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Le top-modèle finlandais

Le système éducatif finlandais est bien différent de celui de la France. C’est d’abord pour cela que beaucoup s’y réfèrent. Sont-ils tout à fait impartiaux ? Les arguments ne manquent pas pour en douter. Mais la comparaison réserve quelques surprises...

Vive le (top) modèle finlandais ! L’appel tournant dans les médias à l’injonction, j’ai soudain eu l’envie d’en savoir un peu plus sur ses caractéristiques principales. Celles-ci placent avantageusement ce pays nordique dans les classements internationaux de connaissance et de compétence des élèves du secondaire. En 2003, la Finlande arrive en effet en premier pour les tests PISA (Program for International Student Assessment) en lecture, en mathématiques et en calcul.

Les inégalités existent entre garçons et filles, entre origines sociologiques, ou entre établissements, mais aucun autre pays ne parvient à des résultats plus satisfaisants que ceux obtenus en Finlande. Enfin, seuls 6 % des élèves finlandais souffrent de difficultés [source]. Ce succès (quasi) total a conduit nombre de personnes intéressées par la question éducative à forger l’expression de modèle finlandais. Celle-ci se banalise puisqu’elle se glisse dans les articles sur le nucléaire, ou encore sur la réforme des retraites… Xavier Darcos en rêvait [source], Luc Chatel s’y réfère, mais ses adversaires s‘en réclament aussi [source]. C’est un petit modèle entre ennemis. 

A quoi ressemble ce paradis des élèves qu‘est la Finlande ? Paul Robert s’y est rendu pour juger par ses propres yeux. Le principal du collège Nelson Mandela dans le Gard est revenu converti. Son rapport en témoigne, directement repris par Philippe Mérieu : « L’éducation en Finlande : les secrets d‘une étonnante réussite.  » La connotation moralisatrice apparaît dès le sous-titre : « chaque élève est important ». Le procès en béatification s’ouvre sur une condamnation au bûcher. Au contraire des Finlandais, les Français auraient préféré - bien sûr à tort - les savoirs aux élèves. Est-ce aussi simple ? Je ne le crois pas [L’histoire et la géographie ne servent à rien].

Le principal du collège semble ignorer le sens de la mesure. Tout à son affaire, il organise sa démonstration en fonction de sa conclusion. Les élèves finlandais sont heureux, rentrent facilement en contact avec leurs professeurs, qui eux-mêmes sont prêts à répondre aux questions. Chacun vient en cours dans la tenue qui lui sied. Il n’y a pas de dégradations et pas d’impolitesse. Punir reste une décision exceptionnelle pour les adultes. Les élèves ne subissent pas l’humiliation de la notation et peuvent se concocter eux-mêmes leurs emplois du temps, en fonction du choix des matières. Grâce à la présence d’un personnel d’encadrement nombreux, on repère vite les cas de décrochages.

Bon nombre des arguments avancés n’admettent évidemment pas de contestation. On apprend mieux si on en a le goût et le désir. Les établissements rassemblent peu d’élèves (« Un environnement chaleureux et accueillant  ») ? C’est mieux que l’inverse. Les établissements bénéficient d’un équipement moderne et en bon état de fonctionnement ? C’est mieux que l’inverse. Les enseignants ont des classes moins lourdes, restent plus longtemps dans leurs établissements parce qu’ils ont un bureau. Là encore, les classes surchargées et les salles des profs exigües ne trouvent guère de défenseurs.

Dans la queue gît le venin. Paul Robert glisse une allusion à la liberté pédagogique des enseignants finlandais, qui ne sont astreints à aucun programme fixe (…). Il évoque également le rapport entre adultes et enfants. Dans l’Education Nationale, celui-ci équivaut en théorie à celui observé en Finlande, mais pas en pratique. « L’absence de ‘vie scolaire’ et de corps d’inspection et le poids beaucoup moins lourd de l’inspection centrale en raison d’une décentralisation poussée pourraient être des éléments de réponse.  » [page 5] Euronews a résumé dans cette vidéo les principaux atouts de la Finlande.

