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Accueil du site > Actualités > International > Le Pic pétrolier : Les signes sont là...

Le Pic pétrolier : Les signes sont là...

Le pic pétrolier mondial (ou Pénurie mondiale de pétrole) est le fondement même de la crise économique, son origine. Certains attribuent la crise à la finance et n’ont pas totalement tort. Il s’avère que la crise financière est la conséquence du choc pétrolier, comme on le verra plus tard dans le chapitre consacré a la crise financière sur ce blog.

Pour essayer d’être bref, en voici les grandes lignes (Ces observations découlent du bon sens) :

  • 1) Effectivement, il reste encore énormément de pétrole dans le monde (environ la moitié des réserves initiales).
  • 2) Les réserves de pétrole de tous les pays du monde sont limitées (une réserve fini par se vider) ;

« La technologie n’augmente pas les réserves, la technologie vide le puits plus vite.  » Jean Laherrère

  • 3) Avec le temps, la production d’un puits de pétrole finit inexorablement par décliner (déplétion) ;
  • Principe du pic de production d’une ressource naturelle épuisable.
  • 4) Le pétrole produit (qui sort du sol), est consommé quelques jours plus tard par l’économie mondiale (peu de stocks) ;
  • 5) La consommation mondiale de pétrole augmente fortement (de l’occident mais également des pays émergements, en particulier de l’Asie) ;

« Demandez à un cadre dirigeant du monde pétrolier dans combien de temps les deux milliards d’Indiens et de Chinois vivront comme un Français actuel. Avant toute réponse, vous obtiendrez un grand éclat de rire. » Jean-Marc Jancovici

  • 6) La croissance des économies modernes est proportionnelle à leur consommation d’énergie.
  • Consommation mondiale de pétrole : 1973 : 1er choc pétrolier / 1980 : deuxième choc pétrolier)

    « Le pétrole fait l’argent, pas l’inverse. » Pic Pétrolier

Évolution du cours du pétrole au cours du temps (En dollars courants)

Évolution du cours du pétrole au cours du temps (1970-2011 / En dollars courants)

  • 8) La production de pétrole des puits "conventionnels" ne croit plus depuis 2006 (Passage du Pic de production pétrolière des puits "conventionnels", source AIE) ;
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Évolution de la production mondiale de pétrole depuis 1900

  • 9) Les signes sont là : depuis 2006, la course vers les gisements plus "sales" et beaucoup moins productifs (schistes, pétroles lourds, sables bitumineux…), découverts depuis longtemps et ayant un taux de retour énérgétique (EROI) de plus en plus faible (exemple : sur les sables bitumineux du canada, l'EROI est de 2:1 = On brule 1 baril sur place pour en produire 2, vos poumons apprécient...) ;
Evolution du prix du baril de petrole depuis 2003 (en dollars)

Évolution du prix du baril de pétrole 2003-2014 (en dollars)

Involution de la teneur atmosphérique en CO2 (mesurée a Hawaï)

  • 10) Inexorablement, la consommation devra s’adapter a une production qui baisse. Nous finirons donc par exploiter le gaz et le pétrole de schiste en France (durée de vie moyenne d'un puit de schiste : 2 ans seulement)  ;
Évolution de la production d'un gisement de schiste au cours du temps (en années)

Évolution de la production d’un gisement de schiste au cours du temps (en années)

A savoir : En 2011, 70% de l’électricité mondiale était produite à partir de pétrole, charbon ou gaz selon l’AIE (Alors que seulement 10% du pétrole extrait est destiné à produire de l’électricité…).

Cours de l'uranium, 1980-2012 (en $, Pics en 2007 et 2008)

Cours de l’uranium, 1980-2012 (en $, Pics en 2007 et 2008)

« Si on n’augmente pas le prix de l’énergie, on se dirige tout droit vers une dictature. » Marcel Boiteux, directeur d’EDF de 1967 à 1987.

-

En fait, 60% du pétrole produit est utilisé dans les transports à travers le monde qui ne fonctionnent … qu’au pétrole ! (99,8%)

En réalité, la crise économique est avant tout une crise énergétique !

Les questions qui résultent de ces observations sont donc :

  • A partir de quel moment nos économies ne pourront-elles plus supporter le poids d’un pétrole de plus en plus cher ? (Voir : crise financière)
  • Quels pays arrêterons de consommer (pour que les autres puissent continuer) et pourquoi ?
  • Dans un monde ou les armées n’ont jamais été aussi puissantes, quelles en seront les conséquences ?

-

Plus d’informations ?

"Comprendre le pic pétrolier" sur le blog de Benoit Thévard (ingénieur indépendant)

"Le futur Pic pétrolier" Sur le blog de JM JANCOVICI (Polytechnicien et expert en énergie)

Vous trouverez également des vidéos sur le sujet dans l’onglet Liens


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126 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 27 mars 2014 10:15

    Le pétrole sera remplacé par le bio pétrole car la TIPP miamm, les gouvernements ne peuvent pas s’en passer. (En plus les automobilistes peuvent êtres malmenés et sur-taxés car ils deviennent des vilains pollueurs)

    Si il n’y en as plus, l’énergie se fera soit par hydrogène, soit par électricité, soit par géothermie qui eux sont illimités.
    Quand aux produits manufacturé, le bio pétrole sera aussi efficace que le pétrole actuel.
    La crise est donc une fausse crise visant a se faire un maximum de fric sur les peurs des citoyens.


    • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 11:06

      Malheureusement il semble que ces bioénergies dont vous parlez ne sont pas énergétiquement rentable (EROI) :

      L’EROI de l’hydrogène est actuellement de 1:6 (il faut 6 barils de pétrole pour produire 1 baril d’équivalent pétrole). Bilan énergétique négatif donc.

      L’EROI des bio carburants de 1ere et 2eme génération est en moyenne de 1:1 (1 baril de pétrole consommé pour en produire 1) Bilan énergétique nul

      Les biocarburant de 3eme génération ont un EROI de 2:1 à 3:1. Ceux là commencent par etre rentable énergétiquement mais pas financièrement car un litre de carburant à un cout de revient estimé à 10 euros et ces process sont difficiles à mettre en oeuvre à échelle industrielle.

      La géothérmie n’est pas du tout une source d’énergie « illimité » (Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (LAVOISIER). Nous ne connaissons pas les effets de son exploitation intensive sur la stabilité géologique de l’écorce terrestre.

      L’électricité ne fera pas avancer nos voitures à grande échelle et d’ici 5 ans...

      Seul le charbon reste « rentable » et peut être liquéfié pour donner de l’équivalent pétrole. Nous verrons bien.

