À quelques jours de l'élection annoncée de Vladimir Poutine, dés le premier tour, pour un troisième mandat présidentiel. L'anti-poutinisme se fait à nouveau entendre.
Vladimir Poutine, serait un leader inflexible refusant toute opposition, lorsque l'opposant Edouard Savenko, dit Limonov, se fait interpeller en marge d'une manifestation anti-Poutine, nos médias lui offrent une possibilité de propagande personnelle. Sans que personne ne vienne rappeler réellement les idées de cet homme, inspirées tant par le stalinisme que par un nationalisme, expansionniste et sans complexe. Nous parlons bien d'un membre fondateur du Parti National-Bolchevique, parti voulant reconstruire un Empire marxiste-léniniste, le tout cumulé à un discours nationaliste à souhait, et un racisme digne des années Elstine.
Nous reviendrons sur le fantasme d'un Poutine impérialiste et expantioniste, lorsque l'occident soutient par simple opposition à l'homme fort de Russie, de véritables impérialistes. .
Et c'est justement le régime Elstine, et non le poutinisme, qui est pour beaucoup dans l'importance du racisme en Russie, ce racisme alimentant les relations tendues avec la Tchétchénie, argument principale de la propagande anti-poutine.

La Tchétchénie, une si petite république et pourtant tellement d'encre, le plus souvent dans l'espoir d'abimer, au point de le couler, le régime de Vladimir Poutine. Revenons sur l'origine du conflit, afin de mieux y comprendre la réelle culpabilité originelle, les intérêts réellement en jeux, et l'action de Poutine pour restaurer l'ordre dans cette République Russe.
DES TENSIONS DEJA VISIBLES DANS L'UNION SOVIETIQUE DE STALINE.
La première tension importante entre Moscou et la Tchétchénie, remonte à la seconde guerre Mondiale. Puisqu'en raison du fort caractère religieux de cette république l'incompatibilité avec la propagande d'un Etat sans religion se faisant sentir, la collaboration avec le troisième Reich sera importante dans cette région, la population voyant l'armée hitlérienne comme salvatrice, face au communisme plus que face à la Russie. La réaction de Staline, ne se fait pas attendre en 1944, 387 229 tchétchènes sont déportés, ont peut aisément ici deviner le renforcement des tensions dans cette région.
C'est d'ailleurs loin d'être la seule tension connue actuellement par la Russie à avoir pour origine l'autoritarisme ou le nationalisme grand-russe de Staline.
L'APRES GORBATCHEV ET LE NATIONALISME DE BORIS ELSTINE.
Après l'éclatement de l'Union Soviétique, l'arrivé au pouvoir de Boris Elstine, marque la monté d'un fort nationalisme Russe, l'objectif d'Elstine est clair, instaurer en Russie une démocratie à l'occidentale, et ne conserver dans la fédération que les peuples Russes. Si l'on regarde de plus prêt la présidence Elstine à avant tout visé, à vendre pour des sommes insignifiantes l'ensemble des intérêts économiques du pays, mais aussi à la construction d'une Russie, peuplée par les blancs et exclusivement les blancs.
Djokhar Doudaïev, est élu président de la République de Tchétchénie-Ingouchie le 27 octobre 1991, celui-ci proclame de lui-même la sécession de la Tchétchénie et son indépendance vis-à-vis de la Russie, laissant par ailleurs l'Ingouchie seule.
Lorsque l'on sait que cet homme, est né en 1944 au Kazaksthan, sa famille ayant été déportée en 1944, la haine de la Russie plus que l'amour de la Tchétchénie à donc forgée son éducation, celui-ci tentera même de rapprocher la Tchétchénie de la Géorgie, qui après la Tchétchénie est le second axe des difficultés russes dans le Caucase.
Doudaïev, récidivera son discours d'indépendance en 1993, interdisant la langue russe et glorifiant l'apprentissage de la langue tchétchène. Il obtiendra même le soutien du Royaume-uni lors de son souhait de frapper une monnaie nationale, bien que cela ne pourra aboutir.
La réponse Russe, ne pouvait ici qu'être militaire, afin de faire cesser le coup d'Etat perpétré par Doudaïev, mais aussi d'en éviter la moindre contagion. Le 31 Août 1996, les accords de Khassaviourt mettent fin au conflit.
Il est évident que le soutien apporté par les nations de l'OTAN, à ces républiques séparatistes s'inscrit principalement dans une volonté de profiter de ces républiques plus que de défense de la liberté.
Nous parlons bien ici du soutien britannique la même Grande-Bretagne qui pour former le Royaume-uni occupe en dehors de toute légitimité mais avec l'aval d'une communauté internationale silencieuse, l'Irlande du Nord. D'ailleurs au moment des faits ce conflit était tous ce qu'il y a de plus visible, le soutien britannique et de fait une totale supercherie, et relèves encore aujourd'hui, principalement d'une volonté d'écraser l'ancien seul pays capable de rivaliser avec l'oncle Sam.
1999 : UNE ARRIVE DE POUTINE AU KREMLIN, SOUS HAUTE TENSION.
Ce sont les séparatistes qui mettront fin au traité de paix, le 07 Aout 1999, un groupe de fondamentalistes tchétchènes, attaquent un village en République Autonome du Daguesthan, entitée territoriale de la Fédération de Russie. Cet événement marque la reprise d'un séparatisme soutenu par le régime des Talibans, mais surtout la volonté d'en étendre l'idéologie au sein du Caucase Russe.
