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Accueil du site > Actualités > International > Le piège UDC s’est refermé sur le peuple Suisse

Le piège UDC s’est refermé sur le peuple Suisse

Avec l’acceptation de l’initiative de l’UDC, la Suisse va se mettre dans une position pas enviable vis-à-vis de la Communauté Internationale. Et cela risque de coûter très cher aux contribuables et à la politique extérieure de la Suisse. Le Contre-projet du gouvernement a passé à la trappe mal ficelé, mal expliqué, mal défendu, une copie trop proche de l’initiative UDC.

Le peuple Suisse est tombé dans le piège de l’U.D.C
 
Le peuple Suisse a accepté l’initiative de l’U.D.C à la majorité des voix et des Cantons - 52,9% de oui contre 47,1% de non - et a refusé son contre-projet
Initiative UDC implacable et irréaliste sur le plan international.
 
Avec son texte qui a abouti en mars 2008 (210’919 signatures), l’UDC prônait le renvoi systématique des étrangers qui ont commis des délits tels que meurtre, viol, trafic d’êtres humains, trafic de drogue, ainsi que des abus aux assurances sociales.
 
Une affiche montrant des moutons blancs boutant hors du pays un mouton noir, avec pour slogan : » Pour plus de sécurité, l’UDC. » L’UDC (Union démocratique du centre), parti populiste.
 
Et les démocrates du centre ont parié que les électeurs choisiront l’orignal à la copie. Le parti de Christoph Blocher entend thématiser le renvoi des criminels étrangers avec vigueur lors de cette votation qui s’annonçait centrale en vue des élections fédérales de 2011. Le tous-ménages « Consultation populaire » sur la politique des étrangers dit bien les moyens engagés par l’UDC.
 
L’initiative de l’UDC sur le renvoi des criminels étrangers est acceptée. Elle a passé la rampe avec 52.9% des suffrages, selon l’institut gfs.bern. Le contre-projet du centre-droit a passé à la trappe. La Suisse romande s’est rangée majoritairement dans le camp du non.
 
L’acceptation de l’initiative de l’UDC sur le renvoi des étrangers criminels constitue une grave offense pour la population immigrée en Suisse, estime l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR). Cela ne facilitera pas la cohabitation future.
Selon le secrétaire général de l’OSAR, Beat Meiner. « C’est une journée noire pour notre pays », l’image de la Suisse va pâtir dans le monde entier.

Ce vote ouvre une querelle pour des années à Berne sur la manière dont le texte devra être mis en application, estime l’OSAR. Au final, les partisans de l’initiative risquent bien d’être frustrés lorsqu’ils constateront que la Suisse ne peut pas expulser les étrangers comme le texte de l’UDC le demande.
 
 Il est à relever que décider une expulsion est une chose, l’appliquer en est une autre. En clair, une telle politique suppose des accords de réadmission avec les pays d’origine, généralement peu enthousiastes... Christoph Blocher, a affirmé qu’on pouvait se passer de tels accords et que, à défaut, on pouvait toujours supprimer l’aide au développement là-bas et l’aide sociale au délinquant ici. 
 
Cette déclaration viole le droit international et elle est entachée d’inconstitutionnalité. La suisse va se mettre à dos toute la Communauté Internationale, violation des accords sur la libre circulation des personnes, violation des Droits de l’homme, cela risque de couter très cher. Sans compter le risque que la Communauté Internationale mette en demeure la Suisse de respecter ses engagements, auquel cas le mal sera pire que le remède. 
 
Le peuple Suisse a aussi voté pour que son gouvernement puisse signer les accords internationaux, c’est donc en toute connaissance de cause que les différents accords signés ont reçu l’aval du peuple Suisse, les renier aujourd’hui risque de créer des problèmes très complexes et très graves. Dont la Suisse en paiera le prix fort.
 
Et maintenant quelle va être la réaction de la communauté Internationale à ce vote ?
 
Philippe Frioud

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161 réactions à cet article    


  • pierrarnard 29 novembre 2010 09:58

    Je suis toujours surpris de ces réactions exacerbées lorsqu’un état souverain prend démocratiquement une décision souveraine....
    Selon vous la Suisse n’aurai plus le droit de décider librement de ce qui se passe en Suisse, c’est un peu fort, non ?


    • impertinent3 impertinent3 29 novembre 2010 11:44

      Il ne va rien se passer de nouveau en Suisse. La loi qui vient d’être acceptée hier ne change rien à la situation réelle actuelle, sauf qu’elle rend l’expulsion automatique.

      Actuellement en Suisse, le juge à le droit de prononcer une mesure d’expulsion à l’égard d’un délinquant étranger et il le fait dans la quasi totalité des cas. Et si, rare exception, il ne le fait pas, c’est l’administration qui, lorsque le délinquant a purgé sa peine, va immédiatement prononcer et exécuter une expulsion administrative (voir le cas récent de la meurtrière du banquier Stern expulsée à sa sortie de prison vers la France).

      Donc, dans les faits, cette loi ne change rien, absolument rien à la situation actuelle.

      Par contre elle est très utile au parti de droite-populiste / extrême-droite pour se profiler en vue des élections de l’automne prochain. Et c’est la droite Suisse civilisée qui vient de se tirer une balle dans le pied en combattant mollement cette initiative.


    • potatoes potatoes 29 novembre 2010 10:17

      Rappelons vite que la Suisse héberge 1 immigré sur 5 habitants (plus que n’importe quel pays européen !)
      Rappelons aussi que depuis 8 siècles la Suisse est un îlot de tranquillité, un havre de paix, un roc de stabilité. Alors que ses voisins révolutionnent, guerroient, basculent, se cassent la g.
      Rappelons enfin que la Suisse est une démocratie directe (la seule au monde), donc c’est la population suisse qui décide de la direction du pays. Le peuple a voté, le peuple a décidé, la majorité a gagné. Pour le moment, grâce à ce vote, la Suisse restera ce quelle est. Pas un pays envahit par l’UE.


      • Bodhi 29 novembre 2010 20:51

        Faux !!!

        La démocratie en Suisse n’est pas directe, elle est hybride ( entre directe et représentative) car il y a toujours de la représentativité et des partis politiques. En plus principe de référendum est anti-démocratique puisque qu’une loi peut être imposée aux cantons ayant voté contre, parce qu’étant inscrite dans la constitution.

        Il n’y a pas assez d’implication directe de la part du citoyen dans les « institutions », de contres pouvoirs et d’émancipation de chaque individu pour avancé le terme de démocratie directe.


