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Accueil du site > Actualités > International > Le Maroc de Mohammed VI, 10 ans après... un siècle en arrière

Le Maroc de Mohammed VI, 10 ans après... un siècle en arrière

Les cérémonies ont été peu poussées pour la 10ème fête du trône du roi Mohammed VI, et pour cause, le souverain n’aime pas beaucoup s’exprimer, il parrait plus occuper à ses affaires économiques... privées... En attendant, je me proposes d’éclairer les rédacteurs français sur la situation actuelle du royaume, et de son peuple.

Il y a 10 ans, le dernier Sultan, Hassan fils de Mohammed fils de Youssef, héritier d’un Etat centralisé concédé clef en main par la résidence française en 1961 était mort, des suites de ses excès...
 
10 ans plus tard, beaucoup de choses ont changé, mais pas forcément dans le sens qu’on imagine.
 
Tout d’abord, il y a eu un changement d’alliance mafieuse entre le clan Alaouite Yousoufide (descendant de Youssef bn Al-Hassan (1912-1927)) et les groupes de pression principaux. Après 20 années de domination du clan des arabes de la Chaouia et de ses marges, derrière le puissant El Basri, ce dernier a du fuir le pays, l’ensemble de ses alliés ont été pourchassés, ou se sont murés dans le silence, de nombreuses propriétés ont été saisies, le nouveau Roi s’est progressivement rapproché du parti Istiqlal, tenu par l’aristocratie commerçante issue de la ville de Fès, laquelle a pris le contrôle des entreprises coloniales, juives et étrangères au cours des années 70 à Casablanca avant d’être écrasée par la mafia arabe.
 
Les Fassis (de Fès) ont alors obtenu un pouvoir sans équivalent dans les régions soumises au contrôle électoral (provinces sahariennes) et se sont organisées au point de progresser vers un contrôle total du gouvernement après les élections de 2007 (37% de participation, la moitié dans les provinces sahariennes, l’autre moitié constituée de la bourgeoisie urbaine socialiste (c’est à dire occidentalisée, istiqlalienne (c’est à dire chauvine et conservatrice), et PJDiste (c’est à dire la même chose pour les nouvelles élites issues des campagnes).
 
Entre temps, ils ont marié une fille de leur sang au souverain en 2003, et se sont accaparés les biens du clan précédent.
 
Le régime Fassi-Mohammedien de ces 10 années a également changé le jeu, jusqu’en 2003, le déficit commercial, maintenu vers 30% par le régime Basriste, tendait à se résorber, depuis, il est reparti à la hausse, et atteint 45% en 2008, sans doute plus cette année.
 
Ils ont vendu à peu près toutes les prérogatives de l’Etat, c’est à dire qu’ils les ont mis en régies, dans lesquelles la famille royale, la firme monopolistique ONA (qui appartient au Roi) et les intérêts alaouites et fassis ont profité d’investissements étrangers, souvent en pure perte pour ces derniers.
 
Ils ont ouvert toutes les vannes de l’importation, au risque d’un effondrement des changes (uniquement compensé par la vente au plus offrant du pays, par l’investissement occidental et arabo-pétrolier dans des secteurs sans réelles retombées à moyen terme pour l’économie et la population marocaine, ce qui a entraîné une bulle immobilière, qui a permis d’engranger encore plus de devises en vendant notamment aux retraités et classes moyennes européennes paupérisés.
 
Le tourisme est devenu une industrie rentière sans nom, qui doit atteindre le chiffre de 10 millions d’entrées en 2009.
 
Pour financer les importations, les banques ont reçu toute latitude de proposer des crédits à toutes les couches de la populations (tous les ménages au dessus du seuil de pauvreté (180 euro/mois), et ont entraîné un surendettement considérable qui a largement réduit la consommation et limité les ménages modestes quand il n’est pas tout simplement une arnaque, pour vendre plusieurs fois les même appartements.
 
Parallèlement, la production s’est effondrée, autant au plan industriel que dans le secteur exportateur, seuls les IDE industriels de basse qualification, usant du bon niveau de français de petites diplômée payées à 90ct de l’heure, ont freiné cette tendance.
 
90% des marocains vivaient du secteur informel, commerce, corruption, commissions et compagnie, tout ce secteur a été largement freiné par la modernisation, les nécessités d’un Etat dépensier, décidé à goudronner pour se faire bien voir, a entraîné une véritable chasse routière qui a augmenté la rapacité des forces de l’ordre.
 
L’institution scolaire s’est effondrée sans aucun rapport avec la place dans une société où quiconque a un capital devient richissime et ou les autres vivent à la limite de la misère, et ou la bonne société de Casablanca et Rabat ou Tanger, Agadir insère ses enfants dans des écoles privées dont le marché est loin d’avoir atteint ses limites, et qui importe également, comme dans le tourisme moderne, une main d’oeuvre occidentale qualifiée ; pour les enseignants, le bon salaire a finit par être seulement un rente, l’idée de faire progresser les science a disparu, l’intérêt du peuple ou de l’Etat est devenu vieu jeu face au consumérisme et au libéralisme, plus à la mode.
 
La fracture scolaire est donc énorme entre 90% des enfants et les privilégiés.
 
Pendant ce temps, les nouvelles générations ne cessent de conspuer leurs anciennes croyances, ce qui mêle un effondrement des moeurs à un mouvement réactionnaire salafiste, un islam désincarné, totalitaire et absurde, qui conforte l’individualisme et la consumérisme.
 
Les anciens n’ont plus aucune écoute, les jeunes sont devenues "libres" c’est à dire que désormais, la règle de l’argent a été étendue à toutes les classes de la société, la morale mise derrière la réussite ou la sunna.
 
La prostitution des hommes et des femmes à un régime économique immoral est devenu monnaie courante (d’ailleurs l’exportation des femmes comme prostitué est une source non négligeable de devises).
 
On ne cesse de pourchasser le secteur informel, avec le développement des supermarchés, qui sont plus chers, et appartiennent à l’ONA, donc au Roi.
 
Les vendeurs de fruits, légumes, poisson de rue sont sans cesse saisis par les agents de l’Etat, et tout ça pour aider les supermarchés royaux, les petits marchés traditionnels reçoivent des avis d’expulsion parce qu’ils sont en terrain domanial (donc du Roi).
 
Parallèlement, le foulard est interdit dans le secteur formel pour les femmes, et même pour les hommes, il faut avoir un comportement laïc, car la mafia socialiste et istiqlalienne se rejoigne sur leur adoration de la "modernité".
 
Une nouvelle classe moyenne urbaine superficielle et consumériste, adepte du crédit (l’intérêt ets interdit en droit musulman) apparait, alors qu’une autre classe moyenne se radicalise dans un sunnisme salafiste sans faille.
 
Le Maroc vit uniquement de son surplus d’IDE et du prix du phosphate qui compensent le déficit commercial sans fond.
 
