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Accueil du site > Actualités > International > Le puits sans fond : Du prolongement de la colonisation à Jérusalem-Est et (...)

Le puits sans fond : Du prolongement de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie

 Dans un roman publié en 1925 et intitulé Le puits de Jacob - celui-là où, selon la tradition évangélique, la Samaritaine donna à boire à Jésus - Pierre Benoît dresse le portrait d’une jeune juive entre Istanbul, la Palestine et Paris. Le futur académicien vient juste de connaître un immense succès avec l’Atlantide. Son livre aujourd’hui oublié ne révolutionne pas la littérature française du XXème siècle, ni même celle de l’Entre-deux-guerres. Les personnages frisent les stéréotypes, et le suspense demeure limité. Le roman présente toutefois un intérêt indirect, au plan de la confrontation des idées. Grand voyageur friand de récits exotiques, Pierre Benoît ne fait pas mystère de son inclination pour les hommes forts - Mustapha Kemal, Mussolini, Salazar pour ne citer que quelques-uns d’entre eux - et pour la pensée maurrassienne.

A travers les pérégrinations d’Agar Mosès rebaptisée Jessica, tour à tour couturière, danseuse, agricultrice et avocate de la colonisation juive en Palestine, l’auteur se fait narrateur discrètement engagé, séduit par le sionisme en action. Le puits de Jacob offre à ses lecteurs français matière à réfléchir sur les difficultés rencontrées par les pionniers qui se sont installés en Palestine. Malgré l’enthousiasme du plus grand nombre, la terre promise se montre souvent peu généreuse et le climat hostile. On pressent plus qu’on ne lit l’hostilité des tribus arabes, le futur massacre d’Hébron et la grande révolte de 1936. L’auteur anticipe en revanche les principaux problèmes rencontrés par la suite dans les kibboutz ou les moshavs, lorsque la flamme des premiers pionniers s’affaiblit. L’appel de la ville ou même la nostalgie de la vieille Europe comptent alors autant que les sabotages des éleveurs voisins. [Sur Pierre Benoît, lire aussi]

Dans le Monde du 13 octobre, Laurent Zecchini reprend sans le savoir la réflexion de Pierre Benoît sur les nouveaux colons israéliens, plus de soixante ans après la fondation de l’Etat d’Israël [Vieux pionniers et jeunes colons]. Au fil des témoignages les principes premiers du sionisme ressurgissent, la mise en valeur de la terre promise comme une fin, mais aussi comme un moyen pour les Juifs de s’extirper de leur précédente condition. Dans nombre de pays européens, ils ne pouvaient auparavant acquérir des biens fonciers. Un des témoins rencontrés par Laurent Zecchini affirme que le judaïsme, « plus qu’une religion est un mélange de race, de nation et de façon de vivre ». Dans la bouche de ce colon convaincu, l’oubli du mot tradition étonne. Un autre colon rappelle les achats du Fonds National Juif pour fonder le kibboutz de Kfar Etzion, et l’impact déterminant de la guerre des Six jours. Un dernier préfère parler de la Judée - Samarie plutôt que de la Cisjordanie.

La galerie de quatre portraits illustre la diversité des 500.000 colons de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, du point de vue des âges, des diplômes ou même des activités professionnelles. Seuls les deux sexagénaires sont nés avant 1967, et tous deux vivent ou survivent grâce au travail de la terre. Ils ne cachent pas leurs états d’âme au contraire des deux autres colons rencontrés par le journaliste. Les deux plus jeunes - 39 et 42 ans - travaillent dans le secteur tertiaire : ingénieur informatique pour le premier, et fonctionnaire local pour le second. Tous admettent peu ou prou la nécessité pour leur colonie de bénéficier de la protection de Tsahal. Des populations arabes résidant aux alentours, ils ne font pas mention. Le pionnier de Kfar Etzion remarque que Juifs et Palestiniens ont longtemps réussi à vivre en bonne intelligence, incrimine les nationalistes arabes fauteurs de troubles, mais se tait sur les conséquences de la victoire des Six jours et la colonisation sauvage de la Cisjordanie.

