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Accueil du site > Actualités > International > Le legs de W. Bush : une démocratie détournée (5)

Le legs de W. Bush : une démocratie détournée (5)

La troisième raison pour laquelle G.W. Bush finira ses jours en prison est bien entendu pour son rôle dans la dissimulation de preuves lors des attentats du 11 septembre. Vous allez dire c’est du complotisme : même pas, je ne vous parle pas d’un "inside job", du fait que toute cette journée démente ait pu sortir du cerveau malade de comploteurs dont aurait fait partie le président des USA. Non, simplement, et encore une fois pour avoir cherché à faire nettement obstruction aux enquêteurs, comme le démontre avec brio un livre sorti en janvier 2008 dans une relative indifférence. Due pour sûr aux préparatifs de l’élection américaine, où personne ou presque ne donnait de chance au candidat républicain de l’emporter (à moins qu’il ne réutilise les techniques de détournement informatiques bushiennes !). Le livre a pourtant un poids énorme, car il est signé de deux anciens membres de la commission, dont l’un des tous premiers responsables. Le livre, intitulé "Stonewalled by the C.I.A," de Thomas H. Kean and Lee H. Hamilton, deux membres de la commission d’enquête (Kean en était le président !), en forme de "j’accuse", s’en prend à deux responsables fondamentaux de cette dissimulation d’information, laissant entrevoir une participation gouvernementale aux attentats. En l’occurrence la CIA, et ses interrogatoires maison de prisonniers d’Al Quaeda et Philip D.Zelikow, l’âme damnée de cette fameuse commission, nommé par W.Bush, sur proposition de Condoleeza Rice, avec laquelle il avait travaillé. En résumé, pour ne pas accuser W.Bush d’un "inside job", il faudrait que celui-ci prouve aussi qu’il n’a rien fait pour contrecarrer les enquêtes qui convergent vers lui, ou vers son administration. Et surtout explique pourquoi il a tant tenu à broyer les cassettes des interviews des prisonniers de Guantanamo questionnés à propos de leur participation (ou non) au 11 septembre... car tout part de là, en fait. Dans ces cassettes, figure leur incapacité fondamentale à réaliser une opération aussi complexe que le 11 septembre. Et ça, ce ne peut être entendu...

Parmi les interrogatoires filmés en vidéo disparus, ceux de Khalid Sheikh Mohammed, le "cerveau" soupçonné d’être à la base de l’attaque dévastatrice. Un homme en relation avec un autre, Mohammed Atta, résident allemand déjà dans le collimateur de la CIA. Dès janvier 2000, en effet, une opération de contre terrorisme appelée "Able Danger" a déjà localisé Mohammed Atta comme client sérieux susceptible de commettre un attentat aux Etats-Unis ou en Europe, où il réside (en Allemagne). Ses frasques et sa vie dissolue, ses penchants pour l’alcool et les jolies filles sont connus dans le détail par les enquêteurs. A la base de Fort Belvoir, en Virgine, l’homme est traqué journellement via ses mails ou coups de fil. Mais en 2000, dès que le Pentagone tombe sur cette traque réalisée au départ par la CIA, les éléments collectés sont détruits sur ordre. Cela représente alors 2,5 terrabytes de données ! On y trouve notamment les relevés bancaires, prouvant les versements et surtout leur provenance : Dubaï ou les Emirats Arabes Unis, ainsi que les passeports... pakistanais. "On or about 10 October 1998, the detainee opened a bank account at the Emirates Bank International. The detainee provided a Pakistani passport with number E911562 as identification. The detainee’s passport listed the name of the bearer as “Mr. Ali, son of Mr. Abdul Aziz Ali,” (Mr. Ali). The detainee provided, “MEC Ltd. Post Office Box 16958, Jebel Ali, Dubai,” as his address" dit un des textes de Guantanamo. Un autre cite des sommes d’argent ou des coups de fll : "Between 28 and 30 June 2000, “9/11 hijacker” Mohammed Atta’s Voicestream cell phone used a calling card to make approximately sixteen calls to the detainee’s phone number in the United Arab Emirates". Pour l’argent, ce sont des sommes importantes qu’il reçoit : "on 29 August 2000, Mr. Ali sent 20,000 United States dollars via bank to bank transfer from U.A.E. Exchange Centre, Bur Dubai, United Arab Emirates, to “9/11 hijacker” Marwan Al-Shehhi’s Suntrust Bank, Florida, account (a joint account with “9/11 hijacker” Mohammed Atta). The funds posted to the Suntrust account on 30 August 2000 less a 15 United States dollar fee. Mr. Ali listed a phone number one digit off of the phone number listed by “Isam Mansour” on 5 August 2000". Bref, bien avant 2001 Atta est un homme "cuit". Et pourtant...

