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Accueil du site > Actualités > International > Le legs de W. Bush : une démocratie détournée (6-1)

Le legs de W. Bush : une démocratie détournée (6-1)

L’armée et les mercenaires, cette plaie fondamentale apportée par la guerre en Irak dans des proportions jusqu’ici jamais vues. Nous vous avons déjà expliqué l’ampleur des détournements dans ce qui a osé s’appeler la "reconstruction de l’Irak", ou rien, ou presque, n’est sorti de terre.Or des enquêtes récentes démontrent que les preuves existent de ces détournements, qui remontent eux aussi tous à la même responsabilité. Une infinité de contrats avec des groupes privés ont été signés sous la forme du "no bid contract", scandaleux, à savoir sans même un seul appel d’offres. Du copinage, qui tourne autour d’un groupe ou deux partciulièrement, ceux d’Halliburton et de KBR, principaux gagnants à la loterie sans tirage au sort de la manne irakienne. Or, derrière ces groupes se profile en premier lieu Dick Cheney, responsable de la première firme et donc noyé depuis le début dans un conflit d’intérêt évident. Le cynisme de l’équipe dirigeante américaine pendant huit années a été sans bornes : elle a entretenu un conflit pour la simple raison c’est que quelques un en étaient les profiteurs financiers directs. Là encore, des enquêtes sont en cours, et d’autres sans doute vont apparaître dans les mois à venir. Nous vous avions parlé de l’avenir sombre d’un Bush ou d’un Blair, aujourd’hui, on n’y ajoute sans hésiter celui qui aura ruiné en 27 ans de présence au pouvoir l’image de marque de l’amérique à l’extérieur : Dick Cheney, le pire vice-président que l’Amérique n’aît jamais eu, dont on avait évoqué à une époque une fin de mandat prématuré, tant son bilan était catastrophique.

On n’a en rien reconstruit l’Irak : on l’a avant tout pillé, et on a profité de l’argent octroyé à la reconstruction pour faire fortune, rien d’autre. Cette semaine, c’est à nouveau un article écrit au lance-flammes du New-York Times qui révèle le pot aux roses (enfin, qui ressort surtout un article d’Aram Roston sorti chez NBC en 2005 !). Une partie de l’histoire vient d’être reprise dans le Canard Enchaîné du 25 février dernier. Et qui met en cause des officiers de l’armée chargés de surveiller la répartition des sommes abyssales versées dans cette fameuse reconstruction : au total, ce sont 125 milliards de dollars qui ont fondu comme neige au soleil ! 125 milliards octroyés par un Sénat et un Congrès américain, qui, visiblement, n’ont pas assez suivi les versements d’argent qu’ils avaient voté dans l’enthousiasme de l’aide à l’Irak. Dans le point de mire, un homme, le Lieutenant Colonel Ronald W. Hirtle, de l’US Air Force en poste à Bagdad même, et un autre, de l’armée de terre, aujourd’hui en retraite, le Colonel Anthony B. Bell. Ces deux-là viennent de se faire repérer par des brigades financières au seul vu de leurs mouvements bancaires depuis 2004, date de leur entrée en fonction sur place. Des personnes nommément dénoncées par un mercenaire, Dale C. Stoffel, qui a eu la bonne idée de se faire tuer à Bagdad en 2004 justement, juste après avoir remis aux autorités judiciaires et au FBI des documents effarants sur les comportements en cours sur place. Stoffel, par exemple, racontait que les livraisons d’argent détourné se faisaient le plus simplement du monde, en passant tous les services de garde ou de surveillance des bases avec un procédé incongru : les billets verts destinés à l’état-major corrompu étaient dissimulés dans des boîtes à pizza ! 5000 dollars la pizza ! Cachés dans les boîtes à pizza où dans des sacs en papier, largués en dehors de la zone verte en des coins très précis, où on venait les récupérer à la suite de coups de fil discrets.

L’histoire incroyable de Stoffel n’avait pas été prise à la légère au point qu’il avait obtenu l’immunité ou un arrangement judiciaire pour avoir lui-même participé au trafic mais pour l’avoir aussi dénoncé "Mr. Stoffel, who gave investigators information about the office where Colonel Bell and Colonel Hirtle worked, was deemed credible enough that he was granted limited immunity from prosecution in exchange for his information, according to government documents obtained by The New York Times and interviews with officials and Mr. Stoffel’s lawyer, John H. Quinn Jr." Aux dernières nouvelles, le réseau mis en place par Bell et Hirtle semblait avoir eu des ramiifications beaucoup plus grandes, qu’un enquête encore en cours est en train d’évaluer : “These long-running investigations continue to mature and expand, embracing a wider array of potential suspects,” a federal investigator said." Ce "plus haut rang" intrigue aujourd’hui : en 2005, lorsque l’affaire Stoffel était déjà sortie, on n’avait pas évoqué de plus haute responsabilité. Les deux militaires épinglés étant au sommet ou presque de la hiérarchie, il reste peu de personnes concernées : Petraeus lui-même, ou au dessus de lui Donald Rumsfeld, en poste jusqu’au 8 novembre 2006 ? Petraeus serait-il visé indirectement par les révélations du New-York Times ? C’est probable, car le responsable militaire, à deux reprises, a assisté de près à des transactions pour le moins contestables. Visé par qui ? Chez MyLeftWing, on a une petite idée de la provenance : "It seems to me that the Robert Gates is promoting the investigation in an effort to unseat Petraeus. I believe they are adversaries. Gates represents the part of the administration that is trying to uravel the debacle in Iraq. Gates is actually an adversary to Bush having been appointed at the behest of Bush’s father’s advisors. President Bush is not inclined to like anyone associated with his father outside of Dick Cheney. Bush is ignoring Gates in favor of whatever "the commanders on the ground tell me"(Petraeus). The investigations started long ago but are being given added emphasis by Gates." Robert Gates est-il en train d’amener la tête de Petraeus sur un billot ? Ça se tient, comme théorie. Dans ce cas, la nomination (ou plutôt la non-nomination, Gates étant déjà en place) de Robert Gates par Barrack Obama nous fait comprendre aujourd’hui pourquoi le New-York Times ressort 5 ans après le dossier Stoffel. C’est bien Petraeus qui est visé par cette campagne de presse. Le "vainqueur de l’Irak", celui qui a rétabli un calme relatif (mais bien précaire) sera-t-il lui aussi un jour jugé pour malversations et plus ?

