Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Les Cubains fuient l’île du docteur Castro... via le Venezuela

Les Cubains fuient l’île du docteur Castro... via le Venezuela

Que les Cubains cherchent à fuir la dictature socialiste n’est pas une nouvelle. La nouveauté vient de ce que, plutôt de le faire depuis l’île de Cuba, ils tentent leur chance par le Venezuela. C’est déjà le cas de 2.000 médecins cubains – ceux-là même dont est si fier le castrisme – , qui ont échappé au régime tandis qu’ils travaillaient au Venezuela.

Depuis 2003, le Venezuela accueille des milliers de médecins cubains pour, supposément, pratiquer dans les zones les plus défavorisées du pays et ainsi, selon la version officielle bolivarienne, payer l’énorme quantité de pétrole que Chávez « vend » et envoie à Cuba. Le régime vénézuélien fait état de 15.000 professionnels présents, bien que les déserteurs cubains parlent de 40.000.

Une des plus grandes justifications des thuriféraires de la dictature des frères Castro est celle qui fait référence au bon niveau des médecins cubains – même si le système sanitaire cubain a été complètement ruiné par 50 ans de socialisme – imputant ce savoir-faire aux bontés du régime. Rien de plus faux, évidemment : avant 1959, Cuba jouissait déjà du meilleur système de santé latino-américain et surpassait nombre de pays européens dans plusieurs indicateurs sanitaires. Ainsi, en 1957, le taux de mortalité infantile de 32 pour 1.000 naissances en vie était le plus bas d’Amérique latine et le 13e plus bas au mode selon les chiffres de l’ONU, devançant des pays comme la France, la Belgique, l’Allemagne de l’Ouest, Israël, le Japon, l’Autriche, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal. En nombre de praticiens et de dentistes, en 1957, Cuba se situait au 3e rang en Amérique latine juste derrière l’Uruguay et l’Argentine et avec 128 médecins et dentistes pour 100.000 habitants se trouvait au même niveau que les Pays-Bas et devant la Grande-Bretagne (122 pour 100.000) ou la Finlande (96).

Mais depuis, la situation s’est inexorablement dégradée, comme le rapportait en 2005 la doctoresse Hilda Molina. Cette dernière est une personnalité du monde médical cubain de première importance. Spécialiste en neurochirurgie et en restauration neurologique, elle fut la créatrice du Centre International de Restauration Neurologique (CIREN). Elle a participé à de nombreux congrès scientifiques à travers le monde. Et elle fut députée du « parlement » cubain en 1993. En 1994, elle renonça à tout ce qui pouvait la rattacher à la dictature castriste. Surtout après que le CIREN devint un centre de soins exclusivement réservé aux étrangers payant en dollars. En 1995, elle rejoignit la dissidence cubaine interne. Donc, selon un rapport d’Hilda Molina publié par le CADAL et intitulé « Algunas consideraciones sobre el sistema de salud en Cuba », les principaux points sur la détérioration du système de santé cubain sont :

  • Lamentable situation hygiénique. Distribution d’eau très déficiente. Eaux usagées et ordures disséminées dans les rues. 
  •  Au moins deux générations de Cubains ont grandi avec d’importantes carences nutritionnelles. 
  • La gestion administrative de l’acquisition et la distribution des ressources médicales est inefficace et bureaucratique. Les employés volent les médicaments, les instruments, les aliments, etc. 
  • Détérioration alarmante des centres de soins (infrastructure en général, immeubles, équipement, ravitaillement). À cela s’ajoute des conditions hygiéniques et épidémiologiques si précaires que des contaminations sont présentes dans plusieurs institutions médicales. 
  • Un pourcentage élevé des services de santé sont de mauvaise qualité. La corruption règne. Est né et se renforce un système de santé privé clandestin qui englobe médecins, infirmiers, techniciens, etc. On y paie en devises, en produits, en services, en influence. 
  • La discrimination est insultante. Aussi bien en ce qui concerne l’apartheid qui sépare les membres de la nomenklatura du peuple que celui qui sépare les Cubains des étrangers. 
  • L’habitude de fumer se répand aux enfants et aux adolescents. On note une augmentation des maladies contagieuses, carentielles, transmises par voie sexuelle, dérivées du stress, mentales, des suicides, de l’alcoolisme et de l’usage de stupéfiants. 
  • L’opinion du peuple cubain sur le système de santé cubain est majoritairement négatif.