Pourquoi donc va-t-on le laisser faire, mystère. Condoleezza Rice elle-même envoie valser les porteurs de billets affolants sur un attentat imminent, citant déjà Atta. Une commission sénatoriale, qui avait eu vent de cette enquête fort intéressante, est aussi écartée... en 2005 : les officiers qui ont poursuivi l’enquête se voient interdits de déposition par le Pentagone. Un lieutenant Colonel, le Lt. Col. Anthony Shaffer est lui poursuivi nuit et jour pour ne pas faire de déposition dans le sens de la dangerosité d’Atta détectée également avant coup par son service. En 2006, à trois reprises, il essaiera de témoigner sans succès de ce blocage au House Armed Services Committee. Ce qu’il dit alors est trop sulfureux : on a repéré un individu potentiellement dangereux, mais on l’a laissé visiblement faire et aller où il veut. Shaffer a senti l’arnaque fondamentale. L’homme, évincé et éloigné, sera nommé en 2003 la base de Bagram, où la commission sur le 11 septembre le retrouve, par pur hasard, lors d’une visite express de Philip D.Zelikow, nommé responsable de la commission bipartite sur les attentats. Or Zelikow est aussi l’auteur d’un livre sortit en 1998 sur le "terrorisme catastrophique", qui annonce de façon prémonitoire ce fameux 11 septembre, et a co-signé le texte célèbre sur le Nouveau Peal Harbour ! Dans son ouvrage, est surtout décrit la suite à donner à un événement de ce genre : "imagining the transformative event", précise-t-il. Tout y est : la catastrophe, pour mieux contrôler après le pays, et ensuite le serrage de vis policier qui s’en suit ! Zelikow, en rencontrant Shaffer, lui donnera sa carte en lui disant "please contact me upon your return to the states so we can continue this dialogue." Trois mois après, il n’avait toujours pas eu de réponse de la part de Zelikow à ses demandes de rendez-vous. Aucune phrase de Shaffer ne sera retenue dans le rapport de Zelikow. Au contraire, en trois mois, Schaffer a perdu son accréditation à la base de Bagram, et on a détruit derrière lui son ordinateur (une constante Bushienne ?). Mais cela ne suffit pas : pour détruire aussi l’individu, on fait circuler la rumeur comme quoi il aurait insulté sa hiérarchie. Une cabale, montée de toutes pièces et savamment orchestrée. L’homme est brisé, sa carrière fichue, il est versé dans la réserve. L’occasion de montrer un lien entre la CIA est Atta avant le 11 septembre s’évapore. 

Car un autre problème surgît : les données effacées du dossier Able Danger l’ont été AVANT l’arrivée de W. Bush au pouvoir, sous l’administration... Clinton ! Georges Tenet, directeur de la CIA, alerté par les allemands, sera bien obligé de reconnaître que Ben Laden était en effet surveillé étroitement depuis au moins 1998, soit trois ans avant le 11 septembre. Tout se passe comme si une entité dépassant le pouvoir en place, et s’appuyant sur lui au moment opportun, une fois le pouvoir du même bord idéologique, avait laissé monter en puissance, voire aidé, une équipe, somme toute restreinte, et mal organisée, à devenir une association de terroristes plus doués et beaucoup plus efficace. Un coup de pouce flagrant allant jusqu’à la manipulation que l’on sait : Atta, présenté partout comme un caractériel au bord de la psychiatrie, aurait été berné dans les grandes largeurs par un système élaboré depuis longtemps.