      • MayBeReal MayBeReal 2 décembre 2010 17:29

        Dans ce cas, rappelons aussi que la Suisse ne serait rien sans la force de travail qualifiée provenant de l’étranger (et formée à l’étranger) ni sans les milliards attérissant dans ses banques et provenant aussi de l’étranger...


      • COVADONGA722 COVADONGA722 29 novembre 2010 10:35

        non mais ! quels salauds ces peuples d’Europe voila qu’ils votent comme ils veulent !

        On les autorise a se prononcer et au lieu d’ecouter les injonctions de ceux qui savent à leur place ce qui est bon est juste voila qu ils s’autodeterminent !
        Mais c’est un véritable scandale ! les peuples d’Europe décident démocratiquement qu ils ne veulent plus servir de poubelles au monde enier .C’est absolument irrésponsable
        les peuples d’Europe veulent définitivement que sur les territoires que l’histoire et la nature leur ont impartis cela soit leurs référents sociaux culturels qui PRIMENT.
        Il est a souhaiter pour cette majorité invisible sur son sol qu elle décide rapidement que le vote n’est pas l ultime épée et que viennent un bon 1793 identitaire renvoyant aux tinettes de l’histoire tous les fossoyeurs politiques economiques et intellectuels des nations et peuple d’occident.
        Une bonne journée , pour une bonne nouvelle
        hé hé le Dormeur s’est éveillé !


        • 65beve 29 novembre 2010 10:38

          Les violeurs, criminels, et autres trafiquants étrangers seront expulsés.
          Sans passer par la case prison ?


          • sisyphe sisyphe 29 novembre 2010 10:47

            On notera, également, dans le vote d’hier, les résultats suivants : 



            Les électeurs suisses ont par ailleurs également rejeté à 58,5% une proposition du Parti socialiste (centre gauche) de taxer à au moins 22% les revenus annuels supérieurs à 250.000 francs (190.000 euros environ).Il s’agissait, selon ce projet, de fixer un impôt sur le revenu minimum, alors que les taux d’imposition varient actuellement entre cantons, ce qui permet à certains d’entre eux d’attirer les entreprises et les riches contribuables.

            Les « criminels » simplement coupables d’abus aux aides sociales risquent donc d’être expulsés, quand ceux, en cols blancs, qui continuent de profiter des largesses des différences entre cantons, pour placer leur argent en échappant à l’impôt, se verront donc dérouler le tapis rouge. 

            Il y a criminel, et criminel, pour nos bons amis suisses, dont la « neutralité » n’a jamais empêché de profiter de masses d’argent soustraits à leur pays d’origine, ni de collaborer avec les nazis pendant la guerre de 40, sous couvert de « secret bancaire »...

            Il reste à espérer que la communauté internationale fasse valoir que les mesures décidées par le résultat du référendum d’hier, est en total désaccord avec « la libre circulation des biens et des personnes ». 

            La Suisse profite à plein de la « libre circulation des biens », mais pour ce qui est des personnes, et des étrangers, la sélection s’opère par le compte en banque. 

            A quand la juste pénalisation des affaires de blanchiment d’argent, du secret bancaire, et autres magouilles ? 

            Et qu’on ne vienne pas me dire que la Suisse est un peuple « souverain » ; parce que, dans le contexte de la mondialisation, elle profite des flux financiers internationaux ; je ne vois pas pourquoi elle n’en aurait que les avantages, sans s’exposer aux lois communes. 


            • docdory docdory 29 novembre 2010 11:40

              @ Sisyphe

              La Suisse a voté récemment a une large majorité contre l’ouverture des magasins le dimanche. On ne peut pas dire que ce soit un vote aux ordres des « sales capitalistes » ....

            • werther_original werther_original 29 novembre 2010 12:24

              sysiphe :

              Il reste à espérer que la communauté internationale fasse valoir que les mesures décidées par le résultat du référendum d’hier, est en total désaccord avec « la libre circulation des biens et des personnes ». 

              Et je cite sysiphe sur un autre article ou il défend son coté démocrate exemplaire , c-a-d , l’acceptance des résultats du référendum même si cela ne lui plait pas. Il insiste bien pour bien marquer le terrible outrage que je lui fais :

              Ben oui, mon gars. 

              Vote au 2/3 et référendums ; : ça, c’est de la démocratie directe. 

              Les Suisses ont voté ; on peut critiquer leur vote, mais il fait force de loi, point barre. 

              Personne ne leur a demandé de revoter. 


              Hypocrite , va. petit stalinien


            • titi 29 novembre 2010 12:31

              Je rappelle qu’à part la Pologne, TOUS les pays ont collaboré avec l’Allemagne Nazie.
              Ca vaut également pour l’URSS qui, elle, n’était pas occupée lorsqu’elle collaborait.


            • werther_original werther_original 29 novembre 2010 13:12

              pitoyable ,

              Comme les petits nenfants qui disent à la maitresse , mais maitresse , machintruc il l’a fait et on lui a rien dit lui , c’est pô juste.


            • sisyphe sisyphe 29 novembre 2010 13:43

              Je suis pour les référendums d’initiative citoyenne, qui sont un bon point pour la démocratie, 

              sauf que s’ils aboutissent à des lois contraires aux lois internationales, auxquelles la Suisse est soumise, comme les autres pays, il reste aux instances internationales à faire respecter ces lois qui s’appliquent à tous. 

              Pour les minarets, je n’ai rien à redire des résultats du référendum suisse à ce sujet ; c’est leur sol, et ils ont le droit de décider ou non d’avoir des mosquées et des miradors. 

              En revanche, sur ce point précis, il y a, comme je l’ai dit plus haut, entorse à la libre circulation des biens et des personnes, de l’espace communautaire européen. 
              C’est donc aux instances internationales de faire respecter ces lois, à la Suisse comme aux autres. 

              On ne peut pas profiter des avantages de la « libre circulation des biens » ; notamment des biens financiers, en instaurant, de plus, un système de secret bancaire, et de différences entre cantons, et, d’autre part, ne pas vouloir respecter la libre circulation des personnes, et expulser des étrangers pour la seule raison « d’abus aux aides sociales », quand on déroule le tapis rouge à ceux qui viennent y planquer leur fric illégalement, en toute impunité. 

              C’est compris, pour les mal entendants ? 

            • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 29 novembre 2010 14:05

              Ah Sisyphe, vous me désespérez !

              Malgré tous mes efforts et les thérapies que je vous ai administrées hier dans l’article précédent, du même auteur, vous ne parvenez pas à sortir de votre hémiplégie intellectuelle, autant dire de vos clichés et de votre dogmatisme ...

