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Accueil du site > Actualités > International > « Le peuple français aime le peuple américain », « Les élites françaises, (...)

« Le peuple français aime le peuple américain », « Les élites françaises, c’est autre chose » (Nicolas Sarkozy)

Le président Nicolas Sarkozy, en homme pressé, n’a été présent en Amérique que deux jours. Amérique pourtant qu’il admire du plus profond de lui-même. Il ne s’en cache plus. Il l’avait clairement déclaré au Maroc  : « Le procès est ouvert : je serai un ami des Américains. Eh bien oui, c’est vrai, ne me torturez plus, j’avoue », avait-il ironisé lors de sa visite d’État au Maroc. « Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi je devrais être un ennemi des Américains. Quelle drôle d’idée ! Voici, un pays, l’un des seuls à travers le monde, avec la Pologne, avec qui nous n’avons jamais été en guerre. Ce n’est quand même pas une raison pour se détester ».

Cette fois-ci, son message d’amour à l’égard de la grande Amérique, il l’aura livré lors d’un dîner offert en son honneur par le président George Bush à la Maison-Blanche. Première étape de ce pèlerinage en terre américaine. D’emblée, il a déclaré à l’intention de ses hôtes : « Je veux reconquérir le cœur de l’Amérique et reconquérir le cœur de l’Amérique de façon durable ».

Auparavant, il avait été l’invité du French American Business Council qui réunissait une cinquantaine de grands patrons français et américains. Le président Sarkozy a marqué le pas en réaffirmant sa profession de foi à l’égard des États-Unis, tout en élargissant quelque peu le cercle des «  admirateurs » de l’Amérique : « Le peuple français aime le peuple américain », « Les élites françaises, c’est autre chose... », a-t-il déclaré. L’occasion était plutôt belle pour vanter l’ouverture de son propre gouvernement qui s’inscrit dans la foulée de ce qui se fait de bien aux États-Unis. Après avoir dit toute son admiration pour un pays qui a eu pour chefs de la diplomatie Madeleine Albright, Colin Powell et Condoleezza Rice, il a cité en exemple son gouvernement : « un chef de la diplomatie venu du Parti socialiste, Bernard Kouchner ; une femme pour la première fois en France ministre de l’Économie, Christine Lagarde ; une Garde des Sceaux de parents maghrébins, Rachida Dati, et une secrétaire d’État aux Droits de l’homme d’origine sénégalaise, Rama Yade ».

Retour au dîner d’honneur offert par le président George Bush à la Maison-Blanche. Il est bien, dans une allocution officielle, de montrer une connaissance de l’Amérique. Ce que n’a pas manqué de faire Nicolas Sarkozy. Habilement. «  George a parlé de Lafayette il a parlé de George Washington, permettez-moi de rappeler cette anecdote : au président John Quincy Adams qui recevait Lafayette dans ces mêmes murs pour son 66e anniversaire, et qui, rompant avec le protocole de l’époque, proposait au général français de "porter un toast au 22 février et au 6 septembre", qui étaient l’anniversaire de George Washington et de Lafayette. Lafayette dit : "il ne faut pas porter un toast à mon anniversaire ou à celui de Washington, il faut porter un toast au 4 juillet, parce que le 4 juillet, c’est l’anniversaire de la liberté" et pour nous tous, la liberté c’est l’idée que nous nous faisons de l’Amérique éternelle. Pour les gens de ma génération, l’Amérique, ce n’est pas le pays qui a promis la liberté, l’Amérique c’est le pays qui a donné la liberté  ».

Nicolas Sarkozy a appuyé maintes fois sur le concept de « l’Amérique, pays qui donne la liberté ». Nicolas Sarkozy est revenu brièvement, au grand plaisir de Georges et de Laura, sur cette boutade qu’il avait lancée au Maroc : « Nos deux peuples se ressemblent et s’admirent, c’est pour cela qu’ils ont cette relation unique, une relation passionnée, jamais simple et pourtant si naturelle. Et je suis venu vous dire qu’on peut être l’ami de l’Amérique et gagner les élections en France. Ce n’est pas un miracle, c’est une réalité ! »

Il n’eut pas été pensable que le président Nicolas Sarkozy oublie les événements du 11 septembre 2001 : « Nous avons bien d’autres défis à relever, le défi du terrorisme par exemple. Le 11 septembre, les terroristes ont cru mettre l’Amérique à genoux. Moi je vais vous dire qu’en France, on n’a jamais trouvé l’Amérique si grande, si courageuse et si digne que le 11 septembre. Le 11 septembre, nous étions tous fiers de l’Amérique et des Américains. Il nous faut répondre aux défis de la prolifération nucléaire, de l’extrémisme religieux. Il nous faut donner une place aux peuples qui demandent toute leur place dans un monde nouveau, celui du XXIe siècle, qui ne doit pas être organisé comme celui du XXe siècle ».