Les sources du détournement d’argent sont variées, et ne concernent pas que l’argent de la reconstruction. Le premier gros contrat négocié en personne par le colonel Hirtle, était quelque chose dont on vous avait également alerté dès 2007 ici-même. 10 millions de dollars, ce qui n’est pas rien, pour équiper la police irakienne en armes légères et ne batîments pour les abriter. On vous a décrit la méthode, celle des officiers qui venaient tôt le matin vérifier les containers d’armes saisies dans les stocks de Saddam ou celles en provenace du Kosovo, revendues par la Pologne, via l’aide des avions de transport de Victor Bout ou des bateaux ukrainiens. Un trafic d’armes, gigantesque, qui remettait celui de l’Angola en procès aujourd’hui en France au rang de vente de feux d’artifices. Avec de nouveau une étrange mise en cause de la présence du général Petraeus, comme le notait déjà à l’époque le NYT lui-même  : "one of the investigations involves a senior American officer who worked closely with Gen. David H. Petraeus in setting up the logistics operation to supply the Iraqi forces when General Petraeus was in charge of training and equipping those forces in 2004 and 2005, American officials said Monday." L’homme en cause, adjoint direct de Petraeus, s’appelant le Lt. Col. Levonda Joey Selph. Le "cash boy" de l’affaire. L’homme qui avait confié à un mercenaire le dossier de la rénovation de la police irakienne, évidemment Stoffel. Comme le dit sarcastiquement le Dailly Kos, à voir comment à été fait, on se doute de la suite : "Preparation for operations began in March with the renovation of nine warehouses and an office building. An inventory management system called Exceed was also established ; a private contractor now manages the system". Un programme qui s’appelle "dépassement", franchement...

Sans oublier non plus le rôle joué par un petit vendeur de Floride, Avrahom Diveroli, neveu d’un des plus gros trafiquants d’armes ayant pignon sur rue aux USA même (surtout son oncle !). Lui s’étant coltiné le réarmement de la police afghane, avec des balles périmées. Chez Hirdle, le détournement porte semble-t-il uniquement sur les casernes, jamais livrées. Un trafic extrêmement juteux. Et gare à ceux qui mettaient le doigt dans l’engrenage, en tout cas : Kosta Trebicka,l’intermédiaire de Diveroli, tué en pleine campagne albanaise, et Stoffel, qui, juste après avoir témoigné, a été tué dans une embuscade avec son associé anglais, Joseph J. Wemple, lors d’un tir nourri surgi de nul part dans les environs de Bagdad : aucune enquête n’avait été alors menée, la mort des deux contractants ayant été mis rapidement sur le dos d’une embuscade d’insurgés, qui, cette fois encore ont eu bon dos. Faut-il à nouveau y voir l’œuvre d’un autre personnage fort mystérieux constamment cité dans la manipulation de l’information irakienne ou les coups tordus (black ops) qui ont eu lieu pendant tout ce temps ? Très certainement. On avait retrouvé son "BMW station wagon bleu" deux jours après, criblé comme une passoire. "Two days later, Stoffel’s car was discovered in a grim neighborhood along the Tigris. The hood was crumpled like a paper bag, the windshield a haze of cracks. The dashboard was covered with blood. Stoffel had been shot repeatedly in the head and upper back. His friend and employee, Joe Wemple, had been shot once through the head". La revendication du meutre en avait surpris plus d"un : "A mysterious insurgent group has claimed credit for Stoffel’s killing ; another terrorist group celebrated the murder and called him an American spy. His friends, though, aren’t convinced that this was just another act of violence by militants in Iraq, and neither, apparently, is the FBI, which is now investigating his death. In the chaos of Iraq, it’s likely that no one will ever know for sure why Dale Stoffel was murdered".

En juin 2005, un document passé inaperçu paru dans le Washington Monthly avait pourtant évoqué le cas de Joseph J. Wemple et de Dale Stoffel. D’une manière assez particulière : selon le WM, Stoffel, employé de l’ONI, avait eu un drôle de collègue de travail : Jonathan Pollard. Oui, celui qui a été accusé d’être un espion à la solde d’Israël. "Les États-Unis lui reprocheraient en particulier d’avoir livré à Israël le manuel des codes d’accès et de cryptage des écoutes de la NSA dans le monde, manuel qui aurait été ensuite livré (en pleine guerre froide) aux Soviétiques en échange de l’émigration vers Israël d’un million de juifs présents en URSS" nous dit à son propos Wikipedia. En dehors de ça, Stoffel avait une étrange partcularité : devenu à l’ONI un spécialiste écouté des missiles soviétiques, il était aussi devenu une sorte de représentant de ces derniers, dans les pays qui en possédaient des stocks énormes. Le cas de l’Irak, justement. Parmi ces commanditaires : des autrichiens, revendeurs connus d’armes illégales " Stoffel left government work in 1989 and joined the staff of a series of defense and intelligence contractors, developing a unique specialty : buying up missiles and other weapons produced in the former Communist bloc countries on contracts for the Pentagon and U.S. intelligence agencies who wanted to analyze them. This work—on the legit side of a shady world—introduced him to a circle of adventuresome arms dealers based in Austria. According to his associates, Stoffel simply loved the swashbuckling, high-living lifestyle. " Un gars réputé, plutôt "bling-bling", donc, devenu riche au point de créer sa propre société :  "by 1995, Stoffel had become successful enough to start his own company, Miltex, specializing in the same kinds of contracts.."

Ces mercenaires ont-il pu appartenir pour certains à des "escadrons de la mort" comme les connaissent tous les régimes autoritaires ? Très certainement ! un site a répertorié tous les attentats douteux en Irak. Tous, nous vous l’avons déjà dit, n’étaient pas le fait obligatoirement de terroristes appelés progressivement "insurgés". Des "death squads" comme ceux qui ont ravagé un temps le Brésil ou la Colombie (où ils ne son pas encore totalement éradiqués) semblent bien s’être constitués sur base de mercenariat. La sémantique durant tout ce conflit aura eu une importance cruciale."In the language of the White House and Pentagon, the thousands of Iraqi citizens in plainclothes-whether ordinary people, militia members or soldiers-who are resisting the invading forces in any way they can, are “war criminals.” But the undercover US hit squads and other military-intelligence operatives roaming throughout Iraq in civilian clothes, terrorizing the population, are “heroes” in the cause of democracy and liberation". ("CIA death squads operating in Irak" By Henry Michaels, 2003) . Des mercenaires recrutés cette fois directement sur place : "elsewhere, including in the northern Kurdish areas, allied operatives are financing and arming tribal leaders, ethnic militias and local thugs, employing similar techniques to Afghanistan, where the CIA paid millions of dollars to regional warlords to fight against the Taliban regime. “I’m sure we’ve got guys with 80-pound rucksacks full of $100 bills,’’ a former CIA station chief told the Los Angeles Times. “I’m sure we’re buying up some folks (même source).’’ Avec même un responsable ; Irakien, repéré et nommé : "a former C.I.A. official with extensive Middle East experience identified one of the key players on the new American-Iraqi intelligence team as Farouq Hijazi, a Saddam loyalist who served for many years as the director of external operations for the Mukhabarat, the Iraqi intelligence service. He has been in custody since late April. The C.I.A. man said that over the past few months Hijazi “has cut a deal,” and American officials “are using him to reactivate the old Iraqi intelligence network.” Le tout chapeauté par l’inévitable Cambone. "The rising star in Rumsfeld’s Pentagon is Stephen Cambone, the Under-Secretary of Defense for Intelligence, who has been deeply involved in developing the new Special Forces approach" (Seymour Hersch, Moving targets, The New Yorker, 2003). Avec une technique éprouvée, qui en rappelle une autre, israëlienne : l’élimination physique des dirigeants de la résistance irakienne, comme la pratique Tsahal contre ceux du Hamas ou du Hezbollah. Pour Les américains, c’est le choix de la "Salvador option", ayant pratiqué à outrance là-bas cet "écrêmage" des leaders de la résistance au pouvoir salvadorien.

