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Le Sénégal n’aime pas les charters espagnols

 

Zapatero n’a pas fini de s’en mordre les doigts. Les Espagnols aussi. Et nous par la même occasion, à travers un jeu de billard à trois bandes qui prendra vite des allures de corrida, de part et d’autre des Pyrénées. Avoir ouvert la boîte de Pandore, en annonçant urbi et orbi que l’Espagne allait régulariser 800 000 clandestins, sera jugé par l’histoire comme un des derniers soubresauts des slogans "tiersmondistes" des années 1970, transposés stupidement sur un monde qui a muté depuis longtemps. Fallait-il payer collectivement un tribut aussi lourd pour pouvoir tourner la page ? L’histoire le dira. Le jugement risque d’être sans concession. Et José Luis Zapatero connaîtra sans doute le même verdict que Tony Blair, qui est allé engloutir en Irak plusieurs siècles de perfidie anglaise au Proche-Orient.

Mais avant de porter un tel jugement, il serait utile de s’interroger sur l’état de l’Espagne aujourd’hui, pour tenter de comprendre le sens d’une telle décision.

Depuis son entrée dans l’Europe, l’Espagne a bénéficié d’une manne financière considérable, sous forme de fonds structurels qui lui ont permis de se refaire une santé économique en quelques années. Les secteurs traditionnels (agriculture, pêche, transports, bâtiment et travaux publics) ont connu un boom sans précédent. Et par un jeu de chaises musicales naturel, quand la jeunesse a pu enfin disposer d’une capacité financière à la hauteur de ses ambitions, de nouvelles rentes de situation ont vu le jour permettant à l’économie dite "nouvelle" et au secteur tertiaire de décoller à leur tour. Vu de loin, le tableau semble idyllique, et nos médias, toujours en manque d’un nouveau modèle d’ailleurs-c’est-toujours-mieux-que-chez-nous, nous rabattent sans cesse les oreilles avec le miracle espagnol.

Miracle ou mirage ? Voyons d’un peu plus près ce qu’il en est.

L’agriculture espagnole est confrontée à un problème de fourniture et de gestion en eau catastrophique. Depuis une dizaine d’années, la Généralité de Barcelone est en pourparlers avec la région Languedoc-Roussillon et la Compagnie des eaux du Rhône afin d’amener l’eau de ce fleuve jusqu’au détroit de l’Ebre, grâce à un pipe-line dont la seule évocation fait bondir, à juste titre, tous les agriculteurs du Languedoc et de la Catalogne Nord, ainsi que les défenseurs de l’environnement qui n’ont aucun envie de voir le massif des Corbières et celui des Albères éventrés sans pitié pour faire passer les boyaux. D’autre part, l’Europe a financé des plantations en oliviers qui s’étendent de Grenade à Madrid. Depuis, les grandes huileries du Maghreb s’approvisionnent de l’autre côté de la Méditerranée, où les fruits sont produits à un coût de main-d’oeuvre inférieure. Situation qui a de quoi laisser songeurs ceux qui rêvent, de jour comme de nuit, à un "co-développement durable et équitable" pour sauver l’Afrique... Toujours dans le domaine agricole, on peut imaginer, sans risque de se tromper, que les touristes en goguette qui se promènent dans le Sud de l’Espagne, notamment dans la région allant de Murcie à Malaga (300 km au bas mot), ne manquent pas d’être étonnés par l’océan de serres qu’ils traversent, notamment autour de Motril (ville qui a connu de "tragiques évènements" racistes il y a peu). La route passe entre mer et montagne, et il est impossible de distinguer un bout de terre nue sur des étendues d’une taille équivalant en France à plusieurs cantons. La bande littorale et les versants du Sud de la Sierra Nevada sont tapissés d’immenses nappes de plastique gris du plus bel effet, ce qui permet aux "agriculteurs/financiers" du coin de produire chaque année deux à trois récoltes de légumes qui n’ont aucun goût. De quoi ravir les amis de Jean-Pierre Coffe.

Pour ce qui est de la pêche, le constat est plus alarmant encore. Et là aussi, la politique de l’Europe peut être mise en cause. Les Espagnols sont devenus les râcle-tout des fonds marins. En dix ans, ils ont même réussi à mettre à genoux le port d’Agadir qui était, il y a peu, le plus grand port sardinier du monde ! Safi et El Jadida sont exsangues. Après les sardines, ils s’en sont pris au poulpe, dont ils sont particulièrement amateurs avec les Japonais. En Méditerranée, ce sont les anchois qui ont disparu... Et pour le thon, les Italiens leur donnent un sérieux coup de main. Mais les Espagnols ne se contentent pas d’armer des bateaux et de laisser traîner des kilomètres de filets n’importe où. Ils contrôlent toute la chaîne de conditionnement et de distribution des ressources halieutiques par des réseaux plus ou moins mafieux ibéro-marocains, dans lesquels les militaires du coin trouvent quelque intérêt. Sans oublier les Chinois et les Coréens. A Laâyoune, Tantan et Dakhla, tout ce beau monde récupère la moindre prise (même celle des desperados de la canne à pêche, qui vivent accrochés à un bout de falaise balayée par des vents terribles pour sortir de l’écume deux ou trois dorades). Et s’il est toujours possible d’aller déguster dans ces villes des sardines fraîches près du port, les poissons de plus de valeur sont, dans leur quasi-totalité, détournés vers des marchés extérieurs (plus rentables).

A noter qu’au Maroc, agriculture et pêche sont deux secteurs totalement défiscalisés. C’est dire le bénéfice que peut en retirer l’Etat pour ses investissements d’une "mise à niveau" du pays, proposée et cofinancée par l’Europe...

Le secteur des transports intéresse lui aussi beaucoup les Espagnols On pourrait même dire qu’il les fascine. Car qui dit transport, dit possibilité de trafic, et, faut-il le rappeler, une vieille tradition ibérique a fait de la péninsule et de ses satellites canariens, majorquins et rifains une des plus importantes plates-formes de la contrebande qui fleurit entre trois continents Europe, Afrique et Amérique (Nord et Centre confondus). Il suffit de rappeler l’extraordinaire guerre du sucre que l’Espagne a menée contre la France, quand les deux pays administraient l’empire chérifien, au temps du Protectorat. Il est particulièrement instructif de prendre connaissance des rapports mensuels du bureau des Affaires indigènes des Confins (Cercle de Guelmim). On y voit les Espagnols faire passer d’énormes chargements de sucre clandestinement au Sud de l’Anti-Atlas, pour faire chuter les cours sur les souks tenus par les Français où ils venaient, par la même occasion, recruter des auxiliaires pour nourrir leur guerre civile. Sans parler des épisodes célèbres de trafics d’armes durant la Première Guerre mondiale, organisés pour le plus grand bonheur des Allemands à l’embouchure de l’oued Assaka et de l’oued Massa. Dans le Rif, la contrebande fait vivre aujourd’hui des centaines de milliers de personnes (électrons libres ou petits fonctionnaires en mal de fin de mois) : Marocains, Algériens, Espagnols de Sebta et de Melilla, tous s’adonnent à ce sport international. Il n’est qu’à passer la frontière de Melilla pour voir la procession ininterrompue de petites gens qui s’aventurent à pied, dans les collines, avec des sacs remplis de petites marchandises destinées à d’autres petites gens... Pour les trafics plus importants, adressez-vous aux autorités supérieures des deux pays... Vous aurez au moins la version officielle...