      Le problème n’est pas tant ici de savoir si ont veux ou pas s’en passer mais plutôt si on va avoir le choix.

      http://www.dailymotion.com/video/xz0sw2_pic-petrolier-chimere-ou-danger-imminent-m-auzanneau_news#from=embediframe


    • nenyazor 27 mars 2014 11:46

      Et sur les bio carburants, à un moment, il faudra choisir entre manger et conduire...


    • Ruut Ruut 27 mars 2014 11:54

      Rien n’empêche de faire de la culture de bio carburant ou alimentaire, en sous sol , dans les mers ou en orbite.
      Ces technologies agricoles de production bio sont en cour de validation.


    • anomail 27 mars 2014 12:10

      En considérant les volumes produits, si on fait des agro (et non bio) carburants, à terme on en fera sans doute assez pour mettre dans les tracteurs (ce qui est tout de même rassurant), mais pas dans les voitures ni dans les camions.

      Le problème numéro 1 de la raréfaction du pétrole n’est pas de se déplacer mais de manger (chute des rendements agricoles).

      Dans notre économie on considère généralement l’agriculture comme une activité mineure, mais en fait tout le reste repose dessus. Si on ne mange pas on ne fait rien d’autre.


    • anomail 27 mars 2014 12:11

      En considérant les volumes produits, si on fait des agro (et non bio) carburants, à terme on en fera sans doute assez pour mettre dans les tracteurs (ce qui est tout de même rassurant), mais pas dans les voitures ni dans les camions.

      Le problème numéro 1 de la raréfaction du pétrole n’est pas de se déplacer mais de manger. Dans notre économie on considère généralement l’agriculture comme une activité mineure, mais en fait tout le reste repose dessus.


    • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 12:52

      @ Ruut :

      Oui bien sur, vous êtes réaliste et éclairé. On sera capable de nourrir la planéte entière d’ici 5 ans en produisant du mais sur la Lune...

      Qu’est ce qu’il ne faut pas entendre...

      @anomail :
      La distribution de la nourriture demande elle aussi énormement de pétrole. Ce n’est pas le tout de produire, il faut aussi pouvoir rendre la production disponible...


    • nenyazor 27 mars 2014 13:09

      @ Ruut
      « Rien n’empêche de faire de la culture de bio carburant ou alimentaire, en sous sol , dans les mers ou en orbite.
      Ces technologies agricoles de production bio sont en cour de validation. »

      Le mythe d’aller chercher ce qui nous manque sur les autres planètes est vraiment ridicule. L’énergie a déployer pour ce qu’il y a à gagner est tellement énorme que énergétiquement ca ne vaut pas le coût.
      Quant à la production en sous-sol ou dans les mers, je reste largement sceptique... J’aimerais bien connaitre l’EROI théorique de ces technologies, les besoins en métaux, etc... (parce que oui, le principe de pic s’applique à toute ressource non renouvelable, et les métaux en font partie.) La solution miracle, je n’y crois pas vraiment...


    • Ruut Ruut 27 mars 2014 13:47

      Avant de penser a l’agriculture vivrière et des agros carburants en orbite, il y a l’agriculture sous ternaire ou dans des blocs qui permet largement de multiplier par 1000 les surfaces agricoles.
      Si on ajoute la possibilité de produire sous l’eau, les surfaces augmentent encore.
      Et la technologie souterraine et sous marine ne nous coûtera pas si cher en transports.
      En quoi une usine de production de fruits et légume bio sous un centre commercial coûterait cher en transport ?
      Quand a la source d’énergie, la géothermie, non polluante et abondante est disponible.
      Le pire c’est que c’est déjà technologiquement prêt.


    • devphil30 devphil30 27 mars 2014 16:21

      Déjà on doit choisir entre boire ou conduire ...

      Alors en plus si on doit aussi choisir entre manger et conduire autant ne plus conduire . smiley

      Philippe 

    • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 16:25

      "Avant de penser a l’agriculture vivrière et des agros carburants en orbite, il y a l’agriculture sous ternaire ou dans des blocs qui permet largement de multiplier par 1000 les surfaces agricoles.« 

      Savez-vous que les plantes, au même titre que tout les organismes vivants, ont besoin d’énergie pour proliférer. Dans le cas de notre production alimentaire, cela correspond à de l’énergie solaire/lumineuse.

      Pour faire pousser des plantes dans un sous-sol, il vous faudra des lampes (type lampe à sodium) très énergivores. Cependant, et je vous l’accorde, on parlera ici d’énergie électrique (nucléaire/charbon) et non pas de pétrole donc.

      Néanmoins, c’est toujours une question d’EROI : Énergie consommée/Énergie produite. Il est fort peu probable que ce type de méthode n’ai pas un bilan énergétique très négatif...

       »Si on ajoute la possibilité de produire sous l’eau, les surfaces augmentent encore.
      Et la technologie souterraine et sous marine ne nous coûtera pas si cher en transports.« 
      Comment faites vous pour produire sous l’eau ? Quelle source d’énergie est utilisée ? Résonnez en terme d’EROI pour mettre tout le monde d’accord.

       »En quoi une usine de production de fruits et légume bio sous un centre commercial coûterait cher en transport ?« 

      Voir plus haut. Dans ce cas, ce ne serait peut être pas cher en transport, mais en terme de bilan énergétique : vous PERDEZ de l’énergie en alimentant vos plantes en lumière...

       »Quand a la source d’énergie, la géothermie, non polluante et abondante est disponible. Le pire c’est que c’est déjà technologiquement prêt.« 

      La géothermie peut entrainer des dégâts irréversibles en terme de géologie (séismes, tsunami, éruptions...) Prendre l’énergie au système »planète" lui en fait perdre autant. Cette énergie est nécessaire à son équilibre thermodynamique. Allons nous persévérer sur cette voie jusqu’à l’extinction ?


    • Croa Croa 27 mars 2014 21:50

      « Et sur les bio carburants, à un moment, il faudra choisir entre manger et conduire... »

      ça dépend pour qui :

      - Le choix se posera à un nombre de gens de plus en plus restreint et ces gens choisiront encore de manger et de conduire.
      - Les autres, de plus en plus nombreux, devront renoncer d’abord à conduire, puis à manger !

       smiley L’humanité est ainsi faite smiley


    • Ruut Ruut 28 mars 2014 08:13

      De toute façon au rythme ou vont les choses, pour avoir des produits de qualité, seule les productions en milieu fermé sont viable a notre époque.

      La radioactivité de plus en plus présente et très loin de disparaître et les autres polluants atmosphériques, sans parler des contaminations OGM ne laissent plus la possibilité de produire des produits de qualité en atmosphère.

      Oui, c’est énergivore, mais les choix sont limités et la géothermie est la plus efficace des solutions à moyen long terme pour remplacer l’énergie nucléaire qui a prouvé son immense dangerosité.