Mais ce n’est pas fini en ce qui concerne le cas Stoffel, comme nous le verrons demain, en découvrant les véritables raisons de sa disparition.


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41 réactions à cet article    


  • non666 non666 9 mai 2009 10:16

    Entre les milliards de dollars que Cheney annonce avoir « disparu » des comptes du pentagone, le 10 septembre 2001 et ceux qui ont disparu chez halliburton après le 11 septembre, cela va finir par mettre la puce à l’oreille des plus Pro-Usa/Pro-Sarkozy de nos concitoyens....

    Les mauvaises langues remarqueront peut etre meme que l’aile du pentagone qui a été touché contenait, outre les bureaux de la marine des etats unis, ceux de la....comptabilité !

    hasard, hasard, hasard.

    Bon Morice, je vous accuse de montrage du doigt contre des présumés coupables.
    Vous me reciterez a titre de repentance, 10 « Je vous salut Carla » et 20 « Notre sarkozy qui etes aux cieux ».


    • Zanini 9 mai 2009 13:41

      Ce n’était pas Cheney mais Rumsfeld et ce n’était pas des millards mais des trillons ce qui fait des milliers de millards.On peut voir les explications confuse de Rumsfeld sur cette video.


    • morice morice 9 mai 2009 11:18

      je veux bien vous suivre, non666 mais vous savez, je ne suis pas très bréviaire.... Il y a effectivement 3 milliards de dollars qui ont « disparu » au Pentagone, et dont on accuse un monsieur dont j’ai déjà parlé ici, qui, comme par hasard possédait une compagnie d’aviation louant au Pentagone des avions, des 767 ou 737 tout blanc sans marques extérieures de reconnaissance : les avions privilégiés de la CIA.



       A noter aussi dans le staff ayant écrit ce texte en forme de programme à réaliser impérativement, la signature de Dov Zakheim, un homme accusé d’avoir détourné des milliards (1000 millards !) du Pentagone, un homme aussi très lié au WTC, et sur lequel pèsent des doutes énormes  : ayant conduit l’enquête sur le premier attentat de 1993, il s’était fait remettre alors tous les plans de sécurité des deux tours. La firme dont il était le directeur, Tridata Corporation, possédant des Boeing 737 et des 767 tankers loués à l’armée, et stationnés à Eglin en Floride. D’aucuns y voient la possibilité d’avoir pu utiliser ses appareils... le 11 septembre. Car en prime sur un de ces fameux appareils loués à la NASA dès 1995, a été testé un contrôle automatique à distance, via le MITRE dont je vous ai déjà parlé ici, et sa firme personnelle, SPC International, Inc.. L’avion, fort particulier, a révélé une histoire incroyable quelque années après, et bien dans la lignée des turpitudes bushiennes :  »After it was sent from Mirana Storage Facility in Arizona, to Seattle for a C-check, Boeing workers, stripping it down, pulled off the cabin skins and discovered nearly 100 kilos of cocaine, which had been sitting in the plane for about 3yrs, locked up... You know -someone- got a bullet for that ! Boeing called DEA, who then tried to impound the plane. NASA, also a Gov’t agency said « you can’t confiscate a Gov’t airplane.. You can have the coke tho.. » nous avoue un de ses pilotes !!! Des avions de la NASA bourrés de coke ??? Voilà qui nous ramène ailleurs, chez SkyWay, vers la Colombie et la Floride du frère Jeb !!! 

      • non666 non666 9 mai 2009 12:33

        Ouf des 737 et des 767 ...j’ai eu peur.

        Car les avions du 11 /09 sont des 757 et des 767.
        Il est evident que le monsieur que vous montrez du doigt, sale complotiste au front bas, ne peut avoir de lien avec nos avions missile.


        En tant qu’avocat connu de la famille Bush, des gouvernements US et israelien, je tiens a preciser certaines choses :

        Le fait que les transpondeurs aient été coupé, n’a bien sur rien a voir avec le fait que les avions qui ont decolés pourraient ne pas etre exactement ceux qui ont percuté les tours .
        Le fait qu’on ne trouve pas de traces de cadavres des passagers dans les 2 avions de shankville et du pentagone n’a RIEN a VOIR avec le sous-entendu moricien de controle a distance.
        Le fait que l’honorable Dick Cheney aient eu le mobile, les moyens et l’opportunité de mettre en oeuvre ces attaques dans des scenarios non officiels ( donc forcement faux puisque redigés par d’autres que dick cheney lui-meme) est une piste absurde par nature. L’honorabilité de cet homme , l’importance de ses dons aux bonnes oeuvres, la liste de ces amis en sont des preuves indiscutables....
        Le fait que DC ait lui-meme annoncé la Veille du 11-09 la « disparition » des milliards du pentagone n’a rien a voir avec le fait que les èvenement du 11 ait fait disparaitre de l’actualité cette perte abyssale.
        Nous nions egalement le fait qu’il y ait un lien entre la volonté du très saint et très honorable président bush qui a tant insisté pour faire stocker toutes les preuves relatives aux affaires ENRON et WOLRDLCOM dans le WTC7, afffaires qui embarassaient tant ses amis ET la disparition de ses preuves dans l’odieux attentat qu’a subit cette grande democratie...

        Voila, il fallait que ce soit dit, c’est fait.
        J’accuse l’odieux morice d’etre un complotiste et je n’attends rien de moins que l’arrivée de Frederick lyon, de zalka et autres individus respectables pour le conspuer avec moi.

        Toute ressemblance ou similitude avec du foutage de gueule serait bien sur...etc, etc...



      • ouallonsnous 10 mai 2009 18:03

        Arrête Morice, tu te remets à jargonner rosbeef ou yankee, çà me donne de l’urticaire !


      • morice morice 9 mai 2009 14:05

        huhuhuhu, permettez-moi de vous trouver passablement dérangé.


      • morice morice 9 mai 2009 14:04

        « Le fait qu’on ne trouve pas de traces de cadavres des passagers dans les 2 avions de shankville et du pentagone » 


        pas exactement... on a aujourd’hui des photos des cadavres du Pentagone. Si vous avez le cœur bien accroché. En revanche, un examen minutieux démontre d’étranges choses. En particulier leur tenue.


        • Pyrathome pyralene 9 mai 2009 22:12

          Monsieur De Funes,si vous êtes dérangé,prenez donc du coka cola, ya rien de tel contre la chiasse......


        • morice morice 9 mai 2009 16:19

          huhuhuhu, je réitère : la camisole, je ne vois que ça pour vous...


