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Le Portugal, la crise et la Démocratie

Paradoxalementest au sein des régimes oppressifs que naît la conscience politique et que l´on invente la Liberté. Le despotisme des dictateurs, les charges de leur police de choc, la sauvagerie des flics politiques, les cachots où l´on torture et l´on tue au nom de doctrines totalitaires, l´exploitation que le patronat, allié naturel des dictateurs, exerce sur le monde du travail, finissent irrémédiablement par provoquer une réaction de défense chez les opprimés, les poussant à la révolte. Les réseaux clandestins naissent un peu partout, la peur et l´indifférence d´une partie de la population côtoient le courage, la détermination de ceux qui risquent leur vie dans les combats de l´ombre. Celui qui s´opposera au despotisme sera toujours vu comme un héros et un ami. On le respectera, on l’admirera, même si l´on ne partage pas ses idées. Les factions politiques s´allient face à l´ennemi commun. C´est une marche de gens sous un même drapeau vers une terre de promesses.

La liberté et l´espoir d´un monde meilleur sont au bout du chemin, et cela vaut bien tous les sacrifices.

Le régime qui s´impose naturellement après l´éjection du despotisme se nomme pompeusement Démocratie, c´est à dire pouvoir du peuple

Étrangement, ce régime qui devrait mettre fin à toutes les exactions contre l´Homme, qui devrait assurer pleinement une quantité raisonnable de conquêtes, (la culture, le travail sans exploitation, la santé, la dignité, la sécurité des citoyens, le respecte d´autrui, l´honnêteté des élus du peuple, la disparition de la corruption, la sauvegarde des droits et valeurs humains, une réelle liberté d´expression), ne laisse prévoir en aucun des pays où il s´est imposé, une claire volonté de remplir son rôle, c´est-à-dire, assurer le pouvoir ou le contrôle du peuple. À part des exceptions très rares, quelques pays nordiques, le régime soi-disant démocratique fini par s´abâtardir en faisant le jeu d´une classe toute puissante, la classe politique, qui se veut représentative du peuple, mais qui en réalité ne représente que ses propres intérêts : conquête du pouvoir politique, gestion de la chose publique, alliance avec les gestionnaires du Grand Capital, et usufruit de privilèges de caste.

Rassemblés dans des associations appelées partis, ces professionnels de l´idéologie ou plutôt de l arnaque, ont créé de véritables organisations qui ont su, au fil de décennies, se répandre dans tous les secteurs de l´État. Et le pouvoir du peuple dans cette chère Démocratie a laissé la place au pouvoir des partis. Ainsi est née cette aberration sociale, politique et linguistique nommée Particratie !

Qu´ils soient de droite, de gauche, du centre, enfin, de tous les points cardinaux possibles et imaginables, ces partis sont la propriété de gens qui vivent aux dépens de la Richesse Nationale produite par l´ensemble du monde du Travail, qui récoltent de bons salaires, de bonnes retraites, des privilèges appétissants et un statut qui leur permet de jouir d´une agréable sécurité pécuniaire jusqu´à la fin de leurs jours. Et, c´est un comble, du fait de leur étroite liaison professionnelle au monde du Grand Capital, certains de ces élus du peuple réussissent même des tours de passe-passe extraordinaires qui les rendent richissimes à vie. Comparez maintenant la situation, de nos chers députés, de nos chers ministres et tutti quanti qui sillonnent les allées du pouvoir politique, avec le quotidien de tous ceux qui contribuent avec leur effort de travail et leurs impôts pour la Richesse Nationale, cette richesse qui sert en premier lieu à payer les dépenses exorbitantes de l´État, cet État qui veille avec tant de tendresse et d´obligeance sur quelques-uns, délaissant, méprisant la grande majorité des citoyens, auxquels il laissera, tout au plus quelques miettes du gâteau.

Aussi bien chez les seigneurs du despotisme que chez les seigneurs de la (pseudo) Démocratie, le citoyen sera toujours le dindon de la farce, et même en s´appuyant sur une béquille nommée vote, il ne fera jamais un bout de chemin sur la route qui aurait pu mener à ce monde de lendemains qui chantent, cette route sur laquelle beaucoup ont laissé leur peau en rêvant de Démocratie… 

Alors ne craignons pas d´analyser ce semblant d´État de Droit, et soyons toujours prêts pour appeler les choses par leur nom. Il y va de notre santé mentale, de notre confiance en l´Homme, de notre capacité d´agir en tant que citoyens.

