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Le pic pétrolier est la cause de la guerre en Irak

Dans cet article, David Strahan étaye la thèse d’une politique étrangère américaine et britannique agressive essentiellement motivée par la crainte du pic pétrolier. Son livre, « The Last Oil Shock » constitue une étude très documentée des conséquences du déclin pétrolier : une contraction énergétique de plus en plus probable avec des effets politiques majeurs. Les motivations américaines pour l’Irak sont aujourd’hui transparentes pour celui qui refuse la propagande officielle. Elles ne font que confirmer le caractère fondamental du rôle du pétrole dans la crise systémique de l’Occident. Mais le drogué saura-t-il admettre son addiction mortelle et se soigner ou continuera-t-il à accuser les autres de le priver de sa drogue ? A quelle point cette drogue n’est-elle pas constitutive de son pouvoir, voire de son identité ?

Le pic pétrolier est la cause de la guerre en Irak

David Strahan, texte original sur son blog, publié aussi par le Guardian.

Alors même que l’un des principaux architectes de la guerre en Irak se lave aujourd’hui les mains de tout le chaos sanglant qu’elle a engendré, les véritables raisons de cette invasion ne sont que vaguement connues de la sphère publique. Il est vrai que des éléments de plus en plus précis montrent l’intérêt très intense des compagnies pétrolières internationales pour cette guerre. A la fois BP et Shell ont évalué l’état des gisements de pétrole pour le compte du gouvernement irakien dans l’espoir de signer des contrats majeurs lorsque les conditions seront meilleures ; Chevron possède une équipe en attente sur la frontière avec le Koweit, et la semaine dernière, Rex Tillerson, le patron d’ExxonMobil, a affirmé à Londres : "Nous attendons avec impatience le jour où nous pourrons établir un partenariat avec l’Irak afin de développer tout ce potentiel de ressources." Mais malgré l’influence et les intérêts indubitables des grandes compagnies pétrolières, la décision d’attaquer n’a pas été prise dans la salle du conseil d’administration. La question de la guerre en Irak est effectivement complètement liée au pétrole, mais dans une mesure qui dépasse les intérêts individuels des grandes corporations - aussi puissantes soient-elles.

Le grand secret qui hante les salles de décision de la Maison Blanche et du 10 Downing street est le fait que la production globale de pétrole va très probablement atteindre son maximum [Ndt : moment appelé "Peak Oil"] puis entrer dans une phase de déclin terminal, dans les dix ans qui viennent - le résultat incontournable de 40 ans de diminution des découvertes de pétrole et d’une consommation toujours croissante. La production de pétrole est déjà sur le déclin dans 60 des 98 pays producteurs de pétrole - en particulier aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Le Dr Michael Smith de la firme de conseils Energyfiles prévoit que 14 pays vont encore rejoindre les rangs des pays en déclin durant les 10 années à venir. La production globale de pétrole des pays de l’OCDE est en baisse depuis 1997, et tous les prévisionnistes majeurs - y compris les optimistes notoires tels que ceux de l’Agence Internationale de l’Energie et d’ExxonMobil - s’attendent à ce que la production mondiale hors-OPEP atteigne son "peak" d’ici 2015. A partir de ce moment-là, tout dépendra du cartel de l’OPEP, mais malheureusement, il existe des éléments de plus en plus significatifs qui montrent que ses pays membres ont exagéré la taille de leurs réserves depuis des décennies, et que leur production pourrait aussi chuter d’ici peu.

Comme je le rapporte dans The Last Oil Shock, la compagnie internationale de conseil en matière pétrolière PFC Energy a expliqué à Dick Cheney en 2005 qu’à partir d’une estimation plus réaliste des réserves de l’OPEP, sa production pourrait atteindre son "peak" en 2015. Cet événement plongerait la production globale dans sa phase de déclin terminal, avec pour conséquence presque certaine l’explosition du prix du pétrole, une récession très marquée et pire encore. Un rapport du ministère US de l’Energie, lui aussi publié en 2005, en arrivait à la conclusion que sans un plan de prévention mis en place 20 ans à l’avance, l’impact social et économique du "peak oil" global serait "sans précédent" [Ndt : voir cet article de William Clark]. Les éléments s’accumulent pour suggérer que ses peurs étaient déjà bien présentes dans les esprits de Cheney, Bush et Blair.

Dans un monde où la pénurie de pétrole menace, l’Irak représentait une opportunité unique. Avec 115 milliards de barils de réserves, l’Irak possédait les troisièmes plus grandes réserves mondiales de pétrole, et après des années de guerres et de sanctions, elles étaient également parmis les plus inexploitées. A la fin des années 90, la production de pétrole irakienne s’établissait à une moyenne journalière de 2 millions de barils, mais avec les investissements nécessaires, ses réserves devaient être capables de soutenir une production trois fois plus élevée. Non seulement les sanctions empêchaient la production irakienne de croître, mais elles endommageaient activement la structure géologique des gisements de pétrole du pays en bloquant l’accès de la compagnie nationale pétrolière à des produits chimiques et des équipement essentiels. En janvier 2000, dans l’une des séries de rapports au Conseil de sécurité, les inspecteurs spécialisés de l’ONU ont prévenu que les sanctions avaient déjà causé des dommages irréversibles aux gisements irakiens, et continueraient sur la voie de "pertes définitives de très grandes réserves de pétrole". Mais les sanctions ne pouvaient pas être levées alors que Saddam était toujours en place, donc si le pétrole irakien devait servir à différer le déclin de la production globale, le monstre si longtemps soutenu par l’Occident devait partir.