              Le monde n’est pas tout blanc ou tout noir, il est fait de nuances ...

              Poursuivre cette traitement relèverait de l’acharnement thérapeutique. Donc j’y renonce !

              Je relève par ailleurs que vous avez raté le « dernier vol pour Pyong-Yang », celui que vous vous étiez engagé à prendre en juillet 2008 déjà, celui de « Quitter la France » pour des lieux plus propices à votre épanouissement intellectuel ... smiley


            • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 29 novembre 2010 14:08

              Avec mes excuses pour la coquille :

              « Poursuivre ce traitement ... » bien sûr ...


            • sisyphe sisyphe 29 novembre 2010 14:24

              @ jean d’hotaux 


              J’ai répondu à vos arguments d’hier, sur l’article en question.

              Je note, par ailleurs, que je suis loin d’être le seul à relever le hiatus entre les résultats de ce référendum, et l’entrave qu’il constitue aux lois internationales (et européennes) sur la « libre circulation » ; plusieurs pays en font état, et la Suisse n’est pas un pays existant ex nihilo ; elle est tenue par les accords internationaux, dont elle profite largement par ailleurs. 

              Elle sera donc tenue que la mise en place de cette loi corresponde à ses engagements, avec, notamment, la communauté européenne. 

              Ceci sur le plan des arguments d’ordre « juridique » à l’échelle internationale. 

              Pour le reste, si vous vous prenez pour un thérapeute, ça ne concerne que vous ; personnellement, je n’en ai pas besoin ; avez vous procédé vous-même à votre propre analyse ? smiley 

              Pour ce qui est de quitter la France, c’est ce que j’ai fait quand je l’ai annoncé ; donc votre « pique » tombe à l’eau ; sauf que pour ce qui est de Pyong Yang, vous héritez d’un magnifique point Pavlov, destiné aux imbéciles qui voient le monde en binaire ; rigolo pour quelqu’un qui énonce : 
              Le monde n’est pas tout blanc ou tout noir, il est fait de nuances ... smiley smiley 
              principe que vous auriez tout intérêt à appliquer à vous-même, sauf à passer pour un petit polémiste utilisant des arguments de banquets de bas du Front..

              Quant à mon « épanouissement intellectuel », vous ne semblez pas d’être en mesure de pouvoir l’apprécier, ayant vous-même encore beaucoup de chemin à faire pour assurer le vôtre.. 

              Allez, courage..
               smiley 

            • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 29 novembre 2010 14:29

              @ Sisyphe :

              Merci pour cette analyse ... très aboutie ! smiley


            • sisyphe sisyphe 29 novembre 2010 14:34

              certainement plus aboutie que le « dernier vol pour Pyong Yang », qui signe votre réflexologie primaire.. pour ne pas dire primate...


               smiley 


            • potatoes potatoes 29 novembre 2010 19:53

              Justement, le libre passage des biens et des personnes n’a pas été voté par le peuple suisse. Les politiciens en ont décidé ainsi. Il a bien fallu que le peuple remette la pendule à l’heure sur cette erreur !
              Le secret bancaire...c’est à une autre page.

              PS La Suisse ne fait pas partie de l’Europe pour ton info !


            • Cogno2 29 novembre 2010 15:42

              Ou le peuple peut faire entendre sa voix...

              Dis moi, vieille crotte desséchée, tu dis pas ça quand c’est en France que le peuple fait entendre sa voie hein ?
              T’es vraiment un faux cul, tu dirais quoi si en France le gouvernement écoutait la voix du peuple ? mmm ?

              En fait là, ça te fais bander parce que ça va dans ton sens, c’est tout et ça prouve bien à quel point t’es qu’une merde.

              Oh je ne m’attends pas à ce que tu réponde sur mes question, je m’attends juste à me faire encore et toujous traiter de gaucho socialo bobo, etc, etc.
              C’est tout ce que tu sais dire de toute façon.


            • Cogno2 29 novembre 2010 16:35

              Je sens comme de l’agressivité dans tes propos ?

              Pourquoi tant de haine envers moi qui te loge pour l’hivers ?

              Relis toi et tu comprendras... enfin peut être... pas sur en fait.... dommage pour toi.


            • ffi ffi 30 novembre 2010 01:20

              Heureux qui comme un suisse a fait un beau votage,
              Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
              Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
              Vivre entre ses parents le reste de son âge !

              Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
              Fumer la cheminée, et en quelle saison
              Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
              Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

              Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
              Que des palais Romains le front audacieux,
              Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

              Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
              Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
              Et plus que l’air marin la doulceur angevine.


            • ffi ffi 30 novembre 2010 01:22

              Le dernier droit de l’homme à conquérir : celui de se défendre.


            • Daniel Roux Daniel Roux 29 novembre 2010 11:23

              Encore un qui croit que le mandat donné aux élus par le peuple prive le peuple du droit de le reprendre.

              La double peine est le fond du sujet. Hors donner jusqu’à 3 voire 7 peines différentes pour le même délit est courant en France. Pour un élu par exemple, une amende, une peine de prison avec sursis, privation des droits civiques et inéligibilité.

              La moindre des choses est de respecter les lois du pays qui vous accueille alors que vous fuyez votre propre pays , ses lois, ses coutumes, son chômage, ses dictateurs, ses tribunaux, ses prisons, etc..

              Une démocratie socialement avancée à le devoir de défendre ses citoyens contre les agressions étrangères qu’il s’agisse de nations ou d’individus.