Tout ceci à propos du Portugal. Après une révolution enjolivée par les couleurs des œillets (1974), et sa participation (1985) dans le concert cacophonique de cette Union Européenne, véritable auberge-espagnole dans laquelle chacune des nations apporte son égoïsme et sa faim démesurée d´avantages, il s´enfonce dans une lamentable banqueroute de la crédibilité politique et économique.

Le temps n´est certainement pas aux miracles, mais même sans l´actuelle crise mondiale du capitalisme sauvage, le Portugal continuerait sa descente vers les abysses tel le Titanic, emballé par le ronron musical de ses insuffisances structurelles.

De Gaulle disait que les peuples ont les gouvernements qu´ils méritent ! Rien de plus vrai.

Au Portugal, depuis ce fameux 25 Avril, les gouvernements se suivent et se ressemblent comme des gouttes d´eau, porteurs d´une tare congénitale appelée Médiocrité, mais les portugais n´engendrent que des mauvais politiciens, dans un accouchement ô combien douloureux et pitoyable ils continuent d´accoucher des élites capitalistes décevantes, sans capacité d´innovation et de compétitivité, des masses laborieuses sans formation adéquate aux nouveaux défis de la mondialisation, des générations sans véritables horizons intellectuels et culturels. 

Le gouvernement socialiste de José Socrates, avance dans sa deuxième législature, sans majorité absolue, et par conséquent subit l´attaque de l´opposition, aussi bien de droite comme de gauche.

Des scandales d´éventuelles pratiques de corruption à la fin de la première législature jusqu´à un nouveau scandale sur une étrange affaire de violation de liberté d´expression, menée soi-disant par le corpus socialiste, c´est tout un éventail de situations dont l´opposition en use et abuse pour tenter d´abattre le gouvernement.

Or tout le monde sait qu´aucune de ses formations politiques est en mesure de proposer une alternative crédible et courageuse au gouvernement en place. C´est un remue-ménage gratuit, risible car il fait oublier les véritables problèmes du pays, sous-développement économique, médiocrité des élites. C´est encore une fois de plus de l´hypocrite politique, puisque des situations de gigantesque corruption ont toujours eu lieu, dans une totale impunité, sous tous les gouvernements. En ce qui concerne la pression que ce gouvernement aura exercée sur certains médias ( télévision et journaux), dans le but de museler des voix qui le harcèlent, parfois, avec d´étranges aspects de persécution personnelle, l´opposition avec le PSD en tête, à cor et à cri, la classifie comme étant de la pure violation de la liberté d´expression ! 

Le PSD, parti de la social-démocratie, au Pouvoir pendant le règne du professeur Cavaco Silva, a été la première des formations politiques, à créer une véritable toile d´intérêts financiers, d´appuis politiques, d´affaires de corruption à travers le pays. On a, d´ailleurs, appelé ce modus operandi le Cavaquistão, le territoire des Cavaquistes. C´est tout dire. En ce qui concerne la liberté d´expression, certains dirigeants de ce même parti (le PSD), oublient candidement, de dénoncer un des plus grands scandales de despotisme (à l´intérieur de l´Union Européenne !) sous le couvert du démocratiquement incorrect, exercé par le Président de la Région Autonome de Madère, Albero João Jardim (du PSD), sur tous les médias qui critiquent sa gestion catastrophique. Hypocritement ils baissent les yeux, s´automusèlent, de peur de perdre les votes que ce monsieur fait déposer, sur leur compte, lors des élections nationales.

Jésus a pourtant dit : »Que celui qui est innocent lui jette la première pierre ». 

Si « certains » peuples ont les gouvernements qui méritent, ils ont aussi les oppositions politiques qui vont avec.

Au Portugal, depuis longtemps déjà, des voix s´élèvent contre cette culture politique du parti-gang qui fait main basse sur le pays. Si on sait reconnaître la gangrène qui dévaste un peuple, pourquoi alors, ne saurait-on lui trouver la parade qui peut le sauver d´une mort annoncée ?

Dans le principal parti de l´opposition sévit la loi de l´intérêt personnel, de la complicité dans l´intrigue, de la conquête des positions dominantes. C´est, hélas ! un héritage du défunt cavaquisme, dont la nouvelle génération n´arrive toujours pas à s´en débarrasser.

Les élus socialistes, comme un peu partout, en Europe, sont devenus les fossoyeurs du plus beau des idéaux, celui qui est fait de justice, d´honnêteté, de solidarité. Ils partent à la dérive, car ils ont perdu le courage de s´opposer à tout ce qui ronge l´humain, se sont adaptés aux règles de la prédation, en sont même devenus des complices décomplexés.

