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Le référendum Grec, ou le piège à gogo…

Il est super le buzz des Grecs, je dirais même stupéfiant. L’Europe veut absolument refiler des milliards d’Euros à la Grèce, mais les Grecs n’en veulent pas. Non, non, nous ne voulons pas de votre argent, on va s’en sortir seuls, on va vous monter comment les descendants d’Alexandre le Grand sont capables de réagir. 

Le déficit cumulé de la dette grecque est de 385 milliards, soit à peu près 30 000 € par habitant. Comparé à celui des Français, ce n’est pas aussi extraordinaire que ça, nous en sommes à 25 000 € par habitant.

Le buzz orchestré par les Grecs depuis plusieurs mois est fantastique, il ne se passe pas une journée sans que nous n’entendions parler de ce petit pays de 11 millions d’habitants. 

Mais peut-être certains préparaient-ils ça depuis très longtemps, et le nouveau buzz, de loin le plus assourdissant en serait la preuve. 

Le premier ministre a proposé un référendum, la question sera sans nul doute « voulez-vous rester dans la zone euro ? »

Vous pensez que c’est pour enfin donner la parole aux grecs, pour qu’enfin ils participent aux décisions, à l’avenir du pays, comme cela devrait se faire dans toutes les démocraties : grossière erreur. C’est juste pour qu’ils ne puissent pas venir se plaindre ensuite, lorsque qu’ils n’auront vraiment plus rien, mais vraiment plus rien.

Que va-t-il se passer, si les grecs répondent « non » au référendum ? La Grèce n’aura d’autre solution que de se déclarer en faillite. Les dettes seront-elles épongées pour autant ? C’est ce que beaucoup voudraient faire croire aux gogos, mais pas du tout.

Pour les dettes, un pays fonctionne comme une entreprise, ou comme une personne physique, les créanciers se servent sur la dépouille encore chaude. Chaque Euro emprunté par l’état grec, est garanti sur les biens du pays, jusqu'à épuisement du stock. La Grèce va sans doute récupérer son ancienne monnaie, la drachme, qui sera compte tenu de la dette et de la situation, très rapidement dévaluée. La dette grecque va donc se retrouver multipliée par 3, 4 ou même 5, du jour au lendemain (385 milliards d’euros X pour 4 ou 5.) 

À mon avis, demain ou même après-demain, il y aura des affaires à faire en Grèce, et le tourisme va redémarrer. Certains français font du tourisme en Espagne juste pour acheter des cigarettes, mais l’offre des grecs est bien plus alléchante. 

Le but de ce grand buzz, c’était donc ça, le business, mais qui a eu cette idée un peu…folle ? 

Je vois bien le slogan des autorités grecques : si vous venez chez nous, ce n’est pas pour acheter des olives, ou même des oranges, mais des immeubles, des monuments historiques, des œuvres d’art, on liquide tout pour repartir de zéro. Je suis même certain qu’il y aura un très grand nombre de maisons et d’appartements de particuliers à vendre, et pour pas cher. Certaines banques françaises sont parties prenantes dans la dette grecque, vous pouvez donc les contacter très rapidement pour prendre vos dispositions. Une maison de vacances en Grèce pour 3 fois rien, ça vaut quand même le coup, pensez-y, les liquidateurs feront le reste.

Les premiers servis seront les mieux servis.

Je crois que ceux qui vont se servir en premier, ce sont les grecs richissimes qui ont planqué leur argent à l’étranger, dans les paradis fiscaux. Ils vont en rapatrier « un peu » et racheter ce qui est le plus intéressant pour devenir encore plus riches. 

En quelque sorte, ce référendum est un piège à gogo, seuls les riches vont une fois de plus tirer leur épingle du jeu.

Dépenser sans compter, n’est pas une bonne idée ; et là où il n’y a pas de bonnes idées, mais encore un peu d’argent, soyez certains que les spéculateurs rodent. Après la Grèce, à qui le tour ?

PS : Vous allez peut-être penser que je suis contre les riches, c’est faux. Je suis juste contre les riches qui spéculent pour devenir encore plus riches et contre ceux qui les aident pour y parvenir.

par Dorzan (son site) vendredi 4 novembre 2011 - 35 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Aldous (xxx.xxx.xxx.209) 4 novembre 2011 10:13
    Aldous

    Article incompétent et baignant dans une suffisance néocolonialiste...

    Renseignez vous avant de dire des énormités comme "Pour les dettes, un pays fonctionne comme une entreprise, ou comme une personne physique."

    Il y a suffisement de précédents pour que vous puissiez comprendre la différence.

  • Par Aldous (xxx.xxx.xxx.209) 4 novembre 2011 10:52
    Aldous

    Allez voir ce qui s’est passé en Islande. Elle fait partie de l’UE l’Islande non ?

    Enfin renseignez vous sur les effets de la titrisation des dettes souveraines.

    Votre idée que le défaut c’est la liquidation c’est juste ignorer les précédents historiques récents.

    Quand l’Équateur a monté une commission pour étudier la légalité des dites détenus par ses créanciers les titres de sa dette se sont effondrés. L’etat s’est désengagé à peu de frais en rachetant ces titres à vil prix.

    Bref, la Grèce a plus intérêt à aller vers le défaut de payement qu’à accepter qu’on desserre juste un peu la corde autour de son cou.

    Votre analyse est bornée car vous partez de l’idée préconçue que les états doivent emprunter à des banques privée.

    C’est oublier que c’est une contrainte qu’elle peuvent lever si elle en ont la volonté politique et se remettre à emprunter à leur banque centrale, sans conditions et sans intérêts, comme c’était le cas avant.

    Enfin, la simple lecture des chiffres economiques de la Grèce depis qu’on lui administre ce remède de cheval montre qu’elle ne s’en sortira pas par l’austérité.

    Sa seule chance c’est de reprendre une autonomie en matière de politique monétaire pour faire une politique de dévaluation compétitive afin de relancer ses activités notemment le tourisme.

  • Par Fergus (xxx.xxx.xxx.185) 4 novembre 2011 10:03
    Fergus

    Bonjour, Dorzan.

    Lorsque la situation est bloquée, il faut bien prendre des initiatives, et le référendum était une possibilité de déblocage passant, comme vous l’avez souligné, par la mise des Grecs au pied du mur : "Voulez-vous rester dans la zone euro en acceptant l’accord de Bruxelles ou sortir de la zone euro et renoncer aux aides européennes ?"

    Exit le référendum. On va donc :
    - soit vers un gouvernement d’union nationale qui aura bien du mal à fonctionner entre un Pasok héritier d’une situations calamiteuse et une droite qui a elle même creusé les trous et maquillé les comptes ;
    - soit vers des élections rapides qui déboucheront sur une chambre sans majorité, avec un retour à la case départ.

    Bref, les Grecs, et nous-mêmes, n’avons pas le cul sorti des ronces !

    Auitre chose : la crise terminée (dans 6 mois, 1 an, 2 ans.., il faudra impérativeement tout remettre à plat en Europe pour en terminer avec le Directoire Germano-Français et son corollaire, le mépris des peuples !

  • Par Furax (xxx.xxx.xxx.19) 4 novembre 2011 10:19
    Furax

    La bonne blague, le joli sondage !
    Eh bien faisons donc un référendum, tout de suite !

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