Dernier secteur qui a permis à l’Espagne de "décoller" : le bâtiment et les travaux publics. Pour ces derniers, rien à dire, l’Espagne avait un important retard à rattraper, et il est bon qu’il ait été comblé rapidement, même si, comme toujours dans le BTP, il n’a pas manqué d’engendrer quelques détournements de fonds qui ont laissé des traces (qu’on leur envoie J.-P. Pernaud !). L’essentiel du travail a été accompli, et saluons la performance. Il en va autrement dans le secteur du bâtiment privé, où le résultat obtenu commence à faire peur à tout le monde, tant pour ce qui est de l’environnement que des futures "crises de banlieues" que le pays vient de se programmer pour les vingt prochaines années. De la Costa Brava (Nord de Barcelone) à la Costa del Sol (Gibraltar et Algésiras), l’Espagne n’est plus qu’un gigantesque parc immobilier pour retraités européens et familles princières arabes, parmi lesquels les pays nordiques et anglo-saxons se taillent la part du lion. Les lotissements de 500 "villas typiques" ne se comptent plus à Torremolinos, Marbella, mais aussi du côté de Benidorm, Cartagène, Elche, Alicante. Pour ce qui est de la Costa Brava, il y a longtemps déjà qu’elle est saturée. Dans les années 1970, il s’y pratiquait même un sport original, dont j’ai été le témoin, du côté de Rosas. Le jeu consistait à faire sauter, de nuit, à coups de dynamite, quelques pans des magnifiques remparts de Charles Quint qui entouraient la ville, afin de libérer des terrains "constructibles". A noter qu’à cette époque, l’Espagne n’avait pas de loi permettant d’ordonner une démolition en cas de litige. Ce qui avait été construit le demeurait par la grâce du fait accompli. Aussi beaucoup de promoteurs se dépêchaient-ils d’élever des carcasses d’immeubles à la va-vite et sans permis, pour pouvoir les "remplir" tranquillement quand ils en auraient le temps et les moyens financiers... Pour ce qui est de la situation qui prévaudra bientôt dans les banlieues, il suffit de se perdre quelques heures à la périphérie de Valence, Malaga, Sabadell (banlieue de Barcelone) Lérida, et Madrid bien sûr. Les immeubles de dix ou quinze étages y sont collés les uns aux autres. Si Sarko rêve d’un bon kärcher pour nos cités, Zapatero aura besoin d’un bon malaxeur (genre toupie à béton) quand il lui faudra commencer à se pencher sur les problèmes de mixité qui ne manqueront pas de surgir dans peu de temps entre les tours de ces quartiers-clapiers.

Ce tableau brossé succinctement ne serait pas complet sans ajouter que le secteur hôtelier, par nature en grande partie saisonnier, emploie lui aussi de la main-d’oeuvre étrangère à des tâches subalternes (service, plonge, jardiniers, chauffeurs, gardiens, etc.).

C’est donc dans ce contexte-là que Zapatero régularise ses 800 000 clandestins, créant ainsi un appel d’air puissant pour l’immigration africaine (aux derniers nouvelles, des Pakistanais ont débarqué aux Canaries), qui prend chaque jour un peu plus l’allure d’un tsunami, sauf qu’au bout d’un compte forcément macabre, on risque de devoir dénombrer un peu plus de cadavres qu’en Indonésie. Etrange politique se proclamant socialiste et qui cherche avant tout à satisfaire des patrons soucieux de se procurer toujours plus de main-d’oeuvre pour bêcher, pêcher, monter des murs, charger des camions ou porter des assiettes sous le regard souvent hautain d’une population de nouveaux riches. D’ailleurs, l’exercice commence à faire peur à ceux qui parlent de justice sociale et qui tentent de l’appliquer sur le terrain : défaut de logement, de structures scolaires, encombrement des services sociaux, marché du travail bouleversé, sans compter l’inévitable polémique qui risque de couper le pays en deux à propos de l’intégration des familles des nouveaux "entrants". Pour le fun, je signale qu’à l’époque où les Espagnols allaient capturer leurs premiers esclaves noirs ou maures sur la côte de l’actuelle Mauritanie, ils utilisaient déjà le mot "entradas".

Conscient qu’il y a peut-être quelque chose de pourri au Royaume de la conscience sociale, depuis quelques jours, M. Zapatero demande un coup de main à l’Europe, qui en a l’habitude. Oh ! Pas une aide technique pour endiguer le problème. Il n’en est pas question. Et la fierté de l’hidalgo de base alors, qu’est-ce que vous en faites... Non, juste une petite aide pécuniaire de quelques centaines de millions d’euros ; ça peut toujours servir. Pour une fois, la réponse ne s’est pas fait attendre, et le chef du gouvernement espagnol vient de se faire renvoyer gentiment dans les cordes par ses collègues européens qui ne se sont pas privés de lui dire : "T’avais qu’à pas commencer"... Alors, pour assurer la promotion de sa politique qui n’est pas sans rappeler une campagne d’affichage qui nous avait émus en d’autres temps et pour des raisons bien plus affriolantes : " Aujourd’hui, j’enlève les vannes - demain, c’est vous qui épongez", le gouvernement espagnol a décidé d’organiser quelques vols "équitables" d’Africains vers l’Afrique, façon charters à Pasqua lorsqu’il était encore en grande forme...

N’oublions pas que, question voyages, depuis Christophe Colomb, l’Espagne en connaît un rayon. De plus, ce sont sans doute les mannes de Don Quichotte qui ont poussé le gouvernement espagnol à apporter une touche personnelle à ces nouveaux moyens de propulsion vers "l’inaccessible étoile" : les clandestins concernés ne connaissent pas leur destination quand ils montent dans le bel oiseau qui doit les amener vers l’Eden... La plupart croient dur comme fer qu’on est en train de les transférer sur le continent européen... Dans les avions, il est même prévu des forces de sécurité spécialement entraînées aux réveils brutaux, pour calmer ceux qui ont un peu trop le sens de l’orientation et qui sont capables de s’apercevoir, même dans les airs, qu’on est en train de leur jouer un sacré tour de cochon qui s’en dédit. Juan Fernando Lopez Aguilar, ministre espagnol de la Justice, s’est vu contraint de confirmer sur la chaîne de télévision Antena 3, qu’il existe bien une "procédure pour assurer la sécurité dans les avions". Ajoutant : "On peut avoir des mutineries à bord si les personnes rapatriées découvrent que leur destination n’est pas Madrid, Barcelone ou Séville"... Et dire que Lilian Thuram est toujours au FC Barcelone...

Mais là où le plan du bon docteur Zapatero connaît d’autres ratés autrement plus sérieux pour l’efficacité du processus, c’est qu’à l’arrivée, les Sénégalais n’en veulent pas, de ces oiseaux du malheur qui ramènent à la maison des gens dont ils n’étaient pas fâchés de s’être débarrassés, d’autant qu’ils allaient faire tourner tranquillement la lessiveuse à billets qui envoie chaque année quelques milliards d’euros au pays du Nil noir et dans les environs.

Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà... Tout compte fait, les temps ne changent pas tant que ça.

Patrick Adam


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49 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 19 septembre 2006 11:29

    Un bon article dans le pur style Patrick Adam mêlant informations, points de vue personnels et humour au 3ème degré qui n’est pas sans rappeler Voltaire ou Montesquieu par endroits.


    • Maxjak (---.---.121.183) 19 septembre 2006 11:50

      Bonne analyse de la situation économique espagnole. Je voudrais juste rajouter, qu’en plus des vagues de clandestins africains, l’Espagne a accueilli et régularisé une quantité impressionante de « latinos », ce qui n’arrange pas la situation


      • Marsupilami (---.---.182.182) 19 septembre 2006 11:55

        Excellent article. Zapatero a vraiment commis une pure folie en régularisant massivement ces immigrés illégaux. Il est temps que les européens coordonnent leurs efforts pour faire face à la déferlante africaine. Paradoxalement, la folie de Zapatero, en créant cet appel d’air monstrueux, va peut-être pousser l’Europe à agir de concert et rapidement. En tout cas, c’est ce qu’il faut espérer.

        A propos des Pakistanais aux Canaries, lire cet article.


        • España (---.---.193.90) 19 septembre 2006 12:05

          J’habite en Espagne a Madrid et je peux vous assurer que l’Espagne avait besoin de nouveaux habitants. J’habite dans un quartier ou toutes les communautes s’entendent bien mais ou la galere existe. Pour comparer, je pense que l’Espagne est en ce moment en train de vivre ce que la France a vecu il y a 40 ans. Elle a besoin de monde, accueille et quand elle atteint la saturation, elle commence a reflechir.


          • ZEN zen 19 septembre 2006 12:11

            @Marsu

            « pour faire face à la déferlante africaine. »...

            Tu ne fantasmes pas un peu ?...Et pourquoi pas « les hordes barbares » ?

            Cela dit, il y a un vrai problème, qui doit être l’objet d’un débat européen et qui doit être réglé avec intelligence et humanité.


            • Marsupilami (---.---.182.182) 19 septembre 2006 13:05

              @ Zen

              Je ne vois pas en quoi le terme « déferlante africaine » peut être assimilé à « hordes barbares »... sinon dans tes refoulements freudainiens-à-lapsus-significatifs qui ne sont pas les miens ? A mon avis, les secouristes canariens qui accueillent ces desperados doivent aussi penser en termes de déferlante africaine. Saches que je pèse mes mots. Dans ton immense zénitude bien-pensante, tu me prêtes de sournoises intentions cachées que je n’ai pas, ce qui est une attitude misérable. Ce qui se passe aux Canaries est une tragédie humaine. Et alors ? C’est moins pire qu’au Darfour, où ceux qui se font massacrer par les milices arabo-islamistes n’ont aucun bateau pourri pour fuir. Donne des leçons d’humanismes à d’autres que moi.


            • Yann (---.---.198.129) 19 septembre 2006 12:14

              Baaah les solutions sont simples... Mais pas trés humanistes, et plus l’invasion se renforcera sans mesure plus la réaction sera violente..


              • vigie 19 septembre 2006 12:16

                Très bon article du pur Patrick Adam, il y a que lui pour nous narrer la une réalité que l’on voudrait d’un autre temps. Mais après les subsides de l’Europe et la diminution des fonds structurels, ne ferons pas longtemps illusion, retour aux réalités les Espagnols n’en ont pas fini l’immigration massive, nous savons tous que les solutions sont à l’échelle de la planète, en attendant zapatero me semble plus réaliste dans sa politique que son prédécesseur, cette Europe restera une passoire, a moins d’une volonté politique forte d’y mettre les moyens.


                • cflorian 19 septembre 2006 12:29

                  j’aimerai un peu plus connaitre l’avis des espagnols sur la politique menée dans leur pays. les français comme toujours critiquent mais il ne faut pas venir leur parler de leur politique à eux (ex : barruso). l’espagne avance alors que d’autres stagnent, elle légalise des clandestins qui vivent et travaillent dans le pays, sa croissance est forte, ses entreprises de btp achétent les autoroutes françaises, le mariage homo est autorisé, elle attire de plus en plus de monde et notamment de français, elle a un mode de vie que beaucoup lui envie... on verra bien à la prochaine élection les résultats de zapaterro.

                  ps : bravo pour le tacle gratuit sur thuram, du grand niveau !


                  • Bulgroz (---.---.121.191) 19 septembre 2006 13:08

                    Excellent résumé de la situation, article implacable et impitoyable conduisant à un constat terrifiant et lucide en pointant le doigt sur l’irresponsabilité et l’évangélisme de certains responsables politiques et autre people en mal de reconnaissance.

                    Du très très bon Patrick Adam, nous en redemandons.


                    • Internaute (---.---.6.158) 19 septembre 2006 14:15

                      En deux pages vous décrivez trés bien tout ce qui nous arrive et passez en revue un tas de problèmes, immobilier, immigration, culture maraichère, qui s’alignent depuis 30 ans grâce à la vision de l’organisation européenne partagée par nos hommes politiques et à la chappe de plomb des « droits de l’homme » qui empêche toute décision favorable aux indigènes.

                      J’ai connu un paysan qui faisait de la fraise dans le Vaucluse et qui a arrêté parcequ’il se faisait voler sa récolte par les arabes sans avoir le droit de se plaindre. Il s’est mis à l’abricot et a dû arrêter parceque les espagnols inondaient le marché avec les cultures industrielles financées par Bruxelles. Dans le tiers-monde j’ai connu aussi des gens qui ne trouvaient plus de poissons corrects sur les marchés parceque la mondialisation permettait aux pêcheurs de faire plus de bénéfices en les vendant à l’« exportation », c’est à dire en déchargeant en mer leur pêche sur d’autres bateaux venant d’ailleurs.

                      D’accord sur le constat, et maintenant on fait quoi ?

                      MAlheureusement vous trouverez une tas de gens pour nous expliquer que la façon de résoudre le problème de l’immigration c’est la « mixité sociale ». Par exemple, à Marbella on détuit une villa sur deux et on construit à la place un petit immeuble pour loger quatre familles de clandestins, aux frais du budget de Bruxelles.

                      Sauve qui peut !


                      • Thucydide (---.---.101.8) 19 septembre 2006 14:22

                        Excellent article. Beaucoup de pays méditerranéens (y compris en Europe) peuvent retrouver un air de déjà-vu dans la gestion immobilière.


                        • Alexandre Santos Alexandre Santos 19 septembre 2006 15:48

                          Votre critique de l’Espagne comporte beaucoup de vérités, mais elle contient un ton tellement méprisant que cela détruit sa crédibilité.

