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Accueil du site > Actualités > International > Les causes de la crise de pénurie des biens de consommation au (...)

Les causes de la crise de pénurie des biens de consommation au Venezuela

Le Venezuela n'est pas le premier pays de l'histoire à subir de graves crises de pénurie de biens de consommation. L'URSS s'est effondré à cause du même phénomène après l'effondrement des cours mondiaux du pétrole (1983-1989). Touts les anciens pays "communistes" ont subi le même sort.

Certains disent que s'il y a pénurie au Venezuela c'est que son économie n'est pas diversifiée. Mais l'économie de l'URSS n'était-elle pas diversifiée ? Ne produisait-elle pas des machines-outils, des avions, des voitures, des vêtements, etc. ? Comment, malgré tout ceci, l'URSS était empêtrée dans des crises de pénurie alimentaire chronique ?

D'autres disent que c'est à cause de la sous-production de biens de consommation, mais alors comment expliquer, avant 2008, l'inexistante absolue de la pénurie au Venezuela, puisque cette sous-production y existait depuis longtemps ?

Les économistes ne savent pas [ils le savent mais ils ne sont pas libres de le dire, ça revient à la même chose], en fait, pourquoi au cours de l'histoire des crises de pénurie surgissent alors que ceux-ci (URSS par exemple, etc.) avaient la capacité technique de résoudre ces problèmes.

En réalité, les crises de pénuries des biens de consommation sont liées intimement à un mode de production particulier du capitalisme (que je détaille plus bas). Dans le capitalisme normal (capitalisme de marché), la production des biens de consommation (voitures, maisons, electro-managers, ordinateurs personnels, tablettes, vêtements, médicaments,etc.) s'accroît plus vite que la production des moyens de production (pétrole, mines, matières premières, machines-outils, outils de travail). Cette loi importante de la macroéconomie a été découverte par Karl Marx (Pour consulter sa démonstration : Livre 2 du Capital, section 3, Reproduction élargie du capital total de la société).

En se basant sur cette théorie, on déduit que, lorsque cette loi est inversée c'est-à-dire que si c'est la production des moyens de production qui croit plus vite, au lieu du contraire, la pénurie de biens de consommation devient inévitable et nécessaire. Marx n'a pas cette déduction mais découle naturellement de sa théorie. Evidemment les théoriciens soviétiques ne pouvaient pas le faire (on verra pourquoi). Il a fallu attendre 2016 (soit plus d'un siècle) pour que quelqu'un le fasse.Cela démontre deux choses : 1) que la lutte de classes dans le domaine de la théorie est d'une violence et d'une mauvaise foi inqualifiables. 2) que l'heure de la montée d'une nouvelle classe a sonné grâce au developpement formidable des moyens de communication notamment Internet.

En 1893-1913, les théoriciens des partis social-démocrates (Tougan Baravosky, Lénine, Kautsky, Rosa Luxembourg, S. Boulgakov, etc.) font la conception d'un nouveau mode d'exploitation des salariés producteurs.Le principe de cette exploitation exige que la production des moyens de production aille plus vite que la production des biens de consommation. Comme cela était très peu probable dans une économie de marché,puisque dans celle-ci la production des biens de consommation doit aller plus vite, ils prônent l'étatisation et la planification totales pour contraindre anormalement l'économie à produire plus vite les moyens de production. Résultat : des crises de pénurie tout au long de l'histoire de l'URSS et des autres pays communistes de l'Est.

Lénine, les théoriciens de l'URSS et honteusement les vieux théoriciens universitaires actuels (notamment Etienne Balibar, Pierre Macherey qualifiés de professeur "émerité") ont falisifié sans scrupule la loi importante que j'ai décrit ci-dessus et font ainsi dire à Marx ce qu'il na jamais dit.Les premiers pour mettre en place leur "socialisme" de pénurie et les derniers pour embrouer toute comprehendion de cette loi marxiste.

Le socialisme de l'URSS n'était que du vent, c'était un capitalisme d'Etat. Leur but était d'exploiter la classe salariée mais la condition de cette exploitation (développement plus rapide des moyens de production) implique la pénurie des biens de consommation.

Nous allons voir que le cas du Venezuela est différent des anciens pays "communistes" même s'ils aboutissent tous au même problème de pénurie.Pour les seconds, la pénurie est planifié sans pitié et pour le premier, elle est le résultat de l'anarchie (surproduction de pétrole)

Au Venezuela avant 2008, la pénurie n'existait pas. En effet, avant cette période, les prix du pétrole étaient hauts et le pays exportait sans problème et en échange importait des biens de consommation. L'économie venezuelienne et l'extérieur formait un système (grâce à l'importation) où la production des biens de consommation croissait plus vite. Mais dès que le pays devenait incapable d'exporter le pétrole à cause de la surproduction mondiale, l'importation cesse, l'économie venezuellienne est coupé de l'extérieur, le système explose.

Or, à l'intérieur de l'économie venezuellienne, la production des moyens de production (pétrole) s'accroît plus vite que la production des biens de consommation parce que le taux de profit est très élevé dans ce secteur que dans les secteurs de biens de consommation et cette situation crée d'un côté une surproduction de pétrole et de l'autre côte une pénurie de biens de consommation.

Le développement rapide des moyens de production à l'intérieur du pays était donc compassé par le développement plus que rapide de l'importation des biens de consommation de l'extérieur. Une fois que ce système explose, la crise met à nu le développement anormal de la production des biens de consommation au Venezuela.

Il est clair que si le pétrole continue sa chute, le gouvernement Maduro sera renversé par la droite. Ici, la droite est progressiste parce que lutte contre un mode de production anormale et réactionnaire soit-disant socialiste.

Mais qu'est-ce que la droite ? C'est le chômage de masse, c'est la précarité. La victoire de la droite n'est donc que le début d'un autre combat, pour supprimer cette fois-ci définitivement la propriété privée et le travail spécialisé qui sont les causes suprêmes du chômage et de la précarité que les gouvernements successifs et les partis dominants, par mauvaise foi et par cupidité, cachent au peuple.


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21 réactions à cet article    


  • Zolko Zolko 24 avril 14:53

    Visiblement vous ne connaissez pas l’histoire de l’effondrement du bloc Soviétique. Je vais vous l’expliquer. Il se résume à une boutade : « nous faisons semblant de travailler, et ils font semblant de nous payer ».
     
    Les citoyens des pays Soviétiques n’aimaient pas les régimes en place, qui étaient des régimes de collabos avec l’envahisseur. Ils faisaient donc tout ce qui était possible pour le saper, sans se faire prendre, et le plus efficace était la non-participation. L’économie parallèle était florissante, la triche fiscale un sport national. Et la corruption omniprésente. Un tel régime finit par s’effondrer, et le moment exact de cet effondrement est comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
     
    Votre description Marxiste ne s’applique pas, tout simplement. On ne peut éternellement être contre son peuple, TOUTES les dictatures finissent par s’effondrer. On peut s’estimer heureux que dans le cas Soviétique, ça se soit fait pacifiquement.
     
    Si, quand les prix pétroliers étaient élevés, Chavez avait investi dans le pays au lieu d’arroser le peuple de cadeaux pour se faire acclamer, le Venezuela n’en serait pas là. Gouverner, c’est prévoir.


    • Lugsama 24 avril 21:21

      @Zolko

      Oui, mais vous comprenez développer le pays c’est permettre au capitaliste de s’enrichir..

      La crise économique est principalement du a la politique collectiviste du gouvernement, point final. L’Etat fixe des prix en dessous du prix du marché, alors évidement personnes ne va acheter plus cher a l’étranger pour perdre de l’argent sur le marché intérieur. A+B. Tous ceux qui vous dirons le contraire seront des supporter du collectivisme et autre nostalgique des régimes soviétiques sans cervelle.

      D’ailleurs la réponse de Mélenchon pour se défendre de ses dires sur Chavez était « j’admirait qu’il partageait l’argent du pétrole avec le peuple », ceux qui est la grande erreur de départ de ces nullités en économie. Faut le faire.

      Soyons clair il n’y a peut être jamais eu une politique économique autant pitoyable que celle de Chavez et Maduro, alors réjoissons nous de la tête de looser de Melenchon hier, qu’il bouffe bien sa défaite.

    • chantecler chantecler 25 avril 09:44

      Lutte des classes .
      La bourgeoisie a décidé de reprendre le pouvoir avec l’aide des médias mst et des officines US .
      N’aime pas partager .


      • Spartacus Spartacus 25 avril 10:10

        Quel tissus de conneries alors que la pénurie est une logique basique de l’économie....Le contrôle des prix étatique entraîne la pénurie....C’est une règle de base d’économie développée par Ludvig Von Mises en 1920.

        Une économie ne peut fonctionner sans prix de marché comparé entre offre et demande.

        Le prix ne représente jamais la valeur intrinsèque d’un produit, mais résulte de l’ajustement de la demande et l’offre. Aucun fonctionnaire ou collectiviste n’est apte à se substituer à la dynamique du marché....
        Le contrôle des prix entraîne toujours la pénurie. Quand le collectivisme se substitue à la concurrence, l’effort devient inutile.


        Le contrôle collectiviste ou étatiste d’un marché entraîne toujours, toujours la pénurie.....Le capitalisme n’y est pour rien, c’est pareil pour tous les marchés.

        Chacun peut en juger tous les jours sur des marchés non monétaire ou non capitalistes.

        Le Contrôle du marché du travail entraîne le chômage, le contrôle des loyers ou des droits à construire entraîne la pénurie de logement.

        Au Venezuela des fonctionnaires fixent les pris des denrées de base détruisant le jeu naturel de l’ajustement entre l’approvisionnement et la demande. 

        Un prix se fixe en fonction de critères tellement complexes qu’ils ne sont pas abordable par n’importe quel planificateur collectiviste.
        Imposer de produire ou vendre en dessous du prix de revient, revient a décourager le producteur ou le vendeur de proposer les articles...Et causer la pénurie....

        Dire que cela a été prouvé 1000 fois et 1000 fois les collectivistes font la même erreur...
        C’est dramatique !

        • CN46400 CN46400 25 avril 10:40

          @ l’auteur,

           Vous avez encore quelque progrès à faire pour comprendre correctement le marxisme. Quand un pays importe beaucoup de produits de consommation, il doit les financer avec les exportations (pétrole dans le cas du Vénézuela). Tout dépend alors de deux éléments :
           1-le niveau de la consommation dans le pays considéré, donc du pouvoir d’achat des classes sociales. Les plus frustrées, en cas de pénurie, étant les mieux argentées.....qui finissent par descendre dans les rues...
           2-les cours mondiaux des produits exportés (fortement flugtuants) qui sont souvent payés par du troc avec des produits de consommation dont les cours sont stables (Syndrome hollandais)

           Cela n’a rien à voir avec la chute de l’URSS dont le pb N1 était la qualité insuffisante des produits manufacturés en URSS (hors produits militaires). Conséquence d’une productivité défaillante et de compétences inférieures au standart des pays capitalistes développés. En URSS les plus frustrés n’étaient pas les mieux argentés qui avaient accès aux produits occidentaux, mais les autres, qui devaient se contenter des produits fabriqués sur place.

           Mais la situation de la Chine, qui exporte de la force de travail, est complètement différente puisque les produits vendus en Chine sont fabriqués sur place, et sont identiques à ceux qui sont exportés.


          • Spartacus Spartacus 25 avril 12:23

            @CN46400
            Au Venezuela tout pousse, il y a humidité et chaleur. 

            Bananes, tomates, fruits et légumes sont facile a produire.
            Le lait est une production locale.
            Ces produits ne sont pas importés et accuser l’importation est ridicule. Ces produit n’ont pas besoin d’être importé.

            Simplement avec le directivisme collectiviste, il n’est pas intéressant de les produire, de les vendre et les fonctionnaires des magasins n’ont aucun intérêt a se remuer le cul pour approvisionner. 

            C’est le collectivisme. Point...
            La pénurie est systémique dans les marchés dirigés. Point.

          • chantecler chantecler 25 avril 12:35

            @Spartacus
            Mais oui cher spartacus .
            Avec ton « directivisme collectiviste, » tu as l’air vachement informé de la situation .
            Le sabotage économique par une caste qui veut reprendre le pouvoir t’as pas l’air de savoir ce que ça signifie .
            Peut être que quand le coup d’état aura lieu , avec plein de morts , ce qui a commencé , tu réagiras un peu .
            Sinon c’est pô grave .
            Fascho un jour , fascho toujours , Spartacus de mes deux , le mal nommé car toi tu t’inscris dans les régions romaines qui ont écrasé spartacus et crucifié ses troupes jusqu’à Rome . !
            Allez salut !


          • CN46400 CN46400 25 avril 12:39

            @Spartacus

            En France tout pousse aussi, Pourtant tous les paysans seraient en faillite si les revenus annexes (Bruxelle et autres...) disparaissaient.....


          • CN46400 CN46400 25 avril 12:44

            @CN46400

            suite,
            Pourquoi l’agriculture au Vénézuela ne nourrit pas sa population, tout simplement parceque lorsque le cour du pétrole est bon, les produit agricoles importés sont moins chers que les produits locaux CQFD....(voir Syndrome hollandais)


          • antiireac 25 avril 13:21

            @CN46400
            Pourtant s le régime dei Venezuela était un peu plus prévoyant on ne serait pas là...


          • Spartacus Spartacus 25 avril 14:54

            @CN46400


            Mais qu’ils sont sectaires et dogmatiques les cocos. 
            Tu leur met la réalité" devant la gueule de leur merde de pensée collectiviste. 1000 fois la pénurie...1000 fois le déni jusque l’absurde...
            C’est une religion le communisme pas une idéologie.