      Les petites installations géothermiques n’ont à ce jour jamais provoqué le moindre problème et permettent une production d’eau chaude et d’électricité à un coût extrêmement faible dans le temps sans risque contrairement aux mines de charbon. pétrole et gaz qui eux ont prouvé leur dangerosité au niveau géologique.

       

      Quand a une agriculture sous marine (je préfère cette solution à la malnutrition ou aux guerres de territoires) les sources de production d’énergie non polluantes sous marines sont aussi très importantes.

       

      Je crois en un futur en paix basé sur des sources d’énergies électrique propres.

      Il existe énormément de moyen de produire proprement de l’électricité que se focaliser sur les pires moyens qui son le charbon, le bois, le gaz et le nucléaire est soit une imposture soit un choix politique qui ne sert pas les citoyens.

      Mais merci pour tes commentaires très intéressants.


    • picpetrolier picpetrolier 3 avril 2014 11:35

      "De toute façon au rythme ou vont les choses, pour avoir des produits de qualité, seule les productions en milieu fermé sont viable a notre époque.« 

      Qu’est ce que vous appelez »viables" ? Car comme ça ne l’est pas sur le plan énergétique, ca ne l’est forcement pas économiquement (et oui c’est lié !)


      La radioactivité de plus en plus présente et très loin de disparaître et les autres polluants atmosphériques, sans parler des contaminations OGM ne laissent plus la possibilité de produire des produits de qualité en atmosphère.
      Plutôt d’accord.

      Oui, c’est énergivore, mais les choix sont limités et la géothermie est la plus efficace des solutions à moyen long terme pour remplacer l’énergie nucléaire qui a prouvé son immense dangerosité.

      A moyen terme mais a quelle échelle ? Vous rendez-vous compte du bilan énergétique hyper-positif (donc intéressant) du nucléaire en comparaison de la géothermie. (combien de centrale géothermiques et de quelle taille pour produire l’équivalent d’une central nucléaire).

      Quelles conséquences sur l’équilibre thermodynamique de la planète si on lui soutire autant d’énergie ?

      La meilleure solution (en terme de rentabilité énergétique = économique) reste le charbon...

      Les petites installations géothermiques n’ont à ce jour jamais provoqué le moindre problème et permettent une production d’eau chaude et d’électricité à un coût extrêmement faible dans le temps sans risque contrairement aux mines de charbon. pétrole et gaz qui eux ont prouvé leur dangerosité au niveau géologique.

      Oui petites. Seulement en ce monde, étant donné la population, il n’y a plus de place que pour le gigantisme. Sinon c’est pipi dans l’eau...
      Les mines ne sont que la « zone » ou on extrait la ressource mais on ne produit pas d’énergie à cet endroit... Ne pas tout confondre donc.


    • Martha 27 mars 2014 10:52


       Complètement creux cet article.

       J’aime bien : Il reste encore énormément de pétrole dans le monde (environ la moitié des réserves initiales*). Et la jolie courbe en cloche qui dit tout !

       Pourrait-on avoir enfin qque chose de sérieux sur ce sujet ? SVP.

       * C’est vrai, puisqu’on vous le dit !


      • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 11:09

        Quand vous dites « quelque chose de sérieux » voulez vous dire « quelque chose qui vous rassure ? »

        Dans ce cas, je vous invite à allumer votre télé et regarder Hollande parler de croissance.

        « Quand le sage lui montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt »


      • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 11:28

        La courbe dont vous faite référence à pour légende : PRINCIPE de la courbe de production d’une RESSOURCE NATURELLE ÉPUISABLE.

        Elle s’applique donc au pétrole mais aussi à toute autre réserve naturelle issue d’un gisement. (mines en particulier)

        C’est bien sur une courbe de principe. L’allure dépend des techniques d’extraction, du gisement lui même, des contraintes géologiques etc...

        Une 50aine de pays producteurs ont déjà passé leur pic pétrolier (dont la France)
        Je vous invite à voir l’allure de ces courbes sur le site web dédié de JM JANCOVICI (Polytechnicien et expert en énergie)

        http://www.manicore.com/documentation/petrole/pic_passe_petrole.html

        Merci


      • anomail 27 mars 2014 12:13

        Martha, développez s’il vous plait.

        En quoi l’article est-il creux ?
        Qu’attendez-vous d’un article qui traite de ce sujet ?


      • Martha 27 mars 2014 13:09

         @ anomail

         Il y a des mystères :

         1° Pourquoi, apparemment, personne ne vient limiter limiter l’utilisation des hydrocarbures ? Poids des véhicules en hausse, 4x4 en veux-tu en voilà. Circulation aérienne à tout va. Il est loin le temps de 2cv et de la fiat500.
         S’ils étaient en voie d’épuisement ce serait la première chose intelligente à faire.

         2°Pourqoi les hydrocabures de surface, les plus faciles à extraire se trouvent « sur » les zones de failles ou de fractures : rifts, sous continent indien qui soulève la plaque Eurasiatique, chocs de météorites et autres. Et que très profond, a plus de cinq km bien en dessous des couches sédimentaires on trouve du gaz et du pétrole à profusion et sous des pressions énormes  ? ? ?

         3° Saura-t-on enfin la vérité sur ce qui s’est passé vraiment à « deapwater horizon » ? On voudrait savoir, cela me parait plus intéressant que de lire : « en réalité, la crise économique est avant tout une crise énergétique ». Il y a un côté comique dans cette affirmation qui se veut on ne peut plus sérieuse.

         4°Pas clair du tout ce que l’on nous raconte à propos du gaz de schiste. Cela ressemble tout à fait à un enfumage de première grandeur. En tout cas il me semble qu’il provient plutôt d’en dessous que l’inverse.

         5° Si les hydrocarbures étaient si rare, il serait grand temps de les économiser et il y a bien des moyens de le faire. Cela ne semble pas à l’ordre du jour.

         ...de gros mystères...


      • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 13:25

        @ Martha :

         1° Pourquoi, apparemment, personne ne vient limiter limiter l’utilisation des hydrocarbures ? Poids des véhicules en hausse, 4x4 en veux-tu en voilà. Circulation aérienne à tout va. Il est loin le temps de 2cv et de la fiat500.
         S’ils étaient en voie d’épuisement ce serait la première chose intelligente à faire.

        La réponse est dans le mot croissance : Si on réduit notre consommation de pétrole, on rentre en récession économique. —> Crise financière
        De plus je ne crois pas que les USA et la Chine fassent eux-aussi ce genre d’efforts. Ils consommeront simplement ce que nous ne consommerons plus pour augmenter leur propre taux de croissance. C’est ce qu’on appelle la guerre économique.