L’ensemble de l’économie a été vendue à l’étranger, et profite à la famille royale, au Roi et aux fassis.
 
Les Marocains sont devenus roublards, menteurs et voleurs, l’économie promeut la mendicité, il faut donc bien attraper les devises au vol...
 
Je suis désespéré, je voudrais que tout le monde se rende compte de ce que signifie cette modernisation sans réflexion autre que l’apparence de la richesse elle même..
 
Toutes mes amitiés à ceux qui croient encore au Tiers Monde libre et ne crachent pas sur les valeurs de nos pères, la liberté et la démocratie des communuatés tribales primitives...
 

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27 réactions à cet article    


  • El Filali Anas E-Energumene 15 août 2009 10:58

    Je vous cite : « Je suis désespéré, je voudrais que tout le monde se rende compte de ce que signifie cette modernisation sans réflexion »
    Avant tout, je ne crois pas seulement que vous êtes désespéré, mais pire, vous êtes dépressif ! Oui dépressif, car ce que vous rapportez là, n’a rien ni de logique ni de soutenue.

    Dans un élan de tribalisme digne de l’époque coloniale, vous expliquez comment ces « Fassis » se sont accaparés le commerce et les richesses au Maroc !
    C’est totalement faux, et ce n’est pas les exemples qui manquent : Des berbères qui détiennent la plus grosse boite de produits pétroliers (Afriquia) et produits alimentaires en passant les grosses sociétés d’Immobilier comme Chaabi qui ont conquis le Marché marocain comme africain...

    Ce départage tribale est révolue depuis l’époque coloniale... Réveillez-vous ou prenez du Prozac vous vous sentirez mieux !

    Puis tout vos chiffres, vous nous les balancez sans sources : 90% des Marocains vivent de l’informel , La fracture scolaire est donc énorme entre 90% des enfants et les privilégiés, payées à 90ct de l’heure...Alors que je vous défie de montrer une seule source qui confirme vos dires.

    Je vous cite « Les Marocains sont devenus roublards, menteurs et voleurs » : Le seul menteur de l’histoire est celui qui décrit une soit-disant réalité, en usant de données et de descriptions totalement erronés afin de servir sa cause : L’insulte envers tous les Marocains.

    Puis enfin, vous dites « je voudrais que tout le monde se rende compte de ce que signifie cette modernisation sans réflexion... » « Ils ont ouvert toutes les vannes de l’importation »
    Croyez vous que c’est propre au Maroc, ou voulez-vous donner l’impression que c’est JUSTE au Maroc que ça existe ?!! C’est une conséquence du système libéral, et vous endenterez la même chose, en France comme en Turquie !

    En résumé, cet article tendancieux, insultant (Les Marocains sont devenus roublards, menteurs et voleurs), ne mérite nullement de paraitre sur votre site : toutes les données y sont colportées de façon à induire en erreur tout lecteur mal renseigné. 


    • Ahlen Ahlen 15 août 2009 11:39

      Non, franchement, c’est un article tendancieux, sans crédibilité aucune. Je suis marocain sans appartenance politique, quoique d’une sensibilité « gauchissante », mais il ne m’est jamais venu à l’esprit de par mon vécu et de ce que je vois et que j’entends, même ce que je lis, que mon pays puisse se trouver dans un tel état.

      L’auteur est décidément un vilain personnage qui a certainement du être déjà corrigé pour de graves diffamations. Il récidive par cet article odieux. Soyez absolument sûr, M. l’auteur innommable, que même si des marocains étaient mécontents de la politique de leur gouvernement, jamais ils n’arriveraient à en parler avec une telle haine !

      En réalité, comme dans n’importe quel pays du monde, il y a au Maroc du bon et du mauvais. Le bon l’emporte sans doute puisque les marocains n’ont rien à envier à n’importe quel pays arabe ou africain. Notre train marche, pas à la vitesse du TGV, mais il fait son chemin et sans pétrole ni gaz !


      • Boulayoun 15 août 2009 12:25

        C’est une honte !
        De quel droit vous vous permettez un tel dérapage ?
        Insulter l’ensemble des marocains (Les Marocains sont devenus roublards, menteurs et voleurs....) mais vous vous prenez pour qui ?
        C’est la première fois que je visualise votre site, et je ne suis pas prêt à le refaire.
        Votre approche du sujet est fausse, ne repose sur rien de concret, et on a vraiment l’impression que c’est un article écrit par un amateur en manque d’inspiration.
        Un conseil : La prochaine fois que vous souhaitez parler du Maroc, venez au Maroc, parlez aux Marocains, ou simplement visitez Wikipédia.
        Foutaise....


        • Hicham 15 août 2009 12:57

          L’auteur me rappelle M. H. , actuellement en Belgique, où il galère après sa comndanation au Maroc pour détournement de fonds publics.
          M.H. est profondément aigris, comme l’auteur de cet article infra-populiste !
          Dommage que AgoraVox ne fasse pas un minimum de lecture préventive.


          • Ahlen Ahlen 15 août 2009 13:32

            J’ai omis de préciser que cet article était tellement nauséabond que je n’en ai lu, et avec bp de patience, que la moitié ! Et c’était déjà beaucoup trop !


            • kouddane 15 août 2009 15:46

              A l’auteur de cet article, je dirai : Le train de votre insolance roule sur les rails de l’indifférence des marocains.


              • ALEXANDER 15 août 2009 19:59

                Partant de faits incontestables que connaissent les occidentaux les moins avertis, l’article les manipule et les mélange à des propos de comptoir, notamment l’ineffable « les Marocains deviennent voleurs » ou le scandaleux passage sur les classes moyennes qui se compromettraient moralement en s’occidentalisant.

                Une lecture à oublier, qu’un occidental non spécialiste comme moi soupçonne de sympathies islamistes.


                • Bill Grodé 15 août 2009 21:14

                  Je connais mal les pays du maghreb, mais alors là, je ne reconnais rien !
                  J’ai adoré le Maroc , avec ses défauts et ses qualités et j’ai une sensation désagréable d’un auteur guidé par le ressentiment, voire un esprit de vengeance , une frustration énorme. Je lis le contraire de ce que j’ai vécu.


                  • Diva Diva 15 août 2009 21:38

                    @ l’auteur ;

                    Vous ne manquez pas de courage et votre article s’en ressent.

                    Votre descriptif de cette monarchie lamentable (mais nulle monarchie ne se comporte autrement), est remarquable et puissante.

                    Cependant, je reste persuadé que si la conscience du peuple marocain s’est à ce point dégradée, l’exemple vient effectivement d’en haut !

                    Malheureusement toutes les nations riches subissent le même sort ; désintérêt total de la gouvernance pour le peuple, au profit des grands argentiers !

