Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Le Qatar s’attaque aux syndicats en Allemagne !

Le Qatar s’attaque aux syndicats en Allemagne !

Tout le monde connaît désormais les liens des pétromonarchies absolues du Golfe – porte-avions de l’impérialisme euro-atlantique – avec les mouvements islamistes. Mais ces dictatures féodales d’un autres âge sont également au cœur du capitalisme remondialisé exerçant une forte influence à travers leurs énormes fonds d’investissement qui ont pénétré de larges pans de l’économie en Europe et plus particulièrement en France, ces derniers années.

Et les classes capitalistes de ces pays veulent du rendement, le maximum de profits. Elles voient d’un très mauvais oeil les possibilités de résistance des travailleurs, en particulier grâce à leurs syndicats de combat.

Le journal Bild am Sontag a ainsi révélé que le Qatar, troisième actionnaire de Volkswagen, vient d’exiger que le constructeur automobile réduise de toute urgence l’influence de ses puissants syndicats, syndicats qui ont obtenu encore récemment de substantielles augmentations de salaires, ainsi que des réductions du temps de travail. La Qatar Investment Authority exige également un amoindrissement du rôle du comité d’entreprise.

Alors que les gouvernements Sarkozy et Hollande, l’UE et le MEDEF ont encouragé la présence du Qatar et d’autres fonds souverains prédateurs, les travailleurs peuvent se faire du souci face à ces nouvelles attaques de la classe capitaliste. Car pour se remplir les poches, les classes capitalistes du golfe ont réduit en état de quasi esclavage une large partie de leur main d’œuvre, souvent immigrée.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/le-qatar-sattaque-aux-syndicats-en-allemagne/

Pour une information libre et engagée, abonnez vous à Initiative Communiste, média du PRCF
N’attendez pas qu’il soit trop tard, rejoignez les militants du PRCF, adhérez !


Moyenne des avis sur cet article :  4.4/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

12 réactions à cet article    


  • sls0 sls0 7 janvier 17:12

    Ils ont le fric et nos hommes politiques les adorent, pourquoi pas, on est plus à ça près.
    C’est la grande braderie coté acquits sociaux en Europe.
    Au Qatar il y a des milliardaires et pas d’acquits sociaux, c’est bien la preuve que ça marche,..........du moins pour les milliardaires.


    • lsga lsga 7 janvier 18:02

      Quelle est la différence entre les syndicats allemands et les syndicats français ?

      Les syndicats français se concentrent uniquement sur l’obtention d’amélioration des conditions de travail (augmentation de salaire et baisse du temps de travail : les 2 points cités dans l’article). A aucun moment donné ils ne remettent en cause la propriété privée des moyens de production, c’est à dire : le contrôle de l’entreprise par une bureaucratie (privée ou publique : peu importe). Cela s’inscrit dans la tradition française des syndicats réactionnaires et petit bourgeois, que Marx fait commencer avec la Révolte des Canuts de Lyon.
       
      À l’inverse, les syndicats allemands se concentrent avant tout sur la remise en cause de la propriété privée des moyens de production. Contrairement à ce que laisse entendre cet article, les syndicats allemands peuvent aussi bien négocier des hausses ou des baisses du salaire ou du temps de travail. Ce n’est pas l’important. L’important, c’est la co-gestion de l’entreprise, entre d’un côté le patronat et de l’autre les syndicats. Cela s’inscrit dans la tradition allemande des syndicats progressistes et prolétaire, que Marx fait commencer avec la Révolution des Tisserands.

      Les pouvoirs de type féodal (bureaucratie étatique dirigeant l’économie), dans laquelle s’inscrit le Qatar, s’accommode tout à fait des syndicats réactionnaires à la française ; et en général n’ont pas trop de remord à acheter la paix sociale à grand coup d’acquis sociaux. Ce sont les syndicats progressistes à l’allemande qui leur pose problème.


      • amiaplacidus amiaplacidus 7 janvier 18:28

        @lsga

        La cogestion, c’est l’exemple type de la collaboration de classe, c’est à la limite du corporatisme : patron-ouvrier, même combat.

        Vous démontrez avec brio, une fois encore, votre totale méconnaissance du B-A, BA du marxisme.


      • lsga lsga 7 janvier 18:39

        @amiaplacidus
        c’est une remise en cause du mode de propriété.
        Vous devriez lire marx, ça vous ferait du bien.
        Notamment la différence entre la révolte des Canuts en France et celle des tisserands en Allemagne.
         
        "Au lieu du mot d’ordre conservateur : "Un salaire équitable pour une journée de travail équitable", ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire : "Abolition du salariat".



      • Trelawney Trelawney 8 janvier 09:00

        @lsga
        Contrairement à ce que laisse entendre cet article, les syndicats allemands peuvent aussi bien négocier des hausses ou des baisses du salaire ou du temps de travail. Ce n’est pas l’important. L’important, c’est la co-gestion de l’entreprise, entre d’un côté le patronat et de l’autre les syndicats.

        Et vous oubliez aussi de dire que les syndicats allemands négocient des hausses de salaires uniquement pour leurs adhérents. Autrement dit si vous n’êtes pas syndiqué, vous n’avez pas droit à l’augmentation de salaire. Ceci explique en partie pourquoi les allemands sont autant syndiqués.