Et maintenant, ce sont ces médecins – joyaux de la couronne de la dictature – qui fuient en masse l’île du docteur Castro. Mais ils ne le font pas depuis Cuba, chose pratiquement impossible dans cette prison à ciel ouvert, mais en profitant des voyages et des séjours à l’étranger imposés par le régime. Selon le journal colombien El Tiempo, ce sont près de 2.000 médecins cubains participant au programme chaviste « Barrio Adentro » qui, au terme d’un long et périlleux voyage, ont déjà quitté le Venezuela, depuis l’État occidental de Zulia, pour passer en Colombie, dans le département Norte de Santander, dont la capitale est Cúcuta, ou celui, plus au nord, de La Guajira.

El Tiempo rapporte le cas de ce médecin cubain qui rencontre un confrère à la station d’autobus de Maracaibo, capitale de l’État de Zulia, et qui se trouve être un compatriote qui désire également fuir Cuba et le Venezuela. L’un des deux pensa d’abord se trouver en face d’un agent des rédoutés services de la dictature castriste qui, au nombre de 60.000, entourent Chávez, surveillent et infiltrent les médecins troqués par les frères Castro. À la fin, ce furent 11 médecins qui se rencontrèrent ce jour-là pour fuir en direction de la Colombie voisine dans un voyage qui ne fut pas sans soucis, comme le raconte Marisol Gómez Giraldo, journaliste de El Tiempo. En effet, arrivés à la frontière, les membres du groupe furent interceptés par des gardes vénézuéliens qui, dans un premier temps, leur confisquèrent leur passeports, pour finalement les laisser partir après une heure contre une somme de 10 millions de bolivars (1.700 euros). Somme que les Cubains purent heureusement payer ensemble, au prix de leurs maigres économies, et poursuivre ainsi leur fuite vers la liberté, la plupart grâce à un visa pour les États-Unis obtenu via le Cuban Medical Professional Parole, un programme créé en 2006 par le Département d’État pour les médecins cubains envoyés dans des pays tiers. 


Moyenne des avis sur cet article :  2.13/5   (60 votes)




Réagissez à l'article

144 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 23 avril 2010 12:12

    la seule race superieur est libertaryenne !
    priez le dieu pognon !
    agenouillez vous devant l’autel CAC40 !
    ecrasez vos ennemis et regardez leurs femmes et leurs enfant pleurer !
    donnez votre argent a l’eglise des saints milliardaires repentis !
    collaborez avec votre GentilPatrons (tm) pour grimper dans la hierarchie !
    denoncez vos collegues qui dorment plus de quatre heures !
    devenez superieur !
    devenez libertaryen !



    • Julius Julius 23 avril 2010 12:41

      @foufouille :
      Vous n’avez pas les arguments ?
      Alors vous crier des slogans absurdes.


    • foufouille foufouille 23 avril 2010 13:27

      c’est la main invisible du marche en pratique


    • ZEN ZEN 23 avril 2010 12:44

      Mais Lucilio n’a pas besoin d’être modéré
      Il EST modéré smiley


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 avril 2010 12:48

        Je me demande ce qu’ on peut reprocher à Fidel Castro , dictateur à Cuba depuis un demi-siècle.

         Le bonheur et la joie de vivre dans un pays ouvert .


        • zelectron zelectron 23 avril 2010 15:19

          Inouï ! quand je pense qu’il y a des gens assez bêtes pour quitter un des derniers paradis socialistes où chacun sait que les délices de Capoue en comparaison sont de la gnognotte !
          A la place des braves blogueurs de gôche d’Agoravox je me précipiterais pour occuper les places vides laissées par les camarades-traitres de la socialo-cubanisterie qui ont fuit lâchement ce merveilleux pays de cocagne.


        • L'enfoiré L’enfoiré 24 avril 2010 09:28

          Captain,
           Je suppose que comme d’hab, c’est de l’humour. smiley
           J’y ai été. J’attends la fin du régime pour y retourner.
           


