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Le rapport au temps, source d’inégalités au regard de la mondialisation

La mondialisation, adulée par les uns, diabolisée par les autres, produit-elle de l’exclusion ? En vérité, elle n’est rien d’autre que le miroir des inégalités omniprésentes dans chaque coin du monde. Et malgré ses nombreux atouts en terme de mutualisation d’expériences, la globalisation ne parvient pas à enrayer ces malencontreuses réalités. Elle devient alors un triste bouc émissaire.

Déjà, la marche du monde est composée de différentes dimensions qui ont un rapport inégal au temps. Une des premières inégalités est caractérisée par une contrainte temporelle. Les transactions financières ou les modalités de mise en œuvre d’une démocratie, par exemple, ne présentent pas le même processus temporel. Pour l’un, chaque seconde compte et il importe d’en rentabiliser la totalité. Alors que pour l’autre, même s’il est tout aussi nécessaire d’optimiser son cours, le fait de « prendre le temps » est une condition rendue vitale dans son exercice. Dans le domaine de la géopolitique on observe ainsi avec quelle peine les Etats-Unis depuis plus de trois ans tentent d’instaurer les conditions d’une gouvernance démocratique en Irak en vain. Alors que dans le même temps, le même pays a pu conclure une infinie quantité de marchés financiers.

C’est aujourd’hui un fait, que l’on réussisse à le maîtriser ou pas, le rapport au temps est un élément primordial de la gestion de l’activité humaine.

Pourtant notre impatience nous presse à vouloir que le progrès profite à chacun au même instant. En réalité, tout le monde est conscient que ce désir est un vœu pieux. Mais chacun se prête à croire à sa réalisation imminente. En effet, pour que cela se vérifie, il faudrait freiner certains tout en poussant les autres. Et c’est là que le bât blesse.

A l’échelle internationale, chaque région du monde avance à son rythme, en fonction des ressources et du contexte qu’elle connaît. On observe alors une inégale avancée entre les peuples. Mais l’entraide fait que les régions les plus en avant constituent le moteur des autres. Cette démarche devient alors un projet.

L’entrée dans l’Union européenne par exemple nécessite de répondre à des critères qui obligent certains Etats à améliorer leur condition de gouvernance afin de souscrire à une adhésion.

A ce stade, peut-on encore réguler la marche du monde ? Est-ce d’ailleurs profitable à tous ? C’est la problématique à laquelle se heurte l’ensemble des organisations mondiales dans les domaines du commerce, de la santé (OMC, OMS...).

Néanmoins, un dilemme demeure imperturbablement face à ces inégalités. Sur le plan mondial, on dispose de suffisamment de richesse pour répondre aux besoins de tous. Malheureusement, l’inégale répartition de ces ressources fait que, paradoxalement, celles-ci ne se trouvent pas là où se concentrent les populations.

Or les richesses, lorsqu’elles sont le fruit d’un contexte politique ou la ressource d’un environnement, peuvent difficilement s’expatrier. On subit d’ailleurs trop souvent ce phénomène tragique sans pouvoir le maîtriser lors de délocalisations.

Une solution reste somme toute à privilégier : les flux de populations et par conséquent l’immigration. En un mot, il appartient aux Etats de faciliter les échanges humains, en tant que base du progrès.

Fx


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