Comme je l’explique dans The Last Oil Shock, la CIA était aussi parfaitement au courant de la valeur unique de l’Irak, ayant dès 1998 elle-même payé en secret pour que de nouvelles cartes de la géologie pétrolière de l’Irak soient dessinées. Cheney lui aussi savait, s’inquiétant publiquement de la déplétion globale lors d’une conférence à Londres l’année suivante, où il notait que "le Moyen-Orient, avec les deux tiers des réserves mondiales de pétrole et les coûts de production les plus bas, reste en définitive l’endroit où se trouve le trésor". Blair lui aussi avait des raisons d’être anxieux à propos du pétrole : la production britanique en mer du Nord avait atteint son "peak" en 1999 - et se trouvait en déclin depuis - alors qu’en 2000, des manisfestations liées au pétrole avaient montré de manière extrêmement claire l’importance du maintien de l’approvisionnement.

Le gouvernement britannique n’a jamais conduit sa propre estimation du moment où le "peak oil" global frappera, tout au moins aucune qu’il n’ait rendue publique, et ceci même s’il y était fortement poussé par son rapport de synthèse sur l’énergie en 2006. Mais il est significatif de noter que deux des plus proches conseillers de Blair croient que cet événement arrivera aux alentours de 2015. Lors d’une conférence l’année dernière, Sir David Manning - le principal conseiller en politique étrangère de Blair lors de la course vers la guerre en Irak - faisait remarquer un consensus grandissant pour estimer le "peak" à "un moment entre 2010 et 2020", alors que le conseiller scientifique en chef Sir David King m’a dit de manière emphatique en 2005, "dix ans ou moins". Ainsi, même si le gouvernement refuse de prendre publiquement position sur le "peak oil", ce concept a clairement pénétré les cercles de décision du pouvoir au plus haut niveau.

Les peurs communes de la Grande Bretagne et de Etats-Unis liées au domaine de l’énergie furent secrètement formalisées lors de la planification de la guerre en Irak. Il est largement admis que le soutien de Blair en faveur de l’attaque date du sommet avec Bush qui a eu lieu à Crawford en avril 2002. Le titre du Times de ce week-end-là fut caractéristique : L’intervention en Irak est retardée mais "certaine". Il est par contre moins bien connu qu’au même sommet, Blair a proposé, avec l’accord de Bush, de mettre en place le Dialogue US-UK sur l’énergie, un contact diplomatique permanent dédié à "la sécurité et la diversité énergétique". Il n’en fut fait aucune annonce et l’existence de ce Dialogue ne fut révélée que plus tard, suite à une demande sous la loi US Freedom Of Information Act.

Les deux gouvernements refusent toujours de révéler le contenu de certains meetings entre des ministres et des officiels qui ont eu lieu dans le cadre de ce Dialogue, mais dans certains documents qui ont été rendus publics, l’un d’entre eux datant de fevrier 2003 précisait que pour combler la demande mondiale prévisible en pétrole, la production de pétrole du Moyen-Orient devrait doubler d’ici 2030 jusqu’à plus de 50 millions de barils par jour, et proposait "une étude ciblée pour déterminer les besoins en capitaux et investissements dans certains pays-clefs du Golfe". Ainsi, à l’aube de l’invasion, les officiels britanniques et américains discutaient en secret des moyens d’augmenter la production pétrolière de la région et nous sommes invités à croire qu’il n’y a là que pure coïncidence. La guerre en Irak n’était évidemment pas motivée par la seule avidité des compagnies pétrolières mais essentiellement par une détresse stratégique.

L’ironie la plus amère de cette histoire est que l’invasion a créé les conditions qui garantissent que la production de pétrole irakienne restera bloquée pour les années à venir, rendant l’imminence du "peak oil" global encore plus proche. Donc, si c’était ça le plan A, il y a lieu de s’inquiéter du plan B.


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78 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 4 septembre 2007 11:23

    Il est évident que le pétrole est la cause de la guerre en Irak. Que voulez-vous que ce soit d’autre ? smiley


    • fouadraiden fouadraiden 4 septembre 2007 11:39

      non, pas la Cause ,mais une des nombreuses conditions indispensables.

      du pétrole il en existe aussi en Russie.


    • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 11:57

      Bonjour fouadraiden,

      Cette remarque

      « du pétrole il en existe aussi en Russie »

      m’incite à penser que vous n’avez pas vraiment compris le texte de Strahan. L’intérêt géostratégique du MO est qu’il sera dans quelques années en possession des 2/3 des réserves mondiales de pétrole.

      Or le pétrole n’est pas seulement une source de richesse, c’est surtout une source de pouvoir, même « une source hallucinante de pouvoir stratégique », pour reprendre les mots du département d’état américain que Chomsky reprend souvent.