        • lolet lolet 24 avril 2010 09:29

          J’aimerais bien savoir comment serait la France si les US décrétaient un embargo comme pour Cuba !!!
          Maintenant, s’il faut réfléchir, faut peut être pas trop demander à la « pensée unique » !

          Saviez vous que les « dissidents » Cubains touchent de l’argent d’Obama pour déstabiliser Cuba ?
          Vous imaginez si en France c’était la même chose ???

          Mais bon ! Obama est le gentil et ceux qu’il désigne « les méchants » ... puisque les médias alignés le disent ... c’est que c’est vrai ...


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 avril 2010 09:46

          Ah non l’ Enfoiré , demande à Philou , Cuba c ’est un pays merveilleux avec Assédiques , Rmerdiques , Rsardiques , Cmurdiques , et toute la Maugistique ...... smiley

          les gens s’ enfuient de là parce qu’ ils ont trop de bonheur , z’ arrivent pas à le supporter ....


        • zelectron zelectron 24 avril 2010 22:18

          Ça y est je sort mon kleenex, c’est trop beau ce que tu dis.

          cf . l’ile du Dr Mor...A.Hux...


        • JL JL 23 avril 2010 13:09

          « Au sein d’une société, la démocratie n’est possible que si une dictature est au pouvoir » (Anatoli Tchoubaïs, ministre des privatisations d’Eltsine, cité par Naomi Klein, p 282, La stratégie du choc)

          La dictature au pouvoir dans nos démocraties occidentales, c’est la dictature de la dette.

          « A partir de 1995, dans la plupart des démocraties occidentales, le discours politique était saturé d’allusions au mur de la dette et à un effondrement économique imminent. On réclamait des compressions plus draconiennes et des privatisations plus ambitieuses. Pendant ce temps-là, les « think thanks » de Friedman brandissaient le spectre de la crise. Les institutions financières les plus puissantes de Washington étaient disposées à faire croire à l’existence d’une crise grâce à la manipulation des médias, certes, mais elles prenaient aussi de mesures concrètes pour créer des crises bien réelles » (Naomi Klein, p 313, « La stratégie du choc »)


          • Julius Julius 23 avril 2010 13:16

            Quelle est la relation avec les médecins cubains, qui utilisent toutes les possibilités de quitter Cuba ?

            Oui, il ya une relation - l’opposition : ces cubains sont réels, alors que vos litanies sont totalement artificiel.


          • JL JL 23 avril 2010 13:41

            @ julius : de vous comme de lucuilio, je ne lis plus rien hormis vos réponses si elles sont courtes. Vous me demandez quel lien ? Celui que vous voulez, ce n’est pas mon pb.


          • Jean-paul 23 avril 2010 13:25

            Le probleme humain est que la famille proche de ces docteurs qui ont fui Cuba est retenue prisonniere par le gouvernement .Pas de visa de sortie du pays .


            • cathy30 cathy30 23 avril 2010 13:55

              Agoravox devient vraiment pitoyable.


              • curieux curieux 23 avril 2010 14:07

                Marrant, ces personnes qui partent vers une autre dictature comme le Venezuela. Y sont complétement cons.


                • Jicé Jicé 23 avril 2010 17:35

                  Vous l’avez-vue où la dictature au Venezuela ?
                  Pas un journaliste emprisonné...
                  80% des médias toujours aux mains des opposants à Chavez...
                  Depuis 12 ans qu’il est au pouvoir (rappel : Mitterrand : 14 ; Chirac : 12), une dizaine d’élections irréprochables contrôlées par des organismes internationaux... Et à chaque fois Chavez est élu ou conforté...
                  En avril 2002, il y a eu plus d’atteintes aux droits de l’homme en 48 heures de prise éphémère de pouvoir par l’opposition que durant les années de gouvernement Chavez (depuis décembre 1998).


                • curieux curieux 23 avril 2010 20:21

                  Ah tu me connais pas encore. Je faisais de l’humour.
                  Au plaisir


                • Jicé Jicé 23 avril 2010 20:26

                   Je me disais aussi... Pas grave ça m’a permis d’en placer une sur le Venezuela...


                • Philou017 Philou017 23 avril 2010 14:50

                  Le Cadal, organisme principalement cité par l’irrésistible Lucilio, est un avatar du « Network of Democracy Research Institutes ». Cet intéréssant réseau est initié et soutenu par la NED, pur organisme de propagande Etats-unien.