Au fond, le modèle finlandais porte bien son nom, toutes choses égales par ailleurs. Le principal du collège Nelson Mandela n’interroge aucune des caractéristiques d’une population nordique vieillissante (taux de natalité 11 pour 1.000, taux de mortalité 9 pour 1.000), au sein de laquelle les moins de 15 ans pèsent autant que les plus de 65 ans (17 %) [Population Reference Bureau]. Peut-on comparer une classe d’âge de 60.000 personnes à scolariser (Finlande) avec une autre, treize fois plus volumineuse : 820.000 naissances en France ? En Finlande, la plus grosse aire urbaine (Helsinki) atteint tout juste un million d’habitants sans les difficultés de déplacements des grandes métropoles, et la population se concentre sur un cinquième du territoire (338.000 km²). Un quart de la superficie finlandaise se situe au nord du cercle polaire. A Helsinki en décembre, le jour ne dure que six heures. A l’est de la frontière russe, la menace d’une invasion a longtemps dominé les esprits. Ces quelques données montrent une inégalité profonde entre petits Français et petits Finlandais. Je ne suis pas vraiment sûr que cela soit au détriment des premiers. Et je ne m‘engage même pas sur le terrain des différences entre les deux pays. Qu’en est-il du contrôle social dans une société homogène ethniquement et marquée par le protestantisme ?

Si j’étais plus incisif, je m’interrogerais sur la fusillade de septembre 2008 au cours de laquelle un lycéen armé a tué dix adolescents de son établissement [source]. Une journaliste réputée a récemment décrit les maux qui taraudent la société finlandaise, un mélange d’alcoolisme et de mal-être. Son interview dans un journal danois a provoqué un tollé en Finlande, le principal reproche portant sur la forme et non sur le fond ; on lave son linge sale en famille [source]. Tout le monde boit, et l’Etat y trouve son compte, grâce aux taxes prélevées sur l’alcool. L’ennui, les longues soirées hivernales et la baisse de luminosité qui rend dépressif, les soirées entre amis : tout pousse à lever le coude. Le sujet fait rire, provoque des concours [source]. A l’échelle d’une société, les conséquences sanitaires sont catastrophiques. La Finlande a un temps battu les records de suicide. L’écrivain Arto Paasilinna dans Petits suicides entre amis en fait la trame de sa satire sociale, racontant l’histoire de deux hommes qui partagent un même goût pour l’autodestruction. Ils créent une association visant à rationaliser le suicide et à mettre en commun les ressources des futurs disparus [source]. Mais il est facile de dénigrer la Finlande et les Finlandais : or, ils n’ont pas demandé à servir de modèles !

 Je conclurai sur ce qui rapproche la France de la Finlande. Les dépenses publiques y atteignent dans les deux cas des niveaux à la fois similaires et incomparables dans l’OCDE : le Danemark (premier), la Finlande (deuxième), la Suède (troisième) et la France (quatrième) absorbent plus la moitié de leurs PIB respectifs [Eurostat (2009) / source]. « Alors que le nombre d’actifs avoisine les 2,3 millions en Finlande, la part du secteur public est d’environ 28 % (643.000 agents) dont 23 % pour l’administration centrale (145.000 agents). Celle-ci est composée de 13 ministères et 111 organismes. […] La plupart des services publics étant assurés à l’échelon local, les administrations régionales et locales sont des partenaires de premier plan. Les communes et les communautés de communes représentent 77 % de l’ensemble des effectifs du secteur public.  » [Etudes de l’OCDE sur l’administration électronique de la Finlande / p.36 / 2004]

Derrière le taux d’imposition se cachent par conséquent de grandes différences. En Finlande, la dépense publique ne correspond guère à celle que l’on observe en France. En 1997, le gouvernement finlandais a refondu la carte administrative, en divisant par deux le nombre de provinces (de douze à six). Depuis 2008, il réfléchit à un redécoupage sévère de la carte communale. On compte encore 446 communes en Finlande. Les fonctionnaires sont nombreux, mais ils travaillent au plus près des administrés, gérant de très nombreux aspects de la vie quotidienne : santé, logement, action sociale, et éducation. A terme, il ne resterait qu’une soixantaine de super-communes d’au moins 20.000 habitants. Ce projet de réforme rencontre pour l’heure une opposition de la population rurale en particulier, qui craint un éloignement des services publics [source]. En France, la réduction des effectifs de fonctionnaires préserve largement l’administration centrale, et les gouvernements peinent à privilégier un échelon administratif plutôt qu’un autre [France, pays désincarné aux territoires emboîtés et mal identifiés]. Et ce n’est pas au Congrès des Maires que l’on va apprendre un changement [Le Monde].