      Et voilà ce qui fait peur aux américains. Perdre leur hégémonie, leur pouvoir de contrôle sur les autres grandes puissances : Europe, Chine, Russie. Sans parler de la perte de leur économie qui sera laminée par la contraction énergétique.

      Et voilà aussi la raison pour laquelle ils veulent aujourd’hui déclencher une guerre contre l’Iran. Il veulent le contrôle de cette région pour maintenir leur pouvoir stratégique. Ce faisant, ils choisissent de plus en plus la voie sans issue et sans retour de la chute des empires.

      Le terrorisme, les armes de destructions massives, l’islamo-fascisme ... ne sont que des prétextes transparents aux visées impériales de néoconservateurs.


    • fouadraiden fouadraiden 4 septembre 2007 12:09

      SALUT Dominique,

      je ne faisais que répondre à la Mouche, qui comme beaucoup expliquent les récents événements au MO par le pétrole.raisonnement erroné, car court et surtout faux !

      il faut encore comprendre la singularité de cette configuration stratégique qui seule autorise les Etats -Unis(quelques soient les administrations) à agir de la sorte.c’est tout.

      pourquoi les Américians ont-ils fait le choix du MO ? ce choix remonte à quand ?

      le raisonnement n’est pas valable si l’on remonte plus en avant.


    • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 12:14

      Evidemment, les USA ont aussi attaqué parce qu’ils pensaient en avoir les moyens. Mais ça ce n’est pas forcément ce qu’on appelle une cause, bien qu’on puisse en discuter car l’existence d’une grande capacité militaire et d’un énorme budget pour la faire fonctionner peuvent éventuellement expliquer le besoin de s’en servir. Bref l’organe créé la fonction.

      Les USA n’auraient pas eu les moyens d’attaquer la Russie, trop dangereux. Ils auraient pu choisir le Venezuela mais je le répète, le « véritable trésor stratégique est en définitive le Moyen Orient » (dixit Cheney).


    • fouadraiden fouadraiden 4 septembre 2007 12:22

      et trésor stratégique qui remonte à quand ? quand ont-ils consolidé leur position ? en 1990 ou quoi ?

      le pétrole n’est donc pas non plus ce qu’on peut appeler une cause directe.

      ce sont les pays du golfe qui financent la politique pétrolière des Etats-Unis.


    • La mouche du coche La mouche du coche 4 septembre 2007 16:15

      Fouad plane smiley


    • leneant 4 septembre 2007 11:26

      Quelques liens sur le « peak of oil » :

      ASPO (Association pour l’étude des pics de production de pétrole et de gaz naturel) France : http://aspofrance.org/

      Tout à un pic (document PDF de l’ASPO) : http://aspofrance.viabloga.com/files/CERTU-JL-30mai.pdf

      Le loup derrière la porte (Etat actuel du pétrole) : http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais

      Oléocène.org : http://www.oleocene.org/


      • bulu 4 septembre 2007 11:51

        Vous voulez dire que les medias mentent tous les jours (par omission) en parlant de l’irak.


        • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 11:58

          A votre avis, disent-ils la vérité ?


        • frédéric lyon 4 septembre 2007 12:04

          Encore un article ridicule, qui ne tient pas debout, écrit par un domestique.

          Le pétrole est-il la cause de l’intervention en Irak ?

          Bien sûr que non !

          Comment feraient les pays producteurs de pétrole pour donner à manger à leurs populations, s’ils n’avaient pas du pétrole à vendre ?

          Ils consacrent les trois-quarts de la ressource pétrolière pour importer des produits alimentaires. C’est à dire qu’ils dépensent les trois-quarts d’une ressources en voie d’épuisement pour financer des besoins récurrents !

          Si les Saoudiens n’avaient pas de pétrole ils se nourriraient aujourd’hui comme les Maliens, avec des briques. Et c’est ainsi qu’ils se nourriront quand la manne sera épuisée.

          Par conséquent, les pays producteurs de pétrole SONT OBLIGE de le vendre ! Ils sont d’ailleurs tellement obligés d’en passer par là que les occidentaux se sont foutus pas mal de savoir qu’un Sadam Hussein en profitait pour massacrer son propre peuple, et ceci pendant des décennies.

          Qu’est-ce que ça pouvait bien nous faire qu’il massacre des kurdes ou des chiites ? On tirait son pétrole du sol, comment faire autrement, les arabes sont incapables techniquement de l’exploiter, on l’enlevait et on faisait un chèque : merci et au revoir.

          Et l’autre couillon se prenait pour un caïd !

          Qu’est-ce qui s’est passé en Irak ? Pas grand chose : Un âne qui a cru que c’était arrivé et qui a commençé à emmerder tout le monde, a eu les yeux plus gros que le ventre et il a voulu piquer aussi le pétrole de ses voisins !

          Trop c’est trop ! Il s’est fait virer. Où est le problème ?

          il faut être un domestique des sunnites irakiens, ou une de leur coréligionnaires, pour s’en offusquer aujourd’hui.

          Un clou en a chassé un autre, et c’est tout.


          • fouadraiden fouadraiden 4 septembre 2007 12:14

            depuis cette guerre nombre d’imbéciles semblent avoir découvert les catégories sunnites,chiites et kurdes.

            depuis ,ils nous bassinent avec cette trinité mésopotamienne.

            avant que nous disaient-ils de cette région du monde ? Rien.


          • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 12:32

            Ce que frederic lyon nous explique, c’est que les arabes/perses sont en train de consommer notre pétrole (qui se trouve sous leur sol) pour se nourrir, ce qui est vraiment scandaleux ... il faut donc intervenir rapidement pour stopper ce gâchis, voir les exterminer pour qu’ils arrêtent de manger notre pétrole. Mais à part ça, le pétrole n’a évidement rien à voir avec l’intervention américaine ...

            Quand on en arrive à ce niveau d’hypocrisie et d’incohérence intellectuelle, je crois qu’il n’y a plus rien à faire.


          • pallas 4 septembre 2007 12:23

            Le petrole commence a manquer. Il faut savoir que le petrole par le biai de ses derivés, permet la creation du plastique, les medicaments, les pesticides, les fibres synthetiques, le revetement de bateau. Nous a l’air du petrole, remplacer uniquement l’essence ne changera rien sur le manque important qu’il adviendra pour le fonctionnement de la societe. sachant que toutes les matieres premieres commencent a manqué, tel que le cuivre, le zinc, les differents metaux en regle general, nous rentrons dans une air de chaos de matiere premiere qui amenera a une fin de civilisation. Les guerres actuels, dont celle de l’Irak, ne sont plus artificiels comme se fut le cas tout au long du XIX eme et XX eme siecle, car elles permettaient aux grandes industries et Trusts de pouvoir engranger enormement de fond financier redistribuer a la bourse faisant monté en puissance les etats occidentaux, les USA en sont le meilleur exemple. L’arctique est le nouvel enjeu faisant toutes les convoisites dont le premice d’une nouvelle guerre froide entre Russie et USA fait le jour. C’est la guerre de la survie des nations dans un contexte ou les ressources, je dit bien toutes les ressources qu’elles soient energiques ou alimentaires du a la mort des sols et des oceans commencent serieusement a se faire sentir. La guerre froide entre la Chine et le Japon est du principalement que la mer du Japon le stock de ressources alimentaires ( poisson, crustacé ) sont tres bas.


            • fouadraiden fouadraiden 4 septembre 2007 12:25

              faux, argument déjà utlilisé dans les années 70 en pleine crise énergétique.

              nous ne savons strictement rien quant aux possibilités futures des ressources fossiles.


            • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 12:27

              Oui nous vivons dans un monde de contraction générale des ressources mais la plus significative, celle qui aura l’impact le plus fort, c’est indiscutablement le pétrole car il est le sang de l’économie mondiale. Et il n’y a aucune chance qu’on lui trouve un remplaçant à court/moyen terme. Il faut au moins 20 ans pour remplacer l’infrastructure si on trouve une source d’énergie alternative.


            • stephanemot stephanemot 4 septembre 2007 12:28

              Ne confondons pas les fins et les moyens.

              La guerre en Irak a été « vendue » aux SIG / lobbies par les néocons, mais elle a été voulue en priorité par les theocons.

              Ces derniers avaient besoin de la « vendre » au congrès et se sont servis des néocons, mais le pétrole n’était pas leur objectif. George W. Bush a voulu la guerre en Irak pour les mêmes raisons qu’il veut la guerre en Iran aujourd’hui : assurer le succès du fondamentalisme dont il se réclame.


              • fouadraiden fouadraiden 4 septembre 2007 13:25

                et vous, vous confondez psychologie avec histoire.

                ce que croient l le président américian et consorts en se rasant le matin n’a strictement aucune importance.


              • Christophe 4 septembre 2007 12:31

                Dans la mesure où cet article très orienté se contente de broder autour d’une simple (hypo)thèse développée par un simple journaliste, il me semble que l’honnêteté intellectuelle de quelqu’un qui se présente comme un chercheur aurait dû vous conduire à prendre les précautions d’usages. Ne serait-ce qu’en commençant par remplacer votre titre par :

                a) Le pic pétrolier pourrait être la cause de la guerre en Irak,

                b) Le pic pétrolier pourrait être une des causes de la guerre en Irak,

                c) D’après le journaliste David Strahan le pic pétrolier pourrait être une des causes de la guerre en Irak.

                Pour le reste, cet article fait un grand amalgame entre des choses connues de tous (l’arrivée prochaine du pic oil), les craintes des uns et des autres (la pénurie prochaine d’énergie fossile, attendue et préparée depuis plus de 10 ans) et une bonne dose de démagogie. Le résultat est un mauvais article de désinformation dont on devine facilement les motivations.


                • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 12:35

                  Je n’ai fait que traduire l’article de Strahan et rajouter mon propre commentaire. Quand à Strahan, lisez son livre et voyez par vous-mêmes s’il n’a rien à vous apprendre. Par ailleurs, cet article contient lui-même des informations qui ne sont pas si connues que cela. Connaissiez-vous l’existence du discours de Cheney ? Celle du Discours ? Les positions des conseillers de Blair ? ...


                • Forest Ent Forest Ent 4 septembre 2007 13:06

                  Compte-rendu intéressant et utile. « Se non e vero, e ben trovato. » Bien évidemment, le pétrole a un rôle central dans l’occupation des restes de l’empire ottoman.