Au Portugal, seul, un grand chambardement, un revirement de toutes les règles, pourra faire face au chaos économique et social qui s´avoisine, et on ne trouve pas dans aucune des formations politiques, dans aucune des élites (capital, connaissance, travail) les hommes, l´honnêteté et le courage indispensable pour faire face à la maladie presque chronique de ce pays.

Ce qui est d´ailleurs le cas pour la plupart des membres de cette Union Européenne, dont les dirigeants n´ont toujours pas su nous prouver qu´elle sert véritablement les intérêts des peuples qui la composent.l
 

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14 réactions à cet article    


  • anti-oligarchie anti-oligarchie 13 février 2010 11:18

    L’Europe va rentrer dans une nouvelle dictature.Préparez vous donc a vous protéger mentalement.
    La revolution commence ici donc pour tout le monde :
    dailymotion.com/CHAVEZREVOLUTION


    • werther_original werther_original 13 février 2010 12:30

      On dit merci qui ?

      Merci les lumières.


    • dom y loulou dom 15 février 2010 01:23

      @werther

      que des lumières ?

      ben oui hein, c’est bien connu...

      la Communauté Européenne n’existe que depuis le réferendum sur le TCE...


      les normes européennes sont une plaie depuis son début à cette CE, celle voulue par les banquiers de l’europe marchande, on y discute de droits citoyens vous croyez ?

      Chez Nestlé qui vous offre un contrat qui cesse votre citoyenneté en vous déclarant agent de firme ? Vos déclarations politiques pourraient compromettre l’entreprise.

      Les lumières de Rousseau et de toutes les avancées de la conscience humaine, coupables de tels agissements ou des crimes des marchands d’armes ? C’est pas Ben Laden mais ben voyons là.

       l’installation de l’europe juste après la chute du mur de berlin fut une autre supercherie.
       

      le TCE ouvrait une autre possibilité inattendue, la mémoire des lumières justement, sans le bel outil... autre foutage de gueule, encore, au rabais et en y glissant maintes fourberies certes, mais c’était quand même un début. Avorté.


      N’en blâmez personne ou alors les réellement coupables, ceux qui firent disparaitre les lumières du champ du réel médiatique et qui n’eurent de cesse de noyer le poisson et se plaignent aujourd’hui de perdre de l’audience, le comble.


      Car si vous ne voyez pas l’horreur impérialiste ou l’applatissement des peuples sous l’empire marchand qui s’opère depuis des siècles (! !!) tout ce qui se tient en face des lumières citoyennes, les particularités des peuples et des tribus précisément, VOUS-MEME, mais leurs droits de citoyens (! !!) les richesses les plus précieuses des nations, leurs gens (! !!) pour les dévorer définitivement et qui défait la dignité humaine et la menace en permanence partout depuis des lustres pour faire tourner des machines où les aom sont réduits à des boulons remplaçables, alors personne ne peut plus rien pour vous.

      L’océan pour vous est-il le fait du poisson ?



    • werther_original werther_original 15 février 2010 17:19

      Je dis merci aux lumières qui ont instauré un climat propice à l’ acceptation de la chute de la monarchie pour la remplacer par un truc que l’on apelle la démocratie.

      Cette démocratie impossible , sauf pour les dieux (dixit rousseau).

      Et maintenant que la politique n’est pas l’affaire du peuple (trop d’avis divergeant , trop de démagogie pour avoir un quelconque avis), ni l’affaire d’un homme , mais l’affaire d’une caste et bien advient ce que doit advenir. Les plus mauvais s’emparent du pouvoir ,qui se donne au premier qui veuille bien le prendre, et installe un voile d’oppression pour que jamais, jamais , il n’y ai contestation.

      Alors , oui , merci les lumières. S’il avait réfléchi plus de cinq minutes , il aurait compris que tout systeme se fait dévoyé et est innaplicable tel que pensé sur le papier et que seul les plus mauvais réussissent (car ils usent de tous les moyens pour réussir) Les libéraux originaux se sont fait berner. Leur combat était une chimère dont nous payons le prix aujourd’hui. (un peu comme ce qu’il s’est passé pour le communisme)

      Vous parlez d’europe. Croyez vous vraiment qu’il y aurait pu avoir une perte de souveraineté nationale si la france était encore une monarchie ????? L’objet du roi est d’avoir un royaume pas d’être un commercial. L’objet d’un politique est de faire de la politique , de faire son trou , de naviguer entre les eaux tumultueuses de la démagogie et du qu’en dira-t-on.

      alors évidemment , l’histoire de l’europe ne commence pas avec la tce. Evidemment , cela date de plus loin , voir la révolution des barons en angletterre. L’éviction du roi a été simplement un catalyseur.