Le 09 Août, Le Premier ministre Sergueï Stépachine, se voit remplacé par Vladimir Poutine qui arrive donc au pouvoir : En raison du conflit Tchétchène ,et pour le régler. Ce qui explique son apparente obsession pour ce conflit.
En réponse à cette nomination du 31 Août au 13 septembre des attentats attribués au pouvoir tchétchène se succèdent en Russie, le 01 octobre, après avoir répondu militairement en septembre, le premier ministre Vladimir Poutine déclare officiellement que Moscou ne reconnaît plus le pouvoir du Président tchétchène, celui-ci étant commanditaire du terrorisme.
En 2000, devenu entre temps président de la Fédération Poutine, annonce le retour de l'ordre en Tchétchénie.
UNE RÉGION TOUJOURS SOUS TENSION.
Si 2004, marque la deuxième élection de Vladimir Poutine, au poste de président de la fédération il ne faut pas oublier que dans l'espoir de provoquer son départ, et d'obtenir l'indépendance que semblait commencer à leur promettre Gorbatchev, les tchétchénes ont enchaîné les attentats. En Ingouchie, région voisine répudiée par le mouvement tchétchène, les attentats feront près de cent morts, de même que la destruction de deux avions de ligne russes en plein vol, qu'une bombe puis une bonne-humaine dans le métro de Moscou, ces attentats étant revendiqués par la présidence tchétchène. Le 27 novembre 2004, le parti présidentiel Russie Unie obtient 60,64% des voix en Tchétchénie, résultat électoral marquant l'illégitimité de ce mouvement séparatiste et meurtrier, puisque premièrement la majorité vote pour un parti fédéral, et nul autre parti que celui du Kremlin.
Si le conflit semble s'être gelé depuis, il ne faut pas ignorer la continuité des attentats, et de la présence militaire sur place pour garantir l'ordre et la sécurité des civils, c'est donc sans surprise, qu'en période électorales le terrorisme soit à nouveau d'actualité en Russie. Ces groupes ayant pour objectif de faire pression sur le Kremlin, et surtout le parti de Poutine, Russie Unie pour obtenir leur indépendance afin de transformer ces républiques pour y donner libre cours à leur fondamentalisme religieux. Que des peuples russes veulent se reconstruire, en États indépendants, sur une majorité religieuse n'étant pas celle de la fédération de Russie est une chose explicable, que ce soit fait par la voix terroriste est inacceptable.
Ces tensions entre la Tchétchénie et la Fédération de Russie, ont parmi leurs origines le fort nationalisme du régime Elstine. Mais ce conflit, alimente aussi les extrêmes-droites et la poussée d'une certaine forme de haine de l'étranger en Fédération de Russie, et le poutinisme vise aussi à faire reculer cette montée de la haine, sans pour autant renoncer à la reconstruction de le fierté nationale russe.
POUTINE N'EST PAS UN IMPÉRIALISTE
Poutine est taxé d'impérialiste et d'expansionnisme sur la question, alors que le mouvement séparatiste est minoritaire, et veut s'étendre en dehors des frontières tchétchènes la volonté expansionniste est donc à constater du coté des terroristes.
Lorsque ces terroristes, sont soutenus par les Talibans, que l'occident combat actuellement on ne peut que s'interroger du soutien médiatique apporté par ces pays, à la Tchétchénie, et de fait déplorer l'incapacité de nos dirigeants, et de nos concitoyens en général, à sortir de leurs stéréotypes de guerre froide. Lorsqu'aujourd'hui Poutine parle de "reconstruire la Grande-Russie" il faut comprendre, retrouver le poids dans les relations internationales, dont elle bénéficiait pendant l'air soviétique.
Poutine n'est pas un impérialiste, contrairement à son principal opposant Guennadi Ziouganov, l'anti-poutinisme s'il prendrait réellement compte de la situation en Russie serait donc une volonté de voir cet homme au pouvoir, et non les opposants aux programmes suicidaires pour la Russie ou condamnés pour fraude qui nous sont présentés par nos dirigeants, salivant sur le gaz et le pétrole russe, comme de grands démocrates.
N'oublions pas l'importance minière du Caucase, espérant pouvoir prendre le contrôle des hydrocarbures russes, en occident nos dirigeants appuyés évidemment par la plus larges parties des médias, dépendant du pouvoir industriel, font l'apologie d'un peuple tchétchène auquel Vladimir Poutine, ferait subir les pires insultes et atrocités. Quand dans les faits ce n'est qu'une minorité de cette région qui ensanglante le Caucase et occasionnellement Moscou, entraîner évidemment un devoir de réponse des autorité politique en place.
Laissez l'indépendance à la Tchétchénie, vous enflammerez le Caucase, le rendrez incontrôlable pour les Russes, et l'anarchie créée permettrait aux puissances industrielles Nord-Américaines et Européennes d'y extraire le précieux liquide à coût modique.

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ouais bien sûr vous avez oublié une seule chose c’est que le système anglo us est (...)
04/09 12:06 - eziodu57Puis tuer tout le monde c’est la méthode CIA, la méthode KGB est pus subtile et avant (...)
29/02 12:03 - Anthony MarvilleC’est surtout un constat, quand on regarde les opposants au système-Poutine, Qui : Soit (...)
29/02 11:59 - Anthony Marville« mais cette transition démocratique ne pourra se faire sans Vladimir Poutine, qui bien (...)
29/02 11:16 - BouliqMon propos ne vise pas à justifier le terrorisme des groupes intégristes tchétchènes que je (...)
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