                    L’argent, valeur étalon de la détérioration des rapports humains, corrompt tout !

                    hélas !


                    • ASEBTI 16 août 2009 09:10

                      j’ai rarement vu autant de haine et de stupidité stérile dans un article. Si j’étais naïf, je mettrais ces propos immonde sur le compte d’une jalousie ridicule. Ne l’étant pas, je me lève contre AgoraVox qui permet de publier un soit disant article qui insulte tout un peuple. En tant que marocain, et fier de l’être, je conserve précieusement ce ramassis d’ordures et consulte au plus vite mon conseil afin de faire traduire son auteur et ceux qui permettent sa publication pour offense raciste à un peuple. Quant au fond, ceux qui ont un brin de lucidité verront en un éclair qu’il est à la « hauteur » de la forme. C’est à dire minable, inculte, raciste et sans fondement surtout. Je ne salut pas son hauteur et espère ne pas avoir à le croiser, ne fréquentant pas le même milieu hamdoullilah. Amine SEBTI


                      • ehb5000 16 août 2009 18:16

                        A cet individu qui se permet d’insulter les marocains, je répondrai par cette citation de Louis PAUWELS : « Les ratés ne vous rateront pas. »
                        Dieu qu’ils sont nombreux les ratés de nos jours...

                        La caravane majestueuse du Maroc avance (ou vous devance), les chiens aboient... Comme d’habitude quoi !

                        VIVE LE MAROC
                        Hassan BOUCHIKHI


                        • fouadraiden fouadraiden 16 août 2009 23:08



                           Salam cher auteur.


                           Très bon et très juste diagnostic du Maroc actuel. Sans partager le rôle mafieux que l’auteur prête aux différents groupes ethniques, politiques et famillaux , qui ont bien sûr mis la main sur le pays, mais quel pay n’a pas de gdes familles , je partage presque tt ?
                           
                          c’est l’inégalité ,tjrs croissante au bled, de la répartition des richesses et l’absence réelle de son évolution et non un dominance arabe qui faut pointer et attaquer.


                           sinon excellent et ca ns change des deux trois Marocains qui par fierté mal placée continuent à absuser de la méthode couet qd il parle du Maroc.

                           oui bien sûr , ce de roi qui a dix de métier pour le malheur des Marocains n’a aucune vision , il se contente donc à l’instar de sa société de la mentalité de bazar : faire du fric en priorité= compter sur les linvestissements directs étrangers+ entasser des immeubles les uns sur les autres dans des villes extrêmement polluées et chaotiques et piller la disapora via un taux change fictif et arbitraire que draine les 7 millards d’euros de transfert. 


                          la diaspora est idiote de tranfsérer cette somme colossale au Maroc, nous cautionner ce régime , car faut voir comment on est reçus à la douane , depuis les années 70 quels changements réels ? aucune sinon des calicots stupides brandits par le Maroc chaque fin de juin et qui vise à séduire la diaspora.

                           Entasser des Immeubles , qui pourrissent en quelques temps, et fixer la parité euro/dhiram autour de 11 dh pour un euro ne sauveront ni le Maroc ni même ce regime mi islamiste mi n’importe quoi d’autre, le monarche est censé etre l’ Imam qui commande tous les Marocains, et monarchie constitutionelle, pour parler la meme langue avec l’interlocuteur occidental..
                           

                           Il faut etre sans pité dans la critique avec ces régimes de ploucs. Ne jamais rien leur céder. A cause d’eux nos parents ont été contraints à l’exil et leur incompétence a construire quelque chose de viable nous fait passer aux yeux des aupres des, à qui nous quemandons encore des indetités, pour de super ploucs.


                           le Maroc actuel c’est tjrs du pipeau . Mais quels pays arabe ne l’est- il pas ?


                          • sim3an 16 août 2009 23:12

                            Merci d’avoir répondu si nombreux,

                            Il s’agissait d’un message introductif d’humeurs, des analyses plus étayées suivront, si je trouves le temps

                            A ceux qui croient que je ne connais le Maroc que superficiellement, je suis désolé de devoir les ignorer...

                            A ceux qui croient que je déteste les marocains, j’avoue être un peu misanthrope, mais certainement pas lepeniste.
                            Ma situation est différente, bien au contraire, j’aime, et admire l’intelligence des marocains, et c’est pour me mettre à l’épreuve de la réalité du système (en partie) que j’ai choisi d’y vivre, après des années et des années à entendre les marocains aux même se conspuer à tous les sujets...

                            Par contre ce que je n’aime pas, c’est la stupidité, et ce que j’aime encore moins, c’est la manipulation de la population, ce que je hait par dessus tout, c’est qu’on essaie (volontairement ou non) de faire disparaître tout ce qui avait structuré des siècle d’une civilisation riche et complexe, en noyant tous les vices d’une société étatisé et devenu absolutiste (grace à lyautey bien sûr, pas aux alaouites) sous une couche superficielle de consumérisme et de modernisme qui ne parvient que difficilement de cacher la réalité.

                            L’élite (qui n’est certes pas uniquement fassie, loin de là, même si on observe en réalité une « fassisation » de l’élite bourgeoise et de la société, comme la france a vécu une parisianisation entre le XVII et le XXè siècle) ou du moins l’immense majorité de celle-ci qui importe toute son idéologie précuite du XVIè arrondissement, passe son temps à insulter le peuple, parce qu’il ne réopnds pas aux canons bourgeois des centre villes européens ; n’a aucune idée de la richesse culturelle et intellectuelle des gens.

                            Ca, c’est pas nouveau, ce qui est grave dans le Maroc de Mohammed VI, c’est que la population urbaine dans son ensemble est en train de rejetter en bloc son passé, et malheureusement, uniquement les aspects de son passé qui ne s’accorde pas avec l’économie moderne, le consumérisme, dans sa variante makhzénienne absolutiste post-70’s.

                            Ce qui est grave, c’est que les berbères y parlent à leurs enfants en arabe et que les arabes y parlent à leurs enfants en français.

                            Ce qui est grave c’est que par exemple, on ne peut plus, quand on est un petit commerçant non francophone, libeller un chèque en arabe, on se fait entendre dire que personne dans les banques ne sait plus le lire (alors que c’est la langue officielle du pays et la seule langue a peu près maîtrisée par la majorité de la population).

                            Bon j’ai mille autres exemples à raconter, mais j’ai tout mon temps...

                            A ceux qui croient que je déteste les Fassis (on dit Fwassa dans leur dialecte, c’est le terme que j’utiliserais) je leur répondrait que cette haine n’est nullement raciale, elle est sociologique, mais il est vrai que par contre, pour une bonne partie de la population marocaine, j’ai le sentiment, dès qu’on parle des fwassas, qu’ils sont des démons et que le reste de la population (les autres « maures » urbains (tétouan, salé, oujda) compris) les déteste à la mesure ou les hutus haissaient les tutsis avant 1994. Etant donné que j’ai de nombreux amis issus de cette micro-société, qui ont souvent la capacité de critiquer, voir même de refuser leur état d’esprit tribal (désolé), ou d’autres qui ne s’en rendent pas compte mais à qui je ne peux pas en vouloir, étant donné que j’aime l’humain et l’humanité, dans sa diversité tribale (encore désolé), je ne voudrais pas que tout ça finisse mal... et à écouter les gens, ca craint...