        En matière de cogestion vous avez raison et les syndicats ont un pouvoir de décision important lors de changement de production et de gestion de la qualité. Alors qu’en France, l’entrepreneur ne fait qu’appliquer les textes de lois et les normes, les allemands discutent autour d’une table avec ceux qui savent : les ingénieurs, les ouvriers et le patron


      • cathy cathy 7 janvier 19:42

        Il y a même quelques têtes d’immigrés qui volent au Qatar.


        • Jean Pierre 7 janvier 23:14

          Le Qatar veut le rendement maximum de son investissement. Et ce rendement vient de prendre une bonne claque avec l’affaire des logiciels truqués. 

          D’après certaines informations, ce logiciel aurait pour origine l’autoritarisme de la direction qui impose des objectifs inatteignables. Il y avait tout simplement impossibilité technique d’atteindre à la fois les puissances annoncées, les basses consommations annoncées, et le tout en respectant les nouvelles normes anti-pollution. Les tentatives de faire comprendre cette situation à la direction n’ont pas abouti. La seule réponse étant : « débrouillez vous ou des têtes vont tomber ». Les responsables techniques se sont donc « débrouillés » pour atteindre un objectif impossible en imaginant ce logiciel truqué.
          Si le Qatar n’est pas satisfait des chutes du cours de l’action VW, il serait logique qu’ils s’en prenne à cette direction sourde, aveugle et autoritaire. Mais le capitalisme ne procède jamais ainsi. Quand une direction déconne, elle part avec des parachutes dorés stratosphériques et l’essentiel du poids des erreurs est toujours reporté sur les salariés de base. C’est donc aux salariés VW de payer pour les erreurs de la direction.
          Mais les investisseurs (Qatari ou autres) sont aussi sourds, aveugles et autoritaires que les directions qu’ils choisissent. Tous les investisseurs de la planète veulent le rendement maximum. Et ce rendement maximum (une fois faits les innovations et les gains de productivité) passe par la baisse de la masse salariale. En obtenant une baisse des prix de leurs produits par la baisse des salaires, ils suppriment les débouchés de leurs produits (l’ensemble des salariés forme l’ensemble des clients). Henry Ford avait anticipé cette donnée en disant : « je développerai vraiment mon industrie quand mes propres ouvriers pourront s’acheter mes automobiles ». C’est cette idée que les investisseurs ont perdu de vue. Leurs salariés de la planète ne peuvent pas acheter toute la production de toutes leurs usines. Faire baisser les salaires n’est pas la solution de leur problèmes comme ils le pensent, c’est le problème lui même.

          • Phalanx Phalanx 8 janvier 15:57

            C’est bien Agoravox, pas un seul article sur les agressions de masse en Europe par les « réfugiés » n’a passé la modération. Même le Monde et Libé ont été obligés d’en parler.


            Par contre, les copié/collés de Chalot continuent à passer comme une lettre à la poste.

            A ce niveau de déni, les modérateurs devraient offrir leur service à la police de Cologne.

            • Trelawney Trelawney 8 janvier 16:15

              @Phalanx
              J’ai fait un tour dans l’espace modération et c’est assez sidérale comme endroit. Des articles intéressant de Spartacus (il en faut pour tous les gouts) qui ne passeront probablement pas.

              Article intéressant de Victor sur Cologne qui j’espère va passer, mais vu le résultat ca n’est pas garanti

              A ce niveau là, ce n’est plus de la modération c’est de la censure


            • taktak 8 janvier 18:24

              @Trelawney

              en modération, c’est la communauté des rédacteurs qui votent pour choisir les articles de qualité.
              Pas des rédacteurs en chef aux ordres payer à faire peur pour faire élire l’UMPenS !

              Donc, oui sur agoravox média citoyen, on trouve des articles citoyens. mais on peut comprendre que le hordes de trolls fachos qui ont du mal avec la démocratie, avec le pluralisme souffrent de ne pas retrouver que des articles comme valeurs actuelles sur agoravox et soit obliger d’entendre ici par intermitence autre choses que les clameurs des aboyeurs payés par les milliardaires Niels, boloré, dassault lagardère et cie....

               smiley


            • Trelawney Trelawney 8 janvier 16:00

              22 % des salariés français (fonction publique comprise) travaillent dans des usines ou sur les chantiers. Un peu plus de 1 salarié sur 5 fait partie de ce que l’on nomme « la main d’œuvre directe »

              Dans notre pays et depuis des décennies on ne cherche pas à réduire l’ouvrier en esclave. On cherche simplement à le faire disparaitre. Et vu les résultats, c’est plutôt une réussite


              • taktak 8 janvier 18:26

                @Trelawney

                et combien bossent dans les services directement en activité de production et que vous ne comptez pas. Et qui sont précarisés, atomisés etc ?

                Car une société de nettoyage industrielle, c’est du service au sens des statistiques, mais au sens de la production c’est ouvriers d’usines. Tous comme ceux bossant dans la logistique permettant d’assurer le flux tendu etc..

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès