivre : la réussite ou son envers l’échec sera collective...


                          • Le péripate Le péripate 4 novembre 2008 21:53

                             Une variation amusante du thème du complot. "Ils’ ont donc complotés pour ne pas avoir le pouvoir. 

                            Ca pourrait donner aux actus ce genre de truc : " On observe à la frontière mexicaine des foules d’Américains fuyant vers le Mexique, poursuivis par la Police Montée qui cherche un président pour l’emmener de force à la Maison Blanche".
                            A l’image : Cris d’horreur, panique, femmes et enfants écrasés, des policiers qui ont réussi à attraper un infirme en fauteuil roulant le traînent vers l’avion présidentiel.... 

                            J’aime bien votre humour, Monolecte.

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