L’idéal d’auto-suffisance des pionniers a disparu. La nouvelle génération colonise sans vergogne, tout en se révélant incapable de vivre de façon autonome. L’ingénieur installé à Maale Rehavam revendique le soutien d’Avigdor Lieberman. L’un des deux pionniers reconnaît que Kfar Etzion se situe du mauvais côté de la Ligne Verte (celle qui fixe les limites d’Israël en 1948), mais se dit en même temps persuadé qu’Israël secourra sa colonie en cas d’alerte. Dans la colonie ultra-orthodoxe de Betar Ilit, beaucoup d’habitants ne sont que des périurbains fuyant les prix élevés de Jérusalem. Au fil des témoignages, on note que les références politiques et religieuses s’avèrent finalement assez floues. Des colons juifs choisissent une implantation réputée accueillir des ultra-orthodoxes, mais la majorité s’intéresse vaguement à la Torah. L’ingénieur de Maale Rehavam affirme de son côté avoir découvert son identité juive à l’occasion de la deuxième Intifada, mais on ignore selon quel processus. 

L’horticulteur, ancien journaliste de l’Humanité installé au moshav Yafit suscite plus le trouble encore. L’exploitation agricole dans laquelle il a œuvré, hier florissante, périclite aujourd’hui. La terre se charge de sel. Il a fallu renoncer aux cultures maraîchères au profit de palmiers-dattiers. Les bras manquent désormais, faute de renouvellement des générations. Les ouvriers thaïlandais, censés faire pièce aux Palestiniens, n’y changeront rien. L’intensification de l’irrigation dans la vallée du Jourdain a déclenché des effets négatifs, au plan général (abaissement du fleuve et assèchement de la mer Morte / source) comme au plan local. Les sels minéraux concentrés ont parfois stérilisé les sols. A la place des melons et pastèques, les roses et chrysanthèmes poussent désormais, probablement moins rémunératrices. Les colons de Cisjordanie ont visiblement peiné à transposer après 1967 les succès de la mise en valeur du littoral, autour d’Haïfa ou au sud de Jaffa. Ici, les pluies méditerranéennes sont venues au secours des premiers pionniers du sionisme. Là, en Cisjordanie, le climat est semi-aride et le milieu naturel moins facile à accommoder.

Les Juifs de Cisjordanie s’étalent plus qu’ils ne colonisent au sens premier du terme. L’un utilise un mobil-home comme ces Occidentaux propriétaires de terrains en bord de mer, dans l’attente de la construction de leur résidence secondaire. Le colon prompt à dégainer son arme ressemble à un cow-boy de l’Ouest américain, défendant sa caravane contre des Peaux-Rouges belliqueux. Dans la Bible, il préfère la partie réponse simple à la partie questionnement existentiel. Le colon de Kfar Etzion, plus nuancé que le précédent, se reconnaît comme colon mais ne se départit pas d’une conviction selon laquelle les colons perpétuent la tradition : « c’est le lieu où ont vécu les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. Nous poursuivons la tradition d’une présence juive, depuis l’époque biblique. »

Le porte-parole de la colonie ultra-orthodoxe de Betar Ilit, enfin, manifeste le plus clairement les liens entre la colonisation de la Cisjordanie et une banale périurbanisation. 35.000 personnes habitent dans cette colonie ouverte au milieu des années 1980, sur des terrains qui - si l’on suit l’argumentaire de Peacenow pour la Cisjordanie - n’ont pas tous été achetés, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Jérusalem. Ce succès immobilier a donc par définition échappé aux premiers propriétaires terriens. Il doit beaucoup à la crainte des attentats dans les grandes villes. Quoi qu’il en soit, Betar Illit est maintenant une enclave urbaine au milieu de la campagne palestinienne, une sorte de colonie hors-sol. Eliahou Naeh répartit la population active entre 30 % de religieux, 20 % d’enseignants, 40 % de catégories intermédiaires et 10 % de chômeurs. On trouve ici tous les indices d’une périurbanisation dévoreuse d’espaces agricoles, telle qu’observée en France ou ailleurs. A ceci près que les lésés d’hier, les Palestiniens plus ou moins défrayés, vivent avec le spectacle des constructions sous les yeux.