L’attitude désarmante de W.Bush dans la classe Emma Booker, à Sarasota, en Floride, le jour de l’attentat démontre cette duplicité totale : où il sait quelque chose avant d’y entrer, et s’efforce (mal) à jouer celui qui ne sait rien, où il et ne sait pas bien dissimuler cette (fausse) surprise. En tout cas, l’homme n’est pas à l’aise AVANT même qu’on ne vienne lui sussurer à l’oreillle que l’opération est en cours, traduite dans la presse par l’annonce du premier impact d’avion. Bush, visiblement, savait quelque chose, mais quoi ? "Ce n’est pas l’image d’un président abasourdi par un événement terrifiant et confronté à une urgence nationale inattendue. C’est l’image de la trahison." L’origine de sa connaissance des préparatifs se tourne naturellement vers la CIA. Georges Tenet, a du mentir lui aussi pour arriver à le voir : à la commission du 11 septembre de Zelikow, il témoignera n’avoir jamais rencontré G.W.Bush en août 2001. Or, il l’a bien fait, les memos des entrées et sorties à la Maison Blanche l’attestent : est-il venu ce jour là lui expliquer le déroulement du scénario, et lui indiquer l’attitude à prendre devant les caméras lors de la visite de la classe ??? Pourquoi donc Bush avait-il gardé dans son administration un Tenet, nommé par....Clinton ? Sinon par le fait que l’opération 11 septembre avait commencée bien avant l’arrivée de Bush au pouvoir ? Avec un Ben Laden qui fait partie du scénario, comme le raconte le Figaro du 11 octobre 2001, qui rappelle que la CIA est venue tranquillement le voir sur son lit d’hôpital de Dubai le 12 juillet 2001. Ce jour-là, assiste à la rencontre Prince Turki al Faisal, le responsable des services secrets saoudiens. Cela fait beaucoup de visiteurs de marque pour une simple dialyse. Et beaucoup de gens ayant un rapport avec la famille Bush, père et fils.

"- Durant son hospitalisation, il a reçu la visite de plusieurs membres de sa famille, dont sa mère, et de personnalités saoudiennes et émiratiennes. Après le 10 juillet - je ne me souviens pas du jour exact -, empruntant l’ascenseur principal de l’hôpital, j’ai croisé un Américain que tout le monde connaît. Il est descendu à l’étage de Ben Laden. 

- Un Américain, vous voulez dire une personne privée ? 

- Non, il s’agissait du chef d’antenne de la CIA à Dubaï. 

- Comment le savez-vous ? 

- Dubaï est un petit territoire. Tout le monde se connaît. La police est également très présente et sait tout ce qui se passe. Demandez autour de vous dans la communauté occidentale, vous verrez, tout le monde vous dira qui est ce monsieur et pour qui il travaille. Lui-même ne s’en cache pas, surtout lorsqu’il sort d’un repas bien arrosé"
affirme Richard Labévière, l’ancien chef du service de politique internationale à RFI, et qui ajoute "le représentant local de la CIA qui a rendu visite à Oussama Ben Laden le 12 juillet 2001 à l’Hôpital américain de Dubaï s’appelle Larry Mitchell. Si sa carte de visite précise qu’il est agent consulaire, chacun sait à Dubaï, notamment dans le petit milieu des expatriés, qu’il travaille sous couverture, en clair qu’il est de "la grande maison". Un Mitchell très en cheville avec un dénommé Dawood Ibrahim, l’homme clé (et le financier) des attentats... de Mumbaï ! Ce monde est décidément trop petit !

Le 23 décembre 2003, Tenet, toujours lui, rencontre la commission sur le 11 septembre lors d’un déjeuner ... et l’envoie proprement paître. "In a lunch meeting on Dec. 23, 2003, George Tenet, the C.I.A. director, told us point blank that we would have no such access. During the meeting, we emphasized to him that the C.I.A. should provide any documents responsive to our requests, even if the commission had not specifically asked for them. Mr. Tenet replied by alluding to several documents he thought would be helpful to us, but neither he, nor anyone else in the meeting, mentioned videotapes". Le premier janvier 2004, une réunion du Conseil de la Maison Blanche, réunissant le secrétaire à la Défense et un représentant de la justice dénie toute possibilité d’accès de la commission aux interrogatoires de prisonniers, et donc aux fameuses bandes enregistrées. Elle ne peut que le faire : l’administration a déjà commencé à cette date à détruire les cassettes des enregistrements de ces fameux interrogatoires ! La conclusion des deux responsables de la commission est alors sévère : il y a bien eu obstruction délibérée à la demande répétée d’éléments sur la préparation des attentats. "What we do know is that government officials decided not to inform a lawfully constituted body, created by Congress and the president, to investigate one the greatest tragedies to confront this country. We call that obstruction." disent en chœur Thomas H. Kean et Lee H. Hamilton. Terrible camouflet pour Bush, qui a bien cherché à obstruer les recherches de ses propres administrés.

