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Accueil du site > Actualités > International > Les Casques bleus sont-ils des soldats d’opérette ?

Les Casques bleus sont-ils des soldats d’opérette ?

Des Casques bleus de l’ONU ont été attaqués ces derniers jours en Côte d’Ivoire et en Haïti ; l’autorité des forces sous mandat des Nations unies a été, une fois de plus, bafouée.

Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a réagi cette fois-ci avec fermeté au défi lancé à la communauté internationale par le président ivoirien, Laurent Gbagbo. Et les soldats bangladais de l’Onuci ont tiré et tué. C’est bien. Mais ils ont ensuite été évacués de deux localités de l’Ouest du pays sous escorte d’une armée ivoirienne qui tolère les milices présidentielles responsables du harcèlement des Casques bleus. Humiliant.

En Haïti, plus grave encore, deux soldats jordaniens de la Minustha ont été tués dans une fusillade avec des inconnus. La mission des Nations unies ne remplit pas son mandat de stabiliser cette île, où doivent se dérouler des élections générales le 7 février prochain. Des milices et des gangs proches de l’ex-président exilé Jean-Bertrand Aristide entretiennent le chaos.

Somalie, Bosnie, Rwanda... La liste est longue des pays où la démission de l’ONU et la lâcheté ou la prudence coupable du commandement des Casques bleus ont permis aux assassins de martyriser les populations civiles. Depuis 1992, Kofi Annan est directement concerné par ces échecs tragiques, que ce soit comme secrétaire général ou comme haut responsable des opérations de maintien de la paix des Nations unies. Mais la responsabilité est évidemment partagée par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie).

Il est donc plus que jamais urgent de réformer le mode d’intervention des Casques bleus, qui doivent chaque fois avoir un ordre de mission clair, un équipement militaire adéquat, et une injonction de tirer pour tuer quand ils sont défiés par les fauteurs de guerre. Le bras armé de l’ONU ne peut pas être un tigre de papier. Soldat de la paix ne peut pas être synonyme de soldat d’opérette. Car le prix à payer par les populations civiles est trop lourd.


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12 réactions à cet article    


  • isidore02002 (---.---.130.76) 20 janvier 2006 21:46

    je suis d’accord pour parler de mission claire mais l’expression « tirer pour tuer » me dérange. on n’est pas dans un film et un journaliste honnête ne peut pas s’exprimer avec un tel parti pris. les casques bleus doivent faire plus que simplement protéger leurs positions mais ils doivent mettre tout en oeuvre pour intervenir de manière efficace mais non léthale. il faut sortir de cette logique stupide qui consiste à croire qu’entasser les cadavres résout les problèmes. les manifestants à Duékoué avaient tort et ils se sont exposés à cette situation, de même que devant l’hôtel ivoire ou dans d’autre situation ailleurs. dans ces cas extrême, on peut comprendre le recours à la force mais arriver dans un pays avec l’intention affichée d’en découdre n’appelle pas les gens à l’apaisement ; l’irak, l’afghanistan, la tchétchénie en témoigne.