Akiva Eldar, dans le quotidien Haaretz du 18 novembre explique à quel point le grignotage des périphéries urbaines de Jérusalem révulse les plus ardents défenseurs d’Israël. Mais Benjamin Netanyahu soutient cet étalement urbain : projet de l’Hôtel Shepherd en début d’année, et surtout colonie de Gilo à la mi-novembre. Dans cette dernière implantation, le gouvernement a autorisé la construction de neuf cents nouveaux logements. On ne peut pourtant pas parler de pression démographique forte en Israël : le nombre d’enfants par femme est de 2,8 [source]. Gilo compterait d’ores et déjà 40.000 habitants. Le premier ministre israélien dit œuvrer pour une Jérusalem unifiée en acceptant le développement de banlieues parasites. Il flatte en réalité l’électorat des colons qui soutiennent son gouvernement, mais dessert l’intérêt général. 

Les colonies - banlieues ruinent le crédit du pays en Occident parce qu’elles contreviennent aux décisions de l’Onu, diluent la présence juive hors de Jérusalem, ponctionnent la ressource en eau, et démultiplient les zones à défendre pour Tsahal. Elles ne mettent pas en valeur la terre, mais au contraire la stérilisent inutilement, sans rien modifier du rapport de force démographique entre Israéliens et Palestiniens. Le puits sans fond - censé être constitué par la réserve foncière de Cisjordanie - ne ressemble plus aujourd’hui au puits de Jacob.

PS. : Geographedumonde sur Israël : Une affaire de proportions... ?, Israël, tourne-toi et Comment l’historien Shlomo Sand n’a rien inventé…

Incrustation : Pierre Benoît.


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87 réactions à cet article    


  • abdelkader17 18 novembre 2009 16:49

    Cette ouvrage aurait pu se nommer les puits de Thierry Jacob, je dirais même les abimes de Jacob.


    • abdelkader17 18 novembre 2009 16:49

      erratum:cet ouvrage


      • goc goc 18 novembre 2009 17:21

        Il est clair que seul le sentiment raciste et haineux envers les palestiniens reste le lien entre tous ces juifs aussi dissemblables que les bretons et les catalans. Voila pourquoi les gouvernements sionistes refusent la paix

        leur seule crainte c’est que la paix avec les palestiniens ajouté à la crise économique et aux discriminations internes mettent en avant ces différences et ne fassent éclater l’entité sioniste poussant même les juifs trop habitués à régler tout par la force arrogante habituelle (voir l’atitude des colons de gaza lors de leur départ), a des extrêmes


        • armand armand 18 novembre 2009 17:44

          goc,

          Et popurquoi voudriez-vous qu’il en soit autrement ?
          Quand Pierre Benoit a écrit l’excellent roman dont il est question ici, les processions des Nébi Moussa, les manifestations nationalistes arabes qui sillonnaient la Palestine ne répondaient qu’à un seul mot d’ordre, vociféré inlassablement : « Tuez les Juifs » !
          Et quand ils en chippaient, sionistes, religieux, laïcs, peu importe, ils les mettaient en pièces. Comme les juifs on ne peut moins sionistes d’Hebron...

          Ce qui m’enrage c’est la malhonnêteté fondamentale de ceux qui excusent les pires sadismes chez les Arabes mais hurlent à l’infamie quand ceux qu’ils agressent se défendent.


        • goc goc 18 novembre 2009 18:26

          Ce qui m’enrage c’est la malhonnêteté fondamentale de ceux qui excusent les pires sadismes chez les Arabes mais hurlent à l’infamie quand ceux qu’ils agressent se défendent.