                            D’ailleurs l’entourage royal l’a très bien compris et l’ascention récente, avec les moyens de l’Etat et du palais (et aussi d’un extraordinaire stratégie locale de campagne) de monsieur Al-Hima aux élections municipales montre la volonté des alaouites youssoufides de rattraper le tir (uniquement sur ce point malheureusement) et de tenter de reconstituer un contre-poids arabe chaoui, issu des rangs du Basri lui même...

                            Pour celui qui veut appeler son conseil, je lui conseille moi de s’occuper de ses affaires.

                            En conclusion, je ferais remarquer aux marocains qui ont vu en moi l’agresseur colonial ou que sais-je, que le vrai problème du Maroc, qui est l’absence d’expression émanant du peuple lui même, est liée justemment au fait que tout le monde (qui y vit... désolé) est au courant de toute cette merde, à tous les niveaux (je suis impatient de poursuivre la description de la merde) ; on a le droit d’en parler (d’ailleurs au Maroc, les journalistes, après le bouclage, écoutent la rumeur pour s’informer)... on a le droit d’en parler, ... mais pas de l’écrire, de le prendre en photo, de le filmer, de l’enregistrer, parce que tout le monde a ce réflexe paranoiaque de méfiance à l’égard de la diffusion des réalités, tout ça doit rester bien sous la couverture (jusqu’aux journalistes aux même ou aux guides touristiques qui ne veulent pas... donner une mauvaise image du Maroc)...

                            Alors, je ne suis pas de ceux (dans cette élite crétinisée par l’occident prémaché) qui vont vous dire que la misère est insupportable dans ce pays, etc.. que tout le monde ets pauvre... etc... je suis au contraire de ceux qui pensent que lorsqu’on peut nourrir, éduquer, habiller et loger dignement ses enfants dans les canons de sa société d’origine, on est pas pauvre, et que c’est effectivement le cas d’une bonne moitié de la population.

                            Par contre je suis de ceux qui ne supportent pas ces gens de l’élite crétinisée, lorsqu’ils se congratulent au terme de : « au mois au maroc, personne ne meurt de faim » ... donc, sous entendu, continuons de nous empiffrer ; parce que j’ai vu des régions ou une partie de la population CREVAIT de faim, après un demi siècle de marginalisation, de clochardisation, de piéinement de leur économie traditionnelle et de leurs structures sociales. 

                            Sur ce, à très bientôt, j’espère qu’un jour on pourra sereinement parler des problèmes de ce monde sans se cacher derrière des idéologies occidentales pré-machées...

                            PS : quant à la Turquie, je l’ai vu évoluer en parallèle du Maroc, avec un oeil moins concerné certes, et si je suis révolté par ces même comportements de classe moyenne méprisante, le sort réservé aux kurdes, aux ouvriers, aux paysans et aux pauvres en général, je dois observer qu’en Turquie, on peut être de classe moyenne avec le double d’un smic, qu’on est respecté comme citoyen, que la justice fonctionne, qu’on ne craint pas son prochain en permanence, et surtout, ce qui est le plus important, que c’est une économie productive, constructive, et certainement pas mendiante comme la notre, puisque justemment, on importe maintenant presque tout notre textile et notre électroménager, et de plus en plus de matériel agricole de ce pays.


                            • fouadraiden fouadraiden 16 août 2009 23:22



                              il suffit de lire les quelques commentaires pour comprendre la mentalité marocaine ou ses supporters. ces gens sont ds un systeme qui les humile chaque seconde et la seule chose qu’ils trouvent à dire c’est , l’auteur est très méchants


                              • sim3an 17 août 2009 00:05


                                Ben, en fait j’ai le temps ce soir, alors continuons à parler du Maroc, merci Diva, je ne sais pas si je suis très courageux d’écrire ça derrière un ordi (mais je sais que les autorités de censure ne savent pas lire, mais je devrais me méfier, je suis connecté au réseau du Roi...).

                                Merci beaucoup Fouad, vraiment, tu es un bon citoyen français, et tu es un bon MRE-beu, même si le Maroc ne te donnera rien qu’il ne te prendra immédiatement (à commencer par tes devises).

                                Je voulais parler un peu du TGV, quelqu’un à parler d’avancer à al vitesse TGV, alors j’y ai pensé...

                                Vous savez qu’il y a deux ans, devant un auditoire de beni oui oui, notre chère gouverneur général du Maroc, Nicolas Sarkozy, accueilli dans la ville des deux mers, a décidé de « donner » un TGV au Maroc.

                                Alors immédiatement, l’ensemble de la presse de se réjouir de cette « initiative » (c’est un mot qu’on aime beaucoup ici), pour moi, ça reflète parfaitement la politique économique de Rabat (on va faire discret).

                                J’espère que mes lecteurs savent que quand on exporte un projet de 2 milliards d’euro, 23 millards de DH, qu’il est livré clef en main, on le fait pas par gentillesse, on récupère simplement ses aides au développement, (en devises s’il vous plait) et on donne encore une occasion aux hommes d’affaire verreux de s’en mettre plein les poches ; alors le gouvernement marocain a signé sans tarder, dans l’heure si j’ose dire, et l’assemblée des représentant a voté le texte sans même broncher une seconde.

                                Bon vous me direz, ca arrive en France, sauf que le budget de l’Etat Marocain s’élève à peu près à 15 milliards d’euro, alors, à rapporter aux finances française, ca ferait un projet de 70 milliards d’euro... en tout cas ca représente une année d’exportation de phosphate, ou un semestre de tourisme, d’IDE ou de transfert d’émigrés.

                                Alors bien sur, on va payer ca avec des aides au développement, avec des prêts à taux réduits, étalés sur je sais pas combien, etc...

                                Mais le problème reste de savoir si on avait pas mieux à faire avec 2 milliards d’euro

                                Les exportations industrielles hors phosphate de notre cher pays ne cessent de baisser, elles sont à un niveau ridicule.

                                Il est impossible ici de se faire soigner (j’aurais des anecdotes à raconter, ca fait partie des mafias les plus indéboulonable et les plus sanglantes), à part en étant riche, dans des cliniques privées, en milieu rural, les dispensaires, quant il y en a à moins de 100 km, sont totalement désarmés, la sécu ne fonctionne qu’aléatoirement (au mieux), les mutuelles ne comptent que quelques centaines de milliers d’assurés.