Deux mois auparavant, en octobre 2003, un étrange événement s’est produit qui apporte beaucoup d’eau à la thérorie d’une manipulation débutée avant l’ère Bushienne. En 2002, Sandy Berger, personnage très haut placé dans l’échiquier Clintonnien, est envoyé par la Commission d’enquête du 11 Septembre aux Archives Nationales pour y retrouver des documents sur Al-Qaeda. Cet imbécile, car il n’y a pas d’autres mot, ne va rien trouver de mieux que de tenter de sortir ce jour-là un document compromettant en le glissant dans son pantalon : il en est comme ça de la haute politique américaine, quand le président baisse son pantalon devant sa pulpeuse secrétaire, son principal adjoint sort des archives le pantalon bien (trop) relevé. Le document subtilisé était l’un des éléments du rapport de Richard Clarke  "le tsar du contre-terrorisme sous Clinton" sur une possible attaque terroriste sur le territoire américain , en Jordanie et au Yemen contre un destroyer le Sullivan (sur le modèle de l’attaque du Cole qui sera touché à la place à Aden le 9 mois plus tard) qui devait se tenir en l’an 2000, connue sous le nom de code de "Millenium Attacks". Bref, l’opération Millenium est une répétition mimétique préalable du 11 septembre, l’ampleur en moins. Parmi les comploteurs, Abu Musab al-Zarqawi, l’homme si longtemps traqué, qui sera finalement tué dans un bombardement de F-16 le 7 juin 2006 en Irak, à Baqouba. Berger ne sera condamné qu’à 50 000 dollars d’amende et 100 heures de travaux d’intérêt public alors qu’aux Etats-Unis, habituellement, pour ce genre d’action le tarif est nettement plus lourd.

Pour ajouter encore à la confusion, fin mars 2004, Philip D. Zelikow, a une conférence en Virginie sort la phrase étonnante comme quoi les USA doivent attaquer l’Iran "pour protéger Israël" : l’homme a la double nationalité, et nous le rappelle de façon fort abrupte disons : "Why would Iraq attack America or use nuclear weapons against us ? I’ll tell you what I think the real threat (is) and actually has been since 1990 - it’s the threat against Israel." Il est alors toujours à la tête de la commission sur le 11 septembre (le rapport final sera rendu 4 mois plus tard !), et on aurait pu s’attendre à davantage de retenue de sa part. Mais elle s’explique : Zelikow a fait un livre en 1998 avec un proche de Bush : Robert Zoellick, le représentant du commerce du ministère Bush (depuis à la Banque Mondiale) ; son thème ? "Le Moyen-Orient islamique".... "Zelikow had ties with another senior Bush administration official - Robert Zoellick, the current trade representative. The two wrote three books together, including one in 1998 on the United States and the "Muslim Middle East". L’homme à la tête de la commission d’enquête qui se voulait "irréprochable" est visiblement partisan, et ça se voit, ça se lit, et ça s’entend. Ce n’est plus le sous-marin de l’admistration Bush, c’est un porte-avions à lui tout seul. Ou un croiseur lance-missiles de type...israëlien.

En 2003 toujours, un homme appelle à plusieurs reprises au téléphone Zelikow, nommé il faut le rappeler en remplacement d’Henry Kissinger, choisi au départ par W. Bush. Zelikow est ouvertement républicain, ce qui fausse tous les votes de la commission bipartite, ayant lui aussi le droit de vote : sur le papier c’était 5 démocrates et 5 républicains, or au final c’est 6 contre 5, penchant côté républicain ! L’homme qui téléphone tous les jours, c’est ....Karl Rove, le manipulateur de la marionnette W. Bush. Philip Zelikow ayant été proche de Condoleeza Rice (ils ont co-signé un ouvrage sur l’Allemagne et l’Europe), on s’aperçoit assez vite que la commission ne pourra au final que rendre un second rapport Warren (qui n’avait pas convaincu le grand Pierre Desgraupes lui-même). C’est exactement la conclusion du journaliste Philip Shenon, du New York Times, qui sort en février 2005 un ouvrage, The Commission : The Uncensored History of the 9/11 Investigation, dans lequel sont expliqués les liens très étroits entre Zelikow et le pouvoir en place. Surtout avec Rice, sorte de Rachida Dati d’outre atlantique, toujours prête à parler dans le sens de ce que veut lui faire dire Bush : "the official ineptitude uncovered by the commission is shocking. Dubbed “Kinda-Lies-a-Lot” by the Jersey Girls, Ms. Rice comes across as almost clueless about the terrorist threat. “Whatever her job title, Rice seemed uninterested in actually advising the president,” Mr. Shenon writes. “Instead, she wanted to be his closest confidante — specifically on foreign policy — and to simply translate his words into action.” dit le New-York Times. Celle qui aurait du s’occuper du terrorisme était inapte à le faire !