                  Mais j’ai un soupçon rampant du fait que cette guerre a plusieurs causes, et dont certaines sont économiques, politiques, et intérieures aux US.


                  • BMD 4 septembre 2007 15:12

                    @Larchey-Wendling, ne surestimez pas le potentiel pétrolier de l’Irak : 115 milliards de barils, cela fait moins de 4 ans de la consommation mondiale actuelle ! Cela dit, il ne faut pas sous-estimer les effets de la crise pétrolière qui se profile. Un excellent petit ouvrage français sur ce thème est celui de Jancovici et Grandjean, « Le plein s’il vous plaît », à lire absolument.


                    • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 15:31

                      Vous avez raison, même ces énormes réserves (3ième mondiale) ne constitue que 4 années de consommation actuelle (84 millions de barils par jour). Mais si vous avez bien compris le problème du « peak oil », vous savez que les réserves de pétroles ne sont pas l’élément clef.

                      Ce qui est important pour retarder l’arrivée du « peak oil », c’est les capacités de production journalières. Or la capacité de l’Irak était estimée à 6 millions de barils par jour au lieu de 1.5 millions d’avant l’invasion. De quoi donner une grande bouffée d’air frais aux marchés pétroliers qui sont aujourd’hui saturés. Aucun pays n’a aujourd’hui la capacité d’augmenter sa production en cas de pépin ailleurs, pas même l’Arabie Saoudite. Le marché fonctionne à flux tendu et tout accident/guerre peut conduire à la pénurie.

                      Lisez le discours de Cheney de 1999 :

                      "For the world as a whole, oil companies are expected to keep finding and developing enough oil to offset our seventy one million plus barrel a day of oil depletion, but also to meet new demand. By some estimates there will be an average of two per cent annual growth in global oil demand over the years ahead along with conservatively a three per cent natural decline in production from existing reserves. That means by 2010 we will need on the order of an additional fifty million barrels a day. So where is the oil going to come from ?

                      ...

                      While many regions of the world offer great oil opportunities, the Middle East with two thirds of the world’s oil and the lowest cost, is still where the prize ultimately lies."

                      Traduction :

                      « Nous avons besoin de trouver une capacité nouvelle de production de 50 millions barils par jours. D’où le pétrole pourra-t-il bien venir ? ... le Moyen Orient avec le 2/3 du pétrole mondial et les couts de production les plus bas, reste en définitive l’endroit où se cache le trésor. »

                      Alors oui l’Irak n’était suffisant pour solutionner ce problème ... mais sans l’Irak, il n’y avait aucune solution envisageable à ce problème. Et qu’on ne vienne pas m’accuser présenter des informations douteuses, le discours d’un Cheney, c’est de la première main en ce qui concerne la politique étrangère/énergétique américaine.


                    • frédéric lyon 4 septembre 2007 15:40

                      Chers amis, la censure islamiste et la charia n’ayant pas été instaurées en France, je vous reposte mon message précédent, déjà cliqué à -9, par une coalition de domestiques.

                      La prochaine fois je le reposterais en trois exemplaires successifs, puis la fois suivante en 6 exemplaires, et ainsi de suite en doublant à chaque fois.

                      Le contenu de mon message est parfaitement pertinent avec le sujet de l’article et n’a donc pas à être censuré. Le délit d’opinion n’existe pas en France, certains d’entre vous restent encore à le découvrir.

                      Voici, bonne lecture :

                      Encore un article ridicule, qui ne tient pas debout, écrit par un domestique. Le pétrole est-il la cause de l’intervention en Irak ?

                      Bien sûr que non !

                      Comment feraient les pays producteurs de pétrole pour donner à manger à leurs populations, s’ils n’avaient pas du pétrole à vendre ?

                      Ils consacrent les trois-quarts de la ressource pétrolière pour importer des produits alimentaires. C’est à dire qu’ils dépensent les trois-quarts d’une ressources en voie d’épuisement pour financer des besoins récurrents !

                      Si les Saoudiens n’avaient pas de pétrole ils se nourriraient aujourd’hui comme les Maliens, avec des briques. Et c’est ainsi qu’ils se nourriront quand la manne sera épuisée.

                      Par conséquent, les pays producteurs de pétrole SONT OBLIGES de le vendre ! Ils sont d’ailleurs tellement obligés d’en passer par là que les occidentaux se sont foutus pas mal de savoir qu’un Saddam Hussein en profitait pour massacrer son propre peuple, et ceci pendant des décennies.

                      Qu’est-ce que ça pouvait bien nous faire qu’il massacre des kurdes ou des chiites ? On tirait son pétrole du sol, comment faire autrement, les arabes sont incapables techniquement de l’exploiter, on l’enlevait et on faisait un chèque : merci et au revoir.

                      Et l’autre couillon se prenait pour un caïd !

                      Qu’est-ce qui s’est passé en Irak ? Pas grand chose : Un âne qui a cru que c’était arrivé et qui a commençé à emmerder tout le monde, a eu les yeux plus gros que le ventre et il a voulu piquer aussi le pétrole de ses voisins !