                                Tout, exclusivement tout, lorsque vous n’avez pas la chance d’avoir une mutuelle, sera à payer comptant, sans compter tout ce qu’il faut donner comme petits cadeaux aux infirmières...

                                Bon, vous comprenez peut être pourquoi la mortalité infantile reste à près de 4%.

                                On pourrait essayer de mettre sur pied un système social, pour aider ceux qui ont construit notre pays sans contrat de travail ni assurance, au péril de leur vie, à survivre à des maladies bénignes après 60 ans ; on pourrait mettre sur pied un programme de développement industriel endogène, pour produire ce dont on a besoin, et peut être, exporter dans le vaste marché africain...

                                NON : on va acheter un TGV

                                « Pourquoi, tu veux nous interdire le TGV »

                                Et oui, au pays des sultans, rien n’est trop beau, moulay abdelaziz voulait un voiture en 1904, mohammed VI veut un TGV en 2013...

                                Mais oui, tout ce qui est koli en France, nous aussi on va l’avoir, pour eux, c’est ca le développement...

                                Venons en au fait, petite étude de marché sociologique, ici, au Maroc, il y a 3 types de transport en commun pour les longues distance :

                                n°1 : le car, il s’agit d’un système traditionnel si j’ose dire, chaque compagnie a quelques cars, qui sont loués à des rentiers d’agrémentation, et tout ça se retrouve dans un joyeux bordel dans les gares routières, c’est le moyen de transport économique, même s’il est très très rentable : on paira en moyenne 1dh les 5 km, c’est là qu’on va rencontrer le peuple du Maroc, c’est là qu’on vivra mille et un sketchs hilarants, que bien notre cinéma national sera incapable de reproduire à l’écran.

                                n°2 : le train, héritage colonial, l’ONCF est un Office Royal, il a été semi-privatisé, ses revenus et ceux du makhzen (étymologiquement : la Caisse, le Coffre, d’où le « Magasin) restent à peu près confondus, il est lié à un réseau de car, qui vient concurrencer l’indéboulonable CTM de car de bonne qualité (au prix du train), on paiera en moyenne 1dh tous les 2,5 km, c’est le transport favoris des retraités de la fonction publique, des classes moyennes urbaines qui n’ont pas pris la voiture (on parle de classe moyenne à peu près au niveau ou on en parle en france, 10 à 15 000 dh de revenus), le train à proprement parlé relie toutes les grandes aglomérations de plus d1 million d’habitant, sauf Agadir ; on y passe souvent un bien morne voyage : pas de sketchs, mais des controleurs très distingués (c’est si rare).

                                n°3 : l’avion
                                C’est le monopole de la RAM, qui elle aussi appartient peu ou prou à »moul l-bled«  : c’est comme ça qu’on en parle dans la rumeur : le »proprio du pays« . C’est le moyen de transport de tous les privilégiés, et de fait, rares sont ceux qui paient plein tarif.

                                Bien sur, tous les riches et classe moyennes de niveau européen se déplacent le plus possible en voiture (on importe plus de 5 milliards d’euros de pétrole chaque année), et ne descendrait pour rien au monde de leur carrosse, symbole de la richesse et du confort chez les arabes à la cutlure nomade, symbole du monde, dans ce monde du XXIè siècle.

                                Alors, qui va monter dans ce TGV ? Et à quel prix ?, on aurais pu quand même se donner la peine de ne serait-ce que se poser la question, non ? avant de voter sans broncher... au canada, ca fait 20 ans qu’on est dessus, le pays est 20 fois plus riche que le Maroc pour un même nombre d’habitants, la ligne projetée est du même kilomètrage, son cout voisin, ca fait 20 ans qu’on dit que c’est une dépense inutile.

                                Bien sur, j’aimerais bien faire Tanger Agadir en 4h00, quel bonheur, quel luxe, quel défilement de paysages, mais je saurais pas quoi dire aux paysans du Gharb, des Rehamna, des Haha et aux ouvriers agricols du Sous que je verrais peiner sous le soleil avec des moyens rudimentaires... pour un revenu de 2000 euro l’année par famille.

                                Enfin, combien va couter le billet, 1 dh pour un kilomètre ? 2 dh ?, en France on paie à peu près 2 dh le kilomètre, ca donnerait combien le tanger agadir ? pour 1 dh ? 800 dh ?, on prend l’avion pour moins cher en pleine saison, et on a le retour en prime...

                                LE PLUS TRISTE DANS TOUT CA C’EST QUE LA RUMEUR DES GENS DU PEUPLE, CEUX QUI SAVENT PAS LIBELLER LES CHEQUES EN FRANCAIS, POUR ELLE, C’EST ABSURDE, MAIS POUR L’ELITE INSTRUITE, MOI, JE VEUX LE SPRIVER DU TGV (QU’ILS NE PRENDRONT PAS !)

                                Si j’ai le temps, je vous parle du kif, désolé, moi je suis pas du même monde que le petit Amine Sebti qui est venu défendre sa tribu (OOOH !), je connais surtout des paysans et des ouvriers, et je connais des rifains, on va voir comment une idéologie prémaché, plus des subventions, peut décider du jour au lendemain de balayer ce qui avait permis à 2 millions de personne de survivre, pendant qu’on s’engraissait à Casa avec les entreprises des français et des juifs et qu’on avait décidé de condamner le »pays libre« , le »bled as-siba", à la misère, et à la débrouille pour son refus de se soumettre aux armées du protectorat, qui défendaient l’aieul de Momo ; il faut croire que les aides au développement sont plus rentables pour les mafieux que les revenus du kif, lorsque les deux ne sont plus compatibles (comprenne qui réflechie).

                                Merci encore à tous les écoeurés de la vérité.

                                Merci à ceux qui s’y intéresse






                                • sim3an 17 août 2009 00:50

                                  Je me demande vraiment, à la relecture de mon coup de gueule, si les gens l’ont lu ou survolé, parce que quand même, alexander, sympathies islamistes, ca veut dire quoi ?

                                  Si j’étais islamiste dans le sens que tu entends, je passerais pas un quart de ma page à insulter les salafistes et la sunna.

                                  Je suis peut être islamiste dans le sens ou j’estime que l’Islam était une civilisation modèle, qui aurait du rester et évoluer par elle même, et que l’occident a détruite, mais aujourd’hui, c’est une civilisation morte, comme la chrétienté est morte au XVIIè siècle sous les coups de la contre-réforme bourgeoise.

                                  Alexander, je te promets un article sanglant sur l’islamisme au maroc (y en aura aussi pour les premiers des islamiste smarocains, qui sont les plus grands opposants aux barbus, les istiqlaliens).