          Ce qui m’enrage c’est la malhonnêteté fondamentale de ceux qui excusent les pires crimes contre l’humanité (voir rapport goldstone) chez les sionistes mais hurlent à l’antisémitisme quand ceux qu’ils agressent se défendent.


        • armand armand 18 novembre 2009 18:39

          C’est ça goc, balancer des roquettes sur ses voisins, envoyer des kamikazes dans des bus et des restos, s’introduire dans des maisons et assassiner touteune famille, c’est la juste lutte du peuple palestinien. A d’autres !
          Vous oubliez complètement le rapport de cause à effet quand cela vous arrange.


        • DESPERADO 22 novembre 2009 12:37

          @Armand.
          Ce qui t’enrage, c’est que les gens ne croient plus à vos mensonges.
          Le colonialisme n’est pas une idéologie acceptable et les pogroms organisés par les sionistes ne le sont pas plus.
          Les sionistes viennent d’Europe, comme les sud africains, sous un pretexte mysthico-religieux infantile colonisent une région et expulsent leurs habitants.
          Il est temps ce révisionisme nauséabond cesse. 


        • ZEN ZEN 18 novembre 2009 17:37

          L’ultraorthodoxie est le plus souvent un alibi colonial

          Une histoired’eau, levier stratégique, qui risque de mal finir :
          Un enjeu stratégique
          -"Dans les colonies, on voit des piscines, des pelouses arrosées généreusement autour des maisons et des systèmes d’irrigation des exploitations agricoles qui fonctionnent 24 heures sur 24. Cette situation contraste violemment avec celle des villages palestiniens voisins dont les habitants luttent pour aller chercher le peu d’eau dont ils ont besoin, même pour un usage domestique. 80 pour cent des villes et des villages palestiniens ne reçoivent que quelques heures d’eau par semaine, obligeant la population à faire des réserves dans des bidons et dans des conditions d’hygiène hasardeuses. Les Palestiniens n’ont pas le doit de forer des puits.« 

          - »Le cas de cette région du monde est un symbole fort pour le monde entier puisque la question de l’eau est un des enjeux majeurs pour le siècle à venir. Dans le cas de Palestine/Israël toute négociation de paix est tributaire de l’établissement d’un accord juste et équitable, conforme à la Convention du 14 mai 1997 et ce ne peut être que dans un cadre global (avec la Syrie, le Liban et la Jordanie) que la paix pourra se construire entre Israéliens et Palestiniens."
          [-L’appropriation des ressources hydrauliques par Israël, obstacle majeur à la paix-]
          -Cisjordanie : 40000 colons consomment autant d’eau que 2,3 millions de palestiniens soumis à des restrictions :


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 18 novembre 2009 17:40

            Ce qui est assez ironique dans le conflit Israelo Arabe c’est que tout le monde désire la paix, mais chacun à sa façon et c’est donc la guerre qui perdure !


            • jaja jaja 18 novembre 2009 17:42

              La Paix sans justice aucun Palestinien n’en veut !


            • morice morice 18 novembre 2009 18:03

              Ce qui est assez ironique dans le conflit Israelo Arabe c’est que tout le monde désire la paix, mais chacun à sa façon et c’est donc la guerre qui perdure !


               ni israel, ni le hamas, ni le hezbollah ne désirent la paix.

            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 18 novembre 2009 18:03

              Pour obtenir une paix sans compromis, il n’y a pas d’autre solution que de l’écraser par la guerre !

              Ce sera la paix OU la justice !


            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 18 novembre 2009 18:08

              @ Morice

              Vous racontez une fois de plus n’importe quoi !

              Israel désire la paix : que les Palestiniens arrêtent de les embêter et ce, sans contre partie !

              La Hamas et le Hezbollah désirent la paix : ils l’auront quand ils auront exterminé les Juifs !

              En revanche, on peut dire que chaque camp éprouve les plus grandes difficultés à faire des compromis pour terminer la guerre.