                          « Le secteur des transports intéresse lui aussi beaucoup les Espagnols On pourrait même dire qu’il les fascine. Car qui dit transport, dit possibilité de trafic, et, faut-il le rappeler, une vieille tradition ibérique a fait de la péninsule et de ses satellites canariens, majorquins et rifains une des plus importantes plates-formes de la contrebande qui fleurit entre trois continents Europe, Afrique et Amérique (Nord et Centre confondus). »

                          Merci pour la finesse, et les insultes. Comme si le trafic était exclusivement « une vieille tradition ibérique » (bretagne et sa tradition de faire échouer les bateaux, idem pour toutes les régions limitrophes de la France, il me semble).

                          Des généralisations et jugements à l’emporte pièce de cet accabit peuvent être faites à propos de n’importe quel pays. Les américains adorent les Français et leur supposée ferveur dans la couardise et la réddition (agréable, n’est pas ?).

                          Les espagnols ne sont pas des anges, mais cela est vrai de n’importe quel pays. Si vous vous contentiez de décrire les problèmes de l’espagne, sans être insultant, votre message passerait mieux...

                          En tout cas, c’est un discours que je ne m’aurait pas étonné chez un néo-conservateur américain en rût smiley


                          • Paul M (---.---.249.144) 19 septembre 2006 16:47

                            @P Adam

                            Encore un excellent article écrit avec une plume bien taillée.

                            Concernant les cultures du sud de l’Espagne, je suggère aux lecteurs d’aller survoler les environs avec Google Earth. On voit très bien les nouveaux « champs de coton » espagnols.


                            • Patrick Adam Patrick Adam 19 septembre 2006 17:31

                              @l’irrascible Alexandre Santos

                              Je ne sais si c’est votre patronyme qui vous pousse à de tels excès de langage. Soit. Je préfère préjuger de rien. Mais j’ai peut-être porté atteinte à la fierté de l’idalgo que je me suis permis de mentionner.

                              Figurez-vous que j’ai longtemps vécu à la frontière espagnole et que cette « tradition de contrebande » que j’évoque, je l’ai connue dès ma plus tendre enfance, quand j’allais en colonie de vacances à l’extrême sud du Vallespir. Une de nos excursions préférées était d’aller grimper sur une montagne d’environ 1 800 mètres d’altitude qui nous donnait l’illusion et la jouissance de voler du regard un coin de terre espagnole. On l’appelle le Mont Capel, en raison de sa forme originale qui la fait ressembler à un chapeau. En fin d’après midi, sans avoir à montrer de papiers, de carte, et bien sûr sans voir un képi, nous redescendions de « l’autre côté », c’est à dire en zone espagnole. Cette impression d’illégalité nous ravissait. D’autant que dans la lande parsemée de bruyères, il y avait une ferme isolée. On appelle ça, un cortal. Le bâtiment ressemblait à tous les fermes basses de la région. Murs de pierres équarries, lauzes assurant la couverture, des fenêtres petites et étroites, une barrière en tronc de châtaigniers qui servait d’enclos pour les bêtes. Mais l’originalité tenait à l’aménagement intérieur, car une fois la porte franchie, nous plongions au coeur d’une véritable caverne d’Ali Baba bourrée d’alcool set de cochonnailles. Les murs étaient tapissés de bouteille d’anisette, de pastis contrefait, de gin, de Vetarano Osborne (marque de brandy symbolisé par un fameux taureau viril qui a longtemps décoré les routes espagnoles), et bien sûr de tabac (dont les célèbres Ducados). Des jambons et des saucissons étaient accrochés à chaque poutre. Il y avait aussi sur le comptoir fait de rondins, des tas de confiseries et des sachets de déliceuses boulettes d’anis. C’était du reste le seul butin que nous avions le droit de ramener à la colo... Il va sans dire que cet « établissement » n’était pas implanté dans une région aussi isolée juste pour ravir notre regard d’enfants...

                              Plus tard, j’ai parcouru l’Andorre, du nord au sud et d’est en ouest, ainsi que la petite enclave espagnole de Llivia qui se trouve près de Puicerda et j’y ai vu et appris des pratiques que l’on ne m’avait jamais enseignées dans mon enfance...

                              Plus tard encore, au Sahara cette fois, dans une région peu fréquentée, j’ai été ébahi de tomber sur un souk-fantôme en plein désert. L’endroit était bien choisi, au centre d’un noeud de frontières emmêlées : à quelques kilomètres de l’ancienne zone de protectorat français, en limite de la zone de protectorat dévolu à l’Espagne, non loin de l’enclave espagnole de Sidi Ifni et de l’ex-colonie espagnole du Rio de Oro. Le tout à deux cents kilomètres à vol d’oiseau des Canaries. On dit aussi que les Algériens, les Mauritaniens et les Maliens venaient s’y ravitailler...

                              Dernier point : comment dites-vous « contrebande » en marocain, en algérien, en tunisien et même en banlieusard parisien, lyonnais, marseillais et autres villes en tête de la première division qui pratique ce sport ... On dit « trabendo » n’est-ce pas. Tout un programme.

                              Désolé. Il n’y a rien d’outrageant de parler ainsi. Il suffit d’ouvrir les yeux et d’aimer regarder la vérité bien en face. Mais rassurez-vous, les Espagnols ne sont pas les seuls à agir ainsi en Europe du sud. Un jour que j’aurais le temps, je vous raconterai peut-être les planques des douaniers niçois qui, il n’y a pas longtemps encore, tentaient de bloquer le mobilier italien de luxe qui passe régulièrement la frontière du côté de Vintimille. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais ça m’étonnerait que le manège ait cessé. Cessez donc de pousser des cris d’orfraie parce qu’on « touche » à l’honneur de l’Espagne. Les Canaries sont une plaie béante ouverte au flanc sud de l’Europe. Sebta et Melilla aussi. Les Baléares ne sont pas en reste. Sans parler de Gibraltar (avec les Anglais) et de l’Andorre bien sûr. L’Europe ne pourra se construire que si les mêmes règles sont appliquées partout. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

                              Bien à vous. Patrick Adam


                              • Alexandre Santos Alexandre Santos 20 septembre 2006 00:37

                                Au volubile sieur Patrick Adam,

                                Vous avez raison de ne pas préjuger, je ne suis pas espagnol, je n’ai jamais vécu en Espagne, ni dans un pays hispanique.

                                Cette suspicion de biais nationaliste écartée, permettez moi de vous assurer que je ne doute aucunement il y ait du trafic et de la contrebande dans les régions que vous citez.

                                Ce qui me tape déjà plus dans le système, ce sont vos allusions faussement subtiles du genre le trafic est une caractéristique de l’Europe du Sud, alors que nous savons bien que le trafic suit les lois de l’offre et de la demande, à défaut de celles du Parlement. Je ne vous aprends donc rien en vous disant que le trafic de drogue existe dans toute l’Europe, Sud et Nord, que les paquets de cigarettes font l’objet de juteux trafics vers l’Angleterre, via la France, etc, etc.

                                Ce qui est particulièrement irritant, ce sont vos petites allusions du genre « les espagnols s’intéressent aux transport, parce que le trafic est dans les génes, et le transport c’est très utile pour trafiquer ».

                                Bref, c’est lamentable.

                                À défaut d’être espagnol, j’ai vécu en Afrique, ou j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec les abondantes barbouseries françaises. Pourtant il ne me viendrait pas à l’esprit d’accuser les français dans leur généralité d’être des corrompus, traficants d’armes, mercenaires et hommes de main.

