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Accueil du site > Actualités > International > Le Sahara occidental... une terre et un peuple oubliés

Le Sahara occidental... une terre et un peuple oubliés

Bien sûr, le Sahara Occidental n’est plus sous les feux de l’actualité depuis que la guerre ouverte s’est transformée en situation larvée, dans une totale impasse. Le peuple Sahraoui est oublié au milieu de ce désert aride où la vie est un combat de tous les instants. Pendant ce temps ses ressources sont pillées par le Maroc au mépris des résolutions de l’ONU... 

Un peu d’histoire

La conférence de Berlin qui s’est tenue en 1884 et 1885, dont l’acte final est signé par treize pays européens et les États-unis, fut la base fondatrice d’une Afrique colonisée, découpée et partagée entre les Occidentaux. L’actuel Sahara Occidental fut placé sous protectorat espagnol qui devint le Sahara espagnol en 1924, administré indépendamment des territoires appelés "Maroc espagnol". Depuis 1963, le Sahara Occidental figure parmi les territoires "non autonomes" selon l’ONU, qui deux années plus tard, prend position pour que ce territoire soit décolonisé.

A partir de 1970, le peuple Sahraoui entame une guerre de libération contre l’occupation espagnole. Le conflit entre le Maroc et l’Algérie sur le tracé de leur frontière et les revendications mauritaniennes sur une partie du territoire rendirent la situation complexe, avant qu’un accord unifie un front anti-espagnol. Le 14 novembre 1975, les accords de Madrid officialisent le retrait de l’Espagne et le partage du territoire : le Maroc obtient les deux tiers nord et ouest et la Mauritanie le tiers sud et est. Les Sahraouis et l’Algérie sont exclus des négociations.

D’une occupation espagnole, à une occupation marocaine...

Au lendemain du départ des soldats espagnols, le 27 février 1976, la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) est proclamée par le Front Polisario. Une guerre ouverte se déclare entre "les forces d’occupation" marocaines et mauritaniennes et le Front Polisario. La "marche verte" marocaine, l’invasion armée, l’usage du napalm, du phosphore blanc entraînent l’exil de dizaines de milliers de Sahraouis vers les camps de Tindouf en Algérie. 

En 1979, la Mauritanie se retire des territoires occupés et dans les années suivantes, le Maroc érige progressivement un mur de 2 400 kilomètres (et déploie des champs de mines) qui coupe le Sahara Occidental en deux : les deux tiers du pays sont annexés par le Maroc et le tiers oriental est sous contrôle du Front Polisario.

En 1982, la RASD est admise au sein de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine)1, ce qui entraîne le retrait du Maroc, deux années plus tard.

Sous l’égide de l’ONU, un cessez-le-feu est conclu en 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, sur la base de l’organisation d’un référendum d’autodétermination : indépendance ou intégration au Maroc.

Afin de permettre l’organisation de ce référendum, la résolution 690 du 29 avril 1991 crée la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO).

Outre "l’organisation d’un référendum libre et équitable et en proclamer les résultats"2 (qui initialement devait se dérouler en janvier 92), la Minurso se voit confier notamment la surveillance du cessez-le-feu, la réduction des troupes marocaines sur ce territoire, l’aide à la libération des prisonniers politiques, la réduction des menaces de mines, etc. Aujourd’hui, dix-huit ans plus tard le référendum est toujours lettre morte !

La situation actuelle

Si le Maroc estime que le Sahara Occidental fait historiquement partie de son territoire, l’ONU considère cette occupation comme la dernière question coloniale restant en Afrique. Plus de cent résolutions appellent à l’autodétermination et, en 2006 dans son rapport, Kofi Annan (secrétaire général des Nations Unies à l’époque) précise qu’aucun pays membre de l’ONU ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental. Le peuple Sahraoui a proclamé sa République en exil, reconnue par une centaine d’États, Mohamed Abdelaziz en est le président et sa capitale provisoire est Bir Lehlou. Le gouvernement et les ministères sahraouis gèrent les camps de réfugiés où les femmes sont particulièrement actives.