            • goc goc 19 novembre 2009 13:32

              Israel désire la paix : que les Palestiniens arrêtent de les embêter et ce, sans contre partie !

              c’est ça, les sionistes envahissent la Jordanie, volent les terres ancestrales et les maisons des palestiniens qui y vivent, et demandent a ces derniers de se taire et d’accepter la spoliation sans rien dire ni rien demander en contrepartie sinon ...

              Avec une conception telle de la justice et du respect de l’autre il ne faut pas vous étonner qu’ils ne sont pas aimé, c’est ce qu’on peut appeler l’effet « boomerang ».


            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 19 novembre 2009 14:47

              @ Vilistia

              Il me semble que le CONTEXTE est clair : les Juifs qui habitent entre la mer Médittéranée et le Joudain sinon ça impliquerait que le Hezbollah et le Hamas désirent envahir le monde !


            • DESPERADO 22 novembre 2009 12:40

              Frankenberger,
              Israel est une colonie, il y aura une fin.
              C’est clair.


            • armand armand 18 novembre 2009 17:55

              Bruno de Larivière,

              Je me réjouis de ce rappel d’un des meilleurs romans de Pierre Benoit (sans accent circonflexe, svp). Personnellement je préfère Erromango, plus surprenant, plus introverti. Dans la même veine (la Palestine dans les années 20) vous pouvez lire aussi, de Roland Dorgelès, La Caravane sans chameau, cahier de voyage qui rejoint P.B. sur bien des points, ainsi que La Rose de Saron des frères Tharaud (qu’on a injustement accusés d’antisémitisme).

              Le problème de la Palestine en ces années-là montre bien le conflit entre deux légitimités, attisé par l’inconséquence des Anglais, puissance mandataire, promettant tantôt un foyer national juif bien plus ample que l’Etat d’Israël actuel, tantôt un grand royaume arabe, comprenant Syrie, Palestine, Jordanie.
              En tout état de cause, la situation était telle que la coexistence au sein d’un même Etat était impossible, et plutôt que de déposséder les uns aux profit des autres (dans un sens ou dans l’autre) la partition était la seule solution.


              • morice morice 18 novembre 2009 17:57

                Coloniser, c’est du suicide de la part d’israël, je ne vois pas d’autre nom !


                L’ultraorthodoxie est le plus souvent un alibi colonial = oui, et c’est là tout le problème. C’est du même tonneau que l’islamophobie qui n’est autre qu’une xénophobie qui ne veut pas dire son nom. 

                Armand, vous êtes incapable de voir plus loin que le bout de votre idéologie. On n’excuse rien, et vous laissez le pays courir à sa propre perte en laissant faire ça... la phrase de Goc est terrible

                « la paix avec les palestiniens ajouté à la crise économique et aux discriminations internes mettent en avant ces différences et ne fassent éclater l’entité sioniste »

                en gros, accepter la paix avec les palestiniens serait détruire l’état hébreu ? C’est la preuve qu’il vit de quoi, à votre avis ? De la haine, rien d’autre. Ne pas vouloir la paix car une minorité agissante veut la guerre constante ? C’est ça, une DEMOCRATIE ? NON : israêl verse vers l’extrémisme de droite, tout simplement ! et la religion lui sert d’excuse...

                • armand armand 18 novembre 2009 18:10

                  morice,

                  Relisez mon post.
                  Où voyez-vous que je défends les colonies ?
                  Celles d’origine, regroupées en Etat, si fait. Les actuelles sont effectivement un frein à la paix.
                  Quant au fait de savoir si l’on peut vivre en état de guerre permanent, à défaut d’un jugement moral, l’histoire nous en donne des exemples saisissants.
                  Et je vous rappelle que c’étaient les Arabes, qui, les premiers, ont exclu toute négociation. Même sur la base des frontières de 67 voire de 48.
                  Je conçois que le langage a changé, au moins en théorie.