                  Selon le New-York Times : "la National Endowment for Democracy est une fondation quasi-gouvernementale créée par l’Administration Reagan en 1983 pour canaliser des millions de dollars Fédéraux dans la diplomatie privée ’anti-communiste’

                  Sur Cadal, c’est pas triste :

                  Cette usine de désinformation montre des caractéristiques similaires au Projet « la Cuba Libre », une autre enseigne à la gomme dont le site est www.procuba libre. org et qui offre comme lectures de chevet des documents de CADAL contre Cuba, élaborés avec le financement de la Fondation Konrad Adenauer, une ONG allemande qui jouit de beaucoup de prestige en Argentine et est conduite par Hans Blomeier, un ex-représentant de l’organisme au Chili qui agit maintenant à Buenos Aires.

                  2003 a été la meilleure année pour installer un bureau moderne « sans but lucratif » au microcentre de Buenos Aires, mais Salvia l’a créé et depuis lors il a travaillé sans delais et aussi sans expliquer à personne comment il obtient de l’argent pour faire ce qui lui l’intéresse le plus qui est de discréditer les relations de l’Argentine avec Cuba.

                  Elle l’a fait très diligemment quand, avait éclaté, la question de la doctoresse Hilda Molina qui envoyait des délégations de jeunes agitateurs faire des provocations devant la porte de l’ambassade cubaine à Buenos Aires, ou en mars 2004 réclamer à la chancellerie argentine ordonner à son ambassade à La Havane d’accueillir en héros des « dissidents » à la solde du chef de la Section des intérêts nord-américains (SINA), James Cason.
                  http://museocheguevaraargentina.blogspot.com/2008/09/cia-comanda-cadal-argentina-people-in.html

                  Dans cet assaut médiatique contre le leader bolivarien, on observe la participation active, depuis l’Agentine, du Centre pour l’ouverture et le développement de l’Amérique latine (CADAL), une organisation de façade de la CIA financée par la USAID, la NED, la Fondation Ford et la Fondation Atlas.

                  Comme par hasard, la CADAL a sur son conseil de direction Christopher Sabatini, « un agent de la CIA, ex chef des programmes de la NED », précise Ruiz.

                  D’autres publications signalent comment Sabatini a reconnu que la NED a financé les élections qui, en 1989, conduisirent à la défaite des sandinistes au Nicaragua.

                  http://cubasilorraine.over-blog.org

                  On voit à quelles types de sources s’abreuve le cher « démocrate » Lucilio.


                  • Lucilio Lucilio 23 avril 2010 14:58

                    « On voit à quelles types de sources s’abreuve le cher »démocrate« Lucilio. »


                    Alors Philou ? Des difficultés à lire un texte simple . La source n’est pas le CADAL, mais Hilda Molina, une des plus grandes spécialistes de la santé cubaine et fondatrice Centre International de Restauration Neurologique (CIREN) à Cuba.

                    Tu vois, cette femme, contrairement à toi, elle sait de quoi elle parle.

                  • Philou017 Philou017 23 avril 2010 17:14

                    Non Hilda Molina n’est pas une grande spécialiste de la santé Cubaine. C’est simplement une neuro-chirurgienne :

                    En 1987, Molina a fondé le centre de neurochirurgie à La Havane . En 1991, son centre était devenu l’un des plus importants centres scientifiques à Cuba. La même année, Molina prétend qu’elle a été informée par le ministre de la Santé, Julio Perez Teja , que son centre était désormais amené à traiter les étrangers qui payent en dollars US. Auparavant, le centre traitait uniquement les patients cubains. Le Dr Molina a alors démissionné de son poste au centre et son siège à l’Assemblée nationale.
                    http://en.wikipedia.org/wiki/Hilda_Molina

                    Mme Hilda Molina est une dissidente depuis 1994. Quelque soit ses qualités professionnelles, elle n’est pas forcément la plus neutre dans cette histoire.