    • Lorenzo extremeño 13 février 2010 11:48

      @ Sejo

      J’ai bien aimé votre article oú se mélent espoir et fatalisme,
      révolte et aspirations á un monde meilleur...que l’on retrouve
      chez Mariza,Adriana Calcanhotto,Cristina Branco que j’ai
      découvert en voyageant chez vous.

      Votre conclusion est désepérement lucide sur l’apport de l’Europe
      au peuple Portugais,et la corruption des élites une pratique habituelle.
      Ceci dit j’aime beaucoup votre pays dont je suis proche,pas seulement
      géographiquement, mais plus largement humainement oú les gens
      simples ont gardé leur valeurs de gentillesse et de convivialité.
      Si les effets économique dévastateurs du capitalisme rendent leur condition
      plus difficile, le fond de l’âme Portugaise est préservé hors des grandes villes,
      et c’est sans cesse une belle expérience que d’aller á leur rencontre.

      J’ai aussi apprécié votre site,principalement vos photos d’endroits que je
      connais également.Etant moi même photographe amateur, au sens
      de l « aficion » des Espagnols, Je me suis retrouvé dans la sensibilité de vos
      images,de ces instants de lumiéres rares qui me fascinent tout comme
      vous.Je vais essayer de rentrer en contact avec vous. Peut être aller
      plus loin ensemble dans une perspective photographique ?...

      Cordialement. smiley


      • Bélial Bélial 13 février 2010 11:50

        « Paradoxalement c´est au sein des régimes oppressifs que naît la conscience politique et que l´on invente la Liberté. Le despotisme des dictateurs, les charges de leur police de choc, la sauvagerie des flics politiques, les cachots où l´on torture et l´on tue au nom de doctrines totalitaires, l´exploitation que le patronat, allié naturel des dictateurs, exerce sur le monde du travail, finissent irrémédiablement par provoquer une réaction de défense chez les opprimés, les poussant à la révolte. »

        « Le régime qui s´impose naturellement après l´éjection du despotisme se nomme pompeusement Démocratie, c´est à dire pouvoir du peuple. »

        « À part des exceptions très rares, quelques pays nordiques, le régime soi-disant démocratique fini par s´abâtardir en faisant le jeu d´une classe toute puissante, la classe politique, qui se veut représentative du peuple, mais qui en réalité ne représente que ses propres intérêts : conquête du pouvoir politique, gestion de la chose publique, alliance avec les gestionnaires du Grand Capital, et usufruit de privilèges de caste. »

        EXACT, A PART QUELQUES PAYS NORDIQUES, MEME DES PAYS RICHES COMME LES USA, LA FRANCE, LE PORTUGAL, SONT TRES LOIN DE LA DEMOCRATIE.

        C’est le drame de nos pays riches, trop de gens confondent et se croient en démocratie, mais alors qu’on devrait tous avoir 1/65millionième du pouvoir, on a 0. 

        Je veux la démocratie directe, je veux ce qui nous revient, 1/65millionième du pouvoir pour chacune et chacun.


        • werther_original werther_original 13 février 2010 12:29

          Et vous allez faire quoi avec 1/65 millionieme du pouvoir ? Voter 1/65 millioneme de loi ?

          Trouvez d’autres gens qui pensent comme vous pour augmenter le ratio pour faire passer vos idées ? Mais Cela ne s’apellerait pas créer un parti ?

          La démocratie n’a jamais fonctionné , ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais.

          Ce qui est l’affaire de tous n’est l’affaire de personne.


        • Bélial Bélial 13 février 2010 13:42

          Salut werther_original,

          Le système acuelle de la 5ème rép. fait que 1 personne qui fait 30% des voix (exprimées, puisque déjà on nie l’abstention et le vote blanc ça commence mal) au premier tour, remporte le 2ème et gouverne comme s’il (elle) avait fait 100%. De plus ce(tte) candidat(e) mainstream doit avoir une politique conforme aux dogmes du groupe de bilderberg et à la ligne directrice décidée à leur réunion annuelle en juin. Sinon il(elle) sera déstabilisé(e) ou assassiné(e).

          En plus beaucoup d’électeurs votent par défaut, font confiance à des gens qui méritent juste qu’on leur mette des statuettes dans la gueule, et sont complices et victimes de l’architecture pyramidale de la société. Tu as dû remarquer que c’est systématiquement celui qui a la campagne la plus chère qui gagne.

          Il manque clairement une participation des citoyens et citoyennes à la politique, chose qui devrait aller de soi, définition de la démocratie. Une solution que je vois, c’est un tirage au sort des représentants, le même système que pour les jurés. 