Pour parachever le tout, ce même Zelikow se fait piéger en 2007 sur une vidéo où on lui pose la question des auteurs du 11 Septembre, et où il se croit permis de répondre par une boutade catastrophique, révélant qu’il ne croit pas deux secondes lui-même au contenu de son propre pavé final. Sa théorie d’un "univers parallèle" balancée avec un demi-sourire évident mais avec un aplomb incroyable démontre un cynisme sans précédent. Sa fuite en avant sur la question du WT7 n’est guère plus convaincante. Selon, lui, on n’a pas trouvé une seule preuve d’une démolition contrôlé de l’immeuble. Or s’il y en a bien un qui dans le lot mérite le titre, c’est bien celui-là ! Le 22 juillet 2004, la commission bipartite qu’il préside rend son rapport de deux millions et demi de pages de documents. Philip D. Zelikow, qui avait pourtant reconnu avoir eu connaissance des rapports présentés par Richard Clarke sur la menace Al-Quaïda dès 2000, et avait déjà travaillé avec Condolezza Rice, remettait bien un rapport Warren bis ; comme prévu : les immeubles s’étaient effondrés quasi-naturellement, sous le seul effet de la chaleur, le WTC7 on n’en n’avait aucune idée, de son effondrement, mais pas plus de preuve de démolition non plus, au Pentagone aucun cadavre portant de nom arabe n’était sorti des décombres et en Pennsylvanie, un réacteur retrouvé à 6 km de l’impact n’indiquait pas une explosion de l’avion en vol, mais à l’impact. Quand aux huit boîtes noires, aucun mot les concernant (sans parler du nombre de corps jamais vraiment retrouvés ou carrément oubliés). Bref, le rapport Warren ce jour là, venait de se prendre un sacré coup de vieux. Question fable, l’histoire de la balle magique de Lee Harvey Oswald avait été largement dépassée ! Condoleeza Rice et Kar Rove ont gardé durant toute la rédaction du rapport la haute main sur son contenu. Au sortir de la publication, Zelikow rejoint "naturellement" à nouveau le bureau de Rice. Pour en démissionner le 28 novembre 2006, 19 mois après, et faire de nouvelles remarques désobligeantes sur la paix au proche-orient. L’homme n’avait eu qu’une seule intuition dans son mandat : de demander la fermeture des prisons secrètes avant qu’on ne les découvre et que la Cour Suprême ne les déclare illégales  : "he had called for closing down secret prisons run by the Central Intelligence Agency a year before the Supreme Court decision that prodded the Bush administration to empty them. "

Selon James Petras (2008), Zelikow est en réalité l’homme clé du mensonge sur le 11 septembre. Partisan reconnu de la thèse du New Pearl Harbor, promoteur de la fameuse guerre au terrorisme, un des rares intellectuels de l’équipe Bush, il ne devait hériter du poste de responsable de la commission, qui ne pouvait sous sa direction demeurer impartiale : "the key figure in and around the Bush Administration who actively promoted a ‘new Pearl Harbor ’ and was at least in part responsible for the policy of complicity with the 9/11 terrorists was Philip Zelikow. Zelikow, a prominent Israel-Firster, is a government academic, whose expertise was in the nebulous area of ‘catastrophic terrorism’ – events which enabled US political leaders to concentrate executive powers and violate constitutional freedoms in pursuit of offensive imperial wars and in developing the ‘public myth". L’homme, dans son ouvrage annonciateur, "Catastrophic terrorism, Elments of a National Policy" avait absolument tout décrit à l’avance ce qui se passerait en 2001. S’il faut chercher un scénariste au 11 Septembre 2001, c’est bien lui. Ça ne peu être que lui.