              • docdory docdory 29 novembre 2010 11:36

                @ Philippe Frioud

                Vous dites que le Suisse se met à dos la communauté internationale.
                Mais quelle communauté internationale ? Celle de la satrapie ploutocratique de l’UE qui impose des traités refusés par référendum et fait revoter l’Irlande jusqu’à ce qu’elle « vote bien » ? Ou celle de l’ensemble des peuples européens dont il est hautement vraisemblable qu’ils voteraient exactement la même chose que les Suisses si on leur demandait leur avis ?
                A votre avis, s’il y avait le même référendum en France, combien y aurait-il de « oui » ? Au moins 65 % je pense.
                J’observe que Sarkozy , qui s’était fait élire ( pas avec ma voix ) sur des questions de sécurité, s’est empressé, dès qu’il a été élu,de fouler aux pieds les désirs de ses électeurs en supprimant la « double peine » qui avait cours avant son élection ( la double peine, c’était l’équivalent de ce qui se passera en Suisse maintenant que le référendum est voté ).
                La vérité est que la Suisse est la démocratie la plus avancée du monde, contrairement à la France et aux autres pays de l’UE qui ont une démocratie purement formelle.
                Je pense que nous allons nous trouver devant un nouveau « syndrome de l’aéroport » : beaucoup de riches provinciaux se plaignent de devoir aller à Paris pour prendre l’avion, mais le jour où on décide de construire un aéroport à 1 km de leur maison bourgeoise, ils fondent une association de défense des riverains . Nul doute que nous allons assister à une déferlante de « condamnations » de la Suisse de la part de ses voisins européens. Parions également que, nonobstant ces «  condamnations », aucun pays voisin de la Suisse ne se proposera pour accueillir les pauvre criminels,violeurs, voleurs, délinquants et autre fraudeurs sociaux chassés à juste titre de la Suisse .
                Enfin, il serait intéressant de réfléchir aux conséquences d’une telle mesure si elle était adoptée en France. Il y avait en 2004 environ 20 000 étrangers dans les prisons françaises. Le coût moyen d’un prisonnier est difficile à évaluer, diverses sources internétiques donnent des chiffres entre 35 000 euros et 100 000 euros annuellement.
                Admettons que le chiffre de 50 000 euros soit le bon, ces 20 000 étrangers emprisonnés coûteraient donc un milliard d’euros à la France chaque année.
                Si l’on expulsait définitivement ceux qui sont condamnés à moins de deux ans de prison, c’est à dire probablement les trois quarts, nous aurions réalisé 750 000 000 d’euros d’économies annuellement ( sans compter le coût de la « réinsertion » de ces prisonniers et du RMI versé souvent pendant plusieurs années avant qu’ils ne trouvent du travail ). Par ailleurs, avec 15000 prisonniers en moins, le problème de la surpopulation carcérale serait en grande partie résolu !
                Alors oui, les français aimeraient bien être consultés à ce sujet, comme sur beaucoup d’autres sujets pour lesquels on ne leur demande pas leur avis ...

                • non666 non666 29 novembre 2010 11:45

                  Encore une fois, les Suisses nous donnen l’exemple du bon sens.

                  Non seulement ils ont inventé la democratie moderne, ces salauds (alors que les etats unis et la France s’en dispute l’origine) , mais en plus ils la pratiquent !

                  Evidemment le nouvel ordre mondial ne peut accepter un systeme ou la mise en concurrence des travailleurs dans les frontières d’un pays serait rejeté sous le pretexte idiot que les coutumes des peuples hebergeurs seraient violées et leurs securités menacées.
                  La campagne de diabolisation de la Suisse et du vote de ses citoyens est donc commencée.

                  Tous ensemble crions : salauds de Suisses !
                  Oser refuser les etrangers qui viennent jusque dans nos bras egorger nos fils, nos compagnes, c’est ignobles !
                  Zut, ou ais je deja entendu ces paroles , deja ?

                  La gifle reçu par nos médias est donc à la mesure de l’outrage.
                  La bien pensance française des « zelites » vient de se faire corriger par un peuple souverain.
                  Que de places en prisons seraient liberées si on faisait la meme chose en France !
                  90% des detenus d’origine africaine, dans quel pays est ce , au fait ?
                  Pas en Suisse c’est sur....

                  Les arguments essayant d’expliquert que les pays d’origines ne seraient pas obligés de reprendre leurs nationaux sont aussi comiques que mensonger....
                  La Valise ou le cerceuil disaient les membres du FLN...

                  L’exemple suise vient a point nommé pour durcir le debat en France.
                  Les africains ,les austro-hongrois ou les amis d’israel justifiant les crimes de guerre des pays chers a leur coeurs devraient subir le meme sort, une fois duement jugés, je trouve.
                  Mais les agents de la mondialisation vont nous sortir leur mensonge preferé :
                   les AUTRES PEUPLES D’EUROPE NE VEULENT PAS que nous fassions pareil....
                  Pourtant si on regarde ce qu’il se pratique dans les pays de l’est, en Allemagne, en Europe du nord, la mode n’est pas tellement à l’hospitalité des extra-europeens et des fouteurs de merde en general, on dirait.

                  La position de la gauche bobo, celle des amis d’israel de la mondialisation et de Sarkozy, à droite va se compliquer, on dirait.
                  Les peuples d’Europe se reveillent.
                  Ceux du proche orient devraient prendre garde.





                  • LE CHAT LE CHAT 29 novembre 2010 11:51

                    Bravo à la Suisse pour cette leçon de démocratie , un référendum sur un vrai sujet de société !

                    en France , on ne consulte que sur des sujets constitutionels alambiqués , et en plus si on ne vote pas correctement , on piétine notre vote légitime après en comité restreint ! smiley


                    • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 11:53

                      @docdory

                      Les problemes de la France ne sont pas comparables avec les problèmes de la Suisse autant sur la gouvernance que sur la criminalité 7 millions de citoyens en Suisse contre 60 millions, de plus lisez mon article précédent ou je donne les statistiques officielles de la délinquance en Suisse vous constaterez que la délinquance étrangère représente 36 % seulement.L’E.U vient de faire savoir à la Suisse que ce pays n’a plus la confiance de l’Union Européeene, je tiens à vous faire aussi comprtendre que lorsqu’on signe des accords, des conventions, on se doit de les respecter et cela est une question de morale et d’honneur, à défaut de quoi on ne signe rien, le peuple Suisse a donné son aval à la signature de ces conventions et des accords bilatéraux ce n’est pas pour les renier quand cela nous arrange et mettre le pays dans une situation ambigue et dangereuse, cela au nom de tous les citoyens de ce pays qui ont confiance en la démocratie

                      philippe frioud


                      • docdory docdory 29 novembre 2010 14:43

                        @ Philippe Frioud


                        Pourquoi la Suisse devrait-elle avoir « la confiance de l’Union Européenne » ?
                        Serait-ce que les dirigeants suisses souhaiteraient insidieusement faire adhérer la Suisse à l’UE ?
                        Il m’étonnerait fort que les citoyens suisses soient d’accords avec ce funeste projet .
                        D’ailleurs, dans l’union européenne, la plupart des états n’ont plus « la confiance de l’UE », et violent tous les jours les innombrables règlements de l’UE, à commencer par les fameux « critères de Maastritch » que , mis à part l’Allemagne et quelques autres états, personne n’est en mesure de respecter ! Pourquoi les Suisses devraient-ils respecter les règles de l’UE, dont il est de plus en plus clair qu’elle est fort heureusement appelée à disparaître, du moins dans sa forme antidémocratique actuelle, dans les années qui viennent .