          Oui je sais c’est utopique, mais les pragmatiques nous mènent dans le mur. En attendant on ferait mieux de s’inspirer des pays nordiques plutôt que des USA, et arrêter de voir dans la Chine ou la Russie des contre-modèles salutaires car ils ne valent pas mieux que les USA. Les pays nordiques ne sont pas colonisateurs, ni impérialistes, ni ultrasécuritaires, ni corrompus comme les notres, ils montrent l’exemple. Nous aussi montrons l’exemple.


        • Jean 14 février 2010 12:45

          Un prof de FAC sur Radio France suggérait que les député(e)s soient tiré(e)s au sort comme les jurés des assises, et non plus élu(e)s ; donc bien sûr plus de professionnel(le)s de la politique pour voter les lois.

          Tout cela pourrait s’ assortir d’ autres mesures comme la suppression du sénat déjà envisagée par De Gaulle (mais cette fois manu-militari contre les pros de la politique qui tiennent à leur statut, leurs cumuls etc.)
          Les « tiré(e)s au sort » pourraient être d’abord des volontaires qui s’ inscrivent dans ce but, à partir du moment où elles/ils sont des citoyen(ne)s français(es), car il faut soi-même se sentir capable de débats, d’ une décision de vote etc.
          Dans un cas de corruption ou d’ incompétence le président de la Répubique pourrait être destitué par les citoyen(ne)s représentant(e)s (celles/ceux-ci ne doivent bénéficier d’ aucune immunité, pouvoir personnel etc. autres que ceux nécessités strictement par leur travail, garder leur salaire d’ origine + indemnités à définir contrôlées en temps réel par la cour des comptes, pas de possibilité de s’ auto-octroyer quoique ce soit (retraite dorée etc. : rien pour elles/eux- mêmes), autres suggestions ?


        • Jean 14 février 2010 13:14

          quoique... quoi que !


        • dom y loulou dom 15 février 2010 01:27

          très bien parlé bélial


        • dom y loulou dom 15 février 2010 02:08

          « ce qui est l’affaire de tous n’est l’affaire de personne »


           l’organisation de la cité, puisque c’est le sens de politis, n’est donc l’affaire de personne ?

          Vraiment ? Je connais quelques mutlinationales qui ne sont PAS DU TOUT DE VOTRE AVIS.


          L’eau est affaire de tous... donc de personne puisque tout le monde la boit... (?)

          drôle de logique.

          tout le monde au contraire devrait s’en préoccuper !!!


          le racisme anti-musulman de certains, par contre, devrait, lui, être l’affaire de tous, n’est-ce pas ?


          .


        • werther_original werther_original 15 février 2010 10:09

          Dom vous avez tout a fait raison.

          La politique n’est l’affaire de personne. Sauf de quelques initiés qui ont su mettre à profit la dégénéresence inné de la démocratie.
          Quand je dis personne , il faut comprendre 99.99 % des gens.

          Pour illustrer mon propos et comme vous jouez de mauvaise foi , je vous donnerais un exemple dont tout le monde à au moins une fois fait l’expérience.

          Vous vous inscrivez dans une grande assurance , avec plétrhores d’employés , avec des chefs , sous-chefs , intendant , secrétaire à ne plus savoir qu’en faire.

          Un jour , vous formulez une demande un peu spécial , certes dans le cadre légale , mais un peu spéciale. Vous allez voir la secrétaire qui vous renvoie à son chef , qui vous renvoie au surchef , qui vous renvoie à la secrétaire. Qui vous dit qu’elle va se renseigner et ainsi de suite. Et même si vous allez voir l’actionnaire majoritaire , il vous dira que cela n’est pas de son ressort , qu’il faut passer par la secrétaire.

          Ce qui est l’affaire de tous n’est l’affaire de personne. Ce qui veut dire , en fait , que personne n’a de responsabilité dans un mode de pouvoir partagé.

          Si sarkozy fait des choses qui vous déplait , il vous répondra ; et il aura bien raison ; qu’il a été élue , qu’il a annoncé la couleur. Qu’allez vous faire ? Poursuivre en justice toutes les personnes qui ont voté pour lui ? le destituer et lui jeter l’anathème alors qu’il fait ce qu’une majorité de gens à voté bon ?

          ce qui est l’affaire de tous n’est l’affaire de personne, et ce n’est pas en utilisant une logique douteuse que vous égratignerez cette vérité.




        • Bélial Bélial 13 février 2010 13:44

          « système actuel » dsl

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sejo vieira


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