          • Pyrathome pyralene 9 mai 2009 22:00

            plutôt une bonne cure de désintoxication éthylique.....depuis que certains se rendent compte et admettent qu’ils sont « cocus » depuis 8 ans et...+....ils sombrent dans l’empire de l’alcool....c’est en partie de votre faute morice !! vous êtes un destructeur psychique !!....


          • morice morice 9 mai 2009 23:15

            Figurez-vous que je n’ai pas fini, bientôt l’estocade. Laissez-moi mijoter... je prépare un plat à déguster là...


            • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 00:02

              plus grand chose qui m’étonne présentement....en fait , ça me donne plutôt la .....ces gens-là sont des monstres gluants et immondes.....


              • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 00:07

                salut mon ex-papy !!
                 Non pas......affaire en cours à suivre,the disclosure is on the way.....


              • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 00:20

                . tu devrais saluer le travail de ton momo préfèré ,monsaigneur Tall ! ingrat !!


              • TALL 10 mai 2009 06:30

                C’est pas du travail.. c’est de l’exorcisme anti-occidental obsessionnel rationnalisé à partir d’une vie de frustrations.

                Et pour faire « sérieux », sa technique consiste à immerger sa prose dans une mer de références et détails inutiles glanés sur le net.



                • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 18:21

                  Tallchounet,on sait bien que tu boursicote ,et donc tu ne peux pas envisager un seul instant la réalité d’un « inside job » du 911....c’est toutes tes économies qui s’évaporeraient si le complot était révélé aux masses laborieuses....le big « crunch » !! et pourtant,on se dirige vers ton impensable......


                • TALL 11 mai 2009 10:47

                  dis pas ça ... j’ai peur ...


                • morice morice 10 mai 2009 10:45

                  TALL, vous n’avez jamais eu ici d’autre argument pour m’attaquer que de tenter de faire croire chez moi à un prétendu islamisme : pourquoi avoir agi ainsi, sinon car vous n’aviez jamais rien à dire de ce que je peux glaner en effet et que je REFERENCIE. Tout ce que je raconte ici est recoupé et vérifié. Je ne suis pas le seul à écrire ce genre de choses : mes principaux informateurs sont des journalistes consciencieux, pas des pékins : parmi ceux-ci ceux du Figaro, ce qui peut paraître étonnant, le New York Times, et deux journaux israëliens dont il faut saluer le travail : Haaretz et Israel News, qui font un boulot remarquable d’information dans leur pays. Vous, vous ne désirez pas que les gens soient informés, comme le font les extrémistes islamistes, justement, qui tuent les gamins ou gamines qui se rendent à l’école. Vous fonctionnez exactement comme eux, à définir hier encore que c’est toujours le mauvais qui gagne. TALL, votre pensée ici, si pensée il y a est nauséabonde, elle rappelle beaucoup trop celle d’individus qui brûlent des livres avant même de brûler les gens qui les écrivent.TALL, vous êtes un facho de première, et ça , tout le monde ici s’en est rendu compte. Mais aujourd’hui vous ne pouvez plus trafiquer les scores comme vous aviez eu l’outrecuidance de venir l’expliquer ici, et vos attaques basses sur ma famille ou mon honneur ne font plus recette : TALL, vous vous êtes lentement discrédité par.. fierté personnelle. En continuant à me traiter d’islamiste, vous avez perd tout crédit : je ne le suis pas, et mes écrits le prouvent. Les votres prouvent votre fascisme, rien d’autre.


                  • Touche pas à ma chèvre 10 mai 2009 11:37

                    Morice, vous êtes condamné à lire les 3 ouvrages suivants :

                    « La guerre sans visage » (2002) ;
                    « Djihad, Histoire secrète et liens Européens » (2004) ;
                    « Djihad et Islamisme en Belgique » (2005)


                  • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 13:40

                    Ne lui en donnez pas trop !! il a déjà celui-la à lire....(en septembre !!)


                  • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 13:28
                    Bernard Madoff était-il au courant des attaques du 11 septembre ?
                    Published on mai 9, 2009 par Spotless Mind

                    L’éditeur PLON frôle à nouveau un sujet tabou en France. Après avoir publié l’excellent livre de chevet LA FACE CACHEE DU 11 SEPTEMBRE de Eric Laurent en Octobre 2004 (une somme de questions toujours sans réponses, ni médiatiques ni judiciaires, qui aurait dû être un point de départ pour les autres journalistes), 4 ans et demi plus tard une bonne plongée en apnée dans le monde de la finance ramène à la surface un gros poisson bien trop au courant des affaires en cours un certain 11 Septembre, pour ne pas y soupçonner un autre signe supplémentaire de ce que l’économiste Marc Chesney (1), dénonce depuis plusieurs années, à savoir les fameux délits d’initié d’avant le 11 Septembre. Jean Jacques Bourdin l’avait très correctement interviewé le 11 Septembre 2007 dans son émission de 11H00 sur RMC (2).

                    Ces secrets de polichinelle dans le milieu de la finance ont été dénoncés aussi depuis par Jérôme Kerviel un simple jeune trader apparemment assez éloigné de sa hiérarchie. Je rappelle aussi le rôle intéressant de Juliette Binoche dans le film QUELQUES JOURS EN SEPTEMBRE qui traite explicitement des délits d’initiés et les avertissements avant le 11 Septembre, sur fond d’espionnage. Le film est sorti en Septembre 2006 en France dans l’indifférence (LE MONDE) que provoque un sujet surdimensionné (TELERAMA), et l’année suivante en Angleterre. Juliette Binoche avait alors expliqué au DAILY TELEGRAPH, sur RADIO5 et dans le GUARDIAN (qui a peu apprécié) que son coach, un agent de renseignements britannique, lui avait révélé une réalité "encore plus déprimante que tout ce qu’elle pouvait imaginer"…

                    Or revenons à la nouvelle parution chez PLON. Que vient nous dire aujourd’hui -sans doute malgré lui- un analyste financier israélien (ce qui évacue ipso facto au moins pour PLON l’accusation potentielle d’anti-américanisme ou d’antisémitisme si à la mode en matière de dénonciations financières ou terroristes) ? Ni plus ni moins que « Madoff savait » comme le montre l’extrait publié dans le site du magazine Challenges reproduit ci-dessous. Il faut le lire entre les lignes certes, mais le ton est presque sans ambiguïté, juste l’ambiguïté nécessaire pour passer l’autocensure ou la roulette russe médiatique (une pensée émue pour Jean Marie Bigard, obligé de ravaler sa glotte sur FRANCE INTER le 4 mai dernier, après ses déclarations de Septembre 2008…). Car comment ne pas rapprocher ce cynisme des accusations immédiates de l’administration américaine, Bush en tête, contre Ben Laden et Al-Qaïda. Selon le rapport de la Commission du 9/11, elle n’avait rien vu venir… mais elle ne mit que quelques heures pour annoncer l’origine des attaques : le 13 Septembre par la voix de Colin Powell et le 4 Octobre par la voix de Tony Blair avec sa propre documentation made in UK. Pas mal, non ?