        2°Pourqoi les hydrocabures de surface, les plus faciles à extraire se trouvent « sur » les zones de failles ou de fractures : rifts, sous continent indien qui soulève la plaque Eurasiatique, chocs de météorites et autres. Et que très profond, a plus de cinq km bien en dessous des couches sédimentaires on trouve du gaz et du pétrole à profusion et sous des pressions énormes ? ? ?

        A profusion, c’est très relatif... Une réserve fini par se vider.

        La crise énergétique pousse TOTAL, SHELL et CHEVRON a se précipiter pour piller l’Argentine de son gaz de schiste.

        Ils viennent juste de faire la même chose au Vénezuela, le laissant dans la situation qu’on connait aujourd’hui (pic de production moyen d’un puits de schiste : 2ans seulement !)

        Eldorado au Vénezuela (Avril 2011) :

        http://www.lemonde.fr/planete/artic...

        Eldorado en Argentine (Avril 2014) :

        http://www.lesechos.fr/entreprises-...

        3° Saura-t-on enfin la vérité sur ce qui s’est passé vraiment à « deapwater horizon » ?

        Pour le prix réel de l’accident de la plateforme deepwater horizon, je croit savoir que BP n’a pas été plus affecté par l’amende que nos réserves de pêche par les sulfates ou les récoltes américaines par les pluies acides. Il est vrai que BP à du dépenser une petite fortune dans des études d’impact pour arriver à la conclusion que les effets sur l’environnement étaient négligeables... D’autres « incidents » de ce genre moins visibles (moins proche des cotes des pays occidentaux) sont arrivés avant et après ce scénario et passé sous silence (fuites importantes en mer du nord, plateformes offshores au large de l’Afrique et de l’Indonésie, sans compter ce que les industriels appellent « incidents »)

        « On voudrait savoir, cela me parait plus intéressant que de lire : en réalité, la crise économique est avant tout une crise énergétique ». Il y a un côté comique dans cette affirmation qui se veut on ne peut plus sérieuse."

        Il n’y a qu’a regarder les crises économiques précédentes (1971/1980/2006) pour comprendre : toutes liés au pétrole...

        Notre économie est comme un moteur, vous lui donner moins d’énergie et elle ralentie...

        4°Pas clair du tout ce que l’on nous raconte à propos du gaz de schiste. Cela ressemble tout à fait à un enfumage de première grandeur. En tout cas il me semble qu’il provient plutôt d’en dessous que l’inverse.

        http://french.ruvr.ru/2013_10_02/La-bulle-de-gaz-de-schiste-aux-Etats-Unis-se-degonfle-5559/

        5° Si les hydrocarbures étaient si rare, il serait grand temps de les économiser et il y a bien des moyens de le faire. Cela ne semble pas à l’ordre du jour.

        Retour question 1. Quels moyens de le faire sans ralentir notre « machine » économique et donc notre croissance ? = chômage/récession/crise financière...


      • anomail 27 mars 2014 16:46

        Notre économie est basée sur une croissance permanente et exponentielle.

        Pour quelle raison ?

        Parce que les banques créent la monnaie sous forme de dette, mais ne génèrent jamais celle nécéssaire au paiement des ibntérêts qu’elles demandent en retour.
        Résultat : Pour que ce système tienne il faut toujours plus de dette, donc toujours plus d’emprunteurs et toujours plus d’activité productive.

        Or un système qui ne tient debout que si il y a sans cesse de nouveaux entrants, ça s’appelle comment ?

        C’est très bien expliqué ici : https://www.youtube.com/watch?v=R-Bg_B9OhPU

        Toujours plus d’activité productive, donc...

        Produire c’est quoi ? C’est transformer de la matière première à l’aide d’énergie.

        Cette logique se heurte actuellement à une limite : On trouve sur terre de l’énergie fossile et des matières permières en quantité finies.
        Dans notre cas, c’est l’extraction pétrolière qui plafonne et qui commence à ralentir.

        Les énergies renouvelables dont on nous rebat les oreilles sont certainement très bien mais pour l’instant elles sont insignifiantes et ne sont pas prêtes à prendre le relais des énergies fossiles en terme de volume.

        Donc si on ne se met pas à décroître de façon contrôlée cela se fera brutalement.

        L’ajustement va se produire d’une façon ou d’une autre.

        La population humaine sera automatiquement réduite à ce que la planète peut nourrir de façon stable.

        C’est inévitable C’est juste de la physique.

        Certains croient que la science viendra nous sauver, comme d’autres croient en Dieu ou aux extraterrestres.
        Ce n’est pas impossible, c’est juste d’une probabilité non mesurable. A mon avis il ne faut pas trop compter dessus puisque c’est du domaine des croyances qui ne s’appuient sur rien de concret.


      • peak.singularity peak.singularity 28 mars 2014 00:46

        Pour répondre à 1° et 5°, un extrait du livre The Energy of Nations (sorti en 2013) de Jeremy Leggett, un entrepreneur, géologue de formation, qui a eu l’occasion d’observer de prés la politique énergétique du Royaume-Uni et des grandes compagnies pétrolières :
        (rapidement traduit par mes soins, extraits des pages 28-33 du livre)

        Parc St James, Londres, Octobre 2004
        (écrit du point de vue de Jeremy Leggett, qui discute avec un homme de Tony Blair)
        (...)
        Je trouve qu’il a une connaissance du sujet qui dépasse de loin les bases. Il ne me dit pas qu’il est d’accord avec moi qu’il y a un problème. Il ne dit pas non plus qu’il n’est pas d’accord.

        Je lui demande comment les citoyens inquiets comme moi peuvent mieux inscrire nos préoccupations au sujet du pic pétrolier dans le débat politique dominant. La question languit, comme il le sait, très loin derrière le changement climatique dans l’esprit du public et des politiciens.

        Il réfléchit pendant un moment, regardant par la fenêtre. J’assume qu’il se demande comment au mieux répondre évasivement. C’est un homme qui sait bien évader les questions.

        « Le problème que vous avez, Jeremy, c’est que les hommes politiques n’ont aucun bénéfice à en retirer. »

        Je trouve sa réponse incroyable. Je lui demande d’expliquer.

        « Si l’argument du pic pétrolier précoce est vrai, et que le pic et le choc pétrolier frappent lorsque vous êtes au pouvoir, vous êtes foutus. La machine à mensonges de l’opposition va vous en faire porter le chapeau, et vous ne pourrez rien faire pour persuader le public friand de tabloides du contraire. D’un autre côté, si vous êtes dans l’opposition et croyez au pic pétrolier précoce, et essayez d’en avertir la population, vous serez accusé d’alarmisme irresponsable par l’industrie de l’énergie ainsi que par le gouvernement du moment. Vous allez vous faire crucifier par la presse. Oh, et les électeurs vont vous détester de leur faire imaginer un futur sombre. »

        Donc, je dis, si je comprends bien, vous vous cramponnez et espérez que les compagnies comme BP ont raison dans leur estimations ?