Sur une photo, un autre membre que Zelikow peut arborer hilare un exemplaire du rapport de la commission sur le 11 Septembre, expurgé de tout ce qui aurait pu lui nuire, ou nuire aux néo-cons qu’il représente. C’est Paul Wolfowitz, un des signataires du texte prémonitoire du "Nouveau Pearl Harbor".


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21 réactions à cet article    


  • stephanemot stephanemot 8 mai 2009 11:46

    toute l’imposture de l’administration Bush a ete d’essayer de fabriquer un lien entre le 11 septembre et l’Irak.

    Tenet comme Powell se mordent les doigts de ne pas avoir demissionne, mais pour d’autres raisons.


    • Morice 8 mai 2009 11:55

      plus que 4


      • Nicole 8 mai 2009 12:05

        Là, Morice, il y a un truc que je ne pige pas. Vous citez en conclusion James Petras, notoirement connu pour ses dénonciations du lobby pro-israélien, et vous mettez en lien sa bio, et un très court article qui n’est pas de lui, et dans lequel il n’apparait pas.

        Sinon, j’ai toujours la même gêne quand je lis article qui évoque le 11 septembre en évoquant Bush et sa clique, les saouds, l’ISI...et si peu Israël.

        Avez-vous vu le livre sorti hier sur l’affaire Madoff  ? Un élément de plus qui indique clairement une connaissance préalable du 9/11, et pas par n’importe qui, et tenez-vous bien, il aurait dès le moment même de l’attaque, sans manifester la moindre surprise énoncé que c’était Al Quaïda. Fortiche quand même, vous ne trouvez pas ? Quand on met ça à côté d’Odigo et d’Urban Moving System  :

        Five dancing israelis

        Ca fait quand même un certain nombre d’éléments qui pointent vers Israël comme architecte probable, ce qui ne transparait pas dans votre article. Avez-vous vu Missing Links  ?




        • non666 non666 8 mai 2009 12:19

          Quelques trucs morices.

          1) Comme je l’ai déjà souvent souligné, le PNAC, la doctrine des neo-cons ont un precedent fameux : le planning defense guidance de 1992
          http://www.scribd.com/doc/2260566/US-Defense-Planning-Guidance-19921999-Leaked-NY-Times
          On en trouve des traces dans TOUS les journaux serieux et le scandale qu’il declanche oblige ses auteurs (qui sont comme par hasard les memes que les autres textes futurs) a etre desavoué par la presidence US.

          Ce qui est interessant, c’est que c’est bien la chute de l’union sovietique et du bloc de l’est et les risques que cela fait courir aux industries de defense US et au role de « protecteur » donc des chef de file des etats unis qui provoquent ces reflexions stratégiques.

          Le 11/09 , comme le precedent attentat contre le WTC obeit bien au doctrines elaborées de se choisir un adversaire d’autand plus durable (pour eviter un nouvel effondrement « d’urss » ) qu’il serait fictif...

          2) Les lois sur le 11/09 ne sont pas seulement des restrictions de droit democratique, si tu les relit attentivement, tu verra qu’il s’agit aussi d’un pacte d’acier entre « comploteur ».
          Si il y en a un qui parle , tout le monde plonge.
          Ce qui explique en partie la mefiance qui les fait aller temoigner par deux devant certaines commission....(Bush Cheney)

          3) La facre que represente les commissions d’enquete sur le 11/09 et le rapport du Nist sur le WTC-7 ne resiteraient pas à une volonté presidentielle Us reelle de vérité si elle existait.... Au bout de 4 mois de présidence Obama, il est devenu clair qu’il ne peut plus ignorer les « vides » et leurs implications sur ces enquetes et toutes les manipulations que tu souligne. Il est donc tenu par les memes interets ou il espere betement que l’oubli fera le travail auprès des opinions publiques.

          4) Le Pakistan, l’Arabie Seoudite, et Israel, les 3 etats « alliés » les plus impliqués dans les hypothèses non officielles sont a surveiller particulièrement.
          Les changement de tetes, les meurtres curieux sont des indices clair du grand menage qui est en train de se passer chez les uns et chez les autres de peur de voir tout le bordel exploser.


