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Accueil du site > Actualités > International > Le travail des enfants : le combat se poursuit en Côte d’Ivoire

Le travail des enfants : le combat se poursuit en Côte d’Ivoire

Malgré les propos du PDG d’Air France, Alexandre de Juniac, sur le travail des enfants, la lutte contre l’exploitation des plus jeunes reste un combat dans de nombreuses régions du monde. En Côte d’Ivoire par exemple, la Vice-Présidente de la fondation Children of Africa, Nathalie Folloroux développe le système éducatif grâce à des financements privés tandis que la danseuse Nina Kipré de la compagnie Tchétché organise le spectacle « Laisse-moi jouer », afin de dénoncer la situation des 2 millions d’enfants qui sont obligés d’exercer une activité professionnelle.

Les syndicats de la compagnie aérienne Air France ont récemment boycotté une réunion avec la direction au motif que « les multiples déclarations d’Alexandre de Juniac, PDG de Air-France KLM, compromettaient le dialogue social au sein de la compagnie ». Alors que le Ministère des Transports déplore régulièrement des mouvements sociaux qui « pénalise[nt] les passagers », les principaux intéressés mettent en cause un patronat décomplexé.

Pour aider l’opinion publique à se faire une idée, le site Médiapart a publié une vidéo dans laquelle Alexandre de Juniac aborde la question du travail des enfants. En voici un extrait : « Je me suis penché sur l’évolution du travail des enfants. On a d’abord interdit aux enfants de moins de huit ans de travailler, puis l’interdiction a été portée à douze ans, puis à seize. (…) Qu’est-ce que c’est qu’un enfant ? Est ce qu’il faut les faire travailler, pas travailler ? Pas sûr ».

Pendant que ce débat s’ouvre en France avec la bienveillance du MEDEF de Pierre Gattaz, d’autres pays continuent de faire de la lutte contre l’exploitation des enfants un des principaux objectifs de leurs politiques publiques. A cet égard, la Côte d’Ivoire fait figure d’exemple. En effet, un séminaire gouvernemental a récemment annoncé l’objectif de rendre la scolarisation des enfants obligatoire dès 2016.

Qui plus est, la société civile ivoirienne se mobilise aussi contre le travail des enfants. C’est notamment le cas de la Vice-Présidente de la fondation Children of Africa, Nathalie Folloroux. Après avoir achevé ses études à l’Université Paris Dauphine, la jeune femme met à profit ses apprentissages dans le but de lever des financements privés, destinés entre autres à la construction d’établissements scolaires. Récemment, l’ONG a par exemple contribué à bâtir un centre éducatif à proximité du plus grand bidonville d’Afrique de l’Ouest.

Parallèlement, l’artiste Nina Kipré de la compagnie Tchétché organise justement un spectacle pour protester contre cette nouvelle forme d’esclavage… La représentation intitulée « Laisse-moi jouer » a été présentée pour la première fois le 19 avril. Interrogée sur ce sujet de société, la danseuse et chorégraphe affirme : « Mon rôle est d’éduquer le commun des mortels par la danse. Souligner les problèmes de fonds comme celui-ci est mon apport pour le changement des mentalités »…


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2 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 29 septembre 2015 09:53

    nos grands parents ne se seraient pas battus contre le patronat de l’époque et certains y ont laissés leur peau face aux flics nos gosses travailleraient encore comme eux......

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yvesfalores


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