        Il hausse les épaules, en utilisant les mains de cette manière latine qui sous-entend : « hé, qu’est ce qu’on peut y faire ? »

        Pas d’évitement des questions aujourd’hui, il semblerait...

        Je note qu’il a l’air de trouver tout cela assez amusant.

        Je me demande si c’est un pré-requis à la survie dans son univers...

        Siège de BP, Place St James, Londres, 11 Novembre 2004
        (écrit du point de vue de Jeremy Leggett, qui discute avec Tony Hayward, une ancienne connaissance du temps ou ils étaient tous les deux des jeunes géologues, dans les années 80. En 2004 Tony Hayward est presque au sommet de la hiérarchie de BP)
        (...)
        BP a choisi depuis longtemps d’admettre la réalité du réchauffement global et du changement climatique qu’il provoque.

        « Le gouvernement doit s’y mettre et gouverner », me dit il. « Ils doivent mener sur cette problématique ».

        C’est ce que disent tous les patrons de compagnies pétrolières, j’objecte. Et les gouvernements disent l’inverse - tout du moins, ceux qui prennent la ménace au sérieux : « Si seulement les compagnies des énergies fossiles cessaient leurs efforts infernaux de sape de nos efforts d’élaboration des politiques », ils me disent, « si seulement ils agissaient de manière volontaire en face de la menace, peut être que nous pourrions arriver à quelque chose. » Cette partie de ping-pong du transfert de blâme est une des raisons majeures pour laquelle on n’arrive pas à sortir du piège des gaz a effet de serre. Comment sortir de cette impasse ?

        Tony Hayward regarde sa montre. Je suis clairement en train de tester sa patience.
        (...)


      • Martha 29 mars 2014 09:48

         @picpétrolier :

         J’ai beau faire, lire et relire votre article, regarder votre doigt et tout autant l’endroit du ciel que vous voulez nous montrer, la Lune n’y est pas. « Désolé », le ciel est clair, elle est derrière vous.

         Vous reprenez la thèse officielle et rien ne colle dans ce que vous dites.
         On ne sait pas très bien où se situe la crise économique dont vous parlez : est-ce celle qui frappe les pays Européens et les Etats-Unis ? De quelle crise économique parle-t-on ? De marasme de l’emploi, celui du commerce ?

         Parlons de notre pays, la France : vous réduisez les causes de la crise dans laquelle est plongé celle-ci, que tout le monde constate, à l’augmentation du coût de l’énergie. Ce phénomène serait inéluctable, du fait de l’augmentation croissante du besoin, chez nous, mais surtout ailleurs et tout autant, lié à l’épuisement de la ressource, qui est réduite ici a celle des hydrocarbures, qui sont d’origine fossile, puisque vous le dites et de ce fait, en quantité finie et en voie d’épuisement.
         Tout est faux dans ces affirmations.
         C’est ce qui explique la brièveté de ma pique initiale. C’était plus simple. Si vous voulez on peut débattre de chacun de ces points.

         Lien entre NOTRE crise économique et le prix des hydrocarbures.
         Lien entre le prix des hydrocarbures et leur rareté.
         Lien entre besoins énergétiques et ressources en hydrocarbures.
         Liens entre : « origine » des hydrocarbures prouvée (abiotique) et non prouvée (biotique ou « fossile »), phantasmes divers bien entretenus par le pouvoir médiatique au service de la haute finance et renoncements divers : intellectuels, imaginatifs, ou réalistes, tout simplement.
         Ca fait beaucoup. On peut tjs commencer...


      • picpetrolier picpetrolier 3 avril 2014 10:54

        @ peak.singularity :
        Merci d’avoir partagé ce témoignage qui montre bien la partie de ping pong qui se joue en coulisse entre politiciens et pétrolier sur la question du pic pétrolier.

        Une chose est édifiante depuis 40 ans : On préfère mentir qu’agir...

        @ Matha

         « Vous reprenez la thèse officielle et rien ne colle dans ce que vous dites. »

        La thèse officielle c’est qu’il y a du pétrole pour encore 40 ans...

        .
         "On ne sait pas très bien où se situe la crise économique dont vous parlez : est-ce celle qui frappe les pays Européens et les Etats-Unis ? De quelle crise économique parle-t-on ? De marasme de l’emploi, celui du commerce ?« 

        On parle bien ici de la montée du chômage en Europe, de pays qui sont au bord de la faillite (Grèce, Espagne, Portugal...)

        http://www.economywatch.com/economy-business-and-finance-news/an-alternative-theory-for-the-worlds-limited-oil-supply.29-10.html

        Croissance mondiale en bleu (World GDP = PIB Mondial) comparée à la consommation de pétrole (en rouge) et plus particulièrement d’énergie (en vert)

        On remarquera que les courbes croissance et consommation de pétrole sont intimement liées...

        Voyez notre société comme une machine qui à besoin de pétrole pour fonctionner (Toute notre confort et notre richesse nous vient du pétrole finalement).
        .
        Pour rappel :

        .

        - C’est l’énergie (la lumière du soleil) qui à permis l’apparition de la vie.
        - La découverte du feu à permis l’apparition des premiers »homos« (- 350 000 ans).
        - Le charbon à permis la première révolution industrielle.
        - Le pétrole à permis la seconde révolution industrielle et à la population mondiale de passer de 250 millions d’individus en 1850 à plus de 7 milliards aujourd’hui (en moins de 150 ans)...

        http://www.financialsense.com/contributors/gail-tverberg/how-high-oil-prices-lead-to-recession


        Évolution de la consommation de pétrole en Grèce (1980 : 2eme choc pétrolier : guerre du golfe) comparée au PIB.

        .

        D’après Darwin, nous sommes issus d’une bactérie, et une bactérie à besoin par nature d’énergie pour se répliquer. Moins d’énergie dans la machine économique signifie que le système est contraint de ralentir...

        .

          »Parlons de notre pays, la France : vous réduisez les causes de la crise dans laquelle est plongé celle-ci, que tout le monde constate, à l’augmentation du coût de l’énergie. Ce phénomène serait inéluctable, du fait de l’augmentation croissante du besoin, chez nous, mais surtout ailleurs et tout autant, lié à l’épuisement de la ressource, qui est réduite ici a celle des hydrocarbures, qui sont d’origine fossile, puisque vous le dites et de ce fait, en quantité finie et en voie d’épuisement.
         Tout est faux dans ces affirmations.
         C’est ce qui explique la brièveté de ma pique initiale. C’était plus simple. Si vous voulez on peut débattre de chacun de ces points.« 

        .