                • morice morice 18 novembre 2009 18:02

                  tout repose sur cette folie :

                  « c’est le lieu où ont vécu les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. Nous poursuivons la tradition d’une présence juive, depuis l’époque biblique. »
                  or, c’est faux, et des juifs le disent eux-mêmes ! toutes les études historiques démontrent le contraire. Shlomo Sand a assez démontré le MYTHE.

                  Shlomo Sand réfute la réalité historique d’un exil de Palestine imposé par la Rome impériale en 70 EC, qui serait une invention chrétienne pour justifier le mythe du « peuple errant » ; au contraire, les Juifs auraient essaimé grâce aux migrations naturelles et volontaires puis, surtout, grâce aux conversions de païensmotivées par l’émulation des émigrés juifs autour de la Méditerranée et plus loin (dans l’empire romain où les conversions au judaïsme ont été durant quelques temps en concurrence avec celles au christianisme, ou encore parmi les Khazars d’Asie centrale) ou certaines tribus (notamment berbères au Maghreb).

                  Alors que les Juifs actuels seraient en grande partie descendants de convertis, selon l’auteur, les véritables descendants des Hébreux seraient en réalité les Palestiniens, quant à eux convertis à l’islam au cours des siècles mais toujours restés sur le territoire d’Israël.


                  En réponse à cet article, Schlomo Sand suggère5 la lecture des Mémoires de Raymond Aron : « célèbre négateur du peuple juif, [Aron] ne craignait pas de s’interroger : “Que signifie le peuple juif ? Existe-t-il ? Peut-on parler du peuple juif comme on parle du peuple français ? Ou comme on parle du peuple basque ?” La seule réponse valable me paraît celle-ci : si l’on parle du “peuple juif”, on emploie la notion de peuple en un sens qui ne vaut que dans ce seul cas » (p. 502-503).


                  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 18 novembre 2009 18:12

                    Ce n’est pas ce que Flavius Josèphe et le chroniqueurs romains nous racontent ...


                  • armand armand 18 novembre 2009 18:16

                    morice,
                    Arrêtez de citer Sand comme la vérité d’Evangile !
                    La même interrogation sur le peuple juif peut s’appliquer à tous les autres peuples du monde pourvus de foyers nationaux. Alors pourquoi s’en prendre aux mythes fondateurs des Juifs et accepter comme la vérité incarnée ceux des Arabes ?
                    Certes, les persifleurs soixante-huitards se sont efforcés depuis quarante ans de mettre à mal tous ces mythes glorieux qui faisaient la France, laissant à la place de vagues bons sentiments gnan-gnan. Mais, enfin, les Français ne sont pas menacés d’extinction par leurs voisins.

                    Et puis arrêtez avec cette fumisterie sur les Khazars : on estime à environ 12% les Ashkenazes dont l’ADN les rapproche des peuples environnants au lieu que 88% les rattache à leurs cousins sépharades.


                  • Yohan Yohan 18 novembre 2009 19:24

                    la vérité d’évangile selon Momo, ça vaut son pesant de cacahouètes avariées


                  • Le péripate Le péripate 18 novembre 2009 20:43

                    En particulier, on devrait pouvoir trouver nombre de descendants d’esclaves européens dans la population « palestinienne ». Et des Circassiens, des Kurdes, des Africains, des Judeo-Nazaréens, etc... et des Arabes. Enfin, un joyeux foutoir. smiley


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 novembre 2009 23:17

                    @ Armand : 


                    « On estime à environ 12% les Ashkenazes dont l’ADN les rapproche des peuples environnants au lieu que 88% les rattache à leurs cousins sépharades. » 

                     Je n’y vois un argument ni pour ni contre la colonisation de la Palestine, mais je trouve c
                    le sujet interessant.. Auriez-vous une source objective où je pourrais en savoir davantage sur cette question ? 

                     PJCA

                  • morice morice 19 novembre 2009 00:41

                    Ce n’est pas ce que Flavius Josèphe et le chroniqueurs romains nous racontent ...


                    ah ah ah... et ils racontent ce qu’ils ont VU ? NON. Ce qu’on leur a raconté !! 