    • J. Smet (---.---.104.36) 21 janvier 2006 20:27

      Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un carrefour où nous devons réécrire notre histoire, mais cette fois-ci, sous la dictée de notre conscience. Car elle seule peut nous conduire aux plus grands actes d’héroïsme, de patriotisme et nous amener sur la voie du progrès, de la paix, et de la justice sociale. Nous sommes à ce moment crucial, où les vrais défenseurs des intérêts nationaux doivent s’unir autour des idées qui feront de nous un peuple combattant et fier. En effet, cela fait trop longtemps maintenant que les fossoyeurs de la république d’Haïti entraînent notre peuple dans des logiques mensongères, pour lui forger une façon de penser et de croire. Cette culture du mensonge l’a, en quelque sorte, conduis dans la misère la plus cruelle, car elle l’a toujours empêché de se tourner vers ceux qui pourraient lui montrer le chemin de la liberté et de la dignité. Ainsi, ceux qui sont en réalité les vrais ennemis du peuple haïtien manient tellement bien l’art du mensonge qu’ils arrivent toujours à faire passer leur projet de destruction de la première république noire indépendante. On peut citer à titre d’exemple la toute dernière intervention des IFAC (impérialistes Français, Américains et Canadiens) en Haïti, baptisée « MINUSTAH ». Ils appuient tellement fort sur la note qu’ils disent qu’ils sont venus accompagner le peuple haïtien ; tantôt, ils sont venus assister le peuple haïtien. Que de jolis mots pour faire dormir les gens ! Dans un premier temps ils se la coulaient douce, ils étaient relativement accueillis en amis, même si de leur côté ils avaient déjà mis en route leur machine à manger de la chaire humaine. Néanmoins, la presse haïtienne ne va jamais parler des dizaines d’Haïtiens tombés sous les balles des casques bleus de l’ONU. Cependant, le crayon du peuple n’a pas de gomme. Après 21 mois d’occupation, malgré tous leurs efforts pour essayer de baratiner les gens, on peut constater dans la capitale haïtienne un changement d’attitude, au niveau de la population. Dans le cadre du programme de la mise sous tutelle d’Haïti, Carlo Dade, conseiller principal de la fondation canadienne pour les Amériques (FOCAL) et John W. Graham, président de ladite fondation, ont écrit que « Haïti correspond manifestement à la définition d’un Etat non viable et la résolution 1524 de février 2004 sur Haïti adoptée par le conseil de sécurité de l’ONU accorde le pouvoir d’entrer en action pour y maintenir la paix ». Dans un entretien avec l’AFP, Monsieur Pettigrew a déclaré : « Ce qui nous intéresse, c’est d’accompagner Haïti, un pays de notre hémisphère, très pauvre, qui a des problèmes graves de gouvernance ». C’est une des déclarations les plus mensongères. D’ailleurs, chez Monsieur Pettigrew, Il y a des problèmes de pauvreté et sa circonscription est la deuxième la plus pauvre au Canada ; mais il n’a jamais rien fait pour atténuer cette pauvreté au cours de ces dix dernières années. Alors si la pauvreté et la misère des siens le laissent indifférent, ce n’est pas la situation des Haïtiens qui pourraient l’interpeller. Le cas échéant, Monsieur Pettigrew aimerait les Haïtiens plus que ses compatriotes canadiens. Que du mensonge ! Depuis quand les puissances impérialistes s’intéressaient à la misère des gens ? Si nous autres disons : « les gens d’abord », eux disent : « l’argent et le pouvoir, c’est tout ». D’ailleurs, ils n’attendent que ça, qu’il y ait des problèmes dans les petits pays pour qu’ils interviennent en tant que mathématiciens par excellence ; mais en réalité, ils ne viennent pas résoudre nos problèmes et ils ne peuvent pas non plus, ils viennent piller. C’est à cause de tout cela que je lance un appel à la vigilance du peuple haïtien, car cette jeune puissance impérialiste qu’est le Canada est encore plus dangereuse que les Etats-Unis d’Amérique. Elle veut exercer un leadership par le biais de son premier ministre Pettigrew, qui cherche à compléter les mesures multilatérales que le Canada a déjà prises et occuper le devant de la scène politique dans notre hémisphère. Le Canada va profiter de sa fausse amitié avec Haïti pour exploiter nos richesses, comme le font les Etats-Unis, et créer une situation encore plus chaotique qu’elle ne l’est maintenant. Déjà, tout le monde peut constater que depuis l’arrivée des forces onusiennes en Haïti, le degré de criminalité a atteint un niveau record et la pauvreté s’accroît de plus en plus. Fait marquant, en