                                  Quant aux chiens et la caravane, j’ai eu en la lisant l’impression que c’était mon article la caravane, si tu regarde la configuration spatiale du texte... c’est qui les chiens ? parce que chien n’est peut être pas une insulte dans les codes de loi pré-machés occidentaux, mais pour l’arabe que je suis malgré tout, je n’accepte pas ; et aussi le coup du

                                  « même si des marocains n’étaient pas d’accord avec la politique menée par leur gouvernement », ca alors, c triste quand même ! pour moi, elle est là l’insulte, les prendre pour des moutons, c’est pas gentil quand même, c’est limite raciste, si on va chercher...



                                  • El Filali Anas E-Energumene 17 août 2009 01:51

                                    Mr Sim3an, Avez-vous déjà entendu parler de la Leugorhée ? Une Pluie de Mots sans grandes significations ? C’est le signe ultime d’un accès Maniaque : Ajoutez cela à votre dépression, et vous faites êtes tout simplement : Maniaco-dépressif.

                                    Puis vous venez après avec votre réquisitoire sur le TGV pour soit disant montrer que... Vous avez Raison ! et tout cela dans une sorte de questions (posées) par vous, auquelles vous répondez VOUS même !

                                    Là, je viens de me rendre compte qu’Agoravox est en quête de rédacteurs, et que par besoin, elle s’est Mis à faire Publier n’importe quoi.

                                    Tiens, un autre écrivain, qui devrait d’ailleurs écrire pour Agoravox, qui disait : « C’est En Faisant n’importe quoi, que l’On devient n’importe qui » !


                                    • sim3an 17 août 2009 12:11

                                      Cher énergumène, on dit logo-rhée, vous me rappelez ma prof de français de seconde, qui a contribué à me faire expulser du nid de vipère de casablanca.


                                    • sim3an 17 août 2009 02:06

                                      Une dernière chose ; j’aurais du commencer par là, mais je voulais argumenter sérieusement, si sur le moment j’avais voulu parler de la france, du mali, de la jordanie ou de tout autre pays que je connais, ’aurais brosser un portrait avec les même mots tranchants, si je suis raciste, je le suis envers toute l’humanité, mais c’est parce que j’ai cru en l’homme et en particulier à l’homme marocain, envers et contre tout le mépris que l’élite et lui même a pour lui, que ma déception et ma tristesse donne des accents violents.

                                      Le racisme en l’occurence viendrait dire qu’il y a une race marocaine, il n’y en a pas, c’est un mélange très complexe de races multiples par couches successives, désolé pour l’idéologie nationale abrutissante.


                                      • LE CHAT LE CHAT 17 août 2009 09:29

                                        certains marcocains croient que la France fait partie du maroc ! à ma stupéfaction j’ai vu un type se trimballer avec un tee shirt représentant la france colorée en rouge avec l’étoile shérifienne ! c’est de la pure provocation ! pire que de siffler la marseillaise !


                                        • FM1960 17 août 2009 14:35

                                          14/08/2009 - 
                                          L’évolution économique du Maroc
                                          International

                                          La consommation, le dynamisme économique, l’ouverture croissante du pays au travers des accords de libre échange, sont autant d’atouts qui ont facilité les franchiseurs étrangers à s’intéresser au Maroc. C’est dans le secteur de l’économie en effet que l’on note les progrès importants du pays.

                                           

                                          Avec un taux de croissance annuel du PIB particulièrement envié par de nombreux pays occidentaux et des résultats économiques « positifs »mis en évidence par le FMI (fonds monétaire international) fin 2008, on peut affirmer que la position favorable du Royaume devrait lui permettre de poursuivre ses progrès.

                                           

                                          Les principaux postes de recettes, tourisme, investissements des marocains de l’étranger et exportations de phosphates, accusent certes des baisses en raison de la conjoncture mondiale actuelle, mais le Maroc continue d’enregistrer une croissance annuelle de son PIB d’environ 5 %. L’économie du Maroc est « plus diversifiée, ses finances publiques plus solides et le secteur financier sain », selon le FMI, plaçant le pays en position favorable pour poursuivre ses progrès en dépit d’une conjoncture économique et financière mondiale défavorable. Le Maroc a fait d’« importants progrès » ces dernières années pour stimuler la croissance économique et renforcer la capacité de l’économie à résister aux chocs grâce à des réformes structurelles soutenues et à la mise à profit des possibilités offertes par la mondialisation.

                                          Aussi le niveau de vie et le revenu par habitant se sont progressivement améliorés au Maroc. La très bonne tenue des recettes des dernières années permet aux autorités d’absorber à court terme les coûts des subventions sans compromettre la stabilité macroéconomique.

                                          S’agissant du secteur financier, les autorités continuent de suivre de très près la rapide croissance du crédit, notamment dans le secteur de l’immobilier  ; A ce titre, on peut souligner l’intention des autorités de relever le ratio minimum de fonds propres à 12% d’ici fin 2009. L’orientation de la politique monétaire de la banque centrale est appropriée et les pressions inflationnistes ont été jusqu’à présent essentiellement importées. Les exportations ont enregistré de bons résultats, bien que les importations aient augmenté encore plus rapidement, grâce aux importants flux de capitaux, les réserves extérieures ont augmenté de 22 milliards de dollars US à fin 2006 à 26,5 milliards de dollars US à fin mai 2008, ce qui représente 6,4 mois des importations de 2009.

                                          Le renforcement des finances publiques marocaines s’est poursuivi en 2007, prolongeant l’effort de consolidation budgétaire des cinq dernières années, principalement grâce à des recettes substantielles, ceci s’explique parce que le déficit global, qui s’établissait à 2% du PIB en 2006, a pratiquement disparu en 2007 du fait d’une progression des recettes supérieure à l’augmentation des dépenses d’investissement et de compensation. La dette totale de l’Etat est passée de 58% du PIB en 2006 à 54% en 2007.

                                          Les recettes fiscales marocaines sont particulièrement remarquables, avec une progression annuelle moyenne de 26% depuis 2005, notant que l’élasticité globale du système fiscal, définie comme la réaction de la fiscalité aux variations du PIB non agricole, est à présent l’une des plus élevées au monde. Ceci s’explique notamment par la réforme de la politique fiscale en cours, le renforcement de l’administration fiscale et du civisme fiscal, la forte élasticité globale du système fiscal dans les secteurs en expansion et l’efficacité accrue des contrôles fiscaux et du mécanisme de règlement des litiges.

                                          Dominique Deslandes

                                           


                                          • fouadraiden fouadraiden 17 août 2009 16:51



                                            auteur, très bon exemple le tgv et c’en dit long sur la mentalité des assistés du tiers-monde et leur esprit esbroufe.