                    « Joseph ben Matthias le Prêtre » est un historien romain duie siècle (Jérusalem, circa 37 - Rome, circa 100) d’origine juive et de langue grecque.

                    Josèphe appartient à une famille sacerdotale de Judée, liée à la monarchie des Hasmonéens.

                    En 71, il s’établit à Rome où il acquit la citoyenneté romaine. Il prit alors le prénom de Titus et le nom de Flavius en l’honneur de ses protecteurs3. Il obtint une pension de la dynastie régnante. C’est à cette période, à Rome, sous la protection des empereurs flaviens, qu’il rédigea tous ses écrits historiques connus, principale source non chrétienne sur la période du second temple de Jérusalem.Il rapporta notamment le siège et la prise de Massada en 74.

                    on a déjà tout dit là non ? 

                  • armand armand 19 novembre 2009 09:31

                    Bonjour Pierre,

                    Mon info :
                    http://www.nature.com/ejhg/journal/v13/n3/full/5201319a.html

                    Ceci dit, croire qu’un peuple n’est tel que s’il descend des mêmes ancêtres, c’est absurde. Mais je constate que l’argument khazar est brandi par ceux-là même qui admettent que l’arabité peut brasser plusieurs origines.


                  • armand armand 19 novembre 2009 11:16

                    morice,

                    Vous oubliez l’essentiel - que Flavius Josèpue ait été un des commandants militaires des zélotes lors de la révolte contre Rome...
                    Avant d’accepter de se rendre et de bénéficier de la mansuétude de Vespasien et de Titus.

                    Curieux, une telle lacune pour un professeur...


                  • Big Mac 19 novembre 2009 11:29

                    Que c’est savoureux d’entendre les antiracistes à tout crin déballer leurs études génétiques et leur profilage racial sur les juifs !

                    Les même qui adulent le métissage favorable aux Français abhorrent le métissage défavorable aux juifs.

                    Certains sodomisent des diptères, d’autres s’auto-sodomisent, pour la plus grande hilarité du lecteur éberlué d’une telle gymnastique !

                    Ah les contorsionnistes du raisonnement circulaire ! Ah les fakirs de la pensée à clou ! Tant de contradictions pour si peu de logique ça tient du prodige.


                  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 19 novembre 2009 11:41

                    C’est un fait bien connu que les Romains déportaient les peuples rebelles en divers points de leur empire pour qu’ils se calment , ils leur donnaient même un statut juridique peu enviable : celui de pérégrins dédictices quand ils n’étaient pas réduits en esclavage.

                    La racine de l’antisémitisme séculaire vient à mon sens de ce statut de dédictices dont tout bon Romain devait se méfier vu qu’il était celui des rebelles incorrigibles : leurs querelles avec les premiers chrétiens n’ont évidemment pas arrangé les choses lorsque ceux ci parvinrent à convertir les empereurs ...

                    Il faut dire que les Juifs de l’époque ne doutaient de rien : ils se sont révoltés à plusieurs reprises contre les Romains alors qu’ils savaient que ceux ci étaient à peu près invincibles et qu’ils avaient la main lourde.

                    C’est suite à la révolte de 132 que l’empereur Hadrien ( de mémoire ) a décidé d’expulser tous les Juifs de Jérusalem et des alentours pour en finir avec l’agitation religieuse et les révoltes, si ma mémoire est bonne, il a fait de même à Alexandrie où il existait une importante communauté juive qui avait également participé à la révolte.


                  • DESPERADO 22 novembre 2009 12:47

                    Frankenberger, aucun historien sérieux, n’a trouvé de traces de la pseudo expulsion de juifs hors de palestine.
                    Les juifs modernes sont des convertis, les khazars, lis « la 13è tribu » d’Arthur Koestler.
                    Israel est une colonie, point.
                    Maintenant avec le temps, elle redeviendra arabe et retrouvera sa tranquilité.
                    Sionisme=racisme.