                      • kemilein 29 novembre 2010 20:32

                        on se fout (tous commes eux) de l’UE.
                        tu m’étonnes, d’autant plus, que les Suisses s’en tapent ! l’EU, ou, le totalitarisme fasciste.

                        « ce n’est pas pour les renier quand cela nous arrange »
                        Il appartient au(x) peuple(s) de décider quand leur traités cessent.
                        apparemment les Suisses n’ont que faire de l’international (des droits) vue que chez eux il semblerait que pour beaucoup il y ait un droit presque supérieur au autre.

                        sachez qu’une large frange de la population française ne voulait pas de l’europe, n’en veut toujours pas, et si on lui demandait « voulez vous toujours être dans l’EU », encore une large part dirait « non »

                        et je dirais, plus qu’un droit, c’est un devoir d’avenir.

                        le Suisse font leur affaire. (qu’ils boutent les emmerdeur hors de leurs frontières, ça les regarde, c’est pas le plus humanitaire... ? on pourrait déjà se dire qu’il leur on laisser une chance aux immigrés, c’est pas si mal compte tenu de l’accueil réserver dans les pays d’où viennent ces populations).


                      • dup 29 novembre 2010 12:01

                        arretez vos conneries . Il y a pas de piège . la Suisse vous dit merde . Les Stalininens vont sentir le vent tourner . La démocratie directe est un acquis chèrement paié que le monde entier nous envie. Si vairment vous avez besoin de ’maitres’ et de directeurs de pensée il vous reste l’Arabie Saoudite , la Corée du Nord ,la Chine . Là on demande pas votre avie et on pense pour vous. les Suisses ont le droit de se défendre , de choisir leur vie. Ils n’ont de de Rompuy alias serpillère qui gouvernent pour vous .91% de lecteurs n’ont pas votre pensée goulag

                        http://fr.altermedia.info/general/christine-tasin-malgre-la-menace-dune-fatwa-continue-a-proner-la-resistance-a-lislamisation_32071.html


                        • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 12:17

                          Quelques commentaires dans la presse et la reaction de Bruxelle

                           



                           

                          cambrioleurs et dealers doivent être expulsé de Suisse.
                          D’autre part, les dictateurs, mafiosi et brasseurs d’affaires, dont l’argent
                          est souvent d’origine douteuse, sont accueillis avec un « Gruezi ». Cette
                          mentalité, qui consiste à ne prendre que la cerise sur le gâteau, fait
                          apparaître cette initiative comme un geste effronté, observe le quotidien
                          viennois. La commentatrice de « Der Standard » considère comme inquiétant que
                          pour la deuxième fois après l’interdiction des minarets, la xénophobie trouve
                          place dans le droit et la loi. « Il se pourrait qu’ici, la démocratie directe a
                          échoué sur la haine de l’étranger », a-t-elle relevé



                           

                          Le signal des Suisses appelle une
                          réponse, affirme dans un commentaire la « Süddeutsche Zeitung », car « les Suisses
                          ont cru pouvoir passer d’un coeur léger sur les accords avec l’UE et les
                          conventions internationales ». La communauté européenne est aussi une communauté
                          de droit ; elle ne devrait pas accepter qu’un pays, avec lequel elle est
                          étroitement liée, se place aussi délibérément en dehors de cette communauté,
                          estime le quotidien allemand.



                           

                          « La Suisse vote pour le renvoi »,
                          titre la « Frankfurter Allgemeine ». Le quotidien allemand explique les Suisses
                          ont voté dimanche de dures mesures contre les criminels étrangers. Ils ont
                          souten« Die Presse » à Vienne mentionne une « certaine schizophrénie ». D’une part,
                          les meurtriers, u « à une nette majorité une initiative du parti nationaliste
                          conservateur UDC ». « Die Welt » souligne que l’abus de l’aide sociale ou un
                          cambriolage suffit pour faire expulser un étranger et que l’UDC a utilisé une
                          recette éprouvée pour parvenir à ses fins : elle promettait plus de sécurité et
                          une sorte de contrôle sur les étrangers vivant en Suisse.



                           

                          En Italie, « La Repubblica » a noté que
                          le projet de la droite populiste a été accepté et résume brièvement les
                          résultats de la votation. « The New York Times » annonce que la droite a gagné
                          une votation en utilisant l’affiche controversée du mouton noir. Le quotidien
                          américain rappelle que cette affiche avait été condamnée par les associations
                          de défense des droits de l’homme comme un poster raciste. Il cite également le
                          politologue Lukas Golder, de l’institut Gfs.Bern, qui explique que l’UDC a
                          utilisé cette campagne de votation comme un test en vue des élections fédérales
                          de l’an prochain.



                           

                          Dans toutes les
                          parties du pays, la presse suisse de lundi déplore l’acceptation de
                          l’initiative pour le renvoi des criminels étrangers. Les commentateurs y voient
                          surtout un vote marquant un repli identitaire motivé par la peur de l’avenir et
                          instrumentalisé par la droite conservatrice.



                           

                          Expulsion
                          automatique des criminels étrangers : Bruxelles veut que Berne s’explique



                           



                           
                           

                          29 novembre 10 - La Suisse doit
                           une nouvelle fois se justifier devant les instances européennes, où
                           l’initiative de l’UDC est jugée incompatible avec la libre circulation


                           





                           

                          Bruxelles, Richard Werly/Le Temps - Nouveau coup de
                          poignard dans les renégociations bilatérales entre la Suisse et l’UE : l’initiative
                          sur le renvoi des criminels étrangers va encore une fois obliger la
                          Confédération à se justifier face aux Vingt-Sept.



                           

                          Même si la Commission européenne s’est gardée dimanche de réagir à chaud,
                          l’ambassadeur de l’Union à Berne, Michael Reiterer, a confirmé à l’ATS que la
                          balle est « maintenant dans le camp du parlement et du gouvernement
                          suisses ». Plusieurs journaux européens soulignaient, dimanche, les
                          « six victoires en sept ans » obtenues par le parti de Christoph
                          Blocher. « La Suisse, paradis des lubies populistes », s’inquiétait,
                          dès la confirmation des résultats, le quotidien polonais Gazeta Wyborcza.



                           

                          Incompatible avec l’accord sur la libre
                          circulation, qui interdit les expulsions automatiques d’étrangers – les
                          délinquants ne pouvant être renvoyés que s’ils présentent un danger grave pour
                          l’ordre public –, le texte défendu par l’UDC (droite populiste) est d’autant
                          plus un casse-tête que le contre-projet a été rejeté.