                                            un enfant -observateur qui se baladerait au Maroc comprendrait dans un tps record que les autorités de ce pays sont incapables de gérer ne serait-ce qu’ une simple ligne de bus . à Tanger gdes nouveautés, ils ont remplacé tous les anciens abri-bus par de vrais de vrais , avec cartes et tout et tout, mais sans bien sur changer les cars pourris qui transportent les passagers depuis la nuit des temps au royaume enchanté.
                                            pourquoi, ben ils n’ont ni la maintenance quil faut ni la volonté d’améliorer les transports publics, ce qui explique l’état déplorable des quelques bus deglingués qui circulent ici et là et la parc de taxi vieux depuis vingts au moins.




                                             alors le tgv qu’est -ce que c’est ? ben la farce que joue ensemble les occidentaux et les régimes arabes pro occidentaux. après tt les anglo -americians ont bien construit des chateux de cartes aux pays des princes- bedouins....et tt le monde est content...



                                             ouais tt ça est triste, car ns en payons tous le prix( et pas seulement en euros)



                                            ps. suis pas mre, appellation de propagande du régime marocain qu’il faut rejeter.


                                            • sim3an 18 août 2009 16:08

                                              Le petit billet de propagande tiré du FMI ou de la Banque Mondiale ou des services marocains, on sait pas, est très intéressant et appuie ce que je dis, on y voit que la finance et le batiment se porte bien, on est tous d’accord, on y voit que la croissance fiscale est sans précédent, j’ai parlé de la rapacité du système, mais quant à me donner des indications donnant l’idée que le régime veut construrie une développement social et industriel cohérent, nulle trace, on est juste rassuré de voir que le maroc est bien un bon et servile domestique, un petit régime stable, pour toute la merde du monde.


                                              • yoeta 20 août 2009 20:32

                                                Bonjour à tous,
                                                Félicitation à l’auteur de cet article pour la justesse de son argumentation et pour sa clairvoyance.

                                                L’auteur critique le projet de construction d’une ligne TGV au Maroc. Dans un autre contexte, ce projet pourrait s’inscrire dans un plan d’aménagement du territoire utile pour l’économie marocaine, dans ce sens il ne serait pas en soi condamnable. Toutefois, le processus dans lequel il se présente au Maroc comporte plusieurs éléments caractéristiques des maux de ce pays :

                                                - Une description détaillée du projet, de son cout réel ( entretien compris ), du plan de financement, du plan d’aménagement du territoire dans lequel il s’inscrit, de la disponibilité d’une main-d’œuvre locale qualifiée et le transfert de savoir-faire sont autant de sujets absents du discourt politique et médiatique marocain. En bref, une communication claire et détaillée des tenants et aboutissants du projet est absente au Maroc.

                                                - Le DEBAT politique ou sociétaire est limité, la contestation est quasi absente. La majorité des Marocains ne savent pas ce qu’est un TGV et les assemblées politiques se contentent d’approuver les volontés de la monarchie. Au Maroc un trajet Casablanca-Tanger coute, 70 dhs en car classic, 130 dhs en car CTM et 120 dhs en train classique. Compte tenu de leur pouvoir d’achat, la majorité des Marocains préfèrent le moyen de transport le moins cher, le car classique. Pour beaucoup une différence de 50 ou 60 dhs représente une dépense difficile à supporter et surtout inutile. Le gouvernement marocain n’a pas communiqué les estimations des prix d’un trajet Casablanca-Tanger en TGV, la comparaison est impossible ; il est cependant difficile d’imaginer que le TGV serait moins cher ou aussi chèr que le train classique. Toutefois, la liberté d’expression est un concept que l’on ne connaît pas au Maroc.

                                                - L’industrie marocaine est lacunaire, les rares spécialisations industrielles marocaines tel que le textile, évoluent dans un climat de concurrence internationale difficile et plusieurs entreprises sont amenées à déposer le bilan. Malgré cela, les Marocains sont fiers d’avoir les derniers gadgets technologiques ou industriels, le parc automobile marocain change rapidement, et de nouvelles voitures, plus ou moins luxueuse arpentent les rues mal entretenues des villes marocaines. Certains Marocains en tirent un sentiment de satisfaction lié à une impression de modernité leur permettant d’oublier, également, la réalité politique et sociale du Maroc, une économie lente en périphérie de celle de l’Union européenne aux taux de chômage élevés. Ils peuvent le temps d’un instant penser que le Maroc est aussi moderne que l’europe et à défaut d’avoir un visa, consommer TGV au Maroc. Ils sont alors à l’abri du complexe d’infériorité qu’ils cultivent à raison vis-à-vis de la civilisation occidentale. Ce problème n’est pas lié au projet d’un TGV au Maroc ; de plus en plus de boutiques de grande marque de mode ouvrent au Maroc. Dans tous les domaines, construction, textile, équipement industriel, service public, télécommunication, art.... les Marocains ont décidé de consommer ce qu’il y a de meilleur, sans savoir le produire, ni même comment cela fonctionne. Pour ceux qui doutent, prenez le temps de demander sur un marché marocain le prix et la réputation des différents produits : l’espagnol est plus cher et meilleur que le marocain, le français encore mieux, l’italien parfois ..... Le produit marocain est généralement de mauvaise qualité et peu compétitif. Les Marocains ne sont pas capables de conceptualiser et de produire des motocycles, mais ils ont les moyens d’acheter un TGV. Pire que le manque de liberté d’expression, c’est la complaisance de certains Marocains face aux contradictions de l’organisation politique marocaine. Une complaisance à la fois forcée, acquise par manipulation de la propagande et par la corruption de la consommation ou du gain.

                                                - Une monarchie esclave des puissances occidentales, qui de peur de perdre une place malhonnêtement acquise, approuve les volontés occidentales tête baissée et répercute les difficultés sur le peuple du Maroc. ; elle tire, dès lors, son épingle du jeu et se contente d’amasser des fortunes considérables estimées à 6 % de la richesse du pays. Mais encore plus difficile que le TGV pour le Maroc, il y a quelque année un accord de libre échange a été signé avec les États-Unis d’Amérique. Le débat a été, comme à l’accoutumer limité, voir absent. Pourtant, ce projet est un évènement important pour le Maroc et les risques qu’encourt une économie faible qui produit et exporte peu sont importants. Comme pour le TGV l’absence de débat politique et sociale, la lâcheté de la société civile et l’intérêt qu’elle accorde uniquement au profit et à sa petite réputation mènent le Maroc droit au mur.

                                                Le Maroc s’intéresse au TGV alors que des autoroutes toutes neuves sont à peine achevées. En parallèle, il ne prête que peu d’intérêt aux nouvelles technologies écologiques et plus abordables, à sa dépendance énergétique extérieure, à sa justice moyenâgeuse, à son système de santé en ruine. La liste est longue et je serais surpris, qu’une personne, marocaine ou non qui à visiter le Maroc en dehors des sentiers touristiques ne partage pas cet avis.


                                                • sim3an 21 août 2009 01:39

                                                  Bravo et Merci !