                      Trop c’est trop ! Il s’est fait virer. Où est le problème ?

                      il faut être un domestique des sunnites irakiens, ou une de leur coréligionnaires, pour s’en offusquer aujourd’hui.

                      Un clou en a chassé un autre, et c’est tout.


                      • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 15:45

                        Je répète ma petite explication de frederic lyon dans le texte :

                        Ce que frederic lyon nous explique, c’est que les arabes/perses sont en train de consommer notre pétrole (qui se trouve sous leur sol) pour se nourrir, ce qui est vraiment scandaleux ... il faut donc intervenir rapidement pour stopper ce gâchis, voir les exterminer pour qu’ils arrêtent de manger notre pétrole. Mais à part ça, le pétrole n’a évidement rien à voir avec l’intervention américaine ...


                      • frédéric lyon 4 septembre 2007 16:07

                        Il n’y a pas plus de « peak oil » que de beurre en broche :

                        La LIMITE PHYSIQUE des réserves d’hydrocarbures sur la planète est inconnue et le demeurera éternellement, car il est probable que les humains auront cessé de consommer les hydrocarbures pour produire de l’energie bien avant que cette limite, si cette limite a vraiment un sens, soit atteinte.

                        Quant à la consommation d’hydrocarbures comme matière première pour la fabrication de matières plastiques, par exemple, elle est, et demeurera, négligeable par rapport à cette limite inconnue, de toutes façons.

                        Par conséquent l’article de Larchey Wendling n’est qu’un tissu d’âneries monumentales, proférées par un militant politique qui défend ici on ne sait trop quels objectifs (bien qu’ils soient assez facile de les deviner).

                        Il s’agit donc d’un article de désinformation.

                        Les seules limites que connaissent les réserves pétrolières sont des limites économiques, et non physiques, basées sur une estimation à la louche des réserves DECOUVERTES et qui pourraient être mise en EXPLOITATION de FACON RENTABLE, au prix de vente actuel du pétrole.

                        Autrement dit, ces réserves « économiques » augmentent mécaniquement avec l’augmentation du prix du barril, car l’augmentation du prix du barril rentabilise des réserves qui ne l’étaient pas auparavant et stimule la recherche de nouvelles réserves.

                        C’est la raison pour laquelle les compagnie se préparent à exploiter les réserves qu’elles ont déjà repéré dans le Grand Nord, ou les gisement bitumineux à forte viscosité, ou les pétroles des grands fonds marins.

                        Quant au Moyen-Orient, il produira toujours un pétrole de bonne qualité, à un coût très faible. La part de la production du Moyen-Orient déclinera cependant progressivement par rapport à la production mondiale, sans jamais disparaitre complétement.

                        Dernier point : Les américains se moquent totalement du pétrole du Moyen-Orient, dont ils dépendent très peu pour leurs approvisionnements. Les Etats-Unis sont un gros producteur de pétrole eux mêmes et, pour ce qui leur manque, ils se fournissent au Mexique, au Canada, au Vénézuela (et ce crétin de Chavez est très content de le leur vendre, sinon comment ferait-il pour bouffer ?). Et demain, ils auront le pétrole de l’Artique en Alaska et au Canada.


                      • frédéric lyon 4 septembre 2007 16:17

                        Et voici notre auteur qui nage en plein délire, qui saute du pétrole à l’eau douce, dont chacun sait que les Américains vont manquer aussi.

                        Ce qui devrait selon notre grand spécialiste des questions pétrolières et acqueuses, les conduire à envahir le Canada !!!!

                        A la niche.


                      • frédéric lyon 4 septembre 2007 16:20

                        Et voici notre auteur qui nage en plein délire, qui saute du pétrole à l’eau douce, dont chacun sait que les Américains vont manquer aussi. Ce qui devrait selon notre grand spécialiste des questions pétrolières et acqueuses, les conduire à envahir le Canada !!!!

                        A la niche.


                      • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 16:25

                        Vous ressortez les sempiternelles arguments des économistes qui ne connaissent pas le début du commencement de ce qu’est l’exploitation pétrolière pour expliquer que de toutes façons la technologie et l’argent nous sauveront de tout et que même s’il n’y a plus de pétrole, nous saurons extraire de l’énergie d’autres sources — dont pour l’instant nous ne connaissons même pas l’existence.

                        Avez-vous seulement lu les témoignages recueilli par David Strahan auprès des conseillers de Tony Blair ? L’attitude et la politique occidentale vous parait-elle intéressante à observer pour comprendre ses motivations ? Voir le discours de Cheney ?

                        Non, vous vous contentez de ressortir ad nauseam la vertu du système américain à résoudre tous les problèmes avec la technologie et l’argent. Pourtant, je vous l’assure, il n’y a pas d’énergie dans la technologie, ni dans l’argent (encore que sous forme de papier, on puisse éventuellement le bruler). Pour citer le livre de Strahan, la seule véritable grande idée de l’Occident en matière de technologie depuis deux siècles, c’est le pétrole.

                        Il vaudrait mieux que le système américain trouve une alternative au pétrole, à grande échelle et rapidement, sinon je vous assure qu’il tomber en panne sèche ... au passage, avez-vous noté le discours de Bush : « America is addicted to oil » ... encore un illuminé qui raconte n’importe j’imagine ...