          • Pyrathome pyralene 8 mai 2009 12:47

            Tout à fait !! de bonnes infos dans cet article de notre bougonneur voxien....toutefois,je doute que les responsables (ou plutôt les irresponsables ) de cette ignoble mise-en-scéne soient châtiés comme ils le mériteraient,l’impact serait le chaos indescriptible.....mais de toutes les façons,d’un côté ou de l’autre,c’est le chaos qui va s’installer aux US,les risques vont devenir très élevés au fur et à mesure des révélations qui ne vont pas tarder à arriver en cascade,les consciences vont parler haut et fort ......je suis simplement curieux de voir comment vont s-y prendre les médias qui ont mis en place l’honteuse omerta....ils finiront par finir de se décridibiliser totalement......je vois mal la chute de l’effroyable imposture,à court terme....ou je la vois trop bien...le bordel assuré !! l’héritage risque d’être décidement trop lourd à porter,impossibilité de payer les droits de succession....


            • morice morice 8 mai 2009 17:47

              « bougonneur voxien » : vous êtes meilleur en descriptive qu’en trollisme pour imposer vos bouquins (euh merci, on a déjà eu 5 fois là..)


            • JL JL 8 mai 2009 15:23

              De même qu’aujourd’hui la banque est « un État dans l’État », la CIA est probablement au dessus des lois. Et Obama s’il tient à la vie a peut-être intérêt à ignorer certaines choses.


              • morice morice 8 mai 2009 17:48

                l’a toujours été après Eisenhower...


              • non666 non666 8 mai 2009 17:50

                Cher Arthur (mage),
                votre obstination a penser que les goyims sont des cons et que le coup de poker des lobbies petroliers et sionistes va bien finir , que les opinions publiques vont « oublier » est une erreur.

                Malgrès la crise (declanchée dès la fin du mandat de Bush) , malgrès le placement d’un de vos pions a l’Elysée, malgrès le controle des médias (presse Bouyghes, « Lagardère » , Bloch/Dassault , Rottschlid) l’information et la vérité tranpirent.

                Bien sur, avec obstination, le nain de l’Elysée essait de terroriser Internet en faisant passer Hadopi, la fausse double peine pour copieur de Cd qui est une veritable nouvelle arme pour controler l’information.

                Mais le vers est dans le fruit.

                Les cadavres remontent à la surface, les ossements parlent, la thermite apparait, les agents du mossad present a NewYork dansent trop bruyament pour « feter » la chute des tours. Les « smoking guns » sont tout simplement trop nombreux et le faisceau de presomption pointe tout naturellement les mobiles excessivement lisibles.

                Meme le couteau sous la gorge , par ces memes lobbies qui l’ont mis en place pour se racheter une conduite, Obama finira par lacher tout pour sauver le peu de reputation qui reste aux etats unis.

                ...et apres la vérité sur le 11/09, il sera temps de rouvrir les yeux sur le 21/09, non ?

                Moi, je note avec patience le nom de tous les coupables de desinformation pour les lacher dans la foule en colère , au bon moment.
                Il y a des groupes qui sont tellement « lisibles », que s’en est un plaisir.


                • Le péripate Le péripate 8 mai 2009 22:08

                  Moi, je note avec patience le nom de tous les coupables de desinformation pour les lacher dans la foule en colère , au bon moment.
                  Quel est le nom de cette chose ? De cette abomination ? Fréquenter Avox permet de coudoyer la bassesse humaine, le ventre encore fécond de la bête. Quelle horreur !


                • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 8 mai 2009 22:22

                  "Moi, je note avec patience le nom de tous les coupables de desinformation pour les lacher dans la foule en colère , au bon moment.
                  Il y a des groupes qui sont tellement « lisibles », que s’en est un plaisir."

                  Qui a dit ça ? George W. Bush ? MacCarthy ?
                  Ah, Non666, l’antidémocrate prisé de l’agora.


                • morice morice 8 mai 2009 23:41

                  Cessez vos devinettes, à la noix et votre culture de pacotille, on sait très bien qui vous appréciez (les neo-cons) et qui vous détestez (Barrack Obama, que vous cherchez à ridiculiser dans votre site pourrave). Votre sionisme s’explique par cette proximité neo-con. Vous en êtes, la comique de service, vous en êtes.


                  Tout le résumé de votre fumeuse pensée et de vos gargarismes à vous lire vous-même est ici.. les lecteurs sauront avec ça à quelle courant d’extrême droite vous appartenez. Pour vous, Limbaugh est encore trop mou. On vous imaginait vraie conne, on vous découvre faucon.