                                                  J’ai trouvé mon maître, voici un article beaucoup plus structuré que le mien ;

                                                  On va poursuivre l’étude par l’anecdote de la RATC, la régie des transports de Casablanca.

                                                  A Casablanca, ma ville, il y a trois moyens de transports :

                                                  -sa voiture, quand on est riche ou d’une classe moyenne de niveau (pas forcémment de mode) européen
                                                  -les petits taxis, que absolumment tout le monde a déjà utilisé, il coute 2 dh les 800 m ce qui fixe la course moyenne entre 7 dh et 15 dh (ce qui représente entre 40min et 1h30 de smic), à rapporter au smic français, 4,5 à 9 euros...
                                                  -les grands taxis qui sont un héritage d’un passé lointain, qui ne connaissait pas les minibus qu’on trouve dans absolumment tous les pays du tiers monde, qui ont l’avantage d’être rentable pour le chauffeur pour un prix de place modéré. Non, ici celà fonctionne par agrémentation, distribuées au début du règne de l’ancien roi pour se fidéliser les grandes familles, ces rentiers louent « la-grima » à des gens qui ont la rente du contact et achètent le véhicule et eux même le loue à des chauffeurs. On y monte à 6 passagers, 1 à l’avant...4 à l’arrière et ... 1 sur le levier de vitesse, c’est lo’héritage d’une époque ou le siège avant était une banquette. Les prix avoisinennt 1 dh le kilomètre dans l’agglomération, ce qui constitue pour un smicard et pour un trajet moyen environ 5 ou 6 dh, soit à nouveau plus de 35 minutes de smic, à rapporter à la france, 3 euros 50 !

                                                  Et alors , et le bus ?

                                                  Et bien les bus, eux aussi, étaient répartis entre la régie municipale, et des sociétés privées, louant elles aussi des agrémentations à des rentiers, des caisses d’un autre age, ou on s’entassait, à des plaques quasi-invisibles dans la jungle de béton.
                                                  Un jour, la RATP a décidé d’investir le marché colonial (euh...) pardon, le marché maghrébin.

                                                  La RATP a donc racheté la régie municipale, fondée, en s’associant avec les intérêts fassis la société « m’dina bus », en promettant monts et merveilles, et en s’y tenant !!

                                                  Elle racontera plus tard (source : le monde) qu’elle avait été froidement accueillis en Tunisie, méchamment en Algérie, et chaleureusement au Maroc, mais que curieusement, elle n’avait fait que perdre de l’argent.

                                                  Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de redresser la barre, elle a acheté des plaques de bus, elle a ammenée tout son vieu stock de bus, en a fait acheter des espagnols presque neuf, fait travailler les tauliers marocains, réorganisés le réseau.

                                                  Et pourtant, elle perdait de l’argent, énormément, elle a donc augmenté le prix du ticket, en 4 ans, il est passé de 2,5 dh à 4 dh, et l’inflation n’est sans doute pas finie.

                                                  Les autres sociétés privées en ont donc profité pour se faire de gigantesques marges, et quant à elle la RATP n’a jamais compris ou était situé le puis sans fond dans ses finances, je vous laisse deviner...

                                                  Les nouveau bus, très rapidement se sont fait amputés de leurs grilles d’aération, à cause de la chaleur, puis des vitres intérieures, inutiles, puis les sièges se sont salis, se sont déchirés, sans aucune effort de réparation, les plaques ont peu à peu fondues sous la poussière de Casablanca, les rotations sont redevenues étranges, inégales... Bref, on est de retour dans l’enfer, la RATP a fait se svalise, la queue entre les jambes et un gros trou dans l’c...

                                                  De retour au point de départ, mais juste pour info, aucun décideur politique n’a jamais pris le bus, aucun administrateur de niveau, aucune chef d’entreprise, et les gens de la classe moyenne l’évitent au maximum et prennent le taxi rouge, même les pauvres prennent le taxi rouge, ou préfère le grand taxi les uns sur les autres sur la banquette arrfière, ou le machin sur le levier de vitesse et la main du conducteur.

                                                  Le bus, c’est bien entre 10h30 et 12h et entre 15h et 17 h

                                                  Sinon, tout le reste du temps, c’est juste l’enfer, on marche 15 minutes jusqu’à la station, on attends de 10 minutes à 2 heures, on s’accroche au pied qui pend de la porte éventré et on essaie de tenir.

                                                  Vous imaginez l’ambiance, les smicards et smicards plus, ceux pour qui 5000 dh (450euros) par mois est un maximum inatteignable de salaire mensuel, sont contraint de subir un transport couteux, incertain, incofortable et dangereux, irrégulier et éprouvant, pendant que le sgens biens, roulent en voiture ou en petit taxi, et ce demandent bien pourquoi les gens sont si peu soigneux pour laisser les bus dans cet état, la « mentalité » des pauvres sans doute, la sauvagerie de « ces marocains »...

                                                  Comment voulez vous qu’on puisse travailler sereinement à construrie quelque chose, s’il est anormale d’être mdoeste, d’être travaileur, d’avoir un petit dsalaire mensuel, s’il est impossible d’en vivre dignement, sans se sentir pauvre.

                                                  Or justemment, l’évolution contemporaine, c’est qu’une bonne partie des classes moyennes urbaines commencent à rallier la petite minorité de sbourgeois ghettoisisés de l’époque de Hassan II, et donc à mépriser les pauvres et les marocains, qui eux même se méprisent mutuellement.

                                                  Et les propriétaires des sociétés de bus, leur a t on demandé comment ils assuraient l’entretien ?
                                                  -


                                                • sim3an 21 août 2009 01:46

                                                  Prochainement, je vous promet de vous parler du kif au rif, je dois aussi parler des oucirers agricols du gharb et de l’orientation exportatrice de l’agriculture de sgros entrepreneurs, de l’exportation de sfemmes du gharb en espagne par des société marocaines pour des CDD sans droits et sous payés, pendant que les hommes vivent le chomage et la descente aux enfers, je parlerais aussi de l’histoire du pays au 20ème siècle, en commençant par là ou je veux en venir, comment le pays a été colonisé, et comment il en est venu à s’auto-coloniser, sans que la métropole n’ait plus un sous à dépenser.

                                                  Bonne nuit à tous, et un petit conseil, écoutez les gens du peuple, ils sont mille fois plus cultivés que les gens instruits, c’est la logique du système, comment dit-on gentil en arabe : on dit miskin, ou driwish, ce qui veut dire... pauvre.


                                                  • fouadraiden fouadraiden 21 août 2009 02:14

                                                    OUI Yeoata, et suffit d’aller faire un tour à Sebta , la petite enclave espagnole, et revenir le meme jour au MAROC. c’est terrible !


                                                    ou il suffit de voir le flic marocain, je pense qu’il incarne assez bien l’idee que l’on peut se faire de la veritable valeur de l’Etat marocain et de la société marocaine en général.

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