                           

                          Le piège est d’autant plus redoutable
                          pour Berne que plusieurs pays de l’UE se plaignent d’une « application
                          incohérente » par la Suisse de cet accord. Le projet de conclusions sur
                          les relations avec la Confédération, que les Vingt-Sept doivent finaliser ce
                          lundi, dénonce même « l’introduction de mesures législatives et de
                          pratiques incompatibles, en particulier, avec la libre circulation ».



                           

                          La Suisse n’est plus un partenaire fiable selon Bruxelles



                           

                          Le résultat
                          de la votation de dimanche remet en question des accords bilatéraux et
                          internationaux. Pour les représentants de l’UE interrogés par l’ATS à
                          Bruxelles, « trop de démocratie peut conduire la population suisse à se garder
                          les meilleurs morceaux ».



                           

                          En mettant
                          aux voix cette initiative, la Suisse a mis en danger en connaissance de cause
                          ses engagements envers l’UE, a déclaré un observateur à Bruxelles. Berne n’est
                          dès lors plus un partenaire digne de confiance pour l’UE. Ce qui va conduire
                          Bruxelles à hausser le ton dans les négociations, selon ce proche du dossier.



                           


                          • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 12:19


                            Les commentaires de la presse et de Bruxelle

                            cambrioleurs et dealers doivent être expulsé de Suisse.
                            D’autre part, les dictateurs, mafiosi et brasseurs d’affaires, dont l’argent
                            est souvent d’origine douteuse, sont accueillis avec un « Gruezi ». Cette


                            mentalité, qui consiste à ne prendre que la cerise sur le gâteau, fait
                            apparaître cette initiative comme un geste effronté, observe le quotidien
                            viennois. La commentatrice de « Der Standard » considère comme inquiétant que
                            pour la deuxième fois après l’interdiction des minarets, la xénophobie trouve
                            place dans le droit et la loi. « Il se pourrait qu’ici, la démocratie directe a
                            échoué sur la haine de l’étranger », a-t-elle relevé



                            Le signal des Suisses appelle une
                            réponse, affirme dans un commentaire la « Süddeutsche Zeitung », car « les Suisses
                            ont cru pouvoir passer d’un coeur léger sur les accords avec l’UE et les
                            conventions internationales ». La communauté européenne est aussi une communauté
                            de droit ; elle ne devrait pas accepter qu’un pays, avec lequel elle est
                            étroitement liée, se place aussi délibérément en dehors de cette communauté,
                            estime le quotidien allemand.



                            « La Suisse vote pour le renvoi »,
                            titre la « Frankfurter Allgemeine ». Le quotidien allemand explique les Suisses


                            ont voté dimanche de dures mesures contre les criminels étrangers. Ils ont
                            souten« Die Presse » à Vienne mentionne une « certaine schizophrénie ». D’une part,
                            les meurtriers, u « à une nette majorité une initiative du parti nationaliste
                            conservateur UDC ». « Die Welt » souligne que l’abus de l’aide sociale ou un
                            cambriolage suffit pour faire expulser un étranger et que l’UDC a utilisé une
                            recette éprouvée pour parvenir à ses fins : elle promettait plus de sécurité et
                            une sorte de contrôle sur les étrangers vivant en Suisse.



                            En Italie, « La Repubblica » a noté que
                            le projet de la droite populiste a été accepté et résume brièvement les
                            résultats de la votation. « The New York Times » annonce que la droite a gagné
                            une votation en utilisant l’affiche controversée du mouton noir. Le quotidien


                            américain rappelle que cette affiche avait été condamnée par les associations


                            de défense des droits de l’homme comme un poster raciste. Il cite également le
                            politologue Lukas Golder, de l’institut Gfs.Bern, qui explique que l’UDC a
                            utilisé cette campagne de votation comme un test en vue des élections fédérales
                            de l’an prochain.



                            Dans toutes les
                            parties du pays, la presse suisse de lundi déplore l’acceptation de
                            l’initiative pour le renvoi des criminels étrangers. Les commentateurs y voient
                            surtout un vote marquant un repli identitaire motivé par la peur de l’avenir et
                            instrumentalisé par la droite conservatrice.



                            Expulsion
                            automatique des criminels étrangers : Bruxelles veut que Berne s’explique





                             
                             

                            29 novembre 10 - La Suisse doit
                             une nouvelle fois se justifier devant les instances européennes, où
                             l’initiative de l’UDC est jugée incompatible avec la libre circulation


                             





                            Bruxelles, Richard Werly/Le Temps - Nouveau coup de
                            poignard dans les renégociations bilatérales entre la Suisse et l’UE : l’initiative
                            sur le renvoi des criminels étrangers va encore une fois obliger la
                            Confédération à se justifier face aux Vingt-Sept.



                            Même si la Commission européenne s’est gardée dimanche de réagir à chaud,
                            l’ambassadeur de l’Union à Berne, Michael Reiterer, a confirmé à l’ATS que la
                            balle est « maintenant dans le camp du parlement et du gouvernement
                            suisses ». Plusieurs journaux européens soulignaient, dimanche, les
                            « six victoires en sept ans » obtenues par le parti de Christoph
                            Blocher. « La Suisse, paradis des lubies populistes », s’inquiétait,
                            dès la confirmation des résultats, le quotidien polonais Gazeta Wyborcza.



                            Incompatible avec l’accord sur la libre
                            circulation, qui interdit les expulsions automatiques d’étrangers – les
                            délinquants ne pouvant être renvoyés que s’ils présentent un danger grave pour
                            l’ordre public –, le texte défendu par l’UDC (droite populiste) est d’autant
                            plus un casse-tête que le contre-projet a été rejeté.



                            Le piège est d’autant plus redoutable
                            pour Berne que plusieurs pays de l’UE se plaignent d’une « application
                            incohérente » par la Suisse de cet accord. Le projet de conclusions sur
                            les relations avec la Confédération, que les Vingt-Sept doivent finaliser ce
                            lundi, dénonce même « l’introduction de mesures législatives et de
                            pratiques incompatibles, en particulier, avec la libre circulation ».



                            La Suisse n’est plus un partenaire fiable selon Bruxelles



                            Le résultat
                            de la votation de dimanche remet en question des accords bilatéraux et
                            internationaux. Pour les représentants de l’UE interrogés par l’ATS à
                            Bruxelles, « trop de démocratie peut conduire la population suisse à se garder
                            les meilleurs morceaux ».