                                Ce sont vos généralisations pénibles qui vous déconsidèrent. Et qu’elles concernent les Espagnols ou d’autres n’y change rien.


                              • cflorian 20 septembre 2006 09:06

                                monsieur adam, je crois que cela fait longtemps que vous avez quitté la catalogne et la situation a beaucoup évolué.

                                d’une part, l’espagne est sortie du franquisme et a rattrapé son retard de niveau de vie. les prix sont trés proches de part et d’autres de la frontiére, mis à part le tabac et l’alcool (et encore la différence se réduit). les frontiéres se sont ouvertes, les traffics transfrontaliers n’ont plus de raisons d’être et les douaniers du perthus cherchent surtout de la drogue.

                                llivia est devenue la résidence secondaire des catalans du sud et les revenus des traffics deviennent superflus. seul l’andorre a des prix suffisament compétitif pour tenter les fraudeurs. mais de là à traverser la montagne à pied pour quelques cartouches de cigarettes alors que tout le monde a accés facilement à l’andorre et à l’espagne. d’autre part, le pas de la case emploie beaucoup de français et attire beaucoup de monde, donc l’andorre est plutot rentable à cette partie des pyrénnées.

                                vous devriez aussi faire un tour du coté de la belgique et des pays bas pour y voir les français y faire des courses de produits illégaux en france. les frontiéres de l’est voient passer aussi des flots de migrants, quand ce n’est pas du traffic de femmes, sans que l’on parle de plaie béante. pourtant les immigrés illégaux de l’est sont en nombre significatif. les flux plus ou moins controlés sont la réalité de toutes les frontiéres.


                              • (---.---.60.193) 20 septembre 2006 09:18

                                @ florian. Quels sont donc ces produits illégaux en France que les Français viennent acheter en Belgique ?????


                              • cflorian 20 septembre 2006 09:59

                                du produit qui se fume principalement.


                              • (---.---.60.193) 20 septembre 2006 13:07

                                Ben,tu te trompes. En matière de drogues, la loi belge est plus sévère que la loi française....


                              • cflorian 20 septembre 2006 13:41

                                la loi est la loi et cela n’empêche pas des français de se fournir en belgique, suffisament proche des pays bas pour que certains en reccueillent quelques bénéfices.


                              • cyp (---.---.21.221) 19 septembre 2006 23:30

                                Toi et moi, Patrick, on ne risque pas d’être copains. Avec considérablement moins de talent qu’un chroniqueur collaborationniste s’il y a soixante ans, tu mitonnes ta petite sauce dégoulinante.

                                España, dans son post de 12h05, en dit plus en quelques lignes sur la situation réelle, que toi en ton indigeste tartine aux épines haineuses : l’Espagne, et pas qu’elle, a terriblement besoin d’immigrés, comme la France à maintes périodes de son histoire : Polonais dans les années 10, puis Italiens, Maghrébins dans les années soixante, etc.

                                Et, dis-toi bien que c’est positif ; rien que dans mon département -le Lot-, si nombre de Mauritiennes n’avaient pas épousé des mâles du cru, quantité d’exploitations n’auraient pas pu survivre, et auraient été revendues au rupins, avec tout ce qui s’en suit : désertification piscinisation, fermetures d’écoles et bourgs déserts les trois-quarts de l’année.

                                Alors hein. Mais on ne sera jamais potes et c’est tant mieux, petit Adam... On n’est tout simplement pas du même bord.


                                • (---.---.60.193) 19 septembre 2006 23:54

                                  L’agriculture française vit des subventions européennes, elle est sous perfusion ! Faut-il faire de l’acharnement thérapeutique ? Sûrement pas, l’agriculture extensive n’a pass d’avenir en Europe. La main d’oeuvre illégalle immigrée vient aider à maintenir une fiction et tirer des subventions inutiles de l’UE. Sans subventions, l’agriculture française serait rapidment réduite de moitié et ce serait une bonne chose ! C’est un secteur absolument non rentable.Donc pas besoin d’immigrés pour un secteur condamné. Idem pour le bâtiment, les immigrés ne servent qu’a exercer une pression sur les salaires des autochtones, idem encore pour le secteur du tourisme. Non aux immigrés qui servent à faire créer du chômage et faire baisser le niveau de vie des Européens. En France l’agriculture occupe encore 3.5% de la population active, mais c’est au prix de subsides ahurissants. Ce n’est pas de l’économie de marché et cela fausse le système économique. Investissons les subsides de l’UE dans des secteurs d’avenir et pas dans des vieux souvenirs....


                                • cflorian 20 septembre 2006 10:06

                                  le batiment et le tourisme cherche du monde et ne vont pas doubler les salaires pour en trouver, faut pas réver, ou alors il faut être pret à payer ces services beaucoup plus cher. pour l’agriculture, il existe aussi des secteurs qui n’ont pas besoin de subventions mais de main d’oeuvre. plus personne ne veut faire les vendanges en champagne ou les abricots dans le sud, pourtant ces secteurs se portent bien même sans l’europe. les agriculteurs doivent faire venir des saisonniers de l’europe de l’est, alors que les chomeurs non qualifiés ne manquent pas en france.


                                • Patrick Adam Patrick Adam 20 septembre 2006 07:26

                                  @ Au trafiquant de texte « Santos » qui aime les contrebandiers

                                  Voilà votre façon d’intervenir : vous n’en sortez pas grandi. Vous mettez des guillements à une phrase que je n’ai pas écrite. C’est indigne. « les espagnols s’intéressent aux transport, parce que le trafic est dans les génes, et le transport c’est très utile pour trafiquer ».

                                  Je rappelle mon texte : « Le secteur des transports intéresse lui aussi beaucoup les Espagnols On pourrait même dire qu’il les fascine. Car qui dit transport, dit possibilité de trafic, et, faut-il le rappeler, une vieille tradition ibérique a fait de la péninsule et de ses satellites canariens, majorquins et rifains une des plus importantes plates-formes de la contrebande qui fleurit entre trois continents Europe, Afrique et Amérique (Nord et Centre confondus). »

                                  Et après ça vous vous permettez de me traiter de « lamentable », alors que vous n’êtes qu’un vulgaire manipulateur. Et d’une malhonnêteté repoussante.

                                  Ainsi repoussé, je ne vous salue pas. Patrick Adam


                                  • Patrick Adam Patrick Adam 20 septembre 2006 07:47

                                    @ cyprès des fossoyeurs

                                    Vos petits commentaires fielleux me font doucement sourire. Vous imaginez que j’ai envie d’être copain avec un moulin à vent... Prétentieux, va. Les moulins à vent je les combats ou je les ignore. Surtout ceux dont les ailes sont couvertes de chiffons puants.

                                    Je vous offre en rappel le fameux post de 12h 05 que vous nous avez donné en pâture pour me « terrasser » : « J’habite en Espagne a Madrid et je peux vous assurer que l’Espagne avait besoin de nouveaux habitants. J’habite dans un quartier ou toutes les communautes s’entendent bien mais ou la galere existe. Pour comparer, je pense que l’Espagne est en ce moment en train de vivre ce que la France a vecu il y a 40 ans. Elle a besoin de monde, accueille et quand elle atteint la saturation, elle commence a reflechir. » voilà donc ce qui en « Voilà ce qui, d’après vous, en »dit plus en quelques lignes sur la situation réelle"...