                    (1) Marc Chesney, ancien professeur à HEC, est aujourd’hui économiste spécialiste en économétrie à l’université de Zürich
                    (2) Transcription RMC ici, et conférence de Genève filmée ici


                    • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 13:43
                      Une Amérique torturée
                      Published on mai 8, 2009 par Spotless Mind

                      L’affaire de la diffusion publique des instructions officielles diverses de l’administration Bush sur la torture a pris la semaine dernière, aux USA, une ampleur qui a dépassé le seul cas politique qu’elle était au départ. Elle est devenue pendant ces débats une affaire de mise en cause générale qui, à notre sens, participe singulièrement de la mise en cause de l’époque du 11 Septembre, de ce qu’il nous est déjà arrivé de désigner comme “la déconstruction du 11 Septembre”, également illustrée par le retrait progressif de l’acronyme GWOT.

                      Il existe ainsi un courant d’appréciation qui tend à mettre en cause la forme du gouvernement qui a présidé à la destinée de l’Amérique durant la période ouverte par l’attaque du 11 septembre 2001 et fermée par la combinaison de la crise du 15 septembre 2008 suivie de l’élection de Barack Obama le 4 novembre 2008. Il s’agit bien de l’aspect formel et structurel du gouvernement et non pas de sa seule politique, même si, évidemment, la politique peut et doit être mise en cause. L’aspect fondamental du cas ne peut être dissimulé.

                      La violence de certaines réactions devant ce que l’affaire de la torture découvre, d’une façon symbolique autant que d’un point de vue très concret, peut être mesuré par le commentaire de William Pfaff du 22 avril 2009. A partir du cas de la torture, l’historien et commentateur William Pfaff estime que les USA ont vécu sous un régime fasciste entre 2001 et 2008, – ce régime que nombre de commentateurs et d’historiens avaient craint pour les USA en 1936 et 1940, qui ne s’était pas concrétisé, et qui est survenu en 2001.

                      « When “It” did happen was in 2001-2008, in the Bush administration.

                       »There was a takeover of the government by a self-willed executive power, unprecedented in American history. The president and vice president acted on a novel and legally unsupported claim to unlimited “wartime” presidential and executive-branch power. The justification was an illegal, undeclared war.

                       »International law and American treaty obligations were defied, as were established American law on the conduct of war and the treatment of prisoners, constitutional protections, and the surveillance of citizens.

                       »All of this occurred without meeting serious, or at least successful, Congressional or judicial challenge, with little or no objection from the national press, and all but unanimous support from the national audiovisual media. One needn’t go through all that again. »

                      La conclusion de William Pfaff est particulièrement marquante. Pour lui, les hommes qui ont conduit ce régime et qui, notamment et particulièrement, ont édicté et signé des ordres autorisant explicitement la torture, avec une couverture juridique circonstanciée rendant officielle cette pratique, doivent rendre compte de cette responsabilité. Cette affaire, précisément, constitue pour certains un cas qui met hors du domaine du pardon ce comportement constitutionnel ; pour Pfaff, la modération compréhensible d’Obama, qui voudrait éviter que cette affaire ait des suites éventuellement judiciaires bien qu’il pourrait être contraint de l’envisager, devrait s’effacer à ce propos, et laisser la justice agir ; ces responsables politiques devraient être jugés et pendus comme criminels de guerre, comme il fut fait en d’autres circonstances, avec d’autres dirigeants politiques.

                      « Yet there is a limit. The latest case of the human moral vacuum created and encouraged during the Bush years is so outrageous, perverse, sadistic and nihilistic that it demands attention, for all that it tells us about the rest that has happened. I speak of the ordered, authorized, and conscientiously supervised water-boarding of two prisoners 266 times.

                       »The men who authorized, ordered, and performed such acts should be hanged. It is as simple as that. »

                      Nous croyons que cette vague de colère et l’ampleur d’un débat qu’on aurait pu croire improbable tant il avait déjà été fait et refait sous les année Bush, rendent compte d’un aspect précis de l’affaire. Il s’agit de la publication de documents officiels où des dirigeants, légitimés directement ou indirectement par certains processus du système, y compris le suffrage populaire, engagent justement cette légitimité en ordonnant officiellement, en codifiant, en donnant les dispositions juridiques du processus de torture, – en institutionnalisant la torture sous la forme d’une bénédiction juridique, en l’inscrivant dans la légitimité de la loi. Il y a là un cas de forfaiture immensément grave.

                      La torture est en général un sujet qui est fonction d’une appréciation morale et humanitaire. On connaît la facilité éventuelle du propos, et ses travers courants. La dialectique morale et humanitaire permet des manipulations à souhait. On peut la faire d’une manière irresponsable, en se lavant les mains de toute intention politique alors que le cas qui est l’occasion du débat est lui-même un cas politique qui mériterait d’être précisé ; on peut la faire d’une manière partisane, au contraire, lui donnant un sens politique précis, par le moment et les circonstances choisis, qui s’exerce contre un seul parti alors que la responsabilité de ce parti n’est nullement établi. Le cas US est complètement différent. Ce qui fait la monstruosité du cas, mais, surtout, son importance politique indubitable, c’est le processus officiel légal, institutionnalisé, acté, qui y préside. Il implique que des autorités légales et légitimées par le suffrage populaire ou leur serment constitutionnel ont institutionnalisé ce processus de torture, lui donnant par conséquent la légitimité dont elles étaient investies. Par ce processus, les responsables de ce processus ont ainsi étendu le déshonneur de leur choix, directement ou indirectement, à tous leurs mandants puisqu’ils ont parlé et ordonné d’une façon institutionnelle en leur nom. S’il y avait eu “ordre” officieux de pratiquer la torture, celle-ci serait restée une matière illégale, donc illégitime, qui aurait été punie ou pas selon les attitudes politiques et les intérêts d’Etat. Il n’y aurait pas eu forfaiture institutionnalisée mais faute, ou crime c’est selon, de telle ou telle autorité ; le déshonneur reste alors limité à tel individu, tel groupe, voire tel gouvernement, sans qu’il puisse automatiquement être imputé à l’institution toute entière.

                      La “parenthèse 9/11”

                      Un autre point important est de savoir par quel processus ces diverses autorités ce sont jugées autorisées d’exercer cette légitimation de la torture. Il y a sans aucun doute un besoin bureaucratique et légaliste bien dans les coutumes américanistes ; encore faut-il qu’il y ait un climat psychologique propice à ce développement. La clef pourrait nous en être apportée par un jugement de George Friedman, dans un texte de Stratfor.com du 20 avril 2009. Le texte traite d’une façon très rationnelle et mesurée de la torture, y compris son aspect moral insupportable, en contestant d’ailleurs largement son efficacité et en faisant de son application le signe d’un “échec du renseignement” (titre de son analyse). Un court passage au départ de la réflexion tend pourtant à justifier, en fournissant involontairement une explication psychologique dont nous allons nous saisir, le fait même du choix d’institutionnaliser la torture qui fut posé au lendemain de l’attaque du 11 septembre 2001.