Le déploiement de la Minurso, sous commandement chinois et composée de près de 500 militaires et observateurs, est autorisé jusqu’au 30 avril 20103

Des réunions plus ou moins informelles ont lieu sous l’égide de l’ONU entre le Maroc et le Front Polisario (comme cet été en Autriche) sans qu’une avancée soit perceptible. D’ailleurs, au printemps dernier Ban Ki Moon reconnaissait que les conditions d’une reprise des pourparlers sur l’avenir du Sahara Occidental ne sont pas réunies tant les positions sont éloignées. Aujourd’hui, le Maroc propose un plan de large autonomie sous sa souveraineté (illégal au regard du droit international) et le Front Polisario un référendum avec trois options : le rattachement au Maroc, l’indépendance ou l’autonomie sous souveraineté marocaine.

Les tensions demeurent. Les Sahraouis de la zone occupée, où sont présents pas moins de 160 000 militaires marocains, font l’objet d’une répression permanente, sanglante et il ne se passe pas une semaine qu’ils subissent tortures, arrestations, emprisonnements... Le 29 août dernier, Leila Hmatou Amaidan sportive sahraouie de haut niveau, a été victime d’une tentative d’assassinat ; mi-septembre, des Sahraouis réclamant pacifiquement l’autodétermination et la fin de l’occupation dans les villes de El Aaiun, Smara et Boujdour, subirent de violentes répressions, etc.

Aujourd’hui, environ 165 000 réfugiés vivent toujours dans les camps de réfugiés, non loin de Tindouf, dans le désert proche de la frontière algérienne. Dans cette zone très désertique, cette population nomade survit grâce à l’aide alimentaire fournit par l’ONU. Selon une étude de Medicos del Mundo (2008), 19 % des enfants des camps souffrent de malnutrition. Géré par le secrétariat Jeunesse et Sport de la RASD et grâce à une large solidarité internationale, une dizaine de milliers d’enfants bénéficient chaque été de l’opération "vacances en paix" à l’étranger. 

Quels enjeux ?

De nombreux gouvernements, à commencer par celui de la France, usent d’un double langage en prétendant soutenir les efforts de l’ONU... mais bénéficient des relations d’affaires avec les territoires occupés par le Maroc. En mai dernier, la France s’oppose à ce que la MINURSO soit investie de la surveillance des droits de l’Homme... ce qui n’aurait pas manqué de déplaire à son "grand ami" le Maroc.

Le Sahara Occidental possède des gisements de phosphate et des ressources halieutiques parmi les plus riches du monde. S’y ajoute la possibilité de trouver du pétrole et du gaz dans les eaux territoriales.

Si l’aide multilatérale annuelle s’élève à 50 millions de dollars, le Maroc gagne 1 500 milliards de dollars sur les exportations de phosphate provenant du territoire occupé4. Les réserves du Sahara Occidental sont les secondes au monde après celles... du Maroc. Des voix s’élèvent face à ce vol qui ne dit pas son nom. Ainsi face à la mobilisation populaire, en 2005 le fonds de pension de l’État norvégien a vendu ses parts de la compagnie américaine Kerr-McGee qui exploite certaines mines, pour des raisons éthiques !

Grâce à la richesse halieutique au large du Sahara Occidental plus de 100 000 Marocains travaillent dans l’industrie de la pêche, principalement autour des ports de Dakhla et El Aaiun ; une grande majorité sont venus dans le territoire depuis l’occupation. Par ailleurs le Maroc vend des permis à des pays étrangers. L’Union Européenne et la Russie en sont les premiers bénéficiaires. L’accord signé en février 2007 entre l’UE et le Maroc stipule que 119 bateaux européens pourront pêcher dans les eaux marocaines et du Sahara Occidental. En échange, l’Union versera au Maroc, 36 millions € par an.