                      • Olivier 4 septembre 2007 15:44

                        2 remarques : 1) le Canada a les 2ie réserves pétrolières au monde, un potentiel incomparablement supérieur à l’Irak , et qui prouve que le peak oil n’est pas pour demain.

                        2) Dans un moyen orien politiquement arriéré et instable, le renversement de la dictature Irakienne et la mise en place d’une démocratie modèle auraient pu etre facilement financées par les ressources en pétrole du pays, pays avancé dans le moyen orien. C’était sans compter sur les tensions inter ethniques.


                        • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 16:06

                          Les réserves canadiennes n’ont rien à voir avec celle du MO. C’est du bitume ... ça coute très cher en eau et en énergie pour en extraire du pétrole. Ca se récolte avec des camions et de pelleteuses géantes. Ca n’a rien à voir avec creuser un trou et regarder le pétrole jaillir du sol sans le moindre effort comme au bon vieux temps. Ils n’atteindront jamais 6 millions de barils par jours de production comme les américains l’espèrent. Aujourd’hui ils sont à 1.5 mbj il me semble.

                          Je le répète, se référer uniquement aux quantités de réserves sans considérer la qualité et les couts, c’est ne rien connaitre ni comprendre à l’exploitation pétrolière. C’est de l’économie immatérielle pour les naïfs.

                          Le Canada ne remplacera jamais le MO. C’est physiquement impossible. Sinon, les USA l’auraient déjà annexé d’une manière ou d’une autre. Ce qu’ils feront peut-être si ils ont un problème d’eau douce.


                        • frédéric lyon 4 septembre 2007 16:22

                          Il y a un bug dans l’interface d’Agoravox et on ne parvient pas toujours à placer ses messages où l’on voudrait.

                          Excusez-moi, mais je voulais qu’il soit là où je le mets maintenant (si ça marche comme je l’espère :

                          Et voici notre auteur qui nage en plein délire, qui saute du pétrole à l’eau douce, dont chacun sait que les Américains vont manquer aussi. Ce qui devrait selon notre grand spécialiste des questions pétrolières et acqueuses, les conduire à envahir le Canada !!!!

                          A la niche.


                          • bernard29 candidat 007 4 septembre 2007 17:41

                            Il y a quand même une certaine contradiction parce qu’on ne peut oublier que ce qui intéresse les compagnies pétrolières pour leur bussiness c’est la stabilité politique d’un pays. Et bien évidemment une dictature est trés intéressante de ce point de vue. Il est quand même bien plus simple de corrompre un dictateur et ses sbires qu’un état qui voudrait s’émanciper sur la voie démocratique.

                            C’est ce qui me gêne dans votre explication. Ainsi, on pourrait aussi expliquer la position de la france par le fait qu’elle avait plutôt intérêt au Statut Quo. Le régime de Saddam était assez favorable aux entreprises françaises.

                            Ainsi expliquer la guerre d’Irak par le pétrole et le peak oil ne me paraît pas convainquant, même si des considérations pétrolières ne sont certainement pas étrangères aux problèmes du Moyen orient. Ne parle t’on pas de la « malédication de l’or noir. » ?


                            • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 18:18

                              « Et bien évidemment une dictature est trés intéressante de ce point de vue. »

                              Tout à fait. Mais je crois que l’article explique bien que les sanctions suite à l’invasion du Koweit empêchaient les compagnies US de pénétrer le marché irakien etc. Votre question est peut-être, pourquoi n’ont-ils pas tout simplement remplacé une dictature par une autre ? J’avoue que je n’ai pas de réponse certaine à cette question si ce n’est la volonté d’avoir la vertu de son côté : on peut commettre les pires horreurs si on se donne l’impression de le faire pour le bien de l’humanité. C’est plus difficile d’être complètement cynique face aux citoyens US.

                              Oui la France avait intérêt au statu quo. Les américains le savaient parfaitement et c’est pour ça qu’ils ont orchestré une lamentable campagne anti-française. Dans son Energy Task Force en janvier 2001, Cheney a étudié précisément quels intérêts étrangers risquaient d’être furieux de la futur intervention en Irak. La France mais aussi la Russie, la Chine et l’Allemagne ont tout de suite été identifiées comme potentiellement hostiles à cette guerre en devenir.

                              Ni la France ni les USA n’ont jamais recherché l’intérêt du peuple irakien. Les grandes puissances défendent avant toute chose leur propre intérêt, c’est à dire celui de leur élite dirigeante.

                              « Le régime de Saddam était assez favorable aux entreprises françaises. »

                              Oui enfin ça c’est en théorie parce qu’en pratique, il y a une grosse dette que l’Irak n’a jamais remboursé. Alors en réalité, les entreprises françaises qui ont travaillé avec l’Irak se sont enrichies sur le dos du contribuable français ...

                              « Ne parle t’on pas de la malédication de l’or noir. »

                              Tout à fait mais qui est maudit aujourd’hui ? Les USA ou le peuple irakien ?


                            • Stephan Hoebeeck Stephanesh 4 septembre 2007 20:24

                              Je pense que les américains préfèrent réellement les démocraties. Mais si la démocratie ne leur est pas favorable, ils veulent bien une dictature...