        Bof. Le prix de l’énergie est encore bien trop sous estimé pour avoir un impact.

        C’est tout le paradoxe du modèle de l’offre et la demande : Le prix n’augmente que lorsqu’il n’y en a plus assez pour tout le monde...

         A ce moment certains doivent arrêter de consommer d’une manière ou d’une autre (faillite) pour que les autres acteurs aient à nouveau accès au produit.

        C’est donc une guerre économique en toile de fond avec pour enjeu principal l’approvisionnement en énergie..

        .

        L’Europe et le Japon sont dépendants à 95% de l’étranger pour le pétrole (hors Mer du Nord qui s’épuise rapidement). Bien plus que les grandes puissances qui produisent encore du pétrole (Chine, Russie, USA) et qui sont donc en meilleure posture pour l’instant.

        Si par exemple la Russie coupait les vannes du gaz et du pétrole à l’Europe (30% de sa consommation totale). La récession serait immédiate.

        Ce n’est pas une question d’argent mais d’énergie. Je ne le répète pas assez : Le pétrole fait l’argent, pas l’inverse.
        .

        Lien entre NOTRE crise économique et le prix des hydrocarbures.

        On a vu que l’Europe est importateur net (à 95%) de pétrole. Plus on à recours à des dettes pour acheter ce pétrole, plus la valeur ajoutée des produits issus du pétrole diminue, plus la compétitivité baisse, plus la monnaie qui repose de plus en plus sur des dettes perd de sa valeur...

        En gros : On manque d’énergie pour produire plus de richesses. On produit donc de l’argent (via les dettes) pour acheter de l’énergie...

        Ce n’est pas une question d’argent mais d’énergie  !

        .
        Lien entre le prix des hydrocarbures et leur rareté.
        Pas vraiment de lien, ce n’est pas une question d’argent !

        Le prix des hydrocarbures n’explose qu’une fois que la pénurie est déjà là (Une fois que c’est déjà trop tard donc..)

        .
        Lien entre besoins énergétiques et ressources en hydrocarbures.
        Lien important : le pétrole est à la base de la fabrication et de l’entretien de toute les autres formes d’énergies ( »renouvelables", nucléaire...). 

        .
         Liens entre : « origine » des hydrocarbures prouvée (abiotique) et non prouvée (biotique ou « fossile »), phantasmes divers bien entretenus par le pouvoir médiatique au service de la haute finance et renoncements divers : intellectuels, imaginatifs, ou réalistes, tout simplement.

        Je ne vois pas ce que vous voulez dire : Le pétrole est une ressource non renouvelable dont les réserves sont par conséquent limitées.

        La seule chose qu’on essaye d’éviter de vous dire c’est que notre société industrielle trouve son équilibre économique en se reposant sur cette énergie abondante et pas chère que l’on nomme pétrole.

        Le pétrole est à la base de tout ce que l’on possède/crée/fabrique/mange...


      • Jacques_M 27 mars 2014 10:56

        Article évidemment très intéressant et superbement rédigé, mais qui se base sur l’existence d’un pic pétrolier.
        Il existe, en modération, un article, tout aussi intéressant, qui prétend le contraire.
        J’espère que cet article : Tordre le cou à la théorie de l’origine fossile du pétrole ...
        sera publié, chacun pourra ainsi se faire une idée.


        • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 11:16

          Pour être publiée il faudrait éventuellement qu’elle ait une quelconque valeur scientifique...

          Les PDG de TOTAL, SHELL et CHEVRON on déjà admis le problème du pic pétrolier devant l’évidence scientifique et la pression des spécialistes indépendants du secteur.

          Le pic pétrolier est déjà passé pour une cinquantaines de pays producteurs dont la courbe de production et évidement en cloche.

          Je vous invite à vous renseigner un peu plus en suivant les liens cités en bas de l’article.

          Merci
           


        • Jacques_M 27 mars 2014 11:25

          Bonjour,
          L’origine fossile du pétrole est contestée par certains scientifiques (les liens se trouvent dans l’article précité).
          De toutes façons, deux problèmes resteraient d’actualité :
          1) les difficultés d’extraction,
          2) la production de CO2.
           


        • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 11:41

          Bonjour,

          Voilà qui est très intéressant ! Pouvez-vous me citer les noms de ces « spécialistes » svp ?

          Le seul problème d’actualité est la rentabilité énergétique des gisements. C’est à mon avis ce que vous appelez les difficultés d’extraction. Une fois le pic pétrolier passé l’EROI commence à tendre vers 1:1 (1 baril de pétrole utilisé pour en produire 1... arf !)

          En 1900, l’EROI des puits était de 100:1 (On creusait un trou, le pétrole jaillissait du sol. Pour 1 baril investi en énérgie, on en récupérait 100)

          En 1970 (pic pétrolier des gisements conventionnels aux USA), le EROI à commencé à tendre vers 50:1 (moyenne mondiale)

          En 2005, avant le passage du pic pétrolier des puits « conventionnels », ce EROI est tombé à 25:1

          Aujourd’hui, le EROI (moyenne mondiale toujours) est plutôt vers 15:1 et continu à diminuer (sables bitumineux 2:1 par exemple)

          Ce EROI peut représenter également la quantité de CO2 émise pour produire le pétrole. Elle augmente très rapidement.

          De plus, je crois savoir que les rejets de CO2 sont loin d’être un problème pour les pétroliers. Seule la rentabilité énergétique compte...


        • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 12:49

          Note : On estime que pour « faire tenir » une société industrielle au minimum (chômage <50%), police, armée, services de santé et entretient minimum du système (routes, réseaux de distribution d’eau, éclairage public etc...), le EROI global doit au minimum être de 8:1

          ...


        • popov 27 mars 2014 15:28
          @picpetrolier

          Pouvez-vous me citer les noms de ces « spécialistes » svp ?

          Je crois que Jacques M se réfère à la théorie de l’astrophysicien Thomas Gold, théorie suivant laquelle le pétrole ne serait pas le résultat de la dégradation de matière organique enfouie dans le sol mais aurait été présent dans les poussières et rocs qui se sont accumulés pour former la planète. Sous l’effet de la chaleur de l’intérieur de la terre (qui est due principalement à la radio activité de l’uranium et du thorium), ces hydrocarbures transpirent des profondeurs et s’accumulent là où ils rencontrent de cavité souterraines.
          Si cette théorie est exacte, les ressources seraient théoriquement presque inépuisables, à condition de ne pas pomper les cavités plu vite qu’elles ne se remplissent naturellement.

        • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 16:29

          Si c’est le cas (et j’en doute fort) alors ce processus prend beaucoup trop de temps a intervenir, où alors on consomme le pétrole beaucoup plus vite qu’il ne se régénère...

          La réalité est là : la production baisse, les puits se vident !


        • popov 27 mars 2014 16:51
          @picpetrolier

          Si c’est le cas (et j’en doute fort)

          Vous avez sans doutes une meilleure explication quant à l’abondance d’hélium dans le pétrole.

          La réalité est là : la production baisse, les puits se vident !

          Je ne dis pas le contraire. La question est la vitesse de suitement comparée à la vitesse de pompage.

        • picpetrolier picpetrolier 27 mars 2014 17:07

          « Vous avez sans doutes une meilleure explication quant à l’abondance d’hélium dans le pétrole. »

          De quoi parlez vous enfin ? De l’hélium dans le pétrole ??? Citez vos sources svp. De plus, l’hélium est un gaz neutre non-réactif. Quel rapport avec le sujet ?

          La réalité est là : la production baisse, les puits se vident !

          « Je ne dis pas le contraire. La question est la vitesse de suitement comparée à la vitesse de pompage. »

          Si vous le dites... On appellera ceci le « taux de régénération » d’un puits pétrolier alors. On le considérera néanmoins négligeable à notre échelle de temps devant la réalité physique des choses. Les puits se vident, la production s’affaisse.


        • popov 27 mars 2014 18:09
          @picpetrolier

          L’hélium est produit dans les profondeur de la terre par la désintégration alpha de certains noyaux radio actifs. L’abondance d’hélium dans le pétrole et surtout dans le gaz naturel (qui est la source d’hélium industriel) est un des arguments de l’hypothèse de Thomas Gold : l’hélium selon lui migrerait en même temps que les hydrocarbures. Je ne sais pas si cette hypothèse est correcte, je signale simplement qu’elle existe.

          Ceci dit, il est clair que la production va diminuer un jour, même si on découvre des gisements exploitable dans l’Arctique. Il faudra trouver d’autres sources d’énergie, et il n’est pas du tout sûr que les réacteurs thermonucléaires seront près à prendre la relève au bon moment. En fait il semble qu’il n’y ai pas eu beaucoup de progrès dans cette direction malgré les sommes astronomiques investies dans cette recherche.

        • Furax Furax 3 avril 2014 11:53

          Pour de qui est des « noms de ces spécialistes », voici la conclusion de l’article de « Doctorix », refusé comme d’hab :
          "

          Non seulement les prédictions que le monde “est à court de pétrole” sont fausses et éronées, mais aussi le sont les suggestions que l’exploration pétrolière et l’industrie de production pétrolière sont arrivées à “maturité” ou sont “sur le déclin”. L’expérience de l’auteur de cet article, expérience gagnée à travailler dans l’ancienne URSS durant les cinq dernières années, a fourni la preuve irréfutable que l’industrie du pétrole est en fait en train d’entrer dans sa période d’adolescence.

          * * *

          Anisimov, V. V., V. G. Vasilyev, et al. (1959). “Berezov gas-prone district, and perspectives of its development.” Geology of Oil and Gas 9 : 1-6.

          Boiko, G. E. (1968). The Transformation of deep Petroleum under the Conditions of the Earth’s Crust. Kiev, Naukova Dumka.

          Campbell, C. J. (1991). The golden century of oil : 1950-2050. Dordrecht, Kluwer Academic.

          Campbell, C. J. (1994). “The imminent end of cheap oil-based energy.” SunWorld 18(4, Dec 1994).

          Campbell, C. J. (1995). “The imminent end of cheap oil-based energy.” SunWorld 19(1, March 1995).

          Chekaliuk, E. B. (1967). Oil in the Earth’s Upper Mantle. Kiev, Naukova Dumka.

          Chekaliuk, E. B. (1971). The Thermodynamic Basis for theTheory of the Abiotic Genesis of Petroleum. Kiev, Naukova Dumka.

          Chekaliuk, E. B. and J. F. Kenney (1991). “The stability of hydrocarbons in the thermodynamic conditions of the Earth.” Proc. Am. Phys. Soc. 36(3) : 347.

          Dolenko, G. E. (1968). “The origin of oil and gas deposits in the crust of the Earth.” Geol. Zh. 2 : 67.

          Dolenko, G. N. (1971). On the origin of petroleum deposits. The Origin of Petroleum and Natural Gas and the Formation of the Commercial Deposits. Kiev, Naukova Dumka  : 3.

          Fuller, J. G. C. (1993). The oil industry today. The British Association Lectures 1993. London, The Geological Society. 53.

          Kenney, J. F. (1995). The spontaneous high-pressure generation and stability of hydrocarbons : the generation of n-alkanes, benzene, toluene & xylene at multi-kilobar pressures. Joint XV AIR/APT International Conference on High-Pressure Physics and Technology, Warsaw.

          Krayushkin, V. A. (1965). Theoretical Problems of Migration and Accumulation of Oil and Natural Gas. Synopsis of theses for degree of Doctor of Science. Moscow, I. M. Gubkin Institute of the Oil-Chemical, and Gas Industry  : 36.

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          Krayushkin, V. A., T. I. Tchebanenko, V. P. Klochko, Ye. S. Dvoryanin, J. F. Kenney (1994). Recent applications of the modern theory of abiogenic hydrocarbon origins : Drilling and development of oil & gas fields in the Dneiper-Donets Basin. VIIth International Symposium on the Observation of the Continental Crust through Drilling, Santa Fe, NM, DOSECC  : 21-24..

          Kropotkin, P. N., Ed. (1956). Origin of hydrocarbons of the Earth’s crust. Proceedings of Discussion on the Problem of Origin and Migration of Oil. Kiev, Academy of Sciences Press, the Ukrainian SSR.

          Kudryavtsev, N. A. (1951). “On the problem of petroleum genesis and the formation of oil deposits.” Neft. Kh-vo. 9 : 17-29.

          Kudryavtsev, N. A. (1959). Oil, Gas, and Solid Bitumens in Igneous and Metamorphic Rocks. Leningrad, State Fuel Technical Press.

          Kudryavtsev, N. A. (1963). Deep Faults and Oil Deposits. Leningrad, Gostoptekhizdat.

          Letnikov, F. A., I. K. Karpov, et al. (1977). The Fluid Regime of Earth Crust and Upper Mantle. Moscow, Nauka Press.

          Linetskii, V. F. (1974). The Migration of Oil and Gas at Great Depths. Kiev, Naukova Dumka.