Haïti on n’entendais jamais parler de kidnapping ; mais aujourd’hui, cela devient monnaie courante et d’après la population, « des Casques bleus assurent une certaine couverture aux malfaiteurs et sont en retour rémunérés par l’argent des rapts ». Même s’il n’y a pas d’évidences formelles, mais les témoignages de personnes enlevées vont dans ce sens", selon la presse haïtienne. C’est pour ces raisons que, malgré les mensonges et les discours démagogiques de certains politicailleurs haïtiens et de certains « patripoches », je reste convaincu que tant que les troupes onusiennes seront dans le pays, la violence ira grandissant. La raison est claire : s’il n’y a pas d’insécurité, avec quoi les impérialistes vont-ils justifier la présence de leurs troupes sur notre territoire ? Malheureusement c’est le peuple haïtien qui en fera les frais. Les occupants iront partout massacrer des membres de la population sous prétexte de vouloir combattre l’insécurité dans le pays, alors qu’elle est bien orchestrée par eux. Il suffit de suivre de près la réalité, pour se rendre compte que les criminels ne sont pas vraiment des gens qui travaillent à la solde de l’ancien régime, mais plutôt des gens formés et dirigés par des casques bleus pour gagner de l’argent et maintenir l’insécurité dans le pays. Cette situation interpelle la conscience des Haïtiens patriotes et pousse certains port-au-princiens à s’interroger sur le rôle réel des impérialistes en Haïti et tout particulièrement, le Canada. C’est dans cet esprit que deux groupes d’Haïtiens progressistes, ont lancé un appel, le week-end dernier, devant le bureau politique de Pierre Pettigrew, au Canada, réclamant le retrait des policiers canadiens déployés en Haïti. Nous sommes donc engagés dans une lutte contre le mensonge, contre l’exploitation et l’oppression ; car l’empire prétend dominer par la force, sur la base du mensonge et des monopoles. Mais nous, Haïtiens progressistes, ne permettrons pas qu’Haïti redevienne une colonie des puissances impérialistes ; car nous avons un sens élevé de la dignité humaine et de l’honneur. C’est cette dignité qui s’exprime par le mépris de la grande majorité de la population, par rapport aux prochaines élections/sélections que les occupants veulent organiser dans le pays. Le peuple haïtien commence à comprendre qu’il se trouve menacé par un véritable danger de recolonisation, où même sa survie est impliquée. Comme il s’était, par le passé, toujours fait avoir par de véreux politiciens qui se sont déguisés en vrais patriotes progressistes, maintenant ils sont en train de retrouver leur voie. Aujourd’hui, le peuple haïtien se rend compte que le pays est en train d’être pillé par les occupants qui prétendent venir nous aider. Tandis que, dans la population, des enfants meurent de faim, de jeunes Haïtiens et Haïtiennes ne peuvent pas prendre un repas chaud par jour, dans ce même pays étiqueté comme le plus pauvre du continent américain, les occupants volent tous les jours nos richesses naturelles et cela, avec la complicité des vendus comme Latortue, Boniface, certains politiciens corrompus et des éléments de la bourgeoisie compradore. Si nous ne réunissons pas en faisceau tous nos moyens, si nous ne conjuguons pas tous nos efforts pour chasser de la terre de Dessalines ces loups ravisseurs, il va arriver un moment où même le soleil ne se lèvera plus sur Haïti. Que ceux qui le peuvent portent un démenti formel : la souffrance du peuple haïtien est aujourd’hui deux à trois fois plus amère qu’elle ne l’était il y a deux ans. Or dans ce même pays, le salaire d’un simple soldat étranger tourne autour de 7000 dollars américains par mois. En même temps, le pouvoir d’achat du secteur populaire haïtien a plus que baissé, puisqu’il touche le néant. Comment logiquement expliquer que la situation d’un peuple qu’on vient aider puisse se dégrader de plus en plus ? Il importe de savoir que nous vivons dans un monde difficile, de pillage, d’exploitation et d’injustice, où chaque année les grandes puissances impérialistes gaspillent des milliards de dollars pour déstabiliser des petits pays et privent de plusieurs millions les masses appauvries. Le peuple haïtien a donc besoin de s’unir pour mener à bien la lutte contre l’exploitation, l’humiliation et les oppressions, afin de s’offrir des conditions de vie meilleures ; mais aussi pour engager la bataille contre tous ceux qui veulent le maintenir dans la dépendance et la misère la plus totale. VIVE LA LUTTE DU PEUPLE HAÏTIEN