                                    Pour ce qui est de la situation du Lot en particulier, il me semble que vous donnez là un superbe exemple « d’immigration choisie ». Bien sûr, votre niveau intellectuel ne semble pas vous permettre de vous en rendre compte. Bof... J’avais déjà cru comprendre que vous êtes un peu bas du béret quand vous abordez certains problèmes qui manifestement vous dépassent.

                                    « Alors hein. Mais on ne sera jamais potes et c’est tant mieux », petit cyprès des croquemorts... Et c’est tant mieux. J’ai horreur des odeurs de formol. Vous ressemblez aux fossoyeurs de Lucky Luke, ceux qui ont toujours un vautour posé sur l’épaule. Ca finira bien par vous donner des crampes.

                                    Patrick Adam


                                  • Patrick Adam Patrick Adam 20 septembre 2006 08:16

                                    @ Santos

                                    Je vous recite : « Ce qui me tape déjà plus dans le système, ce sont vos allusions faussement subtiles du genre le trafic est une caractéristique de l’Europe du Sud, alors que nous savons bien que le trafic suit les lois de l’offre et de la demande, à défaut de celles du Parlement. Je ne vous aprends donc rien en vous disant que le trafic de drogue existe dans toute l’Europe, Sud et Nord, que les paquets de cigarettes font l’objet de juteux trafics vers l’Angleterre, via la France, etc, etc. »

                                    Pour ce qui est des trafics en général, « vous n’êtes pas sans savoir » (j’imagine) que les trafics se font toujours d’un pays où l’Etat est « fragile » vers un pays où l’Etat est plus fort, et donc où les règles fiscales plus strictes. « Il va donc sans dire » que les frontières entre la France et l’Italie ou l’Espagne ont généré pendant des décennies bien plus de trafics que les frontières avec l’Allemagne, la Belgique ou la Suisse. La situation est différente aujourd’hui, vu que les règles fiscales de ces pays ont changé.

                                    Je suis moi même un homme du sud, un méditerrannéen. Je n’ai aucun préjugé pour cette partie du monde ainsi que vous y faites allusion. Bien au contraire. Vous paraissez bien nerveux dès qu’on utilise certains mots, mais surtout vos jugements sont dévalorisant pour vous même. vous avez le soupçon exagercé et l’allusion bien pernicieuse. Calmez-vous. On parle des musulmans et on se fait traiter de raciste. On parle des Espagnols et on devient fascite ou pétinisant. Mais où allons-nous comme ça ? De quoi avons-nous le droit de parler ? Simplement de dégouliner de notre repentance qui nous fait couvrir de cendres. vous n’avez qu’à lire le « Sun » pour ça, ou « El Pais ». Si ça vous plaît, tant mieux pour vous. Profitez-en, c’est à la mode. Moi je pense avoir mieux à faire.

                                    Patrick Adam


                                  • cyp (---.---.21.221) 20 septembre 2006 11:35

                                    Petit Adam, Il est heureux que tu vives dans un désert. Reste au loin, c’est mieux ainsi. Pour la subtilité, je n’ai rien à t’envier.

                                    Tes réponses me font penser, puisqu’elles sont sur fond vert, aux phylactères de Detritus dans « La Zizanie » d’Astérix.

                                    Mais comment fais-tu donc pour endurer la cohabitation, alors que tu es entouré de ceux que tu éxècres ?

                                    Ah oui, aussi : tu écris mal.


                                  • Alexandre Santos Alexandre Santos 20 septembre 2006 11:44

                                    À mon cher et énervé Patrick Adam, calmez-vous, vous frisez l’apoplexie des justes,

                                    Le texte que j’ai mis entre guillements n’est pas une retranscription de votre texte, qui se trouve quelques paragraphes plus loin sur cette page dans votre article, et que tout un chacun peut à son aise consulter et vérifier.

                                    D’ailleurs j’avais pris la peine de le retranscrire texto dans mon commentaire précédent, au cas où vous l’auriez manqué.

                                    Si j’ai mis des guillements, c’est parce que je voulais marquer que la phrase qui suit n’est pas mon opinion, et que elle est à mettre « entre guillements ». Mais je vous accorde en me relisant que j’aurais dû préciser que je mentionais vos sous-entendus, même si ça me semblait évident. Mea culpa, massima culpa. La prochaine fois j’utiliserai des crochets plus périphrase.

                                    Vous pouvez venir du sud, ou de mars, peu me chaut. Ce qui compte, c’est que votre écriture distille les préjugés au long de ses lignes. Et pour bien marquer le tout, je recommence, avec les deux textes, comme ça ce sera plus clair

                                    Votre commentaire texto : « Le secteur des transports intéresse lui aussi beaucoup les Espagnols On pourrait même dire qu’il les fascine. Car qui dit transport, dit possibilité de trafic, et, faut-il le rappeler, une vieille tradition ibérique a fait de la péninsule et de ses satellites canariens, majorquins et rifains une des plus importantes plates-formes de la contrebande qui fleurit entre trois continents Europe, Afrique et Amérique (Nord et Centre confondus). »

                                    Et les sous-entendus qu’il véhicule : [les espagnols s’intéressent aux transport, parce que le trafic est dans leur culture, et le transport c’est très utile pour trafiquer]

                                    C’est le fait que vous communiquiez comme ça qui est frustrant, car en réalité je suis d’accord avec les faits que vous énoncés.

                                    Vous dites « les trafics se font toujours d’un pays où l’Etat est »fragile« vers un pays où l’Etat est plus fort, et donc où les règles fiscales plus strictes. »Il va donc sans dire« que les frontières entre la France et l’Italie ou l’Espagne ont généré pendant des décennies bien plus de trafics que les frontières avec l’Allemagne, la Belgique ou la Suisse. »

                                    Tiens donc, j’ai habité en Belgique et en Suisse, et je peux vous assurer que beaucoup de Français traversent la frontière belge pour se procurer du cannabis et drogues diverses, tandis que la frontière suisse est tout aussi utile pour écouler de l’argent (de temps en temps on attrape un ou deux retraités avec des billets de banque sous leurs vêtements smiley

                                    Enfin bref, il y a du traffic quand il y a de l’intérêt économique, comme je vous le disais. C’est votre allusion au fait culturel qui est gênante. Dites-moi une culture qui ne fasse pas du trafic si la motivation économique est présente et considérable ?

                                    « Vous paraissez bien nerveux dès qu’on utilise certains mots, mais surtout vos jugements sont dévalorisant pour vous même. » Euh, sans doute, mais là ce n’est même pas le cas. Et je me suis déjà frité avec des américains à propos des français, alors que je n’ai jamais vécu en france, ou à propos des chinois et indiens, et je vous assure que je n’ai aucune ascendance de ces pays là. Ce sont les généralisations absurdes et pleines de préjugés qui m’énervent. Là vous avez raison.