Le Maroc mène des explorations pétrolières au Sahara Occidental, à la fois en mer et à terre, malgré le fait que l’ONU ait déclaré cette situation illégale comme l’écrit Hans Corell, sous secrétaire général de l’ONU pour les Affaires Légales : « si des activités de prospection et d’exploitation devaient être entreprises au mépris des intérêts et de la volonté du peuple du Sahara occidental, elles contreviendraient aux principes de droit international applicables aux activités touchant aux ressources minérales des territoires non autonomes. »

Il est bien évident, qu’au-delà de la dimension historique de l’occupation, l’aspect économique prime sur toute autre considération. Le droit onusien est bafoué, avec la complicité des "maîtres du monde", depuis près de 35 ans, un peuple se morfond dans des camps ou violenté sur son propre sol occupé, mais à part cela... tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

 

Philippe Savoye

 

1/ Devenue "Union Africaine" en 2002 lors du congrès de Durban. Composée de 53 membres, le Maroc est l’unique pays du continent à ne pas y adhérer.

2/ Site de la Minurso

3/ Résolution S/RES/1871 du Conseil de sécurité en date du 30 avril 2009

4/ Western Sahara Resource Watch (www.wsrw.org)

 

Sources : 

Western Sahara Resource Wach (www.wsrw.org

Sahara press service (www.spsrasd.info

Diaspora saharaui (diasporasaharaui.blogspot.com) 

Minurso (www.un.org/french/peace/peace/ cu_mission/minurso)

 

 

Connaissez-vous l’association "APSO" ?

Amis du Peuple du Sahara occidental,

dont le but est (extrait de ses statuts) :

« De faire connaître et reconnaître le peuple du Sahara occidental, son histoire, sa culture, sa vie, son territoire et ses ressources... auprès de l’opinion française et internationale.

De soutenir les Sahraouis dans les difficultés matérielles quotidiennes et dans la lutte pacifique vers la résolution du problème de décolonisation de leur pays.

Par l’organisation d’un réseau et d’échanges, de partenariats interculturels, sportifs, pédagogiques, intellectuels... autour de l’information, des arts, cultures, traditions, sciences, de la prévention ... »

Axes 2009/2010 : Création, coordination, financement d’une équipe de prévention des risques liés aux mines. 

Création d’un centre culturel français dans les campements. 

Évènement sportif international de haut niveau. 

Vigilance et réaction sur l’actualité des droits de l’homme et du pillage des ressources. 

Pour tout contact et soutien : APSOlument@yahoo.fr

Par ailleurs, l’association Solidarité Enfants Sahraouis accueille des enfants réfugiés durant les vacances d’été. (solensahr@yahoo.fr)
 
 
Source : Inter-peuples, n°181, Nouvelles du Monde, CIIP Grenoble

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19 réactions à cet article    


  • Big Mac 6 novembre 2009 13:02

    Ben oui au Maroc aussi existe non pas un mais plusieurs murs de la honte.

    Mais schhuuuttt ces murs là sont halal et le seul mur de la honte ne saurait être que casher.


    • jako jako 6 novembre 2009 14:35

      mcm, hallal casher peu importe la nature du mur en béton, les pires sont les mures dans nos pensées


    • ELCHETORIX 6 novembre 2009 18:36

      BIGMAC , le MAROC est soutenu économiquement et politiquement par les gouvernements sionistes FRANçAIS et éTATS-UNIENS !
       qu’en dites ou pensez-vous ?


    • monbula 6 novembre 2009 13:32

      Auteur

      Encore un fois, l’ONU scribouille des résolutions qui restent en rayonnage.

      L’ONU, le machin comme disait De Gaulle.


      • monbula 6 novembre 2009 13:33

        Auteur

        Merci pour le rappel sur le Sahara Occidental.


        • philippe 6 novembre 2009 14:04

          la réalité est que les sahraouis a Tindouf sont sequestrés par l’armée algérienne et leurs sbires du polisario qui refuse meme le recensement des « réfugiés » qui rappelons le sont maintenu aux camps contre leur grés , dans tout les pays du monde les réfugiés ont le droits de retourner a leur pays s’ils le veulent sauf les sahraoui qui sont privé de ce droit parceque un certain général algérien en a décidé ainsi.

          les sahraouis vivant aux maroc jouissent de tous leurs droits et la situation des droits de l’homme au sahara marocain est de loin meilleure qu’a Alger selon les organisations internationales HRW qui n’ont mm pas le droit d’entrer en algérie et encore moins a Tindouf.