                  • Lucilio Lucilio 23 avril 2010 20:27

                    « Non Hilda Molina n’est pas une grande spécialiste de la santé Cubaine. C’est simplement une neuro-chirurgienne.. »


                    Arrête de dire des sottises : c’est la plus grande neurochirurgienne cubaine et elle a fondé le CIREN où vont se faire opérer des étrangers en échange des dollars si nécessaires à la dictature. Et elle explique clairement pourquoi elle est devenue une dissidente : par réaction à l’apartheid pratiqué par le régime qui sépare la nomenklatura du régime du reste de la population et qui réserve les meilleurs soins pour les étrangers, les Cubains devant, eux, se résoudre à apporter leurs propres draps et médicaments quand ils vont se faire soigner dans un hôpital public.

                  • minidou 23 avril 2010 14:51

                    La faillite du système de santé cubain, à mettre en rapport avec les fantastiques succès de la médecine haitienne ou dominicaine...


                    • Lucilio Lucilio 23 avril 2010 15:01

                      « ...à mettre en rapport avec les fantastiques succès de la médecine haitienne ou dominicaine... »


                      Belle consolation que voilà, en vérité ? Avant 1959, la médecine cubaine était déjà la meilleure en Amérique latine et dépassait souvent celle de pays européens, mais aujourd’hui, elle peut se comparer avec avantage à celle de Haïti. Trop veinards ces Cubains !



                    • Philou017 Philou017 23 avril 2010 17:08

                      Bien. Parlons des statistiques d’organisations internationales :

                      En 2007, l’espérance de vie à la naissance était comme suit (des données de Banque mondiale) : Cuba, 78.26 ans ; Monde, 68.76 ans ; L’Amérique Latine et des Caraïbes, 73.13 ans ; Haut revenu pays d’OCDE, 79.66 ans ; Les États-Unis, 77.99 ans.

                      La mortalité infantile était 32 pour 1000 naissances à Cuba en 1957. En 2000-2005 il était 6.1 par 1000 à Cuba ; et, pour comparaison, 6.8 par 1000 aux États-Unis. . Les taux de mortalité infantile 2007 publiés par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2009 étaient : Cuba, 5 ; Monde, 46 ; Pays à hauts revenus, 6 ; Les États-Unis, 6

                      Les taux de mortalité pour des enfants en-dessous de cinq ans en 2007 étaient comme suit (la Banque mondiale) : Cuba, 6.5 ; Monde, 68.01 ; L’Amérique Latine et des Caraïbes, 26.37 ; OCDE à revenus élevés, 5.71 ; Les États-Unis, 7.60

                      En 2005, Cuba avait 627 médecins et 94 dentistes par 100,000 population. Cette année les États-Unis avaient 225 médecins et 54 dentistes par 100,000 population ; il n’y avait aucune donnée pour l’Amérique Latine comme région, mais l’isthme de l’Amérique centrale avait 123 médecins et 30 dentistes par 100,000
                      Pan American Health Organization, Health situation in the Americas : Basic Indicators 2008

                      Selon Pan American Health Organization, la consommation quotidiennement calorique par personne à des endroits divers en 2003 était comme suit (l’unité est le kilocalories) : Cuba, 3,286 ; L’Amérique, 3,205 ; L’Amérique Latine et le des Caraïbes, 2,875 ; Pays des Caraïbes latins, 2,593 ; Les États-Unis, 3,754.

                      En 2003 Cuba avait la fréquence de VIH la plus basse dans les Amériques et un des plus bas dans le monde

                      San Francisco Chronicle, le Washington Post, et la National Public Radio nationale onta tout fait un rapport sur des docteurs cubains passant à d’autres pays. [56] Selon San Francisco Chronicle, une des raisons qui pousse des docteurs cubains consiste en ce que leur salaire à Cuba est seulement 15 $ par mois.

                      Z’avez pas autre chose à faire que d’écrire un article sur la santé à Cuba ?


                    • Jicé Jicé 23 avril 2010 18:51

                      Toutes choses remarquables quand on sait l’embargo décrété et appliqué par les USA à l’encontre du pays depuis des décennies... Et dont l’auteur ne souffle mot dans son article...
                      Anecdote au passage : en 2004, accompagné le temps d’un vol une trentaine de ressortissants d’un pays modèle du néo-libéralisme à une époque - le Chili- qui allaient se faire soigner auprès de spécialistes en ophtalmologie de la « prison à ciel ouvert »... Ils doivent quand même encore être bons les médecins cubains !!!!