                      Le passage est le suivant avec, soulignée en gras par nous, la phrase qui nous importe essentiellement pour l’immédiat du propos : « But torture is meant to be terrible, and we must judge the torturer in the context of his own desperation. In the wake of 9/11, anyone who wasn’t terrified was not in touch with reality. We know several people who now are quite blasé about 9/11. Unfortunately for them, we knew them in the months after, and they were not nearly as composed then as they are now. »

                      Cette phrase signifie deux choses : avec 9/11, il était normal que tout le monde (y compris les dirigeants US, cela va de soit) soit terrifié, et celui qui ne l’était pas était “hors de la réalité” (« not in touch with reality »). Elle justifie ainsi toutes les mesures prises, la terreur étant une émotion qui, par son urgence et son caractère absolu, supprime toutes les barrières possibles que la raison pourrait opposer à toutes les décisions prises dans une telle urgence et sous l’empire absolu de l’émotion. Mais le passage est encore plus remarquable justement par ce qu’il exprime de l’état de l’esprit, complètement soumis à cette émotion, – et, à cet égard, notre conviction est que ce jugement rencontre une réalité de la psychologie américaniste après 9/11, à laquelle bien peu à l’intérieur du système échappèrent. Cela signifie donc que le gouvernement des USA fut conduit sous l’empire de l’émotion de la terreur, avec toutes les réactions qu’on imagine, et qu’on observa effectivement, avec la paranoïa qu’induit nécessairement la terreur pour l’esprit et le jugement, avec les conséquences sans nombre des mesures de torture institutionnalisées, de l’irrespect complet du droit international, d’agression délibérées, des violations des droits des personnes, du mépris de la souveraineté et ainsi de suite.`

                      (Il ne vient pas un instant sous la plume de Friedman l’idée de mettre en question cette attitude, au moins pour le gouvernement, et d’observer que la psychologie terrorisée n’est pas une perception juste de la réalité, mais une crainte terrorisée de la réalité par la psychologie. Il ne vient pas à l’esprit de Friedman d’observer qu’une attitude de raison eut été d’aussitôt tenter de maîtriser ce réflexe terrorisé, qu’on peut accepter comme normal dans l’instant mais qu’il importe d’aussitôt remplacer par une perception plus juste de la réalité, qui passe notamment dans ce cas par la reconnaissance qu’il existe une dimension tragique dans l’histoire. Alors seulement le gouvernement peut s’exercer avec justesse et mesure, y compris dans la lutte contre les terroristes.)

                      C’est cette psychologie complètement transformée, complètement pervertie, qui est présentée comme une psychologie normale, « in touch with reality ». Friedman confond simplement la psychologie avec la réalité et fait de la perception pervertie d’une psychologie manifestement malade le compte-rendu sain et rationnel de la réalité. La réalité est alors réduite à une réaction de la psychologie. Cela confirme tout ce qu’on a pu développer dans ces années-là sur le virtualisme, nécessaire création d’une telle psychologie, rendue possible par les moyens de la communication, et ce qui s’en est suivi au niveau de la politique extérieure et du climat intérieur aux USA.

                      Le plus étonnant est que Friedman accepte cette situation pathologique comme normale, au nom d’une argumentation qu’il veut raisonnable. C’est le signe qu’il fut également frappé par cette terreur, et qu’il l’accepta comme un état normal de la psychologie, complètement « in touch with reality ». Son propos est également intéressant lorsqu’il dénonce ceux qui aujourd’hui, sont “blasés” (emploi du mot français, pratique courante de l’anglais) : « We know several people who now are quite blasé about 9/11. » Cela explique ces réactions extrêmement fortes contre la torture, la psychologie de la terreur étant en train de disparaître et n’étant plus là pour expliquer et sans doute pardonner, à-la-Friedman, la pratique de la torture. Dans ce sens, il nous apparaît que ce débat sur la torture, qui nous est apparu très puissant, d’une manière inattendue (on avait déjà débattu de la torture, à diverses reprises depuis 2004 et la révélation des pratiques d’Abou Ghraib), a effectivement cette puissance puisqu’il n’y a plus le sortilège terroriste de 9/11 pour obscurcir le débat. On observera alors que ce débat sur la torture accélère effectivement la déconstruction de 9/11, contribue à terminer encore plus, à fermer un peu plus une époque, une sorte de “parenthèse” (la “parenthèse 9/11”) où dominèrent terreur et paranoïa, perçues, d’une façon incontestablement virtualiste, comme l’état naturel des choses.

                      … Mais certes, ne soyons pas si négatifs. L’immense vertu de la “parenthèse 9/11” a été, bien sûr, sous le couvert du virtualisme, d’accélérer prodigieusement la dégradation de la puissance américaniste, par toutes les voies et les moyens possibles. La “parenthèse” fut “maistrienne”, sans aucun doute.

                      reprise d’un artcile publié sur dedefensa.org, le 27 avril 2009

                      —>


                      • morice morice 10 mai 2009 16:34

                        pyralène pour la énième fois : le LIEN suffit..Inutile d’embouteiller, vous bloquez tout.


                      • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 13:56

                        Morice,vous qui êtes un passionné de tout ce qui vole ! vous avez vu cette vidéo des millions de fois,qu’est-ce donc cette « excroissance » sur le dessous du fuselage du 757 ?? jamais rien vu de tel sous un avion de ligne.....il me semble que vous n’en avez jamais parlé....(me souviens pas.....)


                        • Touche pas à ma chèvre 10 mai 2009 14:15

                          La libraire de Mouscron qui est une amie m’a dit hier que Morice avait pré-commandé ce livre :

                          Mossad Au Liban : De Nouvelles Révélations Dans Un Livre Explosif De Richard Labévière A Paraître en Mai
                          http://www.planetenonviolence.org/Mossad-Au-Liban-De-Nouvelles-Revelations-Dans-Un-Livre-Explosif-De-Richard-Labeviere-A-Paraitre-en-Mai_a1900.html

                        • Muadib 10 mai 2009 15:37

                          Une charge de thermite, pour sur.


                        • morice morice 10 mai 2009 16:32

                          un simple reflet et une mauvaise interprétation... il n’y a pas de pods, la piste est foireuse.


                        • morice morice 10 mai 2009 16:33

                          cessez votre trollisme, quand je commande, c’est chez Brentano.


                        • Touche pas à ma chèvre 10 mai 2009 16:47

                          chez Brentano moi je n’y commande que mes couvertures


                        • Pyrathome pyralene 10 mai 2009 17:41

                          http://www.president-online.com/forum/files/impact4_124.jpg
                           un reflet et une mauvaise interprètation ???........soyons sérieux !!!