                                    « Mais où allons-nous comme ça ? De quoi avons-nous le droit de parler ? »

                                    Non content d’être provocateur (trolleur ?) dans vos petites allusions (cad généralisations outrancières), vous adoptez l’attitude de la vierge effarouché quand on y réagit.

                                    Mais je vous permet de parler de ce que vous voulez. D’ailleurs si j’ai lu votre article, c’est parce que le sujet de l’immigration et de l’économie espagnole m’intéresse. Et comme je vous dit, je suis plutôt d’accord avec la plupart des faits que vous cites.

                                    Ce qui est énervant (comme vous le dites), et je le répéte encore une fois pour que ce soit clair, ce sont vos affirmations généralisants à l’emporte pièce.

                                    Trollez moins, et on discutera plus de ce que vous dites, et moins de comment vous le dites.

                                    J’ai remarqué que j’avais oublié de vous saluer dans mon dernier commentaire, et je répare ici ce manque, qui n’est pas à mon avantage.

                                    Bien à vous

                                    Alex Santos


                                  • Patrick Adam Patrick Adam 20 septembre 2006 10:59

                                    @ florian

                                    Je n’ai jamais prétendu le contraire. J’ai cité la Catalogne en exemple pour justifier mon expression de « tradition ibérique ». Je n’ai pas dit que ce sport se pratiquait encore dans la région. Pour ce qui est du Perthus où je me rends encore assez fréquemment, les supermarchés qui fleurissent à la Junquera témoignent encore de l’écart des prix partiqués de part et d’autre de la frontière. Mais il va sans dire que plus rien ne« passe » par les chemins des trabucayres depuis longtemps. Pour ce qui est de l’Andorre, la situation est tout autre. Le pays génère encore beaucoup de trafics (pneus, pièces auto, vêtements, parfums, matériel photo Hifi, informatique, etc...) Je connais des personnes qui viennenet du vaucluse jusqu’en Andorre et qui font « passer » des cartouches de cigarettes. Certains se font même coudre des doublures spéciales dans leur parka à cet effet. Si. Si. Je l’ai vu. Pas mal d’étudiants de Montpellier bouclent ainsi leur fin de mois... J’imagine qu’il en est de même pour ceux de la région de Toulouse.

                                    Pour ce qui est du Pas de las Cases, que sa situation « privilégiée » génère des emplois... et alors... Vous n’avez qu’à y installer encore une casino si ça vous chante, et quelquees bordels comme à Hambourg. L’emploi ne s’en portera que mieux.

                                    Mon article traite de la contrebande qui passe aux Canaries, aux Baléares, à Sebta et Melilla, ainsi qu’à Gibraltar. Il m’a semblé juste et utile de faire référence à une tradition bien établie dont j’ai aussi cité quelques exemples plus anciens. Je vous « conseille » de vous rendre dans ces régions... On y « contrebandise » même le papier hygiénique...

                                    Bien à vous. Patrick Adam


                                    • cflorian 20 septembre 2006 11:31

                                      la contrebande est une tradition frontaliére, on va chez le voisin prendre ce que l’on a pas chez nous. plus l’écart entre 2 pays est différent, plus la contrebande est importante. quand c’est légal, on appelle ça du commerce (le perthus). le traffic de cigarette existe et je connais le sujet, mais c’est surtout des petites quantités et qui ne génent pas grand monde. je m’inquiéte beaucoup plus du traffic d’être humain, nouvel esclavagisme, qui ne concerne pas seulement la frontiére sud. la tradition ne concerne pas que cette partie sud de l’europe mais on se braque que sur celle ci. la contrebande est présente partout ou les frontiéres sont fermées, comme entre cuba et les états unis ou l’europe et l’asie.


                                    • liberté chérie (---.---.252.50) 20 septembre 2006 11:46

                                      Excellent article !! Clair et instructif !

                                      Au passage, merci à Agoravox qui nous permet ces lectures « free » objectives et éclairantes ...

                                      Après les années de plomb Franco, les gras subsides de l’Union Européenne aidant, l’Espagne bouillonnante et fougueuse, car fraîchement délivrée, aidée par les gras subsides de l’Union Européenne, s’est propulsée dans les affaires du monde, tête baissée, tels les taureaux de ses arênes...conservant les manières « système D » auxquelles elle avait recours durant le franquisme pour y survivre...

                                      Ce constat vaut pour les « forts » qui ont su ou pu prendre le train en marche...

                                      Elle commet donc des erreurs de « jeunesse » dûes à son impatience : on l’a vu avec les 800 000 régularisations, sans concertation avec ses voisins, ses anciens tuteurs européens...on voit les graves conséquences de cet aveuglement aujourd’hui...

                                      Le travail au black y est une institution, les sommes brassées considérables : cet argent ne parvenant jamais dans les caisses de l’état, dans ces conditions comment les nombreux exclus de la « fête » capitaliste, pourront-ils continuer longtemps à bénéficier des aides de l’état ??

                                      Une Espagne, plus mature et plus prudente, géographiquement exposée, va devoir elle aussi répondre à des épineux problèmes socio-économiques auxquels ses « vieux » voisins n’ont toujours pas de réponses claires, ni non plus la ferme volonté de les résoudre...


                                      • wensy (---.---.231.1) 20 septembre 2006 13:53

                                        Il y a en Espagne plusieurs « types » d’émigration, je m’explique : d’une part une émigration africaine (due à la proximité géographique en grande partie) et l’autre latino-américaine, due à une langue et une histoire commune, bien que l’Espagne ait aussi eu une histoire commune avec le monde arabe, mais c’est plus vieux). Je ne connais pas les composantes de l’immigration africaine. Par contre, je peux vous dire que les latino-américains qui viennent en Espane sont pour la plupart des personnes ayant fait des études supérieures (et dans tous les domaines d’ailleurs). Cette vague de régularisation a été à double tranchant, certes, mais elle a permis à bon nombre de latino-américains d’obtenir des papiers et ainsi de pouvoir occuper des postes plus en adécuation avec leur qualification. Bref, l’intention était louable, mais il aurait fallu la formuler cette mesure d’une autre façon (comme par exemple insister sur son caractère unique) afin que cela ne se transforme pas en appel d’air. L’Espagne, qui est une jeune démocratie (ou plutôt une vieille monarchie qui se démocratise), a encore beaucoup à apprendre mais ne s’en sort pas si mal. Si vous saviez le nombre de gouffres que finance l’Union Européenne vous en seriez sûrement malade (moi-même ne tiens pas à tout savoir), et au final, je préfère savoir qu’une partie de cet argent soit passé dans des infrastructures qui servent plutôt que financer des commissions et autres dont les rapports finissent dans des placards (ou sur des disques durs usés).


                                        • Patrick Adam Patrick Adam 20 septembre 2006 15:07

                                          @ cyp-près-des-latrines

                                          ...et le petit roquet est venu déposer sa petite crotte bien entendu... Faut pas lui en demander plus, c’est tout ce qu’il sait faire. Patrick Adam


                                          • cyp (---.---.206.210) 20 septembre 2006 15:25

                                            Si, si, mon Papatt’, on peux m’en demander autant qu’on veut ; et je sais faire plein de bonnes et belles choses, y compris des conneries. C’est canin, non ?