                    • Lucilio Lucilio 23 avril 2010 19:10

                      « ...quand on sait l’embargo décrété et appliqué par les USA à l’encontre du pays... »


                      1° L’embargo n’a jamais concerné les produits et instruments médicaux.
                      2° Le monde est vaste et il reste toujours 191 pays qui ne pratiquent aucun embargo à l’encontre de Cuba ; pourquoi le socialisme ne peut-il pas fonctionner sans commercer nécessairement avec les États-Unis, si ce n’est que le socialisme ne fonctionne pas, jamais, nulle part, ni à Cuba, ni en URSS, ni dans la Chine maoïste, ni en Corée du Nord, ni en 1921, ni en 1953, ni en 1989, ni en 2010.


                      « Ils doivent quand même encore être bons les médecins cubains... »

                      Personne n’a jamais dit le contraire : ils étaient déjà très bon, les meilleurs d’Amérique latine, avant 1959. Malheureusement, la désastreuse économie socialiste qui a ruiné Cuba laisse sans moyens ces médecins qui sont obligés de pratiquer l’apartheid médical afin de procurer à la dictature des dollars grâce aux cliniques privées réservées aux étrangers. La population cubaine, peut, quant à elle, crever la bouche ouverte.


                    • latitude zéro 23 avril 2010 22:00

                      "...l’apartheid médical afin de procurer à la dictature des dollars grâce aux cliniques privées réservées aux étrangers. La population cubaine, peut, quant à elle, crever la bouche ouverte."

                      Tout le monde appréciera l’argumentation riche et pondérée de Lucilio .

                      Il est le seul sur toute la sphère internet et médiatique à oser asséner ces contres vérités droit dans ses bottes , à part peut être quelques sites d’extrême droite Cubain totalement ringard en Floride.

                      Il applique la bonne vieille méthode grosse comme son argumentation du mensonge répété
                      et asséné sans cesse, et espère qu’il en restera quelque chose dans l’inconscient des lecteurs !


                    • Lucilio Lucilio 23 avril 2010 22:07

                      « ...à part peut être quelques sites d’extrême droite Cubain totalement ringard en Floride. »


                      Parce que, bien sûûûrrr, Hilda Molina, qui a été membre du « parlement » croupion cubain est webmaster d’un site d’extrême-droite de Miami.

                    • latitude zéro 23 avril 2010 23:31

                      Toi qui aime le ping pong va voir le post de Philou sur Hilda Molina


                    • Lucilio Lucilio 23 avril 2010 23:38

                      « ...voir le post de Philou sur Hilda Molina... »


                      Déjà lu. Et il confirmait bien comment Hilda Molina, la plus grande neurochirurgienne cubaine, ancienne chouchoute de la dictature castriste avait a fondé le CIREN où vont se faire maintenant opérer des étrangers en échange des dollars si nécessaires à la dictature ; et comment elle était devenue une dissidente : par réaction à l’apartheid pratiqué par le régime qui sépare la nomenklatura du régime du reste de la population et qui réserve les meilleurs soins pour les étrangers, les Cubains devant, eux, se résoudre à apporter leurs propres draps et médicaments quand ils vont se faire soigner dans un hôpital public.

                    • jako jako 23 avril 2010 14:58

                      Bonjour Lucilio
                      Vous connaissez si bien Cuba , mais connaissez vous la France ?

                      Lamentable situation hygiénique. Distribution d’eau très déficiente. Eaux usagées et ordures disséminées dans les rues. 

                      Ok chez nous on en est pas là

                      Au moins deux générations de Cubains ont grandi avec d’importantes carences nutritionnelles. 

                      Cela arrive aussi à grand pas (la malbouffe pas le manque)

                      (infrastructure en général, immeubles, équipement, ravitaillement). À cela s’ajoute des conditions hygiéniques et épidémiologiques si précaires que des contaminations sont présentes dans plusieurs institutions médicales. 

                      Pareil ici le nombre de maladies infectieuses noso chose augmente sans cesse et beaucoup d’hopitaux sont dans un état déplorable.