                        • Touche pas à ma chèvre 10 mai 2009 18:36

                          Cours d’anglais :

                          1. droogle

                          to google while you are drunk
                          « I am on my way to this place and I know you’re drunk, but I am lost, could you please help me find my way ! Normally Google Maps would help, you are drunk so Droogle it instead ! »

                        • Muadib 11 mai 2009 16:17

                          Rarement vu un chercheur de Vérité se ridiculiser autant tout seul, comme un grand.

                          Aluminium + soleil + point de vue = ?

                          La tête à pyralène, le dernier trooffeur parmi les trooffeur à encore croire la thèse du missile accroché sous le boeing.


                        •   11 mai 2009 17:01
                          Une Amérique torturée
                          Published on mai 8, 2009 par Spotless Mind

                          L’affaire de la diffusion publique des instructions officielles diverses de l’administration Bush sur la torture a pris la semaine dernière, aux USA, une ampleur qui a dépassé le seul cas politique qu’elle était au départ. Elle est devenue pendant ces débats une affaire de mise en cause générale qui, à notre sens, participe singulièrement de la mise en cause de l’époque du 11 Septembre, de ce qu’il nous est déjà arrivé de désigner comme “la déconstruction du 11 Septembre”, également illustrée par le retrait progressif de l’acronyme GWOT.

                          Il existe ainsi un courant d’appréciation qui tend à mettre en cause la forme du gouvernement qui a présidé à la destinée de l’Amérique durant la période ouverte par l’attaque du 11 septembre 2001 et fermée par la combinaison de la crise du 15 septembre 2008 suivie de l’élection de Barack Obama le 4 novembre 2008. Il s’agit bien de l’aspect formel et structurel du gouvernement et non pas de sa seule politique, même si, évidemment, la politique peut et doit être mise en cause. L’aspect fondamental du cas ne peut être dissimulé.

                          La violence de certaines réactions devant ce que l’affaire de la torture découvre, d’une façon symbolique autant que d’un point de vue très concret, peut être mesuré par le commentaire de William Pfaff du 22 avril 2009. A partir du cas de la torture, l’historien et commentateur William Pfaff estime que les USA ont vécu sous un régime fasciste entre 2001 et 2008, – ce régime que nombre de commentateurs et d’historiens avaient craint pour les USA en 1936 et 1940, qui ne s’était pas concrétisé, et qui est survenu en 2001.

                          « When “It” did happen was in 2001-2008, in the Bush administration.

                           »There was a takeover of the government by a self-willed executive power, unprecedented in American history. The president and vice president acted on a novel and legally unsupported claim to unlimited “wartime” presidential and executive-branch power. The justification was an illegal, undeclared war.

                           »International law and American treaty obligations were defied, as were established American law on the conduct of war and the treatment of prisoners, constitutional protections, and the surveillance of citizens.

                           »All of this occurred without meeting serious, or at least successful, Congressional or judicial challenge, with little or no objection from the national press, and all but unanimous support from the national audiovisual media. One needn’t go through all that again. »

                          La conclusion de William Pfaff est particulièrement marquante. Pour lui, les hommes qui ont conduit ce régime et qui, notamment et particulièrement, ont édicté et signé des ordres autorisant explicitement la torture, avec une couverture juridique circonstanciée rendant officielle cette pratique, doivent rendre compte de cette responsabilité. Cette affaire, précisément, constitue pour certains un cas qui met hors du domaine du pardon ce comportement constitutionnel ; pour Pfaff, la modération compréhensible d’Obama, qui voudrait éviter que cette affaire ait des suites éventuellement judiciaires bien qu’il pourrait être contraint de l’envisager, devrait s’effacer à ce propos, et laisser la justice agir ; ces responsables politiques devraient être jugés et pendus comme criminels de guerre, comme il fut fait en d’autres circonstances, avec d’autres dirigeants politiques.

                          « Yet there is a limit. The latest case of the human moral vacuum created and encouraged during the Bush years is so outrageous, perverse, sadistic and nihilistic that it demands attention, for all that it tells us about the rest that has happened. I speak of the ordered, authorized, and conscientiously supervised water-boarding of two prisoners 266 times.

                           »The men who authorized, ordered, and performed such acts should be hanged. It is as simple as that. »

                          Nous croyons que cette vague de colère et l’ampleur d’un débat qu’on aurait pu croire improbable tant il avait déjà été fait et refait sous les année Bush, rendent compte d’un aspect précis de l’affaire. Il s’agit de la publication de documents officiels où des dirigeants, légitimés directement ou indirectement par certains processus du système, y compris le suffrage populaire, engagent justement cette légitimité en ordonnant officiellement, en codifiant, en donnant les dispositions juridiques du processus de torture, – en institutionnalisant la torture sous la forme d’une bénédiction juridique, en l’inscrivant dans la légitimité de la loi. Il y a là un cas de forfaiture immensément grave.

                          La torture est en général un sujet qui est fonction d’une appréciation morale et humanitaire. On connaît la facilité éventuelle du propos, et ses travers courants. La dialectique morale et humanitaire permet des manipulations à souhait. On peut la faire d’une manière irresponsable, en se lavant les mains de toute intention politique alors que le cas qui est l’occasion du débat est lui-même un cas politique qui mériterait d’être précisé ; on peut la faire d’une manière partisane, au contraire, lui donnant un sens politique précis, par le moment et les circonstances choisis, qui s’exerce contre un seul parti alors que la responsabilité de ce parti n’est nullement établi. Le cas US est complètement différent. Ce qui fait la monstruosité du cas, mais, surtout, son importance politique indubitable, c’est le processus officiel légal, institutionnalisé, acté, qui y préside. Il implique que des autorités légales et légitimées par le suffrage populaire ou leur serment constitutionnel ont institutionnalisé ce processus de torture, lui donnant par conséquent la légitimité dont elles étaient investies. Par ce processus, les responsables de ce processus ont ainsi étendu le déshonneur de leur choix, directement ou indirectement, à tous leurs mandants puisqu’ils ont parlé et ordonné d’une façon institutionnelle en leur nom. S’il y avait eu “ordre” officieux de pratiquer la torture, celle-ci serait restée une matière illégale, donc illégitime, qui aurait été punie ou pas selon les attitudes politiques et les intérêts d’Etat. Il n’y aurait pas eu forfaiture institutionnalisée mais faute, ou crime c’est selon, de telle ou telle autorité ; le déshonneur reste alors limité à tel individu, tel groupe, voire tel gouvernement, sans qu’il puisse automatiquement être imputé à l’institution toute entière.

                          La “parenthèse 9/11”

                          Un autre point important est de savoir par quel processus ces diverses autorités ce sont jugées autorisées d’exercer cette légitimation de la torture. Il y a sans aucun doute un besoin bureaucratique et légaliste bien dans les coutumes américanistes ; encore faut-il qu’il y ait un climat psychologique propice à ce développement. La clef pourrait nous en être apportée par un jugement de George Friedman, dans un texte de Stratfor.com du 20 avril 2009. Le texte traite d’une façon très rationnelle et mesurée de la torture, y compris son aspect moral insupportable, en contestant d’ailleurs largement son efficacité et en faisant de son application le signe d’un “échec du renseignement” (titre de son analyse). Un court passage au départ de la réflexion tend pourtant à justifier, en fournissant involontairement une explication psychologique dont nous allons nous saisir, le fait même du choix d’institutionnaliser la torture qui fut posé au lendemain de l’attaque du 11 septembre 2001.