          Mahfoud, R. F. and J. N. Beck (1995). “Why the Middle East fields may produce oil forever.” Offshore April 1995 : 58-64, 106.

          Markevich, B. P. (1966). The History of Geological Evolution, and Petroleum-Content of the West Siberian Lowland. Moscow, Nauka Press.

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          Porfir’yev, V. B. (1959). The Problem of the Migration of Petroleum and the Formation of Accumulations of Oil and Gas. Moscow, Gostoptekhizdat.

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          Raznitsyn, V. A. (1963). “Perspectives of petroleum-content of the Timan-Pechera Region.” Petroleum Geology and Geophysics 10 : 27-31.

          Simakov, S. N. (1986). Forcasting and Estimation of the Petroleum-bearing Subsurface at Great Depths. Leningrad, Nedra.

           

          Published in, “Special Edition on The Future of Petroleum” in Energy World, British Institute of Petroleum, London, June 1996.

          Republished by Russian Academy of Sciences, Kazan, 1997.

           


        • picpetrolier picpetrolier 3 avril 2014 12:47

          Bonjour,

          Campbell, C. J. (wiki) :

          Il a été parmi les premiers à attirer l’attention sur l’épuisement des réserves de pétrole, et en particulier la fin de la découverte de nouveaux gisements qui conduiront inévitablement à la déplétion après le pic pétrolier2.

          Il est le fondateur de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas (ASPO)3 et à ce titre à l’origine du Protocole de Rimini en 2003. Il a effectué plusieurs prévisions sur la date du pic pétrolier, qu’il situait vers 2010, puis 2007.

          .

          Voila ce que dit Wikipédia sur la théorie du pétrole abiotique auquel se référent vos sources :
          .
          Cette théorie, apparue au XIXe siècle, fit l’objet de nouvelles recherches et d’une mise en pratique en Union soviétique dans les années 1950 et 1960.

          Largement ignorée en Occident du fait des faibles volumes de pétrole abiotique découverts, elle n’a jamais suscité de réel intérêt parmi les géologues et est de nos jours majoritairement considérée comme scientifiquement invalide.

          Les pétrolier, dès 1850 avec la « Standard Oil », on eu la volonté de trouver de nouveaux gisements pour les exploiter.

          Les « majors » ont parcourus et sondé la planète pendant ces 150 dernières années.

          Il savent très bien faire la différence entre ce qui est exploitable, ce qui l’est moins et ce qui ne l’est pas du tout...


        • Furax Furax 3 avril 2014 14:05

          Nous avons expliqué dans notre introduction à ce dossier sur l’origine abiotique (non-« fossile ») du pétrole et de tous les hydrocarbures plus lourds que le méthane en accord avec la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole, que nous ne sommes pas « pro » pétrole, mais que le chemin vers son remplacement comme source énergétique passe par la reconnaissance du fait que pétrole et gaz naturel sont d’origine non biologique, qu’ils sont créés sous très hautes pressions et températures dans le manteau de la Terre et qu’ainsi leurs réserves terrestres sont de fait quasi inépuisables à l’échelle humaine. Reconnaître cela c’est reconnaître que la théorie du pic pétrolier et de la « rareté » du produit ne sont que des escroqueries qui permettent de contrôler gisements et prix par la classique méthode spéculative du capitalisme criminel.

          Nous avons retrouvé et traduit ci-dessous, un autre article du Dr. Kenney, ingénieur et chercheur américain membre de l’académie des sciences de Moscou , écrit en 1996 et qui synthétise très bien l’affaire de l’origine du pétrole. Ceci est toujours on ne peut plus d’actualité au vu de la situation en Ukraine et de la « découverte » de gisements importants de gaz en Ukraine de l’Ouest et en Mer Noire, gisements qui seront exploités par Exxon et Chevron. Dans cet article, Kenney explique que la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et hydrocarbures plus lourds que le méthane, n’est ni une théorie « marginale », ni même une théorie sujette à débat en Europe de l’Est, le débat scientifique ayant eu lieu entre 1951 et la fin des années 70, avec pour résultat sa validation scientifique, chose des plus importantes à noter…

          Pour arrêter la guerre du pétrole et les guerres à cause du pétrole, il suffit que cette origine abiotique inépuisable devienne enfin un acquis définitif pour que la spéculation s’arrête, ce qui provoquerait une chute rapide des prix du baril et ouvrirait une véritable fenêtre d’opportunité pour des énergies plus saines et moins polluantes, pourvu qu’on empêche les habituels criminels capitalistes (privés ou d’état, c’est la même chose) de pouvoir spéculer sur la ou les nouvelles sources…

          Lisez notre dossier sur la question et diffusez sans modération. La diffusion de la vérité nous fera sortir de la spirale mortifère de spéculation, de mensonge et de contrôle, induite par les majors du pétrole et les banquiers pour contrôler le monde , les ressources énergétiques et les peuples.

          Dossier « pétrole abiotique »

          dans :

          http://resistance71.wordpress.com/tag/theorie-petrole-abiotique/


        • picpetrolier picpetrolier 3 avril 2014 19:10

          Pour arrêter la guerre du pétrole et les guerres à cause du pétrole, il suffit que cette origine abiotique inépuisable devienne enfin un acquis définitif pour que la spéculation s’arrête, ce qui provoquerait une chute rapide des prix du baril et ouvrirait une véritable fenêtre d’opportunité pour des énergies plus saines et moins polluantes, pourvu qu’on empêche les habituels criminels capitalistes (privés ou d’état, c’est la même chose) de pouvoir spéculer sur la ou les nouvelles sources…

          Les méchants capitalistes !!

          En crise économique pour brouiller les pistes alors qu’ils croulent sous l’énergie !

          Une théorie servant particulièrement bien les intérêts Russes donc.

          A chacun sa méthode...


        • howahkan howahkan Hotah 27 mars 2014 11:35

          Ce qui est drôle je trouve, tres drôle même, c’est que on va être obligé de changer RADICALEMENT notre facon de vivre, je parle là de facon physique de vivre , or comme ceci est devenu le seul sens d’etre en vie qui nous reste, enfin que nous ayons imaginé ,c’est à dire nos objets et le confort comme raison d’être né un jours , la déprime va être balaise..........
          ça ne sera même plus le moyen age, car on ne sait même plus faire du feu....
          la fin du pétrole, de la société mécanisée, la dernière chance des humains...............pour vivre !!

          survivre çà on sait !! on a d’ailleurs toujours su, même avant nos prouesses techniques fabuleuses...sinon nous ne serions pas là..par contre vivre ,ça non, on sait pas.

          Merci de l’article, cela dit le flou demeure cependant.....mais la nervosité guerrière des us ,laisse entendre que ce pic est bien là....ca tombe à pic.

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