                  « Un peu partout dans le monde, les contempteurs de l’Occident se réjouissent ce matin de l’élection de Barack Obama. Altermondialistes, islamo-gauchistes, néo-guévaristes, révolutionnaires et autres non-alignés ont fiévreusement espéré cette victoire dont ils attendent un bouleversement majeur. Laissons-les à leur rêve éveillé : ils réaliseront bien assez tôt que le succès d’Obama pourrait marquer leur complète défaite idéologique. » et c’est ça que vous applaudissez ? Pouah, mais ça pue !

                • morice morice 8 mai 2009 17:50

                  Morice : cela ne veut pas dire que je préfère ceux-ci à celle-là, mais vos désirs et la réalité sont deux choses différentes.


                  merci pour une fois je vous rejoins entièrement : ce n’est qu’un souhait en effet , et il a peu de chances de réussir... 

                  maintenant, expliquez-nous POURQUOI ça ne pourrait pas finir comme ça : dans le « hope » qui a tant porté Obama, il devait y avoir cet espoir non ?

                  • morice morice 8 mai 2009 23:48

                    et au fait, la comique, arrêtez aussi vos fixations : chez vous, quand c’est pas Soral c’est Ramadan, on n’a pas des masses de choix.. vous êtes fêlée ma vieille, a ressortir tout le temps l même vieux fond de commerce.Il se résume à une seule chose : votre extrême-droitisme islamophobe. Et comme vous avez commis des articles pas vraiment élogieux sur LePen, il ne reste qu’une solution : vous êtes plus à droite encore que lui. Reste fort peu de marge là. Autonomes ou adeptes d’Alain Robert, il ne vous reste pas beaucoup de cases.


                    tenez, voilà la liste de votre grande famille, comique.

                    • Bois-Guisbert 9 mai 2009 10:01

                      La troisième raison pour laquelle G.W. Bush finira ses jours en prison

                      Au sommet de l’échelle des stupidités individuelles, je place systématiquement celui qui prend ses désirs pour des réalités qu’il assène à ses semblables. Et encore une fois, le prétendu journalisme citoyen montre son vrai visage, celui d’un gazettisme d’états d’âme sans intérêt, n’ayant pas plus de profondeur que de substance.

                      Quand, comme dans le cas d’un Morice, cette vacuité procède du prégnant besoin de s’attirer la bruyante approbation des imbéciles, on touche le tréfonds de la médiocrité vociférante.

                      P.S. - Votre condamnation sans appel de Cosmic Dancer résonne comme une citation à l’ordre d’AgoraVox. Merci de m’avoir fait découvrir son blog, je me réjouis de lire ce qu’on y publie du grimaldisé de la Maison-Blanche


                      • morice morice 9 mai 2009 16:23

                         Merci de m’avoir fait découvrir son blog, je me réjouis de lire ce qu’on y publie du grimaldisé de la Maison-Blanche


                        de rien qui se ressemble s’assemble : méfiez-vous, elle est plus à droite encore que vous. Est-ce possible ?? oui, c’est une comique. Quand elle ne parle pas extrême droite, elle parle de bites. C’est comme ça, chez les comiques danseuses.

                      • furio furio 9 mai 2009 11:04

                        Bois-guy-bert ou de l’intervention raciste imbécile avec un ZERO pointé quand à la production d’article. Le procédé qui consiste à critiquer un auteur comme morice sans avoir produit soi-même un SEUL article sous prétexte que seuls les grands médias devraient s’exprimer et nous servir la même soupe c’est d’un comique dancer ! 


                        • Bois-Guisbert 9 mai 2009 12:47

                          C’est gentil de vous intéresser à moi, furio, et peut-être même flatteur, mais je suis obligé de vous prévenir tout de suite : ce n’est en rien réciproque. Même si j’essayais de me forcer, je n’y parviendrais pas. Désolé...


                        • morice morice 9 mai 2009 16:21

                          logique, vous ne parvenez à rien, en bon parvenu.


                          • furio furio 9 mai 2009 16:52

                            Le principal est de se dire « Quels sont les intérêts des médias à nous servir la même soupe » Pourquoi moi petit citoyen, l’information la réalité des faits me parviendrait elle. Et là vous allez voir Bois-Guisbert, vous allez y arriver. Pourquoi ? Pourquoi un « enregistrement vidéo » labellisé par la cia arriverait jusqu’à nous ? Alors que la cia à des milliards de possibilités de « scratcher » ce message.


                            • furio furio 9 mai 2009 16:54

                              pardon « labellisé Ben Laden » !

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