Devant Georges et Laura, Nicolas Sarkozy a rappelé combien il est ému du rôle de tous ces vétérans, des héros et que nous n’oublierons jamais : « Tout à l’heure, j’ai voulu décorer des vétérans américains de "la plus grande génération" américaine. J’ai voulu leur dire, au nom du peuple français, qui ils étaient et ce qu’ils ont fait pour la France. Je veux que chaque Américain sache que ces héros étaient des hommes simples, qui sont venus mourir chez nous pour défendre la liberté, et que jamais la France n’oubliera ce que des jeunes Américains ont fait ».

Puis, deuxième grande étape de son voyage, le chef de l’État français s’est adressé à la Chambre des représentants et au Sénat réunis qui l’ont accueilli par une longue « ovation ». Neuvième chef d’État ou de gouvernement à s’adresser au Congrès américain, depuis 1951, Nicolas Sarkozy a voulu, d’emblée, montrer, pour reprendre l’expression du New York Times, qu’il ouvre ses bras à l’Amérique : « La France est l’amie des États-Unis d’Amérique » (Sarkozy Throws Open His Arms to Bush, and U.S.). Et dans un grand élan, le président français a précisé sa pensée : « Avec des amis on peut avoir des divergences, on peut avoir des désaccords, on peut même avoir des disputes, mais, dans la difficulté, dans l’épreuve, on est avec ses amis ». Et il a rappelé la mission qu’il se donne en venant rendre témoignage devant l’Amérique : « Je veux être votre ami, votre allié, votre partenaire, mais je veux être un ami debout, un allié indépendant, un partenaire libre parce que ce sont les valeurs que nous partageons ensemble ».

« C’est cette France ambitieuse et lucide que je suis venu vous présenter aujourd’hui. Une France qui vient à la rencontre de l’Amérique pour renouveler ce pacte d’amitié et d’alliance scellé à Yorktown entre Washington et Lafayette », a-t-il ajouté. « Ensemble soyons dignes de leur exemple, soyons à la hauteur de leur ambition, soyons fidèle à leur mémoire ».

Pour Nicolas Sarkozy, sa vision de l’Amérique se définit à travers le prisme du rêve américain : « le rêve américain, ce fut dès le départ de mettre en pratique ce que le Vieux Monde avait rêvé ». Et ce dont le Vieux Monde avait rêvé, c’est de cette : « Amérique que nous aimons à travers le monde, c’est ce pays qui a cette capacité extraordinaire de donner à chacun une nouvelle chance. Car en Amérique l’échec n’est jamais définitif ». La grandeur de l’Amérique, a répété Nicolas Sarkozy, a été de transformer ce rêve en espérance pour tous les hommes. Et sa force, a poursuivi le président, n’est pas seulement une force matérielle, c’est d’abord une force morale et spirituelle. Il a invité l’Amérique, qui « se sent vocation à inspirer le monde » et est aujourd’hui « la plus puissante », à être « toujours fidèle à ses valeurs fondatrices  ». Parmi les grands noms américains qui ont nourri ce rêve dans sa génération, le président français a cité le rocker Elvis Presley, ce qui a déclenché des rires dans l’assistance.

Une fois de plus, le président Sarkozy s’est fondé sur l’histoire : « C’est ensemble que nous devons mener les combats pour défendre et promouvoir les valeurs et les idéaux de liberté et de démocratie que des hommes comme Washington et Lafayette ont inventé ensemble ». Le chef de l’État français a rappelé sa conviction profonde selon laquelle : « A chaque fois que dans le monde tombe un soldat américain, je pense à ce que l’Amérique a fait pour la France, et je suis triste comme on est triste de perdre un membre de sa famille ». M. Sarkozy avait remis plus tôt, dans la journée, la médaille d’honneur de la France à sept vétérans de la Seconde Guerre mondiale, dont le sénateur démocrate d’Hawaï, Daniel K. Inouye.