                      Un pourcentage élevé des services de santé sont de mauvaise qualité. La corruption règne.
                       Est né et se renforce un système de santé privé clandestin qui englobe médecins, infirmiers, techniciens, etc. On y paie en devises, en produits, en services, en influence. 

                      Chez nous aussi on nomme cela clinique privée

                      La discrimination est insultante. Aussi bien en ce qui concerne l’apartheid qui sépare les membres de la nomenklatura du peuple . 

                      On a le même à la maison 

                      L’habitude de fumer se répand aux enfants et aux adolescents. On note une augmentation des maladies contagieuses, carentielles, transmises par voie sexuelle, dérivées du stress, mentales, des suicides, de l’alcoolisme et de l’usage de stupéfiants. 
                      L’opinion du peuple cubain sur le système de santé cubain est majoritairement négatif.


                      Absolument identique ainsi que dans l’ensemble de l’europe


                      • leypanou 23 avril 2010 15:29

                        Avant 1959 1959, bla bla bla, : ces Cubains sont vraiment fous d’avoir chassé Battista ! Sacré Lucilio, j’espère que vous êtes au moins payé pour poster cela ici car sinon on peut vraiment se poser des questions sur votre santé mentale ! D’ailleurs, cette doctoresse Hilda Molina, elle est compétente au moins ? Si elle l’est, comment un régime pourri a pu former quelqu’un de compétent ? Et si elle ne l’est pas, ce ne serait pas bon débarras pour Cuba non ? Une petite question : combien de Cubains ont été à l’étranger et y sont restés ? J’imagine que cela devrait avoisiner les 99% non ? A la prochaine lecture, continuez à poster car cela détend de lire vos posts -je ne dis pas de lire des inepties-


                        • Lucilio Lucilio 23 avril 2010 15:38

                          « ... comment un régime pourri a pu former quelqu’un de compétent ? »


                          Hilda Molina est née en 1942. Ce qui veut dire qu’elle avait terminée ses études secondaires à l’arrivée de Castro au pouvoir et qu’elle suivit l’université alors que le régime castriste n’avait encore rien fait en la matière. Bref, elle fut formé par le système éducatif en vigueur sous Batista.

                          Sinon, on compte que un cubain sur dix vit à l’étranger. Et ce serait énormément plus si l’île n’était pas une prison à ciel ouvert.

                        • foufouille foufouille 23 avril 2010 16:06

                          ils font de momes depuis 59 ?
                          et combien de francais, roumain, africains , chinois emigres ?
                          et bien sur personne ne vient chez nous pour economiser plus !
                          sacre libertasbeaucoup !
                          prions la main invisible du marche !
                          tu diras 5 notre mere CAC40 et 10 notre pere FMI


                        • Frédéric 11 23 avril 2010 16:21

                          Merci à Lucillo pour ce petit rappel historique ;)

                          Batista était certes un dictateur du même niveau que de nombreux autres ’’Caudillos’’ qu’a connut l’Amérique Latine depuis le XIXe Siécle que même les États-Unis ont laissé tombé (Rappelons que Washington à immédiatement reconnut la victoire de Castro et n’ont strictement rien fait pour empêcher la chute de Batista), mais les services sociaux et de santé de l’île n’était pas déshérence comme aime à le laisser penser certains pro révolutionnaires. Castro et Cie se sont appuyés sur cette acquit pour leur révolution.


                          • Frédéric 11 23 avril 2010 16:54

                            Tableaux des statistiques sur la santé et la mortalité sur l’article suivant   :

                            http://www.cartadecuba.org/healthcare_facts.htm

                            On note la bas une baisse drastique du nombres d’hopitaux malgré les dizaines de milliers de médecins formé :

                            337 en 1958 contre 264 en 2004. Tiens notre gvt suit les traces de la Révolution Cubaine


                          • Frédéric 11 24 avril 2010 09:44

                            Un de ceux m’ayant noté de façon négative peut il explicité sa décision alors que j’ai fait que rappeler des faits ?

                            Cuba, ultime colonie espagnole des Amériques, avaient déjà un bon service de santé pour son époque lors de son indépendance en 1898. Voir les chiffre sur la mortalité infantile dans le lien mit dans mon message ce dessous. Castro n’a pas crée cela ex nihilo :)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès