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Le projet de Constitution syrienne suscite de vifs débats

Lors des négociations d'Astana les experts russes ont proposé un projet de Constitution syrienne dans le cadre du processus visant à résoudre la crise.
Le texte n'est pas encore approuvé par des représentants syriens. Ce sujet a causé, pourtant, de vifs débats sur les réseaux sociaux, surtout dans le monde arabe.
Parmi les clauses les plus discutées figurent la disparition du mot “arabe” dans le nom de la République syrienne et l’abolition de la religion dominante. Le texte supprimerait également la condition sur la religion du président en Syrie.

 « La République syrienne est un État indépendant souverain démocratique fondé sur les principes de l'état de droit, de l'égalité et de l'unité sociale, du respect des droits et des libertés de tous les citoyens sans aucune différenciation, » déclare le texte

Le projet rédigé par les experts stipule que « l'État respecte toutes les religions et garantit la liberté des cultes » en Syrie, en tant que pays multiconfessionnel et multiethnique.
La langue officielle de la Syrie reste l'arabe, mais selon un amendement proposé par Moscou, « la langue arabe et kurde pourraient être utilisées à part égale dans des régions à majorité arabe ou kurde. La population de chaque région, aussi, aura le droit d’utiliser sa langue parlée, outre la langue arabe, selon la nouvelle version. »
Le texte prévoit également que le président “se charge de faire l’intermédiaire entre l’État et la société”. Aucun pouvoir législatif ne lui est attribué.
 Le projet semble s'être basé sur des principes démocratiqes. Mais sera-ce suffisant pour convaincre toutes les parties impliquées ? Et pourquoi les représentants de la coalition occidentale restent silencieux ? Certes, seul le peuple syrien a le droit de prendre la décision finale. Pour le moment, il n'y a qu'une chose sûre, quelle que soit la réaction des dirigeants occidentaux, cette démarche de la part de la Russie est une avancée dans la résolution de la crise syrienne.

La version complète du projet en anglais

 


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16 réactions à cet article    


  • roman_garev 1er février 11:12

    La rencontre d’Astana a eu des effets de loin plus importants que celle de la proposition de ce projet de Constitution (qui demeure, certes, important).

    À lire en français ici : « Leçons d’Astana ».

    Hélas les modérateurs d’AV ne veulent pas admettre cet article ici.

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er février 13:36

      @roman_garev

      et ben, il est très bien votre article recopié !

      vous m’avez fait peur, j’ai cru que c’était de vous smiley


    • roman_garev 1er février 11:30

      « Et pourquoi les représentants de la coalition occidentale restent silencieux ? »


      Une question plus que naïve. Le sujet n’est guère avantageux pour l’Occident. Il ne colle pas à leur fable « Poutine-Assad tueurs cruels ».
      Et d’ailleurs, de quelle coalition s’agit-il ? La coalition de 63 pays est censée agir à l’Irak, pas en Syrie. Quand elle agit en Syrie, elle agit justement contre la Syrie (voir les bombardements acharnés de l’armée syrienne à Deir ez Zorr). Cette coalition a pour but d’annihiler la Syrie, et pas de la faire renaître.

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er février 13:31

        @roman_garev

        vous avez bonne mine d’accuser les occidentaux, je vous rappelle qu’Hillary Clinton n’a pas été élue, que le gouvernement anglais va suivre Trump, et qu’Hollande est en partance.

        À la différence de Assad, qui s’accroche au pouvoir comme une moule, c’est l’avantage de la démocratie :
        quand les résultats ne sont pas probants, on change.

        Votre fable, selon laquelle les Occidentaux ont tout manipulé en Syrie, est grotesque : c’est une resucée ridicule du tiersmondisme des années 60-80, lorsque l’URSS subventionnait à fonds perdus des mouvements pseudos marxistes du fin fond de la brousse.


      • roman_garev 1er février 13:35

        @Olivier Perriet

        Je n’accuse personne, je ne fait que répondre à la question posée par l,auteur.
        Quoi d’incorrect dans ma réponse ? Quelle fable surtout ?
        Assad, je n’en parle rien.
        Comme d’hab, un pet à l’air.

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er février 13:37

        @roman_garev

        mais il y a vraiment des différences entre l’équipe du matin et celle de l’aprem :
        vous vous relisez entre collègues dès fois ??


      • roman_garev 1er février 13:38

        @Olivier Perriet
        Graphomane ?


      • roman_garev 1er février 13:39

        « @Olivier Perriet
        Mais quelle serait VOTRE réponse à cette question pourtant si simple : »« Et pourquoi les représentants de la coalition occidentale restent silencieux ? »


      • roman_garev 1er février 13:44

        @Olivier Perriet
        « c’est l’avantage de la démocratie : quand les résultats ne sont pas probants, on change. »


        Ah bon ? Ça a changé beaucoup chez vous depuis Sarkozy, sauf le nom ?
        Mais vous avez raison pour le revers de la médaille : quand les résultats SONT probants, on NE change pas. Pas vrai ?

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er février 13:45

        @roman_garev

        que c’est une question de pure rhétorique :

        quand t’es pas invité t’as pas d’avis


      • roman_garev 1er février 13:56

        @Olivier Perriet
        « quand t’es pas invité t’as pas d’avis »


        Ah bon ? Faut-il en déduire que les USA ont été invités en Irak en 2003, que la France a été invité en Libye et en Syrie ? 
        Les soi-disant démocraties occidentales n’ont pas besoin d’invitation pour massacrer les peuples, pour semer le chaos et détruire des pays et de régions. Seule la force armée est capable de les stopper dans leur « bienfaisance ».

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er février 15:13

        @roman_garev

        c’était pas le sujet, « votre com’ rate son but, comme d’hab’ » smiley smiley


      • Doume65 1er février 15:16

        @Olivier Perriet
        « quand t’es pas invité t’as pas d’avis »

        Faux ! Tu en es la preuve vivante.


      • roman_garev 1er février 15:17

        @Olivier Perriet
        Si, car vous avez parlé d’INVITATION.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 1er février 13:44

        à mon (humble) avis, il y a aussi la question des frontières (dans toute la région), qui conditionne tout :

        reste-t-on sur le découpage des méchants colonisateurs franco-anglais, qui par parenthèse n’a jamais été reconnu par les Assad, ou est-ce qu’on change, et si oui, pour quoi ?

        Faire passer une question constitutionnelle en premier, pourquoi pas ?

        Mais si on définit qui vit avec qui, la question de la constitution et du régime politique viendra après et se réglera d’elle même. Après il faut aussi que les voisins soient d’accord : les kurdes se taillent des fiefs en Irak et Syrie, la Turquie ne sera pas d’accord, etc...


        • Bernard 2 février 09:41

          @Olivier Perriet
          Je pense que c’est la Constitution qui doit régler la question des frontières, c’est la Constitution qui garantit la souverainété et l’unité nationale. Si j’ai bien compris, Moscou propose l’autonomie culturelle pour les Kurdes...ça pourrait les satisfaire, non ?

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