J’ai donc mésestimé la source d’inspiration pour la France, en doutant de l’existence d’un modèle en bonne et due forme…


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10 réactions à cet article    


  • Tristan Valmour 25 novembre 2010 12:26

    Dans le cadre de nos activités professionnelles, mes collaborateurs et moi-même sommes intéressés à PISA. J’ai rédigé 4 articles « de l’évaluation à la domination » qui traitent de ce sujet – je vous invite à les lire -, en citant différentes sources sérieuses qui non seulement discréditent PISA mais aussi le modèle Finlandais (témoignage de profs finlandais du supérieur).

    PISA n’est pas une évaluation classique mais un test psychométrique standardisé, construit sur le modèle des tests de QI (Wechsler), qui n’évalue que la performance au test, ni les compétences, ni les connaissances. Aux US où la psychométrie est plus populaire qu’en France, on l’utilise aussi pour l’entrée dans les lycées. Voici un exemple de question. « Combien de personnes dorment dans une chambre ? » Les Noirs répondent 4 à 5 en moyenne. Et sont donc éliminés puisque c’est la mauvaise réponse au test. Mais ils n’ont fait que traduire leurs conditions de vie.

    Les tests psychométriques, les tests graphologiques, les tests de personnalité (etc.) n’ont aucun fondement scientifique. On ne peut inférer ni compétence, ni connaissance. C’est juste un sacré business qui rapporte plein de pépètes aux organisateurs de tests, aux organismes de préparation aux tests. Et ça permet d’unifier les politiques éducatives et de mieux les soumettre aux desideratas des politiques qui n’y connaissent rien. 

    On découvre sans arrêt des biais à ces tests (voir dernier article sur le site du laboratoire d’éducation d’Harvard) qui sont de plus en plus critiqués. Les journalistes en parlent mais n’y connaissent rien. Les politiques en parlent mais n’y connaissent rien.

    Voici un extrait d’un manuel de psychologie cognitive écrit par Annie Bertrand et Pierre-Henri Garnier : « Selon Lautrey [c’est le spécialiste français de la mesure de l’esprit, NDA], les modèles de traitement de l’information [les tests de QI par exemple, NDA] ne permettent pas totalement de répondre à la variabilité interindividuelle. Ce sont des modèles séquentiels or on sait que le cerveau fonctionne en parallèle. Différents processus interagissent les uns avec les autres, mais pas de manière séquentielle. Quelle dynamique d’activation s’établit entre les différents processus ? Les modèles de résolution ne répondent pas à cette question. En fait, il existerait une différence de type qualitatif entre les processus mentaux mis en jeu par les sujets : ils possèdent un répertoire de processus différents, disponibles, qui peuvent remplir la même fonction. C’est la pluralité des processus mis en jeu qui procure au système cognitif une certaine plasticité. Une même performance peut donc être atteinte avec des stratégies différentes. Cette propriété du système cognitif correspond à ce que Reuchlin a défini comme la vicariance. »

    Le principal dont vous parlez s’est fait de la pub, c’est bien. Mais il existe une école française en Finlande et son chef d’établissement, qui pourtant était mieux placé que Robert, n’a pas écrit de livre sur le sujet.

    Tout chez PISA est suspect : les conditions d’obtention du marché de réalisation et de traitement des données ($$$) ; les biais ; l’utilisation politique de ces données…

    La différence entre le 1er et le 10è à PISA est-elle importante ? Non ! Et quand on observe à la loupe les résultats, comme nous l’avons fait, on s’aperçoit que les Français étaient les meilleurs pour la résolution des items complexes. L’étude des annexes de PISA ont également démontré que les Français ont fait preuve de peu de motivation en passant PISA (avant dernier rang en ce domaine).

    D’autre part, comment ne pas penser que lorsqu’on réalise des études sur des systèmes scolaires différents en conservant le plus petit dénominateur commun pour éviter les biais culturels, on en vient à gommer les spécificités de chaque système pour au final ne rien étudier du tout ? Cela ne paraît pas évident à tout le monde ?

    Comment ne pas penser que lorsqu’on érige PISA (ou toute autre évaluation internationale) au rang de modèle d’évaluation, les pays qui souhaitent briller sur la scène internationale vont se conformer aux diktats de PISA ? D’ailleurs, des profs britanniques se sont plaints dans un article publié sur le site de la BBC qu’on forme les élèves à passer les tests PISA. Les allemands ont fait ça, et résultat, l’Allemagne a progressé au classement. Cela signifie-t-il que les élèves allemands sont meilleurs qu’avant ? Non : ils sont meilleurs au test.

    Je prends un pari ici : au prochain PISA, Singapour (qui n’a jamais concouru à cette farce) va balayer la Finlande.

    Ca m’énerve qu’on fasse reposer les systèmes éducatifs sur des mythes.

    Pour en savoir plus sur le fonctionnement de ces tests :
    - Adapting Educational and Psychological Tests for Cross-Cultural Assessment
    - Essentials of Psychological Testing
    - Handbook of Psychology, vol 10 (assessment psychology)
    - The ambiguity of teaching to the test


    • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 25 novembre 2010 14:04

      Merci d’ajouter les liens !
      Cela étant, je pense que l’on a compris en vous lisant ce qu’a de superflue une évaluation d’un système éducatif sous la forme de tests. Tout d’un coup, j’ai repensé aux tests bien connus d’anglais qui ont complètement perverti l’enseignement de cette langue... Faut-il les citer ?
      Je ne souhaiterais pas cependant que l’on en arrive à une conclusion maintes fois entendue : « nous sommes les meilleurs en France »... Il n’y a pas grande distance à parcourir pour aller de l’auto-dénigrement à l’auto-satisfaction 


    • nightflight nightflight 25 novembre 2010 13:38

      @L’auteur,

      Merci pour votre objectivité, aucune remarque, tous les sujets liés sont cités (Démographie, sociologie, etc.).

      On ne peut comparer que ce qui est comparable, il faut éviter les phénomènes de mode.


      • Arnes Arnes 25 novembre 2010 14:36

        Nul n’est parfait, bien sur, mais quelques idées simpl(ist)es des finlandais :


        -L’éducation réussie est l’avenir de la société
        -On ne peut pas laisser de côté un élève qui n’arrive pas à acquérir les bases des savoirs fondamentaux.
        -Les bons enseignants sont la clef de la réussite : 3 critères à égalité pour le recrutement : savoirs, empathie, capacité de travail en équipe ; ensuite recrutement local, évaluation permanente, recadrages et très bons salaires.
        -Suppression des programmes pléthoriques, administration réduite au minimum pour que le budget global (similaire à celui de la France) soit affecté au matériel scolaire et aux salaires.

        Voilà les bases minimalistes pour  la refondation de notre foutoir !

        • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 25 novembre 2010 15:06

          Jean-Paul Brighelli (Marianne 2) fait un effort louable de mise en perspective, qui explique comment on en est arrivé au « modèle finlandais » : http://www.marianne2.fr/Pour-en-finir-avec-le-mirage-de-la-suppression-des-notes_a200042.html?com#comments
          Il me semble qu’il y manque cependant une notion importante, celle de l’évolution de la « structure » de l’Education Nationale. Sans revenir sur ce que j’ai déjà écrit, le système français souffre moins des délires de quelques idéologues que de l’inflation de sa superstructure. Il y a d’ailleurs quelque chose de fascinant à voir la droite de gouvernement conforter (pousser ?) une évolution à la Soviétique : comme si les syndicats corporatistes étaient les seuls responsables !


          • plancherDesVaches 25 novembre 2010 15:23

            http://fr.wikipedia.org/wiki/France
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Finlande

            Ca pourra servir un un paquet de gens avant d’écrire des conneries.

            Bizarrement, la gentille crise actuelle fait ressortir que l’Australie, le Canada et d’autres sont des « bons élèves »...