          • L'enfoiré L’enfoiré 6 novembre 2009 15:26

            @l’auteur,
             Merci pour ce rappel que la « Marche verte » n’a de vert que le nom.
             Nous occidentaux qui allons passer nos vacances dans les îles Canaries très proches, en face d’El Aioun, on n’y pense pas.
             Comment ce fait que le tourisme s’est arrêté au Maroc ? 


            • Farniente 6 novembre 2009 15:36

              J’ai grandi dans le Sud du Maroc et ma perception du Polisario est sans aucun doute fausse parce qu’influencée par l’opinion marocaine,mais il y a une chose que je peux affirmer sans aucun doute pour l’avoir vu de mes yeux dans les années 80,c’est que les soi-disant sahraouis qui mènent des attaques armées en territoire marocain sont des étrangers à la région.J’ai vu 7 cadavres,3 maghrébins,2 blancs,1 noir(type soudanais) et.....un asiatique !
              Alors je ne sais pas qui fait quoi dans ce merdier,mais je sais que le Polisario n’est pas tout à fait ce qu’on veux nous faire croire.


              • ELCHETORIX 6 novembre 2009 18:31

                Merci l’auteur pour ce rappel de la situation a l’ouest du MAGHREB.
                Je la résume ainsi à l’occupation illégale par le «  ROYAUME CHERIFIEN » qui a annexé la REPUBLIQUE SARAHOUIE , soutenu par l’occident ( dont mon pays la FRANCE ) qui profite des gisements de bauxite importants pour les sociétés multinationales et transnationales qui dictent la « politique » du MAROC alignée sur la politique US et de l’U.E. ;
                Cette politique peut s’apparenter à un colonialisme économique qui ne dit pas son nom , mais qui ressemble au même soutien de la politique mondiale occidentale , à la région du moyen-orient .
                C’est une des raisons que je ne fais pas de tourisme dans ce pays le MAROC , dont la monarchie n’existe que par le soutient intéressé de l’occident ; le peuple marocain , en grande partie , d’ailleurs , ne profite pas de cette richesse minière , sauf une petite classe moyenne naissante , qui a pour alibi , la naissance d’une « démocratie » aux ordres de cet occident .
                Cordialement .
                RA .


                • armand armand 6 novembre 2009 22:28

                  Hahaha !
                  ça barde !

                  Dites, vous deux, voulez-vous d’un arbitre pour une bonne explication mano a mano ?
                  Quand je parlais de dégraissage de l’Oummamouth !

                  Maintenant, si je devais choisir mon camp, j’ai le respect des traditions, alors un Amir al-Mouminim, qui plus est, appartenant à l’Ahl el-Beyt ça a plus de tenue qu’un dictateur plébiscitaire...


                • ASINUS 6 novembre 2009 22:37

                  yep armand je vois qu il n y a rien de neuf sous le soleil, mon pere repetait à l envie
                  qu il n avait connu plus grand honneur et bonheur que de commander a des goumiers marocains mais que ceux ci couvraient d un mépris incommensurable les tirailleurs algeriens et je vous parle pas du peu d estimeque ces magnifiques soldats« goumiers et tirailleurs »avaient pour les Tunisiens


                  • ELCHETORIX 7 novembre 2009 00:22

                    la république sarahouie sera une nation libre en devenant soit république démocratique sarahouie , soit république islamique sarahouie  !
                    la 2ème appellation me conviendrait parfaitement surtout pour faire « tomber » le régime monarchique inégalitaire DU MAROC !
                    hasta la victoria siempre et vive le souvenir de BEN BARKA !
                    RA