Devant le Congrès, le président français s’est attardé aux questions économiques. D’abord, sur la question du dollar américain, le président a déclaré : « Je ne plaide pas du tout pour un dollar fort, c’est l’affaire des États-Unis, ce n’est pas la mienne. Je dis simplement qu’une grande économie doit avoir aussi une monnaie qui a une certaine valeur ». Et dans la même foulée, M. Sarkozy a ajouté : « Vous n’avez pas besoin d’un dollar trop faible, vous avez une main-d’œuvre de qualité, des entreprises extraordinaires. Votre technologie, votre savoir-faire, ça suffit ».

Aux Chinois, le président français leur transmettra le message suivant, lors de sa visite, le mois prochain : «  Les Chinois n’ont pas besoin d’un yuan sous-évalué pour se développer. Ce n’est même pas utile, ça crée des conditions d’un déséquilibre et, au fond, ce déséquilibre vous concernera aussi (...) On ne peut pas vouloir le maximum de concurrence et créer le maximum de déséquilibre  ». Pour le président Sarkozy, «  ce désordre monétaire pourrait se muer en guerre économique dont nous serions tous les victimes  ». Et d’une formule savante, il a résumé ainsi son approche économique sur l’équilibre monétaire mondial : «  Le yuan est déjà le problème de tous, le dollar ne doit pas rester seulement le problème des autres  ». Il exhorte donc les États-Unis à promouvoir une plus juste parité de leur monnaie vis-à-vis de la devise européenne. Le message du président français a été fort bien reçu, puisque déjà, les milieux d’affaires américains et l’administration Bush avaient, préalablement, annoncé qu’ils feraient pression sur Pékin pour qu’il laisse la valeur du yuan augmenter par rapport au billet vert. Les États-Unis imputent leur énorme déficit commercial avec la Chine, de 232 milliards de dollars en 2006, à la faiblesse du yuan.

Il s’est attardé, par la suite, sur les questions des guerres régionales en réaffirmant sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme : « La France et les États-Unis doivent mener ensemble le combat contre le terrorisme, notamment en Afghanistan, où la France restera engagée aussi longtemps qu’il le faudra, et contre la prolifération nucléaire ». Sur l’Iran, le président s’est montré très convaincu : « La perspective d’un Iran doté de l’arme atomique est inacceptable. Le peuple iranien mérite mieux que les sanctions et l’isolement croissants auxquels le condamnent ses dirigeants. C’est pourquoi nous devons convaincre l’Iran de faire le choix de la coopération, du dialogue et de l’ouverture ».

Le président français a pris l’engagement que la France retrouverait sa place au sein de l’Otan : « Je le dis à la tribune de ce Congrès, plus l’Europe de la défense sera aboutie, plus la France sera résolue à reprendre toute sa place dans l’Otan ».

Seule pomme de discorde, en terminant, le président Sarkozy a invité fortement les États-Unis à « prendre la tête » du combat contre le réchauffement climatique. Il a adressé cette invitation à son partenaire et ami : « Ceux qui aiment le pays des grands espaces, des parcs nationaux, de la nature protégée, attendent de l’Amérique qu’elle prenne, aux côtés de l’Europe, la tête du combat contre le réchauffement climatique qui menace de destruction notre planète ». « Je sais que le peuple américain, à travers ses villes et ses États, est chaque jour plus conscient des enjeux et déterminé à agir ».

Nicolas Sarkozy, rappelle le New York Times, est venu aux États-Unis en ami : « I come to Washington to bear a very simple message, a message that I bear on behalf of all Frenchmen. I want to reconquer the heart of America ». Et comme l’indique le New York Times  : «  Sarko l’Américain, as he is called, is considered the most pro-American French president in decades. The son of a Hungarian immigrant and a French-Greek woman whose father was Jewish, he unabashedly confesses his admiration for the United States, particularly its work ethic and popular culture ».

Le président ne pouvait pas quitter les États-Unis sans un rappel de ses propres objectifs, message destiné, faut-il l’imaginer, à ses compatriotes, tant à l’étranger qu’en France. Le président a renouvelé sa profession de foi dans les réformes : « Il faut une France plus forte. Les réformes que mon pays a trop longtemps différées, je suis déterminé à les mener toutes à leur terme. Je ne reculerai pas, car la France a trop longtemps reculé », a-t-il dit. « Je veux mettre la France en situation [...] de gagner toutes les batailles de la mondialisation ».