            Lorsque l’on pense que sarkosy détruit l’éducation nationale, on comprend le reste.


            • Abou Antoun Abou Antoun 25 novembre 2010 22:19

              Le système scolaire français est nul, la plupart des élèves parlent très mal le finnois.


            • Christoff_M Christoff_M 26 novembre 2010 01:25

              Que veut on apprendre aux élèves, à réfléchir, je ne pense pas que ce soit la valeur primordiale du bourrage de crane à la française...

              Si tu ne penses pas comme le moyenne définie par des grands cerveaux sympathiques, tu es un idiot, si tu rentres dans les cases prééditées par un « système » d’évaluation, tu es parfait...

              Difficile de parler de savoir quand on voit le niveau de lecture et d’écriture des enfants qui sont dans les établissements publics... des différences de niveau flagrantes suivant le lieu ou vous habitez...

              Un système faussé au niveau des concours et des recrutements par le relationnel et les réseaux, certains ont introduit leur système foireux de pression, d’influence, afin de faire rentrer par tous les moyens leur rejeton dans un « bon établissement » même si celui ci se fout totalement de ses études...

              il me semble que dans les pays nordiques on ne va pas jusqu’à soudoyer quelqu’un pour avoir un logement ou une place dans un établissement, la sélection devant se faire sur la valeur des candidats...

              Regardez qui rentre dans les grandes écoles dans notre pays, et vous aurez une vision du reste, le pourcentage de fils et de filles de ne faisant que croitre au fil des années, le système étant loin d’être démocratique...

              Ne vous étonnez pas de voir ensuite parmi vos élus, une drôle d’impression de moule unique et de langue de bois, formatée par les mêmes conseillers, qui sont à la fois élus, dirigeants, présidents d’organismes et professeurs ds nos grandes écoles...

              Quand certains veulent garder leur terrain de chasse et leurs privilèges, pas étonnant que le niveau général de la majorité de ceux qui étudient « honnêtement » en pâtisse...
              Nous reparlerons du massacre organisé qu’aurons laissé derrière eux Chatel et Pécresse, ne laissant un choix qu’à ceux qui peuvent se payer l’excellence payée très cher !!

              Il est vrai qu’en focalisant tout sur la guerre 45 et le colonialisme, on se demande si on ne veut pas apprendre la honte aux petits français par rapport à leur histoire...
              On ferait tout pour désintéresser les nouvelles générations de l’histoire, de la politique et d’une certaine idée de leur pays, qu’on ne s’y prendrait pas mieux...

              Nos « amis » européanistes et mondialistes sont encore grandement à l’ouvrage, servi par leurs relais dans les politiques, et leurs réseaux dans l’éducation française, immense appareil aussi hétéroclite qu’ingérable, suite aux différentes réformes de l’état qui n’aboutissent qu’à une complexification d’un système, ou l’enseignant et l’élève n’ont plus tellement la parole !!

              c’est peut être la la grande différence avec certains système nordiques !!

              Je suis resté un mois dans ma « jeunesse » dans un collège allemand, il m’en reste un souvenir de rapports beaucoup plus respectueux entre profs et élèves, de retour en France, j’eus l’impression d’un système beaucoup plus infantilisant et de moins d’enthousiasme général pour aller « étudier »...


              • Christoff_M Christoff_M 26 novembre 2010 01:31

                Les gestionnaires, les administratifs, sont arrivés depuis un certain temps dans les hôpitaux et les établissements scolaires, on en entrevoit déjà les dégâts...

                Est ce le classement de l’établissement qui compte, ou derrière des statistiques et des bilans de façade, le contenu et la manière d’apprendre à l’élève, surtout l’éveil de la curiosité, face au bachotage sur des programmes avalés à coup d’entonnoir !!


              • pingveno 26 novembre 2010 17:13

                Rappelons que le finnois (langue des finlandais) est une des rares langues d’Europe, pour ne pas dire la seule, à avoir une écriture parfaitement phonétique.
                Alors comparer le niveau de lecture ou de fautes d’orthographe avec les français, c’est un non-sens. Et puis le temps qu’ils ne perdent pas à apprendre leur orthographe, ils peuvent le consacrer à d’autres matières.

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