            Le déni de la réalité pour ne pas admettre l’absurdité du collectivisme....
            Si l’importation était la solution, les étales seraient pleines...
            Elles sont vides, vides...
            Et en plus c’est la base de n’importe quel livre d’économie qui se respecte.
            Comme en URSS, comme à Cuba, comme dans les pays de l’est, comme au Venezuela.
            Comme dans tous les pays ou marchés ou les prix sont fixés par la planification ou des fonctionnaires....



          • antiireac 25 avril 11:15

            Aucun pays avec une économie socialo communiste n’a réussie.


            • Sparker Sparker 25 avril 11:27

              @antiireac

              Trouvez moi,un pays capitaliste qui à réussi...


            • antiireac 25 avril 12:11

              @Sparker
              Tous les pays qui ont adopté une économie libre ont mieux réussi que tous les pays qui ont adopté une économie planifié (ça n’existe pratiquement plus)


            • chantecler chantecler 25 avril 14:18

              @antiireac
              Vous n’avez jamais entendu parler des « planifications » mises en oeuvre au sortir de la guerre et par De Gaulle à partir de 58 pour redresser le pays ?
              On ne comptait pas sur le privé pour relever le pays de ses ruines ou faire les investissements nécessaires au re décollage économique .
              Avant que les gougnafiés mettent la main sur des pans entiers de ces investissements .
              E : les autoroutes , les eaux et forêts , le téléphone , les ports , les aérodromes ,les écoles et collèges , les centrales et équipements électriques, , le chemin de fer (qui a payé les structures du TGV selon vous ?) , les « maisons de la culture » de Malraux ,les plans piscine , les musées nationaux , etc , etc ....


            • antiireac 25 avril 15:08

              @Sparker
              Oui mais l’essentiel de l’économie était privé et c’est elle qui qui faisait avancer le pays.


            • Spartacus Spartacus 25 avril 15:17

              @chantecler
              De Gaulle est le premier à remplir l’ardoise de la dette sur les générations suivantes. Il laisse à son départ une ardoise de 33% du PIB sur les générations suivantes.....

              Tout à crédit.

              On paie le prix aujourd’hui du dirigisme gaullien !
              Le TGV la facture est envoyée à vos petits enfants....Vous ne le savez pas ?


            • samuel 25 avril 16:11

              @Spartacus

              En fait, on aimerait bien envoyer la facture à tout ceux qui planque l’argent qui NOUS appartient collectivement dans des paradis fiscaux !

            • Jean Pierre 25 avril 23:11

              @Spartacus
              Le ratio de la dette sur le PIB était de 250 % en 1944. Il était tombé à 30 % environ vers 1970 c’est à dire quand De Gaulle quittait le pouvoir. Ce ratio s’est ensuite envolé (emprunt Giscard indexé sur l’or, crise pétrolière, etc). 

              Le compromis né au sein du CDR (comité de la résistance) entre la droite Gaulliste et les communistes a conduit à la nationalisation de secteurs stratégiques (banques, énergies, recherche, transports), à une certaine planification économique, à un fort rôle économique de l’Etat, à l’interdiction de la main mise de la finance sur les médias (entre autres mesures). Le bilan, c’est la reconstruction efficace d’un pays ruiné par la guerre, l’effacement de la dette, la construction des grands réseaux tel que les routes, le téléphone, l’eau potable, l’électricité, l’augmentation du bien-être et du pouvoir d’achat de toutes les classes sociales (pas seulement le 1 %), la modernisation rapide de l’agriculture, l’indépendance technologique et économique de la France dans de nombreux secteurs, la naissance de la plupart ces entreprises qui forment aujourd’hui le CAC40, entre autres. En résumé, c’est les 30 glorieuses qui sont une période de fort progrès économique et social.
              On essaye vainement depuis de retrouver les taux de croissance et de dette de cette époque.

              Une fois de plus vous êtes pris en plein flagrant délire. La propagande néo-libérale dont vous êtes abreuvé vous aveugle, vous fait passer totalement à coté des réalités et vous amène encore une fois à formuler des affirmations aussi péremptoires que dépourvues du moindre fondement.

            • CN46400 CN46400 26 avril 08:37

              @antiireac

              Par exemple le Vénézuela des année 90 qui faisait payer la baisse les cours du pétrole aux couches les plus pauvre du pays alors que, maintenant, les chavistes répartissent les pénuries, qui ont la même cause, entre toutes les classes du pays..... Bien que les riches aient toujours la possibilité d’aller chercher le PQ manquant en Colombie et les pauvres, pour le même usage, d’utiliser, comme avant, les feuilles des arbres.....


            • Lugsama 27 avril 13:43

              @CN46400

              «  les chavistes répartissent les pénuries »

              Merci, bon résumez du chavisme.

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