                          Le passage est le suivant avec, soulignée en gras par nous, la phrase qui nous importe essentiellement pour l’immédiat du propos : « But torture is meant to be terrible, and we must judge the torturer in the context of his own desperation. In the wake of 9/11, anyone who wasn’t terrified was not in touch with reality. We know several people who now are quite blasé about 9/11. Unfortunately for them, we knew them in the months after, and they were not nearly as composed then as they are now. »

                          Cette phrase signifie deux choses : avec 9/11, il était normal que tout le monde (y compris les dirigeants US, cela va de soit) soit terrifié, et celui qui ne l’était pas était “hors de la réalité” (« not in touch with reality »). Elle justifie ainsi toutes les mesures prises, la terreur étant une émotion qui, par son urgence et son caractère absolu, supprime toutes les barrières possibles que la raison pourrait opposer à toutes les décisions prises dans une telle urgence et sous l’empire absolu de l’émotion. Mais le passage est encore plus remarquable justement par ce qu’il exprime de l’état de l’esprit, complètement soumis à cette émotion, – et, à cet égard, notre conviction est que ce jugement rencontre une réalité de la psychologie américaniste après 9/11, à laquelle bien peu à l’intérieur du système échappèrent. Cela signifie donc que le gouvernement des USA fut conduit sous l’empire de l’émotion de la terreur, avec toutes les réactions qu’on imagine, et qu’on observa effectivement, avec la paranoïa qu’induit nécessairement la terreur pour l’esprit et le jugement, avec les conséquences sans nombre des mesures de torture institutionnalisées, de l’irrespect complet du droit international, d’agression délibérées, des violations des droits des personnes, du mépris de la souveraineté et ainsi de suite.`

                          (Il ne vient pas un instant sous la plume de Friedman l’idée de mettre en question cette attitude, au moins pour le gouvernement, et d’observer que la psychologie terrorisée n’est pas une perception juste de la réalité, mais une crainte terrorisée de la réalité par la psychologie. Il ne vient pas à l’esprit de Friedman d’observer qu’une attitude de raison eut été d’aussitôt tenter de maîtriser ce réflexe terrorisé, qu’on peut accepter comme normal dans l’instant mais qu’il importe d’aussitôt remplacer par une perception plus juste de la réalité, qui passe notamment dans ce cas par la reconnaissance qu’il existe une dimension tragique dans l’histoire. Alors seulement le gouvernement peut s’exercer avec justesse et mesure, y compris dans la lutte contre les terroristes.)

                          C’est cette psychologie complètement transformée, complètement pervertie, qui est présentée comme une psychologie normale, « in touch with reality ». Friedman confond simplement la psychologie avec la réalité et fait de la perception pervertie d’une psychologie manifestement malade le compte-rendu sain et rationnel de la réalité. La réalité est alors réduite à une réaction de la psychologie. Cela confirme tout ce qu’on a pu développer dans ces années-là sur le virtualisme, nécessaire création d’une telle psychologie, rendue possible par les moyens de la communication, et ce qui s’en est suivi au niveau de la politique extérieure et du climat intérieur aux USA.

                          Le plus étonnant est que Friedman accepte cette situation pathologique comme normale, au nom d’une argumentation qu’il veut raisonnable. C’est le signe qu’il fut également frappé par cette terreur, et qu’il l’accepta comme un état normal de la psychologie, complètement « in touch with reality ». Son propos est également intéressant lorsqu’il dénonce ceux qui aujourd’hui, sont “blasés” (emploi du mot français, pratique courante de l’anglais) : « We know several people who now are quite blasé about 9/11. » Cela explique ces réactions extrêmement fortes contre la torture, la psychologie de la terreur étant en train de disparaître et n’étant plus là pour expliquer et sans doute pardonner, à-la-Friedman, la pratique de la torture. Dans ce sens, il nous apparaît que ce débat sur la torture, qui nous est apparu très puissant, d’une manière inattendue (on avait déjà débattu de la torture, à diverses reprises depuis 2004 et la révélation des pratiques d’Abou Ghraib), a effectivement cette puissance puisqu’il n’y a plus le sortilège terroriste de 9/11 pour obscurcir le débat. On observera alors que ce débat sur la torture accélère effectivement la déconstruction de 9/11, contribue à terminer encore plus, à fermer un peu plus une époque, une sorte de “parenthèse” (la “parenthèse 9/11”) où dominèrent terreur et paranoïa, perçues, d’une façon incontestablement virtualiste, comme l’état naturel des choses.

                          … Mais certes, ne soyons pas si négatifs. L’immense vertu de la “parenthèse 9/11” a été, bien sûr, sous le couvert du virtualisme, d’accélérer prodigieusement la dégradation de la puissance américaniste, par toutes les voies et les moyens possibles. La “parenthèse” fut “maistrienne”, sans aucun doute.

                          reprise d’un artcile publié sur dedefensa.org, le 27 avril 2009


                          •   11 mai 2009 17:07

                            Pour poursuivre le débat, je propose cet article, je me suis permi d’en faire figurer un court extrait.

                            http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvel_antis%C3%A9mitisme


                            Le nouvel antisémitisme est le concept qu’une nouvelle forme d’antisémitisme s’est développée à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, émanant simultanément de la gauche, de la droite et de l’islam fondamentaliste, et tendant à se manifester comme une opposition au sionisme et à l’État d’Israël.

                            Le concept postule généralement, que la majorité de ce qui se prétend n’être qu’une critique d’Israël par les différents individus ou organisations mondiales, est en fait une diabolisation, et cela, couplé avec une résurgence des attaques contre les Juifs et les symboles juifs et une augmentation de l’acceptation des croyances antisémites dans les discours publics, représente une évolution dans l’apparence des croyances antisémites.

                            Les partisans de ce concept arguent que l’antisionisme, l’antiaméricanisme, l’antimondialisation, le tiers-mondisme et la diabolisation d’Israël, ou l’application de doubles standards pour juger de sa conduite, peut être considéré comme de l’antisémitisme ou constituer une forme déguisée d’antisémitisme[1].


                            • Atavus 12 mai 2009 09:42

                              Au sujet du titre de cet article.

                              Pourrait-on parler du legs de D.V à son fils ?


                              •   12 mai 2009 12:02

                                Après reflexion, le BEtar a décidé de remettre ces articles au frigo. Il faut dire qu’ils sont passés parce que morice a voté pour lui même, aidé par 2-3 lascars qui partagent sa vision du monde manichéene et puérile.


                                • Fiona Gélatine 12 mai 2009 12:54

                                  Momo en rêve :

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