                            En mettant
                            aux voix cette initiative, la Suisse a mis en danger en connaissance de cause
                            ses engagements envers l’UE, a déclaré un observateur à Bruxelles. Berne n’est
                            dès lors plus un partenaire digne de confiance pour l’UE. Ce qui va conduire
                            Bruxelles à hausser le ton dans les négociations, selon ce proche du dossier.




                            • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 12:23



                              cambrioleurs
                              et dealers doivent être expulsé de Suisse. D’autre part, les dictateurs,
                              mafiosi et brasseurs d’affaires, dont l’argent est souvent d’origine douteuse,
                              sont accueillis avec un « Gruezi ». Cette mentalité, qui consiste à ne prendre
                              que la cerise sur le gâteau, fait apparaître cette initiative comme un geste
                              effronté, observe le quotidien viennois. La commentatrice de « Der Standard »
                              considère comme inquiétant que pour la deuxième fois après l’interdiction des
                              minarets, la xénophobie trouve place dans le droit et la loi. « Il se pourrait
                              qu’ici, la démocratie directe a échoué sur la haine de l’étranger », a-t-elle
                              relevé



                              Le signal des Suisses appelle
                              une réponse, affirme dans un commentaire la « Süddeutsche Zeitung », car « les
                              Suisses ont cru pouvoir passer d’un coeur léger sur les accords avec l’UE et
                              les conventions internationales ». La communauté européenne est aussi une communauté
                              de droit ; elle ne devrait pas accepter qu’un pays, avec lequel elle est
                              étroitement liée, se place aussi délibérément en dehors de cette communauté,
                              estime le quotidien allemand.



                              « La Suisse vote pour le
                              renvoi », titre la « Frankfurter Allgemeine ». Le quotidien allemand explique les
                              Suisses ont voté dimanche de dures mesures contre les criminels étrangers. Ils
                              ont souten« Die Presse » à Vienne mentionne une « certaine schizophrénie ». D’une
                              part, les meurtriers, u « à une nette majorité une initiative du parti
                              nationaliste conservateur UDC ». « Die Welt » souligne que l’abus de l’aide
                              sociale ou un cambriolage suffit pour faire expulser un étranger et que l’UDC a
                              utilisé une recette éprouvée pour parvenir à ses fins : elle promettait plus de
                              sécurité et une sorte de contrôle sur les étrangers vivant en Suisse.



                              En Italie, « La Repubblica » a
                              noté que le projet de la droite populiste a été accepté et résume brièvement
                              les résultats de la votation. « The New York Times » annonce que la droite a
                              gagné une votation en utilisant l’affiche controversée du mouton noir. Le
                              quotidien américain rappelle que cette affiche avait été condamnée par les
                              associations de défense des droits de l’homme comme un poster raciste. Il cite
                              également le politologue Lukas Golder, de l’institut Gfs.Bern, qui explique que
                              l’UDC a utilisé cette campagne de votation comme un test en vue des élections
                              fédérales de l’an prochain.



                              Dans toutes les parties du pays, la presse suisse de lundi déplore
                              l’acceptation de l’initiative pour le renvoi des criminels étrangers. Les
                              commentateurs y voient surtout un vote marquant un repli identitaire motivé par
                              la peur de l’avenir et instrumentalisé par la droite conservatrice.



                              Expulsion automatique
                              des criminels étrangers : Bruxelles veut que Berne s’explique





                               
                               

                              29
                               novembre 10 - La Suisse doit une nouvelle fois se justifier devant les
                               instances européennes, où l’initiative de l’UDC est jugée incompatible avec
                               la libre circulation


                               





                              Bruxelles, Richard Werly/Le Temps - Nouveau coup de
                              poignard dans les renégociations bilatérales entre la Suisse et l’UE : l’initiative
                              sur le renvoi des criminels étrangers va encore une fois obliger la
                              Confédération à se justifier face aux Vingt-Sept.



                              Même si la Commission européenne s’est
                              gardée dimanche de réagir à chaud, l’ambassadeur de l’Union à Berne, Michael
                              Reiterer, a confirmé à l’ATS que la balle est « maintenant dans le camp du
                              parlement et du gouvernement suisses ». Plusieurs journaux européens
                              soulignaient, dimanche, les « six victoires en sept ans » obtenues
                              par le parti de Christoph Blocher. « La Suisse, paradis des lubies
                              populistes », s’inquiétait, dès la confirmation des résultats, le
                              quotidien polonais Gazeta Wyborcza.



                              Incompatible avec l’accord sur la libre circulation, qui interdit
                              les expulsions automatiques d’étrangers – les délinquants ne pouvant être
                              renvoyés que s’ils présentent un danger grave pour l’ordre public –, le texte
                              défendu par l’UDC (droite populiste) est d’autant plus un casse-tête que le
                              contre-projet a été rejeté.



                              Le piège est d’autant plus redoutable pour Berne que plusieurs
                              pays de l’UE se plaignent d’une « application incohérente » par la
                              Suisse de cet accord. Le projet de conclusions sur les relations avec la
                              Confédération, que les Vingt-Sept doivent finaliser ce lundi, dénonce même
                              « l’introduction de mesures législatives et de pratiques incompatibles, en
                              particulier, avec la libre circulation ».



                              La Suisse
                              n’est plus un partenaire fiable selon Bruxelles



                              Le résultat de la
                              votation de dimanche remet en question des accords bilatéraux et
                              internationaux. Pour les représentants de l’UE interrogés par l’ATS à
                              Bruxelles, « trop de démocratie peut conduire la population suisse à se garder
                              les meilleurs morceaux ».



                              En mettant aux voix
                              cette initiative, la Suisse a mis en danger en connaissance de cause ses
                              engagements envers l’UE, a déclaré un observateur à Bruxelles. Berne n’est dès
                              lors plus un partenaire digne de confiance pour l’UE. Ce qui va conduire
                              Bruxelles à hausser le ton dans les négociations, selon ce proche du dossier.




                              • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 12:30

                                désolé je n’arrive pas a publier les commentaires de la presse étrangère


                                • docdory docdory 29 novembre 2010 14:15

                                  @ Philippe Frioud


                                  Les commentaires de la presse étrangère sont les commentaires des journalistes de la presse étrangère . Mais si vous lisez les commentaires en ligne des lecteurs de la presse étrangère en ligne ( par exemple ceux de la presse française qui, pour les Suisses, est une presse étrangère ), eh bien tous ces commentaires sont massivement favorables à la décision démocratique du peuple suisse, y compris chez les lecteurs des journaux de gauche !
                                  Les journalistes en général sont tellement favorables à la pensée unique européiste qu’ils ne représentent qu’eux même, dans leurs analyses sur ce type de questions .