                  • benoit benoit 18 novembre 2009 18:06

                    Bonjour,

                    à Morice,

                    la Palestine n’était qu’un désert peuplé de bédouins (à part Jérusalem) en 1948.


                    • jaja jaja 18 novembre 2009 18:12

                      Plutôt que de raconter des sornettes allez voir ici :

                      http://www.palestineremembered.com/OldNewPictures.html


                    • benoit benoit 18 novembre 2009 18:14

                      Israël a fait reverdir un pays abandonné et a construit un Etat de droit quid des pays arabes ?

                      Les Palestiniens ont tord de se laisser manoeuvrer par les arabo-islamistes Israël constituent une chance pour eux de sortir de la tyrannie.

                      L’occident devrait soutenir plus fortement la colonisation israëlienne : indispensable pour gagner la bataille démographique.
                      Un échec d’Israël face à l’Iran serait catastrophique pour l’Europe bien plus que pour l’Amérique !


                      • DESPERADO 5 décembre 2009 13:26

                        Il faudra rendre les terres volées. !


                      • morice morice 19 novembre 2009 00:44

                        on a la refaire, donc : logiquement, si on vous suit, il a bien dû exister des dinosaures juifs alors, en creusant plus profond....


                        Quelle est la meilleure façon d’assurer son identité sinon de la créer ?

                        ben ouais, et c’est bien ce que dénonce l’homme que je cite... les descendants de ceux que vous citez sont les .. palestiniens !

                      • DESPERADO 22 novembre 2009 12:51

                        Youplaboom !
                        blablabla
                        Mensonges , mensonges Goebelsien.
                        Faut rendre les terres que les tiens ont volé.
                        C’est pas compliqué, pourtant.
                        Pour ton avatar qui va gicler, je te conseil celui-ci.
                        http://1.bp.blogspot.com/_aRCjMYfiqNI/Ru1TlgLT5BI/AAAAAAAAAjw/9c4RQPN7GrA/s 400/flag_Israel_Nazi.gif


                      • benoit benoit 18 novembre 2009 18:29

                        Merci Jaja pour les photos je recadre la Palestine était un pays léthargique !

                        Je ne crois pas en la légitimité historique des Juifs Aschénazes à retourner à vivre en Palestine parce que la Bible le veut, cela me paraît pas un argument rationnel et moderne.

                        En revanche, la légitimité Etatique et Economique voire technologique OUI ; or cela est le cas d’Israël.

                        Est-ce qu’il éxiste un seul Etat Arabe moderne ?Non, alors comment parler d’indépendance de la Palestine.

                        Les occidentaux qui soutiennent la cause arabe ne sont que des irresponsables.


                        • DESPERADO 22 novembre 2009 13:06

                          Flavius, la torah,le talmud, la superirité technologique, les mensonges négationistes, n’y changeront rien.
                          Si vous n’aimez pas les arabes, c’est votre droit, ils ne vous reste plus qu’à partir et de rendre aux propriétaires légitimes leus terres.
                          Les Hébreux se sont convertis qui du Christianisme qui de l’Islam.
                          Les juis khazars sont des convertis qui ont assimilé un comte de fée.
                          Sionisme=racisme.


                        • Paul Muad Dib 18 novembre 2009 18:30

                          moi je descends des algues bleues qui ont colonises la planète au début, première forme de vie , j ’ai le droit a quelque chose ? il n’y a pas de raisons..
                          je sais ca fait débile ,comme le reste, tout cela pour faire oublier un fait ,les palestiniens payent de leurs vie, des événements dont ils ne sont pas responsables , leur zone d’habitation étant revendiquée par d’autres , sur la base d’un livre plutôt proche de ali baba et des 40 voleurs que d’un acte de propriété ,et oui je sais c’est gênant, le détail qui tue ,au sens propre et figuré etc etc...quel délire mes amis ,quel délire ! 

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