 


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105 réactions à cet article    


  • Nemo 8 novembre 2007 09:40

    @ l’auteur,

    Merci pour ce verbatim, c’est une bonne base pour pouvoir se faire une idée personnelle de la nouvelle politique extérieure française.


    • Alpo47 Alpo47 8 novembre 2007 12:29

      Ce qui me gêne d’abord plus dans ce discours, c’est sa prétention à parler « au nom de tous les Français », de « la France »... Or, et tous les sondages le montrent, l’opinion publique Française est majoritairement hostile à l’aventurisme de la politique Américaine...

      Ensuite, Sarkozy fait comme d’habitude, il joue sur la corde des émotions. Simple et efficace. Hélas.

      Exemple de thème dont sont friands les Américains : « la croisade pour la Liberté ». Toujours dans le sens de la manipulation de l’opinion martelée par les néo-cons US.

      La plupart d’entre nous, notamment ceux qui ont un jour porté l’uniforme, sentent une poussée d’adrénaline à la seule évocation de ce mot, cette valeur forte, inculquée en nous : LA LIBERTE. La « croisade contre le terrorisme » continue de justifier l’injustifiable. Et, comme disait Bush « celui qui n’est pas avec nous, est contre nous ».

      Une fois de plus, Sarkozy continue de prétendre, que s’il a été élu, c’est parce que le pays approuve toutes ses idées, tous ses projets et qu’il a donc carte blanche. Il reprend là son argumentaire déjà utilisé pour le nouveau Traité Européen.

      Faisant cela, il s’efforce de prendre le pays de vitesse et ... est en train de réussir. Encore hélas.

      Manipulation ! Car, le lieu dans le monde où les libertés sont le plus en train de se réduire, avant de disparaître, c’est bien les Etats Unis d’Amérique. Mais, l’important, n’est il pas que les Américains (tout comme nous) soient toujours dressés à la seule évocation de ce mot, persuadés d’être toujours le pays de la liberté, où « tout est possible » (et surtout le pire). Le plus triste et affligeant, c’est qu’ils seront très bientôt complètement soumis au « système », donc privés de la plupart de leurs libertés, sans avoir réagi à aucun moment...

      Sarko montre là, son intention de s’inspirer de la communication et de la politique des « néo-cons » : Réduction des libertés individuelles, choix économiques au service du grand capital, le pouvoir aux mains des « élites ».

      Quand à son « attelage » à la politique extérieure Américaine, elle va sans doute nous amener à plus d’interventionnisme militaire, et à la GUERRE, en Iran, ou ailleurs.

      Est ce bien là ce que veulent les 53% de Français qui ont voté pour Sarkozy ?


    • Martin Lucas Martin Lucas 8 novembre 2007 17:49

      Merci Alpo, vous résumez parfaitement mon sentiment, je n’ai rien à ajouter.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 8 novembre 2007 19:30

      [... Ce qui me gêne d’abord plus dans ce discours, c’est sa prétention à parler « au nom de tous les Français », de « la France »...]

      Simple petit rappel : Un président est élu d’abord pour représenter le peuple français. C’est sa fonction première. Il est donc normal qu’il s’exprime de cette façon.


    • Alpo47 Alpo47 8 novembre 2007 21:09

      Bien entendu, il est le Président et s’exprime au nom de la France. Ce qu’on peut lui reprocher, c’est de dire « tous les Français... ». C’est une généralisation abusive, dont il est coutumier.

      Fasciné par l’Amérique, Sarkozy veut nous entraîner avec lui dans son « trip ».


    • stephanemot stephanemot 9 novembre 2007 08:50

      Les media US ne sont pas dupes. Ils font bien la distinction entre le président (Americanophile limite Busholatre) et le peuple français (partagé sur le sujet depuis la guerre froide et plus encore depuis la patate chaude de l’Irak), sondages à l’appui.