      Jirah Smet, le 11 janvier 2006


      • J. Smet (---.---.104.36) 21 janvier 2006 20:42

        L’une des missions de l’ONU est de rétablir la paix dans le monde, mais cette organisation dirigée par les puissances impérialistes ne fait que provoquer la guerre là où il n’y en avait pas.


        • Philippe (---.---.93.175) 22 janvier 2006 15:28

          Les casques bleus SONT des soldats d’operette. leur présence est symbolique, la réussite de leur action dépend de la bonne volonté des factions en place. Dans les cas les plus graves ils sont inopérants, et sont contraints de se retirer comme en Somalie. Les problèmes sont censés se régler par la voie diplomatique.

          Cette politique, basée sur l’illusion de l’efficacité des casques bleus, est périmée dès lors que tout le monde sait qu’ils ne peuvent rien faire. Et lorsqu’une situation s’éternise, leur paralysie est manifeste. Pire, les différences de richesses entre CB et locaux exacerbent les jalousies et la haine. Il est facile, par la propagande d’amplifier cette haine. La force « licorne » a subi les mêmes problèmes, pour les mêmes causes.


          • Koui (---.---.25.117) 27 janvier 2006 11:54

            En Haiti comme en Cote d’ivoire, l’ONU participe au renversement d’un gouvernement élu. Certes les elections d’aristide et de Gbagbo ont été entaché d’irregularités, mais moins que les elections bidons des dictateurs qu’ils ont remplacé. l’ONU n’a pas cherché à savoir qui avait déstabilisé Haiti et la cote d’ivoire en violation des traités internationaux et elle participe a present à la legitimation des usurpateurs dans ces 2 pays. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les casques bleus en soit réduits à tirer sur la population désarmée de ces 2 pays.


            • Msa (---.---.93.162) 27 janvier 2006 12:45

              Pertinent, surtout en ce qui concerne la clarté des mandats et l’adéquation des équipements. Il faut savoir ce que l’on veut et y mettre le prix.


              • Marc (---.---.220.50) 27 janvier 2006 19:26

                CHAQUE JOUR,JE VOUS LIS.DANS VOTRE EDITORIAL SUR LES CASQUES BLEUS DE L’ONU,J’AI RELEVE CERTAINES INEXACTITUDES.COMMENT POUVEZ-VOUS PARLER DE « MILICES ET GANGS LIES A L’EX-PRESIDENT ARISTIDE » ?AVEZ-VOUS JAMAIS PRIS LA PEINE DE VOUS RENDRE EN HAITI POUR CONSTATER DE VISU DE QUOI IL EN RETOURNE ?VOUS REPRENEZ LES MEMES CLICHES VEHICULES PAR LES JOURNAUX FRANCAIS.VOUS ETES -VOUS DEMANDE POURQUOI LA FRANCE S’ACHARNE-T-ELE SUR HAITI ? LE PRESIDENT JEAN-BERTRAND ARISTIDE A EU L’OUTRECUIDANCE DE DEMANDER A CET ETAT DE REMBOURSER LADETTE DE L’INDEPENDANCE.POUR L’HISTOIRE,JE DOIS VOUS RAPPELLER QU’EN 1825,LE ROI LOUISXVIII AVAIT EXIGE DU GOUVERNEMENT HAITIEN DE L’EPOQUE LE PAIEMENT DE 125 MILLIONS DE FRANCS-OR POUR LA RECONNAISSANCE DE L’INDEPENDANCE NATIONALE. AU MOMENT DE LA CELEBRATION DU BICENTENAIRE DE CETTE INDEPENDANCE,LA FRANCE A ENTREPRIS TOUTE UNE CAMPAGNE DE DENIGREMENT CONTRE LE PRESIDENT ARISTIDE.EN PLUS DE CELA.IL AVAIT FINANCE UN GROUPE D’« INTELLECTUELS » POUR BOYCOTTER LES FESTIVITES.IMAGINEZ -VOUS UN INSTANT L’ALLEMAGNE AVAIT PAYE UNE POIGNEE DE GENS DE LA SOCIETE CIVILE POUR BOYCOTTER LE CINQUANTENAIRE DU DEBARQUEMENT ALLIE EN FRANCE. SAVEZ -VOUS QUE DEPUIS LACHUTE DU PRESIDENT ARISTIDE,LES PRISONS SONT REMPLIS DE SES PARTISANS DONT UN ANCIEN PREMIER MINISTRE ET SON MINISTRE DE L’INTERIEUR ?SAVEZ-VOUS QUE LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EST PIRE QUE SOUS LES DUVALIER ?QUE NON !LA GRANDE PRESSE N’EN PARLE PAS.LES GOUVERNEMENT QUI ONT MIS EN PLACE LE REGIME INTERIMAIRE HAITI NE PEUVENT SE DEJUGER.AINSI,LA CONSPIRATION DU SILENCE CONTINUE.