                                • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 12:35

                                   cambrioleurs et dealers doivent être expulsé de Suisse.
                                   D’autre part, les dictateurs, mafiosi et brasseurs d’affaires,
                                   dont l’argent est souvent d’origine douteuse, sont accueillis avec un « Gruezi ».
                                   Cette mentalité, qui consiste à ne prendre que la cerise sur le gâteau,
                                   fait apparaître cette initiative comme un geste effronté, observe le quotidien viennois
                                  . La commentatrice de « Der Standard » considère comme inquiétant que pour la deuxième fois
                                   après l’interdiction des minarets, la xénophobie trouve place dans le droit et la loi.
                                   « Il se pourrait qu’ici, la démocratie directe a échoué sur la haine de l’étranger »,
                                  a-t-elle relevé

                                  Le signal des Suisses appelle une réponse, affirme dans un commentaire la « Süddeutsche Zeitung »
                                   car « les Suisses ont cru pouvoir passer d’un coeur léger sur les accords avec l’UE
                                  et les conventions internationales ». La communauté européenne est aussi une communauté de droit ;
                                   elle ne devrait pas accepter qu’un pays, avec lequel elle est étroitement liée,
                                  se place aussi délibérément en dehors de cette communauté, estime le quotidien allemand


                                  • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 12:46

                                    « La Suisse vote pour le renvoi », titre la « Frankfurter Allgemeine ».
                                    Le quotidien allemand explique les Suisses ont voté dimanche de dures
                                    mesures contre les criminels étrangers. Ils ont souten« Die Presse » à Vienne mentionne
                                    une « certaine schizophrénie ». D’une part, les meurtriers, u « à une nette
                                    majorité une initiative du parti nationaliste conservateur UDC ».
                                    « Die Welt » souligne que l’abus de l’aide sociale ou un cambriolage
                                    suffit pour faire expulser un étranger et que l’UDC a utilisé une
                                    recette éprouvée pour parvenir à ses fins : elle promettait plus de
                                    sécurité et une sorte de contrôle sur les étrangers vivant en Suisse.

                                    En Italie, « La Repubblica » a noté que le projet de la droite populiste
                                     a été accepté et résume brièvement les résultats de la votation.
                                    « The New York Times » annonce que la droite a gagné une votation en
                                    utilisant l’affiche controversée du mouton noir. Le quotidien américain
                                     rappelle que cette affiche avait été condamnée par les associations
                                    de défense des droits de l’homme comme un poster raciste.
                                    Il cite également le politologue Lukas Golder, de l’institut Gfs.Bern,
                                    qui explique que l’UDC a utilisé cette campagne de votation comme un
                                    test en vue des élections fédérales de l’an prochain

                                    29 novembre 10 - La Suisse doit une nouvelle fois se justifier
                                    devant les instances européennes, où l’initiative de l’UDC est
                                    jugée incompatible avec la libre circulation

                                    Bruxelles, Richard Werly/Le Temps - Nouveau coup de poignard dans
                                     les renégociations bilatérales entre la Suisse et l’UE :
                                    l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers va encore
                                     une fois obliger la Confédération à se justifier face aux Vingt-Sept.
                                    Même si la Commission européenne s’est gardée dimanche de réagir
                                    à chaud, l’ambassadeur de l’Union à Berne, Michael Reiterer,
                                    a confirmé à l’ATS que la balle est « maintenant dans le camp
                                    du parlement et du gouvernement suisses ». Plusieurs journaux
                                    européens soulignaient, dimanche, les « six victoires en sept ans »
                                    obtenues par le parti de Christoph Blocher. « La Suisse, paradis
                                    des lubies populistes », s’inquiétait, dès la confirmation des résultats,


                                    • philippe frioud philippe frioud 29 novembre 2010 12:48

                                      Incompatible avec l’accord sur la libre circulation, qui interdit
                                       les expulsions automatiques d’étrangers – les délinquants ne pouvant
                                       être renvoyés que s’ils présentent un danger grave pour l’ordre public
                                       –, le texte défendu par l’UDC (droite populiste) est d’autant plus
                                      un casse-tête que le contre-projet a été rejeté.
                                      Le piège est d’autant plus redoutable pour Berne que plusieurs pays
                                      de l’UE se plaignent d’une « application incohérente » par la Suisse
                                      de cet accord. Le projet de conclusions sur les relations avec l
                                      a Confédération, que les Vingt-Sept doivent finaliser ce lundi,
                                      dénonce même « l’introduction de mesures législatives et de pratiques
                                      incompatibles, en particulier, avec la libre circulation ».
                                      La Suisse n’est plus un partenaire fiable selon Bruxelles
                                      Le résultat de la votation de dimanche remet en question
                                      des accords bilatéraux et internationaux. Pour les représentants
                                      de l’UE interrogés par l’ATS à Bruxelles, « trop de démocratie peut
                                      conduire la population suisse à se garder les meilleurs morceaux ».
                                      En mettant aux voix cette initiative, la Suisse a mis en danger en
                                      connaissance de cause ses engagements envers l’UE, a déclaré un
                                      observateur à Bruxelles. Berne n’est dès lors plus un partenaire
                                      digne de confiance pour l’UE. Ce qui va conduire Bruxelles à hausser
                                      le ton dans les négociations, selon ce proche du dossier.


                                      • dup 29 novembre 2010 13:29

                                        je suis désolé monsieur le stalinien , quand vous dites :

                                        Le projet de conclusions sur les relations avec l
                                        a Confédération, que les Vingt-Sept doivent finaliser ce lundi,
                                        dénonce même « l’introduction de mesures législatives et de pratiques
                                        incompatibles, en particulier, avec la libre circulation ».

                                        la Suisse leur pisse au cul en zig zag. Ca commence a bien faire l’eurocommedie qui prend eau de toute part . Je souhaite que vous êtes pas Suisse , car si non comment ne pas vous appeler de traître ? Les bobos sont traitre par bêtise et snobisme . Si nous sommes excommuniés de la nomenclatura de bruxelle c’est tant mieux. Leurs observateurs, leur editoriallistes , tous bilderberger , franc maçons , illuminatis ,banksters et autres racailles , c’est un priviliège d’être détesté par eux . Ouvrez la fenêtre , ça pue ici

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