      Lors de ce voyage officiel, Sarko a été obligé de faire acte de présence devant les Démocrates, mais je ne l’ai guère vu aller au-delà de l’incontournable - et non candidate - Pelosi.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 novembre 2007 02:09

      Qu’on soit ou non d’accord avec ses objectifs, que je crois bien plus ambitieux qu’on ne l’imagine, il faut admettre que Sarkozy a un parcours où même ses "bourdes’ semblent être habilement plantées pour optimiser l’impact du message.

      http://nouvellesociete.org/5171.html

      Pierre JC Allard


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 novembre 2007 02:09

      Qu’on soit ou non d’accord avec ses objectifs, que je crois bien plus ambitieux qu’on ne l’imagine, il faut admettre que Sarkozy a un parcours où même ses "bourdes’ semblent être habilement plantées pour optimiser l’impact du message.

      http://nouvellesociete.org/5171.html

      Pierre JC Allard


    • Lionel Maye 12 novembre 2007 00:07

      Réponse à Alpo 47, qui écrit : Manipulation ! Car, le lieu dans le monde où les libertés sont le plus en train de se réduire, avant de disparaître, c’est bien les Etats Unis d’Amérique. Mais, l’important, n’est il pas que les Américains (tout comme nous) soient toujours dressés à la seule évocation de ce mot, persuadés d’être toujours le pays de la liberté, où « tout est possible » (et surtout le pire). Le plus triste et affligeant, c’est qu’ils seront très bientôt complètement soumis au « système », donc privés de la plupart de leurs libertés, sans avoir réagi à aucun moment..."

      Ce genre d’affirmations montre bien l’anti-américanisme primaire de certains Français... pas tous, heureusement ! Est-ce que l’auteur de la phrase ci-dessus est vraiment persuadé, et peut-il me dire en face sans sourciller que les libertés se réduisent et disparaissent davantage aux Etats-Unis d’Amérique aujourd’hui qu’en Birmanie (demandez à Aung San Suu Kyi), qu’au Pakistan (demandez à Benazir Bhutto), qu’en Russie (demandez aux Tchétchènes et à Anna Politskaia), qu’à Cuba (demandez aux opposants qui croupissent dans les geôles), qu’en Colombie (demandez à Ingrid Betancourt), qu’à Dubaï (ou le viol d’un mâle n’est même pas reconnu), qu’en Indonésie et en Ukraine (où les candidats politiques sont empoisonnés), que dans les nombreux pays d’Afrique où les femmes sont encore excisées, etc. etc. la place me manque. Si Alpo 47 croit vraiment ce qu’il écrit, c’est grave ! Je vis aux Etats-Unis depuis 28 ans et bien que rien ne soit parfait en ce monde, ici on peut gueuler contre Bush sans risquer la prison, écrire ce qu’on veut dans la presse, et l’Etat de droit est respecté. Alors franchement, Alpo, ce genre de déclarations à l’emporte-pièce, en plus d’être ridicule ne fait pas honneur à son auteur...


    • nephilim 8 novembre 2007 09:47

      Un president vrp au langage mielleux et comme a son habitude populiste^^pret à se mettre à genoux pour regaler les politiciens Americains. j’aurais presque de l’estime pour chirac comparé a ce vaurien de Sarkozy qui fait passer le peuple Francais pour des veaux.


      • Gazi BORAT 8 novembre 2007 11:23

        @ nephilim

        « Populisme »

        Le voyage de NS chez les marins pêcheurs fut un grand moment d’anthologie.

        Sa mâle invective à un contradicteur haut perché :

        « Descend, vas-y descend ! »

        Tout cela prononcé au milieu d’une armée de gardes du corps et en sachant qu’il n’hésite pas à envoyer en correctionnelle un SDF pour injure à sa personne en dit long sur le personnage...

        A quand une baston à la sortie du Fouquet’s ?

        gAZi bORAt


      • fouadraiden fouadraiden 8 novembre 2007 13:04

        tu trouves pas qu’il a qqchose de la racaille ds son franc-parler le new préseident ?

        serait-ce là le sort de tous les immigrés français,parler inconsciemment comme de la racaille de banlieue dans la confrontation.


      • tvargentine.com lerma 8 novembre 2007 09:55

        Pourquoi devrions nous detester le peuple américain qui n’est pas responsable de la décision de l’administration Bush de la guerre en IRAK.

        Ne pas confondre le peuple et une tendance politique qui gouverne.

        Ce sont les médias américains et les nationalistes américains qui ont déversé un flôt de haine anti-français durant cette période et aujourd’hui ,ils ne peuvent que constater que l’analyse des français sur l’IRAK était juste.