                              Le problème d’un pouvoir corrompu est que les Chinois peuvent aussi donner des pots de vin...


                            • Dominique Larchey-Wendling 4 septembre 2007 20:50

                              « Je pense que les américains préfèrent réellement les démocraties. »

                              Il n’y a pas de différence entre démocratie et régime pro-Occidental dans l’esprit d’un dirigeant américain. Regardez l’exemple du Hamas en Palestine ou du Liban. Les USA ont tenté l’expérience démocratique et ont vite compris que les démocraties obtenues ne leur seraient pas favorables. Alors ils ont fait marche arrière.


                            • slimou 4 septembre 2007 18:13

                              Candidat 007,

                              je crois que vous mettez le doigt sur un aspect fondamental de l’économie du pétrole actuelle : Les pays consommateurs ne le payent pas à son juste prix. Il est en quelque sorte subventionnés par les pays producteurs et notamment les emirats et l’arabie saoudite qui : 1- le bradent 2- remettent la plus grande part de l’argent dans le circuit financier international au lieu de l’investir dans des infrastructures qui leut font pourtant défaut.

                              si ces pays accédaient à une gestion un peu plus honnête de leur ressource pétrolière, les cours s’envoleraient vers des sommets qui contraindraient les gaspilleurs que nous sommes à revoir, outre nos modes de vie et de consommations, nos politiques industrielles et agricoles où le gaspillage est roi.

                              je n’ai pas lu "le plein s’il vous plait, cité ici, mais les fiches de lecture sur le net disent qu’il reprend cet argumentaire...

                              vivre sans pétrole n’est pas envisageable, mais vivre avec beaucoup moins de pétrole est tout à fait possible (sans même diminuer notre espérance de vie) et ferait du bien à la terre entière, sauf à une poignée de fous affamés de puissance.... et qui ont le doigt sur le bouton nucléaire...


                              • Stephan Hoebeeck Stephanesh 4 septembre 2007 21:49

                                La monarchie arabique remet sur les marché occidentaux une grande partie de ses capitaux parce qu’elle sait pertinamment que son pouvoir va s’effondrer et donc elle sauve les meubles.

                                Quand l’Arabie sera vide de pétrole le peuple aura toujours l’Islam, et les princes auront l’argent, ils ne vivront d’ailleurs plus dans leur pays...


                              • Internaute Internaute 4 septembre 2007 19:57

                                En regardant les statistiques du gouvernement américain sur les importations de pétrole brut en juin 2007

                                http://tonto.eia.doe.gov/dnav/pet/pet_move_impcus_a2_nus_epc0_im0_mbbl_m.ht m

                                on s’apperçoit que les USA importent du pétrole d’une soixantaine de pays et que onze d’entre eux font 90% des importations. Il s’agit par ordre décroissant du Canada 19%, Arabie 15%, Mexique 14%, Vénézuéla 11%, Nigéria 9%, Irak 6%, Algérie 5%, Angola 5%, Koweit 3%, Equateur 2% et Lybie 1%.

                                Dans ce contexte, les pétroles d’Irak n’apparaissent absolument pas comme une source d’approvisionement à caractère si stratégique qu’ils justifient une guerre. Si l’on met dans le prix du baril irakien le coût de la guerre on atteint des sommes sans communes mesures avec une quelconque nécessité économique.

                                On lit de plus en plus d’articles et on entend de plus en plus de commentaires qui cherchent à accréditer auprés de l’opinion la thèse d’une invasion de l’Irak pour mettre la main sur son pétrole. Cette thèse est absurde et les chiffres prouvent le contraire. Saddam Hussein n’a jamais menacé de ne pas vendre son pétrole aux USA et il n’y avait donc aucune raison pour que les USA fassent monter aussi haut le prix du baril irakien.

                                En fait on essaye de cacher l’effroyable culpabilité du pouvoir juif international dans la destruction d’une des rares démocraties du moyen-orient (pas encore à nos normes c’est vrai) et dans le massacre de 650.000 personnes, un véritable génocide. La principale faute de Saddam est de s’être réclamé ouvertement de Saladin et de Nabucchodonosor. Ce jour là il a signé son arrêt de mort. Les lobbys juifs américains, nommés aussi néo-cons, ont tout fait pour que les USA aillent détruire l’Irak. Déjà en 2003 Collin Powell allait promettre à l’AIPAC dans un discours resté célèbre que les jours de Saddam étaient comptés. Tous les mensonges ont été utilisés et ils ont trouvé une complicité religieuse des évangélistes américains qui sont encore plus sionistes que les sionistes juifs.

                                Une bonne synthèse a été publiée par deux professeurs américains.

                                « The Israël lobby and US foreign policy »

                                John J. Mearsheimer - Department of Political Science - University of Chicago

                                Stephen M. Walt - John F. Kennedy Scholl of Government - Harvard University.


                                • slimou 4 septembre 2007 20:08

                                  « En fait on essaye de cacher l’effroyable culpabilité du pouvoir juif international dans la destruction d’une des rares démocraties du moyen-orient (pas encore à nos normes c’est vrai) » .

                                   ?????

                                  vous écrivez de Corée du Nord ou quoi ?

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