                  • hempsal 7 novembre 2009 04:20

                    @ kinini moi je suis algerien et je vous dis une chose ; j’ emmerde le dictateur bouteflika et le système qu à raigner en algerie depuis 1962 et je le dis haut et fort ou que je soit , pouvez vous faire autant au maroc  ? vous courber l échine a votre dictateur nous on jette des pierres au notre , vos journaliste croupissent en prison et vous les considérer comme des traitre alors que nos journaliste prisonniers sont consideré comme des héros, il y a des émeutes en algerie chaque semaine contre la misère alors que vous vous n exister pas en tant que peuple mais en tant que sujets de sa majesté , et puis le maroc qui n a pas bougé le doigt lorsque ses terres du sahara était une colonie espagnole les réclamer après leur départ , cela me rappelle qu’ils ont voulu envahir l algeri en 1963 (la guerre des sables) ,pour le conflit du sahara c’est vrai que c’est des agents du service secret algerien qui tue et torture les sahraoui dans vos prisons secretes et vous n’etes qu une victime de la propagande marocaine qui veut se justifier auprès du peuple en réduisant une histoire de colonisation à un conflit algero-marocain,je sais que vous allez insulté ma mére comme vous l avez fait avec dalamix , mais je vous comprend vous n avez jamais conue la liberté d’expression et que vous croyez qu’insulté c’est de l’argumentation


                  • Big Mac 7 novembre 2009 22:02

                    Ha c’est beau la solidarité maghrébine, dommage que les intervenant du site ne soient pas arabophone, ils auraient été tordus de rire par les invectives de Kinini lancées contre Dalamix.


                    • ELCHETORIX 8 novembre 2009 00:47

                      le problème du sahara occidental n’est pas ton ptoblème et mêle - toi de ton problème .
                      capicci !
                      hasta la victoria siempre !
                      vive le peuple sarhaoui !
                      RA


                    • ELCHETORIX 9 novembre 2009 11:54

                      BONJOUR dalamix , j’approuve entièrement votre « cri du coeur » , concernant la situation au sahara occidental .
                      La libération de tous les peuples opprimés sera le « combat » du XXI ème siècle , sans passer par des révoltes sanguinaires pour les peuples !
                      cordialement .
                      RA


                    • ELCHETORIX 9 novembre 2009 15:15

                      @ kinini ,
                      si ben BARKA avait dirigé le MAROC , cet état serait prospère pour toute la population de ce pays , ce qui est loin d’être le cas !
                      le MAROC n’est libre et prospère que pour une certaine « caste » de privilégiés qui ignorent la pauvreté du plus grand nombre , comme en occident et chez moi en FRANCE .
                      Ce qui a , pour corollaire les fléaux de la culture du cannabis soutenu par les gangsters internationaux ( les sionistes ) + le fléau de la prostitution juvénile et adulte que je n’ai pas observé en ALGERIE et en EGYPTE , pays que j’ai visités avec ma femme algérienne .
                      RA


                    • tourn en ron 2 avril 2010 13:43

                      a la fin ça reste le Maroc tordé vous dans tout les sens faites ce que vous voulez ces le Maroc et ils le restera toujours ahahaha allez -y péter un plomb les marocains on raison ces leur territoire et ci vous êtes pas content invité les terroriste putschiste que vous pensé être des résistant a venir chez nous en France,polisario sont en fait des sbire d’Alger ces connue et pour tout ceux qui veulent la liberté des peuple vous devais vous en prendre au colons qui on crée des séparations des peuple en coupant leur territoire comme des part de gâteaux la France a volée a Alger 4milliard d’or il faut commencer par le début après on remontra chronologiquement jusqu’a 1970 et la vous dirai a OUI le Sahara est belle est bien une province marocaine les pays coloniaux non pas leur mots a dire tant on sait ce qu’ils ont sur les mains ce serai très mal venue de notre part ,allez libéré les tibétains plutôt eut on étés volée non !!!!!! 


                      • tourn en ron 18 avril 2010 16:56

                        Comment le Maroc s’est-il laissé amputé d’une partie importante de ses territoires orientaux, sous le protectorat français, au profit de l’Algérie ?