        Il faut penser que Nicolas Sarkozy comme le rappelle un journaliste américain,se fait appeler « SARKOZY l’américain » pour mieux donner une image médiatique de la France aux américains qui ont besoin d’avoir des symbôles même si la France reste sur son analyse et n’ira jamais faire le caniche des américains pour défendre les intêrets pétroliers américains.

        Nicolas Sarkozy redonne une image de la France ,que nous avions perdu avec Mitterand et Chirac (vieux et conservateur)celle d’un dynamisme et d’une modernité necessaire.


        • Gazi BORAT 8 novembre 2007 10:33

          La question n’est pas d’aimer ou de ne pas aimer les Américains, qui constituent un peuple comme tous les autres.

          Par contre, on peut s’autoriser un regard critique sur les décisions que prend son équipe présidentielle et aussi du peu d’indépendance à l’égard de celle ci que semble manifester notre vibrillon national..

          gAZi bORAt


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 8 novembre 2007 19:42

          C’est vrai que grâce à la liberté, les USA ont un taux de chômage trois fois moindre que nous, une croissance de l’ordre de 4,5 % alors que nous peinons au environ de 1,9% et qu’ils ont, cette année, battu des records d’exportation.

          Si tout n’est jamais tout rose, loin s’en faut, l’ascenseur social est beaucoup plus dynamique en USA qu’en France, leurs universités sont parmi les meilleurs au monde.

          D’autre part, la plupart des courants de pensé sont nés au USA : Greenpeace, les anti-mondialiste, les black panthers,...

          La fête du travail du 1er mai est une fête américaine, ...

          Dans un pays libre, chacun peut vivre comme il l’entend. En phalanstère si ça lui chante. En revanche, dans un pays étatiste, il faut vivre comme ont décidé des « penseurs » auto-proclamés.


        • Gilles Gilles 13 novembre 2007 07:57

          Monsieur jsuisunnhomme libre vous racontez vraiment n’importe quoi

          Les faits que vous apportez sont tout simplement FAUX. Ex :

          « l’ascenseur social est beaucoup plus dynamique en USA qu’en France »

          FAUX, ARCHI FAUX. c’est carrément l’inverse. La mobilité sociale aux USA est l’une des plus faibles des pays de l’OCDE et bien plus qu’en France. Mille études sociologiques françaises comme américaines prouvent l’inverse. Lisez un peu !

          Vous ce que vous avez retenu n’est que le « mythe américain » qui n’est en fait basé que sur la réussite emblématique, popularisée, communiquée de quelques individus. La masse, elle, reste là où elle es née.

          « D’autre part, la plupart des courants de pensé sont nés au USA : Greenpeace, les anti-mondialiste, les black panthers,... »

          Et le marxisme, l’anarchisme ?? je plaisante là..... mais l’histoire des idées est au moins aussi prolifique dans le vieux monde que dans le nouveau, voir plus. En tout cas ces derniers temps, c’est surtout ailleurs qu’aux USA que ça se passe. A moins que la pensée évangélistes ou néocons soit pour vous des « idées »

          « Leurs universités sont parmi les meilleurs au monde. »

          Oui les 5 ou 6 premières sont en effet les plus riches et les plus cotées...selon un système décrié par ailleurs, même aux States. Mais les autres, les universités d’état publiques ? Moyennes ou parmi les pires au monde du au manque de moyens chroniques (et oui le privé préfère les grosses célèbres) Aller voir les programme de l’Univertity of Mississipi ou South Carolina et vous comprendrez.

          « ’ils ont, cette année, battu des records d’exportation. »

          Peut être amis leur déficit commercial est un trou gigantesque. Ne lisez vous pas les journaux ? Le déficit avec la Chine fait la une depuis des années et c’était surtout l’imobilier qui permettait de financer ce déficit...


        • haddock 8 novembre 2007 10:23

          Pourtant , rêver un monde meilleur , imaginer qu’ à nos enfants on laisserait pas une poubelle en guise de terre , un monde apaisé , sans guerre , si on ne le rêve pas , impossible de le réaliser .


          • Le péripate Le péripate 8 novembre 2007 10:50

            Mais est ce que les américains aiment Sarko ? Sur internet, il n’est en tout cas pas très connu. On peut le voir bourré sur le site de Daily Motion,(désolé, je ne sais pas coller un lien)et bien référencé sur hatebook.com... Pas terrible, tout ça...


            • Gazi BORAT 8 novembre 2007 11:05

              « Baratineur »

              Il existe peut-être d’autres vertus en politique..