                • GUIPIE Eddie (---.---.200.93) 29 janvier 2006 16:35

                  Vous êtes un journalistes dangereux car sans connaître la situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire vous vous répandez dans des commentaires hâtifs. Des casques bleus qui tirent sur des manifestants certes en colère mais aux mains nues et qui en tuent 5, vous trouvez que c’est bien ? Vous êtes un monstre froid. Donnez moi seulement 2 crises dans le système international que l’ONU a réussi à résoudre. Seulement 2... En RDC où les casques bleus se sont mués en touristes sexuels cetet situation ne semble guère vous déranger. Au Rwanda, les même casques bleus ont fui la queue entre les jambes laissant la situation s’empirer. Mais au fait à quoi diable servent-ils ? D’ailleurs pourquoi sont-ils armés s’ils ne viennent pas combattre pour instaurer la paix. Votre article me fait vomir...


                  • Vincent (---.---.224.192) 17 février 2006 06:26

                    Cela depend du pays d’origine, du type de regiment et des missions, des mandats. Certains soldats et pays n’ont pas la rigeure necessaire, ni objectifs autre que mediatiques ou de toucher les subventions d’intervention.

                    Malheureusement en plus d’etre inutiles, ils sont parfois nuisibles en se conportant comme des porcs a force de ne rien foutre. Je doute que leur donner plus de pouvoir, vu en general la stupidite des mandats et de la strategie de l’ONU, soit bien utile. Car c’est bien a se niveau strategique que reside le vrai probleme.

                    J’apprecie vos questions, mais n’oubliez pas que l’ONU a besoin de l’accord de nations dans ses actions et base ses choix sur des informations de seconde main. Nous non plus n’avons probablement pas les bonnes informations pour juger.


                    • chaki (---.---.26.134) 6 mars 2006 21:05

                      l’onnu n’ai plus crédible,les menbres permanant de l’organisation sont pas clair ,ils sont tous impliquer dans des complits (irak,cote d’ivoire,la tchétchénie,Haiti)oui se sont des marionnettes,demander aux amiricains si ils sont a jour de les cotisations ?


                      • danisnoop (---.---.229.132) 6 mars 2006 22:25

                        Un film... « Warriors »...

                        Pas le nom d’un nouveau guerrier de l’espace non... Le nom des blindés dans lesquels les casques bleus vont se protéger de la haine extérieure et de leurs frustrations intérieures... En tout cas un film à voir