                                            Je ne sais pas si tu y as songé, mais qu’un intervenant interpelle le rédacteur d’un billet pour exprimer son désaccord, tant sur le fond que sur la forme, et même sur son auteur, est chose fort banale sur le Net.

                                            Par contre, ce qui l’est moins, c’est la virulence H5aineuse des réponses dudit auteur au quidam, que tout un chacun peut lire à loisir... Une opportunité pour toi, si par chance quelque henriottiste de chez Rivarol lit ta brouse. Avec ça, t’es sûr d’avoir du cou à fixer sur la planche smiley


                                          • Patrick Adam Patrick Adam 20 septembre 2006 15:25

                                            @ Alex Santos

                                            Vous avouerez qu’il y avait de quoi s’énerver un peu en lisant votre allusion surtout en ce qui concerne le terme « génétique » que vousavez utilisé que de ma vie je n’ai jamais utilisé. C’est peut-être dans cet emportement que vous pourrez sentir toute ma latinité.

                                            Qu’elles ont été mes « allusions » dans cet article. Rien, un simple parcours dans une réalité que je côtoie régulièrement. J’y suis on ne peut plus clair. Je puis vous garantir que ce que je vois dans tous les souks marocains, et plus particulièrement dans les enclaves espagnoles dont j’ai parlé, montre de la façon la plus cruelle qui soit que l’Espagne est (froidement) en train de ruiner l’économie marocaine avec l’argent de l’Europe, ni plus ni moins. Et ce dans trois domaines : l’agriculture, la pêche (le Maroc a été mis à genoux pour signer un nouvel accord avec l’Europe à ce sujet) et le transport. Pour ce qui est du bâtiment, je rappelais des pratiques intestines.

                                            Je ne généralise rien. Je constate, c’est tout. Les Canaries sont un véritable porte-avion de guerre économique (en fait une flotte) ancré à 80 km des côtes africaines. Savez-vous qu’ils achètent des cargos de sable (pour une bouchée de pain) à des mafieux locaux et à des militaires qui raclent les quelques dunes qu’on trouve du côté de Laâyoune ? Et je pourrai multiplier les exemples.

                                            Mon but a été de donner une image moins déformée que celle que l’on nous sert habituellement sur le « miracle » espagnol et de montrer du doigt l’erreur que Zapatero vient de commettre en régularisant 800 000 clandestins. Je vous signale au passage que les dernières déclarations de membres du gouvernement espagnol montrent bien qu’il s’en mord déjà les doigts.

                                            Je vis depuis plusieurs années dans l’ancien Sahara espagnol. Et je connais également le Rif, deux zones administrées par l’Espagne au temps du protectorat franco-espagnol imposé au maroc en 1912. J’aurais peut-être un jour l’occasion de vous parler de la façon dont les Marocains parlent de la différence de traitement qu’ils ont goûté à l’occasion.

                                            Alors, vous pensez peut-être que je ne fais pas dans la dentelle. Pourquoi pas ? J’aime assez être provocateur, mais quand je le suis j’essaie toujouurs de me munir de munitions sonnantes et trébuchantes et non « d’allusions » avant d’entrer dans l’arène. Olé !!!!!!

                                            Bien à vous. Patrick Adam


                                          • Patrick Adam Patrick Adam 20 septembre 2006 15:35

                                            @ cyp près-de-tourner-en-rond

                                            Tu ne l’as peut-être pas remarqué (pas étonnant vu le niveau dans lequel tu plafonnes) mais je n’accorde pas le même traitement à tout le monde. Je sais faire la différence entre des personnes sensées et curieuses (même quand elles sont en totale contradiction avec ce que j’écris) d’avec les personnes qui ont pour vocation de se comporter en importuns des caniveaux.

                                            Va donc continuer en toute quiétude tes petites gâteries avec D. W. et avec la tanjahyène du Détroit de Gibraltar. Je crois que tu m’as conseillé il y a peu de faire l’amour de temps en temps. Etait-ce un appel timide pour participer à vos sordides parties à trois. Désolé, je ne suis pas preneur.

                                            Patrick Adam


                                          • cyp (---.---.206.210) 20 septembre 2006 16:05

                                            Mais pourtant, Patounet, je suis un sacré curieux par nature... et totalement opposé à tes arguments, aussi.

                                            Non, c’est viscéral chez toi : tu juges et jauges à l’aune de ton inconnaissance. Attention, je n’ai pas dit ignorance ; ce n’est pas la même chose. Tu ne veux pas savoir. Ca ne t’intéresse pas. Nulle curiosité ne t’émeut, ni ne te meut. Tu décrètes.

                                            Et c’est bien cela que je reproche à ton papier. Tu réfutes, point-barre. Tu ne te poses pas trop de questions : c’est douloureux pour ta pensette.

                                            Or c’est sur ce modèle que s’érigèrent les pires dictatures qui furent et qui sont ; de Staline à Adolphe en passant par le roi Gyanendra et Kim Jong Il. On tranche le lard. on ne fait pas dans la dentelle ni le détail, si ce n’est celui de l’Histoire, comme l’histrion monoculaire le fit.

                                            Je ne suis pas d’accord avec ton analyse de l’immigration en Espagne, ou ailleurs en Europe. Nous avons besoin d’immigrés, sinon nous allons droit vers un pays ratatiné, frippé, ridé. C’est la démographie qui dicte, et rien d’autre. Un simple coup d’oeil à la pyramide des âges suffit à nous renseigner utilement là-dessus.

                                            Alors, face à cela, l’Europe flippe. On va y perdre nos valeurs, notre culture, etcétéri...

                                            Mais quelles sont-elles ? La téloche ? Les crédits à la consommation ? La loi des loups costardisés, la calibration générale ?

                                            Nous les avons perdues il y a fort longtemps, et c’est cela qui en frustre plus d’un. Dont toi. C’est la peur, et son pendant, la haine, qui agitent les esprits -ou ce qui en tient lieu.

                                            Combien y a-t-il eu d’immigrés italiens en France ? Plus de deux millions, dans un pays qui n’en comptait alors que quarante. Et d’Espagnols ? Et de Portugais ? Et de Polonais ?

                                            Je te vois venir : avec eux, pas de problème : de bons chrétiens, c’étaient...

                                            Mais non, nenni, niet : oubliées, les émeutes anti-ritales dans les années 30, ces sales jaunes de Polacks qui venaient casser les grèves dans les mines en 12, ces sales Républicains espingouins qu’on a stocké dans des camps de concentrations ignobles, etc.


                                          • (---.---.178.235) 24 septembre 2006 12:50

                                            tu voudrais pas aller faire ta guerrilla ailleurs, cyp ? parce que là tu nous emm... et tu gènes la lecture de la discussion avec tes commentaires sans intérêt. L’article ne te plais pas, tu n’aimes pas l’auteur ? vas voir ailleurs !


                                          • (---.---.60.193) 24 septembre 2006 13:07

                                            Des vieux mythes. On a besoin d’immigrés. Pour quoi faire ? La population française, vieillit ? Tant mieux, c’est signe de bonne santé...Vaut-ilmieux avoir 30% de sa population qui a moins de 15 ans ( Maroc, Algérie,...)ou seulement 15% ( France et pays européens en général...) ?...

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