              Josef Goebbels était, lui aussi, un baratineur de génie..

              gAZi bORAt


            • Gazi BORAT 8 novembre 2007 11:07

              « Baratineur »

              François Mitterrand aussi.. mais il était plus cultivé...

              Par contre une certaine vulgarité (si l’on en croit les sondages) semble plaire actuellement à un peuple dont De Gaulle disait qu’il était constitué de « veaux »..

              gAZi bORAt


            • jakback jakback 8 novembre 2007 11:44

              Miterrand était cultivé, ce qui ne la pas empêché d’envoyer la troupe en Algérie, afin de justifier sa Franscique


            • Gazi BORAT 8 novembre 2007 12:23

              Je ne cherche pas à défendre François Mitterrand mais il me semble que sa francisque date de l’Etat Français et sa décision d’envoi des troupes du régime suivant, à savoir, la Troisième République....

              Pour ce qui concerne la situation actuelle, il fut, comme président, aussi atlantiste que l’est Mr Sarkozy.. mais plus discret dans ses déclarations.

              gAZi bORAt


            • Gilles Gilles 8 novembre 2007 17:40

              Seb, tu ne possèdes pas un dixième des connaissances de Gazi Dans un débat en face à face sur n’importe quel sujet tu en sortirais humilié

              Le plus rigolo c’est que tu te comportes exactement comme ce que tu lui reproches de faire....à tord d’ailleurs. En presque te citant, je te dis :

              "Cessez SEB votre propagande D’extrême droite qui considere que tout ce qui est contre vos idées est islamo-communiste

              ça s’applique aussi à tes frêres d’âme de ce site. Tu les connais.


            • adeline 8 novembre 2007 18:21

              IP115, Fred de Lyon, Romain de Pescara, Seb , jrzz etcccccccccccc on les reconnait facilement avec leur « discours » formatés :-


            • jakback jakback 8 novembre 2007 11:22

              Hormis les discours diplomatiques malins, l’important est que le Président, réaffirme aux oreilles du monde, son choix des réformes profondes pour notre pays. Au moment ou l’extrême gauche se mobilise pour créer en France une situation de crise, il était important de faire savoir aux fossoyeurs que la France n’est pas morte, et qu’elle va leur botter le cul. smiley


              • Gazi BORAT 8 novembre 2007 11:25

                « ...Au moment ou l’extrême gauche se mobilise pour créer en France une situation de crise... »

                Ainsi se trouve nommé un mouvement syndical de fonctionnaires inquiets à juste titre pour leur avenir..

                gAZi bORAt


              • jakback jakback 8 novembre 2007 11:30

                Si les fonctionnaires pensaient a leurs avenirs, ils ne seraient pas fonctionnaires.


              • Le péripate Le péripate 8 novembre 2007 11:48

                « leur botter le cul » !!! C’est bien comme ça que parlent les petites frappes que nous avons tous rencontré au collège, les petits caids à gourmette qui font baver d’envie les fils à papa. Leur botter le cul ! Chiche !


              • jakback jakback 8 novembre 2007 12:01

                a l’emplumer, caids ,banlieue,gourmettes,fils a papa,vous ne manquez pas de vocabulaire pour argumenter vos propos, bouillie de clichés, faux de plus


              • Selmi Selmi 8 novembre 2007 11:24

                TOUTES MES FELICITATIONS. SARCO DIVORCE DE CECILLIA ET EPOUSE BUSH .IL FALLAIT LE DIRE. ET COMME SARCO AIME LES ENFANTS IL VA FALLOIR LEGALISER LE CAS DES MERES PORTEUSES. SARCO PERE BIOLOGIQUE ON AURAIT TOUT VU..........


                • Selmi Selmi 8 novembre 2007 11:32

                  prix Nobel du BARATIN 2007 : BOUTEF ET SARCO LES MIEUX COTES EN BOURSE ...


                • Selmi Selmi 8 novembre 2007 11:45

                  TRES BEAU DISCOURS MAIS IL YA TOUJOURS UN MAIS :PAS UN MOT SUR L’IRAK JE NE SAIS PAS SI VOUS SOUVENEZ DU PETIT PETIT HOMME Qu’ON A ASSASSINE LE JOUR OU PLUS D’uN MILLIARD DE MUSULMANS FETAIENT L’AID.....MON ENFANT !N’oublie jamais...


                • Harald 8 novembre 2007 11:59

                  Il est d’usage sur le Web de ne pas écrire en majuscules. Écrire en majuscules c’est crier.


                • Harald 8 novembre 2007 12:14

                  Blair était le caniche de Bush disait-on.

                  Sarkozy s’imagine en Rintintin mais c’est Rantanplan. smiley


                • Selmi Selmi 9 novembre 2007 00:40

                  @HARALD FUMER : TUE MINISCULES : tu cris majuscules :tu pleures pour te consoler vive AMERIQUA.


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 8 novembre 2007 11:43

                  À toutes et à tous

                  Merci de vos commentaires. La prestation du président Sarkozy aux États-Unis n’est pas passée inaperçue. La couverture de presse est restée modeste mais correcte. L’actualité est lourde, par les temps qui courent : l’Afghanistan, l’Irak, l’Iran et le Pakistan ont de quoi occuper le premier plan de l’actualité. Les questions intérieures, également. L’élection de 2008 préoccupe la population des États-Unis, la chute du dollar américain, la dette, etc.

                  Le blog Drudge Report, très lu aux États-Unis, a parlé de cette visite. Le New York Times également. Avec des éloges. Pour une revue plus complète de l’actualité, il faut consulter les actualités de Google.

                  Pierre R.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 8 novembre 2007 12:27

                    Léon

                    La partie que j’ai entendue en direct, et qui faisait allusion à Elvis, a été suivie d’un grand éclat de rire. Tout le discours a été émaillé de références, passées et présentes. Ce qui a, bien évidemment, plu aux membres du Congrès et du Sénat. Cela ne fait aucun doute. Il a dosé son discours pour éviter de froisser les républicains mais également pour ouvrir une porte à l’éventualité d’une élection démocrate. Sa référence au futur président, femme ou homme, était lourde de sens. Sous certains aspects, il a démontré une habileté à réconcilier les deux pays. Et cela sans trop s’engager plus avant dans la machine de guerre américaine.

                    Pierre R.


                  • Saï 8 novembre 2007 13:57

                    Bonjour Pierre.

                    Merci pour cet intéressant compte-rendu. Je partage votre analyse, le débat sur le côté VRP-showman et les détails de com’ ne m’intéressant pas. Ce qu’on peut en retenir est l’affirmation d’une politique extérieure à la fois ouverte et habile. Sarkozy veut ménager la chèvre et le chou et en ce qui concerne les US, semble y parvenir avec un certain succès.

                    Sa réaffirmation de la France en allié libre et indépendant me paraît éviter le piège d’une rhétorique trop avenante qui traduirait une sorte de soumission dont beaucoup s’inquiètent ici. Il n’apporte pas non plus de caution au conflit actuel, en effet.

                    Globalement, il me paraît s’être honorablement sorti d’un exercice de communication qu’il affectionne. On peut discuter du style, de ce que ses paroles peuvent supposément traduire en termes de convictions personnelles, il reste que son discours est l’affirmation de la politique extérieure de la France et que si on n’en retient que ce qui est dit, les lignes de celles-ci vis-à-vis des US et sur certains points plus généraux ont été clairement énoncées.

                    Je pense que l’opinion internationale retiendra davantage l’affirmation d’un lien franco-américain sur des bases d’indépendance que les allusions culturelles du président ou une certaine vision de sa stratégie de communication.

                    Cordialement


                  • fouadraiden fouadraiden 8 novembre 2007 14:03

                    Léon,

                    et je vous épargne son discours lors de son voyage d’état au Maroc à propos de la culture marocaine.

                    il a parlé de Kaftan et j’ai bcp ri.

                    Sarko et la culture des autres ,voilà un bon sujet de dissertation.

                    comment peut-on apprécier la culutre américiane sans partager avec elle sa langue ?


                  • Gilles Gilles 8 novembre 2007 17:52

                    « comment peut-on apprécier la culutre américiane sans partager avec elle sa langue ? »

                    C’est pas Sarko qui écrit ses discours, c’est Guéant. Et lui il est bon et cultivé. Les références il les trouve, n’en doutes pas.

                    Sarko ne fait qu’énoncer son discours. J’en entendu que lors du discours de Dakar, ce n’est que dans l’avion qu’il a jeté un oeuil au discours

                    Donc le style, les références etc etc c’est Guéant. La signification des points importants c’est Sarko...enfin qui sait ?

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