                        Bien à vous


                        • Jirah (---.---.183.30) 12 août 2006 00:21

                          Le peuple haïtien a le dernier mot

                          Nous sommes un peuple dont les ancêtres ont été esclaves. Grâce à leur sens élevé de dignité, de fierté et de l’honneur, ils ont, par des actes héroïques, brisé les chaînes de l’esclavage. Pourtant, après l’indépendance, nous continuons à subir une autre forme d’esclavage. La misère continue, une petite équipe s’est accaparé de toutes les richesses du pays, laissant la grande majorité dans la misère, l’analphabétisme, le mépris et l’humiliation. Ceux qui ont dirigé le pays, depuis l’assassinat de DESSALINES jusqu’à aujourd’hui, n’ont jamais pensé qu’à leurs propres intérêts. Les uns tirent à boulets rouges sur les autres, mais, en fait, c’est la même logique : l’individualisme. Nous avons comme devise : « l’Union fait la Force » c’est une vérité, mais cela n’existe que dans les mots. Dans la réalité, c’est chacun pour soi. Si aujourd’hui la misère du peuple haïtien devient de plus en plus amère, c’est parce que personne n’a jamais pensé à la collectivité. Car dans une société où c’est l’individualisme qui règne, il ne peut y avoir de progrès. Car la recherche d’intérêts particuliers conduit à la division, à la trahison et au déchirement. Tandis que dans une société où il n’y a pas de place pour l’individualisme, c’est tous ensemble qui construisent l’économie ; car tout se fait dans le souci de la collectivité. C’est pour cela que nous oeuvrons pour une société qui soit construite sur la base des intérêts collectifs, une société où la préoccupation politique de la répartition de plus de bonheur possible au plus grand nombre remplacera celle des gains financiers. Aujourd’hui, en Haïti, il y a encore une chance que les choses changent, mais pour ce faire, il faut se démarquer de toute une série de faux politiciens et de faux amis. Il faut penser et croire qu’aucun gouvernement étranger ne va permettre à ce qu’Haïti soit développé et devienne autonome politiquement et économiquement. Les grandes puissances ont besoins de marchés pour écouler leurs produits face à la crise récurrente de la surproduction. C’est pourquoi qu’elles s’efforcent, bien entendu, de maintenir un développement unilatéral des économies des pays du tiers-monde et surtout à développer le moins possible le niveau de vie de la population, ce à quoi veillent les plans d’ajustement structurels élaborés par les instances économiques internationales (FMI, BANQUE MONDIALE, OMC)... Quant aux politiciens réactionnaires, ils sont monnayés par les impérialistes pour faire leur sal boulot, empêchant ainsi qu’il y ait une stabilité dans le pays ; car pour pouvoir bien nager, il leur faut des eaux troubles. Face à cela, le peuple Haïtien, qui connaît sa voie, a besoin de s’appuyer sur des leaders progressistes qui jurent de ne jamais vendre ni trahir ce pays, afin de mener la lutte ensemble, tous ensemble, pour la victoire finale. En ce moment de confusion, nous voulons dénoncer les manœuvres des impérialistes qui alimentent la violence à Port-au-Prince, par le biais de leurs troupes, afin de rester le plus longtemps possible dans le pays, une façon de continuer à le piller et le maintenir dans le chaos. Nous dénonçons également les tactiques des bourgeois compradores qui veulent acheter la conscience de nos jeunes étudiants, afin de prendre le pays en otage et maintenir ainsi le peuple haïtien dans la misère et l’ignorance. Nous dénonçons la cruauté de certains faux intellectuels mal intentionnés qui désirent vendre le pays aux impérialistes, pour satisfaire leurs seuls intérêts. Nous dénonçons enfin les magouilles de nos soi-disant politiciens qui n’ont jamais cessé d’être des instruments aux mains des impérialistes et qui empêchent le peuple haïtien de connaître un autre mode de vie. Ainsi, nous demandons au peuple haïtien de prendre en main sa destinée, afin de faire échec à tous ses ennemis de classe, pour qu’enfin luise le soleil sur Haïti. Nous demandons à tous les petits marchands, les cordonniers, les chauffeurs de taxi, chauffeurs de camions et de camionnettes, tous les gens de petits métiers, les masses populaires, les paysans, les prolétaires et la jeunesse de ce pays, de se lever et de faire entendre leur voix, dans un élan patriotique. Car personne ne va ni ne peut changer notre situation ; il revient à nous, peuple haïtien, de montrer que nous pouvons être les seuls maîtres de notre sol.

                          S. Jirah, Le 11 août 2006

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