                        En 1956, la France a essayé de négocier un accord pour fixer les frontières maroco-algériennes ; le Maroc par sa loyauté aux « frères algériens » engagés dans leur lutte et leur combat pour la libération de leur territoire a refusé de s’y soumettre. Dans un esprit fraternel, un premier accord est signé le 6 juillet 1961, par Hassan II et Ferhat Abbas, alors président du G.P.R.A. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) concernant le tracé des frontières entre les futurs Etats maghrébins. A l’indépendance de l’Algérie, les nouveaux dirigeants algériens imprégnés par l’idéologie socialiste et communiste affirment clairement des ambitions expansionnistes et un conflit éclate dès 1963 (la guerre des sables) aux frontières maroco-algériennes. Le Maroc a refusé au début de céder ses territoires qu’il revendique comme historiquement les siens. Oufkir, préparant déjà son célèbre putsch, fait des concessions aux dirigeants algériens, dont il attend un soutien pour ses ambitions républicaines. Hassan II, confronté à une certaine gauche marocaine très admirative du modèle étatique et tiers-mondiste algérien, cèdent une partie du territoire marocain en signant l’accord de Tlemcen du 27 mai 1970. Le coup d’État échoué de juillet 1971 accélère les choses ; le souverain marocain, soucieux de régler d’abord les problèmes internes, accepte le projet de frontière de juin 1972 sans être convaincu. Un accord de délimitation a été signé en 1989, par lequel le Maroc renonce notamment à la région de Tindouf. Ce tracé de frontière arrangé entre les deux parties ne sera publié d’ailleurs au Bulletin Officiel marocain qu’en 1992.

                        Cette portion du Sahara oubliée, située au Sud-Est du Maroc, et attribuée par la France à l’Algérie en 1962, le Maroc et les habitants de cette région la considèrent toujours comme étant historiquement marocaine. En accordant l’indépendance au Maroc et à la Tunisie, la France a tenu à conserver la majeure partie du Sahara pour son département d’outre mer. En1960, Paris avait même songé à donner l’indépendance à l’Algérie sans le Sahara. Si l’indépendance des trois pays du Maghreb avait eu lieu en même temps, le territoire de ce grand désert aurait inévitablement été partagé plus équitablement et il n’y aurait jamais eu de conflit au Sahara.

                        Ce rappel historique nous ramène au vrai problème frontalier entre le Maroc et l’Algérie car sur le terrain les frontières n’ont jamais véritablement été tracées. Ces frontières avancent et reculent au bon gré des dirigeants algériens et de leur armée. Les postes frontaliers de par et d’autre, ainsi que les habitants de cette région, n’ont pour seuls repères que les arbres parsemés ici et là, les amas de pierres et certaines ruines visibles, mais rien ne partage véritablement les terres des deux pays souverains. La vigilance est de mise, des deux cotés de la frontière supposée, car en cas de conflits sérieux la cartographie n’a pas d’utilité et l’appréciation à vue est préférable. Les mines sont un autre repère non visible entre les deux pays mais aucune carte des champs minés n’est disponible d’un côté comme de l’autre ; seule la Minurso avait réussi à déminer quelques couloirs pour ses patrouilles. Ces contestations territoriales n’ont aujourd’hui qu’un caractère superficiel, mais peuvent être réactivées à l’occasion de ce principal litige territorial qu’est le Sahara.

                        Des considérations géopolitiques à plus grande échelle ont compliqué l’affaire de litige entre le Maroc et l’Algérie. L’Algérie était soutenue par l’URSS, alors que le Maroc était et reste toujours l’alliée traditionnelle des Etats-Unis et de la France... Ce clivage n’a aujourd’hui plus court et le processus de démocratisation du Maroc enlève toute ambiguïté et argument aux adversaires du Maroc, car les alibis d’hier ne tiennent pas et le Maroc propose avec courage d’aller très loin pour régler les contentieux territoriaux par la politique de la régionalisation dans le cadre de la souveraineté marocaine.

                        - La stratégie politico-militaire de l’Algérie passe par ses frontières avec le Maroc Comment aujourd’hui formuler la question de la « sécurité extérieure » et de « la sécurité ou plutôt de l’insécurité intérieure » de l’Algérie ? Comment et dans quelle mesure les questions de la sécurité, de la stratégie sont-elles envisagées par la doctrine militaire algérienne ? Quelles sont les stratégies mises en œuvre ? Comment sont-elles articulées, formulées, par le principal acteur concerné : l’Armée Nationale Populaire (APN).

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