Longtemps fermé et isolé des autres, le Qatar entre sur la scène des riches pays du Golfe Persique. Quel est ce nouveau venu et d’où vient sa richesse ?. . .
Longtemps replié sur lui-même, le Qatar, émirat frontalier de l’Arabie Saoudite, largement ouvert sur le Golfe Persique, fait aujourd’hui figure de nouvel Eldorado. D’où vient ce changement ? Est-il durable et surtout, est-il fondé ?
Pays wahhabite, le Qatar a vécu isolé, coupé des autres, allant même jusqu’à refuser d’intégrer les Émirats Arabes Unis lors de leur création en 1972. Le changement commence en 1995, lorsque l’émir actuel, le cheikh Hamad bin Khalifa al Thani, renverse l’émir en place, son père. Cet acte ne fut pas sans conséquence : s’il n’y a pas eu de violence, le pays se retrouve ruiné ; l’émir déchu est parti en emportant plusieurs milliards de dollars. Pour sortir son pays de cette situation, l’émir se lance dans un projet laissé de côté depuis plusieurs années : l’exploitation du gaz de North Fields, découvert en 1972. Grâce aux progrès technologiques, la liquéfaction du gaz et donc son transport sont devenus aisés. Le Qatar a donc investi dans cette nouvelle technologie pour transformer et stocker le gaz. Depuis, il alimente de nombreux pays : Japon, Espagne, Corée... Les grands noms du luxe s’implantent à Doha, la capitale Qatarienne, signe de sa réussite.
Cette croissance fulgurante rappelle celle de sa voisine Dubaï. Mais le Qatar veut jouer la carte de la différence. Certes, l’émirat aura lui aussi son île artificielle, mais il mise avant tout sur le développement humain.
Grâce à sa chaîne de TV Al-Jazeera, le Qatar est déjà vu comme la capitale arabe des médias. Mais il ne s’arrête pas là et développe de multiples infrastructures : installations sportives olympiques, centre d’éducation universitaire (Education city, 1000 m2 de bâtiments), centre spécialisé dans les soins aux femmes et aux enfants, équipé des technologies denier cri...
Le mode de vie des Qatariens peut faire rêver : avec 63 000 dollars par habitant de revenu moyen, les 200 000 "nationaux" n’ont pas de souci à se faire. Le gouvernement, à la tête d’un excédent budgétaire de 8 milliards de dollars, paie les factures d’eau et d’électricité de ces nationaux, qui sont exempts d’impôts ! Paradis fiscal ? Uniquement pour les Qatariens, car les travailleurs immigrés, eux, sont chichement payés ; et en cas de litige avec l’employeur, ils ne bénéficient d’aucune sécurité. Beaucoup de ces travailleurs non qualifiés, d’origine indienne ou pakistanaise, se retrouvent sans ressources et sans moyen de rentrer dans leur pays.
Le gouvernement du Qatar refuse de prendre en compte ce problème, ne s’occupant que des Qatariens. Et un des revers de cette opulence dans laquelle vivent les Qatariens est que les jeunes préfèrent dépenser l’argent dans les grandes capitales occidentales plutôt que de poursuivre des études à Doha. L’avenir dira si le cheikh Hamad bin Khalifa al Thani saura motiver sa jeunesse à bénéficier des investissements faits dans le pays.

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Joli le Chat ! t’inquiète, je me suis muni d’un Geiger saoudien ,très utile en (...)
07/09 11:56 - fouadraidenEh bien non... d’apres une circulaire officielle emanee par les autorites francaise en (...)
07/09 08:45 - Salvino A. Salvaggio, Ph.D.@fouadraiden Plus difficiles à localiser que la capitale , car tout le monde sait mettre Doha (...)
07/09 08:38 - LE CHAT@RIPOUETTE Un ELDORADO pour le fondamentalisme...
06/09 18:58 - Thierry JACOB@STEPHANEMOT De quel fondamentalisme parles tu ?
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